( 26 juillet, 2017 )

Ces industries pharmaceutiques qui sèment la terreur.

 

On a tous encore en tête le scandale du Médiator, de l’Isoméride, et de multiples traitements dont on tente de passer les dégats sous silence. Les pharmacies regorgent de médicaments portant des noms différents, des boites colorées, mais possédant des molécules semblables. Sommes-nous des pigeons destinés à remplir les poches d’un grand PDG de l’industrie pharmaceutique ? Pourquoi cette obsession du générique, du changement d’un excipient dans un nouveau traitement ? Faut-il attendre que des malades soient au plus mal pour réagir ? N’est-ce pas une ineptie, car un médicament ne devrait-il pas soulager ?

 

Nous assistons depuis deux mois à un dérapage avec le nouveau traitement pour les malades de la thyroide. Personnellement, allergique au magnésium, je ne prends plus de comprimés depuis des années, mais les réactions de certains malades m’ont poussée à faire quelques recherches.

Rappelons que le levothyrox renferme de la lévothyroxine, une hormone thyroïdienne de synthèse connue aussi sous le nom de T4,  prescrit dans les hypothyroïdies, par exemple d’origine auto-immune comme la maladie de Hashimoto. Il semblerait donc que le lactose fut supprimé car il s’avérait être la cause pour 70% des personnes de troubles digestifs, maux de tête. Peut-être, je ne mets pas en doute les statistiques, mais pourquoi alors personne ne s’en plaignait ?

Ne fait-on pas un amalgame entre l’intolérance au lactose à grande échelle qui est effectivement fréquente avec Hashimoto, et un soupçon de lactose dans un comprimé ? N’y aurait-il vraiment qu’un enjeu purement altruiste ou ne serait-ce un profit économique caché ?

J’ai du mal à comprendre l’intérêt de stopper net un médicament pour un autre, de refaire des boites (de couleurs différentes), de stabiliser des milliers de malades qui allaient bien, ne serait-ce pas une dépense injustifiée ?

Alors ce remplacement par le manitol est-ce ou non une bonne chose ?

Je vais jouer l’avocat du Diable et juste dire, attendons ! Il faut minimum six semaines pour que le corps assimile le nouveau traitement qui devrait (si on en croit le laboratoire) être mieux assimilé, donc plus de personnes verront leur TSH diminuer.

Seulement voilà, deux mois ont passé, nombreux contrôles sont faits, et cela reste  une vraie pagaille. Certaines personnes se sentent super mieux (ouf !) d’autres se sont passées en hyper ( normal puisque l’assimilation se veut meilleure, il leur faut juste réajuster leur dose), mais les autres, celles qui vont moins bien ? Pourquoi si le nouvel excipient est anodin ?

 

La recherche médicale est primordiale si elle n’est pas assujétie à un rendement financier. Sans rapport avec la thyroide, je vais vous narrer une anecdote. Il y a trente ans, lorsque mon fils de deux ans était en chimiothérapie, on nous a fait accepter un protocole expérimental pour réduire les nausées et effets secondaires. Quand on voit un gamin vomir ses tripes, on accepte. Cette cure fut un vrai miracle, pas un vomissement, pas une nausée, aucune aplasie quelques jours après. Le chercheur, un Suisse adorable, totalement emphatique et dévoué à sa recherche, m’a contactée après le décès de mon fils quelques mois plus tard, pour m’informer que ce traitement avait été un succès total, mais refusé car il coûtait 0,85 cts de plus par malade. Et oui, le prix du bien-être, quelques centimes. Un autre médicament fut mis sur le marché n’atteignant pas la qualité de celui-ci, mais plus rentable pour le lobbying pharmaceutique.

 

Alors, devons-nous tout accepter au nom de la science ? Supporter comme nombreux malades l’ont entendu ces dernières semaines le mépris de certains  médecins qui au final se moquent totalement du bien-être ?

Nous n’avons qu’une vie, ne devrions-nous pas tenter de la vivre dans les meilleures conditions possibles ?

 

http://livre.fnac.com/a9389468/Sylvie-Grignon-Hashimoto-mon-amour

( 26 juillet, 2017 )

Quart d’heure à la plage

Plus jeune, je passais des heures à lézarder au soleil, aujourdhui je préfère me promener le long de la mer, rêvasser en regardant les vagues s’écraser sur le sable, faire du vélo ou écrire, mais je garde mon quart d’heure plage, et quel moment !

 

Allez, je m’autorise quelques minutes à somnoler sur ma serviette, tranquille, enfin je le pensais, soudain voilà que la famille tartampion arrive, s’installe, et quand je dis s’installe, elle plante ses parasols, pose ses serviettes, les seaux, les pelles, les gosses qui se mettent à brailler, quand ce n’est pas le chien dans son panier qui se prend à aboyer. Là, bien sûr, sortant du brouillard, je vais pour me retourner, et vlan la gamine m’envoie en pleine figure son ballon. Sans s’excuser, elle vient le chercher tout en me regardant de travers. Je serre les dents, après tout je suis en vacances, et je dois rester zen. Je pense pouvoir enfin profiter de mon quart d’heure de béatitude, lorsque monsieur Machin s’installe sur sa serviette cramoisie à proximité, se badigeonne de crème solaire tout poussant des « yes » d’autosatisfaction, puis sort son téléphone. Ben oui, tout le monde sait que l’on va à la plage pour passer des coups de fil. À quand le PV « anti phone playa  » ? Bref le voilà qui appelle son fournisseur, qui lui hurle dessus, puis qui enchaîne des mots d’amour à sa femme lui promettant de revenir bien vite, lui jurant son amour, oups à sa maîtresse, car la femme arrive quelques minutes après, accompagnée d’un ado mal aimable. Heureusement, le soleil commence à bien chauffer, tout ce petit monde se calme, je vais enfin pouvoir profiter de mon quart d’heure tant désiré tout en flirtant avec Morphée, alors même si vous m’apercevez, je vous en conjure, ne venez pas me déranger. La plage, je ne passe pas des heures à lézarder, donc ces minutes, merci de me les laisser en profiter.

( 26 juillet, 2017 )

La fin d’un amour

 

Le deuil d’un amour est-il plus difficile passé 50 ans ? Selon un article récent, il semblerait que oui. On se remet plus vite d’un chagrin d’amour à vingt ans qu’à cinquante, pourquoi ?Peut-être parce que l’on a atteint un cap dans sa vie, un point que l’on sait de non retour. Peut-être parce que l’on sent que nos illusions nous échappent définitivement.

En théorie, vingt ans, c’est la découverte de l’amour, 30 ans la découverte du couple, des enfants, puis on plonge dans le travail phagocytant, l’amour n’a plus toute la place. Et puis un jour, cela me fait penser au roman de Ludivine  » Et puis un jour …, il ou elle arrive, bouleverse tout. change notre façon de voir l’avenir, seulement voilà, il n’a plus vingt ans, elle non plus. Il est divorcé, aigri par son premier mariage, soit en couple malheureux. il n’ira rien changé. Il restera pour les enfants, pour son statut social, pour l’image des autres, et peut-être surtout pour ne pas se dire en échec. Alors l’histoire d’amour avorte avant même d’avoir commencé.

Et puis l’âge tinte, les femmes savourent la liberté retrouvée grâce à la ménopause, quant à ces messieurs, quelle importance si leurs capacités diminuent, si le désir se fait moins souvent, l’important reste la relation, les instants de folie à savourer.

Malheureusement, tous ces points ne sont pas vu positivement par tous. Elle va se sentir moins jolie, plus ridée, moins attirante, il va avoir peur de ne pas être à la hauteur. L’histoire s’arrête une fois encore. Elle va avoir peur de déstabiliser son bonheur, lui préfèrera croire que ce n’était qu’une illusion, la carrière est sauve, l’honneur intact, l’enfant ne sait rien. Qui ira voir ce qui se passe vraiment au fond de ces coeurs brisés ?

Ils ont mis le mot fin pour se protéger, ils s’en sortent bien, c’est ce qu’ils disent. Ils ne sont pas seuls, ou s’ils le sont, ils l’ont choisi, alors pourquoi, pourquoi ont-ils si mal ? Pourquoi n’arrivent-ils pas à oublier ? Ce n’était pourtant pas une histoire d’amour, c’était une histoire de rien du tout, et pourtant, elle lui manque, il lui manque.

Serait-ce parce qu’au fond chacun des deux sait que vu les années qui passent, ce sera la dernière histoire ? Peut-être aussi parce que cette histoire-là, aucun des deux ne la voulait, aucun ne l’avait choisie, et pourtant elle est là, toujours tellement présente au creux de leurs nuits.

Peut-être un jour, si une plume passe, l’un d’eux l’attrapera et écrira les mots de l’ombre, ceux qui n’ont pas été dits. Peut-être des excuses retenues trop longtemps jailliront, peut-être que l’autre osera faire ce pas lourd comme du plomb. Peut-être un jour, si la faucheuse n’arrive pas trop tôt. Peut-être est-il déjà trop tard ? En tous les cas, vivez sans y penser, sinon vous ne vivrez pas.

À tous ceux qui ont vraiment  aimé, ils se reconnaîtront :)

( 25 juillet, 2017 )

La zen attitude effet de mode ?

Les journaux, les émissions, les livres, tout le monde ne parle que de cela « la zen attitude ». Alors oui, c’est bien, il faut vivre positivement, être relaxée. Notre société génère un effet de stress maximal en particulier pour ceux qui vivent dans les grandes villes. J’ai de nombreux amis à qui je fais un clin d’oeil qui me prône la zen attitude, la relaxation, le lâcher prise avec régularité. J’essaie de suivre leurs conseils. J’avance, doucement tel un escargot, mais j’avance !

Le yoga, j’ai essayé, et ce fut un véritable fiasco, je ne peux m’empêcher de penser. Donc impossible de tenir une posture ! Le cooconing, ça j’adore que l’on s’occupe de moi, ou m’occuper des autres. Je suis une experte en massage. Un moyen de détente idéal. J’aime offrir un univers de tendresse.

Mais ai-je atteint pour autant la zen attitude ? Pas sûr !

En vacances, ce n’est pas trop compliqué parce que l’on a posé les amarres, parce que l’on fuit le bruit et le monde, parce que les responsabilités sont loin derrière nous. Mais garder cette même zen attitude lorsque l’on travaille s’avère bien plus complexe. Avouons-le, il y a toujours un imbécile qui va venir nous casser les pieds au moment où on part, une hystérique qui va nous plomber dès la première seconde notre journée. Alors oui, on va se dessiner une zen attitude avec un sourire sur les lèvres, mais on bouillonne à l’intérieur. À ce moment là, le calme est vraiment difficile à conserver.

Je crois qu’au final la notion de zen attitude est peut-être une affaire de mode, mais c’est surtout une affaire de vie où on va apprendre à ne pas tout contrôler, et ça, et bien c’est une autre paire de manches qui va demander beaucoup de temps !

( 24 juillet, 2017 )

Maladies invisibles, pourquoi ne les respectes-tu pas ?

Maladies auto-immunes, dépressions, handicaps cachés, pourquoi ne les respectes-tu pas ? Tu dis que si mais regarde, tu es la première à grogner parce que ta collègue s’est arrêtée quelques jours, parce que tu l’as regardée de travers en voyant ses larmes couler, parce qu’il s’est moqué de ta petite taille, de tes kilos en trop ou de tes os qui pointent. Pourquoi juges-tu immédiatement ce que tu ne comprends pas ?

Même toi, le spécialiste bardé d’un diplôme honorifique, tu ricanes lorsque cette femme te dit qu’elle n’en peut plus, qu’elle ne comprend pas ses douleurs ou le changement qui s’opère en elle. Et toi, toi qui sais tout, pourquoi avoir posé un verdict aussi tranchant qu’une épée, oser annoncer un diagnostic « vu durant ton internat », juste quelques similitudes qui t’arrangeaient, et tu as frappé fort, si fort qu’elle s’est effondrée. Le comble, tu t’étais drôlement trompé ! Je parie que tu n’as même pas une once de regrets. Tu oses te regarder devant une glace ?

Stop aux idées reçues. Les maladies ne sont pas juste celles que l’on voit. Pourquoi une migraine ( pourtant invisible, mais dont la connaissance médicale commence à se savoir) est-elle plus prise au sérieux qu’une maladie auto-immune ? Toi qui es atteinte de Lupus, de Crohn, de Lyme, d’Hashimoto, de Basedow et de centaines autres, toi qui souffre en silence parce que lorsque l’on te regarde on ne voit qu’une personne « normale », je demande qu’est-ce que la normalité ? Comment peux-tu décider qu’une maladie est moins grave qu’une autre ? Une dépression peut conduire au suicide, pourtant elle ne se voit pas. En fait-elle une maladie moins grave qu’une autre ?

Il faut une vraie reconnaissance de ces maladies invisibles. Ce n’est pas parce que cela ne se voit pas qu’elle ne souffre pas. Ce n’est pas parce que toi, sa souffrance te dérange, parce qu’elle te renvoie à ta propre incapacité à agir que tu dois l’écraser, ce n’est pas parce que tu es médecin que tu dois simplement juger sans prendre en compte chaque élément, chaque douleur, chaque parole.

Trancher et condamner une personne, la pousser dans une case  » maladie mentale » est une faute grave. Son comportement te dérange ? Il est différent ? Tu es un professionnel de santé, alors agis comme tel, fais une batterie d’analyses, cherche sa souffrance, et trouve la cause ou le traitement, mais ne juge pas !

Les maladies invisibles affectent la vie des malades tout autant que leur corps, et seul le respect peut les aider. Savoir qu’ils seront entendus, écoutés, sera un premier pas vers une amélioration possible de leurs conditions de vie. Rien de pire pour un malade que d’être sujet à la moquerie médicale, à la violence d’un verdict injustifié simplement basé sur un ressenti personnel non professionnel.

Juger les autres, pourquoi ? Ne serait-il pas temps que chacun retrouve un peu d’humanité , et sachant que l’erreur est humaine, de simplement s’excuser. Ne serait-ce pas le premier pas vers un réel respect de ces différences ?

 

 

Retrouvons-nous tous sur la page FB « L’envol du papillon » afin de faire une grande chaîne de reconnaissance de ces maladies invisibles.

( 24 juillet, 2017 )

Les mots qui ne sont pas dits

Rien de plus dangereux que ces mots qui ne sont pas prononcés, que l’on garde au bout de la langue, qui ne sortent pas. Cela vous est certainement arrivé un jour. C’est l’attente d’un évènement auquel vous vous prépariez depuis des jours, l’imaginant, le dessinant, lui donnant vie à tel point que vous en étiez venu à penser qu’il ne pouvait en être autrement. Et puis, le jour J arrive. Presque tremblant, vous voilà face à l’autre ou au bout de cet instrument tellement anonyme, le téléphone. Tout se joue en quelques secondes, les scénarios rêvés s’envolent, vous voilà figé, dans l’impossibilité de réfléchir, de dire ce que vous voulez dire. L’autre attend votre réponse, cruciale, celle qui va peut-être engager votre vie. Le blanc. Le silence. Le vide. Vous n’arrivez plus à respirer. Vous n’entendez pas ce qu’il dit. Alors pour ne pas vous noyer, vous allez répondre n’importe quoi. L’erreur. La bavure. Vous le savez sitôt les mots sortis que rien ne pourra les rattraper. Vous voudriez les effacer, stopper le temps, le reculer afin de tout recommencer, mais trop tard. L’autre s’est muré dans le silence.

Ces mots qui n’ont pu être dits, vous allez longtemps les porter comme un fardeau. Ils sont aussi collants que du chewing gum. Ils vous hantent. Vous vous sentez tellement stupide que vous tentez de vous rattraper aux branches. C’est encore pire. Vous vous enfoncez dans un marécage profond où vous vous laissez couler. Les mots sont comme une pierre arrachée à votre pied qui vous fait descendre à pic. Vous avez tout détruit, tout gâcher, vous n’avez pas dit les mots.

Le pire dans tout cela est que l’autre ne le saura peut-être jamais. Pour lui, il s’agissait d’une conversation ordinaire ou de questions banales, il ne sait pas ce que contenait ces mots, ni ce qu’ils représentaient pour vous. Il sait juste que le lien s’est brisé, faute de communication, faute de manque d’intérêt. Est-il blessé ? Certainement bien plus que vous ne le pensez, mais l’issue est maintenant fermée.

La débloquer ? Seul le temps huilera la serrure permettant à la clé de tourner, et si la vie vous offre de faire ce pas, ne pensez à rien, ne préparez rien, laissez vous juste porter par vos émotions, et vous verrez, peut-être, il y a une infime petite chance, pour que vous puissiez un jour vous libérer de ces mots qui n’ont pas été dits.

( 23 juillet, 2017 )

Le bonheur est synonyme de réussite professionnelle ?

 

Je pense que j’ai du me tromper de planète. Allo Houston ? C’est moi, de la planète Terre ? Je viens de lire que seul l’argent rend heureux ? Non, ce n’est ni un Hoax ni une blague. 89% des personnes interrogées ( on se demande comment ils ont fait leurs fichues statistiques) ont trouvé le bonheur grâce à l’argent. Non mais sérieux ? Les rois de France croulaient sous l’or et n’étaient pas heureux, le PDG de Tartampion industrie est plein de frics, et il se bourre d’antidépresseurs. N’est-ce pas illusoire de faire croire au monde que SEUL l’argent apporte le bonheur ? N’est-ce pas réducteur ? Qu’il peut y contribuer, peut-être, mais qu’ii l’apporte !

Ma route a croisé celles de personnes avec une fabuleuse réussite professionnelle, et qui déprimaient.

Pourquoi nous faire croire à ce mythe ? Peut-être pour nous inciter à bosser toujours plus, toujours plus longtemps. Peut-être aussi parce que quand on voit notre compte qui frôle le cramoisi, on se met à envier Tartampion avec toutes ses voitures, sa villa sur la côte, son chalet à la campagne. On se dit que l’on serait peut-être plus heureux en allant manger dans un resto de luxe du caviar ou des homard, ou en s’envolant un week-end au bout du monde.

Certes, vu son cet angle, mais et après, si on s’imagine Tartampion, qui la plupart du temps est un vieux chauve bedonnant, accompagné de sa belle épouse ultra sophistiquée, on ne peut s’empêcher d’imaginer nos tourtereaux au bout de vingt longues, très longues années, se culbutant dans la suite parentale. Le lifting, les massages quotidiens, la garde robe bondée, cela en vaut-il la chandelle ?

Trop de fringues, on ne doit plus savoir quoi mettre, trop de voitures, on ne sait plus laquelle choisir, et surtout un tel monde implique inéluctablement une brassée de parasites dont on ne sait que faire.

Tartampion n’est pas pour moi, même s’il m’arrive de rêvasser à sa villa avec piscine face à la mer.  Mais Tartampion, il ne m’offrirait pas l’inspiration. Tout cet argent ne serait que des chaînes posées pour m’empêcher de m’envoler.

Alors, quitte à décevoir, je préfère mon petit appartement de banlieue, pas toujours bien rangé, mes tartes aux pommes faites maison, je préfère planter quelques plants de tomates sur mon balcon, et trouver mon bonheur dans les mots qui sortent de ma plume ou les livres que je savoure. Quant aux relations, les plus sincères et fidèles, elles ne viennent pas de ma réussite professionnelle (comme si cela existait dans mon métier si peu reconnu), mais dans ces rencontres qui s’inscrivent dans le temps.

Alors non, le bonheur est tout simplement dans ce petit cocon que j’ai construit, venez y jeter un coup d’oeil, discret, je n’aime pas être dérangée, et puis, peut-être, si vous venez juste avec votre coeur, peut-être bien que l’on pourra prendre un café ou un thé, et discuter , un vrai bonheur gratuit non ?

( 22 juillet, 2017 )

La honte

Vous est-il arrivé d’avoir la honte de votre vie ? Anecdotes humoristiques ou drames sexuels, la honte est classique.

C’est horrible d’avoir honte, on se sent soudain minable, minuscule, on perd l’estime que l’on a de soi (et qui souvent n’est déjà pas bien grande), on se sent d’un seul coup complètement désorienté. On se retrouve à l’état de gosse, coupable sans raison.

Il faut en rire, prendre cet état avec humour, et en parler. Une fois encore, les mots qui bloquent peuvent tellement être destructeurs. Qui est l’autre pour juger ? Est-il infaillible ?

Je me souviens d’une anecdote alors que je faisais mon premier stage dans une école. C’était l’heure de la pause, une envie pressante, et me voilà dans des toilettes peu ragoûtantes, il faut bien l’avouer. Seulement voilà, impossible d’en sortir ! La porte s’était bloquée. J’avais beau tapé comme une folle, elle refusait de s’ouvrir. Étant un peu claustrophobe, je commençais à baliser. Heureusement, il y avait un espace au-dessus des toilettes. Et me voilà qui monte sur le bord des wc, me hisse vers le haut ( il y a presque trente ans j’étais encore souple), et me voilà en équilibre sur le haut de la porte sous les regards ahuris d’un groupe d’enfants sagement rangés. Inutile de vous dire que j’ai frôlé les murs pour la fin de mon stage, et j’ai évité cet endroit maudit.

Grand moment de solitude, petite honte, me diriez-vous. Notre morale judéo-chrétienne est en grande partie responsable de nombreux sentiments de honte. Toutes ces choses qui ne se disent pas parce que ce n’est pas bien peuvent enfoncer une personne. Je pense en particulier à la panne, cette fameuse panne que tant de messieurs rencontrent au moins une fois dans leur vie. Très mal vécue par la femme qui se sent dévalorisée, encore plus difficile pour l’homme qui n’y arrive pas, la honte s’installe. Un homme qui n’assure pas au lit ou qui assure mal va se retrouver sur un fil. Soit il va tomber dans l’excès pour se prouver qu’il est un vrai homme, et pourchasser sa compagne jusqu’à l’overdose, soit il va s’éloigner, honteux et se plonger dans le travail.

Finissons par un peu d’humour, et parlons des pénis ! Comme le chantait si bien Pierre Perret  « Tout tout tout sur le zizi » Certains jeunes ont dès le plus jeune âge honte de leur anatomie. La société n’est guère indulgente dans ce domaine quand on voit que les préservatifs les plus vendus sont les XXL … les hommes seraient-ils tous présomptueux ? Honnêtement, vous pensez vraiment qu’une femme va demander à un monsieur la taille de son enfin lors de la première rencontre ? Cet argument est juste un leurre bien utile pour se débarrasser d’une femme jalouse ou d’une rumeur collante. Un homme qui a honte de son corps, de son sexe, est un homme qui n’a pas grandi. « Petit zizi » est au final synonyme de « petit enfant », et un enfant ne peut donner du plaisir à une femme.

Cassons un peu les idées reçues ! Une femme qu’elle soit vierge ou ayant eu des enfants aura du plaisir même avec un micro pénis si le monsieur sait bien utiliser son engin. Si l’homme a honte, il sera dans un cercle vicieux que ressentira sa compagne, et le nirvana ne sera pas de la partie. La honte du gros sexe douloureux est du même calibre.

Il faut couper l’herbe aux préjugés.

 

En conclusion, si on n’essaie pas, on ne pourra avoir honte, c’est certain. Tenter, oser, c’est un risque, celui de ne pas assurer, celui de se retrouver dans une situation rocambolesque, mais au final, rire de ses aventures, c’est couper la tête à la honte.

En tous les cas, je vais profiter de ces vacances dans ma belle région pour vous raconter des choses un peu folle, parce que la vie, c’est une éternelle folie.

 

( 21 juillet, 2017 )

Pourquoi toujours mettre des gants ?

En hiver, allez-vous dire, parce qu’il fait froid. Ben non, moi je parle de ces conversations où on doit toujours faire attention à ce que l’on dit, à comment on le dit, à comment l’autre le comprendre, et pire, à comment ceux qui ne sont pas dans l’histoire vont l’interpréter. Honnêtement, c’est fatigant. Je suis du genre à parler avec simplicité, sans trop me poser de questions quand je me sens bien, et de plus en plus, je ferme ma bouche en public de peur de voir mes propos déformés ou mal compris.

Ce n’était pas comme cela avant. Serait-ce notre société zapping qui empêche les hommes de penser correctement ? Pourquoi une remarque anodine sera-t-elle automatiquement décortiquée, un geste ordinaire se verra imposé un sens caché.

Les gens m’agacent, et là je ne prends pas de gants. Je ne parle même pas de certaines remarques, très positives là n’est pas le problème, vis à vis d’un de mes romans où l’autre va se mettre à chercher ce que j’ai pu cacher derrière chaque mot.

Alors, je risque d’en décevoir beaucoup, mais j’écris ce que mon coeur me dicte, je me laisse percer par ma plume, je laisse l’imagination s’imposer. Je n’écris rien entre les lignes, tout du moins pas mes manuscrits. Je l’ai déjà dit, n’allez pas faire un lien avec ma vie privée, mes fantasmes, vous allez vous embourber.

Dernièrement, une lectrice ayant lu 5 Secondes m’a fait un magnifique message, et c’est à la fin de ma lecture que j’ai compris que cette brave dame pensait que comme un de mes personnages, j’avais une tumeur cérébrale. Euh, désolée de décevoir, mais j’espère bien que non !

Mes personnages vibrent de mes émotions, c’est certain, mais ils sont un vrai cocktail de tout ce que je suis et de tout ce que je ne suis pas. La libertine Carla, ce n’est pas moi, Nadia, la petite faiseuse de bonheur, ce n’est pas moi non plus, mais le personnage me fut inspiré par ma grand-mère qui était encore bien plus que cela, un ange sur cette terre.

Tout cela pour dire, je ne mettrais jamais de gants dans mes écrits, simplement parce que je sais par avance qu’ils sonneraient mal, que je perdrais l’estime que j’ai de moi.

Dans la vie, je n’ai plus envie de me justifier ni de mes émotions ni de mes sentiments ni de mes choix, alors plutôt qu’être hypocrite, je me tais le plus souvent. Je sais que quelques heures plus tard, ma plume, elle s’écrasera sur la feuille. Avant d’interpréter mes mots, relisez les plusieurs fois. N’oubliez pas que s’autoriser à penser, c’est simplement rester soi.

( 20 juillet, 2017 )

Certaines personnes vous donnent des ailes

 

Il y a ces rencontres que l’on n’attendait pas, deux personnalités non destinées à se croiser, cet autre qui va par un mot, un geste, un petit rien vous donner des ailes.

Un souffle sur votre visage, un sourire croisé, une embrassade enjouée. Certains vous diront que nous étions destinés à croiser cet autre, d’autres que son énergie s’imbrique dans la nôtre , d’autres encore qu’ils sont là pour nous faire grandir. Faut-il une raison pour se sentir heureux ?

Ne croyez pas que ce genre de relation est obligatoirement paisible. Pour exister, elle devra passer par une phase d’incertitude, d’affrontements, de réflexions. Parfois l’autre partira, par peur de trop attendre, par peur de cette connivence trop forte, par peur de se perdre, par peur de trop aimer. L’important sera ce qu’elle a laissé.

Un jour, une de ces personnes m’a dit que je marchais sur l’eau. Je me souviens encore de cette phrase simple, poétique, pleine d’espoir. J’en avais besoin à cette époque, je doutais de moi, je ne croyais même pas avoir le moindre intérêt. Alors je me suis longtemps agrippée à ces quelques mots. Le regard qui accompagnait ces paroles ne pouvait me faire douter de leur sincérité.

Par la suite, j’ai traversé des tsunamis violents et à chaque fois que je recevais un coup, que je n’arrivais pas à esquiver une nouvelle attaque, je me voyais courant sur la mer les cheveux au vent. Des dizaines de fois depuis ce jour, on m’a poussée, certainement pour me faire chavirer, on m’a manipulée, mais toujours je m’accrochais à cette phrase formulée avec sincérité. Alors non, je ne me suis pas noyée, j’ai flotté dans les airs, j’ai attrapé les nuages, je me suis accrochée à une plume, et j’ai marché sur l’eau.

Toi qui as prononcé innocemment ces quelques mots, sache que peu importe ce qui a suivi, peut-être suis-je responsable d’avoir mal compris, d’avoir voulu plus que tu ne pouvais donner, mais tu as laissé une empreinte indélébile, une marque qui ne s’effacera jamais, et malgré le plongeon que j’ai fait dans l’hypocrisie humaine, sache que tu m’as donné à jamais des ailes. Grâce à toi, je ne serai plus jamais la même. Une phrase a suffi pour éclairer à jamais ma vie. Je suis désolée de t’avoir si mal remercié, mais je sais qu’au fond de toi, tu sais.

 

Quant à vous qui me lisez, n’hésitez plus à donner aux autres des phrases qui font du bien. Même si ensuite votre coeur peut se noircir, même vos routes peuvent  s’éloigner, ces mots que vous offrirez, qui feront s’envoler l’autre un jour, seront uniques, un don précieux, que vous ne devez jamais oublier. Ne renier jamais ces mots que vous avez donnés.

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