( 31 mai, 2021 )

La thyroïde et le coeur

Beaucoup de personnes ne se rendent pas compte qu’un dysfonctionnement thyroïdien peut-être dangereux pour l’organisme, car pour plus de 30% des malades, il y aura une incidence sur le système cardiovasculaire. D’où la nécessité d’être bien diagnostiquée ! Le coeur va trinquer autant en hypothyroïdie qu’en hyperthyroïdie, avec Hashimoto ou Basedow, ou même après l’ablation de la thyroïde.

Le problème de l’athérosclérose va de pair avec l’hypothyroïde. À l’inverse en hyperthyroïdie, l’excès d’hormones va dérégler le système cardiovasculaire.

On assiste alors à un problème du rythme cardiaque, une vasodilatation, une augmentation du débit cardiaque. En hyperthyroïdie, on assiste à des anomalies électriques impliquant des problèmes de tachycardies, des extrasystoles, des problèmes pouvant aller jusqu’à la crise cardiaque. Le pouls est fréquemment supérieur à cent battements par minute au repos, la personne se plaint de palpitations, d’essoufflement ou de « battements » dans la poitrine.

L’hypothyroïdie à l’inverse  est susceptible d’entraîner une insuffisance coronarienne, un épanchement péricardique, une hypertension artérielle diastolique, une myocardiopathie et une insuffisance cardiaque. L’hypothyroïdie peut être associée à une dysfonction ventriculaire gauche diastolique au repos et systolique à l’effort. Le risque d’athérosclérose et d’infarctus du myocarde est majoré.

«  L’hypothyroïdie peut se présenter comme une atteinte isolée du cœur avec insuffisance cardiaque. Celle-ci peut-être fonctionnelle avec modification de l’activité et du métabolisme du muscle cardiaque : bradycardie sinusale, diminution de la force contractile, insuffisance cardiaque et troubles du rythme ventriculaire (rarement). Elle peut être liée à un épanchement dans les enveloppes du cœur (« péricardite ») : les bruits du cœur sont assourdis et il existe un gros cœur à la radiographie du thorax (« cardiomégalie ») associée à un « microvoltage » et troubles diffus de la repolarisation à l’ECG. L’échographie cardiaque permet de confirmer le diagnostic. »

On comprendra aisément que tous ceux qui préconisent « d’attendre » avant de traiter jouent avec le feu.

En hypothyroïdie, on aura souvent un rythme cardiaque lent et une hypotension artérielle, mais et c’est important, l’inverse peut se produire, une hypertension ! De quoi perdre son latin. Une hypothyroïdie prolongée cause des changements métaboliques dans l’organisme et peut produire une élévation du taux de cholestérol.

 

Seulement, rien n’est simple. On pourra avoir de la bradycardie en hypothyroïdie, ce qui peut totalement tromper le diagnostic. Donc ne pas conclure à un diagnostic juste sur les symptômes.

Il est important dès la suspicion d’un dysfonctionnement thyroïdien de s’acheter un tensiomètre et de prendre sa tension par précaution, trois fois par semaine.

Une stimulation prolongée de la contraction du coeur peut causer une élévation de la tension artérielle appelée hypertension systolique. Normalement, la tension artérielle diastolique, c’est-à-dire celle dont le chiffre est le plus bas, n’est pas plus élevée. La contraction accélérée du coeur, qui entraîne un débit cardiaque accrue, fait qu’on peut aisément sentir le pouls au poignet et contribue à la chaleur moite des mains. En cas de problème de thyroïde, ce second chiffre sera souvent « plus élevé ».

En résumé : bien surveiller son coeur au moindre dysfonctionnement thyroïdien !

Portez-vous bien les papillons !

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