( 19 janvier, 2022 )

Ces retours littéraires si négatifs

Dernièrement, je suis tombée, par hasard, sur Instagram sur des chroniques pour un  prix. Autant je trouve le concept hyper sympathique : offrir un moment de gloire à des auteurs inconnus, autant  l’attitude de certaines lectrices enfonçant des auteurs avec des chroniques négatives, voire agressives, j’aime moins. C’est donc l’éthique même des « dites » chroniqueuses que je pointe du doigt, et non le concours.

Quel besoin certaines personnes ont-elles d’enfoncer publiquement un livre surtout si c’est un livre d’un auteur inconnu ? Cela arrive trop souvent. Le pire, ces mêmes chroniqueuses, souvent embauchées par des maisons d’édition comme « officielles » ( ce qui leur donnent la grosse tête) vont encenser essentiellement les livres de cette édition ( même si le livre est imbuvable). Il suffit de faire un tour sur Babelio et vous comprendrez ce que je dis. On peut ne pas aimer un livre, on peut le dire sur son profil privé, restreint, ou à des amis, mais la toile d’Internet ne devrait pas être un lieu de lynchage. Et puis, soyons francs, un roman qui n’a jamais eu un seul avis mitigé, ça fait louche ! Les prix littéraires en sont l’exemple, souvent les écrivains « chouchous » des maisons d’édition, même si heureusement parfois une perle sort du lot. Détruire totalement un livre, partager des commentaires négatifs sur tous les supports de promotion, je trouve cela « petit » et mesquin.

Le monde littéraire est un milieu de requins où si on ne fait pas attention, on se fait dévorer tout cru soit par les éditeurs soit par les lecteurs, et il me semble important de véhiculer du positif. Bien sûr, lorsque l’on n’a pas aimé, on peut le dire et donner les raisons, mais mettre un commentaire du style « livre à fuir », « l’auteur a un sujet de chiottes », « je ne recommande pas ce livre qui est un ramassis de stupidités » ( commentaires lus chez des confrères auteurs sur Babelio), c’est méchant et contreproductif ! Autant on peut critiquer le livre d’un homme politique ou d’une star, car on sait que c’est rarement ces personnes qui ont écrit le livre et en plus ces derniers se moquent des commentaires, autant je pense, et cela n’engage que moi, que l’on doit un minimum de respect à ceux qui ont sué sang et eau pour finaliser un roman souvent sans une aide éditoriale.

Si une remarque négative est nécessaire, il est bien plus préférable d’en informer l’auteur ou l’éditeur si c’est un service presse. Personnellement, je fais beaucoup de SP avec Taurnada édition, et j’ai refusé de faire une chronique pour au moins trois livres, n’ayant pas accroché au scénario ou au style. Plutôt que de démolir ces romans, j’ai juste avisé l’édition que je ne pouvais faire une chronique de complaisance et j’en fus remerciée ! Peut-être serait-il temps que cesse cette profusion de «  lèches bottes » dans ce monde éditorial, et alors des pépites, des vraies, sortiraient des limbes et les lecteurs en seront reconnaissants.

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