( 20 décembre, 2017 )

Mon blog a quatre ans

Quatre bougies. Déjà. Étonnant comme le temps passe si vite. À quelques jours de la parution de mon premier polar, des personnes m’ont conseillé de tenir un blog pour faire ma promotion. Blog ? Promotion ? Des mots qui m’étaient totalement inconnus. Je ne suis pas tombée dans la marmite éditoriale très jeune, même si j’ai titillé le crayon dès mes plus jeunes années. Alors j’ai commencé à écrire chaque jour, parfois rien d’interessant, simplement pour laisser une trace, jamais un jour sans une ligne. Promotion tremblante puis petit à petit pensées diverses. J’ai créé du lien, un peu comme un fil doré entre les lecteurs et moi, quelque chose qui s’est renforcée au fur et à mesure que le temps passait.

Quatre ans où je fus toujours au rendez-vous, fatiguée ou malade, heureuse ou malheureuse, j’étais là, vous étiez là aussi.

Une aventure fabuleuse qui j’espère ne s’arrêtera pas de sitôt même si parfois, certains thèmes s’avèrent récurrents. L’important est que nous soyons, vous et moi, toujours là, ensemble. Comme je l’ai dit dernièrement, je ne m’occupe ni des statistiques ni des classements ( je n’ai toujours pas eu le temps de voir ce que c’est), je ne m’interesse qu’à cette interaction entre « NOUS »

Afin que continuent de vivre les rêves à jamais … et on signe pour de nouveau quatre ans ?

 

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Pris sur Google

 

( 19 décembre, 2017 )

Pourquoi certaines personnes s’accrochent-elles toujours ?

 

Régulièrement je lis des témoignages de femmes ou d’hommes qui me disent s’accrocher à l’autre alors que tout est pourtant fini depuis des mois, voire des années.  Pourquoi continuer à espérer l’impossible ? Il y a un temps pour tout, et à un moment, il faut couper les liens ou au moins cesser de se leurrer. Certaines personnes aiment continuer à jouer avec le coeur de l’autre en maintenant une illusion à partir de messages échangés sans saveur, de cadeaux, de rendez-vous ratés, poussant l’autre à se sentir minable, insignifiant. Ces relations sont perverses. Je l’ai souvent dit sur ce blog, il faut savoir tourner la page, ne pas se raccrocher à des miettes.

Que ce soit dans une relation amicale ou amoureuse, on peut tomber sur la mauvaise personne, sur quelqu’un qui ne correspond pas à nos attentes, qui ne nous est pas destiné, qui n’a pas les mêmes sentiments. L’acceptation est un premier pas vers la possibilité de couper ce lien invisible. Cela ne veut pas dire que l’on est anormal ou fou, ni que l’on n’est pas à la hauteur, simplement que ce sont des choses qui arrivent.

Détruire l’autre, en jouer, reste quelque chose de mal, de violent, et qui ne devrait pas être. On ne peut empêcher les gens d’aimer, c’est méchant, c’est cruel. Un peu comme si on disait à un enfant de ne plus aimer sa mère parce qu’elle se drogue ou ne s’occupe pas de lui.

Par contre, dans une relation amicale, si vous êtes amoureux de cet autre qui ne vous aime pas, coupez le cordon, vite, pour vous, pour lui aussi, ne vous enlisez pas dans une histoire où vous allez vous perdre, et perdre l’autre. Mieux vaut s’éloigner un temps, quitte à se retrouver un jour, lorsque la tempête se sera calmée.

L’amitié ou l’amour ne sont pas des sentiments qui doivent faire du mal. Ils ne sont là que pour apporter du positif à l’autre, rien de plus, mais surtout pas des larmes. Les amis, les amants ne sont là que pour apporter du bonheur à l’état pur et non de la violence.

Trop de personnes ne veulent pas détruire ce lien, simplement parce que cet autre, à un moment, leur a beaucoup apporté. Ce comportement se réduit à des chaînes invisibles lourdes à porter. Briser ces chaînes obligent « les autres » ceux qui jugent, ceux qui jouent, à ne pas s’en mêler, à avancer aussi, pour simplement exister. Ce que l’autre a laissé de positif en nous, cela ne doit rester qu’un cadeau, un souvenir, rien de plus, surtout pas quelque chose de mauvais qui continue à faire du mal. Juste la couche de crème qui s’est posée sur le chocolat chaud …et qui laisse une petite trace de mousse sur les lèvres qui fait sourire.

( 18 décembre, 2017 )

Pourquoi n’arrivons-nous pas toujours à faire face à une situation ?

 

Nous avons souvent l’impression d’être faible, de ne pas réussir à faire face aux situations que nous vivons. Cette sensation de commettre inéluctablement les mêmes erreurs, de toujours tomber sur les mauvaises personnes ou de faire stupidement les mauvais choix. Je pense, mais cela n’engage que moi, que nous sommes simplement de mauvais juges de nos désirs. La vie ne nous offre au fond pas tant de possibilités, même si on veut nous le faire croire. Donc nous allons automatiquement nous retrouver un jour face à un schéma déjà vu qui nous a fait souffrir. Cela ne veut pas dire pour autant que cette fois ci ce sera un mauvais choix ou un échec, mais que notre esprit de conservation va nous mettre en garde, afin de nous nous permettre, en cas de problème, de prendre du recul ou d’avancer, mais dans tous les cas, de ne pas rester figé. Si nous avons l’impression de ne pas être à la hauteur, ce ne sera qu’une impression, puisque nous sommes notre seul juge de nos limites.

Ne pas faire face à une situation, c’est comme retenir sa respiration toute sa vie, s’asphyxier, alors ne nous asphyxions pas, vivons sans nous arrêter à « ce qui pourrait être », contentons-nous de ce « est ». qui Nous avons besoin de respirer pour vivre, alors respirons à fond.

( 17 décembre, 2017 )

Pourquoi passons-nous notre vie à courir ?

 

Notre société nous pousse à courir tout le temps, comme si c’était une question de survie, avancer toujours plus loin, grappiller quelques minutes en plus, comme si nous avions l’impression que sans courir nous allions rater quelque chose. Réaction vraiment stupide puisqu’au final au moment où nous le vivons le futur n’existe pas encore, et que sa création propre ne peut exister que dans l’instant, c’est le moment même où nous savons que nos actes et nos choix d’aujourd’hui seront les réalisations de demain. Courir après le temps, c’est une façon d’attraper du sable entre les doigts, de le laisser doucement glisser, sans pouvoir le retenir.

Nous avons trop souvent l’impression de passer à côté de ce qui est important pour nous, mais au fond, nous ne perdons jamais rien, puisque le temps n’existe pas vraiment, il est juste une illusion que nous nous forgeons, une peur que nous nous construisons. Notre vie est à nous, et à nous seuls. Nous la bâtissons pierre par pierre avec ces milliers de petits bonheurs qui font nos vies.

Alors, peut-être qu’au lieu de toujours courir, il serait juste temps de marcher.

( 16 décembre, 2017 )

Action-Vérité

Comme toutes les gamines de mon époque, j’ai joué à action-vérité. Je ne suis pas une adepte des jeux en général, mais j’aimais bien ce concept, acceptant avec une totale honnêteté de dire toute la vérité. Les adultes auraient -ils cette même innocence, à savoir accepter de dire la vraie raison de leurs actes ? La Vérité ? Et est-ce si simple, car n’y a-t-il qu’une seule vérité ?

On rencontre ceux qui agissent à visage découvert, on les reconnaît vite, ils s’en vantent, se coupent, s’embourbent, et il y a les autres, ceux qui agissent dans l’ombre, qui laissent un peu comme dans un jeu de piste des indices. Un enfant vous demanderait qui sont des méchants ou des gentils, mais au fond, est-ce vraiment important de savoir pourquoi les gens agissent ainsi ? Le savent-ils eux-mêmes ? Enfants le savions-nous lorsque nous jouions à ce jeu ?

Parfois, on a tellement envie d’y croire encore. Je pense à toi qui es passé de trois à cinq. Bien sûr que je l’ai vu, bien sûr que j’ai compris, que j’ai lu entre tes lignes, seulement voilà, pourquoi , et en dehors du fait que tu n’as pas soufflé sur la bougie, sommes-nous vraiment plus avancés ?

Tout comme toi qui m’as dit tout et son contraire il y a quelques jours, à tel point qu’à chacun de tes sms, je ne te crois plus, et surtout je n’ai plus envie de me perdre dans tes louanges, tes compliments qui sonnent creux, et tes projets qui s’arrêtent avant commencer, amie tu fus, amie tu n’es plus. Nul besoin d’épiloguer ou de jeu pour le savoir.

Chacun pourrait trouver des dizaines d’exemples.

Nous rencontrons des routes avec qui nous aimerions une fois, une seule,  prendre ce temps de parler et de dire simplement « action ou vérité » juste pour voir où ces réponses nous mèneraient et surtout retrouver un temps l’innocence de notre enfance.

( 16 décembre, 2017 )

Cette souffrance, ta souffrance, ma souffrance.

Comme à chaque fois, j’ai franchi cette grille le ventre noué. J’étais pourtant partie très positive, forte, enfin je le pensais. Et puis j’ai croisé tes yeux bleus délavés, où je me suis enfoncée. J’ai eu l’impression de me fondre dans un vide sidéral, une absence totale de réalité. Tu m’as demandé au bout d’un moment, si long que j’ai failli me lever, si Noël était déjà passé. Comment t’expliquer une fois encore ce que je t’ai dit il y a quelques jours, que le temps n’est plus le même pour toutes deux. Comment te dire que tes cauchemars, « tes hallus » comme tu dis, ne partiront jamais, qu’elles seront présentes jusqu’à ton dernier souffle, que ce monde qui t’habite, bientôt, ne m’acceptera même plus. Ton neurologue m’avait dit que je m’habituerais. Foutaises. Bientôt quatre ans, et je ne m’y fais toujours pas. Je t’ai perdue le jour où tu t’es mise à parler « à ces autres » à tes côtés. Je me suis perdue aussi. Comme l’impression d’être sur une barque et ne plus être capable de tenir le gouvernail. Presque trois ans que tu es dans cette maison médicalisée où je tente de grappiller ce qui reste d’hier.

Par moment, tu fais preuve d’une telle lucidité que j’en suis heureuse, à d’autres instants, c’est comme si les traces de craies sur le tableau noir avaient été totalement effacées. J’en ai vécu des choses ces dernières années, des douleurs terribles, la maladie qui m’a happée, puis toi qui s’est rajoutée, toi sur qui j’avais toujours pu compter. Je n’ai plus de branche à laquelle me raccrocher. Tu as la chance de ne pas souffrir, tu le dis, je te crois, tu es juste devenue une ombre, sans projet, sans avenir, une ombre qui attend sagement la mort, malheureusement pas sereinement.

Un ami m’a dit cet automne de me protéger, j’essaie, seulement voilà, je ressens ce vide, ton regard qui ne comprend pas, qui parfois s’envole vers l’infini. Je me sens aspirée malgré moi. Je suis seulement impuissante, et je m’interroge, arrivera-t-il un jour, maman où tu ne me reconnaîtras plus ? Ou je ne serai plus rien pour toi ? Ou tu ne m’aimeras plus ?

 

Texte dédié à ma mère atteinte de Démence de Corps de Levy

( 16 décembre, 2017 )

Starmania

Dernièrement, je me suis replongée dans mes vieux albums, dont Starmania. J’ai depuis le début eu un véritable coup de coeur pour cette comédie musicale que j’ai vue au moins trois fois dans des versions différentes. Pour la première, j’avais juste dix-neuf ans, et c’était au Palais des Congrès. Pour moi, ce fut le premier opéra rock auquel j’ai assisté, et j’adorais déjà la philosophie avant gardiste de cette pièce.

Les jeunes générations fredonnent les chansons sans vraiment comprendre l’histoire.

Et pourtant, que de thèmes dans ce répertoire.

Dans un futur qui se voulait proche, tout l’Occident n’était qu’un même pays où la capitale Monopolis était terrorisée par une bande nommée les Étoiles Noires qui se rencontrent à l’Underground Café sous le regard amusé de Marie-Jeanne, la serveuse automate. Juste au dessus se trouve le building de Zéro Janvier un milliardaire voulant la présidence de l’Occident.

« J’aurais voulu être un artiste … »

Voulant redresser le pays, il devient l’ennemi des Étoiles Noires et de son chef Johnny Rockfort.comme toute pièce tragique, on assiste au trio, Johnny est sous l’emprise de Sadia une anarchiste, mais il tombe passionnément amoureux de Cristal, et va s’enfuir avec lui.Jalouse et furieuse, Sadia devient la nouvelle animatrice de Starmania, et décide de dénoncer Johnny et Cristal à Zéro Janvier le soir où celui-ci célèbre ses fiançailles avec Stella Spotlight au Naziland, les Étoiles Noires ayant choisi cette soirée pour faire exploser une bombe dans la Tour Dorée.

Tous les thèmes forts sont rassemblés. La passion, l’amour, la réussite, la révolte, l’amour impossible, celui de Marie-Jeanne pour Ziggie qui est homosexuel, etc

Je pense que cet opéra rock est immortel, dans le sens qu’il dénonce une société que nous retrouvons trente ans après avec la lutte des pouvoirs, le terrorisme.

Pourquoi un tel succès ? Peut-être grâce à la qualité des textes, car soyons francs, Berger et Plamondon savaient y faire. Peut-être également simplement parce qu’à cette époque, nous avions besoin de rêves, nous n’avions pas Internet, et tout passait par les livres ou la chanson. En tous les cas, cela reste pour moi la comédie musicale immortelle.

 

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Photo prise sur le lien

https://m.gralon.net/articles/art-et-culture/theatre/starmania-l-opera-rock-de-michel-berger-et-luc-plamondon-2716.html

( 15 décembre, 2017 )

La loi d’attraction positive.

J’ai vécu dans un foyer convaincu que toute chose positive que nous désirons vraiment, nous pouvons l’obtenir. Au final, j’ai vécu une enfance où je n’ai jamais renoncé à croire que le meilleur était à venir. J’ai continué adulte, me raccrochant toujours à ce petit flocon de neige nommé espoir. Des millions de flocons finissent par créer une avalanche, alors pourquoi cela serait-il différent pour la pensée positive ?

Cela ne veut pas dire pour autant que le monde sera conforme à nos désirs. Ce serait tellement plus facile. Il faut rester réaliste. La loi d’attraction positive est une manière de vivre, une façon d’être. Beaucoup de personnes pensent qu’il suffit de ne penser qu’une fois positivement pour que cette philosophie s’inscrive en nous. Le problème est que nous réagissons aussi bien aux énergies négatives qu’aux énergies positives.

Je crois dans les vibrations, nous passons d’une bonne humeur à une mauvaise humeur, de l’euphorie à la déprime selon les rencontres que nous faisons, les gens que nous côtoyons. Il est vrai que parfois certaines personnes nous donnent l’impression de nous faire un signe, mais comment savoir si c’est réel ou une simple coïncidence, voire une manipulation ?

Il est donc impératif de travailler sur soi, d’y croire vraiment, de visualiser ce qui est bon pour soi. Il est nécessaire de rester les pieds sur terre, de se dire que nous ne voulons que le meilleur pour nous, et pour les autres. Il ne faut pas tomber dans le piège de certains « gourous » affirmant que tout ce dont nous rêvons matériellement, nous l’aurons. Personnellement, je n’y crois pas ! L’argent n’appartient pas à cette loi d’attraction ou dans des cas exceptionnels. Par contre obtenir la paix, la sérénité, l’harmonie, je pense que c’est possible. Nos pensées sont créatrices, en bien comme en mal. Regardez comment on peut se détruire la santé lors de phases de stress, de colère intérieure, de rancune, alors utiliser cette merveilleuse énergie pour vivre mieux, c’est possible, mais c’est un travail de chacun instant, car la moindre pensée négative va mettre un frein à cette création. Au final, je dirais juste que je ne sais pas si cette philosophie est vraiment liée ou non à une réponse de l’Univers comme disent certains , je sais juste que saupoudrer de poussière d’étoiles positives notre vie, en éloignant tout ce qui fait du mal, nous permet de vivre bien mieux. Alors pourquoi ne pas essayer ?

( 15 décembre, 2017 )

Non à la violence envers les femmes

 

Les différents scandales de violence envers les femmes ont poussé de nombreuses lectrices à m’écrire sur ces hommes qui jouent des sentiments des femmes,  qui s’en délectent, « des salauds » comme m’a cité une lectrice. Qu’elle se rassure, je méprise aussi ces personnes, ces individus au demeurant « parfaits », qui savent se tenir en société, qui se sont façonnés un couple idéal, absolument charmants, à tel point que l’on croit en eux, aveuglement. Ces hommes qui n’ont pourtant envie que d’une seule chose qu’on les admire. Pas besoin d’être psy pour se douter qu’ils souffrent d’un sérieux problème lié à leur enfance, un besoin narcissique d’être mis en avant. Au fond, ils n’aiment pas, ils ne savent pas aimer, ils ne peuvent pas aimer. Ils se contentent de prendre sans donner. Leur force est inébranlable. Ils iront toujours jusqu’au bout afin d’atteindre leur but. Leur résister ? Vous allez le payer des mois voire des années. Certaines femmes me parlent même de vengeance à vie, ne pouvant plus vivre sans cette ombre qui plane, cette peur au ventre.

Ces salauds sont addictifs. Ils séduisent avec subtilité, sachant très bien ce qui vous fera craquer. Ils sauront dire les mots qu’il faut, les promesses dont vous rêvez, qu’ils ne tiendront jamais. Démasqués, ils jugeront qu’ils ont changé, que c’était une erreur, et nombreuses sont les femmes qui vont y croire encore, stupidement.

Ces hommes, qu’ils soient ou non des pervers narcissiques, agissent tous de la même manière, jouant au jeu du chaud/froid, des cadeaux puis des attaques. On les reconnaît à cette particularité, ils refusent toute communication. La victime se trouve alors coincée, obligée pour s’en sortir de tenter de savoir, de comprendre, commettant ainsi des erreurs dont l’autre va se délecter pour l’enfoncer davantage. Ils prendront un malin plaisir à distiller des phrases toutes faites . « Elle ne peut qu’être folle. » « Elle est responsable de tout, regardez moi … » et le pire, c’est que je suis convaincue que ce type d’individu est persuadé de ses affirmations. Il y croit. Se remettre une seule seconde en question le conduirait à s’autoriser à être fragile, ce qu’il ne peut pas faire. Pour exister, il ne peut vivre qu’en écrasant l’autre, contrairement à ses propos en société où il affirmera qu’il déteste toute forme de pouvoir. Logique puisqu’il est « le pouvoir ».

Vous me demandez régulièrement si ces hommes peuvent changer. Je ne pense pas, et pourtant je suis de nature optimiste. Je pense qu’ils ont de telles blessures liées à leur petite enfance ou à leurs premières relations amoureuses, qu’ils ont choisi de se blinder derrière une armure. Comme ils sont en général arrogants, pour ne rien arranger, ils refuseront d’aller se faire aider et resteront dans un cercle vicieux, reproduisant souvent d’une femme à l’autre le même schéma comportemental.

Ces hommes qui jouent avec le coeur des femmes sont à fuir. Je sais, ce n’est pas simple, car ils savent y faire, mais il est impératif de ne jamais se perdre. Le jour où on se rend compte que l’on n’est plus « soi-même », que l’on a trop aimé quelqu’un qui portait un masque, il faut réagir, et fermer définitivement sans regret, sans regarder en arrière un chapitre de notre vie. Le bonheur ne se construit pas sur un jeu. Notre santé, notre avenir dépend de cette porte que l’on claque. Un pervers narcissique la laissera toujours entrebâillée, histoire de s’assurer d’une possibilité, au cas où sa vie deviendrait trop ennuyeuse. Une seule arme, l’indifférence !

Je conclurais par cette citation de MF Hirigoyen

« Le pervers narcissique essaie de pousser sa victime à agir contre lui pour ensuite la dénoncer comme « mauvaise ». Ce qui lui importe c’est que la victime paraisse responsable de ce qui lui arrive. »

 

NB Pour rendre à César ce qui lui appartient, l’inverse existera aussi, femmes perverses, manipulatrices, dominantes.

( 14 décembre, 2017 )

Lettre à mon père

 

Il y a des mots que l’on a envie d’écrire, d’autres que l’on garde pour soi, tout comme la douleur. Aujourd’hui, j’ai envie de t’écrire. Cela fait bien longtemps que tu es parti, plus de vingt ans, et je déteste toujours autant ces quatorze décembre, comme si une simple date efface d’un coup tout le présent. Tu es parti en un claquement de doigts à quelques jours de tes cinquante-huit ans, trop jeune, trop vite. Je t’en ai voulu, tu sais. Tu étais bien plus que mon père, tu étais mon mentor, mon pilier, mon exemple, celui qui me donnait son énergie pour m’aider à tenir debout.

Après ta mort, je n’ai plus écrit durant des mois, je ne crayonnais plus, je refusais même de regarder tes magnifiques tableaux. Je souffrais en dedans, en silence. Et puis j’ai rencontré un thérapeute, un masseur à l’époque qui m’a réconfortée, soutenue un temps, d’autres ensuite qui m’ont poussée à grandir, à devenir plus forte, à reprendre la plume. Juste « des âmes«  là pour m’aider. Je sais bien qu’inconsciemment, je t’ai recherché dans tout homme plus âgé et plus sage que moi. Un père, cela manque que l’on ait dix ans, quarante ou cinquante ans. Certains ont rejoint aujourd’hui les étoiles, Jean-Claude et Alain  qui m’ont tant soutenue  lorsque j’écrivais mes premiers romans policiers. J’espère que vous avez tous une pensée pour moi là-haut.

Et puis depuis, il y a eu les amis, ces amis auteurs qui m’apportent régulièrement leurs mots et qui sans le savoir me guident, Régis, Claude, et Tienou (dont les mots furent salvateurs cet automne), merci à vous tous. Vous êtes ma bougie dans l’ombre.

 

Tu sais papa, si je n’étais pas passée par tout ça, par cette souffrance, par ce que j’ai appris, par ces échecs, je n’aurais pas rencontré certaines personnes fabuleuses qui ont marqué ma vie, je ne serai pas ce que je suis.

Alors, non, aujourd’hui je ne pleurerais pas, simplement parce que tu m’as offert en partant cette boule d’espoir qui ne me quitte jamais.Tu étais quelqu’un d’exceptionnel, et tu as mis la barre très haute, moi qui suis si imparfaite. Je ne sais pas si j’arriverais un jour à ta hauteur. Peu importe, j’essaie d’être chaque jour meilleure.

Et ce matin, je me contenterai juste de te dire, ce que je n’ai pas eu le temps de te souffler à l’oreille avant que tu ne rendes ton dernier souffle, « Papa, je t’aime et tu me manques. »

 

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