( 15 novembre, 2021 )

Problèmes de thyroïde et vie de femme

Les dysfonctionnements thyroïdiens que ce soit lié à une maladie auto-immune, à un simple dérèglement ou à une ablation, vont nécessairement à un moment se heurter à des problèmes de femmes. En avoir conscience, c’est déjà permettre de réagir lorsqu’un symptôme apparaît et ne pas culpabiliser.

Prenons l’exemple du cycle menstruel. Si les règles sont plus abondantes et plus fréquentes que d’habitude, c’est certainement que la glande thyroïdienne ne produit pas assez d’hormones et à l’inverse, si les règles se raréfient, c’est peut-être une hyperthyroïdie. On comprend vite à quel point peuvent être handicapantes des menstruations hémorroïdes. Certaines adhérentes nous parlent de règles imposant « un change » toutes les heures et dégoulinant jusqu’à tâcher les vêtements. Sans diagnostic thyroïdien, une gynécologue va peut-être faire un curetage ou prescrire une pilule hormonal, alors que ce problème réside dans un dérèglement de la thyroïde.

Quant aux cycles, parlons-en. Les soucis thyroïdiens vont agir sur la durée ou la fréquence voir mettre des femmes jeunes en ménopause précoce, à l’inverse, on peut voir apparaître des ménopauses tardives.

En ce qui concerne la fécondité, on pourra également voir un impact. Les hormones thyroïdiennes jouent un rôle important dans le développement et la croissance, et sont essentielles pour la grossesse. Un dysfonctionnement pourra impacter la régulation de l’ovulation et réduire la fertilité. En cas d’hypothyroïdie, on note que même après un traitement style Levothy, le nombre d’ovules, les taux de fertilisation, l’implantation, la grossesse et les taux de naissances vivantes semblent être réduits par rapport à des femmes ayant un fonctionnement normal de la thyroïde. Il est donc extrêmement important de bien vérifier si l’on désire un bébé où en est la tsh. Toujours en hypo, des recherches ont montré que ce dysfonctionnement pourrait associé à une réduction des taux de fertilisation durant la procréation médicalement assistée (PMA), ainsi qu’ à des taux réduits de grossesse.

Et on va encore nous dire qu’un problème de thyroïde est bénin ?

On ne peut que parler de ce drame qui touche des mamans enceintes, les fausses couches, dont le nombre semble doubler en cas d’hypothyroïdie. Encore une fois, une vraie reconnaissance de la maladie est indispensable, car la recherche de la tsh n’est pas systématique chez les femmes en début de grossesse alors que cela devrait l’être. On n’attend pas que la maison ait brûlé pour éteindre le feu, on agit avant !

Les kystes et dérivés

« L’association d’une hypothyroïdie primaire à un syndrome tumoral hypophysaire avec hyperprolactinémie est bien connue. Par ailleurs, l’hypothyroïdie peut s’associer à des ovaires multikystiques chez les jeunes filles. » Il en est de même pour les kystes mammaires dont l’augmentation serait de 40%.

Un dysfonctionnement thyroïdien va jouer sur la libido et cette fois va toucher aussi bien les hommes que les femmes. « L’hypothyroïdie et l’hyperthyroïdie sont « fortement » associées à la dysfonction érectile et éjaculatoire, ainsi qu’à une baisse de la libido. L’hypothyroïdie est davantage associée à l’éjaculation retardée, et l’hyperthyroïdie à l’éjaculation précoce. »

On n’ose pas en parler, car c’est encore un sujet tabou dans notre société, n’empêche qu’il touche 8% de la population.  En hypothyroïdie, l’organisme marche au rythme escargot, résultat dans une grande majorité des cas, la libido en prend un coup.

Dans la majorité des cas, tout rentre dans l’ordre lorsque l’organisme est dit stabilisé.

Dans tous les cas, l’impact de notre papillon sur notre organisme n’est pas à négliger !

Courage les papillons

 

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1 Commentaire à “ Problèmes de thyroïde et vie de femme ” »

  1. ELISABETH LEROY dit :

    Bravo ! tu parles d’une autre voix que ce que l’on entend bien souvent. J’ai eu pendant toute ma vie d’adolescente des règles abondantes. Dès que j’ai pris la pilule étant mariée, cela s’est arrangé. Mais jamais, jamais, on ne m’a parlé de ma glande thyroïde, seulement quand j’ai eu une boule dans le cou. Et là j’ai dû être opérée car le nodule faisait 10 cm le jour de mon opération en février 2013. C’est après que j’ai appris que j’avais depuis ma naissance une petite thyroïde, je ne le savais pas… chaque lobe faisait 2,5 cm, ce qui est peu par rapport à la norme. Bonne semaine. BISES.

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