( 7 août, 2017 )

Instant poétique

les vacances m’inspirent quelques lignes … mes amies aussi (elles se reconnaitront)

Si j’étais toi …

Si j’étais toi, je ne me serais pas murée dans un silence terrible, ce mur que tu as dressé entre nous, ce mur où tu t’es enfermé.

Si j’étais toi, j’aurais cherché à comprendre, à savoir ce qui s’était vraiment passé, je n’aurais pas jugé sans t’écouter.

Si j’étais toi, j’aurais su lire entre les lignes les mots qui dansaient, les vrais, ceux de l’âme.

Si j’étais toi, je n’aurais jamais laissé un message sans réponses, j’aurais accepté la main qui se tendait au moins le temps de s’expliquer.

Si j’étais toi, je ne me serais pas enfermée dans une déprime sans fond, car j’aurais fait le bon choix.

Si j’étais toi, je n’aurais pas été si énigmatique, je t’aurais empêché de gratter cette allumette qui a tout consumer.

Seulement, je ne suis pas toi. Je ne suis qu’une petite gribouilleuse qui laisse des traces sur le papier, quelques larmes aussi. Je ne suis plus pour toi qu’un vague souvenir, une ombre dans tes nuits, même pas un parfum, en fait plus rien.

Pourtant moi, si j’étais toi, j’aimerais bien …

 

( 7 août, 2017 )

La mode des selfies

Je vais rebondir suite à une vive discussion liée au blog d’une amie. Les selfies sont une mode, c’est une réalité. Qui n’a pas vu sur les réseaux sociaux ces pauses surfaites plombant le paysage ? Je déteste les selfies, et cette mode de l’image. Autant le temps d’un été comme l’expliquait cette amie, ce peut-être rigolo, autant ces personnes qui postent chaque jour leur tronche sur Instragram, cela me donne la chair de poule. Quel est ce besoin de se montrer ainsi ? Encore si c’était des photos « artistiques » dans un décor parlant, mais non, on voit miss tartampion en train de boire son café, puis sortant de la douche, puis se maquillant, puis passant devant un musée etc. Il faudrait m’expliquer l’intérêt que le simple mortel va avoir à regarder ces vies ? Personnellement, je fuis ! Quant à se faire tirer le portrait, je n’ai jamais été une adepte ! Mon père était un fan de photos, et je fus longtemps son modèle, chose qui me saoulait déjà. Je n’ai pas cette vénération pour les photosd’une personne uniquE. Peut-être parce qu’elle marque le temps qui passe, peut-être simplement parce qu’elle fige l’instant.

Pourquoi avoir besoin de la photo de son amoureux puisqu’il est gravé au fond de notre coeur ? Alors pourquoi je me fatiguerai à prendre des selfies et à en inonder la toile ? Honnêtement, à part mon quart d’heure d’ego, qui cela intéresserait vraiment ?

Je déteste les lèches bottes dont je lis régulièrement les propos mielleux  » tu fais toujours aussi jeune »  » ton sourire est à tomber ». Pour certaines personnes, je me dis qu’ils leur faudraient d’urgence un rendez-vous chez l’ophtalmologue !

Les selfies ne seraient-ils pas un moyen d’exploiter le culte de l’ego ? Au final vaste question, mais chacun fait comme il veut. Seulement, soyez gentils, cessez de me demander des photos. Ce n’est pas parce que je suis repoussante, simplement je n’en vois pas la nécessité. Et puis pour le petit plaisantin qui m’a dit qu’à ne pas vouloir me montrer, j’étais peut-être un mec caché, qu’il aille flâner sur ma page FB rouge-polar, il reste quelques traces de photos en dédicace. Alors photos de famille, oui, selfies pour inonder le web, non, pas pour moi …

 

( 6 août, 2017 )

L’amour ne meurt jamais.

L’amour se conjugue à tous les temps, au singulier comme au pluriel, quelques soient les saisons. L’amour peut changer  le fer en or, redonner vie à celui qui est au bout du gouffre.

Qui ne recherche pas au fond de lui le vrai amour ??? Qui ne pense pas l’avoir trouvé et s’aperçoit s’être trompé ? Ou à l’inverse qui ne va pas inconsciemment continuer à espérer le retour d’un temps effacé ?

Certains vous diront que l’amour ne meurt jamais, peut-être, j’ai toujours envie de croire que les hommes que j’ai aimés ne m’oublieront jamais, mais il ne faut pas rêver.

La vie va au fil des ans se dessiner, le monde va se transformer jusqu’à ouvrir une autre réalité où un autre sentiment va s’imposer, voire une autre personne à notre porte cogner.

Bien sûr, dans nos rêves éveillés, il va nous arriver de penser à ces personnes que l’on a tant aimées, ces regards que l’on a parfois simplement partagés, jusqu’à nous faire idéaliser ces amours du passé, jusqu’à au final y glisser le mot jamais pour l’éternité.

( 5 août, 2017 )

Vivre positivement avec Hashimoto, Basedow ….

Nous vivons dans une société où dégoulinent les jugements, les critiques, les mots qui blessent, un monde où chacun ne pense qu’à lui. Combien de malades ont déjà entendu ces mots « Tu es toujours fatigué » simplement parce qu’à certains moments de l’année, son corps n’a pu faire autrement que dire stop.

Mon coup de gueule est pour « ces autres » qui jettent leur venin.

À vous, les Autres, les langues de vipères,

Alors effectivement, parfois un coup de fatigue nous terrasse, il arrive aussi que notre énergie soit moins forte, que l’on se retrouve dans l’incapacité momentanée de faire du sport voire de travailler. C’est un fait, cela ne veut pas dire que nous sommes « toujours » fatigués, que nous n’avons pas la force d’effectuer nos tâches, notre travail. L’image d’une personne atteinte d’une maladie thyroïdienne doit-être cassée !

Nous ne sommes pas fragiles, sans volonté. Nous nous battons chaque jour pour éviter cette fatigue qui peut s’inviter, nous continuons à vivre normalement, peut-être avec plus d’intensité qu’avant.

Alors toi qui rentres du travail et te permets de critiquer ta compagne parce qu’elle ose ( oh scandale ! ) dire qu’elle est fatiguée !), regarde ta maison bien rangée, tes enfants bien élevés, ton repas qui est prêt. Comme toutes femmes, elle a le droit d’être fatiguée, peut-être même plus que les autres. Quant à toi qui parles derrière le dos de ta collègue qui s’est permise de s’absenter quelques jours pour grosse fatigue, qui es-tu pour médire ainsi ? Regarde le travail qu’elle abat lorsqu’elle est là, regarde tout ce qu’elle fait, et non tout ce qu’elle ne fait pas.  Hep toi qui critiques son avancée universitaire d’escargot, et bien oui, elle a dû lâcher un moment, elle était « trop » fatiguée, sa mémoire s’effaçait, aujourdhui, ce n’est pas parfait, mais elle s’est relevée, et ses diplômes, elle les a eus. Cesse de ne voir que le passé !

 

Hashimoto, Basedow, lorsque cela arrive, personne n’est préparé, sauf si on a déjà un proche atteint, on tombe de haut, c’est comme un grand choc derrière la tête, tout tourne, tout change, il faut s’adapter, et puis on finit par se relever, parce que c’est la vie, parce que rester positif reste la seule solution, parce qu’on s’habitue à tout.

Nous les malades de la thyroide, nous voudrions vivre comme avant, parfois c’est impossible, parfois il faudra du temps, pour d’autres ce sera plus évident, plus rapide, ceux-là sont les pires, ils détruiront les nouveaux malades avec leurs mots cinglants, peut-être parce qu’ils ont simplement oublié ce qu’ils avaient un jour vécu. C’est tout le poker de la vie.

Quand je vois sur certains groupes ou forums des personnes, malades ou non, dirent du mal d’autres malades, les juger, les enfoncer, j’ai envie de taper un grand coup sur la table. Qui êtes-vous pour répandre ainsi tant d’énergie négative, pour tirer vers l’autre vers le bas ? Une personne qui se sent mal ne l’invente pas, elle n’est ni mytho ni hypocondriaque, elle a simplement un beug dans nos corps, et en souffre.

Alors malades, familles, soignants, même si pour vous cela n’a aucun sens, même si cela vous semble « toujours » parce que pour une journée cela désorganise votre petit quotidien, regardez la vie à l’envers. Cet handicap est invisible , mais il est là. Vous seriez les premiers à soutenir une personne en fauteuil roulant qui parfois souffrira bien moins, alors apprenez la tolérance !

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( 5 août, 2017 )

Fermer un chapitre veut-il dire oublier ?

 

Nous avançons tous dans le labyrinthe de la vie aux tons multicolores parsemés par endroits de gris ou de noir. Nous ne sommes que des pions dans le grand échiquier de la vie. Parfois nous nous retrouvons aux prises de personnes qui vont se jouer de nos sentiments, par jeu, par perversion, par bêtise, au fond peu importe les raisons. La seule réalité qui reste, nous devons clôturer un chapitre quitte à gommer définitivement les parasites. Facile ? Ça le serait si l’oubli s’invitait automatiquement.

Les nouvelles pages qui s’écrivent sont pourtant lumineuses, positives, pleines de joie, et pourtant ce chapitre que l’on a du fermer, cette porte que l’on à claquée se rappelle sans cesse à nous.

Bien sûr que l’on sait que ce pas était pour notre bien, que ces projets ou ces personnes étaient trop destructeurs, que l’atmosphère dans laquelle nous vivions n’était pas sereine,et pourtant régulièrement on y repense. Alors le regret s’installe, les pourquoi, la culpabilité nous titille. Serions-nous responsables de nos erreurs ou pire serions-nous l’Erreur ?

Vous l’aurez compris, un chapitre ne s’oublie pas. Il a le mérite « d’être », par contre il ne doit pas indéfiniment nous lester du poids de ces choix que nous avons faits volontairement ou non.

Ce chapitre devra juste nous servir à en écrire de bien meilleurs car jusqu’à l’heure de notre mort, la vie nous bercera de chapitres que nous ne pourrons malheureusement pas oublier.

( 4 août, 2017 )

L’ambiance idéale pour écrire

Existe-t-il une ambiance idéale pour écrire ?

Pas pour moi les atmosphères de petites bougies, d’huiles essentielles distillées. Mon blog, je l’écris sur mon iPad pro n’importe où, chez moi, devant la télé, sur mon lit, avec musique, sans musique. J’ai la chance ( merci les élèves !) de vivre dans le bruit, et de pouvoir faire deux choses à la fois sans souci.

En ce qui concerne un manuscrit, ce sera différent. Là, il me faudra du silence, aucun bruit autour de moi. Mes polars, en particulier, vu l’esprit un peu tordu que je veux véhiculer, nécessitent une concentration pour suivre le fil de mes idées. J’écris toujours sur ma tablette ( j’ai été échaudée lors de mon piratage ! ), je prépare les ramifications sur des fiches avec les dates, les liens, le plus de renseignements possibles afin d’éviter l’erreur fatale, celle qui va tout faire louper.

Bien évidemment, je n’écris pas n’importe quand. Mes manuscrits se remplissent durant mes vacances, car il me faut du temps en dehors des nouvelles que j’écris parfois pour le fun et que je vais ensuite juste remettre dans mes romans par brides, idées ou morceaux. Je vais plonger dans mes intrigues, devenir amie avec mes personnages. Je dois être calme, sans stress ou contrariétés sinon mes personnages ne seront plus eux, mais ce que je vais porter. En général, je m’éloigne des réseaux sociaux, des personnes critiques qui pourraient me déstabiliser ( je sais, fichue sensibilité !), de toutes tensions.

Ma vie a bien changé depuis que je titille la plume. Avant je ne vivais que pour mes enfants, aujourdhui je vis aussi pour mes mots.

Écrire reste un plaisir incomparable, peut-être égoïste, mais je n’y renoncerais pas pour tout l’or du monde. La vie se chargera suffisamment vite de m’effacer des bouts de mémoire ou de concentration, ce qui déjà arrive par moment avec Hashimoto.

Alors oui, j’ai un rêve de moins en moins secret, impossible quoique, pourvoir écrire un jour sur la terrasse d’une maison en bord de mer, là juste à quelques mètres, voir les vagues se fracasser sur le sable, et sentir l’air iodé, pas trop longtemps sinon je tomberai malade mais juste le temps de faire un livre. Je suis certaine que j’y ferai mon meilleur roman. Un jour, qui sait ? On peut rêver, non ?  En attendant, dans mon Héraut, je viens de mettre le mot fin aux pages de mon prochain polar, alors heureuse ? Oui !!!!!

( 3 août, 2017 )

Le bonheur est de s’enthousiasmer des petites choses.

 

Il est de bien mauvais gouts de se réjouir d’un petit bonheur, comme si être heureux était une tare. C’est tout de même triste, non ? Moi, j’ai gardé une âme d’enfants, et j’aime me réjouir de petits riens, m’enthousiasmer pour ces enfants qui sautent dans les vagues, pour ce bébé qui rit aux éclats, pour le soleil qui réchauffe mon corps, pour cette chanson qui berce mon âme. J’aime prendre plaisir à ces petits riens, ce thé partagé avec un ami, ce livre que l’on m’a prêté, ces phrases que je suis entrain d’écrire. Trop de personnes ne sont jamais contentes de ce qu’elles font ou de ce qu’elles ont. Je savoure chaque seconde, la ballade en bord de mer avec mon homme, la pause-goûter en sirotant un cocktail non alcoolisé.

Une relation me disait avant ces vacances que j’étais bien naïve de croire encore à ces morceaux de bonheur, que j’allais me casser les dents, que la chute serait dure.

Pourquoi ? Simplement parce que j’ai pris plaisir à réaliser mon défi d’écrire cette petite histoire « La plume d’H ou plutot H et le plume de l’espoir ». Je suis contente, je ne doute pas parce que je n’attends rien. Je connais maintenant trop bien le monde de l’édition, une toile d’araignée où on n’est qu’une illusion. Et après ? Être contente d’avoir été jusqu’au bout semble condamnable, pourquoi ?

Parce que l’on ne fait pas fie de la pudeur qui est reine dans ce monde ?

 

Lorsque l’on aime les mots, lorsque l’on danse sur les phrases, l’encre qui coule fait corps avec nous. Nous devenons l’histoire. Alors il est impératif d’aimer ce que nous produisons, ce que nous publions. J’ai toujours aimé mes romans, en adorant même certains, et peu importe s’ils n’ont pas tous subi l’engouement du premier , je les aime tous au moment où je les écrits. Cela ne veut pas dire que je me prends pour un écrivain, non, juste une plume qui gribouille, un peu comme un pinceau qui peindrait des paysages. Au fond peu importe si ce livre tapera dans l’oeil d’un éditeur, l’important reste ces petites victoires que nous réalisons, ces réels petits bonheurs qui vont laisser des traces. Se lancer des défis casse la monotonie de la vie, et surtout nous permet de nous surpasser. Souvent, nous les réalisons pour faire plaisir aux autres, mais quelque part, nous avons osé nous les lancer simplement pour nous prouver ce que l’on vaut, pour donner ce que nous avons au fond de nos tripes, pour peut-être tout bonnement nous enthousiasmer un instant.

( 2 août, 2017 )

À partir d’aujourd’hui , les ressources sont épuisées

Annonce écologique qui plombe, nous avons épuisé nos ressources naturelles pour 2017. J’ai beaucoup de mal à comprendre que tant de personnes s’en moquent. J’ai envie de dire que mon temps est presque écoulé, et ce n’est pas mon propre avenir qui est en jeu, mais celui de mes enfants et de mes petits-enfants. Ne penser qu’à soi égoïstement est déraisonnable. Nous avons bousillé les ressources de notre planète en moins d’un siècle, alors que cette dernière a mis des millénaires à les fabriquer, charbon, pétrole, gaz, minerais.

Moi qui suis une perpétuelle optimiste, j’avoue être désabusée du peu de citoyenneté des hommes. Je vais prendre un exemple que je vois ces jours-ci, la pollution de la mer. Quoi de plus beau que cette magnifique étendue d’eau salée qui change de couleur au gré de la météo, et pourtant régulièrement on peut voir à sa surface en bord de plage, une couche de graisse peu reluisante, parfois mousseuse, d’une couleur écœurantes. Honnêtement, il y a trente ans, les crèmes solaires ne laissaient pas ce déchet. Pour satisfaire le marketing, on va inventer des gels plus soyeux, plus protecteurs ( et ça, pas certaine que ce soit vrai), plus brillants. Pourquoi les industries de cosmétiques ne se tournent-elles pas vers des produits exclusivement bio sans danger pour l’environnement ? On commence juste à voir les sacs plastiques disparaître au profit du sac papier, il serait temps alors que l’alarme est donnée depuis plus de vingt ans.

Arrivera-t-on à sauver notre planète ? Si on continue de bouger à la vitesse d’un escargot, je doute que nos descendants vivent un jour dans un monde non pollué.

L’argent face à la santé ? Une fois encore, on sera confronté aux belles paroles, aux promesses des politiques qui s’opposeront aux lobbying des grosses entreprises.

Se dire qu’en ce début Août, on a déjà épuisé nos ressources alors que nous ne sommes qu’à la moitié de l’année, cela ne vous effraie pas vous ?

( 1 août, 2017 )

Pourquoi le besoin de publier un livre

J’ai écrit pendant plus de cinquante ans sans avoir ressenti le besoin de faire lire mes écrits, mes poèmes, les traces de récits ou de romans que j’écrivais pour mes enfants. Et un jour, la vie m’a ouvert une nouvelle porte, celle de l’édition. Jamais je n’avais imaginé même dans mes rêves les plus fous tenir un jour mon premier roman dans mes mains. Pourquoi ensuite avoir continué ? Tout simplement parce que voir son livre édité, c’est le finaliser, s’autoriser le constat que l’on a vraiment bien travaillé, qu’il fut relu, corrigé même si parfois il reste des ratés, eu importe juste savoir que l’on est capable d’écrire à la plume le mot fin. Se dire surtout que l’on est allé jusqu’au bout, que l’on n’a pas renoncé.

Publier un livre, c’est le faire partager aux autres. Il ne va plus appartenir seulement à nous, mais va rencontrer des lecteurs grincheux, des jaloux, et des admirateurs. Le roman s’ouvre au monde ( même si ce monde restera tout de même bien limité).

Le problème du choix éditorial se pose inéluctablement, mais avec le temps, ce n’est guère important. Certaines maisons ne seront que des tremplins à notre plume, d’autres seront des opportunités, d’autres juste un passage le temps d’un été.

Doit-on en tant qu’auteur se focaliser sur une édition en particulier ?

Je pense que ce temps est révolu. Le monde de l’édition change. Nous assistons à la montée en flèche de l’auto édition comme Amazon, car le numérique commence à se tailler une grosse part du marché. Certains auteurs se voient même recrutés via ce biais par de grands éditeurs. Ce système permet surtout de conserver l’envie face aux refus fréquents des éditions classiques. Combien de grosses éditions lisent vraiment la totalité d’un manuscrit reçu ? Combien vont répondre à un auteur qui n’a ni relation dans le milieu ni référence ? La plupart des éditeurs refusent les premiers romans, et le terme de « premier roman » s’avère de plus en plus large. Dernièrement, un auteur ayant déjà publié huit livres en auto édition et ayant vendu plus de 50 000 ebooks était tout de même considéré comme « débutant ». Conclusion, la publication dans une petite édition ne compte pas, tout comme celle dans une édition alternative ou auto édition.

On peut donc comprendre que le choix s’avère très restreint. Soit on renonce à publier son livre soit on s’oriente vers d’autres tremplins potentiels.

 

Aucune solution miracle, les petites éditions ont souvent un couteau sous la gorge qui les empêchent de diffuser à travers la France ou le monde. Adieu mise en rayon librairie ou Fnac. C’est le cas aussi de l’auto édition.

Être un jour une tête de gondoles ? Seul un miracle rendrait un tel rêve possible vu la politique éditoriale qui va favoriser les romans étrangers avant les nôtres.

Au final, l’important reste d’aimer écrire, de garder cette passion intacte, de faire de ses rêves une réalité, inutile de se poser tant de questions, la qualité de nos écrits en souffrirait.

 

N’empêche, je recherche une édition jeunesse pour La Plume d’H. Ce serait mieux que l’auto édition ? Je ne sais pas, mais plus facile pour tous les enseignants car destiné aux écoles.

Un souhait, juste un souhait. Pas un rêve, car ce livre a tant de possibilités autres d’être lus …

( 31 juillet, 2017 )

Ces monstres qui touchent en enfants

 

Les infos regorgent de scandales ces dernières semaines, l’affaire du petit Grégory, ce cardinal qui a violé tant de gosses, ces attentats ou ces guerres qui fauchent de jeunes vies. J’ai envie de hurler ! Quand des drames se jouent laissant sur le sillon de terribles dommages collatéraux, je reste sans voix.

 

On n’a pas le droit de toucher aux enfants. J’ai de moins en moins d’empathie pour les adultes en général, libres de leurs choix qui détruisent l’enfance. Si la grande faucheuse s’invite chez des personnes âgées, c’est un peu la logique des choses, le cycle de vie. On ne va pleurer qu’un temps, trop cela devient pathologique, mais pour un enfant, non, c’est anormal, le cycle de la vie est rompu. Nul n’a le droit de survivre à son enfant. Je l’ai fait, et je m’interroge souvent, pourquoi, pourquoi lui, et pas moi ? Pourquoi suis-je toujours là ? Qu’ai-je à apprendre, à comprendre ?

Mais l’horreur est à la marche au-dessus, lorsque ces hommes ( les femmes sont plus rares) s’installent dans le lit de leurs jeunes proies. Je n’ai que du dégout et de l’écœurement.

Une étude récente démontrait que notre pays était plein de pédophiles cachés sous le masque de charmants pères de famille, passant leurs moments de loisir à reluquer en douce sur des sites illégaux des enfants en petites tenues. L’idée même me donne la nausée. Le sondage montrait que beaucoup étaient maris frustrés dont la femme n’est plus en phase ou épuisée par la vie, des coincés comme ces cardinaux qui pourrissent la religion. Des monstres sous des sourires angéliques. Je frémis en captant le regard de certains pervers sur la plage reluquant sans pudeur des gamines de dix ans.

Je suis quelqu’un de très tolérant, sauf pour tout ce qui touche aux enfants. Laissons les vivre, ils sont l’avenir, ne les privons pas de l’innocence.

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