( 27 mai, 2017 )

La pornographie et l’érotisme .

La pornographie, voilà un sujet que je n’ai jamais abordé, non parce que je suis coincée ou que j’ai des préjugés, juste que ce n’est pas trop ma tasse de thé, donc je n’ai jamais eu l’idée d’en faire un article. On m’a demandé mon avis, je vais vous le donner avec honnêteté.

En tant que femme, la pornographie s’apparente plus à un stimulant peu original qui me dépasse un peu. Un film que l’on regarde une fois par hasard, pourquoi pas, cela peut peut-être apporter un peu de pigments, même si je pense que pour beaucoup de couples, cela rime avec gêne. L’addiction me dépasse, j’ai du mal à comprendre ces hommes scotchés devant leur film X, occupés à mater des sexes en mode XXL.

Mais je respecte les gouts ainsi que chaque individu. Je pense juste qu’une vraie femme est tout de même mieux qu’un film, et surtout que l’affluence de pornographie donne une vision erronée de l’amour aux jeunes d’aujourd’hui, obligés souvent lors d’un passage sur le web, de voir apparaître des « images pouvant choquées ».

Une fellation en gros plan n’a rien de beau pour un enfant, alors que dans un jeu érotique, elle va prendre tout son sens. L’érotisme est plus un art de vivre, une suggestion du désir au travers des gestes, des attitudes. C’est trouver beau un corps même s’il a vécu nombreuses années, s’il a quelques kilos en trop, c’est prendre plaisir à découvrir l’autre avec sensualité, lui donner envie un peu comme si on peignait un tableau à l’aide d’un pinceau. L’érotisme, c’est offrir à l’amant un univers plein de magie au travers de massages sensuels, caresses, fantasmes, tous empreints de désir et d’amour.

La pornographie est du sexe à l’état pur, brut, dans l’érotisme, il y aura toujours une forme d’amour.

Regarder un film érotique me semble donc bien plus excitant qu’un porno ( mais cela n’engage que moi). Je pense entre autre à la fameuse scène de 9 semaines et demie où Mickey Rourke passe un glaçon sur le corps brûlant de Kim Bassinger. On assiste au désir monter à l’état pur , Autre film « la nuit nous appartient « , Eva Mendes entrain de se masturber tandis que Joaquin Phoenix se joint à elle, c’est sulfureux. Nul besoin de passer au sado masochisme comme dans « 50 nuances de Grey », la passion se conjugue avec l’érotisme. Combien d’hommes dans un couple institutionnalisé vivront de tels fantasmes érotiques ? Combien de femmes auront un époux qui prendra le temps de faire vibrer ainsi leur corps au bout de vingt ans de mariage ? Une amie me disait avec humour que c’est à cela que servent les amants. Une chose est sûre, une étude américaine montre que s’éclater au lit rallongerait notre vie. Alors ? Vous attendez quoi ?

 

( 26 mai, 2017 )

Pourquoi une rupture fait-elle si mal ?

 

Sujet récurrent que poètes et romanciers ont conjugué à tous les temps. Une séparation amoureuse ou amicale fait mal, qu’elles soient choisies ou non. Lorsque l’on est heureux, que l’on savoure une relation, on ne peut s’imaginer qu’il puisse y avoir une fin. Et puis un jour, cela nous arrive à nous, alors que l’on ne s’y attendait pas, alors que rien ne présageait cet ouragan. On va donc prendre cette rupture qui va s’apparenter à une trahison de plein fouet avec violence. Certaines personnes font une différence entre l’amitié et l’amour, mais il n’y en a pas. Si l’investissement est profond, nous touchons deux sentiments synonymes. Le plus difficile dans une rupture sera le manque d’explications,  la rupture violente sans retour, la porte qui claque, la nouvelle annoncée par un tiers, nouvelle à laquelle on ne croit pas, à laquelle on ne veut pas croire.

Celui qui est quitté se sent d’un seul coup dévalorisé, diminué, rabaissé. L’abandon va être un vrai traumatisme donnant naissance au manque. Si l’attachement était sincère, le manque prendra la première place, un manque presque addictif.

Lâches ceux qui rompent ainsi, sans un mot, sans une explication. Se rendent-ils compte que l’autre n’a pu ainsi exprimer sa souffrance ? Qu’il va la garder causant des dégâts pouvant mettre des années à cicatriser ?

Toute histoire a un début et une fin, mais poser des mots sur cette fin est primordial.

Deux personnes ne sont pas obligées de ressentir la même chose, les mêmes émotions surtout au même moment. Ne dit-on pas qu’il y en a toujours une qui aime plus que l’autre ? Un jour pourtant, l’une d’elle peut ne plus trouver sa place, ne se sentant plus bien dans la relation. Il est préférable d’y mettre fin avec douceur, mais non en fuyant, ce qui revient à faire porter la culpabilité complète sur l’autre qui va se demander ce qu’il a fait, ce qu’il a pu dire, ce qu’il est.

En amour comme en amitié, nous avons une responsabilité lourde. Je ne parle pas des petits coups de coeur qui dure quelques semaines. Je parle des relations qui perdurent au-delà d’une séparation, celle à laquelle on pense des mois voire des années plus tard, ces personnes qui nous hantent bien malgré nous, que l’on n’oublie pas, et pourtant on fait tout pour que ce soit le cas. Seulement voilà, rompre, c’est comme se sentir amputé d’une partie de soi. L’amour ou l’amitié, c’est ce qui nous permet de faire quelque chose de nos manques, manque que l’on retrouve en général chez l’autre. On se rencontre pas au hasard. La rencontre n’a pu avoir lieu qu’à cause du choc de ces deux solitudes inavouées. Une séparation va nous renvoyer avec encore plus de violence dans ce manque ce l’autre.

Peut-être est-il nécessaire de se protéger en donnant simplement la possibilité à l’autre d’être le centre de sa propre vie, et non le centre de l’autre. Trouver des personnes là pour élargir notre horizon, et non le réduire, prendre conscience surtout que c’est notre vie que nous menons et à travers elle, notre solitude. L’autre peut nous aider à l’accompagner, mais non la combler.

À chacun d’apprivoiser la rupture, d’en faire une force, une autre réalité, et qui sait,

certains liens qui se sont coupés pour de mauvaises raisons, pourront se renouer, ou pas, l’important est d’avoir su surmonter cette douleur, d’avoir accepté que l’autre puisse avoir eu ce choix, celui de nous quitter, de partir, de ne pas vouloir continuer, tout en nous offrant la possibilité de ne ressentir aucune culpabilité

( 26 mai, 2017 )

Un livre peut-il être définitivement mort ?

Le monde de l’édition est en crise. Je suis peinée lorsque je vois le nombre de petites ME qui ferment leurs portes ou lancent des souscriptions ulule pour sauver leurs boites. C’est triste pour ces éditions, mais elles connaissaient les risques en se lançant de tels défis à une époque où seules les grosses enseignes font du bénéfice.Faut-il pour autant renoncer ? Si c’est pour un rêve, non, il faut toujours au moins essayer.

Seulement, je pense à ces romans, ces ouvrages qui vont prendre la poussière, qui d’un coup se retrouveront sans lecteur, ceux dont la publication va s’arrêter nette, pilonner pour diverses raisons. Un livre qui n’aura vécu que le temps d’une saison, d’un été parfois, et qui disparaîtra dans l’oubli à jamais.

Je ne suis qu’une gribouilleuse de l’âme, je pose les mots sans rien attendre en retour.

Je n’ai pas commencé à écrire pour des potentiels lecteurs juste pour laisser très égoïstement une trace de mes pensées, ne pouvant souvent le faire autrement. Dans une conversation, je parle, mais je n’exprime jamais mes pensées me contentant d’écouter. Mes mots me permettent d’une certaine façon de poursuivre un dialogue souvent de sourds. N’avez-vous pas remarqué comme les gens aiment s’écouter argumenter ? Sans jamais surtout accepter la réponse de l’autre !

J’ai eu la chance dès le départ d’être lue, peut-être simplement parce que mes mots parlaient vraiment, s’en sont suivis les réseaux sociaux, mes textes favorisant une interaction souvent très riche. Certains de mes livres sont déjà des reliques au bout de moins de trois ans et ne sont plus que peu vendus, en particulier mes romans, contrairement à mes polars qui continuent à être découverts très régulièrement. Dernièrement, j’ai appris que j’avais eu plus de 186 emprunts de Rouge encore cette année dans une médiathèque. Cela signifie que ce polar est découvert en continue. Quant à mes Carlas, qui tombent dans l’oubli, c’est le lot de ce monde où tout est éphémère. Dois-je en conclure que ces romans sont morts ? Pas nécessairement, après tout, ils sont tous rangés en rangs d’oignon dans ma bibliothèque, et parfois, un invité, un curieux, de passage dans ma vie, va y jeter un regard discret, me l’emprunter et le faire ressusciter le temps d’une lecture.

Peut-être un jour, dans une cinquantaine d’années, mes descendants trouveront  ces livres, les liront. Riront-ils ou pleureront-ils sur cette société désabusée qui n’a même plus envie de sa battre pour ses idées ? Il est possible qu’ils y puisent simplement des leçons afin de reconstruire une nouvelle réalité, meilleure, c’est ce que je peux vraiment leur souhaiter.

( 25 mai, 2017 )

Ces portes que l’on claque.

On a tous dans une vie fermer une porte un peu trop vite sous l’emprise de la colère, de l’orgueil, de la jalousie, de la frustration. Cette porte que l’on a claquée a laissé des traces. Des mots peuvent avoir fusé, des regards meurtriers peuvent avoir remplacé les sourires, la haine peut s’être installée effaçant tous les bons souvenirs.

Parfois, pourtant, des années plus tard, nous nous souvenons des jours paisibles, ceux où la porte était grande ouverte. Nous repensons à ces instants parfois courts où nous avons été simplement heureux, maudissant à bien y penser, ce choix stupide, souvent sur un coup de tête, et pourtant sans appel.

Sommes-nous moins impulsifs avec l’âge ? J’en doute un peu, constatant que de nombreuses personnes ne réagissent qu’émotionnellement sans réfléchir aux conséquences de leurs actes, poussant parfois le bouchon si loin, que la porte ne peut que se claquer. Et pourtant, si nous prenons le temps de réfléchir, de nous poser, qu’avons-nous gagné à mettre ainsi notre orgueil en avant ? à refuser de pardonner ou pire d’écouter vraiment ? N’accumulons-nous pas ainsi années après années des traces de regrets qui auraient simplement pu être évités ?

( 24 mai, 2017 )

Vivre positivement, un mythe ?

 

Quand on est d’un naturel positif, malgré une maladie thyroïdienne qui peut donner des fluctuations d’humeur, que l’on a échappé depuis toujours à la dépression, au découragement durable, on ne peut pourtant s’empêcher de trouver ce monde bien sombre. Dans la rue, nous croisons des corps connectés à des téléphones à tel point que l’on a l’impression que les gens parlent tout seuls, des visages que l’on croise chaque jour aux mêmes heures, mais qui tournent le regard à notre hauteur. Et je ne parle pas du bonjour qui se fait souvent attendre, du pardon, de toutes ces incivilités qui font notre quotidien.

J’ai lu dernièrement que le positivisme était comme un muscle, plus on le fait travailler, et plus il va s’imposer avec force. Nous devons vivre positivement, nous offrir le luxe de repousser les idées négatives que souvent inconsciemment, et sans raison, nous nous créons.

Certaines personnes dépressives n’arrivent pas à sortir la tête de l’eau, elles tournent en boucle leurs problèmes, ruminant leurs échecs. C’est un peu comme si à chaque fois, elles se lançaient à toute allure dans un mur en béton. Les dégâts sont ensuite long à réparer. Je ne dis pas que c’est facile de s’en sortir. C’est toujours plus simple lorsque l’on n’est pas sujet à des crises d’angoisse ou existentielles. Mais apprendre à dire pardon à l’autre, le simple « je suis désolé » semble primordial. Se pardonner peut aider beaucoup de personnes à s’en sortir, car rien n’arrive par hasard.

J’ai vécu dans une famille adepte de la pensée positive que j’ai toujours mis en pratique. Je ne fus déstabilisée qu’une fois, et je m’en mords encore les doigts ayant ainsi perdu une partie de ma thyroide. Penser positivement, c’est rejeter tout ce qui peut nuire à notre équilibre, que ce soit des personnes, des idées, des actes. Penser positivement, c’est accepter de faire ses propres choix, et de prendre conscience de l’enjeu. La responsabilité est nôtre. Être positif, c’est se sentir bien dans sa peau, c’est renvoyer à l’autre une impression de paix et de sérénité, de force aussi. C’est un sentiment contagieux, un virus qui se diffuse pour le bien de tous. Les personnes qui vivent la pensée positive attirent plus les autres, mais peuvent aussi (le revers de la médaille) se trouver en proie aux jaloux. Ce n’est pas une raison pour y renoncer. Tourneriez-vous le dos au soleil ? Profitez au contraire de ses bienfaits, le bien-être n’est pas un luxe !

( 23 mai, 2017 )

La jalousie de certains auteurs

Mon amour pour les livres me porte à aimer tous les auteurs par définition. Je sais la difficulté de concevoir un manuscrit, de le porter au bout. Ensuite, il y a des livres qui vont plaire ou pas, toucher notre corde sensible ou pas, mais en tant que lecteur, qu’auteur, nous avons un devoir de solidarité. Je reste parfois sans voix lorsque je constate des commentaires malveillants sur Amazon, mis par des lecteurs qui jugent selon leurs goûts faisant fie de la qualité littéraire ou de l’intrigue. Je ne parle même pas de ces « grammairiens » qui vont juger un livre mauvais pour avoir relevé quelques fautes d’orthographe. Mais les pires restent les auteurs frustrés de ne pas assez vendre, prêts à poignarder « un collègue » dans le dos pour mieux se mettre en valeur.

C’est certain que cela peut sembler difficile à un salon, sur des groupds de voir un auteur vendre, alors que l’on fait choux blancs, alors que l’on a tant donné énergie pour un livre, alors que pour certains seul ce livre les maintient dans la lumière . Mais pourquoi ne pas se réjouir du bonheur des autres ?

Le succès se partage !

Je me refuse à rentrer dans un tel jeu pervers, c’est pour cette raison, entte autre, que j’ai également refusé une mise en avant de mon dernier roman. On m’a reproché de faire de l’ombre à un autre auteur, je lui ai donc laissé la place. J’espère qu’ainsi son carnet de commandes implosera. Ces critiques ont terni notre relation, mis fin à mon envie d’écrire pour le moment de nouveaux romans autres que policiers. Ne croyez pas que les jaloux ont gagné, puisque j’ai choisi la paix et la liberté.

Réjouissons-nous pour les autres de leurs succès comme si c’était le nôtre. Toute pensée positive nous apportera du bien.

( 22 mai, 2017 )

Pourquoi Hashimoto est-elle une maladie compliquée pour les médecins ?

Voilà une question que j’ai posée à un médecin dernièrement lors d’un premier contact, un excellent praticien qui connaissait ( c’est une première pour moi) Hashimoto comme sa poche. Il m’a expliqué avec calme que cette maladie auto-immune était un véritable casse-tête pour le corps médical, trop longtemps considérée comme insignifiante, elle était vu sa constante augmentation depuis trente ans, un constat national. Là où on ne voyait avant qu’un dysfonctionnement thyroidien que comme un petit problème jouant sur l’humeur de ces dames, on se heurte aujourdhui à des constatations, la thyroide est utile, on ne doit pas s’amuser à l’enlever comme l’appendice, elle protège contre des maladies neurologiques comme Alzeihmer, voire contre certains cancers.

En clair, sauf en cas de cancer thyroidien, mieux vaut garder son petit papillon.

Mais voilà, garder sa thyroide est une chose, la réguler en est une autre. Chaque malade est tellement différent, un composant de gènes qui lui appartient, qui n’est qu’à lui. Stabiliser, est le premier mot que va dire un praticien qui vous informe de cette maladie. Seulement voilà, on ne se stabilise pas facilement, on passe par un yoyo terrible autant pour le moral que pour la vie quotidienne. Un coup, on flirte avec l’hyper, une autre fois, on se retrouve en hypo. Le comble s’écrit dans la valse de symptômes, parfois similaires, identiques. On se met « à gonfler », c’est une hypo. Et bien non, dans certains cas, on sera confrontés à une hyper ! C’est ainsi que les médecins y perdent leur latin. On les voit bien ces yeux perplexes qui fixent une analyse, qui haussent les épaules, et qui ne savent pas. Alors ils augmentent ou diminuent le traitement, un peu au hasard. Et le dindon de la farce sera une fois de plus le malade qui partira alléger d’un chèque, et une ordonnance pleine d’espoir à la main.

Malheureusement, je ne sais pas s’il existe une issue possible, il faudrait juste que des chercheurs se penchent un peu sur notre maladie, que les laboratoires cessent de se focaliser sur leurs gros sous, et que l’on autorise les malades à expliquer leurs maux.

Il serait temps de prendre en compte l’individu en tant que personne et non en tant que simple malade avec une étiquette.

 

C’est pour cette raison que l’association Hashimoto désire mettre en place des groupes de paroles, des rencontres entre praticiens, malades. On a besoin d’entendre les soignants nous parler de leur perception de notre maladie. Les malades ont besoin de partager leurs expériences, mais aussi de vivre normalement.

Souvent sur les groupes ou forums, on assiste à des murs de lamentations, parce que ce besoin de parler est nécessaire, mais il faut garder en tête que notre force est en nous, que nous avons le pouvoir de nous relever, que l’on va tomber, certainement parce que c’est ainsi que fonctionne cette maladie, mais quel bonheur lorsque l’on se retrouve à nouveau debout ! Vivre le mieux possible au jour le jour, quel plus grand espoir ?

( 22 mai, 2017 )

Ces mentors qui ont guidé nos routes.

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Aragon avait sa muse Elsa à qui il a dédié ses plus beaux poèmes d’amour même si la fidélité ne fut pas son fort, Céline Dion avait son René, cet homme plus âgé qui lui a tout appris. Nous avons tous, ou presque tous, des personnes qui vont croiser notre route laissant une trace indélébile qui va nous porter, révéler notre potentiel sans parfois même le savoir. Un mentor est une personne qui ne nous a pas laissés insensibles, par des mots, des gestes, qui va bouleverser notre vie jusqu’à nous pousser à nous réaliser. Cette personne fera la différence avec les autres, non à cause du temps partagé, il pourra s’avérer très court, mais par la pierre qu’il a posée, qui restera bien longtemps ancrée dans le sol. Ce mentor aura juste le mérite « d’avoir été ». Il ne le sait pas nécessairement, mais nous le savons, nous, combien il a compté dans ce pouvoir de création que nous avons maintenant. Peu importe les orages qui ont pu découler de cette rencontre, des sentiments partagés ou non, la seule chose qui importe reste le résultat. Nous lui devons notre plume, notre inspiration.

Nous pouvons tous être un jour le mentor ou la muse de quelqu’un sans le savoir. Celui qui s’attribue ce rôle n’en a aucun droit. On ne manipule pas la création, on ne prend pas  le contrôle juste pour inciter une personne à tracer une vie qu’elle n’a pas choisie.

Comme de nombreux écrivains, j’ai eu plusieurs mentors dans ma vie. Le premier fut mon père qui m’a appris à aimer les livres, la musique, la peinture alors que j’étais toute petite. Il a façonné autour de moi un univers tout en couleur. La vie l’a malheureusement fauché à cinquante-sept ans me laissant démunie de mots. Des années plus tard, alors que je marchais en plein désert imaginatif, ma route a croisé un nouveau mentor qui sans le vouloir, sans le savoir, a guidé ma plume aussi bien dans les larmes que dans le bonheur. Les mots ne jaillissent que rarement dans une vie paisible. Nous, les écrivains, que l’on traite souvent de tourmentés, fous, nous n’écrivons que lorsque la vie nous provoque ou nous parle. Je serai toujours éternellement reconnaissante à cette personne pour qui j’ai posé des phrases sur le papier afin de garder ses silences entre mes lignes.  Il fut l’encre de chacun de mes romans, de chaque ligne que j’ai tracée, un peu comme un souffle que je pouvais presque toucher.

Mon plus grand regret fut qu’il n’a jamais lu aucunde mes livres, enfin je le pense.

Depuis plus d’un an, mes mots volent seuls, ils « sont ». Mais je ne fermerai pas ma porte à un nouveau mentor pour les années qui me restent, car tels des magiciens, ils ont cette faculté inconsciente de nous pousser à donner le meilleur de nous-mêmes, à nous inciter à nous réaliser et surtout à nous faire croire que rien n’est impossible.

( 21 mai, 2017 )

Comment se retrouver soi-même

 

Constatation logique, notre monde est agressif, violent, nul ne respecte plus rien.

Ces personnes sont en souffrance. Chacun a en mémoire une anecdote montrant une réaction excessive d’une autre personne, réplique face à un malaise, à une accusation. Souvent ce sont des personnes qui sont en conflit avec leurs émotions, ou avec ce qu’ils sont, coincées dans une armure trop lourde. Porter un masque n’est pas facile. Enlever ce masque ne peut se faire qu’en s’acceptant, qu’en se réconciliant avec soi. « Je suis qui je suis, j’accepte que l’on puisse ne pas m’apprécier, j’accepte mes limites, j’accepte donc la critique, et je ne rentre pas en conflit »

Apprendre à se retrouver est un premier pas vers la paix.

Facile ? Non, car il faut une première phase de recul, se poser les bonnes questions.

Des outils ? Il faut s’en construire. Écrire ses émotions dans un journal, puis les relire régulièrement, éviter de tourner en boucle, de mettre la faute sur l’autre (c’est tellement facile), aller doucement en profondeur, stopper si cela fait mal, mais y revenir plus tard.

S’entourer de personnes fiables. Fuir ceux qui ne sont là que pour le profit (et ils sont nombreux), les jaloux, les envieux. Ils sont nuisibles à notre énergie.

Se valoriser sans honte ! On nous a appris à ne jamais nous mettre en avant (tout du moins ma génération) à tel point que je suis toujours très mal à l’aise lorsque l’on me fait un compliment. Je ne sais pas comment le prendre, n’osant même y croire. Je travaille dessus depuis quelques mois, et accepte enfin que l’on puisse me valoriser sans qu’il y ait une pensée négative derrière. Mais ce n’est pas simple lorsque l’on a été conditionné depuis l’enfance.

Et puis surtout, pour se retrouver soi-même, il faut se retrouver seul, face à soi, nu, sans artifice, sans regard, face à son propre miroir, et accepter notre image physique et mentale. Une fois ce chemin accompli, l’autre ne sera plus ni un ennemi pouvant nous rabaisser ni un destructeur de rêves, il sera juste une personne dont le regard se heurtera à notre énergie, ne pouvant nous détruire. L’agressivité engendre la haine, offrons aux autres un simple sourire.

( 20 mai, 2017 )

Société libérée tu as dit

J’avais toujours imaginé ce XXI e siècle comme un monde de tolérance, d’acceptation des autres. On assiste à l’inverse, montée en flèche de l’homophobie, dédain face aux critères sexuels qui ne sont pas dans la norme, à l’âge des amoureux, on lit chaque jour de nouveaux griefs contre la première dame. Mais qui définie cette norme ? La société, notre société ! Elle ferait mieux de s’occuper de ces pédophiles, de ces violeurs, plutôt que de juger une histoire d’amour.

Hier, je recevais des insultes d’un inconnu sur une messagerie d’un réseau social parce que j’étais trop romantiquev (à mon âge a-t-il bien appuyé !) . Le romantisme est universel. Un autre m’a glissé un commentaire sur mon blog  » Comment madame osez-vous cautionner l’infidélité ? L’homosexualité ? » Je n’ai pas encore eu l’occasion de lui répondre donc je le fais par le biais de cet article. Oui, cher monsieur, je cautionne toutes formes d’amour. Pire, je les approuve et les encourage si cela met un peu de soleil dans ce monde de brutes.

Tomber en amour comme on dit au Québec est une merveilleuse bouffée oxygène. À chaque expérience, cette émotion reste toujours aussi perturbante, aussi déstabilisante. L’amour, tout comme l’attirance, sont des sentiments qui ne se commandent, que l’on ne choisit pas, qui s’imposent comme une évidence. On reconnaît l’autre au travers de ces silences que l’on partage, de ces mots que l’on redécouvre. Le besoin de l’autre s’installe, la passion s’écrit, l’envie arrive, puis l’addiction. Le passage à l’acte sexuel n’est qu’un plus … Ce petit « plus » qui peut mettre en danger, qui peut tout changer.

« Je t’appellerai tous les jours, rien que pour entendre ta voix. »  Qui n’a pas vécu ce besoin d’entendre l’autre, de lui parler, de lui écrire, pour simplement mieux rêver? Osons le dire, mieux fantasmer.

Lorsque le désir se dessine, plus rien n’existe. Le besoin de croiser l’autre devient le moteur de l’existence même si c’est pour un instant. Il n’y a plus ni d’hier ni de demain, il y a juste ce bonheur.  Le monde d’hier n’est plus celui d’aujourd’hui. Une femme a le droit d’avoir des désirs tout comme elle a le droit aussi de dire non. Aucun homme n’a un droit de pouvoir sexuel que ce soit par la force ou le biais du chantage affectif.

Pourquoi devrait-on clouer ces aventures sur un bûcher ? De quel droit juge-t-on le désir à l’état pur ? L’épanouissement sexuel n’a pas le privilège de se trouver dans une chambre matrimoniale et encore moins dans des critères définis à l’avance.

Longtemps l’infidélité n’était réservée qu’aux hommes. Il faut revenir à une époque ancienne pour comprendre.

Extrait journal le monde :

« Tu ne commettras point d’adultère » Le commandement biblique est valable pour tout le monde. En réalité, depuis l’Antiquité, et partout dans le monde, les femmes adultères ont toujours été beaucoup plus sévèrement punies que les hommes. « Tout simplement pour des raisons de filiation : les hommes ne voulaient pas avoir à élever des bâtards », rappelle la sociologue Janine Mossuz-Lavau (auteure de La Vie sexuelle en France (Seuil, “Points”)).

En conclusion, je dirais juste que je cautionne les infidélités romantiques, celles qui naissent de coups de coeur, d’évidence quelque soit l’âge, le sexe, la religion et la liste serait longue. Nous n’appartenons à personne, et notre seul but devrait être le bonheur des autres, mais le nôtre aussi.

« Il y a des sentiments qui déferlent, nous parviennent telle une vague, nous retournent, nous emportent et nous laissent comme vidée. » ( citation de L.Delaune)

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