( 16 décembre, 2018 )

L’approche de Noël

Lorsque les fêtes approchent, j’ai toujours eu un pied sur le frein, comme si une catastrophe allait se produire. Je n’appuyais jamais dessus, mais je gardais mon pied en vigilance maximum. Il fut un temps où j’étais jeune et insouciante, où Noël était pour moi un jour de paix. J’ai été élevée dans la tradition de la trêve de Noël, et je m’imaginais que tout le monde était heureux ce jour-là, jusqu’à ce Noël 1987, le dernier de mon fils. Pourquoi a-t-il fallu que cette rémission, si courte, s’achève au moment de ces fêtes ? Pourquoi ai-je ressenti comme un poignard les résultats de ce fichu scanner ? On ne voyait encore rien à l’oeil nu, mais ces cochonneries d’imagerie, elles, savaient. Le verdict n’avait nul besoin de mots. On savait. Ce serait son dernier Noël. Comme arriver à faire de ce dernier Noël quelque chose d’inoubliable autant pour lui que pour son frère ? Comment ai-je réussi ? Aujourd’hui encore, je me demande où j’ai pu trouver cette force. En tous les cas, ce fut un Noël magnifique, où je n’ai jamais vu autant de cadeaux et de rires, même si mon coeur, lui pleurait, où le merveilleux l’a emporté sur le reste, où je me souviens avoir, un instant, imaginé, voulu croire, que peut-être mon cadeau à moi, serait un miracle. Je n’avais pas dû être assez sage puisque ce fut son dernier Noël, mon dernier aussi pendant des années puisque je ne croyais plus en rien.

Et puis un jour, il y a toujours un jour, une lumière s’est allumée, un tournant de vie, et Noël a repris son sens. La magie s’est dessinée, les rires ont de nouveau fusé, rien ne t’a effacé, non, cela n’arrivera jamais, mais la paix retrouvée, j’ai de nouveau pu croire à des rêves insensés, dont certains se sont réalisés. Alors aujourd’hui, même si c’est un peu fou, même si mon âge s’inscrit presque dans le livre du temps, j’attends avec impatience ce prochain Noël, pour tous ces nouveaux rêves que j’ai écrit sur ces petits bouts de papier, simplement parce que je sais que certains, pas tous, mais certains peuvent se réaliser.

 

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( 15 décembre, 2018 )

Cinq ans déjà …

Le temps file tel du sable entre nos doigts sans que l’on ne puisse en retenir le moindre grain. Cinq ans que j’ai débuté ce blog ! Cinq ans que je me suis jurée : « pas un jour sans une ligne », un article nouveau chaque jour, toujours, un sujet différent, et j’ai tenu ma promesse ! Tellement de blogueurs se contentent de partager régulièrement des anciens posts afin de garder leurs statistiques, moi, je m’en moque de ces comptes d’apothicaire auxquels je n’ai rien compris, je me contente d’être fidèle à ce que je suis. Je me suis fait une promesse. Je l’ai tenue, sans jamais revenir sur un article, sans le changer, sans l’effacer (et pourtant parfois je me dis que j’ai écrit des âneries ahahah) et je continuerai si vous le souhaitez.

J’ai commencé il y a cinq ans avec cinq vues par jour. Je débutais sur Facebook, sur les groupes. L’écriture a fait corps avec moi. Aujourd’hui, j’ai deux mille vues certains jours, le miracle des blogs, exactement ………….

Cinq ans, rien sur l’échelle du monde, une part de gâteau sur le chemin de ma vie.

Jamais les mots depuis cinq ans ne m’ont manqué, jamais le doute ne s’est installé, simplement parce que mes pensées servent des causes et des idées que je pense juste, des bulles de savon que je lance pour aider ceux qui ont envie de les attraper. Je n’écris pas pour que l’on m’aime ni pour que l’on aime mes mots, j’écris juste en espérant qu’une bulle va toucher un coeur, et même si c’est un seul par jour, ils auront servi à quelque chose.

En cinq ans, on m’a souvent informé que certains blogueurs reprenaient mes idées ou mes thèmes. Si cela peut leur faire plaisir ! Ils ont certainement, eux, besoin de reconnaissance, d’être aimés. Ce n’est pas cela qui me fâchera ou m’empêchera de continuer.

Alors, au moment fatidique de souffler ces cinq bougies, mon voeu est de continuer à vous enchanter pour encore peut-être cinq nouvelles annéEs. Pour cette occasion un grand concours organisé, que dis-je, deux !

Un sur la page FB de l’envol du papillon pour gagner l’image 1

L ’autre sur la page FB rougepolar pour gagner un coffret et des livres …

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Un lot comprenant un mug un livre dédicacé et un marque-page

Page FB l’envol du papillon

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Page FB un coffret clair obscur avec Blanc et un second polar Pourpre

( 15 décembre, 2018 )

L’espoir de l’illusion

Ah cet espoir qui parfois nous titille par vagues, se tintant de rêves et d’illusions. L’homme a la fâcheuse tendance à danser sur ses propres désirs, dessinant souvent un tableau à l’image de ce qu’il veut, lui, effaçant régulièrement les projections de l’autre. L’image devient « sa réalité », une réalité, dont les fondations ne s’avèrent au final qu’une illusion. Et pourtant, nombreux sont ceux qui s’y accrochent, brandissant le drapeau de l’espérance. Et si … et si l’autre avait changé, et si l’autre avait été tout de même sincère, et si l’autre n’avait pas eu le choix, et si l’autre … La liste des « et si » pourrait s’avérer très longue. Alors l’homme va surfer sur ces pierres en équilibre qui lui apporte par bouffée la sensation d’être encore heureux. Car quoi de plus serein que l’espoir de l’illusion.

Et puis un jour, car il y a toujours un jour, l’homme va croiser un visage du passé ou recevoir un message d’outre-tombe, et le voile va se déchirer. La claque ! Encore !

Rien n’a jamais été réel, si peut-être nos émotions, nos sentiments, le temps qui nous a fait avancer, mais on sait, on comprend, que rien n’a changé, que rien ne changera jamais, que certaines personnes surtout ne peuvent pas changer. Il aurait suffi d’un sourire, d’une réponse, d’un geste, mais il ne reste rien, même l’Homme se retrouve face à cette réalité, rien sauf ce temps perdu à jardiner des graines qui n’ont jamais poussé.

Alors, soudain, on se redresse dans un grand éclat de rire, non pas rien, il n’y a jamais rien, il y a eu, mais aujourd’hui, parce que le sablier du temps a coulé, parce que l’étincelle n’a pas été, il ne peut rester juste que l’indifférence, ce sentiment vide de vie, vide de souvenirs, cette impression d’avoir croisé l’inconnu, ce sentiment surtout puissant de liberté absolue.

Alors, on écrit en gros sur le livre de notre vie, la porte s’est fermée. Place à de nouveaux espoirs, de vrais graines vont poussée, mais cette fois dans une vraie réalité.

 

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( 14 décembre, 2018 )

L’absence

À toi qui es, qui fus et qui seras … toi, mon père …

Un 14 Décembre à 58 ans, tu as tiré ta révérence, sans rien dire, sans parler. Tu étais entré à l’hôpital, on t’a annoncé que tu avais la maladie de Waldenström, à un stade incurable, deux ans maximum avec dialyses à la clé. Tu es retourné chez toi, signé une décharge et ton corps a juste cessé de fonctionner cinq jours plus tard. Arrêt sur image. Choix difficile à porter pour l’entourage.

Ton absence fut lourde, si lourde que je t’ai cherché dans mille mains qui me serraient, dans des regards. Tu étais bien plus que mon père, tu étais mon modèle, toi l’artiste tourmenté, le peintre, le photographe, l’homme des mots.

On a tous souffert un jour de l’absence d’un enfant, d’un amour, d’un ami. Même si on est préparé à la grande faucheuse, surtout lorsque l’on avance sur la route de la vie, on ne se fait jamais à l’idée de perdre ceux que l’on aime ou ceux que l’on a aimés. L’absence , c’est cette porte qui s’ouvre sur une réalité difficile que l’on n’a pas envie de comprendre, cette réalité, rien ne dure, rien n’est immortel, et surtout rien n’enlève complètement la douleur. De nombreuses personnes pensent que l’on apprivoise l’absence, mais ne serait-ce pas elle qui au final nous apprivoise ?

 

Papa, par le regard que tu posais sur moi, faisait briller mille étoiles dans ma vie, et soudain, je me suis retrouvée comme orpheline de ton âme, comme si les étoiles s’éteignaient d’un coup, me plongeant directement dans un abîme. J’ai appris à apprivoiser l’absence une seconde fois, à vivre sans toi, avec simplement ton modèle en tête. Un jour, j’ai pris la plume, aujourd’hui le pinceau, pour toi qui aimais tant faire danser les images et les couleurs. Je continue à ma manière ce qui fut en ne restant que ce que je suis. Tout comme toi, je suis quelqu’un de l’ombre, mais ton art aurait mérité la lumière, c’est pour cela que je te rends hommage aujourd’hui.

Si quelque chose existe après, cela me rassure, car je sais que Christophe n’est pas tout seul et un jour, on se retrouvera. Sache papa que j’ai survécu au pire, que je vais bien, que je suis sereine.

Heureux ceux qui savent danser sur les absences, c’est ce que je fais.

« On n’oublie jamais une personne, on s’habitue juste à une absence. ».

 

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( 13 décembre, 2018 )

Cette fuite hors du temps.

Écrire est une manière de fuir la réalité. Certains auteurs écrivent pour raconter leur vie, leur propre souffrance, alors que d’autres, dont je fais partie, écrivent simplement pour passer de l’autre côté du miroir, pour s’élancer hors du temps, bien loin de cette violence qui transpire. Écrire, c’est remplir simplement une page blanche, de papier ou d’écran, de mots, sans s’interroger sur le pourquoi ou le comment, juste laisser l’inspiration se dessiner. Lorsque j’active ma plume, j’ai l’impression de me retrouver, comme lorsque j’étais enfant et que j’allais avec ma grand-mère au Luxembourg voir Guignol. Je regardais, émerveillée, ces marionnettes bouger, tout comme aujourd’hui, je m’extasie toute seule sur les personnages que je vais avoir créés.

Pour un instant, parfois court, je vais sortir de la réalité, et m’autoriser cette fuite hors du temps. Magique ! Écrire, c’est presque mourir quelques secondes pour renaître sous une autre enveloppe. Que l’inspiration ne m’abandonne jamais, tel est mon plus grand souhait !

 

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( 13 décembre, 2018 )

Pas facile de faire confiance

Pas simple de donner sa confiance de nos jours, surtout si comme moi, on s’est fait prendre dans les filets de la trahison, et pourtant, sans confiance, il ne peut y avoir de relations, et sans relations, on se retrouve bien seuls ! Faire confiance, c’est plonger du ciel sans parachute en espérant que l’autre, cet ami, cet amour, nous rattrape au vol, c’est miser sur des sentiments que l’on prête à l’autre, souvent parce qu’il les a prononcé ces mots scellant un pacte, parce que des promesses furent dessinées, parceque … tant de choses sans que nous puissions à un seul instant douter qu’ils puissent ne pas être sincères.

Je fus longtemps une grande naïve convaincue que l’Homme ne pouvait être mauvais, et que s’il s’engageait dans une relation amicale ou amoureuse, c’était pour faire de ce lien un moment de bonheur. Seulement, j’ai découvert, à mes dépends, que certaines personnes, femmes ou hommes, ne réagissaient pas pareils, certaines personnes considérent simplement  que l’amitié était interchangeable, que l’autre n’est rien. On se retrouve alors tel un pion sur une chaise éjectable, quand on a fait son temps, quand l’autre est passé à autre chose. Outre la blessure occasionnée par un tel rejet, l’orgueil qui en prend un coup, la peine infligée, très souvent ces individus telle une pâte à tartiner vont badigeonner leurs cancans de nos confidences échangées.

Alors comment se relever ensuite ? Comment redonner sa confiance à une nouvelle rencontre ?

C’est possible, heureusement, il faut juste cesser de croire que tout le monde nous veut du bien. C’est totalement faux, et c’est même l’inverse. Nous vivons une période compliquée où les sentiments les plus vils ressortent. Accepter de ne pas être aimés par tous est un des points à mon avis, le plus important. Ensuite, ne pas accueillir les promesses comme des vérités. Les pervers narcissiques, par exemple, offriront toujours un tapis de roses tout en oubliant d’enlever les épines. L’amitié, tout comme l’amour, a besoin de douceur, de compréhension, de communication. Pour faire confiance, il faut fuir ceux qui refusent le dialogue, qui se cachent derrière de fausses vérités, qui donnent des promesses trop sucrées. Faire confiance, c’est remettre sa vie entre les mains d’une autre personne, ce n’est pas rien, alors à chacun de suivre son intuition et son coeur afin de ne pas faire les mauvais choix, ou au moins d’essayer.

 

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( 12 décembre, 2018 )

Pourquoi tant d’auteurs mécontents ?

Question récurrente sur mon blog. Pourquoi tant de maisons d’édition refusent les manuscrits ? Réponse toute simple, parce que c’est leur métier ! Ils ne sont pas là pour accepter n’importe quel navet qui passe. Il faut savoir que statistiquement un manuscrit sur huit mille sera accepté, ce qui fait tout de même peu, sachant qu’un éditeur lambda reçoit en moyenne deux cents à cinq cents manuscrits par mois. Ensuite, le précieux manuscrit va passer dans des comités de lecture ou pas, ce sera selon les éditions, et pour finir le succès ne sera qu’en fonction du goût des lecteurs. Coup de bol, vous allez taper dans l’oeil de ces personnes, ce sera un saut de géant qui va vous propulser en haut de la liste de publication, sinon et bien votre chef-d’œuvre va juste rejoindre la pile d’ouvrages «  en attente » et cette attente peut durer des mois.

Alors bien évidemment, nul besoin de lire dans une boule de cristal, ce procédé fait de nombreux mécontents qui accusent les maisons d’édition de tous les maux.

Rendons à César ce qui lui appartient, chaque auteur, surtout ceux qui débutent, pensent que « leur bébé » va se retrouver mis en avant, que l’éditeur va les choisir, eux, pour faire LE fameux salon, que ce dernier va investir pour faire vivre ce roman.

Seulement, rares sont les auteurs qui auront cette opportunité même dans les éditions de renoms. Et alors, graves sont les désillusions de certains.

Trop souvent aussi, certains jeunes auteurs s’imaginent que, parce que leur premier livre a marché (on rappellera qu’un livre qui marche est un livre qui dépassera les 500 ventes), le second fera à coup sûr un buzz. Rien n’est moins sûr ! On le voit encore plus avec les « grands écrivains » qui vont nous ravir avec plusieurs romans et d’un coup, catastrophe, ce sera le flop !

Ensuite viennent s’ajouter le parrainage et le copinage comme on peut le lire dans un article de l’Express «  On fait plus attention aux connaissances que la personne peut avoir du monde de l’édition, donc on choisira plutôt d’anciens éditeurs, des critiques, et des auteurs qui ont déjà été publiés. »

Après on s’étonne que les auteurs s’en prennent à leur maison d’édition ? L’écrivain en herbe a mis tellement de fougue dans ses écrits qu’il ne peut supporter que son éditeur ne soit pas à ses petits soins. Une fois cette prise de conscience, il va trouver des failles dans son contrat, dans la mise en avant, dans la mise en page, dans la publicité, et c’est ainsi que l’on assiste sur les réseaux sociaux à de vrais lynchages en règle, avec des groupes d’auteurs agressifs et frustrés, prêts à démolir autant l’édition que les auteurs qui s’y trouvent. J’ai assisté à des échanges qui m’ont écœurée et surtout fait prendre la poudre d’escampette!

 

Tous ces auteurs mécontents me font bien rire, s’imaginant toujours que l’herbe est plus verte ailleurs, oubliant que leur premier livre n’aurait certainement jamais vu le jour sans le regard bienveillant de cet éditeur. Ils reprochent fréquemment, dans les éditions à droits d’édition, de ne pas avoir reçu le Goncourt ou d’avoir peu vendu.

Mais quitte à être dure, ce n’est pas l’éditeur qui fait le best-seller, mais le lecteur, et un livre qui n’aura eu qu’une trentaine de ventes, n’est peut-être au final qu’un mauvais livre !

Quelle prétention de penser que l’on peut faire éclater les compteurs à tous les coups !

Personnellement, j’ai la chance d’avoir un bon lectorat, ce qui ne m’a pas empêché de faire un bide avec mon petit roman jeunesse, même si toutes mes classes l’ont adoré. J’en suis totalement responsable ne l’ayant pas assez travaillé, n’ayant pas fait moi-même les illustrations et surtout ayant été très paresseuse zappant la pub.

Reconnaître avec modestie que nous, amoureux de la plume, nous ne sommes qu’une petite goutte d’eau dans l’océan de l’édition, me semble raisonnable et surtout se souvenir  qu’un best-seller reste par définition un cas unique, une ou deux fois par an  …

 

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( 12 décembre, 2018 )

La folie Facebook

Ces derniers jours, j’assiste, durant le petit quart d’heure journalier que je passe sur Facebook pour animer mes pages, à une folie, bien représentative de notre société.

Ce seront ces moutons qui vont partager stupidement des Hoax ou de vieilles publications ( même mes élèves de dix ans ont appris à se méfier d’Internet). Ce sont les combats de boxe entre les pro-Macron, ce grand homme qui a augmenté le Smic de100€ ( pour connaître des smicards, ces cent euros ne sont en fait que la revalorisation annuelle avec juste 26€ de plus), et les anti-Macron qui parlent de complots. On se croirait dans un mauvais polar ! Et voilà que c’est reparti avec l’attentat de Strasbourg, les « pour » les forces de l’ordre, les « contre », les pour le complot, et les gilets jaunes en prennent pour leur grade, les CRS aussi !

Et je ne parle même pas de certains nantis dont les posts apparaissent par magie en avant qui ont passé leur nuit à regardé la télévision ( normal, ils n’ont pas à bosser le matin !)

Comment une société peut-elle sortir la tête de l’eau avec autant de colère les uns envers les autres ? Ces réseaux sont en train de créer un monde de débiles qui ne savent plus penser par eux-mêmes, qui se gargarisent de faits divers graves, qui alimentent la haine sous des allures dites pacifistes ! On ne passe pas une nuit à cancaner sur les gilets jaunes, sur le président, sur les attentats etc sans aimer cette boue.

En tous les cas, ce sera sans moi !

Il faut cesser de faire peur aux gens ! La violence, on la vit régulièrement dans nos villes de banlieue, on a appris à l’apprivoiser, et cela ne va pas m’empêcher de sortir ce matin dans un centre commercial !

Stop à ces débats stériles ! Stop à cette volonté d’alimenter la peur et les conflits !

Seule la bienveillance est la porte de sortie … et cessez de lire n’importe quoi, de regarder ou d’analyser n’importe quelle vidéo ! Vous n’avez pas une vie à vivre ?

( 12 décembre, 2018 )

L’approche de l’hIver

Le froid qui s’installe, les jours qui raccourcissent, l’approche de l’hiver se fait sentir. Les sourires que l’on croisait le matin sont cachés derrière les écharpes, les rires des enfants dehors sont remplacés par le silence et dans les chaumières, on se colle contre notre moitié pour ne pas voir froid. L’hiver ! C’est une période que je n’affectionne guère restant calfeutrée dans mon terrier, ne sortant que pour travailler.

Seulement l’hiver, c’est aussi l’approche de Noël et la grande tablée familiale, les bons petits plats comme la raclette ou le pot au feu, la nouvelle année qui se dessine pleine de promesses. Et puis, l’hiver, ce sont ces moments savoureux où en boule sur le canapé, je vais dévorer de nombreux livres. C’est aussi la neige qui va certainement tomber, que j’aime regarder derrière mes vitres, que j’évite si je dois travailler.

L’hiver, un passage obligé que je prends comme tel, juste avec un sourire un peu givré (au sens propre ou au sens figuré ?) :)

 

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( 11 décembre, 2018 )

J’ai grave envie ce jour …

Dois-je vraiment le dire ou bien vais-je encore me faire lyncher ? J’ose … j’ai grave envie de finir cette année scolaire parce que je suis fatiguée de bosser dans des conditions difficiles, qui n’ont plus rien de l’enseignement auquel je croyais. Même si ces momes, je les aime bien. J’ai envie  simplement de vivre pour moi !

Et oui, il m’en a fallu faire du chemin pour avoir fait ce choix, difficile, de tout arrêter. Je suis passée par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, normal pour l’auteure de « polars couleurs » que je suis ! Mais je finirai cette année avec un gros ballon d’espoir, un peu comme en écriture lorsque l’on met le mot fin à un roman.

J’ai eu des doutes, failli faire trois pas en arrière, parce que le confort financier où je vis allait se retrouver sacrément malmené, j’ai écouté les avis des uns, des autres pour au final poser sur un papier MES envies à moi !

La première de ces envies était de vivre dans le calme. Seuls ceux qui ont passé une journée dans une classe du vingt-et-unième siècle peuvent comprendre. Pouvoir écouter le silence. Ne plus avoir le coeur qui fait des bonds de dix mètres à chaque cri poussé dans un couloir. Le calme est indispensable au bien-être de notre organisme.

Je ne supporte plus ce bruit autant dans les couloirs que celui des classes avoisinantes, ces cris par moment, les enseignants qui haussent le ton, les élèves qui insultent.

Il fut une époque où j’ai tout donné, mon temps, mon énergie, travaillant we et jours fériés pour la réussite des enfants. Et puis, on m’a coupé l’herbe sous le pied avec violence, et même si les conditions étaient redevenues bonnes, l’herbe n’a jamais retrouvé sa couleur si verte.

Il y a un temps pour tout … alors aujourd’hui, ma liste d’envies s’est remplie, remplie comme si la feuille n’était pas assez grande !

En attendant ce décompte qui semble s’égrainer au ralenti, j’ai grave envie de vivre tout simplement, de profiter de cette vie, de retrouver même peut-être l’ennui, chose à laquelle je n’ai plus goûté depuis l’âge de dix ans.

J’ai grave envie d’exister encore un petit bout de temps !

 

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