( 8 décembre, 2017 )

Il était une fois, la peur …

 

Il était une fois, la peur. Il y a les téméraires, et les autres. Je fais partie de cette communauté de trouillards qui n’aiment pas aller à l’attaque, et qui rentrent tel un crabe ( mon signe du zodiaque donc peut-être lié) dans le sable à la moindre agression.

Toute petite déjà, en cas de conflits, j’allais me cacher derrière un arbre. J’en souffrais, car j’avais déjà cette empathie que je trainais comme un boulet qui m’incitait à vouloir aider mes copines en difficultés. C’est comme cela que je me suis souvent retrouvée punie à la place de ma voisine de classe. Adulte, ce ne fut pas mieux. Voulant que la paix règne, j’ai toujours tout fait pour apaiser les tensions, au risque au final que cela se retourne contre moi. Certaines personnes se complaisent dans les histoires, les querelles, et n’apprécieront  pas si on leur retire ce petit bonheur.

Dans tout conte, il y a toujours un loup, et ce loup est celui qui va se jouer de nos peurs. On pense que c’est facile d’y échapper, mais pas du tout. Ce seront ceux qui vont tout faire pour nous inciter à nous enterrer vivants. J’ai envie de pousser un cri de colère envers ces personnes qui poussent l’autre, par jeu, pour voir ses réactions, pour voir sa résistance psychologique, en jouant sur la culpabilité ( on a tous à un moment des regrets), sur « son être » ( lui faisant sentir qu’il n’est rien, indigne de vivre), responsable de l’échec d’une vie, d’un couple, d’une famille. La liste est longue.

Je ne suis pas certaine que l’on puisse effacer complètement la peur chez une personne, mais on peut lui apprendre à accepter cette étiquette de trouillard, à rire de ce défaut, à surtout bloquer les remarques acides de ceux qui aiment tant le jeu. Ce n’est pas facile, je l’ai vécue, j’ai survécu, mais la route fut longue et difficile. Le meilleur moyen pour le petit chaperon rouge de se protéger du loup, c’est d’éviter le bois ! Alors évitons ceux qui aiment trop jouer avec nos peurs.

 

913C0B07-AB22-4105-A9A3-79E012055901

( 8 décembre, 2017 )

Pourquoi certains livres que l’on écrit sont-ils plus importants que d’autres ?

 

J’ai toujours un immense plaisir à finir un manuscrit, une impression de plénitude, pourtant je n’ai pas toujours éprouvé un vrai bonheur à publier un livre. Cela peut sembler bizarre, mais ceux qui écrivent savent que parfois le chemin qui mène à la sortie du roman est long, plein d’embûches. La sortie de POURPRE est un réel bonheur ! J’ai vécu un parcours paisible, avec des personnes adorables, à l’écoute de leurs auteurs, motivées, et professionnelles. Tout s’est fait en douceur, avec beaucoup de sérieux, et une finition parfaite. Le livre est beau, je n’aurais imaginé mieux.

J’espère que son contenu va vous séduire, parce que j’ai vraiment cherché à réaliser un polar où la fin n’est pas prévisible, et j’espère avoir réussi. C’est mon pari personnel, et j’ai hâte d’avoir les premiers retours qui me diront si j’ai atteint ce but, ou non.

En tous les cas, dans la vie il faut faire des choix. J’ai hésité à envoyer ce manuscrit à un éditeur. Je voulais conserver mon libre-arbitre. J’ai sauté le pas en toute confiance, et j’ai fait le bon choix. Maintenant, je compte sur vous pour lui faire un gigantesque accueil ! Parce qu’il le vaut bien … parce que j’y crois , parce qu’il signe un nouvel envol, parce …

 

5A99C50C-053D-42CF-9592-BDD6E319E6FF

( 8 décembre, 2017 )

L’homme est fait pour évoluer

En dehors de toutes données judéo-chrétiennes, je suis persuadée que notre vie se doit d’être une évolution et non une régression. Je sais qu’au regard de l’humanité, cela peut sembler une ineptie, pourtant se dire que le meilleur reste à venir, reste une option qui permet de ne pas sombrer. J’ai toujours tenté de vivre ainsi, ce qui ne veut pas dire que j’y arrive tous les jours, mais j’essaie. Dernièrement, suite à une maladie cardio-vasculaire, j’ai pris encore plus conscience que mon temps sur terre était limité, et que je ne devais pas dévier de ma route, surtout en ne regardant pas en arrière. Ce fil du passé nous incite à reculer au lieu d’avancer.

J’aime beaucoup cette citation de Mahatma Gandhi « Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous. »

L’homme a souvent tendance à agir sans contrôler ses émotions, s’emballant au quart de tour, victime d’une poussée d’adrénaline qui peut tout détruire sur son passage. Les enfants sont ainsi. Ils envoient tout balader, montrent les poings. Les adultes, eux, sont plus machiavéliques, plus rancuniers, refusant d’apaiser une situation afin de ne pas perdre la face. Progresser, c’est mettre un peu de pommade sur ce genre d’émotions, c’est regarder les situations sans essayer de les comprendre, de les analyser ou de les juger surtout.

Il est important de transformer notre façon de penser, d’agir. Il faut d’abord changer notre ressenti face aux événements, ne pas se précipiter, ne pas écouter les autres. Être positif, c’est s’autoriser à prendre un crayon de couleur, à colorier un dessin, un grand soleil tout jaune plein de lumière. Se lever le matin en se disant que la journée sera belle, plutôt qu’à l’inverse, maudire la pluie ou le travail qui nous attend. Débuter une tâche en se disant qu’elle sera difficile, fera certainement d’elle une activité compliquée, simplement parce que l’image de l’échec s’est préalablement dessinée dans notre cerveau. Il faut effacer ces représentations négatives.

Lâcher prise reste la meilleure façon d’évoluer. Nous nous construisons souvent des chaînes dont nous n’arrivons pas à nous libérer. Il est primordial de s’autoriser à prendre une grosse tenaille pour les couper afin de faire ce pas vers Demain.

La vie est tellement courte qu’il est primordial de ne se tromper de chemin, même s’il faut choisir des détours avant d’atteindre son but. Ressasser le passé, que ce soient les moments douloureux ou agréables, n’est jamais la solution. Ce type de comportement fige l’instant occultant les milliers de merveilleux instants à venir. Donc, pour évoluer, à mon avis, le plus important est de clore régulièrement chaque chapitre de notre vie, comme dans un livre, et nous devons aussi fermer la porte pour ceux qui n’y arrivent pas. Si nous la laissons entre ouverte, c’est juste pour dire, si un jour tu veux revenir pour prendre un thé ou un café, je serai là …

( 7 décembre, 2017 )

Juste un baiser

Savez-vous que le baiser n’était pas au départ lié au sentiment, mais juste il y a plus de trois mille ans une façon de faire connaissance, en se reniflant par la bouche ? Ensuite ce fut un geste de pure amitié, puis très courant entre chevaliers au Moyen-Âge qui s’embrassaient sur la bouche, une marque de respect. Le baiser amoureux ne fit son apparition qu’après La Renaissance, époque où s’embrasser n’était plus de bon ton, suite aux épidémies comme la Peste qui obligeaient la population à ne pas se toucher. De nos jours, le baiser s’apparente pleinement à un acte érotique. On n’embrasse sur la bouche que les personnes qui nous attirent sexuellement. On voit donc apparaître au XX siècle, les plus beaux baisers du cinéma. Je me souviens encore de celui « D’autant en emporte le vent », le baiser que toute une salle attendait tout le long du film. Qui n’a pas bien embrassé n’a pas vécu dit le dicton. Nous avons tous cédé à ces baisers tellement forts que l’on a failli y perdre le sens des réalités, ces baisers épidermiques où juste l’effleurement des lèvres incite au désir, ces baisers fous échangés sous la pluie ou dans un lieu incongru. Et puis il y a aussi le souvenir du premier baiser, celui que l’on ne peut oublier.

Pourquoi s’embrasser ? Peut-être parce que dans un tel échange, ce sont les lèvres qui parlent et non les mots, peut-être parce que cela fait du bien, peut-être parce que c’est une marque d’amour. Embrasser l’autre, c’est une manière de lui dire qu’elle compte pour nous en tant que personne unique. À l’inverse, ne pas aimer embrasser ne veut pas dire aimer moins. Il y a une peuplade qui refuse d’embrasser sur la bouche, persuadée que si elle cède à ce geste, elle va avaler « l’âme de l’autre ». Dans notre société, le baiser reste important, et de nombreuses femmes, avant de faire l’amour, testent si l’homme embrasse bien, persuadées qu’un baiser raté fera automatiquement « un mauvais coup ».

Je dirais juste qu’embrasser fait du bien, détend, active l’hormone du bonheur, et permet ainsi de se sentir en harmonie avec soi-même. Plus on embrasse, et plus on est bien dans sa tête, alors qu’est-ce que vous attendez pour couper votre PC et foncez courir embrasser celle que vous ne pouvez sortir de vos pensées.

 

EC14E65D-3CC7-41CB-8F11-C9861E61E049

( 7 décembre, 2017 )

Tout ce que je voudrais vous dire avant de partir

 

Nous avons tous des mots qui voudraient sortir, que nous devons dire un peu comme un testament.

Je voudrais vous dire …

Qu’il faut vous lever chaque matin avec la joie dans le coeur, même si vous vous sentez mal, même si votre corps est douloureux.

Qu’il est important d’enlever le filtre qui obscurcit votre vie, de regarder les nuages qui passent, le soleil qui vous fait un timide bonjour, de ne pas vous arrêter à la grisaille de la pluie.

J’ai envie de vous dire qu’un jour, j’ai été comme vous, pleine d’insouciance, de naïveté, que j’avais une foi illimitée dans l’homme, et même si j’ai été sérieusement égratignée, je n’ai pas vraiment changé. Je continue de croire qu’il y a de l’humanité dans chaque individu, que ce sont les blessures qui font changer les hommes, et que même le pire des monstres a encore un coeur, même s’il le cache, même s’il ne le sait pas. À nous de le savoir, c’est tout.

J’aimerais tant vous dire que la vie est facile, malheureusement ce serait trop simple. On doit en gravir des obstacles en s’écorchant les mains, parfois même l’âme, et pourtant, va-t-on savoir pourquoi, on continue, encore et encore, parce que c’est important, parce que sinon on aurait fait tout ce chemin pour rien. On bute sur des cailloux, on tombe, mais on se relève, toujours.

Je voudrais vous dire de ne jamais renoncer à vos rêves, même s’ils sont insensés, même s’ils n’ont de sens que pour vous. Vous dire de ne pas écouter les autres, ceux qui vous disent d’arrêter, sachez que vous valez bien mieux que cela.

Et à vous qui me lisez chaque jour, j’en suis toujours aussi étonnée en voyant le compteur augmenter sans cesse, je voudrais vous remercier de ne pas me lâcher, de poursuivre le chemin qu’ensemble nous nous sommes tracés.

Il en reste à faire de la route, je n’ai plus autant de temps, le sablier se déversant doucement, mais je vous promets de ne jamais céder à l’envie de renoncer.

L’amour, la vie sont  comme des nuages qui viennent, puis s’évaporent quand on essaie de les retenir. Sachant cela, contentons-nous juste de vivre l’instant , ensemble .

 

00BF49FB-DDE1-4C58-9D2E-9B9EF3CE2473

( 7 décembre, 2017 )

L’amour ne meurt pas, il dort …

Curieusement, les amours impossibles ont souvent cette finalité, celle de ne pas mourir, peut-être justement parce que ce sont des amours impossibles. Qui n’a pas aimé ainsi ne peut le comprendre. Vous savez, c’est cet amour que l’on éprouve pour un prof que l’on vénère quand on a quinze ans ? On sait au fond de soi que ces amours n’existent pas, qu’ils sont le fruit de nos fantasmes, mais les sentiments, eux, sont bien réels, sincères, et on se souviendra encore adultes de ce sentiment, car il nous a construit. Personnellement, quel béguin j’ai eu en troisième pour mon prof de maths ( et je n’étais pas la seule) à tel point que j’ai obtenu au brevet un18/20 dans cette matière ( que l’on se rassure, ce fut la seule fois). J’ai eu la malchance de croiser de nouveau la route de ce prof dix ans plus tard, et comment dire, quelle déception ! Mais je n’ai jamais oublié malgré tout ce sentiment.

L’illusion les fait vivre, et au final quelque part nous aide à nous surpasser.

Il y a aussi les amours que l’on vit adultes, ceux que la mort sépare, ceux-là sont écrits à jamais dans le livre du temps, ceux que l’on nomme les amours contrariés, ces personnes qui se reconnaissent, qui se comprennent, mais qui appartiennent à d’autres. Ce sont des amours fabuleux, qui doivent leur existence à cette pincée d’impossibilité maintenant un désir toujours intense. Ces amours sont magiques, uniques, et les artistes sont les plus touchés par ces amours impossibles souvent à l’origine de leurs plus beaux textes ou poèmes.

Ces amours ne meurent jamais, car contrairement aux relations ordinaires qui s’usent avec le temps, ces émotions restent vivantes, telle une plume, elles s’envoleront, mais reviendront doucement par vague.

À bien y réfléchir, existent-ils vraiment des amours impossibles ou sont-ils simplement des amours contrariés ? Ces coups de coeur coincés à cause de nos peurs ? Ces amours qui dérangent les autres jusqu’à en faire une cible vivante ?

Les amours ne devraient pas mourir, tous ceux que nous avons vraiment aimés, l’amour est une chose merveilleuse emportée par une force et une énergie hors du commun. Peu importe « la valeur » de cet amour, car toute attirance n’a pas de passé, elle se retrouve juste alimentée par l’instant sans aucun regard pour le futur.

 

« L’amour est un ensemble de sentiments totalement irrationnels, et donc, incontrôlables, qui vont surgir en nous sans prévenir, sans précautions particulières, sans préparations… » Salomé

( 6 décembre, 2017 )

Cet homme qui a marqué une génération.

 

Que l’on soit fan ou pas, on ne peut que reconnaître le grand homme que fut Johnny qui a rassemblé plusieurs générations sur presque soixante ans. J’ai un peu de mal en lisant quelques messages agressifs de certains internautes. C’est « petit », mais ce n’est pas nouveau que derrière un écran, les plus mauvais côtés de l’homme voient le jour. Le respect, on le doit à tous ces fans qui souffrent, qui ont perdu un mentor, l’image de l’Ami.

Je me souviens de mon enfance, ma grand-tante m’amenait en douce durant mes vacances dans le Berry dans un café pour écouter son idole, Johnny Hallyday au jude box. Des souvenirs, celui des diabolos grenadines, en chantant « l’idole des jeunes ». Je n’avais que huit ans.

Adultes, je suis allée au stade de France voir « le concert » pour l’anniversaire de mon ex-belle soeur. Un grand moment.

Certaines chansons m’ont particulièrement touchée, surtout l’envie écrit par JJG.

Alors, que l’on aime, que l’on n’aime pas, on se doit de respecter l’Homme.

 

Qu’on me donne l’obscurité puis la lumière

Qu’on me donne la faim la soif puis un festin

Qu’on m’enlève ce qui est vain et secondaire

Que je retrouve le prix de la vie, enfin !

 

Qu’on me donne la peine pour que j’aime dormir

Qu’on me donne le froid pour que j’aime la flamme

Pour que j’aime ma terre qu’on me donne l’exil

Et qu’on m’enferme un an pour rêver à des femmes !

 

On m’a trop donné bien avant l’envie

J’ai oublié les rêves et les « merci »

Toutes ces choses qui avaient un prix

Qui font l’envie de vivre et le désir

Et le plaisir aussi

Qu’on me donne l’envie !

L’envie d’avoir envie !

Qu’on allume ma vie.

 

Qu’on me donne la haine pour que j’aime l’amour

La solitude aussi pour que j’aime les gens

Pour que j’aime le silence qu’on me fasse des discours

Et toucher la misère pour respecter l’argent !

 

Pour que j’aime être sain, vaincre la maladie

Qu’on me donne la nuit pour que j’aime le jour

Qu’on me donne le jour pour que j’aime la nuit

Pour que j’aime aujourd’hui oublier les « toujours » !

 

On m’a trop donné bien avant l’envie

J’ai oublié les rêves et les « merci »

Toutes ces choses qui avaient un prix

Qui font l’envie de vivre et le désir

Et le plaisir aussi

Qu’on me donne l’envie !

L’envie d’avoir envie !

Qu’on rallume ma vie !

( 6 décembre, 2017 )

Ta souffrance t’a forgé

N’est-ce pas ce que l’on ne cesse de nous dire pour nous remonter le moral lorsque nous avons trop souffert ?  La souffrance est bénéfique et forge le caractère. Je veux bien, mais entre nous, je m’en serai bien passée. Cela fait un peu pansement religieux que l’on essaie de mettre sur nos plaies. Toutes les souffrances ne sont pas bénéfiques. Certaines sont tellement brutales, incompréhensibles qu’elles nous plongent dans un climat de totale insécurité.

Certaines de mes souffrances furent un tremplin, comme la perte de mon fils. J’ai réussi, non pour moi mais pour mes enfants, à transformer cette douleur en un moteur qui m’a poussée des années tel le vent sur les voiles d’un navire. Et puis, j’ai rencontré d’autres souffrances, pourtant bien moins grandes, qui m’ont mises à terre. Je me suis sentie dépossédée de mon « moi ». Je me suis sentie réduite à « rien », des mots qui me furent rapportés, des mots qui brisent. Comment peut-on vivre si on n’est plus rien ? Alors d’abord on survit, ce que j’ai fait, en laissant son propre corps se détruire, ainsi on offre la victoire à ce « rien ». Peut-être inconsciemment on espère disparaître totalement, pour ne plus souffrir, pour ne plus chercher de réponses. On n’a plus de courage, on se dit que l’on a déjà tant vécu. Et puis un jour, car il y a toujours un jour, un événement nous pousse à sortir de ce grand sommeil. Finalement, on ne veut plus que la souffrance guide nos vies, on ne veut pas qu’elle nous forge, on veut simplement vivre. On comprend que se battre contre cette douleur ne sert à rien. Elle fut, elle est, peut-être qu’elle sera toujours là, mais c’est à nous de l’apprivoiser, de faire en sorte qu’elle ne soit plus qu’une simple cicatrice. On s’autorise donc un nouvel art de vivre, ce que beaucoup appellent la résilience, qui pour moi n’est pas une force, juste une nouvelle manière d’appréhender le monde qui nous entoure avec l’aide que les autres nous offriront. Car ce n’est pas la souffrance qui nous fait grandir, c’est l’amour ( au sens large) des autres.

 

A53B1DB2-5BD8-43F1-829D-10821D1106DC

( 6 décembre, 2017 )

« Ces meilleurs amies » qui n’en sont pas.

 

Je voudrais rendre hommage à mes amis, les vrais, ceux qui ne font pas semblant, parce qu’on en a tous eu un une un jour qui se disait « notre meilleure amie », qui nous bombardait de petits coeurs ou de « ma chérie », mais qui au final, ne s’est jamais intéressée à ce que nous étions vraiment. Ces personnes pour qui l’amitié ne représente quelque chose que quand la personne leur apporte à elle, un intérêt. Ces relations m’ont toujours fait penser à Louis XIV et à ses courtisans. Ces amies fonctionnent à l’identique, un besoin narcissique de plaire, d’avoir son fan club. Ce qui me choque le plus, c’est cette facilité avec laquelle elles vont, sans scrupule, aller jusqu’à vous dire que vous êtes uniques, tout en répétant la même chose à une tierce personne. Le jour où vous le découvrez, car tout se sait un jour, c’est fini, vous n’y croyez plus. Pathétiques au final, car que de profondes blessures pour avoir ce besoin sans limite d’être adulé. Personnellement, j’ai beaucoup de mal avec ces personnes, qui arrivent souvent à m’attraper dans leurs filets, mon côté trop emphatique, mais que je n’arrive pas à prendre au sérieux. Je déteste cette effusion de grands sentiments extrêmes, ces « je t’aime » qui ont perdu leur sens et sont dits à tout le monde, ces promesses faites dont pas une seule n’est tenue. De ces « amies qui pour moi n’en sont pas », je me suis éloignée à petits pas, et le plus drôle, c’est que j’ai été automatiquement remplacée par une personne qui me ressemble, et qui saura aussi donner à sens unique, un temps.

Ce serait comique si à avoir tant donné, on n’en gardait pas quelques traces, car lorsque l’on s’est vraiment donné à fond pour une personne, la soutenant dans les mauvaises passes, cela laisse des traces. Parfois, il est pourtant bon de se préserver, et aujourd’hui je me contente des « vrais » amis, hommes et femmes, qui ne passent pas leur journée à m’envoyer des coeurs et des « ma chérrrrie » à la Christina :) Les vrais sentiments sont dits dans le silence des mots ou dans les actes de partage.

( 6 décembre, 2017 )

Écrire avec une gomme.

 

Il y a longtemps, une personne m’avait fait découvrir cette phrase « j’écris avec une gomme. » À l’époque, je découvrais le pouvoir de l’écrit, j’avoue ne pas avoir saisi le vrai sens de ces propos. Aujourd’hui, je jongle tel un acrobate avec les mots, et j’ai pris toute conscience de la force de cette citation. Je ne suis jamais considérée comme une écrivaine, et je n’en serai jamais une. Je me suis mise à publier bien trop tard, et je n’ai pas rencontré des personnes qui m’ont mise en avant. La vie est ainsi. Je n’ai aucun regret. J’ai croisé des routes depuis quatre ans, je me suis éloignée de certaines depuis six mois, et je m’en porte beaucoup mieux. J’en découvre de nouvelles, des personnes avec qui je me sens bien, n’en déplaise à certains. Je n’en aucune prétention littéraire, juste celle d’offrir un peu de bonheur. Je donne sans rien attendre. Pari réussi avec « Juste une seconde » avec huit « cinq étoiles » sur Amazon en quelques jours. Cela suffit à me combler, je ne suis pas compliquée.

Je me contente de n’être qu’une petite gribouilleuse. J’écris comme je le sens, avec mes tripes, avec mon âme. L’ère est au modernisme, ce qui fait que je n’écris que sur ma tablette, j’y laisse des tracés tels des pétales de roses. J’écris, je remplis, sans réfléchir. Le texte, je ne vais plus y toucher pendant longtemps, puis un jour, je vais le sortir, le refaire, rayer, faire sortir ces émotions que je n’avais pas mises, ces mots écrits avec une gomme. Je m’évertue surtout à supprimer l’inutile. Je sais que je n’ai jamais réussi parfaitement. Il reste beaucoup de choses inutiles, peut-être même la totalité de mes mots. Peu importe.

« Je crois qu’il faut presque toujours un coup de folie pour bâtir un destin. »

Écrire reste pour moi la possibilité de vivre sur une gamme avec une montre déréglée, jouer avec le temps, avec des personnages modelés dans une terre glaise qui ne sèche jamais. L’encre n’a pas vraiment besoin de sécher, la gomme n’a pas non plus besoin d’effacer, simplement parce que quand comme moi, on fait le choix de ne vivre que dans le présent, on ne se rend compte de presque rien, car on vit tout simplement.

 

D9A44142-0857-4A1B-A246-D04871A88D03

1...139140141142143...306
« Page Précédente  Page Suivante »
|