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( 22 novembre, 2021 )

Encore une question de poids, peut-être la thyroïde ?

L’hiver arrive et avec son lot de désagréments, puisque la thyroïde n’aime pas du tout, mais pas du tout cette période où souvent la glande se dérègle. Et inéluctablement, en se déréglant, on voit souvent le retour de symptômes peu agréables, dont le plus angoissant : le poids ! Déjà, le commun des mortels prend au moins un kilo en hiver, alors les malades auto-immunes, en hypothyroïdie ou sans thyroïde vont toucher le jackpot ! En hiver, le corps stocke. La graisse va s’accumuler durant quatre mois favorisée par un ralentissement du corps. Inutile de dire que ces kilos seront bien difficiles à perdre ensuite. Plusieurs articles furent déjà publiés, mais une piqure de rappel est toujours nécessaire. On sait qu’il existe un lien entre la valeur de l’IMC et la TSH. «  En moyenne, l’IMC est augmenté de 0,41 kg/m2 par unité de TSH chez les femmes et de 0,48 kg/m2 chez les hommes, ce qui correspond à 1 kg pour une femme mesurant 1,65 m et pesant 60 kg. » On assiste donc que la prise de poids en hypo ( sauf personne qui va en perdre ce qui ne sera pas mieux) est incontournable, et débutera souvent par des œdèmes. Associés à une fatigue, un blues hivernal, un stress possible, les kilos peuvent exploser ! Une fatalité ? Pas nécessairement, tout dépend de nombreux critères : l’âge, la gravité de la maladie, des facteurs annexes. Chacun étant différent, il faut écouter son corps et surtout connaître ses propres limites. Je pense entre autre à ces régimes préconisés par des personnes sur les réseaux comme la diète. C’est un « régime » extrêmement dangereux pour certaines personnes, en particulier lorsqu’elles ont dépassé cinquante ans, celles qui ont une insuffisance rénale, diabétique.  Il ne faut donc jamais tenter ce régime sans l’accord et le suivi d’un médecin. On s’aperçoit souvent que cette prise de poids en hypothyroïdie se retrouve souvent liée à un manque d’activité particulièrement en hiver où il fait froid.  Et puis en hypothyroïdie, d’autres symptômes comme l’angoisse, l’anxiété, voire la dépression vont s’associer aux autres troubles et favoriser le grignotage. On sait tous qu’en hiver, on craque facilement sur un chocolat ou une viennoiserie. L’idéal serait de pouvoir y renoncer, mais une malade de la thyroïde en a-t-elle vraiment envie ? De plus comme je le disais plus haut, selon l’âge, ce sera plus difficile. Par exemple, la ménopause  va augmenter les kilos avec un problème de thyroïde ou sans.

L’hiver, on peut par contre se dissimuler derrière des vêtements couvrants, ce qui n’arrange pas. On voit moins son corps changer. On n’en arrête pas pour autant les remarques lors des fêtes de Noël du style : « Tu as bien grossi ces derniers temps ! » « Ta robe te boudine ! » et j’en passe. Même sur le ton de l’humour, la flèche est violente. Alors, on ravale ses larmes, on serre les dents, on sourit. On a envie de hurler que l’on ne supporte pas ces kilos, que l’on ne se supporte pas, mais personne n’y croirait, parce que personne ne pourrait nous croire. Difficile de se délester de ces kilos qui plombent. On ne peut maigrir simplement en claquant des doigts. Que faire alors ? Ne pas se focaliser sur ces kilos. Ils sont là et on va essayer de les perdre petit à petit. On va donc s’autoriser à prendre son temps. D’abord parce qu’un traitement de substitution ne sera efficace sur les kilos qu’au bout de quelques mois, et surtout parce qu’ils mettent plus de temps à s’accrocher qu’à partir. On va donc éviter un excès de sucre, de graisses, de boissons sucrées, d’alcool, voire de médicaments comme les antidépresseurs qui font grossir. Il faut également essayer d’avoir une bonne hygiène de vie, boire beaucoup d’eau, éviter le stress, les relations nocives.Et surtout essayer de MARCHER chaque jour, indispensable pour éliminer la rétention au moins 50% si on fait ses 10 000 pas quotidiens. Et on s’accroche jusqu’au printemps où là on pourra reprendre des salades et une overdose de fruits. Une fois encore, on le dit, on le redit, ce n’est vraiment pas simple de côtoyer une maladie qui change notre corps, qui change notre vie, et surtout la manière dont les autres vont nous percevoir.

Il faut s’accrocher ! ENSEMBLE ! Courage, les papillons !

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( 22 novembre, 2021 )

Cette maladie qui use.

J’ai promis à ma maman de parler de cette maladie bien pourrie qui a détruit sa vie. Cette maladie est horrible s’incrustant dans nos vies comme un virus. Sournoise, elle va envahir petit à petit toute notre existence, à nous aidants, à eux les malades. Je me souviens encore du jour où maman m’a annoncé sa maladie. Elle était sereine, ne comprenant pas le couperet qui venait de tomber. Elle, si active, qui marchait quotidiennement, mangeait sainement, faisait du yoga. Elle venait de franchir une porte, la dernière , celle qui la conduisait à ce grand couloir où elle allait se perdre.

Lorsqu’elle fut diagnostiquée, elle allait « bien », était valide, sans grands troubles de la mémoire si ce n’était ces hallucinations. Une fois le diagnostic tombé, elle a fait comme si rien n’était jusqu’à la chute de plus en plus rapide. Rares sont les malades atteints de MCL qui échappent à ces hallucinations. Ces dernières sont terriblement anxiogènes pour le malade qui peut savoir que ce n’est pas réel. C’est extrêmement perturbant pour l’entourage également. Je me souviens de mon dernier fils qui passait son mercredi chez sa mamie et en est revenu pétrifié.  Cette dernière avait passé la journée à caresser un grand chien noir.  Bien sûr, lui, ne voyait pas ce chien !

Là, on s’est mis à être plus attentif aux fluctuations, aux oublis, à ce monde parallèle où elle vivait. Et puis le corps a lâché petit à petit. Par pallier. Sans prévenir. Des troubles moteurs avec des raideurs dans les doigts, puis dans les membres. Pourtant, elle continuait sa petite vie, à marcher tous les jours. Vint le début des oublis, les codes  de cartes bleues, les papiers à envoyer, le fonctionnement du micro-ondes, le gaz qui restait allumé …. On a renforcé sa sécurité sans conviction. La maladie commença à peser lourd dans ma vie d’aidante, moi qui avais une grande famille à m’occuper, un boulot hyper prenant. J’avais l’impression d’être asphyxiée. Mais ma mère avait besoin de ma bienveillance, de mon écoute, de mon amour. Alors j’étais là, toujours, m’oubliant. La suite, vous pouvez la découvrir dans le recueil que je lui avais promis, afin de contribuer à ouvrir la paroles pour tous ceux qui ne connaissent pas cette maladie, pour dire aux aidants, tenez bon, cette route que vous prenez en prenant la main de votre maman ou de votre papa, cette route sera longue et douloureuse, mais elle en vaut la peine.

https://www.amazon.fr/Elle-sappelait-Simonne-sappelle-DCL-ebook/dp/B087G1QTBZ

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( 22 novembre, 2021 )

Les enfants autistes

L’autisme est une maladie qui fait peur tout simplement parce que la différence fait peur. On ne met pas au monde un enfant pour qu’il soit différent et de nombreux parents se retrouvent démunis face à ce verdict. Tout comme pour un cancer, apprendre que l’enfant que l’on a mis au monde est autiste s’avère intolérable. Pourtant, ils sont en bonne santé, bien vivants, mais ils apprennent moins vite que les autres, vivent dans leur monde, les câlins sont difficiles pour eux,  disjonctant pour un oui ou pour un non. Ces crises fréquentes sont souvent invivables pour des parents non soutenus.  Dernièrement, j’ai croisé dans une grande surface un jeune gamin autiste qui soudainement s’est débattu, a hurlé sous le regard courroucé des passants. On lisait dans leurs regards désapprobateurs que cette mère cédait aux caprices de son enfant qui méritait une bonne claque, propos que j’ai entendu d’un papy. Pourtant, si ces mauvaises langues avaient observé attentivement, elles auraient vu des signes montrant l’handicap de cet enfant, car l’autisme est un handicap.

Respectons cet handicap, comme tous les handicaps. Stop à la stigmatisation.

Les enfants autistes sont sensibles aux autres, à leur environnement. Ce sont des gosses très attachants si on accepte leurs différences. Il est bon de conclure que l’autisme n’est pas une maladie mentale, mais un troubles du neuro développement, c’est à dire que l’on aura des altérations du cerveau survenus bien avant la naissance, et qui vont interagir avec le langage, la perception du monde, les émotions, et les autres …Différent peut-être mais certainement pas idiot !

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( 21 novembre, 2021 )

Quand on vous pose toujours la même question …

Auteure, on a tous trop souvent droit à des questions récurrentes, souvent les mêmes . Pourquoi écris-tu  ? Où trouves-tu tes  idées ? Rassure-moi, tu n’as pas vécu tout ça ? C’est toujours amusant de voir que l’immersion dans un livre semble tellement réel que le lecteur est convaincu que c’est du pur vécu. Que l’on se rassure, aucun de mes romans n’est autobiographique ou a une ressemblance avec la réalité ou ma propre vie, et heureusement. J’espère aussi qu’aucun de mes livres ne verra jamais un dénouement comme ces histoires. Pourtant, il m’est arrivé comme pour Camille de puiser dans la trame dans de vieux souvenirs familiaux que j’ai ensuite changés, travaillés, modelés pour amorcer cette histoire dont l’imagination s’est emparée. Pour la plupart des auteurs, le fil rouge de la vie avec un grand V se confond souvent avec celui des mots. En résumé, mes manuscrits ne sont aucunement des autobiographies, seules mes émotions peuvent vibrer comme réelles, et encore pas toujours sinon un auteur serait toujours un sérial-killer !

Mais confidences pour confidences, en pleine écriture de mon dernier manuscrit, j’y mets mon âme, entre la romance, le thriller, il décoiffe ! Souhaitons que l’inspiration ne me lâche pas ! Et que vous soyez toujours au rendez-vous le jour où … :)

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( 20 novembre, 2021 )

Chaque jour est un jour nouveau

Chaque jour doit être un jour nouveau, comme si notre vie commençait à chacun de nos réveils. Se lever avec un manteau limé sur les épaules, ce n’est jamais sain. Trop de personnes passent leur nuit à ruminer, se lèvent fatigués, aigris, résultat leur journée sera encore plus sombre que la précédente. Et c’est un cercle vicieux sans fin.

Changer sa manière d’appréhender la vie est indispensable, ce qui ne veut pas dire, fermer les yeux sur la réalité ou sur ce qui peut arriver, juste être prêt et le prendre avec philosophie. S’inventer chaque jour un jour nouveau, mettre des paillettes dans ses journées, du soleil même si des gros nuages menacent. Faire de chaque jour un jour nouveau, c’est la clé de bien vivre tout simplement !

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( 19 novembre, 2021 )

Prix littéraires et serieux

Pour un auteur, recevoir un prix littéraire est toujours extrêmement bon pour l’ego, une récompense toujours synonyme de consécration, de reconnaissance du travail.  En clair, c’est une belle récompense, seulement il y a actuellement en dehors des grands prix littéraires comme le Goncourt une profusion de prix parfois organisés simplement par des éditeurs pour promouvoir leurs romans. On en trouve une multitude par genre, par régions, pour un salon du livre. Et là, on frôle l’absurde. Dernièrement un membre du jury du Goncourt a déclaré ne pas avoir lu le livre pour lequel il avait voté, et trouvait cela normal car fréquent. Pourquoi ? Simplement parce que c’est un jeu éditorial afin que les big éditions se partagent le label à tour de rôle, un coup avec la Goncourt, un coup avec Fémina etc … Prenons le Renaudot par exemple, dont le gagnant est Premier Sang d’Amélie Nothomb, vraiment pas le meilleur bouquin de cette auteure. Mais de par son look, la médiatisation faite autour d’elle, elle va vendre ! ( pour titiller votre cerveau, un prix Renaudon obtiendra en moyenne 194 000 ventes, tandis qu’un Goncourt autour de 319 000 ventes, à 20€ le livre, faites le calcul ! Qui cracherait dessus ?)

Alors non, quitte à décevoir ceux qui ont reçu un prix, celui d’une ville ou d’un concours éditorial, pour moi, ce n’est pas gage de qualité ni d’originalité, simplement d’un bon marketing éditorial, ce qui ne veut pas dire que le livre est mauvais, ce n’est pas ce que je dis, juste que les dés sont pipés. Après, si je gagnai le Goncourt, peut-être changerais- je d’avis ? Ou pas …

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( 18 novembre, 2021 )

Ce livre que je n’ai pas écrit …

Il y a des livres que l’on a au bout de la plume, prêts à naître, et qui pourtant ont vu le sang sécher. Au vu du succès du livre écrit pour ma maman, j’ai reçu plusieurs propositions de maisons d’édition dont une dite «  connue » pour écrire un livre sur la mort d’un enfant, sur « l’après », sur le comment, le pourquoi. J’ai toujours refusé d’écrire un manuscrit sur mon fils.  Il m’est arrivé de laisser des mots, des souvenirs sur mon ordinateur, des mots extraits de mes journaux intimes, mots volés par un malotru ensuite, détournés, mots dont on s’est servi pour me nuire. Comme si on pouvait juger la douleur d’une maman qui a perdu un enfant. Je n’ai jamais voulu écrire de roman autobiographique sur cette période de ma vie, parce qu’écrire était une souffrance insurmontable. Et puis, il y a tellement de livres qui parlent de la mort d’un enfant, en quoi le mien intéresserait-il ? « Il » m’appartient à jamais au-delà des étoiles où il s’est envolé, et n’ai nulle envie de permettre à une édition de gonfler ses bénéfices avec sa mémoire. C’est peut-être égoïste, peut-être, mais cela a le mérite d’être dit. Déjà que j’ai entendu qu’il fallait être bien dérangée pour parler de « lui » encore, alors un livre … Internement immédiat. Je plains ces personnes sans empathie, avec un coeur si sec que l’on se demande comment il peut encore battre.  Le mien continuera jusqu’à mon dernier souffle à battre pour « lui », parce qu’il fut, parce qu’il est et parce qu’il sera à jamais « mon bébé » à jamais, et le livre que je laisserais peut-être, sera écrit avec l’encre de ma mémoire pour mes petits-enfants, et non pour faire de l’argent.

Entre nous, je ne fais pas beaucoup d’argent quelque soit le livre, paresseuse comme je suis ! En tous les cas, mon prochain avance bien même si ce n’est pas «  ce » livre !

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( 17 novembre, 2021 )

La prison est-elle la solution ?

Un article qui n’engage que moi et où j’ai joué l’avocat du Diable. La violence gronde dans les cités, même dans les campagnes. Vols, violences, drogues, viols, on voit de tout partout. Solution extrême la prison. Les gens bien pensants applaudiront les incarcérations, et pourtant si c’était la solution, cela se saurait. On ne lutte pas contre la violence. Que ce soit chez les jeunes détenus ou les plus âgés, la prison est encore plus violente que la rue, et nul n’en sort indemne. Pour moi, hormis pour les crimes avec récidives possibles, la prison devrait être bannie. La prison est une antichambre de la délinquance où se côtoient des petits délits et des grands délinquants. L’idée reçue que les prisonniers vivent dans le luxe est fausse. Seuls les VIP ont droit à la télévision, internet et une chambre. Comment une réintégration positive est-elle possible lorsque le seul langage compris en prison est les coups. La violence n’est pas une fatalité, mais tout le monde sait qu’une personne qui part immédiatement dans la violence a des problèmes qui ne peuvent être résolus que loin de la violence. Quelle solution allez-vous me dire ? Peut-être réglementer le bracelet électronique limitant les sorties. On a vu comme les gens pétaient un câble lors du confinement alors qu’ils étaient chez eux. Preuve que chez soi est ressenti comme une punition. Après, jouons l’avocat du Diable, comment éradiquer une violence si « le point de départ » est familial ? La violence adulte est-elle inéluctablement liée à l’enfance ? Peut-on changer ?

Une réflexion en vrac, n’ayant pas de vraie réponse, juste un réel malaise et une certitude, la prison ( ou les centres pour les plus jeunes) n’est pas la solution, mais y en a-t-il une ?

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( 16 novembre, 2021 )

Croire en ses rêves …

Dernièrement, j’ai lu cette superbe citation du grand Coluche. :   » On croit que les rêves, c’est fait pour se réaliser. C’est ça, le problème des rêves : c’est que c’est fait pour être rêvé ». Il a tout dit. Rien n’est plus beau que le rêve qui nous emporte, le tout est de ne pas se laisser enfermé dans ces rêves. Un rêve doit vivre, longtemps, toujours, simplement parce que c’est de cette manière que naît la création, l’inspiration, les projets, les routes qui se dessinent, et peu importe le résultat, l’important est de rêver, de danser sur ses rêves, de vibrer avec, de rire avec, de ne jamais les lâcher … voilà pourquoi depuis huit ans, tous mes romans portent ma propre citation : « afin que vivent les rêves à jamais … »

Alors rêvons mes amis, rêvons à nous en faire tourner la tête, tout en gardant à l’esprit comme nous le rappelle Coluche, rêvons en sachant qu’un rêve n’est par définition qu’un rêve …  qui parfois se réalise, parfois …

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( 15 novembre, 2021 )

Problèmes de thyroïde et vie de femme

Les dysfonctionnements thyroïdiens que ce soit lié à une maladie auto-immune, à un simple dérèglement ou à une ablation, vont nécessairement à un moment se heurter à des problèmes de femmes. En avoir conscience, c’est déjà permettre de réagir lorsqu’un symptôme apparaît et ne pas culpabiliser.

Prenons l’exemple du cycle menstruel. Si les règles sont plus abondantes et plus fréquentes que d’habitude, c’est certainement que la glande thyroïdienne ne produit pas assez d’hormones et à l’inverse, si les règles se raréfient, c’est peut-être une hyperthyroïdie. On comprend vite à quel point peuvent être handicapantes des menstruations hémorroïdes. Certaines adhérentes nous parlent de règles imposant « un change » toutes les heures et dégoulinant jusqu’à tâcher les vêtements. Sans diagnostic thyroïdien, une gynécologue va peut-être faire un curetage ou prescrire une pilule hormonal, alors que ce problème réside dans un dérèglement de la thyroïde.

Quant aux cycles, parlons-en. Les soucis thyroïdiens vont agir sur la durée ou la fréquence voir mettre des femmes jeunes en ménopause précoce, à l’inverse, on peut voir apparaître des ménopauses tardives.

En ce qui concerne la fécondité, on pourra également voir un impact. Les hormones thyroïdiennes jouent un rôle important dans le développement et la croissance, et sont essentielles pour la grossesse. Un dysfonctionnement pourra impacter la régulation de l’ovulation et réduire la fertilité. En cas d’hypothyroïdie, on note que même après un traitement style Levothy, le nombre d’ovules, les taux de fertilisation, l’implantation, la grossesse et les taux de naissances vivantes semblent être réduits par rapport à des femmes ayant un fonctionnement normal de la thyroïde. Il est donc extrêmement important de bien vérifier si l’on désire un bébé où en est la tsh. Toujours en hypo, des recherches ont montré que ce dysfonctionnement pourrait associé à une réduction des taux de fertilisation durant la procréation médicalement assistée (PMA), ainsi qu’ à des taux réduits de grossesse.

Et on va encore nous dire qu’un problème de thyroïde est bénin ?

On ne peut que parler de ce drame qui touche des mamans enceintes, les fausses couches, dont le nombre semble doubler en cas d’hypothyroïdie. Encore une fois, une vraie reconnaissance de la maladie est indispensable, car la recherche de la tsh n’est pas systématique chez les femmes en début de grossesse alors que cela devrait l’être. On n’attend pas que la maison ait brûlé pour éteindre le feu, on agit avant !

Les kystes et dérivés

« L’association d’une hypothyroïdie primaire à un syndrome tumoral hypophysaire avec hyperprolactinémie est bien connue. Par ailleurs, l’hypothyroïdie peut s’associer à des ovaires multikystiques chez les jeunes filles. » Il en est de même pour les kystes mammaires dont l’augmentation serait de 40%.

Un dysfonctionnement thyroïdien va jouer sur la libido et cette fois va toucher aussi bien les hommes que les femmes. « L’hypothyroïdie et l’hyperthyroïdie sont « fortement » associées à la dysfonction érectile et éjaculatoire, ainsi qu’à une baisse de la libido. L’hypothyroïdie est davantage associée à l’éjaculation retardée, et l’hyperthyroïdie à l’éjaculation précoce. »

On n’ose pas en parler, car c’est encore un sujet tabou dans notre société, n’empêche qu’il touche 8% de la population.  En hypothyroïdie, l’organisme marche au rythme escargot, résultat dans une grande majorité des cas, la libido en prend un coup.

Dans la majorité des cas, tout rentre dans l’ordre lorsque l’organisme est dit stabilisé.

Dans tous les cas, l’impact de notre papillon sur notre organisme n’est pas à négliger !

Courage les papillons

 

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