( 24 octobre, 2017 )

Pourquoi est-ce que parfois on aime tellement ?

 

Bonne question ! Que serions-nous prêts à faire pour un « je t’aime », celui tant attendu, celui dont on rêve ? Pourquoi ce petit mot d’amour inspire-t-il tant les poètes ? Pourquoi tant de femmes aiment lire des livres d’amour ?

Sans trop me prononcer, je dirais que « je t’aime » est un mot qui fait du bien parce qu’il nous rend unique, c’est un mot gonflé d’énergie positive, un mot qui met un rayon de soleil dans une vie.

Certains le disent trop facilement pour tout le monde sans vraiment le ressentir. D’autres à l’inverse, par peur, par pudeur, ne dévoileront que rarement leur amour. Je fais partie de ceux-là, et rares sont les hommes à qui j’ai dit « je t’aime ». J’aime les gens en général, mais le « je t’aime » a une profondeur plus vraie pour moi. Dans ce mot, il y a «  je t’aime, donc je veux ton bonheur, et je suis prête à tout pour que tu sois heureux. Je n’attends rien de toi. » J’ajouterai tout de même dans ce petit mot innocent, il y a tout de même l’éternelle question, je t’aime, mais est-ce que tu m’aimes un tout petit peu ? Est-ce que tu tiens à moi ? Est-ce que je suis importante ?

Car dire je t’aime à l’autre, c’est le placer en position de personne unique, irremplaçable, l’âme sœur, celui en qui on croit. Et le sens unique, soyons honnête, n’est guère épanouissant à la longue, et surtout bien frustrant.

Pourquoi on aime tellement ? Je n’en sais rien au fond. Peut-être parce que nous sommes génétiquement programmés pour aimer, pour être aimés, peut-être parce qu’aimer est une façon de rester vivant, peut-être parce que certaines personnes s’inscrivent dans notre vie pour nous permettre de réaliser quelque chose. Peut-être simplement parce que l’autre est différent, et que cette différence représente cette partie de nous qui nous manque, ce croissant de bonheur. Au final se pose une fois encore cette merveilleuse question, qu’est-ce que l’amour si ce n’est cette émotion qui nous prend notre vie, qui nous empêche par moment de respirer, qui nous change en profondeur. Alors, nous avons tous besoin, consciemment ou non, de mots d’amour, de caresses, d’attentions, nous avons tous envie de partager cette énergie positive qui nous enveloppe, nous avons tous envie de donner à l’infini, et bien plus encore, simplement parce qu’il y a cette minute où on comprend que l’on est tombé amoureux, ce regard qui va nous hanter, ce désir qui va nous envelopper, ce besoin d’entendre l’autre, de lui parler, de savoir s’il va bien. Cette minute inexpliquée qui va tout changer. Cette minute que l’on aura beau nier ensuite, qui aura eu le mérite d’exister.

Cette minute qui va nous faire souffrir des années si l’amour s’est étiolé ou s’il n’est plus partagé.

« Ils m’ont demandé ce que je te trouve. Je n’ai rien dit, j’ai juste souri, car je n’ai pas envie qu’ils t’aiment aussi. »

« Je t’aime tellement et n’arrive pas à t’oublier, toi qui par ton amour me faisait tout oublier. »

( 23 octobre, 2017 )

Pourquoi vouloir une reconnaissance d’Hashimoto ou des maladies invisibles ?

« Cela ne sert à rien! », « Reconnaître une maladie invisible est stupide. » Ce type de remarques, je les vois souvent sur les commentaires de mon blog. Pourquoi parce que c’est invisible, nous n’aurions pas le droit de demander à avoir une vraie reconnaissance ? Cela voudrait dire que parce que cela se voit, cela présente plus de gravité ou d’importance ? Parce que c’est invisible, cela s’avère interdit d’en parler ?

Je me bats depuis plus de trois ans pour la reconnaissance d’Hashimoto, pour que l’on entende ceux qui souffrent. Ce n’est pas pour cela que je minimise des maladies bien plus graves. Nombreux sont ceux qui me parlent du cancer. Ayant perdu un enfant d’un cancer, j’ai envie de vous dire « je sais ! » . Le cancer est un des fléaux de notre siècle. Il tue, encore, des enfants, des plus âgés. Une maladie auto-immune est effectivement moins violente dans le critère espérance de vie, mais ce n’est pas pour cela qu’on doit à l’inverse les juger « bénignes ». Certaines maladies invisibles ont pourri la vie des malades, détruisant leurs relations avec les autres ( les sautes d’humeur de certains malades de la thyroïde en sont la preuve), d’autres ont faussé l’avenir ( examens universitaires ratés pour fatigue intense, permis de conduire refusé, entretiens ajournés).

Demander la reconnaissance d’une maladie invisible n’est pas une aumône. C’est une nécessité pour certains malades. Cette reconnaissance doit passer par l’écoute du corps avant les normes de laboratoire. Avoir face à soi un patient atteint d’une maladie thyroïdienne, l’écouter, prendre en compte ses symptômes comme une vraie souffrance, est une des premières priorités. Une malade nous écrivait dernièrement que son médecin ne comprenait même pas comment fonctionnait cette maladie. Je ne lui jette pas la pierre. Il a l’honnêteté de le dire. Mais d’autres préfèrent ne rien dire, se boucher les oreilles, voire pire juger ! Qui est en droit de juger les autres ? Je vois régulièrement des médecins jugeant les malades, les trouvant trop hypocondriaques, mais ce qui est encore pire ce sont les malades qui assassinent les autres malades.

Ne serait-il pas temps de cesser ces petites mesquineries, de marcher tous dans la même direction, celle du bien-être de chacun ?

Je ne me bats pas pour moi. J’ai eu la chance d’être bien diagnostiquée, je suis extrêmement bien suivie, avec des médecins qui m’entendent, d’autres n’ont pas ma chance. C’est pour eux que cette reconnaissance est importante !

 

 

J’en profite pour rappeler que le recueil Hashimoto, mon amour est toujours en vente sur le site Fnac ( attention à ne pas le commander ailleurs ! ) et bien regarder, car certains vendeurs font exploser les prix pour nuire à ce combat.

« H  et la plume de l’espoir » sera en vente dans deux mois sur le site Edilivre, petite nouvelle pour enfants, car les enfants, eux, font parfois passer les messages de façon plus intelligente que les adultes.

Merci à tous !

 

https://livre.fnac.com/a9389468/Sylvie-Grignon-Hashimoto-mon-amour#st=Hashimoto%20mo%2C&ct=&t=p

( 23 octobre, 2017 )

La peur de vivre sans portable

 

Je lisais dernièrement un article qui expliquait que de plus en plus de personnes ont une angoisse terrible quasi constante, celle de perdre leur téléphone, et de ne plus pouvoir vivre sans. Ouille ! Le pire est que pour cet éventail d’individus interrogés, ce dernier passe avant la conjointe ( ou le conjoint), et pour les hommes avant les enfants. ( re-ouille !)

C’est grave docteur ? Alors moi, je n’ai pas fait médecine, mais je dis oui ! Bon sang, ce n’est qu’un outil matériel, rien de plus ! Dire que l’on doit faire « le deuil » d’un portable lors de sa perte me rend dingue, moi qui ai perdu un enfant fait, lui, de chair et de sang ! Le monde n’est-il pas entrain de perdre ses vraies valeurs ? Comme si ce téléphone était devenu vivant, un morceau du corps, une extension, et pourtant un objet sans âme.

Quand j’entends des copines me dire qu’elles s’envoient en l’air avec leur portable à leur côté, « textosant » pendant que monsieur les enfile par derrière (si, si, j’en connais !) , je me dis que vraiment, je ne suis plus de ce siècle, et que franchement, je n’ai pas envie de faire d’effort pour devenir comme eux.

Il y a quinze ans, il n’y avait pas de smartphone, juste des téléphones plutôt lourds, utilitaires. Seulement quinze ans ! Et alors ? On écrivait nos rendez-vous sur des carnets, on notait les adresses dans des répertoires, on faisait développer nos photos sur papier. Quand je vois avec quelle fébrilité certains collègues se précipitent sur leur téléphone, durant les récréations comme si ne pas le consulter, ne pas  lire leurs mails, était insoutenable, je fais figure de dinosaures, refusant de me plier à cette addiction. Durant mon travail, mon portable est en mode silencieux, et ce n’est qu’en sortant le midi ou le soir que je le consulte. Soyons un peu sensés, même si un drame arrive, la vie ne va pas se stopper à la seconde près. À mon âge, j’en ai vécu des drames, des décès, et une heure n’a rien changé.

Et je ne parle même pas du stress ressenti pour beaucoup en attendant LE fameux message ou appel qui ne veut pas venir, et qui ne viendra probablement jamais, l’incertitude de ne pas savoir si notre numéro est le bon, si nous avons été bloqués « par l’autre ». Je suis tombée dans ce piège. Je connais. C’est frustrant, angoissant, et tellement bête de perdre ce temps.

Alors non, je ne rentrerai pas dans la catégorie des « nomophobes ». J’apprécie le modernisme, Internet, les réseaux sociaux, mais à petites doses, juste pour garder un lien, une ouverture, des contacts possibles, mais même si ma plume court sur une tablette, si rupture de courant il y avait, je retournerai sans souci à mon bon vieux papier et à mon stylo, et puis j’enverrais de nouveau des lettres colorées avec de jolis timbres, qui font parfois plus de bien qu’un simple sms écrit entre deux autres.

( 22 octobre, 2017 )

Ces rêves qui se brisent

Vous êtes si nombreux à me dire que vos rêves se sont brisés que j’en ai une boule à la gorge. Ce n’est pas possible, cela ne devrait pas être possible. Le propre même du rêve est qu’il doit perdurer quitte à se transformer, mais jamais se briser. Si un rêve se brise, c’est que telle une fleur, il n’a pas été assez arrosé. Un rêve a cette particularité de ne pas devoir être lâché, d’englober du positif, de ne laisser entrer aucune idée noire ou destructrice. Vous trouverez sans cesse des briseurs de rêves, parce que certains individus ne vivent qu’au travers des drames et des larmes, et puis, il y a les autres, dont je fais partie, ceux qui sont convaincus que tout rêve trouvera son issue. Nous sommes nos rêves. Nos rêves sont le résultat de nos pensées, de nos actes et de nos choix.

Dans ce monde si négatif, nous devons surfer sur nos rêves, et nous enthousiasmer si nous en réalisons un. Si ce n’est pas le cas, juste se dire que nous avons pris une bifurcation, rallonger le temps, mais rien de bien grave.

Rêver, c’est être fou, sachant à l’avance que cette folie va déranger les cartésiens bien pensants. La folie de reprendre tout à zéro, de recommencer, encore, toujours, la folie de ne pas lâcher la barrer, la folie surtout de rester soi malgré les critiques ou les pressions.

Rêver, c’est surtout ignorer cette peur qui est souvent la plus forte, ignorer cette voix qui nous chuchote que l’on va se planter lamentablement. Cette peur, nous l’avons tous même les plus grands, même ceux qui nous critiquent, mais oser y croire, oser se dire que nous avons aussi une chance, est un fabuleux moteur. Nul n’est parfait, nul n’est donc à l’abri de l’échec, mais tout le monde a un rêve. Aucun rêve ne doit jamais se briser, nous devons tout faire pour toujours y croire, car pour simplement les avoir façonnés, ils nous auront apporté quelque chose qui nous aura permis d’avancer.

La peur ne doit pas briser nos rêves, mais nos rêves doivent briser nos peurs

( 21 octobre, 2017 )

Hashimoto, cette maladie qui ne se voit pas

Pourquoi avoir écrit « H et la plume de l’espoir » alors qu’Hashimoto ne se voit pas ? Cette question me fut transmise par l’association l’envol et je vais tâcher d’y répondre.

La maladie d’Hashimoto est effectivement une maladie invisible qui ne se voit pas, une maladie où ce sont nos propres anticorps qui détruisent notre corps. Invisible, oui, en tant que maladie, mais bien visible par contre en ce qui concerne les symptômes.

Cette idée de nouvelle pour enfants s’est imposée comme une évidence. Je ne suis pas écrivain jeunesse, et j’évite ce genre ne voulant mélanger inconsciemment mon travail et ma passion pour l’écriture. Seulement, si mes mots peuvent servir, je me dois de les utiliser pour faire du bien. Cette mère en souffrance m’a touchée autant en tant que mère, que grand-mère, qu’enseignante. Je connais bien les enfants. Ils sont tous adorables seuls, puis l’effet de groupe peut amener des dérives ( chez les adultes aussi). Rien n’est pire pour un gosse que de subir les moqueries constantes ( c’est un type de harcèlement), le rejet. Bien évidemment, ce n’est pas écrit sur le front « Hashimoto «  en lettres de sang, mais cela peut laisser des séquelles, les kilos, les œdèmes, les cheveux secs qui tombent, se cassent, le manque d’énergie, la fatigue. Ces caractéristiques difficiles pour la personne malade peuvent être très mal perçues par « les autres », adultes comme enfants. « Tu es paresseuse !’ »Quoi tu es encore fatiguée ? » Et je ne parle même pas des pertes de mémoire, des difficultés à se concentrer.

Je n’ai pas la prétention d’avoir écrit un grand livre, là n’est pas son but, juste une réponse à la souffrance de cette maman, même si malheureusement, le temps pour publier un livre est un peu long. J’ai reçu beaucoup de contrats pour cette nouvelle, d’éditions de renom, mais le délais de publication était trop éloignée, et les malades eux se moquent du temps. J’ai choisi la solution la plus rapide, le plus facile, en dehors de l’auto édition pure que je ne savais pas gérée vu les illustrations.

J’espère sincèrement que ces quelques pages seront un peu comme une balle qui se transmettra, un lien nouveau entre ceux qui ne veulent pas comprendre, qui ne peuvent pas comprendre, qui n’arrivent pas à comprendre. Adultes, enfants, nul ne doit se trouver rejeter pour une maladie visible ou non, pour un handicap, pour ce qu’il est. Personne ne choisit d’être malade, personne n’a donc le droit de juger les autres pour ses faiblesses, pour sa fatigue, pour son comportement qui peut sembler irrationnel. On ne choisit pas d’être malade, mais on peut tous choisir de donner du réconfort aux autres. Suis-jeu topique ? Certainement, mais peu importe, je continuerai ce combat pour H, pour tous ceux qui souffrent.

 

Cette nouvelle sera en vente sur le site Edilivre papier et numérique vers Noël.

( 21 octobre, 2017 )

L’attente

Je lisais dernièrement un article expliquant que plus l’attente est longue, et plus le désir est grand à se demander si parfois le plaisir ne serait pas simplement dans l’attente. Jusqu’à quelle limite ? Pouvons-nous vraiment attendre indéfiniment ?

Et surtout comment savoir si cela en vaut vraiment la peine ? Tout le tragique de cette attente qui n’aura son explication que le jour où l’acte sera, couronné alors de plaisir ou de déception. Rien n’est pire que de ne pas savoir si cette attente sera voluptueuse ou si ce temps perdu aura été vain. Je suis et resterai toujours une idéaliste. Je suis convaincue que le temps n’est rien qu’un instant, un souffle, qu’il faut apprivoiser , et qu’au final cette attente nous offrira des enseignements, parfois de jolis rêves, parfois même la réalisation de ces désirs, peut-être des déceptions, mais toujours ce que nous en faisons, nous. S’il s’agit d’une relation amoureuse, cela n’en sera souvent qu’encore plus long, le temps que les attentes de chacun arrivent à la seconde près à se rejoindre. Mais comme aurait dit Carla dans un de ses romans, attendre oui, mais à quoi sert-il de se retrouver en fauteuil roulant ?  À quoi un projet sera-t-il productif s’il n’a plus l’impact voulu ? Alors faisons de cette attente une vraie réalité, et agissons au lieu de rester à simplement rêver.

« Le seul bonheur que j’ai connu en ce monde est l’attente. »Giraudoux

( 20 octobre, 2017 )

La course aux éditions …

Cette course aux maisons d’édition me fait doucement sourire. Que l’on se rassure, j’ai été comme vous, avant. Il est vrai que ces des contrats, j’en ai reçus, j’en ai signés, ce qui me vaut aujourd’hui de publier dans plusieurs ME à compte d’édition, de faire le choix de poursuivre également pour d’autres genres de manuscrits chez Edilivre, et de prochainement tenter KDP juste pour le fun.

Que dire ? Je serai bien ingrate de cracher sur l’édition alternative qui m’a servi de tremplin, tout comme sur les autres éditions, car je vends bien, sachant que je fais peu de salons, et aucune dédicace. J’en ai fait, mais je n’en ai tiré aucune satisfaction, et je n’ai plus envie de faire ce qui m’ennuie. C’est donc un exploit là où beaucoup échouent. Même si j’en suis heureuse, je n’en retire aucun orgueil. Contrairement à beaucoup, j’écris juste parce que c’est une passion, un besoin de poser des mots, de faire passer des messages qui me tiennent à coeur. Je pourrais transmettre mes idées gratuitement, je le ferai, mais dans ce monde cynique, seul le label éditorial donne une apparence de qualité.

Dans les mois qui arrivent, plusieurs publications vont voir le jour. D’abord «  Juste une seconde » , la nouvelle version de « 5 Secondes », encore meilleure, un message auquel je tenais, qui ne devait pas mourir, celui de cette seconde chance à laquelle nous avons tous droit. Puis, une nouvelle aventure d’Antoine Bourgnon, chez Évidences édition, Pourpre, un polar que j’ai adoré écrire. Pour Noël, je l’espère, mon tout petit livre jeunesse illustré par Marie Texier, que je remercie encore, un message d’une importance capitale pour moi sur le harcèlement et la reconnaissance des maladies invisibles. Et je ne parle même pas de 2018 qui verra la version revue de Rouge, toujours chez Évidences édition. Que du bonheur ! Surtout que l’encre n’a pas séché et continue à courir, plusieurs idées de manuscrits, roman, polar, historique, jeunesse … Des mots pour toucher, des mots pour faire pleurer ou rire, des mots pour dire ce que la voix ne dit pas toujours, des mots pour vous, pour toi, pour tous ceux qui ont envie de continuer à mes cotés. 2018 ne pourra qu’être une très bonne année. Je le veux. Il le faut ! Enfin !

( 19 octobre, 2017 )

Lorsque les mots font des miracles

 

Écrire, c’est utiliser les mots dans un but essentiellement positif. Rien ne me fait plus plaisir lorsque je constate que mes histoires sont entendues, comprises. J’écris beaucoup, certains de mes livres sont pourtant plus importants que d’autres. Mon premier livre-jeunesse sortira aux alentours de Noël, si tout va bien. C’est un tout petit livre, que certains jugeront certainement sans intérêt, pour moi, il « est ».

Un jour, j’ai reçu une lettre d’une maman très touchante, une lettre qui m’a bouleversée.

(…) Vous savez dire ce qu’il faut, aidez mon fils. Il est atteint de la maladie d’Hashimoto, et harcelé par ses petits camarades. Vous êtes une maman, une maîtresse, et surtout vous vous battez pour une cause juste.(…) »

La lettre relatait toute l’histoire de ce garçon. J’ai été touchée. Je ne me sentais pas auteure pour enfants, certainement parce que je passe mes journées avec, et que l’écriture est un moyen de sortir de ce milieu. Pourtant, je ne pouvais pas ne pas entendre la douleur de cette femme. Voilà,comment ma plume a donné vie à « H et la plume de l’espoir ».

Au-delà d’un petit livre, j’ai voulu une fois encore, par le biais des enfants, mettre en avant les maladies invisibles, ces douleurs que l’on ne voit pas, dont des enfants sont aussi porteurs. L’incompréhension de certains enfants que la peur poussera à harceler, à critiquer, à se moquer. Ce petit livre de rien du tout sera j’espère bien plus qu’un simple livre, un pansement pour ceux qui souffrent

 

7E58F1CF-E03A-49EF-B93A-A9B0378CEB7B

( 19 octobre, 2017 )

Tu es ce que tu penses

 

Ce cercle vicieux qui nous entraine parfois vers ces pensées souvent trop critiques ou trop négatives, ces pensées qui nous aspirent nous entraînant vers le fond. Qui n’a pas eu un jour envie de se laisser simplement glisser, fatigué de toujours se battre ? Heureusement une petite voix est là qui nous chuchote : « Tape du pied, remonte, ne coule pas, on est là, dans l’ombre, pour toi ! »

Ces petits voix sont importantes, elles nous gardent en vie. Je connais pourtant des personnes très seules même au milieu d’un groupe de soi disant amis, qui n’arrivent plus à entendre ces voix. Elles ont trop tiré, trop espéré, elles sont arrivées au bout du chemin. Faute de pouvoir les atteindre, faute que mes mots se perdent dans leur silence, j’ai juste envie de leur dire :  « raccroche-toi ! Tu es ce que tu penses, alors chasse toutes ces pensées, cesse de rabâcher cette vie que tu n’aimes pas, ces douleurs qui vrillent ton âme. Nul n’y échappe avec l’âge, mais regarde autour de toi. Tu te penses inutile ? Tu ne l’es pas. Tu penses que tu as tout raté ? C’est faux, regarde bien. Chaque morceau de ta vie a son importance, et tu en fais partie. Peu importe ce que certains ont pensé de toi, et puis si tu n’as pas encore tout réussi, il te reste du temps, tu vas y arriver. Ne t’occupe pas des autres. C’est vrai qu’ils s’en moquent peut-être, c’est certain même, ils ont leurs propres problèmes, mais c’est toi qui est important, toi seul, alors pense positivement, et tu deviendras sans t’en apercevoir un rayon de bonheur pour quelqu’un qui à son tour va lâcher. »

Soyons tous les uns pour les autres à un moment, ces voix …

( 18 octobre, 2017 )

L’érotisme

 

L’érotisme est-il en voie de perdition ?

Encore une dérive de notre siècle, toutes ces photos obscènes lorsque l’on change de sites, ces images de pénétrations XXL offertes souvent, même avec un contrôle parental, au regard des enfants. Pourquoi ne pas promouvoir la beauté plutôt que ces scènes qui sauf pour les esprits souvent frustrés, n’apportent rien ?

L’érotisme, c’est différent, c’est la beauté d’un corps même usé par le temps, ce sera cette main qui va doucement bouger telle une caresse, cette bouche que l’on rêverait d’embrasser.

Contrairement à la pensée commune, nul besoin de se toucher, pour ressentir un vrai désir érotique, parfois un geste suffit, un regard posé sur un fessier bien fichu, un « beau petit cul » dans un pantalon bien moulant. On peut tous créer ensuite une ambiance érotique afin de donner, de redonner envie à l’autre, parfums enivrants, musiques langoureuses, objets inhabituels, tout est possible pour atteindre l’osmose, le plaisir suprême.

L’érotisme n’a ni sexe ni âge. Je connais un couple de septuagénaire qui s’éclatent comme des fous, couple illégitime, est-ce ce qui offre ce pigment gourmand ? Il a simplement cette qualité, la volonté de se faire dans un plaisir où tout ne sera que beau, où chaque geste sera un cadeau offert à l’autre.

Nul besoin de chambres d’hôtel au Ritz, un regard suffit pour allumer la mèche, une main qui frôle l’autre, un baiser dans le cou. L’érotisme, c’est l’amour du beau, la perfection dans l’imperfection, le désir de se faire du bien en donnant, en se donnant, en partageant. Dans cette société où tout va trop vite, les gens perdent cette notion pourtant indispensable, prendre le temps d’accéder pleinement, totalement au plaisir de l’autre, prendre le temps de fantasmer, perdre du temps à aimer tout simplement, ce qui ne sera pas au final du temps perdu.

1...135136137138139...292
« Page Précédente  Page Suivante »
|