( 15 septembre, 2016 )

Imaginaire et réalité

Écrire un livre, c’est juste poser des mots sur un papier. Je l’ai déjà dit, je n’aime pas les autobiographies que je trouve trop narcissiques en dehors de celles qui apportent un petit plus à notre vie. Nul ne s’y trompe, peu de lecteurs les achètent en dehors des ragots croustillants de nos hommes politiques. Pourtant, pour encore de trop nombreuses personnes, un manuscrit ne peut être que du vécu. Je ne peux m’empêcher de faire des bonds dignes d’un kangourou lorsque je lis ce type d’inepties. Les préjugés ont la vie dure. Cela me ramène à une époque lointaine, il y a cinq ans où j’avais écrit pour m’amuser une nouvelle complètement délirante, faite juste de mots chantants ( en vers). Bien sûr, cette histoire satirique partait sur un fait vécu, un clash du à une femme jalouse et perverse que sous ma plume, j’ai transfigurée sous forme de délires littéraires et fantasmes imaginaires. Je débutais et ces écrits ne furent lus que par un comité restreint, « amical, je le pensais », le respect du bien d’autrui fut sacrément négligé et d’autres âmes malintentionnées l’ont eu entre les mains. Peu m’importe, ce n’était qu’un brouillon, peu travaillé, bâclé et mal écrit.
Seulement voilà, l’homme a bien du mal à faire fonctionner son cerveau et cette nouvelle imaginaire s’est transformée pour certains en une pure réalité. J’y avais glissé ( j’en ris encore !) une savoureuse scène érotique qui prenait racine dans un endroit peuplé de grosses araignées. Étant arachophobe, il était évident pour les personnes qui me connaissaient bien que je n’aurais pu avoir un orgasme délirant avec une veuve noire montant sur ma jambe ! Et pourtant, des années après, on m’en parle encore comme s’il s’agissait de mon fantasme le plus secret, voire de ma liaison la plus torride.
Sachez, chers lecteurs, que lorsque l’on aime écrire, ce n’est pas pour raconter notre vie qui, elle, est insignifiante, mais simplement pour justement plonger dans le monde de l’imaginaire. Je n’aurais jamais d’ailes pour voler, mais ce n’est pas pour autant que j’empêche mes mots de s’envoler. Lisez, pour le plaisir, mais ne chercher surtout pas à interpréter mes mots ou faire un lien avec la réalité. Quant à vous, les petites plumes, videz-vous de vos maux, ne soyez pas une marionnette. Un jour, j’y ai cru, si fort, que je m’y suis perdue. Aujourd’hui, je ne crois plus que dans les actes réels.  Bonne journée à tous.

( 14 septembre, 2016 )

Nos chances de bonheur

Chacun de nous vit consciemment ou non pour une aspiration, la recherche du bonheur. Cela devrait être facile à atteindre et pourtant, le bonheur fuit et nous échappe souvent lorsque l’on s’en approche trop près. Pour certains, le bonheur est un sentiment positif qui nous procure un bien-être, une plénitude, une sécurité. Le bonheur est aussi un argument de ventes. Depuis quelques années, les cahiers de bien-être, les livres de citations, de conseils foisonnent, à se demander si on ne prend pas l’homme pour un imbécile incapable de penser par lui-même. Travailler sur la recherche du bonheur ne eut être négatif et permet de se projeter dans la pensée positive. Je regrette de ne pas avoir eu l’idée d’écrire un livre sur ce thème, la plupart atteignant les cinq cents mille exemplaires.
Qu’est-ce que le bonheur au fond ? Celui que l’on se choisit, celui dont on rêve, celui que l’on se dessine ? Le bonheur est cette toile que l’on se dessine, qui vient des fonds de nos tripes, qui menace d’exploser. Le bonheur ne tombe pas du ciel, c’est pour cette raison que certaines personnes seront toujours malheureux alors que d’autres donneront toujours un semblant de bonheur, tout comme tout faire pour être heureux.
Au final, le bonheur c’est vivre sans avoir cette boule d’angoisse à l’estomac, c’est accepter de ne pas être parfait, de ne pas être telle que l’on nous voit, mais telle que l’on est au fond de soi, c’est prendre conscience que l’on ne peut refaire le monde, que même si on est gentil, dévoué, les autres s’en moquent, c’est surtout ne pas se raccrocher à des illusions, à des espoirs passés, à des actes manqués, à des bouteilles à la mer lancées. Le bonheur, c’est parfois juste gratter l’allumette la première avant d’être consumée et savoir faire les bons choix et dire stop à temps.

( 13 septembre, 2016 )

Hashimoto et moi

Ah, Hashimoto, maladie avec qui je suis « maquée » depuis trois ans maintenant, qui est plus jalouse que mon propre mari, me tenant dans ses tenailles, revenant lorsque je m’éloigne. Dernièrement, une personne que je connais bien s’avéra surprise que je sois « encore » Hashimoto. Eh bien oui, cette maladie, je ne pourrais en divorcer. Elle est mienne jusqu’à ma mort même s’il m’arrive de la détester. Tel un amant volage, elle me laisse parfois en paix durant quelques mois, à tel point que j’en oublie son existence si ce n’est mes gouttes à prendre tous les matins. Et puis soudain, sans crier garde, sans me demander mon avis, elle débarque avec violence, n’hésitant pas à me mettre un bon coup de poing en pleine figure.
Vous entendrez des bonnes âmes vous susurrer que ce n’est pas grave, que vous êtes une satané fainéante, qu’il faut bouger votre popotin et tout ira bien. Seulement la réalité est autre. Stabilisée, vous n’avez aucune raison de redouter un coup bas, pourtant il est bien là. Un matin, la fatigue vous terrasse, sans cogner à la porte, sans autorisation, vous avez envie de dormir, votre peau se dessèche, les yeux vous brulent, l’angoisse vous saisit, la libido se ramollit ou à l’inverse, vous êtes sur les nerfs, avec le coeur qui tambourine, votre tsh jouant au yoyo. Quand on vit avec, nul besoin d’une prise de sang en urgence, on sait que la crise est là, qu’elle va durer quelques jours et qu’ensuite, si elle ne passe pas, on avisera. Le commun des mortels ne verra rien, juste des cernes sous les yeux, juste quelques bâillements plus prononcés mis sur la fatigue classique, parfois un changement possible d’humeur, ou pas. Mais vous, vous savez, Hashimoto est bien là, vous faîtes tout pour l’oublier, sans succès. Personne, pas même vos proches, à la longue, ne le remarqueront pas. On s’habitue à tout et puis, nous, les malades de la thyroïde, si notre papillon a flanché, c’est bien parce que l’on n’est pas très doués pour les crier nos émotions, alors on va juste sourire, un peu tristement, sans rien dire, pour ne pas déranger.
Pourtant ne croyez pas que l’on n’a pas besoin de vous, de votre écoute, de votre soutien . C’est dur de voir brusquement un corps que l’on croyait sur pied ralentir de nouveau, compliqué ces mots que l’on oublie, ces objets que l’on ne retrouve. Hashimoto peut se révéler dans ces moments un véritable handicap.

Organisée, structurée, sous l’effet d’une crise, je peux soudain me retrouver l’esprit vide et embué, butant sur mes mots. Bien sûr cela ne dure pas, mais le temps de réajuster le traitement, de gérer mon stress, de faire fie de mes angoisses, cela peut prendre plusieurs jours, phénomènes critiques lorsque l’on travaille. Et ne me dîtes pas qu’il suffit de s’arrêter, de se mettre en arrêt de maladie. Ça, c’est bon pour  » les vrais malades », car notre papillon est invisible surtout s’il s’autodétruit, et on ne vous met pas en pause pour si peu. La plupart des toubibs ne comprennent même.
Lors de ma dernière PDS, je suis tombée sur une laborantine adorable qui m’ juste dir  » Courage, j’ai aussi un souci de thyroïde et c’est un enfer » On a presque l’impression de faire partie d’un club.
Je reste scandalisée que l’on arrête plus facilement un dépressif, que l’on compatisse sur un alcoolique plutôt que sur un malade Hashimoto en crise ! Lequel se farcit pourtant une cochonnerie de maladie auto-immune jusqu’à la fin de ses jours ?
Il y a un an, mon éditrice et moi-même avons sorti « Hashimoto, mon amour » pour secouer les mentalités. Un an après, des médecins ont rejoint notre cause, nous ont félicitées, remerciées. Mon objectif de départ est atteint et pourtant, je reste insatisfaite avec l’impression de ne pas avoir fair assez. Je voudrais que nous puissions aller plus loin, secouer le cocotier, faire tomber les barrières, offrir une vraie reconnaissance aux malades, à ceux qui en ont besoin, car nous avons vu que certains vivent bien leur maladie et c’est tans mieux.
Nous sommes tous différents, nos anticorps vont nous agresser différemment. Certains mettrons des années à tout bousiller, d’autres le feront en un claquement de doigts. Certains se contenteront de surveiller l’évolution, d’autres devront se gaver d’hormones de synthèse, d’ajuster, de tenter des médecines alternatives.
Peu importe pourquoi cette maladie est apparue, La vie est ainsi, il faut en prendre son partie, et nous, de notre côté, nous pouvons juste essayer de ne pas rester dans l’ombre et nous faire oublier. Prenons les armes, ensemble et en guerre contre nos anticorps !

Pour soutenir notre cause
Hashimoto, mon amour

En numérique

http://www.editions-lesateliersdegrandhoux.com/sylvie-grignon-hashimoto-mon-amour-1re-edition-f180224.html

En version papier directement à l’adresse suivante
Félicia-France Doumayrenc
48, rue du Commerce
75015 Paris

( 12 septembre, 2016 )

L’essence des personnages

Tout le monde peut écrire, il suffit de prendre un stylo et de gribouiller quelques mots, mais tout le monde n’est pas capable de donner la vie à ses héros. En dehors des best sellers, j’ai lu cet été beaucoup de livres autoédités, d’auteurs inconnus. J’ai découvert quelques perles, mais aussi trop de déception qui auraient pu être évitées.
Des personnages bâclés, peu travaillés, parfois hors sujet. J’ai envie de secouer un peu toutes ces nouvelles plumes qui pensent encore une fois que dès le premier jet fini, l’affaire est dans le sac. Même mes élèves de CM2 savent qu’il faut passer par 3 ou 4 jets avant d’obtenir un travail correct, et quand je dis correct, je ne dis pas parfait, car la perfection n’existe pas.
Mes personnages, je les aime, car je les modèle comme si mes mains les malaxaient avec de l’argile, je les construis petit à petit, doucement, comme s’ils étaient les enfants que je pourrais encore porter en mon sein. Carla est une invention pure faite d’un mélange de rencontres, de personnalités que j’ai travaillé jusqu’à obtenir cette femme unique, merveilleuse, une femme que j’aimerais avoir dans ma vie comme dit si bien mon amie Anne-Ju, pour boire un thé. Quant à mes polars, c’est la même chose, Antoine, c’est l’homme idéal, pour moi, que j’aimerais rencontré au coin de la rue juste pour prendre un verre, pour lire dans ses yeux ce poids des ans, pour qu’il me raconte ses enquêtes, stable, droit, fidèle, dévoué à sa cause, un homme plein de charme qui a vécu, souffert, marié à cette petite coquine d’Adelyse, ce petit côté libertin que nous avons toutes en nous, mais que trop de femmes cachent ou refusent par respect pour la morale, avouer. J’aime aussi Matt, cet homme torturé, partagé entre sa famille, ses désirs sexuels démesurés, ses amours, cet homme intelligent qui oeuvre dans l’ombre, cet homme en souffrance. Un nouveau personnage prend vie dans chaque manuscrit.
Pour moi, écrire un personnage, ce n’est pas juste le décrire, c’est pousser sa personnalité au-delà de la réalité, le caricaturer, le rendre à tel point vivant qu’il deviendra bien plus que des lignes sur une page, il sera votre ami, celui avec qui vous allez vivre, pleurer, rire et qui vous manquera une fois que vous aurez lu le mot de la fin.
Alors, amis de la plume, soignez vos écrits, relisez-vous, travaillez avec assiduité vos manuscrits, ne soyez pas trop impatients en bâclant pour publier vite. Redevenez des enfants, effacez, gommez, et réalisez des héros qui resteront gravés dans nos mémoires à jamais.

( 11 septembre, 2016 )

Ces mots que je n’ai pas écrits

Comme tout écrivain, il m’arrive de tomber sur des livres qui résonnent en moi, magie des mots, des émotions, et dans ces moments-là, je me dis juste, ces mots pourraient être les miens, ces mots que je n’ai pas écrits. Écrivains, amoureux, ou juste humains? Cela vous est-il arrivé ? D’avoir l’Idée, de sentir, mais de ne pas pouvoir écrire, faute de temps ( ah ce maudit sablier qui détruit tout sur son passage), faute de concentration, par fatigue, par paresse. Frustration extrême que ces mots que l’on lit chez les autres, mais qui nous appartiennent aussi, un peu, parce qu’on sait que l’on les a modelés un soir dans notre mémoire. Déception de constater que d’autres ont eu ce courage, cette volonté, et surtout qu’ils ne sont pas passés à côté. Le pire reste les mots d’amour que l’on n’a pas écrits, par pudeur, par orgueil, par peur. Et un jour, on se fait simplement griller la place. Une autre saura remplir la page de baisers, ou pire, un autre trempera sa plume en votre nom réduisant vos mots à une triste parodie de la vérité.

Au final, ne laissons pas nos mots nous échapper. Mieux vaut les mettre quelques temps en cage que de les priver définitivement de liberté.

( 10 septembre, 2016 )

Aujourd’hui, c’est décidé

Quelques lignes d’un manuscrit en réflexion … Juste un brouillon. Protégé bien sûr par droit d’auteur. Vous me direz si vous aimez :)

 » C’est parti, parce que je le veux, parce que j’en ai envie, c’est décidé, d’un coup de baguette magique, je vais changer ma vie. Je me suis levée le coeur en joie, parce que pour une fois, je sais que je ne vais pas me tromper, je vais changer le monde, peindre des girafes en rose, descendre crier dans la rue.
Je suis prête, pourquoi alors j’hésite sur le pas de ma porte ? Pourquoi je reste là à ne rien dire, à ne rien faire juste à attendre l’envie de faire ce pas, que j’ai pourtant décidé et qui n’avance pas. Tout tourne autour de toi, bien sûr, toi que je voulais revoir, toi que j’aimais en silence. Je m’accrochais à tes promesses, à ce temps que je m’étais fixée, mais regarde le sablier, il est proche de se vider. Je t’ai laissé une chance, je t’ai laissé ta chance, si tu avais voulu, tu aurais pu braver le temps. Entre-nous, ce n’est pas chouette, je t’ai tant attendu. Tu n’en avais rien à faire ni de mes mots ni de mes maux, égoïste dans l’âme, ton silence emplit mon âme. Alors, c’est décidé, pourtant tu vois, je n’arrive pas à avancer. J’ai le coeur serré. Quelques secondes de plus, je t’en prie. Il me suffirait de te croiser, d’entendre mon portable vibrer. Il est pourtant temps de te rayer de mes souvenirs. Tu ne veux pas faire partie de mon avenir. Je dois l’accepter. C’est décidé, je l’ai décidé, pourtant regarde, il reste un filet de sable dans le sablier, mince, juste quelques jours, après la boucle sera bouclée. Je t’en prie, juste une fois, reviens me hanter. »

( 9 septembre, 2016 )

Chroniques amicales et langues de vipère.

Les chroniques sont-elles des moyens de vente ? J’avoue ne pas vraiment savoir. J’ai eu de nombreuses chroniques pour mes romans policiers et je ne suis pas certaine que cela m’ait rapporté des lecteurs, mais des contacts, certainement. Trop souvent, en particulier sur facebook, certains jeunes auteurs sont déçus par des chroniques venimeuses. Il me semble important de prendre un vrai recul face aux blogueurs car on en rencontre de toutes sortes. Certains sont de vrais cadeaux du ciel ( pour ne citer que Anne-Ju, Lorenzo, Severine , Denis etc ), d’autres semblent éprouver un réel plaisir à casser du livre, certainement un petit pouvoir qu’ils ne possèdent pas dans la réalité. D’autres ont « le gros melon », pensant leur blog au-dessus des autres.

Pour moi, un vrai blogueur est une personne simple, qui croit dans le pouvoir des mots, qui ne va pas casser systématiquement un livre en analysant chaque point faible ( en omettant de donner les points forts). Un jour, ma route a croisé celle d’une blogueuse qui a descendu en flèche un de mes romans. C’était son droit. Seulement, je voulais comprendre pourquoi afin de pouvoir rectifier le tir pour un prochain projet d’écriture. Je n’ai eu aucune explication sauf que les personnages n’étaient pas crédibles. Qu’est-ce que la crédibilité ? Je n’écrivais ni une autobiographie ni un livre historique, je posais juste des mots, des traces de rêves issues de mon imagination.
Je pense également à une autre qui pour mon premier polar s’est insurgée du libertinage  » impossible » d’Adelyse. Que faire face aux personnes coincées ? Frustrées ? Les aventures érotiques d’Adelyse ne sont pas hors norme et créer ce jeune personnage plein de fougue et de désir n’a rien d’irréel ( sauf peut-être pour une personne méprisant le côté coquin de la vie).
Je déteste encore plus ces petits chroniqueurs de basses zones qui vont lyncher un auteur pour de mauvaises raisons. « J’ai trouvé ce livre détestable », oui ? Pourquoi ?
Parce que c’est son premier livre ( il faut bien débuter un jour), parce qu’il est autoédité ( et alors ?), parce que c’est une histoire classique ( et le style ?), parce que ce n’est pas du Zola ( euh? Qui écrit du Zola à notre époque ?)
L’avis des autres reste pourtant important voire primordial et je recommande une fois de plus le choix de bons bêtas lecteurs. Dernièrement, on m’a posé la question, n’est-ce pas risqué de « prêter » son manuscrit ? La vie est un risque permanent, mais ne pas essayer, c’est vivre en léthargie. Et puis, il faut protéger ses écrits via des services payants mais juridiquement reconnus. Mon blog, mes textes, mes manuscrits sont tous protégés dès la première page écrite.
J’ai eu l’immense chance de tomber pour INDIGO, mon prochain polar, sur deux perles, Estelle et Laurence, qui ont fait à elles deux un travail digne des plus grands, avec l’oeil vif et alerte ( merci :) , merci aussi aux autres fidèles de toujours lisant ou corrigeant en amont (elles se reconnaîtront). Il ne me reste que l’avis d’Anne-ju, ma fidèle amoureuse d’Antoine. ( nb: Au passage, la couverture vient d’être terminée, et bien sûr, je l’adore !), et trouver l’édition qui sera certainement Edilivre sauf si une édition spéciale polar me tape sur l’épaule ( et sans condition !)

Des critiques, il y en aura donc toujours. Ne pas les écouter si elles sont là pour faire du mal. L’homme par définition ne peut s’empêcher de trouver des défauts, la jalousie est reine. Une chose est sûre, faites comme moi, ne vous en soucier pas, ne prenez que le bon côté de chaque chose. Le bonheur est à ce prix.

( 8 septembre, 2016 )

La déception

Sentiment à la fois fugace pouvant induire d’autres émotions comme la frustration, la désillusion voire l’apathie. Nous sommes pourtant totalement responsables de nos déceptions pour avoir mis trop d’espoir, trop de confiance dans un projet ou une personne qui nous laisse ce goût amer dans la bouche. L’homme, par définition, est pressé, il va donc vouloir tout, immédiatement et cette attente va le conduire à une amertume qu’il aurait pu éviter en ne misant pas tout sur ce que
lui voulait, lui seul, mais sur ce que voulait l’autre.
Plus on est sentimental et plus on connaît ce sentiment cruel qu’est la déception.
Pour un geste, un signe (que l’on a peut-être au final interprété), on va plonger dans des bains d’espoir sans fin jusqu’au moment où on réalise que l’on s’est bel et bien planté. J’ai tendance à comparer la déception au choc lié à un deuil à une plus faible échelle, celui de nos illusions. Et contrairement à un décès, là, nous sommes coupables d’y avoir cru. Ce n’est pas une raison pour refouler cette peine. Il faut laisser les larmes couler, il faut faire jaillir cette frustration qui s’enfonce, il faut l’accepter pour ensuite s’en débarrasser. Bien sûr, ce n’est pas la fin du monde, mais au moment T, c’est une souffrance que seul celui qui la vit peut l’expliquer. Certaines personnes vous diront qu’il est préférable de ne pas s’attacher, de ne pas faire de projets, de renoncer aux défis afin de ne pas subir une déception. Je ne suis pas de cet avis. Vivre, c’est essayer, c’est tenter l’impossible, c’est marcher sur des braises.
Vivre, c’est tenter tout simplement, reprendre contact même si c’est voué à l’échec, se donner à fond dans une formation difficile, croire que rien n’est impossible. La vie est ce que l’on en fait. Parfois une porte va se claquer, mais deux nouvelles vont s’ouvrir. Cela ne vaut-il pas cette petite déception à laquelle nous nous accrochons ?

( 7 septembre, 2016 )

L’énergie que l’on perd

Parce que tout se joue dans la première ligne droite, dans les premiers jours, soit cela passe, soit cela casse et comme je déteste le négativisme, je fais tout pour que cela passe, canalisant toute mon énergie dans les dix premiers jours, oubliant tout ce qui m’entoure pour ne plus faire u’un avec mes objectifs. C’est important dans l’enseignement car des enfants ont vite besoin de repères, mais c’est le cas également pour le lancement d’un roman, comme pour cette rentrée littéraire où j’ai focalisé mon attention et offert tout mon temps durant la dernière quinzaine d’août.
Se donner à fond pour une cause juste n’est jamais négatif.
Dans le domaine de l’imaginaire, tout comme dans celui de la plume, on peut vivre dans l’irréalité, espace précieux où naissent les personnages, autant dans notre monde bien réel, il me semble important de bien garder les pieds sur terre, de mobiliser nos sens, notre énergie pour parfaire l’amorce que sera notre année.
Les limites sont celles du temps qui nous est offert, bien malgré nous, une obligation que l’on ne doit pas négliger afin de ne pas nous prendre pour des surhommes.
Aller trop vite ne sert à rien. N’avez-vous pas constaté le nombre de personnes qui ne cessent de dire  » dépêche-toi » à leur enfant ? Pourquoi ? Pour gagner quelques secondes ? Ces quelques précieux moments volés au temps seront-ils avec certitude des instants de bonheur ?
Cessons de vouloir tout, immédiatement, apprenons à attendre. Le résultat n’en sera que meilleur mais surtout mobilisons toute notre énergie pour atteindre notre but.
Une vraie réalité, les années ne se ressemblent pas et cette rentrée s’avère très difficile !

( 6 septembre, 2016 )

Reprendre contact

« Il est bien plus facile dans notre société moderne de communiquer derrière un écran que de reprendre contact « en vrai » avec les autres. Tout se joue au travers de ce simple mot  » reprendre » dont la résonance rime avec volonté. Nos voisins, nos vieux amis, nos relations de vacances sont des contacts qui ont le mérite parfois juste de traverser nos vies tel un souffle. Et puis, il y a l’autre, celui dont on aimerait des nouvelles, celui avec qui on s’est stupidement fâché, celle qui a quitté notre chemin de vie, celle-ci unique à nos seuls yeux mais qui au final nous a certainement oubliés. Un jour, ordinaire, une minuscule petite flamme appelée espérance se met de nouveau à vaciller comme si elle reprenait vie.
Par le biais d’une lettre reçue, d’un regard échangé dans le hall d’une gare, ou simplement une trace laissée sur un réseau social, « reprendre contact », toute une histoire à raconter, un bien joli sujet de roman.
Le temps a laissé des traces, des larmes que l’on ne peut ignorer et pourtant on a envie de tirer le fil de cette bobine, de tisser de nouveau une tapisserie avec lequel nous créerons un tapis nous menant jusqu’à l’autre. Bien sûr, tout n’est certainement qu’une illusion, mais refuser d’y croire, juste un tout petit peu, serait stupide. Alors, on espère, on s’interroge, on laisse des signes, invisibles, quoique n’est invisible que ce que l’on veut. Une amie me disait dernièrement ‘commet faire, je n’ai ni son adresse ni son numéro de téléphone, il n’est peut-être plus en vie ? ». L’horloge de la destiné fait parfois des coupures nettes que l’on regrette ensuite et comment savoir, allez-vous me dire, si ce « reprendre contact » est pour vous ? Je n’en sais rien moi non plus. Si c’est pour vous, il est probable que le tapis se modèlera doucement, car rien n’est plus doux qu’un « peut-être » après un vide laissé. Vous qui avez perdu l’adresse, écrivez tout de même, vos mots auront certainement un sens un jour, ou pas. Toi qui souhaites la revoir, malgré les tempêtes, attrape le fil et tisse un renouveau. Ne laissez pas l’espoir s’envoler, ne coupez pas ce fil même s’il s’est emmêlé, et si ce n’était qu’une farce, cessez de jouer, simplement bloquez afin que ce petit souffle qui vous était destiné disparaisse pour l’éternité. »

 

Le sablier du temps.

Avez-vous déjà vécu un compte à rebours à l’envers ? Celui qui vous éloigne de l’attente au lieu de vous en rapprocher ? Celui qui vous laisse un gout amer, vous plongeant dans de sombres pensées. Le monde, la société changent, hypocrisie latente envahit les rues de nos vies, il ne reste que les mots pour tenter de changer l’inévitable, que des espoirs que l’on lance comme des confettis en souhaitant que l’un d’eux rejoignent nos rêves. Parce qu’un jour, je t’ai rencontré, toi …

« Parfois, on voudrait retourner le sablier du temps, effacer ces quelques minutes qui nous ont mis sur une route où nous nous sommes perdus, mais la vie en a décidé autrement. Notre espérance en l’avenir pourrait changer les choses, tout comme notre désir d’aller plus loin. Espoir, attente, déception, on tombe dans l’univers pervers de la frustration, attendant en vain une illusion. Le sable dépose ses derniers grains. Plus que quelques jours, une promesse faite il y a des années prendra fin.
Envie de hurler, de crier, de parler à ce Temps qui refuse de stopper, désespoir de constater que l’illusion a pris le dessus sur la réalité.
Envie d’attraper ce temps à pleines mains, besoin de le serrer, de lui demander d’arrêter, parce qu’un jour, on a perdu le contrôle sur notre propre vie.
Sablier, je te maudis ! Il suffit de presque rien pour dessiner un arc-en-ciel en couleur, de quelques mots pour effacer la douleur, d’un zeste de regrets, tout simplement.
J’ai cru aux coïncidences, j’ai surfé sur l’espérance, j’ai même prié un Dieu auquel je ne croyais pas, simplement pour que le sable ne coule plus, pour qu’il colle quelques instants à mes doigts, pour que toi, qui n’en a certainement rien à faire de moi, toi revienne me hanter pour quelques heures, quelques jours, pour te laisser juste le temps de revenir, toi mon amour qui ne sera plus, lorsque ce sablier sera vidé

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