( 3 novembre, 2021 )

Elle fut, un jour …

Une photo pour ne jamais oublier que l’alcool tue …

Comment penser à une personne qui n’est plus là ? Quel hommage lui rendre lorsque deux ans ont passé ? Que reste-t-il de nous une fois partis ? Elle n’avait que 56 ans…

Peut-être le souvenir de ces bougies que nous avons soufflé ensemble, avant ? De ces moments de complicité à Saint-Martin ? De ces fous rires lorsque l’on sautait sur notre lit à en faire casser les ressorts ? Ah si elle était là, j’aurais tellement envie de lui dire …

Tu te rappelles, c’était hier, lorsque nous inventions nos scènes de théâtre cachées sous nos lits, mimant les personnes de notre famille, les caricaturant.

Tu te rappelles, lorsque tu venais me raconter tes aventures en rentrant de vacances ou lorsque c’est moi qui revenais d’un camp d’été.

Tu te rappelles lorsque nous faisions de grands projets allongées dans notre petite chambre, car à cette époque, les enfants partageaient leur chambre, imaginant notre futur, une belle maison, plein d’enfants, de grandes réunions de famille où le rire était roi.

Et puis, un jour, l’alcool s’est infiltré dans ta vie,  peu à peu a pris tout ce qui était toi, jusqu’à te faire disparaître. Je t’ai perdue, je ne te retrouvais plus.  Tu semblais tellement différente et pourtant, je t’ai retrouvée, à la fin, lorsque ton corps ne te répondait plus. Là nos souvenirs se sont à nouveau mélangés jusqu’à t’entourer pour que tu les emportes par-delà l’éternité. Que de temps perdu à cause de ce verre de trop qu’un jour tu as pris, que de larmes ont coulé sur tes joues. Alors plutôt que de pleurer sur ton départ qui t’a certainement soulagée d’une grande souffrance, je veux simplement croire que ton énergie continue de briller quelque part et que tu as croisé celle de notre papa qui te manquait tant, de maman qui venait elle aussi de s’envoler.

Parce que rien n’est inutile, il est bon de se souvenir que l’alcool tue, que l’alcool est une cochonnerie de maladie et qu’il faut savoir se protéger de cette dépendance.

Tu n’auras jamais cinquante-huit ans, et dans mon souvenir, tu resteras toujours cette bien jolie poupée que nous appelions « Popomme »

Je pense à toi aujourd’hui, frangine … À la revoyure !

72ADA171-CEEC-4127-9522-C3A27327FD50

Pas de commentaires à “ Elle fut, un jour … ” »

Fil RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

|