( 8 décembre, 2021 )

Le mot de la fin

Rien n’est plus compliqué pour un auteur que de poser le mot FIN. Lorsque l’on arrive à la dernière page d’un manuscrit, on ressent une vive émotion, à la fois une délivrance, une satisfaction et une frustration.  Délivrance, car écrire un roman prend aux tripes. L’auteur fait corps avec l’histoire, s’oubliant pour atteindre le meilleur dénouement, celui qui restera dans les mémoires. Un roman dont la fin est loupée sera un roman raté. L’enjeu est de taille. Satisfaction d’avoir été jusqu’au bout, de ne pas avoir lâché. Car, lorsque l’on commence à bien manier la plume, il nous arrive de commencer des manuscrits qui vont finir par moisir, faute d’inspiration. Mettre le mot fin, c’est se dire « On a réussi ! On est allé jusqu’au bout. »

Frustration, car la fin d’un livre signe la fin d’un travail. Nos personnages sont devenus nos amis, nous avons vibré avec eux, pleuré également, et soudainement on se sent bien seul.

Vivre positivement le mot de la fin est important. Se dire que d’autres livres à écrire nous attendent ! Et que la fin n’en est jamais vraiment une, car offrir ensuite nos mots à des lecteurs, voilà une autre aventure qui commence.

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