( 31 décembre, 2017 )

Un jour lorsque la vie bascule.

Souvent, nous naviguons sur des eaux calmes, sans vagues, et puis un jour,  sans prévenir, tel un ouragan, la vie bascule. Personne n’est épargné, personne n’y échappe. L’impact du choc est terrible. Cela peut faire suite à un deuil, une rupture, une blessure, un burn out, un accident, une maladie. La liste est longue. L’impression de s’enfoncer dans un puits noir sans fond n’est pas une illusion. Le vide nous happe. Plus rien à se raccrocher. Le jour où s’arrête notre ancienne vie, le jour où tout bascule, on s’en souviendra toute notre vie. C’est gravé là, dans notre mémoire, sur notre coeur, c’est écrit d’un rouge si vif que cela fait mal aux yeux. Plus rien ne pourra l’effacer, la cicatrice restera. Cet instant deviendra « le jour », « celui où … », il ne portera pas nécessairement de nom, il sera.

Malgré tout, il me semble important de ne pas rester trop attaché à ce souvenir qui risque au fur et à mesure du temps de se déformer en pire douleur ou à l’inverse simplement en pâle caricature. Une vie qui bascule n’est pas obligatoirement une mauvaise chose. Nous avons besoin d’électrochocs pour avancer, pour pousser nos limites, pour nous battre, pour exister simplement. Une vie sans vague peut s’avérer terrifiante, ennuyeuse, et parfois affronter le courant nous donne la possibilité de nous sentir vivant. Se relever, c’est s’autoriser à continuer de marcher. Ne cessons pas de marcher en 2018, sourires aux lèvres, le coeur léger, d’ouvrir nos coeurs, nos bras, de tendre nos mains afin de construire une année aux milles couleurs. Passez votre dernière journée en effaçant tous les détails pénibles de 2017 et en ne gardant que ceux qui font du bien, une phrase, un mot, un regard, une rencontre, et sautez le seuil de 2017 heureux, en vous disant que tout ce que vous avez fait était nécessaire. Bonne fin d’année 2017.

 

( 30 décembre, 2017 )

L’orgueil

 

L’orgueil, un des sept péchés capitaux, qui va nous conduire parfois à des actes stupides. Nous sommes tous orgueilleux, certains un peu plus que d’autres.

Cela m’a incitée à m’interroger sur ce vilain défaut.L’orgueil touche à notre égo, à ce côté qui veut que nous soyons parfaits, mais aussi d’une certaine peur, celle d’être mal jugé si nous montrons un signe de faiblesse. À grande échelle, les plus grands orgueilleux sont ceux qui au fond ont une peur terrible d’être rejetés, moins aimés, et qui seront prêts à tout pour ne pas perdre la face.

Les pires orgueilleux sont ceux qui n’acceptent pas la moindre critique, qui prennent chaque remarque comme une déclaration de guerre, chaque compliment aussi. Ce sont ceux qui se pensent tellement intelligents que les autres à côté ne sont « rien », que pire, ils font sentir aux autres leur insignifiance. L’homme très orgueilleux sera celui qui prendra toujours la parole à une réunion, qui imposera ses idées, qui partira ou rentrera en conflit si on n’adhère pas à ses propos.

Nul n’y échappe à un moment ou à un autre que ce soit l’orgueil envers soi ou envers les autres, induisant des soupçons de peur. Trop de personnes orgueilleuses sont en permanence dominées par ce dernier sentiment par peur de vivre, par peur de ne plus vivre. Une fois encore, mettons notre empathie en route afin de percevoir nos propres limites pour comprendre celles des autres.

( 29 décembre, 2017 )

Les barrières sont faites pour être enjambées.

 

Osez écrire, osez l’appeler, osez vivre. Trop de personnes se mettent des barrières qu’ils jugent insurmontables, des barrières tellement ancrées dans leur vie qu’ils n’avancent pas, bloqués par la peur, par le devoir et sont malheureux. Trop de personnes restent figés à la même place, déprimés, s’en voulant de ne pas oser. Aucune barrière n’est  pourtant infranchissable. Il faut juste le vouloir, vraiment. Pour y arriver, il faut casser les habitudes, se lancer des défis qui vont nous pousser à réaliser nos rêves les plus fous, à oser l’impensable.

Je suis de plus en plus convaincue que l’on ne peut pas vivre sans défi, sans tenter de se surpasser.

Profiter de la vie, ce n’est pas la regarder en spectateur, mais c’est être acteur de sa propre vie, même si c’est souvent bien difficile, même si la certitude de réussir n’est pas au bout du chemin. L’important est d’oser, de faire les bons choix sans se retourner, d’accepter de n’être que des êtres imparfaits.

« Les défis sont ceux qui rendent la vie intéressante, et les surmonter est ce qui lui donne du sens. » Joshua Marine.

Je viens de réaliser un nouveau défi littéraire, à suivre ! Celui-là fini, je pense déjà au prochain, mon futur polar que je vais mettre plusieurs mois à écrire. Les premiers retours de Rouge et Pourpre m’encouragent grandement à me lancer, et faire toujours mieux. Est-ce possible ?

( 28 décembre, 2017 )

Notre philosophie de vie est-elle différente après 50 ans ?

Inéluctablement, nous prenons conscience que nous n’avons plus vingt ans, la vérité de la Palice, que nous avons déjà vécu plus de la moitié de notre vie, et surtout que même si nous prenons soin de notre corps, il se fatigue. Nous trimbalons aussi des années d’expériences, faites d’erreurs, nous savons que nous pouvons nous tromper, que ça arrive à tout le monde, mais surtout que l’on y survit. Nous avons aussi connu beaucoup d’amour, senti notre coeur battre plusieurs fois, notre corps vibré sous des doigts différents. Et pourtant, nous n’avons pas envie de dire que c’est fini, que le temps d’aimer est révolu, qu’il serait temps pour nous de poser nos valises avec sagesse. Justement, non, la philosophie de vie des plus de cinquante ans a bien évolué. Certes, nos cheveux blanchissent, notre dos nous fait souffrir, mais nous avons toujours cette envie de croquer la vie.

Plus question de se prendre la tête avec des parasites, avec des faiseurs d’histoires. Le stress au travail, le pigeon de service ? C’est fini ! La jeunesse prendra la relève.

On a plus le temps de se méprendre sur nos désirs, sur son avenir, on a envie de mettre le feu, vivre à fond positivement, s’éclater, aimer !

Alors ? On peut se demander si la vraie vie libre ne commence pas plutôt après cinquante ans ?

( 27 décembre, 2017 )

L’importance des artistes

Que serait le monde sans les artistes ? Dernièrement, j’écoutais un collègue faire l’apogée des « matheux », des « intellos » en tous genres. Petite plume de l’ombre, je souriais intérieurement. Nul besoin de SF pour imaginer une terre publiée seulement de têtes bien remplies. Que ce monde serait ennuyeux ! Si les artistes, ces fous de l’imaginaire côtoient les chiffres, les calculs, c’est pour parfaire une société humaine. Imaginons une vie basée sur les statistiques, les chiffres, le calcul, le jeu. Où serait la part d’empathie ? Que ferait-on des émotions ? Des sentiments ?

Chanteurs, poètes, écrivains, philosophes, nous avons une importante capitale dans l’équilibre des autres, cette faculté peut-être dérangeante pour certains de distiller un brin de folie, d’offrir des mots qui font danser ou pleurer, qui font rire ou réfléchir. Sans cette poignée de personnes qui effectivement seront certainement incapables de construire une pyramide, l’humanité au sens puriste disparaît, et peut-on sciemment imaginer un seul instant un monde sans poésie ? Sans amour ? Sans rêves ?

Car qu’on le veuille ou non, la force de la vie est dans les mains des transmetteurs de mots car ils offrent quelque chose d’unique , l’espérance !

( 26 décembre, 2017 )

Écrire le livre de sa vie.

 

Après l’effervescence des cadeaux, merci papa Noël, la réalité nous rattrape, le quotidien aussi. Pas si facile de passer brutalement de plusieurs jours festifs à la vie toute simple, à tel point que l’on en arrive à s’interroger, et si nous devions écrire le livre de notre vie, qu’écririons-nous ? Tracerions-nous des mots au hasard histoire de remplir cet agenda que l’on a reçu en cadeau ou choisirions-nous les citations afin de donner un sens à des moments qui n’en ont pas nécessairement. J’ai toujours pensé qu’écrire « sa propre vie » n’était pas chose facile, simplement parce que poser des mots sur notre vécu nécessite une introspection que nous n’avons pas vraiment envie de poser sur le papier. Comment résumer une journée de fête ? Les mots suffiraient-ils à exprimer le bonheur d’être simplement tous ensemble ?

Souvent, finalement, les plus grandes émotions ne peuvent passer par la plume. On aurait l’impression de perdre la moitié de l’encre. Elles ont le mérite de s’inscrire dans le livre de notre vie sans pour autant s’écrire. Elles sont une évidence, une rencontre avec la plénitude, une impression de bien-être, un souffle qui se vit, mais ne s’écrivent pas.

 

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( 25 décembre, 2017 )

Joyeux Noël 2017

Comme chaque année depuis quatre ans, je tiens à vous souhaiter un joyeux Noël en ce 25 Décembre.

En ce jour de Noël, je pense en particulier aux enfants, ceux qui sont dans les hôpitaux, ceux qui souffrent, ceux qui aimeraient bien avoir une petite plume comme H pour arriver encore à sourire. J’ai une pensée pour ceux qui sont seuls, sans argent, sans famille, pour les coeurs brisés, pour les abandonnés.

Je pense aussi à  tous ceux que j’ai aimés un jour. Je fais partie de ces coeurs fidèles qui n’oublient jamais même si certaines relations ne durent pas, je reste un gardien des souvenirs  de l’amour, de l’amitié, de la paix. Enfant déjà, je ne me battais pas contre les autres. J’ai pris des gifles sans les rendre, je m’en souviens encore de l’unevd’elles, devais avoir neuf ans. J’ai juste pleuré dans mon coin, refusant de voir cette copine se faire punir.  peut est-ce utopique, mais j’ai toujours essayé de privilégier la sérénité, persuadée que tout homme a du bon, et qu’il suffit parfois d’attendre pour que la colère s’apaise et que les conflits disparaissent. Pour certains, ce sera plus loin que pour d’autres. J’ai toujours espoir que le bien triomphe.

En ce jour de Noël, je renouvelle mes excuses à tous ceux que j’ai pu blesser par un mot, une attitude, un geste ou un choix. On ne fait pas toujours les bons, ce n’est pas pour autant que l’on agit pour faire du mal.

C’est donc le coeur léger que je vous souhaite à tous un merveilleux Noël, en vous glissant à vous qui naviguez dans mes pensées, dans mon univers, sur mes mots quelques phrases de Grégoire.

« Sachez aussi quoi qu’il advienne,

Quels que soient l’endroit ou l’instant,

C’est pour toujours que je vous aime

Et que je suis là pour vous mes amis  »

 

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( 24 décembre, 2017 )

L’important est de se faire du bien.

 

L’important est de penser à soi. Quelques mots qui me furent laissés tel un cadeau ce matin au moment où j’en avais besoin. Pas si simple pourtant ! J’ai toujours vécu pour les autres, j’ai donné, beaucoup trop, souvent à sens unique, et cela ne m’a jamais posé de problème. J’aime offrir, convaincue que l’amour, les bons sentiments peuvent se distribuer sans limite. Seulement notre société bride les émotions, incite certains à la paranoïa, à ne pas croire dans les gestes gratuits, et pourtant n’y a-t-il pas plus beau (avec un grand B) que ces sentiments que l’on distille pour faire du bien.

Offrir de l’amour aux autres, c’est se faire du bien si ces autres l’acceptent avec le sourire. Donner, c’est aussi se faire du bien si le cadeau est reçu sans animosité.

Penser à soi, c’est aussi se faire du bien.

Comme je l’ai vu dernièrement sur une image, se faire du bien n’est pas inné. L’être humain a tendance d’abord à aller vers l’autre, par réflexe, par peur d’être traitée d’égoïste. Trouvons tous ces petites choses qui nous font du bien. Ne laissons pas la vie nous enlever ce qui est si bien. Écrivons sur un petit carnet chaque jour une chose belle de la journée, sur des bouts de papiers tout ce qui nous a fait du bien à nous. Comme me l’a suggéré une amie, une petite trace par semaine de ce qui nous ferait plaisir de manger, ou le livre que l’on aimerait lire.

Noircir quelques lignes qui nous font du bien nous permet de rester positives, fortes et surtout de ne pas avoir honte d’aimer, de donner, d’être soi, de surmonter la peine en plongeon dans son regard vide, de ne pas s’oublier surtout avant d’être un jour oubliée.

( 24 décembre, 2017 )

Tout le monde ne joue pas dans la même cour

 

Affréter un avion pour 350 000€ pour gagner 3 heures, voilà ce que font nos ministres. Non, on ne vit vraiment pas dans la même cour. Quand on voit des milliers de français ne vivre qu’avec le smic, quand on fait des coupes budgétaires qui vont alourdir la vie des « petits français «  ou des retraités, des jeunes parents, la facture est amère. Je ne fais pas de politique, mais là, j’avoue que je suis scotchée. On ne joue pas dans la même cour. Alors oui, de par la déclaration des Droits de l’Homme nous naissons libres et égaux, mais dans la réalité c’est tout autre. Certains vont vivre avec une cuillère d’argent dans la bouche, n’hésitant pas à festoyer dans des restaurants dont la simple addition serait l’équivalent de la paie de certains.

À cette époque de l’année, une telle injustice est choquante. Des familles vont offrir des cadeaux d’un tel luxe que le chérubin pourri gâté n’aura même plus aucune notion du geste, tandis que d’autres vont s’enliser dans des crédits simplement pour acheter un cadeau, peut-être un seul, à leur progéniture.

J’aurais vécu au temps de la Révolution, je pense que j’aurais fait partie des Sans Culottes, luttant contre l’injustice, pour l’égalité, et surtout pour la liberté !

Une pensée donc à tous ceux qui ne peuvent s’offrir un repas de luxe ce soir. Une certitude, sont-ils plus heureux ? Peut-être tout de même car un jour de fête, l’argent compte …

( 23 décembre, 2017 )

Gardons l’esprit de Noël

 

L’absence se fait particulièrement sentir en cette période de l’année, et l’esprit de Noël ne devrait pas être simplement les cadeaux, mais l’esprit, celui de solidarité, de paix. Difficile par les temps actuels de briser les mentalités souvent bien individualistes, et pourtant, un geste, un simple geste peut parfois tout changer. Je profite de cet article pour remercier tous ceux de l’ombre qui m’ont envoyé cartes et petits cadeaux, petits mots, petits riens qui font du bien.

Je me souviens du dernier Noël de mon fils il y a trente ans, et même si cela  peut sembler bien loin, c’est un peu hier. Ce dernier Noël fut grandiose dans la douleur, car nous anticipions l’inévitable et l’avions voulu « hors norme ». Une leçon qui doit rester dans les mémoires. Rien n’est éternel, rien ne dure, mais les souvenirs le sont, et ce Noël est resté un fabuleux souvenir.

J’ai la chance d’avoir lundi toute ma famille, tous mes enfants, mes petits-enfants, tout ce petit monde réuni dans un esprit de sérénité que je m’évertue à conserver toute l’année. Mais, il a aussi ceux qui me manquent, ceux qui ne marchent plus dans la même direction, ceux qui ont marqué ma vie à jamais. J’aimerais tellement leur dire en cette veille de réveillon à quel point la vie est stupide, que parfois les mots dépassent notre pensée, que l’on fait aussi des mauvais choix pensant faire les bons, qu’il n’est jamais vraiment trop tard, mais que c’est tellement difficile pour certains de pardonner, pour d’autres de faire un pas. Ah, si cette magie pouvait tout effacer comme j’aimerais encore entendre mon portable vibrer ou simplement … peu importe, il faut une âme d’enfant pour croire encore que de tels rêves ne sont pas impossibles.

J’aimerais tellement vous dire, ce n’est pas parce que nos chemins sont à des années lumières, ce n’est pas parce que nous n’avons jamais traversé de Noël ensemble, que quelque chose de vous ne reste pas encore avec moi. Des petits riens une fois encore, qui font du bien.

À vous, à mes lecteurs, à vous mes amis, joyeuses fêtes.

Et que l’esprit de Noël et sa paix perdurent durant tout 2018 …

 

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