( 2 septembre, 2017 )

Les choses dont on se rappelle.

On a tous en mémoire ces choses que l’on ne peut oublier pour différentes raisons, et celles que l’on a complètement oubliées. J’ai envie de penser qu’après 50 ans, c’est peut-être une bénédiction. Une vie, c’est bien long, c’est surtout bien lourd, et comment pourrions-nous avancer si nous devions chaque jour porter sur nos épaules un sac de plomb ? Peut-être dès années de vie nous entrainent à sélectionner ce qui est important, ce que l’on doit garder, mais qui ne nous fera pas de mal.

Oublier, c’est se donner la possibilité de sortir de la routine, c’est briser la monotonie, briser la répétition. Si nous passions notre vie à vivre dans nos souvenirs, nous serions enchaînés contraints de revivre en boucle nos erreurs.

Curieusement, il y a ces évènements qui pourtant ont compté, ont été heureux, et que  pourtant nous allons oublier. D’autres, que nous rêverions de voir s’effacer définitivement, continuent de nous coller à la peau, de nous poursuivre, de s’incruster dans les plus petits pores de notre peau.

Il y a ces choses dont on se rappelle, ces cicatrices qui vont rester telles des traînées blanches, et même si elles ne s’effacent pas, nous ne devons jamais justement oublier que sans ombre, il n’est point de lumière.

( 1 septembre, 2017 )

La rentrée des classes approche.

En route pour la pré-rentrée ! Amusant comme la ville commence à sortir de sa torpeur. En traversant mon parc favori, je croise des enfants qui me disent bonjour, des parents qui viennent discuter. Là, ce n’est plus juste une impression, la rentrée est imminente, si proche. J’adore mon travail depuis ses débuts, et je suis contente de débuter une nouvelle année, pourtant, j’ai depuis quelques années une appréhension. Le monde de l’éducation a tellement changé que j’ai l’impression d’être un dinosaure. Des réformes, j’en ai vues, qui n’ont guère apporté de miracles, et il va encore y en avoir cette année. Les enfants lisent de plus en plus mal, sont de moins en moins disciplinés, de moins en moins concentrés. La faute à qui ? Peut-être simplement à l’époque qui a bien changé. Depuis 3 ans l’instauration des TAP n’a rien arrangé, et chez nous ce fut une catastrophe ! Enfants, enseignants épuisés, résultats en chute libre, vendredis ingérables. Quand j’entends que 52% des villes vont revenir à la semaine de quatre jours, je dis « ouf! » mais déception, pas la mienne, et là, je grogne ! Pire, je grince des dents. D’avance je sais que ce sera une année difficile, je sais que le vendredi les enfants seront épuisés, vidés, qu’aucun apprentissage sérieux ne pourra être fait, je sais qu’arriver à cinq semaines de travail, je n’en tirerai plus rien. Alors j’appréhende, oui ! Je m’interroge surtout pourquoi une fois de plus ma ville a choisi de s’opposer plutôt que le bien-être des enfants.

Y penser ne servirait à rien. Après tout, j’en ai vu des réformes, j’en ai vu des parents sympas, d’autres complètement à la ramasse, j’en ai reçu des compliments, des petits bonheurs, et des agressions violentes verbales ou psychologiques qui m’ont déstabilisée un temps, au point de ne plus aimer mon travail. Puis je me suis relevée, encore plus motivée, la tête pleine de projets. Malgré les difficultés, j’ai toujours tout tenu le gouvernail de mon navire, et essayé de faire de mon mieux. Je ne sais pas si j’ai réussi, mais au moins j’ai essayé !

Après tout, même dans un tas de pierres, nous pouvons trouver une perle, et les enfants par définition ne sont que des perles.

( 31 août, 2017 )

La reconnaissance de la maladie d’Hashimoto.

 

Nous assistons à une envolée médiatique qui part dans tous les sens, une fois encore mettant en avant l’absurdité de notre système. Certains malades se font insulter par leurs pharmaciens qui les prend pour  des mythomanes, des médecins s’amusent même de voir une TSH faire un bond vertigineux.

Tout cela me fait penser aux publicités il y a quelques années sur l’handicap.

Si tu ne comprends pas, viens prendre mon handicap, et tu comprendras.

J’ai l’impression de me répéter, mais c’est pourtant une vérité qu’il faut énoncer.

Il y a un souci pour certaines personnes avec le nouveau Lévothyrox, il y a un souci de communication avec les médecins qui ne sont pas tous au courant que les excipients ont changé, il y a un souci avec les pharmaciens qui veulent à tout prix fourguer leur camelote sans réfléchir, il y a un souci avec l’information en général où effectivement certains véhiculent la peur.

Ce souci pour moi n’est pas lié exclusivement au nouveau Levothyrox, car bien des problèmes existaient avant. Il est rattaché à ce mépris que le monde extérieur, médical en particulier, porte sur ces maladies invisibles.

Interrogez un médecin, demandez lui ce qu’il pense de la maladie d’Hashimoto , je l’ai fait lorsque j’ai écrit mon essai. Vous les verrez sourire légèrement ironiquement, non sans avouer du bout des lèvres  » C’est une maladie de femmes hormonale, donc … »(soupirs…)

Donc quoi ? Parce que c’est une maladie qui touche majoritairement des femmes, on s’en moque ? Parce que c’est une maladie qui touche effectivement un dysfonctionnement d’une glande qui équilibre tout le corps, on s’en fiche ? On préfère s’intéresser à un bon cancer bien juteux dont les traitements se chiffreront en milliards, tandis que quelques petits comprimés dont la boute fait moins de cinq euros, on s’en contre fiche !

Je ne parle pas du cancer au hasard. J’ai eu un enfant de deux ans atteint d’un cancer incurable, décédé à trois, et j’ai vu les sommes exorbitantes que la sécurité sociale et la mutuelle ont couvert. Maladie visible, car perte des cheveux.

Hashimoto est invisible, certains s’adaptent sans effet secondaire, d’autres vont vivre une galère durant quinze voire vingt ans.

Est-ce une raison pour avoir ce dédain ?

Rappelez-vous du combat des malades pour la fibromalgie.

Des années de lutte, une reconnaissance très récente.

Nous voulons simplement la même chose, être entendus, écoutés, reconnus, et alors on s’intéressera à notre suivi médical.

 

Ensemble, c’est possible …

 

https://livre.fnac.com/a9389468/Sylvie-Grignon-Hashimoto-mon-amour#

 

( 31 août, 2017 )

Les barrières que l’on s’impose.

 

L’homme par définition va façonner sa vie en s’imposer des barrières, qui se transforment parfois en des chaînes lourdes à porter. La création pourtant n’a pas de limite tout comme le firmament, alors pourquoi s’enfermer dans un moule ou pire dans une image de ce que l’on n’est pas.

Écrire, c’est offrir à notre esprit l’impossible, c’est s’autoriser à poser des mots au-delà de ces barrières. Parfois ces traces que l’on va laisser sur le papier ne vont pas plaire, vont s’affronter à la critique, mais peu importe, ils nous auront donné à nous cette opportunité magnifique, la liberté.

Il est indispensable de briser ces chaînes qui empêchent tant de personnes de vivre vraiment, de s’autoriser à faire les choses avec passion, ne pas s’interdire d’aimer tout simplement.

Parfois, la vie peut sembler bien lourde à porter, c’est toujours ainsi toutes les catastrophes arrivent en même temps, il suffit simplement de changer notre façon de voir les choses, d’interpréter ces changements autrement, de ne pas s’interdire à repenser à l’avenir.

Et surtout, je pense qu’il ne faut rien attendre des autres, juste croire que l’on va réussir, tout en sachant que l’on peut échouer, mais que ce ne sera pas grave, que le plus important sera d’avoir essayé ! La poursuite d’un rêve va nécessiter beaucoup d’allers et de retours, beaucoup de montagnes à gravir, beaucoup de mains que l’on va lâcher, mais peu importe, l’important est de ne jamais renoncer.

Un jour, d’autres mains seront là pour nous retenir. Celles-là scelleront nos rêves, briseront nos barrières, oseront nous faire croire en un « peut-être  » …

Mes écrits ont brisé mes chaînes, alors oui, toutes les barrières peuvent être enjambées, si j’y suis arrivée alors, pourquoi vous hésitez encore ? Foncez !

( 31 août, 2017 )

Les pervers narcissiques

Ils sont parmi nous ! Non, ce ne sont pas des ovnis, ce sont juste des personnes que vous connaissez, que vous aimez peut-être, des pervers narcissiques. Ils sont partout, toxiques, manipulateurs, sans une once d’empathie. Ma route en a croisés, plus qu’il ne fallait. Longtemps, je me suis sentie coupable de les avoir laissés entrer dans ma vie, de les avoir tout simplement parfois aimés. Femmes ou hommes, ils véhiculent le même schéma, souvent bien difficile à prouver. Manipuler les autres est facile. Qui n’a pas cherché à faire du charme à son père ou sa mère enfant pour obtenir ce qu’il voulait. La différence avec un PN se fera dans la volonté de jouir de ce pouvoir. L’autre, qui ce soit dans une relation d’amour ou d’amitié, ne sera qu’un pion qui n’existera que pour apporter au PN ce que lui a besoin pour exister, sinon cet autre ne sera rien. Preuve en est le nombre de PN voyant leur proie leur échapper ou se ramollir qui n’hésiteront pas à frapper le coup de grâce de la manière la plus vicieuse possible.

Face à un pervers narcissique, vous n’aurez jamais raison. Il sera toujours la victime. Ce sera toujours de la faute d’une autre personne si le ciel s’écroule, vous serez toujours responsable de ses moindres malheurs. Se remettre en cause sera pour lui impensable. Il sait par définition qu’il ne peut avoir tord, que l’autre est coupable, et s’il ne sait pas encore de quoi, il trouvera le moyen que ses affirmations se justifient.

Les femmes PN sont encore plus subtiles. Ce seront vos amies, elles auront creusé une tombe à vos côtés, vous tiendront la main pour la lâcher au pire moment, celui où vous aviez vraiment besoin d’elles. Les hommes aussi, ceci étant. Ils vous laisseront avec un immense vide, car ils auront tout fait pour que vous les aimiez, pour que vous les admiriez, créant une pseudo dépendance dont ils vont jouir de la rupture. La plupart des pervers narcissiques sont des personnes extrêmement intelligentes presque hors norme. Elles auront donc un raisonnement qui n’acceptera pas d’être contré. Ils ont raison. Ils ne chercheront ni à communiquer avec l’autre ni à le comprendre, ils ne peuvent pas, ils ne savent pas, et surtout cela leur enlèverait ce pouvoir qui les rend si forts.

J’ai lu un article récemment expliquant que le pervers narcissique n’avait pas le courage de dire ce qu’il pensait et faisait passer ses messages par de tierces personnes, tout en jubilant à l’avance de l’impact que les flèches allaient procurer, qu’il était obsédé par l’image sociale, que c’était le pire égocentrique qui soit, et surtout que ces êtres ne s’attaquent qu’aux « belles personnes « , aux naïves, à celles qui laissent apparaître des failles.

J’avoue qu’il m’a toujours été très difficile de reconnaître un PN peut-être parce qu’ils sont très loin de ce que moi je suis. Je suis souvent tombée sous le charme de femmes ou d’hommes PN car il faut bien le dire, au premier abord, ils sont adorables, charmants, prêts à aider sans contrepartie, cultivés, fascinants. On se sent tellement en confiance qu’on croit en leurs attentions. Ces personnes représentent tout ce dont on a rêvé, l’amour parfait, l’ami(e) idéal(e), on surfe sur un vrai bonheur sauf que … tout va basculer, sans raison véritable, sans explication, le couperet va tomber.

Vous vous retrouvez avec un manque total de confiance en vous, brisé, sans envie. Ce PN vous aura tout pris.

Au final, cet autre qui a tant compté vous aura rayé de sa vie en une nuit, alors que vous allez mettre des mois voire des années à l’oublier. Lui sera déjà passé à une nouvelle victime.

La théorie est facile, la pratique bien plus difficile. Se libérer d’une telle relation toxique n’est jamais simple, surtout s’il y a des sentiments forts qui existent.

Le pire, dans la grande majorité des cas, ce sera l’autre, ce manipulateur qui va se désintéresseraient de sa proie, mais la victime va continuer malgré sa souffrance à aimer ces personnes, à espérer leur retour, à s’accrocher à ces jolis souvenirs partagés. Eux, les vrais PN,  ils ne reviendront jamais.

Les PN sont pires que l’encre tombée sur du bois ! On a beau frotter à la javel, ils vont laisser dans leur sillon des traces dont l’autre ne se débarrassera jamais. Le seule solution, ne pas les faire entrer dans vos vies, car une fois la porte ouverte, pour vous, il sera bien dur de la fermer.

 

( 30 août, 2017 )

Reconnaissance Hashimoto

J’ai engagé ma plume aux côtés de l’association l’envol du papillon dans le but d’aider tous les malades de la thyroïde et tous ceux qui souffraient de maladies auto-immunes et invisibles. Cette association a une vocation positive. Nous ne sommes pas là pour pousser les gens à la dépression ou à des situations extrêmes.

Comme tout réseau social, Facebook est l’endroit idéal pour faire monter la mayonnaise.

Restons centrés sur la vraie réalité.

Il y a un souci pour certains malades avec le nouveau Levothyrox, c’est un fait non discutable, pour d’autres il est une bénédiction.

Il est certain que ceux qui vont mal, vont sombrer dans le défaitisme et le négativisme. Nous avons envoyé un courrier à Merck, attendons sa réponse.

Pour le passage automatique au L_Thyroxine, là aussi, arrêtez de faire peur aux gens.

Certains vont mieux avec le nouveau médicament. Le traitement par gouttes n’est pas destiné au départ à tous les patients. La psychose de la rupture de stock envahit les réseaux sociaux. Là encore nous avons écrit à Serb qui va nous répondre. Attendons la réponse !

Certaines personnes sont intolérantes au Mannitol, elles doivent se voir proposer d’autres options. D’autres avaient déjà des symptômes avant de prendre un nouveau traitement, il est évident que leur médecin doit réfléchir un peu plus !

 

Une fois de plus le combat passe par la reconnaissance de la maladie.

Si ces maladies étaient un peu plus prises au sérieux, les malades se verraient proposer des traitements adaptés à leurs besoins, qui ne sont pas les mêmes pour chacun.

Déclencher un climat de terreur lorsque l’on est déjà sujet à des crises d’angoisse liées au dysfonctionnement de la thyroïde, c’est placer un lion dans une arène.

Bien sûr, c’est dur pour tous ! Mais je lis certaines réponses sur des groupes qui glacent. Le »chacun sa pomme » arrive …

 

Un combat, c’est ensemble. Nous vivons dans une société égoïste.

Je n’adhèrerai jamais à cette idée !

Je refuse d’être poussée par des pensées négatives !

Il y a toujours une solution, il faut la trouver … avec le sourire …

 

Je renouvelle ma confiance à l’association l’envol du papillon, et j’espère que vous serez nombreux à le faire aussi.

( 30 août, 2017 )

Faire chaque jour quelque chose qui rend heureux

 

On ne le dira pas une fois de plus, mais notre monde est difficile, parfois lourd à porter. Les gens sont devenus tellement obsédés par leur téléphone, leur monde virtuel, qu’ils en oublient qu’il existe un univers, un vrai, où les oiseaux piaillent le matin, où les larmes qui coulent ne s’effacent pas d’un clic.

La plupart des personnes vivent dans une routine fracassante, sécurisante, les mêmes gestes, à la même heure, au même moment. Pire encore, les mêmes mots dits chaque matin lu chaque soir donnant une illusion de non-vide. Pour certains, ce sera le bonheur, leur bonheur, mais pas sûre que la personne qui vit à leurs côtés ressentent la même chose. Que faire alors pour ne pas sombrer dans la déprime ?

La solution la plus directe, prendre ses jambes à son cou, mais trop difficile et très compliquée souvent question logistique financière.

La seconde, faire semblant d’être heureux, mais voilà, ce n’est pas gagné, et un jour, le fil craque, et ça fait mal.

Reste une solution, toute petite, toute simple, trouver chaque jour quelque chose qui rend heureux.

Ce peut-être lire un poème qui fait du bien, une citation qui rend plus fort, se faire plaisir en faisant un bon petit plat ou en croquant dans un gâteau, en s’offrant un chocolat, en plongeant dans un bon livre, ce peut-être rencontrer une amie, voir un bon film ou une série sympa, écrire des mots qui font du bien, regarder une rose dans son jardin ou le soir un ciel étoilé, ce peut-être tout simplement rêver à une personne en oubliant ce qui a fait pleurer.

Dès que la grisaille s’installe, dès que le trop plein se fait sentir, se fondre dans un petit quelque chose qui rend heureux. Le vrai bonheur durable n’est pas à la portée de tous, mais ces petits quelques choses, si. Alors, trouvons ce qui peut nous rendre nous-mêmes heureux, car n’attendons pas que les autres le fassent pour nous. Cette époque est révolue.

( 29 août, 2017 )

Lorsqu’une nouvelle aventure se dessine

Se tourner vers une nouvelle maison d’édition, c’est un peu comme laisser son enfant faire ses premiers pas à l’école maternelle. On ressent une certaine appréhension surtout lorsque l’on a déjà publié de nombreux livres, lorsque l’on a plongé les deux pieds dans la marmite des éditions classiques. Suite à mon annonce, vous avez été nombreux à me féliciter, à vous inquiéter pour d’autres, à vous réjouir surtout de la sortie de POURPRE. Déjà avant même sa parution, plusieurs chroniqueurs m’ont contactée. Cela me touche vraiment cet engouement pour mes polars, sachant le plaisir que je mets à les écrire.

Pourquoi une édition classique plutôt que l’auto édition ? En tout premier parce que cette maison d’édition me fut chaudement recommandée par deux librairies de ma région qui jusqu’ici n’avaient pas vraiment fraternisé avec Edilivre, et que mon objectif reste de voir mes livres en rayon. Ensuite parce que j’ai des amis auteurs qui en sont ravis, et surtout parce que j’aime beaucoup l’esprit qui y est véhiculé.

Si j’ai hésité, c’est que j’avais reçu deux autres contrats de grandes éditions, qui me demandaient l’intégralité de toutes mes parutions. La vie m’a appris à rester humble et prudente, et je ne veux pas mettre tous mes oeufs dans le même panier. J’y aurais peut-être gagné en notoriété, mais ce n’est pas mon objectif. Je ne suis pas écrivain, mais enseignante, et jusqu’à ma retraite, je ferai tout pour garder mon envie d’é rire, qui reste ma soupape à un travail où j’ai besoin d’évasion pour rester performante.

J’aime écrire de tout en dehors des polars, et je veux garder ce plaisir de plonger dans l’imaginaire lorsque j’en ai envie, et ne pas me trouver enchaînée à une édition qui m’aura peut-être oubliée dans quelques mois.

Je suis ravie de vivre cette nouvelle aventure ! Je remercie encore tous mes bétas-lecteurs qui m’ont vraiment permis de réaliser un manuscrit où il ne reste que peu de travail à faire. Beaucoup d’auteurs gardent jalousement leurs écrits, comme si on allait leur voler. Travailler en coopération, accepter d’effacer , de refaire, c’est extrêmement important. Un clin d’oeil en particulier à Anne-Ju, qui m’a fait recomm des passages entiers, pointant du doigt  les erreurs.

À quelques jours d’une autre aventure qui sera la rentrée des classes, je vais donc m’investir à fond pour finaliser au mieux les directives de corrections qui me sont demandées. Et puis on croise les doigts ! D’avance je sais que mon polar ne plaira pas à tout le monde simplement parce que l’homme est critique par définition.

Écrire un livre, le publier, c’est autoriser la critique. Donc utiles les critiques littéraires ? Certainement surtout celles qui ne sont pas de complaisance, celles qui pointent les failles, celles dont les lecteurs ont vraiment lu les livres, celles intelligentes aussi.

Je pense entre autre un commentaire qui m’avait beaucoup fait rire sur Amazon où Rouge avait été lynché car la personne n’avait jamais pu lire et ouvrir le numérique.

Quel rapport avec l’histoire ? À l’inverse, je pense notamment en tant qu’auteur à un chroniqueur pour Noir qui m’avait listé en privé tous mes points forts et mes points faibles, ce qui m’a permis de faire encore mieux pour Indigo, ainsi que pour Pourpre. La critique constructive est une bénédiction, la critique pour démolir est une perversion.

Je conclurais juste en disant qu’un livre n’est jamais parfait. On peut toujours trouver à redire, et dans notre société critique, on va toujours se tourner vers les points négatifs. Peut-être serait-il temps de juste lire pour le plaisir …

 

( 28 août, 2017 )

Pourquoi est-ce si dur de pardonner ?

 

On a beau dire, parfois dans les meilleurs jours, on passe l’éponge, on n’y pense plus, et lorsque l’on va mal, on serre les dents et la rancune revient en force. Pourquoi est-ce donc si dur de pardonner ? Certains vous diront que le temps efface tout, moi je dirais plutôt que tels des crayons, il estompe certaines douleurs, mais n’enlève pas les traces.

Pourtant, on serait si bien sans cette rancoeur ! Elle pèse, elle est lourde. Pourquoi n’arrivons-nous pas à passer l’éponge ? Peut-être est-ce simplement parce que tant que l’on n’a pas vraiment pardonné, on se pose en victime, une pauvre victime innocente, et toute la faute se trouve rejetée sur l’autre. Dans le cas où on pardonne, on accepte l’idée insoutenable que nous sommes aussi responsables de ce malheur, et ça, cela passe plutôt mal. La pilule est dure à avaler.

Pardonner, c’est enlever le manteau de ressentiment que nous avons gardé sur nos épaules pour nous protéger. C’est aussi inconsciemment conserver un lien invisible qui nous relie à l’autre. Je ne te pardonne pas, donc je te hais, donc au final, qu’est-ce que tu me manques.

Ce n’est pas simple de pardonner, mais c’est vraiment une manière de se sentir libre.

J’ai été trahie, à un point que j’ai refusé durant très longtemps de pardonner. Seulement à ruminer cette trahison, j’ai ouvert les vannes offrant à d’autres personnes la possibilité d’inter-agir, de détruire. Je suis devenue spectatrice de ma propre vie. J’y ai perdu ma thyroïde. J’en ai voulu à toutes ces personnes mal intentionnées, égoïstes, incapables d’avoir un comportement normal, une communication saine, à tous ceux qui ont tiré les ficelles en douce, qui ont joué, qui ont manipulé. Les amis des amis tout sourire devant et qui écrasaient derrière. J’en ai rencontré dernièrement  quelques uns au coin d’une rue, fuyant mon regard. Car aujourd’hui, j’ai la tête haute, j’ai pardonné pleinement au point zéro comme on dit. J’ai attendu longtemps que cette personne s’excuse, puis simplement qu’elle accepte de me reparler. En vain.

Et puis un jour, peut-être parce qu’il était temps, j’ai accepté de me pardonner, ce qui était le plus difficile, de reconnaître que j’avais commis des erreurs, fait de mauvais choix, mal compris peut-être, ou pas. Cette prise de conscience fut libératrice. J’ai repris confiance en moi, j’ai gravi de nouvelles montagnes, réalisé d’autres défis.

Je n’avançais plus avec un sac de pierres dans le dos. Je me retrouvais.

Maintenant, je pardonne beaucoup plus facilement, anticipant la cassure, car il y en a toujours une, minimisant les conflits, n’offrant plus de failles. J’ai aussi réduit mes relations à des personnes non toxiques. Curieusement, le spectre des trahisons s’éloigne de plus en plus. Le fait de pardonner m’a fait oublier, dans le bon sens du terne, la haine. J’ai pardonné, mais je n’ai toujours pas compris, pas tout, juste ce qui fut douloureux, pas ce qui fut « bien », et malgré les mois, malgré les années, mes mots continueront à frapper le papier de cette terrible question « Pourquoi ? Pourquoi as-tu agi ainsi ? Je t’ai pardonné, alors pourquoi ne m’expliques-tu pas pour me libérer définitivement de toi ? »

 

( 28 août, 2017 )

Les maladies thyroïdiennes et le stress

Sujet à controverse que nous ne pouvons ignorer. Pour certains médecins, les maladies de la thyroïde sont purement « dans la tête « , à croire que plusieurs millions de personnes en France seraient sacrément atteintes du cerveau ! Pourtant si on cherche sur Google, la première définition qui s’affiche sera « tabac et stress, ennemis de la thyroïde » donc de vraies réalités.

D’autres par contre vont mettre en évidence l’impact d’un dérèglement thyroïdien sur le corps « une perturbation de la fonction thyroïdienne peut s’accompagner de troubles psychologiques qui peuvent s’apparenter aux syndromes psychiatriques.  Par conséquent, on ne saurait trop insister sur l’importance du dépistage et du traitement précoces de l’affection thyroïdienne, de même que sur l’attention à apporter à l’état émotionnel et psychologique du patient »

Le stress à l’origine de la maladie ?

Il semblerait que de nombreuses maladies auto-immunes trouvent leur point d’ancrage dans le stress. Le corps se met en défense et se retourne contre lui.

Le stress augmente la quantité des radicaux libres et leur impact sur le corps, c’est un grand perturbateur endocrinien à cause de l’augmentation du cortisol qu’il provoque.

Un deuil, une rupture, une trahison, un accident, peuvent activer un Hashimoto en sommeil, car au final, la plupart des personnes seraient susceptibles de développer un cancer ou une maladie auto-immune. Dans ce cas, c’est un peu comme si sous l’effet violent de choc, la barrière se cassait laissant entrer une foule d’émotions qui iraient désactiver un verrou. Notre thyroïde alors ne se trouverait plus protégée.

Ne supportant pas cette agression physique ou morale, plutôt que de nous battre contre elle, nous la laissons s’installer, et grignoter notre thyroïde à sa guise. Nous nous en voulons, nous nous détestons, et augmentons ainsi le cortisol.

Le stress va telle une boucle envoyer ses soldats attaquer la thyroïde, augmentant ainsi des comportements anxiogènes, le cercle vicieux.

Que faire ?

D’abord rééquilibrer cette hormone avec une hormone de synthèse ( dont je ne ferai pas l’apologie du pour et contre aujourd’hui), ensuite et surtout offrir à notre organisme une bonne résistance, qui sera différente pour chacun.

Certains malades verront leurs conditions s’améliorer avec du ‘sans gluten ». Attention, ce qui vaut aux uns ne vaut pas toujours aux autres. Donc toujours tester par paliers.

Ensuite on l’a vu plus haut, le stress est l’ennemi du papillon, alors fuir les situations anxiogènes, les personnes nocives.

Une maladie thyroïdienne étant une maladie invisible est difficile. Il faut déjà l’accepter afin de la faire accepter aux autres. Dans les deux cas, c’est un parcours du combattant. C’est une maladie qui ne se voit pas. Rares sont les malades de la thyroïde qui ont « une sale tête  » simplement parce que souvent cette maladie offre généreusement des kilos en plus qui donne bonne mine ! La fatigue ne se voit pas, elle se ressent. C’est ce qui pousse de nombreux médecins, fatigués de leur journée, à envoyer balader un patient qui va se dire à bout de force. Le toubib pensera juste « encore ! » Et peut ( nous avons de nombreux témoignages à ce sujet) traiter le malade d’hypocondriaque, de dépressif chronique voire d’affabulateur.

Imaginez un instant cette personne en souffrance qui se déplace chez son médecin un peu comme si elle lançait une bouteille à la mer, et se fait traiter ironiquement de « chochotte ». Qu’est-ce qui va se passer dans son corps ? L’angoisse va la saisir, la peur, l’incompréhension, le rejet, activant ses anticorps augmentant son mal-être.

L’écoute réelle des patients n’est pas à prendre à la légère. Nous retrouvons ce phénomène dans l’affaire du nouveau lévo. Certains vont mieux, d’autres sont à l’agoni à tel point qu’ils stoppent le traitement, ce qui est hyper dangereux.

Cette donnée est à prendre en compte. Nous sommes tous différents. La thyroide ne se soigne pas comme un cancer ou un rhume. Une hormone réagit différemment selon les personnes, les situations, et pire ne réagira pas à l’identique selon les jours.

Peut-être serait-il temps que les instances sanitaires prennent un peu l’avis des malades avant toute chose !

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