( 3 novembre, 2017 )

Tout le monde fait des erreurs, tout le monde ne pardonne pas

 

L’erreur est humaine, inscrite dans notre patrimoine génétique. Cela implique que chaque personne que nous croisons peut se tromper, peut mal comprendre. Pourquoi alors certains ne pardonnent pas ? Je pense que l’homme a la fâcheuse tendance à être trop orgueilleux et trop rancunier. Bien sûr, il dira haut et fort que c’est faux, que c’est bien plus compliqué, mais au final, tout se joue juste sur une émotion non reconnue. Plutôt que de vivre paisiblement, ces personnes vont ressasser le passé, le tournant à leur avantage, et plutôt que de tendre la main, vont saliver leur venin, crachant parfois des absurdités pour se sentir bien, pour ne pas reconnaître qu’elles ont simplement été blessées. Ces personnes se pensent meilleures que les autres, c’est bien cela le drame, elles s’illusionnent sur ce qu’elles sont. N’ayant aucun défaut, pourquoi pardonner ces « autres » qui, eux, en sont bourrés ?

Il est évident que seul le temps peut apaiser les souffrances, et on ne pardonne pas en un jour. Mais continuer à vouloir se venger, comme on le voit dans de nombreux faits divers, relève d’une perte de temps, tout comme vouloir se réconcilier avec une personne qui refuse de pardonner. Il faut accepter cette limite, certains individus ne veulent pas, ne peuvent pardonner.

Quel dommage !

Pardonner, ce n’est pas oublier ce qui s’est passé, ce n’est pas tout effacer. Ce n’est pas non plus minimiser l’ERREUR. Elle fut, elle a existé, mais il arrive un temps où il faut l’enjamber. Pardonner ne veut pas dire non plus qu’il ne faut pas poser des mots sur la souffrance.

Dire pour trouver la paix. Dire pour être la paix.

 

Pardonner, c’est briser un cycle, des chaînes qui inconsciemment nous retiennent dans une souffrance, et au final, pouvoir se diriger vers quelque chose qui pourra être mieux. Alors autorisons-nous à pardonner pour retrouver simplement notre liberté d’exister.

( 3 novembre, 2017 )

Dédramatiser Hashimoto par sa reconnaissance, une nécessité

« Rien ne va, je ne suis jamais bien, tout le monde va mal avec cette maladie, j’ai peur, on parle de morts » me disait dernièrement une lectrice. Que cette personne se rassure, les gens qui sont sur les groupes FB sont souvent là quand ils vont mal puis on ne les revoit plus. Cela ne veut pas dire qu’ils sont totalement guéris, mais juste qu’ils vont un peu mieux. Et c’est tant mieux ! Dédramatiser pour agir, dédramatiser sans négativisme, dédramatiser ne veut pas dire « ne rien dire ».

Une maladie auto-immune comme Hashimoto est compliquée. Rappelons que cette maladie n’a aucun traitement, ce qui reste toujours incompris par beaucoup qui mélangent les traitements pour réguler une hypothyroïdie.

La maladie d’Hashimoto tout comme sa cousine Basedow sont des maladies causées par une réponse immunitaire que l’organisme dirige vers un organe plutôt que contre les microbes de l’organisme. Les anticorps vont donc s’attaquer dans ce cas précis à la glande thyroïdienne et créer une inflammation plus ou moins importante selon les personnes.

En théorie Hashimoto ne va s’attaquer qu’à un seul organe,  mais il pourra, dans certains cas, s’associer à d’autres maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde, diabète etc

La thyroide peroxydase  dite TPO est un enzyme qui permet à l’iode de s’assimiler à la thyroglobuline une protéine essentielle à la production des hormones thyroïdiennes.

La TPO est stimulée par la TSH et on se doute que si la thyroide se dérègle à cause d’une défaillance du système auto-immunitaire, tout est perturbé.

 

Comment va-t-on diagnostiquer une maladie d’Hashimoto ?

Cela ne se voit pas sur le visage ni sur la TSH comme beaucoup le pensent. Ce n’est pas parce que l’on a une TSH qui explose les plafonds que l’on est Hashimoto. Il faut donc expressément demander un test en laboratoire, prescrit par le médecin si on veut être remboursé. Hashimoto va mettre en présence dans le sang un nombre important d’anticorps antithyroïdiens ( les anti-TPO) Rt les anti-thyroglobulines.

Une fois le verdict tombé, pas de retour ( sauf exceptions, il y en a toujours) en arrière. Hashimoto et ses anticorps ne vont pas disparaître. Ils peuvent parfois diminuer, tout dépend de la destruction amorcée.

Certains malades sont effrayé en lisant le nombre d’anticorps sur leur prise de sang , qu’elles se rassurent ! J’en avais personnellement 6000 !!! Je n’en suis pas morte pour autant.

Diagnostiqué, on ne meurt que rarement de cette maladie. Ce qui ne veut pas dire que c’est un cadeau ! C’est une maladie sournoise qui peut-être par moment une vraie plaie.

Posséder des anticorps ne veut pas non plus systématiquement dire que l’on a une maladie thyroïdienne. Par chance, certains malades n’auront aucun signe secondaire, jamais, d’autres ne s’en débarrasseront que par vagues.

 

Le point noir ? La fatigue chronique contre laquelle on ne peut rien sauf d’habituer. On peut se bourrer de compléments en tous genres, si les anticorps ont décidé de se réveiller, rien n’y fera. Les troubles de la mémoire qui restent handicapants quand on travaille et beaucoup d’autres.

Épuisant ? Oui, pour de nombreux malades c’est une maladie que l’on porte tel un sac à dos sur les épaules et que parfois on oublie pour y revenir à d’autres moments.

De nombreux malades atteints de fibromyalgie découvrent de plus en plus souvent qu’ils sont aussi Hashimoto.

Maladie du siècle ? Certainement !

Nous sommes envahis par les perturbateurs endocriniens, par une vie où on court tout le temps, par l’agressivité ambiante. Notre corps n’a aucun moyen de dire stop sauf en réagissant.

 

Hashimoto n’est pas mortel mais il pose le patient dans une case à risque.

Hashimoto dérègle le métabolisme et spécialement les lipides. En hypothyroïdie, le cholestérol va grimper en particulier le LDL ainsi que les triglycérides.

Avant de prendre un médicament pour le cholestérol, plutôt penser à stabiliser cette thyroide. Hashimoto n’est pas mortel, mais le risque de crise cardiaque est important.

D’où la nécessité d’être bien diagnostiqué, à temps.

 

Je terminerai par une question récurrente sur le « pourquoi » de ces maladies auto-immunes. Il faut cesser de penser que ce sont des maladies héréditaires ! C’est déjà un facteur d’angoisse, donc si en plus on rajoute un facteur héréditaire, où va-t-on !

Il n’y a aucune preuve dans ce domaine, même les éminents chercheurs n’arrêtent pas de se contredire. Un terrain ? Peut-être, Tchernobyl n’a épargné personne même si « le nuage a contourné la France » !!!! Le facteur qui revient le plus reste le stress, les chocs, les deuils, les drames de la vie comme si le corps refusait ce qui lui arrive. Pour d’autres, il s’agirait « d’infections » mais là encore, rien n’a été prouvé, de lien avec l’intestin. Ensuite la cause hormonale, les grossesses, la ménopause, mais cela n’explique pas pour les autres.

Que de questions sans réponse ! Pourquoi si peu de chercheurs se penchent-ils sur ce problème ? Pourquoi au vu de l’augmentation constante du nombre de malades en particulier d’enfants ne se pose-t-on pas les vraies questions ? Dédramatiser une maladie par sa reconnaissance me semble importante. Est-ce que nous y arriverons un jour ?

 

 

 

 

( 2 novembre, 2017 )

Juste une seconde

Je suis très heureuse de vous présenter la couverture de
« Juste une seconde » …publié sur KDP dans 72 heures. J’avoue que j’ai bien pataugé et je crois avoir un peu raté le prix ! On verra bien !!!! C’est un essai. Pour la publication broché, c’est encore plus compliqué !!!! Donc pas pour demain !

 

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( 2 novembre, 2017 )

Ce train que l’on doit prendre

La lecture d’un livre m’a inspiré ce texte.

La vie est comme un train que nous prenons parfois au vol ou en réservant longtemps notre billet à l’avance. Il y a tant de destinations que souvent nous hésitons, trop longtemps, parfois le train est passé trop vite, nous n’avons pu l’attraper. L’amour est un des wagons dans lequel on saute souvent sans réfléchir poussé par une impulsion, une certitude que celui-là est pour nous et pas pour une autre personne. Alors, on fait tout pour que cette place assise soit la notre, quitte à être parfois insistant, bousculant ceux qui se trouvent sur notre chemin, usant de notre charme, afin de conserver cette impression de légèreté. On est enfin heureux. On se sent bien. Et puis, parfois lors d’un virage trop serré, on se retrouve éjecté de ce train. On rebondit, on se fait mal, on garde des blessures qui saignent. Un autre train arrive. On saute dedans, pour oublier, ou on hésite préférant rester sur le quai. Parfois cela marche, l’évidence se dessine de nouveau, parfois on descend tout simplement à la station suivante. Ce n’était pas le moment, pas encore.

On ne sait pas à l’avance ce que sera le prochain train ni où il nous mènera. On doit juste se dire qu’il sera celui de nos choix même si nous ne faisons pas toujours les bons. Chaque wagon représente une expérience à vivre, et lorsque l’on en descend, elle nous laisse vide, seul, mais toujours vivant. Il suffit de s’assoir sur un banc pour un temps et de regarder passer les trains, jusqu’au jour où au travers de la vitre d’un nouveau wagon, nous le verrons, cet espoir, qui va nous inciter à sauter dedans, en espérant que, cette fois, ce sera le bon.

Alex et Florent ont certainement pris le bon wagon, et véronique est bien partie pour le bon train.

 

N’hésitez pas à commander son roman superbe https://www.amazon.fr/jour-ta-vie-Véronique-Rivat-ebook/dp/B0761W137J

 

 

 

( 2 novembre, 2017 )

Le hasard n’existe pas

Comment savoir que l’autre est la bonne personne ? Cela fait un peu cliché non ? La rencontre, pas nécessairement le coup de coeur, juste une rencontre ordinaire.  Il y aura les jours, ceux où l’on va apprendre à se connaître, parfois à se reconnaître, des nuits à attendre, le temps qu’il faudra pour se comprendre ou pas. Il y aura aussi la peur, celle de se tromper, celle d’avoir ouvert la mauvaise porte. On ne le sait pas toujours immédiatement, il faut parfois des semaines ou des années.

Une fois encore, je vous dirais que l’on ne se rencontre pas par hasard, même vous qui me lisez, rembobinez le fil de votre histoire, du jour où vous êtes passés par mes mots, un hasard ? Jusqu’à quel point ? Vous aviez le choix de lire ou pas, même aujourd’hui, vous auriez pu zapper cet article, mais vous êtes là.

Alors il y a ces rencontres dont on ne sait rien à l’avance qui s’inscrivent comme une évidence, comme une réalité. Elles ont le mérite « d’être quelque chose », on ne sait pas trop quoi, et peu importe au fond, l’important est qu’elles soient.

Après il y a « la » personne, celle que l’on attend, celle dont on rêve, celle dont nous voulons qu’elle s’inscrive dans notre livre de vie. On la rêvait blonde, elle est rousse, on le rêvait grand, il est petit. On ne comprend pas toujours pourquoi c’est elle ou c’est lui. Peu importe, on sait au fond de nous que nous ne pouvons pas nous tromper. En amour, en amitié, cette sensation est la même.

Quel grain de sable vient-il un jour enrayer cette douce certitude ?

Ce n’est pas un grain de sable, c’est une plage. Tant de choses vont œuvrer pour nous pousser vers le doute. Le temps qui passe révélateur de défauts que l’on ne voulait pas voir. Les autres, ces « bons amis » qui eux savent tout, qui ont appris que, qui sont là pour nous faire chavirer, par pure amitié, pour ainsi mieux nous récupérer. L’illusion, terrible cette coquine, elle nous peint la vie en Technicolor, elle nous fait voir l’autre comme un chevalier sur son cheval blanc.

Tant de choses, et pourtant …

On continue à croire que l’on ne s’est pas croisés par hasard, que nous devions passer l’un par l’autre, et que malgré les pièges, malgré parfois la haine, nous fûmes pour un temps des âmes-soeurs, et quelle tragédie, qu final, de s’être ainsi éloignés, toi l’amour, toi l’amant, toi l’amie, peu importe. Il fut un temps où l’autre fut la bonne personne, et c’est au final ce qui est le plus important. Ce qui restera dans la mémoire du temps

( 2 novembre, 2017 )

Qu’est Qu’une personne forte ?

 

Ne vous inquiétez pas, je ne parle pas de kilos en trop, mais de cette force que chacun a en lui. On ne nait pas fort, on le devient, souvent à force de prendre des claques de vie. Récemment une personne m’expliquait qu’être fort, c’était ne plus avoir d’avoir d’émotions, et là je m’insurge. Être fort, c’est justement se servir de son potentiel émotionnel pour se maintenir debout. Une personne forte est une personne qui assume ses actes. Elle a fait un mauvais choix, elle l’a payé, certainement très cher, elle l’assume, en croisant les doigts pour ne pas refaire la même erreur. Une personne forte est une personne qui accepte que l’Erreur fasse partie de sa vie, qui fait de l’échec un sens, et qui ainsi va se féliciter de ses réussites, car nous réussissons tous quelque chose. Longtemps, j’ai pensé que pleurer était un signe de faiblesse, c’est pour cette raison que j’ai versé peu de larmes même lorsque je souffrais à en hurler. Et puis un jour, j’aime cette expression, car il y a toujours un jour où on comprend, j’ai pleuré, une déception, une main que je lâchais, une incompréhension, un coeur qui se brise, ce jour-là fut salvateur, j’ai compris que l’on pouvait pleurer et être très fort à la fois, simplement parce que la véritable force est de rester « soi », de ne pas sombrer dans la violence ou la haine, ne pas surfer sur la rancune. La vraie force est de regarder sa vie en face, droit dans les yeux sans jamais les baisser, au final reconnaître sa propre faiblesse reste certainement la plus grande force.

( 1 novembre, 2017 )

L’auto édition.

 

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Tout le monde veut un éditeur, mais tout le monde écrit,  certains vont même jusqu’à vendre leur âme au Diable pour un contrat. Je suis un électron libre, et je revendique mes choix éditoriaux. Je publie dans plusieurs supports, par choix. J’ai la plume facile, qui se lit bien, j’ai de la chance, j’en ai conscience. Plus de dix livres en moins de quatre ans dans diverses éditions. Je ne suis pas à la recherche d’un best-seller, je n’y crois pas. Tout est tellement préparé à l’avance. Il faut tirer les fils au bon moment.

Pour mon roman « Juste une seconde », je me lance dans l’auto édition, non sans peur, sur les conseils de nombreux amis tombés dans la marmite. KDP, c’est un peu un tir d’essai, afin que ce manuscrit, précédemment publié pour le salon de Paris par FFD qui n’a pu suivre ensuite, ne meure pas. Pour parfaire aux lois éditoriales, ce manuscrit fut complètement transformé, la couverture est nouvelle, la quatrième aussi, et bien sûr le titre. J’espère que vous lui ferez bon accueil. Je n’ai rien à perdre. Si c’est un échec, c’est que cette histoire devait simplement dormir, que ce n’était pas son heure.

Rien n’est jamais gagné à l’avance, car comprendre cette plateforme est bien compliquée pour moi qui suis toujours aussi quiche en informatique, un travail de Titan, mais j’aime bien me dire que c’est un nouveau défi. Et les défis, c’est ce qui me fait me sentir vivante.

 

Contrairement à beaucoup d’auteurs qui comptent leurs ventes voire leurs recettes, je ne m’y intéresse pas. Ce que j’aime, ce sont les retours, le ressenti des lecteurs, est-ce que mon message est passé ? Est-il trop utopique ? Ou trop niais ? Ont-ils vibré ?

Le pouvoir de l’écrit reste une véritable arme que j’ai décidé de manier positivement.

Aller jusqu’au bout des mots, des émotions, ne pas juste faire des phrases dans le vide, donner la chance à une histoire d’exister pour faire du bien. Je fuis le négatif, les personnes nocives, pour simplement me remplir de belles choses. Rendons à César ce qui lui appartient. Ce manuscrit a reçu plusieurs propositions d’éditeurs connus, mais il devait prendre son nouvel envol sans chaîne à ses pieds. C’est tellement compliqué ensuite de les rompre en cas de problème.

 

« Juste une seconde » sera peut-être un échec, peu importe, je n’ai plus ce désir de prouver qui je suis. Il fut un temps où j’avais été tellement rabaissée que je devais me prouver à moi-même qui j’étais. Aujourd’hui, je le sais, et j’en remercie encore tous ceux qui ont cru en moi, et m’ont aidée à traverser ce désert.

 

En route vers un nouveau type de publication dans quelques jours si tout va bien  … Entre nous, est-ce vraiment l’éditeur qui fait le livre ou la plume de l’auteur ?

( 1 novembre, 2017 )

Toutes les maladies thyroïdiennes ne sont pas identiques.

Halte au négatif !

Les médias, les groupes, beaucoup de choses sont rapportées, avec une part de vérité, mais pas toujours. Le désarroi augmente chez les malades qui ne comprennent plus rien, d’autres qui se posent en leader et tranchent. Aider, c’est le faire positivement et non en déversant la peur.

Nous ne le répéterons jamais assez, aucun malade n’est identique, aucune expérience ne peut servir à une autre personne surtout dans un dérèglement aussi complexe que celui de cette petite glande. Il n’y a donc aucune théorie, aucune certitude, et c’est bien pour cela que de nombreux médecins y perdent leur latin.

Prenons une simple hypothyroïdie faisant suite à une grossesse. Certains médecins choisissent de donner immédiatement du Levothyrox d’autres non,  tout dépend du confort du malade. 80% des hypos de grossesse rentrent dans l’ordre sans prendre de traitement, et l’arrêt de leur médicament ne sera pas mortel pour elles.

Pour Hashimoto, c’est bien plus compliqué. Beaucoup croient encore que cette maladie est soignée par le Levothyrox, mais pas du tout. C’est une maladie auto-immune qui va détruire la thyroïde, parce que les anticorps se dirigent vers elle.

Nous trouverons donc des Hashimoto avec une TSH dans la norme, sans aucun effet négatif, et qui sont sans traitement. Ces personnes sont nombreuses. Un jour, il est fort possible qu’elles aient besoin d’un traitement, mais ce n’est pas une obligation. Ce qui importe c’est comment elles se sentent !

La majorité seront des malades avec destruction massive de la glande, donc des effets secondaires pouvant être très pénibles, et donc seul un traitement pourra palier à ce manque hormonal. Là encore, le dosage sera différent pour chaque personne ! Ce qui vaut pour l’une, ne vaut pas pour l’autre. Et surtout le traitement dans ce cas sera à vie.

Quant aux dernières qui ont été opérée suite à un cancer ou des nodules et qui se retrouvent en hypothyroïdie, c’est encore un autre type de traitement, avec des normes différentes.

Vous saisissez mieux l’importance d’une reconnaissance de ces maladies ? Certains me disent régulièrement qu’Hashimoto a un nom donc elle est reconnue. Ce serait tellement simple de donner un nom et d’avoir ensuite le respect ! Une maladie reconnue est une maladie sur laquelle les chercheurs travaillent, sur laquelle les médecins s’interrogent, pour laquelle des choix différents sont proposés autant au niveau des traitements que du contingent travail.

Cessons de mettre tout le monde dans le même panier. Ce n’est pas une angine pour laquelle un protocole médical simple est mis en place, c’est un dérèglement d’une hormone indispensable à l’organisme. Les uns prendront du poids et d’autres en perdront avec le même dérèglement, les uns seront dépressifs, pas les autres, la liste est longue, si longue que seule l’écoute véritable peut aider à enrayer les dégâts.

C’est une maladie qui régit le système émotionnel, donc cessons de lancer des pics alarmants comme j’en ai lus « Tu vas mourir ! » «  tu es folle, faut te faire soigner » …

On mourra tous un jour, et non être atteint d’une maladie thyroïdienne n’est pas synonyme de folie.

Nous sommes juste TOUS des malades qui voudrions vivre le mieux possible !

 

( 1 novembre, 2017 )

La Toussaint

Chaque année je me dis que je vais publier un article sur la Toussaint, et puis je passe à autre chose. Les fêtes officielles, ce n’est pas ma tasse de thé, en dehors du jour férié toujours bon à prendre, je n’aime pas ce qui se noie dans le pur conformisme.

Déjà Halloween que l’on a directement relié à la Toussaint m’exaspère, on n’a fait que piquer cette fête à d’autres pays pour en faire une institution commerciale. D’accord, je n’ai plus d’enfants en âge d’aller quémander des bonbons, mais les citrouilles et les sorcières, ce n’est pas pour moi. Quant au jour des morts, c’est encore pire. Comme s’il fallait un jour spécifique pour penser à nos disparus. Lorsque j’étais petite, je devais avoir cinq ans, j’accompagnais ma mère sur la tombe de mon grand-père, un monsieur mort en héros pendant la seconde guerre. Ma maman passait l’après-midi à nettoyer la tombe, à agencer des fleurs, pendant que je m’ennuyais à mourir. Déjà à l’époque, je me demandais l’intérêt d’aller fleurir ainsi, une fois par an, un squelette dans une tombe.

Alors non, je n’irai pas au cimetière aujourd’hui, ni demain. D’abord, mes disparus sont tous incinérés, et puis ils vivent toujours dans mon coeur, ils portent ma plume, ils sont dans chacun de mes rires. Je n’ai pas besoin de leur réserver un jour particulier. Ils n’auraient pas voulu que je le fasse, tout comme je n’aimerais pas que l’on me le fasse.

La mort s’inscrit dans le cycle de la vie, simplement, comme une évidence, nul ne peut y échapper. Pourquoi inciter les hommes à être tristes un jour précis ? Apprivoiser la mort, c’est s’autoriser à continuer de vivre « après ». Et je ne parle même pas de ces fameuses « chrysanthèmes », ces pauvres fleurs que l’on a décidé qu’elles seraient « la fleur des tombes », et qui jamais ne pourront trôner sur une table de la cuisine.

Offrons des fleurs aux vivants !

Ceci étant, je reste respectueuse de chacun, et mes pensées accompagneront tous ceux plongés dans la douleur à cause des souvenirs que feront remontés cette fête

( 31 octobre, 2017 )

Ces portes qui se ferment.

La porte, cette porte que l’on ouvre, que l’on claque, que l’on laisse entrebâillée, cette porte pleine d’espoir ou de désillusion, cette porte reste liée au seuil que l’on peut franchir ou non.

Une porte par définition a une serrure, une serrure a une clé. Doit-on ouvrir toutes les portes, et surtout avons-nous toutes les clés ? La peur est une clé qui ferme beaucoup de portes, l’amour en est une qui à l’inverse en ouvre d’autres. Chaque porte que nous ouvrons s’inscrit comme un nouveau chapitre de vie à écrire. Nous y mettons des virgules, des pauses, des temps différents, et surtout nous nous autorisons à ouvrir de nouvelles portes. Pourtant parfois, nous restons coincés devant l’une d’elles, comme si la clé dans la serrure s’était figée, comme si nous n’avions pas envie de pousser, de traverser de l’autre côté.

Et puis il y a ceux qui passent trop vite, fermant la porte avec violence. Ceux-là s’interdisent de poser le passé, d’en tirer les enseignements, de prendre le bon, de laisser le mauvais, ils tranchent juste, avec violence, sans retour possible. Ils se retrouvent alors inconsciemment dans un cycle où ils reproduiront un jour la même erreur.

Quoiqu’il arrive, ces portes symbolisent nos choix. Nous pouvons passer notre vie à fuir les autres, à claquer des portes, ou bien simplement à en fermer doucement, à rester bloqués devant d’autres qui restent résolument closes en espérant que par magie, elles s’ouvrent.

Je pense que nous devons tous à un moment fermer une porte, pour faire une pause, pour nous retrouver, pour nous autoriser à vivre autre chose, mais peut-être est-ce judicieux de ne pas tourner la clé à double tour, car derrière toutes les portes fermées se cachent des trésors que nous pouvons redécouvrir autrement, différemment, à un autre moment.

N’hésite pas à pousser ma porte, même si les aiguilles ont tourné, je serai là …

 

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