( 29 décembre, 2020 )

Le blues thyroïdien

Trop souvent non dit, trop souvent jugé, il est important de ne pas l’occulter. De plus en plus de psychologues ou psychiatres reconnaissent ce lien entre « déprime » voire « dépression » et dysfonctionnement thyroïdien. Les statistiques montrent que 60% des malades en hyperthyroïdie ou en hypothyroïdie présentent des troubles de l’angoisse oh se l’anxiété et pouvant atteindre 69% des troubles dépressifs.

 

« Un soulagement avec le diagnostic initial de thyroïdite auto-immune : la plupart des patients ressentent un certain soulagement après avoir reçu le diagnostic de thyroïdite, car très souvent ils n’ont reçu auparavant aucune explication de leurs symptômes. Ainsi, l’analyse des données d’études sélectionnées montre que :

  • les patients atteints de thyroïdite auto-immune sont 3,5 fois plus susceptibles de souffrir de dépression, 2,3 fois plus susceptibles de souffrir d’anxiété.
  • Au global, les patients atteints thyroïdite auto-immune représenteraient plus de 40% de tous les cas de dépression et 30% de tous les cas d’anxiété. »

 

Il est important de savoir que ce diagnostic est encore plus évident lorsque l’on a une maladie auto-immune Hashimoto. Le dysfonctionnement de la thyroïde va jouer sur l’équilibre des énergies et le psychisme, entraînant des troubles comme agitation, tension, épuisement, fatigue, dépression.

Seulement, la dépression étant « à la mode » et pas toujours bien vue, les malades de la thyroïde se retrouvent avec des étiquettes collées sur le front, étiquettes qui vont même perdurer, une fois la thyroïde stabilisée.

Personnellement, j’ai subi au début de ma maladie cette dépression thyroïdienne, très handicapante, car ne pouvant être guérie qu’avec une TSH stabilisée. Je me suis faite aider par une psychologue qui m’a permis d’accepter cette maladie, qui n’est pas facile « à avaler ». Découvrir que notre corps se détruit et que l’on ne peut rien faire pour stopper cette destruction est très anxiogène.

Mais on s’en sort !

Le problème reste qu’il suffit d’un rien pour que cette TSH « bouge » et que le coup de mou et au moral revienne au galop !

 

Alors non, on n’est pas fou si on a un dysfonctionnement thyroïdien. Il est donc important d’ouvrir l’oeil, de bien regarder ses symptômes.

Anxiété, tension nerveuse, sautes d’humeur, instabilité, sensibilité au bruit, perte d’envie et de désir, idées confuses … Cela fait partie de cette maladie.

Il est important que les autres comprennent, acceptent !

 

Prenez soin de vous amis papillons ! Et même si une petite baisse de moral se dessine, pensez à votre thyroïde er dites-vous que cela finira dans la majorité des cas  par passer !

 

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3 Commentaires à “ Le blues thyroïdien ” »

  1. Poulet Gunda dit :

    Le plus difficile pour moi sont les bons « recommandations », par des personnes proches, tu devrais…, je pense que et la disparition, petit à petit, des contacts familiaux, amis. Le téléphone ne sonne plus, ou presque, un certain vide autour de moi. Les échanges avec la psy me font du bien, les résultats clinique sont bons, heureusement que je sais m’occuper (maison, écriture, lecture) des petites sorties seules, mais pas complètement retrouvé mon autonomie (lymphome cérébrale)

  2. Melacca dit :

    Je valide, j’ai vécu cela avant d’être diagnostiquée. Environ 6 ans d’errance

  3. Quaglino dit :

    Je pense que sans ces postes nou serions toujours en errance une personne m’a dit
    Moi j’attends la mort !!!

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