( 23 mars, 2016 )

La déprime collective et les médias.

Stop aux pensées négatives et à la déprime qui inonde nos réseaux sociaux. Ne vous rendez-vous pas compte que vous faites exactement ce « qu’ils veulent »? Quitte à en choquer beaucoup, je lance mon coup de gueule du jour. Comme tout un chacun, mon coeur saigne pour les victimes innocentes d’hier mais vous ne me verrez pas larmoyer ou échanger sur FB ou ailleurs car je sature de ces discussions primaires qui ne servent qu’à alimenter la peur. Et c’est ce que veulent ces monstres.
Je lis avec stupeur des phrases qui me hérissent : il va y avoir des attentats. Euh ? Vous ne le saviez pas ? Et ce n’est pas d’aujourd’hui. Je suis du vingtième siècle et j’ai vécu presque en live les attentats de Saint-Michel. Ce n’est pas nouveau donc. Quant aux autres, certes, la Belgique est touchée mais tant d’encre n’a pas coulé pour nos amis ivoiriens il y a quelques semaines. La couleur de la peau changerait-elle celle du sang ? Il ne me reste donc que ma plume pour faire sortir ma colère face à des dizaines de propos que j’ai lus dans la soirée et qui vont me faire me mettre en pause sur ces réseaux durant quelques jours. On est tous responsables de ce qui se passe aujourd’hui et il faut cesser de faire la politique de l’autruche. Nos dirigeants sont inefficaces à gérer ce conflit, les réseaux sociaux propagent des idées, des commentaires parfois d’une violence insoutenable, le commun des mortels se délecte de cette situation ( cela donne enfin un sens à des vies monotones). Quand je vois certaines personnes qui ont passé, hier, leur journée à pleurnicher devant leur télé, ici, en France, je bondis. Quand on doit gagner sa croute, on a une pensée pour cette violence, le coeur qui pleure mais on ne s’arrête pas de vivre ! Le jour où on pousse notre premier cri, on est déjà en sursis. C’est la vie. Alors bon sang, cessez un peu de vous cloîtrer, de pleurer sur un avenir incertain. Il est incertain par définition mais vivez, faites des bouquets de pensées positives et qui sait ? Peut-être enfin pourra-t-on faire évoluer des mentalités qui ne font que nous mettre des chaînes aux pieds.

( 23 mars, 2016 )

Les pertes de la vie

À partir du moment où vous possédez tout ce que vous savez, vous avez conscience de ce que vous pouvez perdre. La peur n’arrive pas par hasard. Elle vient souvent fourrer son nez dans nos vies bien rangées pleines de bonheur. Lorsque telle une bulle de savon, on tient au creux de nos mains ce morceau de vie qui nous rend si heureux, la panique vient souvent se loger, présente, avec ses interrogations et ses doutes. Méritons nous cet instant unique ? Et ne va-t-il pas y avoir un cataclysme qui va nous le reprendre ?
Lorsque l’on a bien vécu, on constate souvent qu’un grand bonheur est entrecoupé de moments douloureux ou endeuillés simplement parce que la vie est ainsi, tout sauf linéaire. Survivre c’est être capable de rester serein face aux aléas de la vie même si on sent parfois comme une lame de fond nous tirer vers les abîmes. Il faut donc résister et toujours faire le pas qui va nous inciter à marcher sur l’eau sans se noyer.
Essayer toujours d’attraper un nuage parce qu’il vous emportera vers les rêves et surtout accepter que d’autres ne se réaliseront jamais parce que nous avons laissé la roue tourner trop vite, parce que ce n’était pas le moment, parce que nous avons été trop stupides ou trop paresseux, parce que c’est ainsi.

( 22 mars, 2016 )

L’après

Le tourbillon de la vie est parfois si violent qu’il nous emporte vers des rêves fous, des idées qui nous prennent aux tripes, qui nous enivrent. Une journée succédant au salon du livre de Paris procure la même sensation. Deux jours en immersion totale hors de la réalité quotidienne, sans chamailleries d’élèves, des rencontres au fil des stands, sur le stand, nous pousse l’imagination à son extrême et surtout attise l’envie d’écrire.
Depuis quelques semaines, j’étais un peu en recul comme à chaque période de travail, me remettant en cause quant à mes choix parfois peu judicieux concernant certains partenariats pour mes polars Et à l’inverse, encore plus sûre de moi face au choix de mes co-lectrices :) . Je digère toujours mal les nombreuses fautes dans NOIR qui auraient dû être évitées. Une fois encore, faute de temps, j’ai péché par excès de confiance ! Heureusement que les retours sur le contenu me confortent dans ce genre d’écrits. Il n’empêche que lorsque le doute apparaît, seule la vie peut l’effacer.
Ce plongeon dans l’univers des livres ce week-end a déclenché une démangeaison intense, un besoin de remplir des pages blanches. Des sujets se sont dessinés au cours de discussions et le besoin est si fort que je me trouve devant un vrai dilemme, comment vais-je pouvoir attendre les prochaines vacances qui ne sont que dans un mois ? Cette période professionnelle est pleine et m’attendent piles de copies, corrections, et livrets scolaires. Alors, que faire ? Plonger au risque de me noyer ou ranger mon stylo ? Peut-être y a-t-il une petite alternative ? quelques brasses avec une bouée bien attachée afin d’éviter de couler et de crouler sous le poids des charges ?
Ah, cette envie … Chut … Je vous dirai bientôt ce qui s’est dessiné.

( 21 mars, 2016 )

Qu’est-ce qu’un livre ?

Après un week-end au salon Livres Paris 2016, je me suis trouvée à me poser juste cette petite question : »Qu’est-ce qu’un livre ? ». Est-ce des pages écrites que l’on tourne avec ferveur ? Un ensemble d’idées imprimées sur des pages bien structurées, réglementées. Un livre peut également être un regroupement de mots destinés à émouvoir, toucher, pousser à la réflexion. Lorsque l’on parle de livres, on va automatiquement nommer les bons livres. Qu’est-ce qu’un bon livre ? Est-ce un livre qui se vend ? Un livre qui se prête ? Un livre qui se partage ? À quel critère reconnait-on qu’un livre est bon ? À son nombre de ventes ?
En traversant ce salon durant ces deux jours, je n’ai pu que rester éblouie devant la montagne de livres publiés aujourd’hui, des genres aussi différents qu’un roman sentimental ou un livre de cuisine. Les piles variées s’entassent attirant les passants se contentant souvent de jeter juste un rapide coup d’œil. Pour ne penser, pour une fois, qu’à moi, ce salon fut un beau succès avec de nombreuses ventes. Un vrai rayon de bonheur pour une petite gribouilleuse comme moi.

 

Pas as encore lu Carla ?

( 20 mars, 2016 )

L’aboutissement des rêves

Gravir une montagne jour après jour, parfois en serrant les dents, en redescendant quelques marches, parfois par paresses ou fatigue et arriver un jour au bout de la route. C’est l’effet que j’ai ressenti hier lors de ma présence au Salon Livre Paris 2016.
Nombreux furent les mauvaises langues ayant critiqué soit cette maison d’édition, soit le « thème » de mes romans, et quelle jolie surprise d’assister à l’envolée des ventes.
Comme vous le savez tous, je ne fais jamais de salons préférant l’ombre à la lumière mais cette journée m’a livré de jolies rencontres, aussi bien de nouveaux contacts que d’anciens de longue date. Un vrai plaisir, une jolie revanche sur la vie.
Se dire qu’au final, on ne serait rien aujourd’hui sans cette allumette qui fut un jour grattée, sans cette haine allumée par des tierces individus sans véritable fondement, se dire que l’on doit ce succès à une personne qui a disparu de notre vie, et qu’au final elle ne saura jamais à quel point elle fut importante, que l’on ne pourra jamais la remercier. Mais la vie continue et le plus important reste que, si aujourd’hui fut un moment inoubliable, c’est parce que la vie est un bocal où il suffit de plonger la main pour découvrir plein de merveilles.

Découvrez vite les Secrets de Carla aux éditions FFD

 

( 19 mars, 2016 )

Les autres

Les autres
Week-end magique en vu. Je ne peux qu’avoir une pensée pour ceux à qui je dois ce parcours depuis un an, cette montée en flèche dans cette maison d’édition, cette reconnaissance qui n’a pas de nom. La vie est ce que l’on veut en faire et savoir accepter les douleurs, les ratés sans fléchir est presque un don. Je suis heureuse d’avoir cette capacité.
Merci donc à toi qui m’as donné le goût des mots, à toi qui m’as poussé à me surpasser et à tous ceux qui m’ont tenu la main durant cette avancée.

Dernier post philosophique avant de partir pour le salon du livre de Paris, un peu d’encre sur un sujet qui ne cesse de me faire sourire : les Autres. N’avez-vous jamais remarqué à quel point l’homme est indifférent aux autres ? L’empathie aura-t-elle quitté ce monde ? Le traditionnel « Bonjour, comment vas-tu ? » est de moins en moins ponctué d’écoute. Pire, parfois le seul bonjour est prononcé du bout des lèvres à la vitesse de la lumière comme si simplement le fait de le dire était devenu un sacrilège. L’humain ne s’intéresse plus à ses semblables hormis dans un cas très précis, celui des ragots. Alors là, même la personne la plus pressée se retrouve sur le devant de la scène à écouter ce qui se dit, ce qui est arrivé voire ce qui pourrait être arrivé si … Les autres et le cancan, c’est une véritable histoire d’amour que même le plus réussi des romans n’arrive pas à reproduire. Cancaner est une seconde peau pour certains, un moyen de vivre par procuration les noirceurs de l’âme humaine, allant jusqu’à souhaiter le dérapage de l’autre simplement pour se complaire ensuite dans des mots.
Il y a longtemps que j’ai pris du recul vis à vis de cet état d’esprit qui m’attriste pourtant, nous obligeant de plus en plus souvent à cloisonner notre vie afin de la préserver des ragots, des mauvaises relations. Il serait pourtant si bon parfois de partager aujourd’hui, comme j’aimerais pouvoir raconter la journée que je vais passer, les rencontres que je vais faire. Mais qui parmi « ces Autres » vont s’y intéresser ?

( 18 mars, 2016 )

Rester debout malgré tout avec Hashimoto.

La maladie d’Hashimoto est une plaie qui ré attaque par surprise quand on croit être enfin sur pied. Plus la destruction de notre papillon est rapide, plus la stabilisation est incertaine. Lorsque l’on pense ce jour béni arrivé, on repart à zéro. Ne jamais lâcher sa zone de confort ! Il y a cinq semaines, j’ai eu la surprise de voir une nette amélioration au niveau de ma TSH, incitant mon médecin à proposer une petite baisse de traitement, minime, une goutte, juste une ! Cinq semaines après, c’est l’enfer ! 90% de mes symptômes de base sont revenus au grand galop comme s’ils n’attendaient que ça ! Décourageant ? Un peu tout de même … Pas question pourtant de se focaliser sur mes douleurs nombreuses, cette fatigue énorme, hypertension, vertiges ou maux de tête et autres, sans parler de la baisse immunitaire qui fait que l’on choppe tout, même le charmant virus grippal en cours.
On reprend donc le combat en rajoutant juste cette petite goutte en plus en croisant les doigts que l’effet soit rapide, et surtout on serre les dents car pas question de s’apitoyer. Retour à la case départ. Il va donc falloir recommencer en parallèle les moments de visualisation positive, car je suis certaine qu’ils ne furent pas inutiles. J’ai vraiment cru pouvoir stopper cette destruction massive, redonner une seconde chance à ma thyroïde mais peut-être était-ce juste trop tôt ?
Une chose est sûre, cette maladie invisible nous oblige à faire bonne figure, à travailler en serrant les dents comme si rien n’était, nous force aussi à commettre cet acte que nous seuls savons possible : Rester debout malgré tout !

Sinon Rendez-vous demain au Stane 1-C17  pour parler Hashimoto. J’y serai ainsi que la présidente de l’association.

( 17 mars, 2016 )

L’optimisme

Mon sujet favori même si parfois les aléas de la vie me font baisser les bras, comme en ce moment avec ces rebondissements côté santé, je reste persuadée que le meilleur reste à contraire et fuis les pessimistes qui ne cessent d’avoir peur de l’avenir. Pour moi, rien n’est impossible. Des difficultés, des générations d’individus ont eu des galères, des épreuves au cours des siècles et ce n’est pas pour cela qu’elles ont baissé les bras ou que l’humanité a disparu. Aujourd’hui, à l’inverse, l’homme s’enfonce à la moindre contrariété, déprime ou « négativise » un événement. Le monde est égoïste et les pensées positives doivent contre balancer cette tendance.
Pas facile ? C’est certain lorsque l’on a beaucoup donné, à une personne que ce soit un amour ou une amie,  de constater qu’en retour elle s’éloigne mais surtout que parfois ces mêmes personnes sont d’une terrible ingratitude, même des amies de très longues dates. Surtout ne pas les retenir. Laisser les autres partir est une clé de survie. L’optimisme peut engendrer des frustrations et des jalousies. Une personne me disait dernièrement que c’était gamin d’être positif de nos jours, que le monde est en perpétuel destruction et que lorsque l’on nait, on est déjà déjà dans la tombe.
Dérangeant cette manière de penser ! Les pessimistes entraînent les autres dans leur chute, pouvant même créer des ancrages les menant à inter agir sur la vie d’autrui pour éviter des catastrophes qui n’existaient que dans leur tête ! ( j’ai vécu cette situation et croyez-moi, ce n’est pas un cadeau du tout !)
Bien sûr qu’être trop positif a son revers de médaille et amène la déception. Lorsque mon fils était malade, j’ai toujours refusé de voir ou d’entendre que l’issue puisse être fatale. Ai-je été déçue au final ? Pas plus qu’une personne qui aurait envisagé le côté négatif dès le départ. Je lui ai façonné durant son année de maladie un monde plein de mille couleurs.
Être positif est une faculté qui permet de rebondir, de se battre et de ne pas figer un moment. Ce trait de caractère permet de passer à autre chose sans trop de regret, permet de continuer à aimer sans douleur parce qu’être positif c’est simplement ouvrir une fenêtre sur la vie.

( 16 mars, 2016 )

Les obligations de la vie

Ce n’est pas parce que l’on peut se passer de quelque chose que l’on est obligé de le faire. Parfois, la vie nous met sur un chemin bien confortable où l’on s’installe, un peu comme dans un cocon. À l’aise, on ne veut plus en sortir, prétextant que l’on peut s’en passer jusqu’au final y renoncer. On connaît tous des personnes installées dans une telle routine, surtout à la retraite ou au chômage, où elles se complaisent jusqu’à ne plus trouver aucun intérêt à la vie. J’ai en mémoire une personne que j’ai côtoyée un temps qui rythmait sa vie par « Plus belle la vie », quelques jeux en ligne et un rituel quotidien inébranlable. Des années à vivre une telle existence, est-ce vivre ?
Les obligations de la vie n’en sont pas. Elles restent semblables à un miroir, renvoyant ce que nous avons envie d’y voir à un moment précis. Il est important, par moment, de s’obliger à chausser d’autres souliers, à se dynamiser, à se fixer de nouveaux objectifs, de nouveaux défis. Bien sûr que l’on peut vivre toute une vie en s’en passant, sans prendre le risque de l’erreur mais n’est-ce pas la possibilité de se dépasser qui nous entraîne dans nos rêves ? Ne vaut-il pas mieux les vivre vraiment que par procuration devant une série télé ?

( 15 mars, 2016 )

Instant poétique

Quelques secondes poétiques

 

Je voudrais

Je voudrais arrêter le temps, laisser les minutes s’écouler sans que je ne sois touchée. Je voudrais toucher l’inaccessible, tout ce qui m’est aujourd’hui impossible pour pouvoir ensuite graver le mot liberté pour l’éternité. Je voudrais tout recommencer, prendre une plume du passé et réécrire tout ce qui n’a pas marché puis d’un coup d’éponge tout effacer simplement parce que nul ne peut rien changer.
Je voudrais faire saigner ton coeur qui n’a jamais voulu s’ouvrir, qui est resté glacé, qui ne m’a pas acceptée. Je voudrais attraper un nuage pour être plus proche du ciel et qui sait pouvoir y croiser l’âme de ceux que j’aime. Je voudrais pouvoir te parler, te dire des mots qui n’existent pas, te raconter tout ce que j’ai toujours voulu te dire et que le temps a emporté. Je voudrais tant que tu sois là, toi qui au fond n’existe pas, toi qui ne fus qu’une illusion, au pire un prénom.
Je voudrais,
Je voudrais parler à mon père disparu il y a vingt ans, trop jeune, trop vite, j’aurai tant de choses à lui dire, des choses que je n’ai pu lui murmurer avant de mourir, par lâcheté, par peur, par colère. Lui dire que je lui en ai voulu de ne pas s’être battu mais qu’aujourd’hui, je comprends et qu’au final, il a certainement eu raison.
Je voudrais arrêter le temps, juste un court instant.

 

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