( 26 septembre, 2017 )

Le jour où …

 

Il y a des milliers de jours où … celui où on a eu son permis, celui où on est tombé amoureux, celui où on a tenu son enfant la première fois. Chacun pourrait remplir son petit carnet de ces moments, uniques, qui n’appartiennent qu’à nous.

Et puis, il y a un jour, identique aux autres vu de l’extérieur, un jour où tout change, où on change, ce jour où un poids que l’on porte depuis des mois voire des années s’envole, un rayon de soleil qui se dessine l’horizon, une sensation fabuleuse, c’est fini, on n’a plus mal, on n’a plus ni rancoeur ni colère, on s’en moque.

Le jour où on a pris du recul, où la réalité s’impose, tout ce que l’on a vécu ne fut pas inutile, tout ce que nous avons souffert prend enfin un sens.

Le jour où tout redevient normal, on se sent bien, on va bien, on a franchi ce pas qui était si lourd et des milliers de nouveaux pas nous attendent.

Je terminerai juste par des mots lus dans un roman   » Et puis un jour on s’en fout, et qu’est-ce que cela fait du bien ! »

On peut juste se demander pourquoi on a attendu si longtemps …

( 26 septembre, 2017 )

Pourquoi n’ai-je pas participé au concours 24h cette année?

Ayant depuis le début accepté de jouer la transparence, vos interrogations sont légitimes. Cette année, effectivement, je n’ai pas participé au concours Edilivre malgré un fort bon classement durant deux ans. Mea culpa, je ne peux être au four et au moulin. Déjà je n’ai pas échappé aux cochonneries microbiennes, avec en prime mon papillon qui fait des siennes, rajoutons à cela un travail de début d’année imposant ( les effectifs ne cessant de monter, la charge aussi), et la finalisation de Rouge pour Évidence éditions. Vous constaterez, peu de temps pour respirer ce we.

N’étant pas une spécialiste des nouvelles, pire je n’aime pas du tout ce genre littéraire, j’ai préféré m’abstenir que faire un mauvais rendu. Tout le monde le sait, je n’aime pas les concours ni la compétition, et même si j’ai toujours eu la chance de voir mes textes en haut de liste, je n’en éprouve pas une grande satisfaction. Enseignante avant tout, je trouve qu’un texte écrit avec son âme ne de rait pas être jugé. Qui est assez qualifié pour donner une note à une émotion pure ? Au niveau de mes classes, je n’ai jamais pu dire qu’un texte était meilleur qu’un autre, juste peut-être pointer le style moins bon, et encore, un mauvais style fait-il pour autant une mauvaise nouvelle ? Je pense à mon premier polar Rouge, ce brouillon qui s’est tellement vendu. Le travail que je viens ‘effectuer 4 ans après fut énorme, et j’en remercie encore l’éditrice de collection qui m’a vraiment aidée à pousser le style. Car toucher à un roman déjà construit, casser le style qui était bâtard, ne fut pas facile. Une petite victoire personnelle m’étant pourtant jurée de ne jamais reprendre ce premier manuscrit. Encore une fois un défi personnel réussi, un plongeon vers des mots issus d’une autre vie, d’un autre temps, permettant de fermer un livre resté trop longtemps ouvert.

Pas de participation au concours donc, mais Rouge, par qui ce blog a vu le jour, reviendra, mieux qu’avant, début 2018…

( 25 septembre, 2017 )

Pourquoi continuer de croire ?

Pourquoi continuer de croire lorsque le monde s’écroule ? Pourquoi continuer de fabriquer des châteaux de sable ? Pourquoi nous rattachons-nous à ce sourire que nous ne pouvons oublier ? À ces projets que nous avions commencé ?

Beaucoup me disent qu’il faut parfois renoncer, ne rien faire, vivre simplement sans s’accrocher.

Je ne suis pas ainsi. J’ai toujours cru que mes rêves un jour se réaliseraient, que nous avons tous une raison d’être dans l’immense échiquier de la vie. J’ai toujours été persuadée que rien n’est un simple hasard, que des routes se croisent pour une bonne raison même si cela fait mal, que le sens, on ne le comprend qu’après.

J’ai toujours perçu que même si on donnait à l’infini, les autres ne fonctionnaient pas à l’identique.

Certaines personnes ne vivent que dans l’instant sans se soucier des conséquences de leurs actes ou de leurs mots, d’autres s’enlisent dans le passé jusqu’à être enchaînées, d’autres encore ne surferont que sur des fantasmes et des rêves.

J’ai mis longtemps à réaliser que vivre pleinement son présent ne pouvant se faire sans accepter la souffrance du passé, ainsi j’ai pardonné, j’ai avancé même s’il m’arrive encore parfois de trébucher. J’ai continué de croire que le soleil brillerait derrière les pires tempêtes, j’ai continué de croire qu’un jour des excuses viendraient, simplement pour fermer un chapitre où trop de larmes ont coulé, juste parce que ce n’était pas un crime d’aimer, de croire en la vie, d’être une survivante.

Alors j’ai pris la plume, j’ai ouvert des rivières de mots, et j’ai continué de croire en l’homme, même s’il véhicule les guerres, le racisme, la violence, même si certains mots claquent et peuvent faire du mal.

Je continue de me battre pour des causes que je pense juste, je continue d’avancer la tête haute, je continue de croire en l’impossible juste pour pouvoir dire, le temps n’a pas été perdu, que cela valait la peine d’espérer, que le présent reste la clé.

Continuer à croire en un monde meilleur ? Jusqu’à mon dernier souffle, parce que le soleil qui brille ce matin me dit, bravo, tu as tout compris ! Continue, …

( 24 septembre, 2017 )

Le temps qui reste …

Tout est dit et bien dit …

 

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( 24 septembre, 2017 )

Vivre positivement, et ne pas sombrer.

 

Les énergies négatives sont régulièrement véhiculées, alimentées par les réseaux sociaux, bondés de personnes qui s’ennuient, qui n’ont rien à faire de leur journée.

Mon empathie m’a souvent conduite à venir en aide à des personnes en souffrance, mais ces derniers temps, je me suis lassée de cette mentalité, toujours envahie de plaintes, toujours négative, voire critiques. J’ai envie de donner un grand coup de poing sur la table, et dire que la vie, ce n’est pas ça. Écouter la souffrance des autres, oui. Tendre une main pour aider, oui. Mais participer à des délires complètement paranos que certains entretiennent, non ! Je m’y refuse, et préfère m’éloigner. J’ai déjà vécu dans la vraie vie la psychose de certaines personnes prêtes à tout pour alimenter leur jeu ou leur certitude, prenant l’autre pour un pion, c’est fini. Piégée par des mots auxquels j’ai crus qui m’ont apporté une telle souffrance que je me suis auto détruite avec Hashimoto, je ne veux plus vivre ainsi.

Depuis trois ans, j’ai choisi de vivre autrement, plus sereinement, plus calmement. J’essaie d’inculquer cet état d’esprit à mes élèves afin de leur offrir un climat moins angoissant dans un monde où l’insécurité règne.

Je me sers de chaque expérience négative pour tenter d’en faire du positif. Une claque de la vie deviendra un geste simple qui m’apportera une nouvelle réalité. Je refuse de me sentir mal , et pourtant vu mes soucis de santé, j’ai des jours « sans ». Je ne m’y attarde pas. Je ne rumine pas le passé, même si parfois je ne comprends pas pourquoi certaines personnes furent aussi méchantes. Je me dis juste que l’on ne s’est pas compris, qu’elles ont bu sabrer le champagne, j’ai payé cher mes mauvais choix. Je ris de mes bêtises. J’ai rangé mes larmes dans une boîte fermée à clef. Je ne demande pas plus que ce que la vie me propose, tout en conservant un petit nuage de rêve.

Je ne fuis pas la réalité en vivant positivement, j’essaie juste de vivre mieux, tout en sachant que je reste humaine, et je peux me planter. Une chose est sûre, sauf avec certaines personnes rancunières, réfractaires, le positif attire le positif, le négatif à l’inverse entraîne vers le fond. Alors, choisissez d’attirer le bonheur, et tel un aimant, si vous mettez le temps, il viendra à vous.

( 23 septembre, 2017 )

Sept ans … hier …

La ville s’invite comme chaque année de couleurs, les enfants rient. Cela fait du bien de voir un air de fête dans la grisaille du quotidien. Inéluctablement, en déambulant dans les allées, en embrassant d’anciens élèves, je m’arrête sur cette phrase écrite sur un panneau  » Ne laissons pas nos rêves s’envoler »

Sept ans déjà, hier si on réfléchit bien sur l’échelle de l’humanité, ce plongeon dans un gouffre sans fond, comme aspirée par l’infini. Le moment où ces cinq secondes ont, un soir, tout changé, mes rêves, mes certitudes, ma foi en la vie. Ces cinq secondes où j’ai bien cru ne jamais me relever, où tel un violent coup de massue, j’ai sombré dans le refus d’une réalité, rejetant la méchanceté humaine, non sans au passage y laisser des morceaux de moi-même.

J’aurais pu comme beaucoup tomber en dépression, renoncer à vivre, au lieu de cela, cette fin de journée diabolique où les mots rapportés furent pire qu’un coup d’épée, m’ont invitée à prendre la plume, à m’accrocher au mystérieux voyage que sont les rêves et les sentiments, à continuer à croire que la passion existe, quitte à gommer, recommencer, sans s’arrêter.

Sept ans, et je n’ai rien oublié ni le mal que l’on m’a fait ni les mains tendues ni ceux trop stupides pour écouter ni ceux trop pédants pour communiquer, ni toi que j’ai tellement aimé.

Sept ans durant lesquels j’ai fermé ma porte à double tour, mon coeur aussi, sept ans où j’ai attendu l’impossible, sept ans qui m’ont ouvert l’envol de mes rêves.

Des rencontres, des contrats signés, une vraie reconnaissance, et toujours cette volonté d’aller plus loin, d’y croire encore, juste en croisant un sourire ou un regard, juste en ne lâchant pas cette petite étoile.

Il y a sept ans, j’ai laissé cinq secondes détruire quelque chose auquel je tenais vraiment, c’est peu cinq secondes, le temps de quelques mots qui bloquent, qui font saigner … cinq secondes.

Le chapitre se ferme, un nouveau livre va s’écrire, j’en suis persuadée … je ne laisserai plus cinq secondes ternir mes pensées.

 

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( 23 septembre, 2017 )

Ensemble pour une reconnaissance

 

Chaque personne est différente, chaque individu est unique, et c’est pourtant certaines maladies sont méconnues. Aujourd’hui, je vais vous parler de l’une d’elle, la maladie du syndrome de Susac, rare, puisque 500 cas dans le monde.

Susac a décrit pour la première fois ce syndrome en 1979, et touche principalement  principalement les femmes entre 18 et 40 ans. La maladie se caractérise par une vascularite non nécrosante d’étiologie inconnue touchant des vaisseaux de petit calibre et responsable d’occlusions artérielles, engendrant encéphalopathie ; surdité de perception en règle bilatérale ; occlusion des branches de l’artère centrale de la rétine. Néanmoins cette triade peut être incomplète, rendant le diagnostic difficile et de fait la fréquence du syndrome sous estimée. Des céphalées peuvent précéder de plusieurs mois ces symptômes. L’encéphalopathie se manifeste dans plus de 80% des cas par des troubles cognitifs ou des manifestations psychiatriques ; dans de plus rares cas, une ataxie, des troubles sensitivo-moteurs, une atteinte des paires crâniennes, des troubles sphinctériens, etc. peuvent exister.

 

Cette maladie s’apparente souvent à une sclérose en plaque, pouvant s’ajouter à une maladie auto-immune d’Hashimoto ou autres.

 

La douleur psychologique du malade face à cette maladie incurable est terrible.

 

Une fois de plus, ne laissons personne de coté, ce n’est pas parce que ce n’est qu’une poignée d’humains touchés, qu’il faut les négliger.

Chaque homme, chaque souffrance a droit à un regard, à une reconnaissance, c’est notre but, celui de l’envol du papillon …

( 23 septembre, 2017 )

Ne jamais cesser de croire

Il y a six mois, je recevais une lettre poignante par le biais de l’association Hashimoto dont je faisais partie, d’une maman en souffrance, dont l’enfant de dix ans avait été depuis plusieurs mois rejeté par ses camarades. Bouleversée par la douleur d’une mère, par ce que ce gamin avait du endurer, fidèle surtout à mes convictions, me battre pour la reconnaissance des maladies invisibles, j’ai écrit une petite nouvelle, toute simple, toute gentille. Parallèlement, j’avais promis à ma classe de leur écrire une histoire. C’est ainsi que H et la plume de l’espoir vit le jour.

Aujourd’hui ce manuscrit vient d’être accepté par une maison d’édition, et ma première pensée va à cette maman à qui j’offrirai en premier le livre, ma seconde pensée est destinée à mes anciens élèves ensuite, un signe afin de leur dire de ne jamais baisser les bras, et le dernier à tous les malades.

Une pensée pour ceux qui souffrent, pour ceux qui n’ont pas la force de se relever, pour ceux qui n’osent rien dire. Il y a souvent « les râleurs « , et les autres. C’est aux autres que je dédie mon petit roman, à ceux qui n’osent pas, qui n’y arrivent pas, qui ne peuvent pas parler …

J’espère que H fera un bel envol, afin que des milliers de papillons tournoient dans le ciel.

( 23 septembre, 2017 )

Être à la hauteur

 

Combien de fois j’entends des adultes incapables de maîtriser le pouvoir de leurs mots, et balancer à un enfant voire à un autre adulte qu’il n’est pas à la hauteur. Qui est apte à juger si l’homme est ou non « à la hauteur » ? Et cette fameuse « hauteur » est-elle identique pour chacun ?

Dans notre société, il y a ceux qui sont (en apparence) toujours sûrs d’eux voire pénibles avec cette impression de supériorité, de « je sais tout », il y a ceux qui s’en fichent, soit parce qu’ils sont centrés juste sur leur « moi » ou parce qu’ils ont acquis la pure sagesses, et il y a les autres, la masse des individus, qui ne sait pas toujours où est sa véritable place, où se situer. Ce sera celui qui ne cessera de douter de son pouvoir de séduction, cet autre de ses capacités professionnels.

Une fois encore, nous sommes tous différents, et même si nous le savions, redire qu’être à la hauteur des autres ne devrait pas être une fin en soi.

Ce sentiment se retrouve trop souvent dans les relations amoureuses. Suis-je assez bien pour cet homme? Suis-je assez performant pour cette femme ? Suis-je ce qu’il attend ? Ces questions que nombreuses personnes se posent peuvent s’avérer d’une violence inouïe, conduire même la femme la plus solide aux larmes.

Être à la hauteur ouvre la porte de la peur. Suis-je un bon parent ?  Suis-je un bon mari ? Cette peur est légitime, puisque pour atteindre nos rêves, nos désirs secrets, nous sortons de notre zone de confort, nous nous mettons en sécurité. Prenons l’exemple classique de l’amour qui conduit souvent les personnes les plus amoureuses à faire pour un seul pas en avant trois pas en arrière. De nombreuses personnes vont même rompre pour éviter de ne pas être à la hauteur, renonçant ainsi à une grande passion, à un véritable amour. Il ne faut pas gratter l’allumette par peur, il ne faut pas renoncer à vivre par peur. Si l’autre ne nous aime pas ou ne nous apprécie pas tel que nous sommes, c’est qu’il doit quitter notre ligne de vie. Nous sommes tous des êtres à la hauteur, celle de nos espérances, et il est important de ne jamais laisser les autres penser le contraire.

( 22 septembre, 2017 )

L’engagement

La confiance s’inscrit dans un processus fragile. Nous croyons en l’autre, seulement à un moment, la promesse d’engagement va avorter. Comme disait un auteur, il ne faut promettre que ce que l’on est certain de pouvoir tenir. Malheureusement, notre époque regorge d’engagements non tenus. Les gens, séduits sur le coup, lâchent le gouvernail très vite, trouvant toujours de bonnes excuses. Personnellement, je respecte trop l’homme pour ne pas respecter les choix, mais ce que je méprise, c’est cette nouvelle art de vivre, très lache, qui consiste à se retirer d’un engagement, sans en avertir l’intéressé. Cela se retrouve dans le monde du travail, dans les relations amicales ou amoureuses. Pourquoi fuir la communication ? N’est-ce pas un minimum de politesse que d’informer l’autre de ses nouveaux choix plutôt que de l’apprendre par un tiers ? J’enseigne cette base à mes élèves, mais parfois je me demande à quoi bon , puisque tant d’adultes agissent autrement.

Comme tout le monde, j’ai accepté certains engagements qui furent lourds à porter ensuite, mais jamais je n’ai failli à ma parole. Je pense à mon dernier roman, que je ne voulais pas publier, et dont j’ai accepté l’engagement par amitié. Je savais que vu les circonstances, c’était une erreur. J’aurais pu reprendre mes droits très vite, j’ai attendu, expliqué mes raisons, et tout s’est fait dans le calme, sans agressivité.

5 Secondes verra le jour, autrement dans quelques semaines.

S’engager ne doit pas se faire à la légère. Lorsque je donne mon amitié, c’est que je considère cette personne comme unique, qu’elle en vaut la peine, sinon je la garde dans ma boite « relation ». Je ne vais le faire que si je suis convaincue que l’autre fonctionne comme moi. Mais je peux me tromper, certaines personnes savent faire semblant d’être ce qu’elles ne sont pas. Dans ma vie, elles se comptent sur les doigts d’une main, et pourtant toutes je les ai vraiment aimées ou fortement appréciée, je marchais main dans la main dans leur mode de pensées, jusqu’au jour, où le vase s’est fissuré, l’eau à couler. Elle était grise, et plus translucide, pleine de mensonges et de fausses promesses.

Il m’arrive encore, à des petits niveaux, de me faire avoir ! Détestant le conflit et la violence, je ne fais pas toujours les bons choix, ayant envie avant tout de croire en mes rêves et mes projets. Idéaliste, je persiste tout de même à penser, que je suis entourée de personnes qui croient en moi, tout comme moi, je crois en eux. Car c’est cela l’engagement, savoir que l’autre peut faillir, savoir qu’à un moment il peut-être une illusion, mais savoir surtout qu’il continuera la route à nos côtés.

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