( 21 août, 2019 )

Un livre à découvrir !

Lésions intimes de Christophe Royer

Taurnada éditions

Je remercie infiniment Taurnada éditions pour ce service presse. La couverture est attrayante et j’ai immédiatement laissé le livre en cours pour me plonger dans ce thriller. D’emblée, j’ai accroché. Tout d’abord l’histoire se passe en région parisienne non loin de chez moi et j’ai facilement retrouvé les lieux indiqués ( un peu un côté jeu de piste lorsque l’on est de la Région), ensuite j’ai immédiatement adhéré au personnage principal, Nathalie Lesage, capitaine, femme au milieu d’un monde d’hommes, travaillant au sein d’une brigade luttant contre le proxénétisme la DRP, un peu la brigade des Moeurs d’antan.

Le livre commence fort ! Excellent prologue. On est immédiatement plongé dans une scène digne d’un bon scénario de film. Au passage, tout le roman ferait un très bon film !

Un meurtre au caractère particulier, une collègue de la police retrouvée morte, accident ? meurtre ? Le ton est donné ! Le capitaine Lesage, avec son coéquipier, se retrouve aux prises avec une des branches de l’organisation « Gorgona », à caractère un peu louche où se pratiquent des soirées libertines d’un genre un peu particulier et des pratiques extrêmes. Des enquêtes se recoupent, tout cela bien ficelé avec un rythme à couper le souffle. J’en profite pour souligner l’excellent travail de recherche sur l’univers parisien de la nuit.

Ensuite le rythme s’accélère, Nathalie Lesage fait une chute qui va la conduire à entendre une voix, moment plutôt sympathique du roman, l’emportant dans les recoins les plus sombres de Gorgana. La mort de son frère va changer la donne jusqu’à une descente aux enfers où le passé rencontre le présent, je ne dirai plus rien, même si l’envie de tout vous raconter est immense. En tous les cas, un dénouement de qualité.

Une réflexion me vient à l’esprit tout de même : ces dérives  existent-elles à un tel point à deux pas de chez nous sans qu’on le sache ? Affirmatif selon l’auteur dans son annexe … cela glace un peu le commun des mortels …

 

En résumé, un très bon thriller qui va sortir le 12 Septembre, que vous ne devez pas rater et qui m’a fait passer un très bon moment ! J’espère que l’auteur continuera sur sa lancée et nous pondra un second volet des aventures de Nathalie Lesage !

 

Savoureuse expression :)

« (…) une petite rousse vêtue d’une simple robe rouge ras la salle de jeu pour le bas et à la limite de la sortie de route pour le haut. » Expression que je ne connaissais pas. J’adore !

 

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( 21 août, 2019 )

Le désir sexuel est-il une fin en soi ?

 

Ah ! Ce désir qui fait couler inlassablement de l’encre depuis des siècles, peint par les artistes, clamé par les poètes, ce désir est-il une fin en soi ?

Le désir pur existe depuis notre naissance, il apparaît d’abord sous la forme de la faim qui est un des premiers désirs du nouveau-né, puis ensuite naîtra tout un panel de désirs se mélangeant souvent à l’envie, mais ce n’est pas ce désir là qui fait la une des magazines d’été, s’apparentant au besoin conscient ou inconscient de posséder l’autre. Ce désir est très présent à l’adolescence, l’âge où les hormones bouillonnent, mais il devient beaucoup plus pathologique s’il reste constant à l’âge adulte où il doit être contenu. On ne voit que trop souvent les dérives de ces désirs non contrôlés conduisant à des violences sexuelles, des actes de pédophilie, des viols, des agressions, des harcèlements.

Le désir sexuel n’est pas une fin en soi. C’est un concept pourtant trop souvent véhiculé par les médias, par les sondages avec leurs questions redondantes sur la qualité des relations intimes, sur leurs nombres, comme si ce qui se passait au lit était le fondement même du couple et surtout comme s’il existait « une norme » du bonheur.

J’ai lu il y a quatre ans un commentaire sur mon blog venant d’une femme dont la vie personnelle s’est terminée en véritable enfer. Un conjoint, pire qu’un lapin, qui la « baisait » ( car effectivement il n’y a plus d’amour dans de tels actes) chaque nuit sans exception ( règles ou pas, grossesse, accouchement, malade ou pas) durant plus de dix ans. La pauvre femme a fini par quitter le navire, dégouttée du sexe, et surtout bonne pour une psychanalyse qui a duré des années avant d’accepter qu’un autre la touche de nouveau. Honnêtement vous auriez tenu dix ans vous ? Moi, même pas en rêve !

Le désir est une réalité qui peut prendre différents visages, qui appartient à chacun, qui devra être géré au mieux avec l’autre, sans imposer un pouvoir comme ce fut le cas dans ce témoignage, car même mariée, pour moi, cette femme subissait un viol quotidien.

Contrairement à l’idée reçue, les hommes « normaux » n’ont pas que ce désir constant en tête, certains souvent lié à une frustration venant de leur enfance, mais la majorité ne voit pas une femme comme un vulgaire objet sexuel, et trop souvent ce sont les femmes elles-mêmes qui posent des barrières. Nombreuses celles qui refusent d’avoir des hommes comme amis pour cette raison et c’est bien dommage ! Un ami homme est une véritable bénédiction ! Savoir dire non reste une nécessité et permettra aux hommes de demain de connaître la limite du désir et d’apprivoiser positivement « le leur » en sachant que seul le bonheur est une fin en soi, et non le désir.

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( 20 août, 2019 )

Les barreaux du passé nous limitent-ils ?

Que nous le voulions ou non passé un certain âge, nous avons un passé qui est écrit. Il peut même faire partie d’un chapitre très lourd débutant pour certains dans la petite enfance. Ce passé laisse des traces souvent indélébiles. Certains chocs aussi bien physiques que psychologiques peuvent sembler oubliés et pourtant petit à petit sournoisement faire de gros dégâts à l’intérieur.

Nous nous trouvons alors derrière une fenêtre barricadée de barreaux que nous n’arrivons pas à scier, oubliant qu’à quelques mètres de nous, il y a une porte prête à être poussée. Nous devenons alors prisonniers de notre passé, dans l’incapacité d’avancer, récréant en boucle les mêmes erreurs.

Le passé est un livre que l’on ne peut pas effacer, qui fait partie de nous, et qu’il convient de n’ouvrir que pour revivre des moments heureux.  Se remémorer des rires d’enfants, des baisers échangés, des instants de complicité, c’est bon pour notre présent. Ruminer des ruptures, des deuils, des actes de malveillance, c’est rentrer dans une spirale sans fin. Malheureusement, je l’ai déjà souvent dit, notre monde voit négatif, pense négatif, parle négatif, résultat pour conforter ce négatif, les gens vont choisir des moments tristes, histoire de rester dans la « wave », ils ne vont regarder que les informations dramatiques histoire de conforter leur mode de pensées, car une new pleine de vie, de bonheur, on a dramatiquement rien à dire dessus !

Plutôt que de s’extasier sur leur présent : il pleut : c’est super pour la nature, on en profite pour faire du tri, pour s’adonner à une passion, les français (car on est le peuple la plus râleur de la terre) vont être grincheux jusqu’à l’instant où le soleil va revenir, la chaleur avec, et là, encore un bon moyen de grogner parce que franchement, la canicule ! Les remarques de certains que je relève régulièrement me font doucement sourire.

 

Si on ne ferme pas la porte du passé, si une rancune ou une peur est conservée, comment peut-on vivre pleinement un présent qui reste par définition bien court, déjà même passé à l’instant où on s’attarde dessus !

Alors, plutôt que de rester prisonnier de vos erreurs, choisissez la porte, là bas, juste en face. Oubliez les barreaux aux fenêtres ! Courrez ! Et surtout ne vous retourner pas ! Jamais ! Cela n’en vaut pas la peine. Le passé est définitivement passé …

 

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( 19 août, 2019 )

Auteurs jugés sur leurs écrits.

Rien ne m’énerve plus que ces raccourcis faciles réduisant un auteur à ses écrits ou à leurs contenus. Il est évident qu’une plume va inéluctablement retranscrire une émotion ou un avis philosophique, mais en aucun cas ( sauf pour les œuvres autobiographiques) une réalité. Preuve en est de nombreux romans où de nos jours l’éditeur indique : « « Les opinions exprimées par les personnages de ce roman leur appartiennent, elles ne sont nullement le reflet de celles de l’auteur » C’est incroyable d’en arriver là ! Preuve que des lecteurs ( mais ne serait-ce pas plutôt de simples langues de putes) s’amusant à poser sur le front d’un auteur und étiquette.

 

Je m’en suis aperçue lorsque j’ai lancé un concours où des personnes adorables ont découvert que j’écrivais des romans policiers et que je n’étais pas simplement une malade de la thyroïde ( étiquette que je déteste tout autant). Je suis juste une auteure et je refuse de porter l’étiquette «  malade » car c’est très réducteur. J’ai une maladie auto-immune incurable, mais je suis en vie et je me délecte à chaque minute de ce temps qui m’est alloué. Je suis également auteure de polars car lectrice assidue depuis mon enfance de romans policiers ( le Club des 5, Alice …) l’écriture de ce genre m’a toujours semblé aller de soi. Après, pour façonner un manuscrit, je glane des idées dans les faits divers des journaux, dans les anecdotes que certaines personnes me racontent. Un mot peut amener un chapitre, une image un endroit, une visite un livre. Ce fut le cas du Père Lachaise dans Blanc en 2014 né suite à une visite scolaire. Pour Pourpre, un proche s’était trouvé avec un collègue partant à Carcassonne et mon l’endroit où planté le décors fut choisi. Pareillement pour Rouge, mon premier polar, le moins bien construit au départ, né après une discussion avec un collègue lors d’une pause. J’avais déjà écrit une nouvelle sur une histoire d’amitié compliquée. Nous montions un projet sur Dali, la Justice, et l’idée de réaliser un vrai livre s’est imposé. Encore une fois, tout s’est fait doucement un peu comme en assemblant un puzzle.

Des personnes se sont imaginés qu’il était question d’autobiographie allant jusqu’à insinuer que je pouvais comploter voire connaître certains secrets médicaux. Faut un peu stopper la paranoïa ! Je l’ai déjà souligné, le seul point en lien avec ma vie est le journal de Marie sur la mort de son fils, extrait que j’ai intégré sur les conseils de mon médecin de l’époque afin de pouvoir aider par ces quelques lignes placées au milieu d’un écrit ordinaire les mamans endeuillées.

 

Qu’on se le dise, je ne suis pas une auteure de polars ou une révolutionnaire brandissant un drapeau pour rallier des gens pour une cause juste. Je suis juste une petite plume, un peu paresseuse, n’écrivant mes manuscrits que lorsque j’en ai envie, préférant l’ombre à la lumière. Je peux passer aussi bien d’un style très sérieux à une écriture plus moderne tâchée d’érotisme. Ce n’est pas pour autant que j’ai envie de me voir accoler une étiquette comme certain auteur : moeurs légères parce que je peux émoustiller le lecteur dans une scène un peu chaude, psychopathe parce que je vais trouver une intrigue bien tordue que j’affectionne, appartenant à un parti politique ou une confrérie religieuse parce que j’en décris les moindres recoins dans mes livres. Cela s’appelle simplement « la recherche » ! Et c’est une étape que j’adore ! Alors non, je n’ai pas fait les camps de concentration comme je l’ai lu dernièrement ( sic ! Je ne suis pas si vieille !), je ne suis pas Franc maçon ni liée au milieu médical et surtoutpas à la recherche que je ne connais pour étayer mes manuscrits qu’après des heures et des heures de recherches ! J’avoue que j’aime beaucoup écrire sur les dysfonctionnements des laboratoires pharmaceutiques parce que j’ai beaucoup discuté lorsque mon fils était hospitalisé sur des protocoles de soins précurseurs, sur les limites et le pouvoir de l’argent dans ce domaine. Ce sont ces routes que j’ai croisées il y a plus de trente ans qui ont laissé leurs traces.

 

Au final, vous qui passez votre vie à juger les autres sur un mot ( auquel on pourra donner de nombreux sens), sur un acte ( qui pourra être interprété jusqu’à perdre son essence), contentez-vous de lire simplement une histoire telle qu’elle a le mérite d’être, écrite simplement pour donner du plaisir. Est-ce que beaucoup de lecteurs de la collection Harlequin s’interrogent sur la vie ou les pensées de  l’auteur, sur ses prouesses amoureuses et sexuelles ? Alors faites la même chose avec nos romans.

Un livre est juste là pour faire du bien et non pour servir d’armes.

Qu’on se le dise…

 

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( 18 août, 2019 )

Recommence toujours !

 

Toi qui ne cesses de te casser la figure, ne te décourage surtout pas, ne te lamente pas, recommence tout simplement.

Toi qui n’as plus goût à rien parce qu’il t’a quittée, parce que tu ne comprends pas, parce que tu ne voulais pas, ne lâche pas. La vie n’est pas toujours ce que l’on avait prévu, ce n’est pas un conte de fée, mais on peut toujours se relever et tenter autrement.

Toi qui t’es perdue, qui titube à chaque pas, assis-toi là sur ce tronc d’arbre, viens, on va parler. Je sais que tu en as assez de ta vie, que tu penses que tout ce que tu entreprends échoue, mais c’est faux. Tu ne regardes que le mauvais côté des choses. Tu es quelqu’un de génial. Reprends confiance en toi ! Dis-toi que toi aussi  aussi tu es une magicienne ! Ne l’oublie jamais ! Nous sommes tous les magiciens de nos vies, nous créons, façonnons.

Vous tous qui me lisez chaque jour, je sais que parfois vous n’avez pas la forme ni le moral, parfois mes mots vous agacent aussi, mais peu importe, sachez que jusqu’à la fin, je vous dirais inlassablement RECOMMENCE ! Et surtout sache que je serai toujours là pour toi !

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( 17 août, 2019 )

Pourquoi passons-nous notre temps à nous inquiéter ?

Apprendre à ne pas s’inquiéter n’est pas facile surtout lorsque l’on est parents. On se soucie sans cesse de notre chérubin, de son avenir, de ses copains, anticipant même tous les dangers qui pourraient arriver. Seulement on en oublie toujours un, que ce soit la chute lors d’un cours de sport ou la carte Navigo perdue. Pourquoi cette inquiétude constante ? Cette peur de mal faire ? De ne pas faire assez ou parfois de faire trop ?

Je pense que c’est un peu dans la nature de chacun souvent en résonance avec notre passé. Mais une chose est sûre, il faut apprendre à ne pas s’inquiéter car ce stress permanent peut rendre malade et surtout n’évitera pas ce qui doit arriver. Il est important d’apprendre aux enfants à ne pas s’inquiéter dès le plus jeune âge sans pour autant tomber dans le fatalisme, leur enseigner à gérer leurs émotions sans en devenir esclaves.

Lorsque je partais en classe de découverte avec mes classes, j’ai croisé des parents qui n’en dormaient pas durant quinze jours, alors que leurs chérubins ne s’étaient jamais autant éclatés ! L’inquiétude des parents peut-être une véritable prison pour des enfants. Il est donc inutile de se projeter sans cesse dans tous les drames que l’on peut imaginer et qui n’ont qu’une infime chance de se réaliser.

Adultes, ne vous souciez pas de ce que sera demain, car vous ne pourrez rien empêcher de ce qui peut ou doit arriver. Pensez positivement, et vous construirez le meilleur auteur de vous, ou au moins vous aurez essayé !

«   L’inquiétude ne protège jamais des chagrins de demain, mais éclipse toujours la joie du moment présent. » Léo Buscaglia

 

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( 16 août, 2019 )

Difficile l’idée de la retraite ?

Vous êtes nombreux à me poser cette question : comment est-ce que je vis mon départ ( un peu forcé pour raisons de santé) en retraite anticipée ? Partir en retraite m’a demandé une adaptation, car ce n’est pas si facile de se faire à la simple idée que l’on va passer de la vie active à une autre vie. Du jour au lendemain, sans en avoir vraiment conscience, on se retrouve cataloguée dans la case sénior avec violence. J’ai eu un an pour l’accepter et je suis passée par des moments de gros doutes.

Cette perspective en plus s’est trouvée en symbiose avec la fin de vie de ma maman, et là, j’ai pris peur. J’ai mélangé durant  quelques semaines  « vieillesse et retraite.  Heureusement, j’ai été très épaulée une fois encore et j’ai rebondi ! N’ayant pas l’âge officiel de la retraite, j’ai découvert que je ne pouvais  pas être classée dans les séniors avant plusieurs années, et j’ai poussé un grand ouf ! :)

N’en déplaise à certains, je ne suis pas  bonne à jeter ! :) :) :) J’ai encore, si la vie m’y autorise, quelques belles années. Bon, c’est vrai qu’ensuite j’ai un peu pesté contre cette injustice : Pas question pour moi de réductions de train ou de tickets de bus ni de billets de cinéma, mais oui, sans cette case «sénior » collée à mes basques, le mot retraite passe beaucoup mieux !

J’ai passé d’excellentes vacances, la tête  vide, n’ayant plus le poids de la future rentrée sur les épaules, sereine n’appréhendant plus les dysfonctionnements systématiques de ma thyroïde les quinze  premiers jours de Septembre, en paix tout simplement …

Bien sûr, je ne vais pas vous mentir, j’ai tout de même une petite appréhension sur l’organisation de mes journées. J’ai toujours tiré sur la corde jusqu’à menacer de casser, bossant malgré ma maladie, alors me retrouver sans planning fixe, sans certitude, me fait un peu peur. Mais je sais que la santé n’a pas de prix, et j’ai tellement de projets que l’avenir me semble plutôt fleuri. De nombreux manuscrits à écrire, visiter une fois par semaine les moindres recoins de Paris, me perfectionner en peinture en particulier en aquarelle, conserver ma santé avec un peu de marche nordique, voir mes amis, partir plus souvent en week-end avec homme. Mais qu’on se le dise, ma retraite anticipée ne voudra pas dire non plus conchita à la maison, n’est-ce pas chéri ?

Alors en résumé, si difficile que cela l’idée de la retraite ? Finalement, non ! Si vous avez cette chance, faites-le !Lavie est tellement courte. Il faut juste s’y préparer et vous verrez que c’est largement positif l’optique d’une vie beaucoup plus paisible, sans réveil le matin, sans être obligée de se fondre dans un moule, sans avoir l’obligation du « pas de vagues », sans ordre à recevoir. et puis, si cela devient difficile,nvos amis sont là.

Un coup de blues, je vous le dirai, car je sais que vous serez là pour m’inviter à prendre un thé ! Parce que la retraite, c’est avant-tout  une nouvelle route à prendre sans lâcher les mains des autres !

 

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( 15 août, 2019 )

Pourquoi est-ce que j’écris rarement des romans d’amour ?

Avant tout auteure de polars, il m’arrive de titiller la plume et d’écrire des histoires d’amour seulement selon certains retours, mes romances ne sont plus au goût du jour  (sic !) dit par une DC romance, trop bien écrites venant d‘une éditrice d’ une grosse édition (re-sic !). Il semble que pour qu’une love story fonctionne avec les jeunes, une écriture bâclée soit indispensable. Hum … déjà je ne trouve pas que mes histoires soient terriblement bien écrites alors les réduire à du vocabulaire « young », j’ai du mal. Comme md l’a fait remarqué un comité de lecture à qui j’ai demandé des approfondissements , on n’écrit pas : « ils ont fait l’amour » mais « ils ont baisé », « ils se sont aimés » dire « ils se sont kiffés » Et surtout, il faut mettredes « chiant, con, fais chier » dans letexte ! ( re-re-sic !) Alors j’ai bien du mal à mes fondre dans ce moule. Je déteste cette vulgarité !  Un autre retour d’une édition romance très connue m’a léché les bottes en me disant que j’avais un vrai style et des idées de qualité, mais que les romances classiques ( une femme qui aime un homme) étaient devenues obsolètes et que je devais refaire tout mon manuscrit dans ce sens. Aujourd’hui, on n’écrit que de la homoromance. Comment dire ? Je n’ai rien contre seulement c’est un sujet que je ne maîtrise pas.

Je suis moi-même une lectrice très difficile concernant les romances et rares sont celles qui m’ont vraiment touchées, peut-être justement parce que toutes semblables.

Pourtant, j’aimerais vraiment écrire une romance sans clichés, sans tomber dans la dérive moderne style After, juste pour travailler vraiment une écriture de style qu’est l’amour. Je n’ai pas envie justement de tomber dans la romance facile où tout finit à la « il était une fois », où rien de dramatique n’arrive, où le gentil gagne toujours parce qu’il a de vrais sentiments, simplement parce que dans la vie, cela n’existe pas, et qu’aimer est une des plus belles choses qui existe au monde si on accepte de se laisser emporter.

Alors peut-être vais-je m’y remettre, même si mon style est ringard, même si je proscris les grossièretés, simplement parce que l’amour, il faut continuer à en parler, à le faire danser avec tous les verbes de la littérature même si les jeunes préfèrent des grossièretés !

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( 14 août, 2019 )

Nous sommes tous otage de nos vies …

L’homme aimerait être libre, c’est dans ses gènes, seulement c’est une utopie. Nous sommes tous otages de nos vies, otage de notre éducation, de nos croyances, de nos frustrations voire de nos rêves. Que nous le voulions ou non, sauf exceptions, nous vivons dans une prison dorée où il nous est extrêmement difficile de sortir.

La plupart des hommes ne sont-ils pas otages de leur travail, coincés dans des créneaux horaires qui ne leur laissent aucune liberté ? Qui peut s’autoriser un petit bain de soleil en plein milieu d’un après-midi ou une petite sieste s’il est fatigué ? Qui peut prendre la clé des champs sur un coup de tête ?

On se dit libre, parce que cela fait du bien de le croire, mais l’est-on vraiment ?

Même quand on est pris au piège, même quand il n’y a pas d’issue, même quand on a l’intime conviction que tout est perdu, la bonne nouvelle est que nous serons toujours libre dans nos têtes …

 

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( 13 août, 2019 )

L’association l’envol du papillon fête ses 2 ans !

Pourquoi tant de ras le bol chez les malades ?

Pas facile de vivre au quotidien avec une maladie de la thyroïde, pas pour tout le monde, c’est bien là le problème. Les symptômes des dysfonctionnements thyroïdiens peuvent frapper à l’aveuglette, sans prévenir. On pense que l’on va mieux, que l’on est définitivement tiré d’affaire, et puis un matin, la fatigue est de retour, parce que les maladies thyroïdiennes en particulier auto-immunes n’auront souvent jamais de fin.

Alors oui, c’est bien moins grave qu’un cancer, qu’une maladie dégénérative, mais cela peut vraiment détruire une vie.

On aimerait effacer le jour où les premiers symptômes sont apparus, on aimerait que cette maladie ne soit jamais apparue, on aimerait tout recommencer, mais la réalité s’inscrit comme une évidence, une maladie thyroïdienne c’est un peu comme un mariage forcé dont on ne pourra jamais divorcer.

Coup de mou, baisse de moral, certes, cela arrive à tout le monde et c’est bien pour cela qu’il règne une telle incompréhension dans le milieu médical ou professionnel.

Qui n’a pas entendu cette phrase : « il n’y a pas que toi qui es fatiguée ! Moi … »

Seulement, on a bien souvent envie de répondre : «  Oui mais toi, ta thyroïde ne débloque pas! ». Seulement, comme ces maladies invisibles sont liées à l’émotion ( la thyroïde étant le centre « du sympathique » comme disent certains endocrinologues), le malade sera plus sensible aux remarques et au lieu de devenir colérique, de montrer les poings, il va se replier sur lui-même à s’en rendre malade. Beaucoup de malades de la thyroïde se taisent, beaucoup n’osent même plus dire à leur famille, à leurs collègues s’ils vont mal. Ils se sont inconsciemment vautrés dans un monde où ils vont  se taire, puisque personne ne veut les entendre.

Combien de personnes en bonne santé savent que de nombreux signes de dépression sont en fait liés à une maladie thyroïdienne ? Combien s’interrogent sur le changement d’humeur d’un proche souvent incluant une agressivité possible dans certains Basedow ? Pourquoi parle-t-on tout le temps à la télévision des mêmes maladies sans s’attarder sur celles-ci ?

On l’a vu il y a deux ans avec le levo NF. Des tentatives pour faire éclater la souffrance des malades furent  amorcées, vite muselées, parce qu’il n’est pas bon de parler de certaines maladies. N’oublions pas qu’il y a un siècle, les enfants nés sans thyroïde étaient vite déclarés «  crétins » et de nombreux malades internés en HP ( c’était avant les hormones de substitution).

Et doit-on une fois encore parler de cette non reconnaissance qui oblige les malades à aller travailler épuisés. Pas de100%, pas de 80% thérapeutique pour Hashimoto ou Basedow. Certes, des arrêts de travail possibles, mais avec la fameuse journée de carence, beaucoup de personnes y renoncent parce que s’arrêter au moment des crises, même si c’est pour être plus efficace ensuite, c’est une perte financière sèche souvent même un vrai problème.

 

Pourtant plus de trois millions de français ( sexe et âge confondus) sont aujourd’hui sujets à un dysfonctionnement et ce chiffre monte de mois en mois. Serait-ce parce qu’il est plus facile de fermer les yeux que de s’atteler à l’hypothèse d’un pourquoi environnemental ? Serait-ce aussi parce que ce secteur médicamenteux ne rapporte pas assez aux industries pharmaceutiques à côté de médicaments juteux pour soigner des cancers ? Serait-ce surtout parce qu’avoir en consultation un malade avec de pénibles symptômes liés à un dysfonctionnement, cela prend du temps, bien plus que de signer une simple ordonnance avec un hypertenseur ou un antidépresseur ?

 

Deux ans aujourd’hui que notre association est née ! Deux ans que l’on se bat dans l’ombre … sans moyen juste avec notre empathie. Parfois des envies de baisser les bras, mais bon, on s’accroche ! On espère que cette troisième année qui débute nous ouvrira les portes d’un site Internet que nous n’avons toujours pas réussi à monter à ce jour ( on est tous aussi nuls en informatique), mais régulièrement des personnes se proposent, alors on continue d’y croire, parce que ce serait un vrai plus « hors Facebook «

On espère également pouvoir réaliser ces rencontres, ces conférences promises, des moyens de se regrouper simplement pour que des liens positifs se créent bien au-delà du virtuel.

Alors les papillons ? Avec nous pour cet anniversaire ?

 

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