( 20 novembre, 2017 )

Le temps, cet ennemi .

Qui n’a pas un jour de pluie fixé quelques minutes une pendule anticipant le mouvement des aiguilles ? Sensation presque irréelle de sentir ainsi ce temps qui passe, vite, tellement vite, que l’on ne peut rien faire pour le stopper. « Tu n’as qu’à casser la montre » me disait, cet été, ma petite-fille. Et si c’était si simple ! Je me souviens avec nostalgie d’une époque où j’avais du temps. Je m’occupais de mes enfants, je ne travaillais pas, Internet n’existait pas. Et puis, notre société a changé, nous nous retrouvons de plus en plus sollicités par les tentations qu’offre le modernisme, la profusion de sites nous permettant de nous cultiver, l’abondance de séries télé (pour quelqu’un comme moi qui ai toujours été fan de cinéma, c’est une mine d’or), les contacts sur les réseaux sociaux, qui s’avèrent un véritable enrichissement. Tout cela en plus de la vie ! Je suis face à une terrible constatation, je n’ai plus de temps. Entre ces plaisirs énoncés, ma plume qui s’agite, ma famille qui reste ma priorité, mes livres à lire. Je n’ai plus de temps, et j’ai bien souvent envie de secouer le sablier et de le renverser, juste pour gagner encore quelques minutes de plus. Alors, en attendant le moment béni où je serai en fin de carrière, pas encore demain, je cible ce temps, coupant mon téléphone le week-end, n’allumant pas mon PC sauf si j’ai un mail de travail à expédier, me limitant à un passage rapide sur les groupes ou les sites, afin de ne pas couper ce lien indispensable en tant qu’auteure, mais également très phagocytant.

Il n’empêche que j’aurais bien envie tout de même d’oublier, ne serait-ce que quelques jours ma montre dans le sable, et de ne vivre qu’au grès du Temps, celui de mon âme.

 

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( 19 novembre, 2017 )

L’arène du monde de l’édition.

 

La comparaison n’est pas exagérée, la course à l’édition relève d’un vrai combat dans une arène antique où tous les coups sont permis. Avant, lorsque je n’étais qu’une lectrice, ce milieu s’apparentait pour moi à un sapin de Noël avec des dizaines de cadeaux. Je portais des yeux émerveillés sur ces auteurs en dédicace que je croisais lorsque je venais en visiteur au salon de Paris. Et puis, j’ai plongé dans la marmite, avec ma naïveté légendaire, et je me suis brulée. L’eau était bouillante.

Écrire n’est pas au final le plus difficile. Tout le monde peut écrire, je dirais même tout le monde doit écrire. Cela fait du bien à l’âme. Ensuite, il faut se préparer à sauter dans la fosse aux lions, car l’enjeu est de taille : être lu, et pour certains, tous les coups sont permis.

Je n’ai plus l’âge, ni l’envie ni la santé pour ces combats stupides, je n’écris pas pour vivre, juste par passion, et pour aider si mes mots ont ce mince pouvoir. Pourtant, bien malgré moi, j’ai été poussée dans cette arène, sans armure, avec juste l’innocence d’un auteur débutant.

Je suis retrouvée confrontée aux guerres des diverses maisons d’édition, au mépris d’un certain milieu face à des « petits auteurs », aux mensonges de certains, aux promesses d’autres, à la jalousie d’auteurs refoulés, ou d’auteurs vendant moins bien. Depuis 2014, j’ai traversé une tempête éditoriale digne d’un cyclone, sans pourtant couler, sans accepter de me renier, et sans rendre l’agressivité que parfois je recevais en pleine face. J’ai quitté « ce ring » sans regrets, choisissant de varier mes choix éditoriaux, renonçant à certains engagements malsains, à certains contacts superficiels.

Aujourd’hui, je fais partie de ces auteurs atypiques multi-éditions, et je revendique ce choix, celui de conserver ma liberté de penser.

Je ne serai jamais un auteur de best-seller, je le sais déjà, car je me refuse à me fondre dans un moule. Je refuse de jouer les groupies d’une maison d’édition, de voir mes textes réécrits par d’autres, je refuse de me plier aux « trucages » de certains prix littéraires joués d’avance. Je me refuse surtout de rentrer dans des histoires de chiffres, de faux commentaires, de fausses chroniques. Je me moque d’avoir un petit lectorat, le mien n’est pas si petit au final, mais fidèle, sincère, et qui n’hésitera pas à me dire simplement si j’ai raté mon roman, même si ce n’est jamais agréable, je reste persuadée que c’est nécessaire. Nous avons tous droit à l’erreur. J’ai assisté ces dernières années à des dérives qui m’ont laissée avec un goût de cendre. Des romans dénigrés par derrière et encensés par devant. Comme si le monde de l’édition était celui des Bisounours.

Il est temps de casser les idées reçues. Il n’y a pas que les grandes maisons d’édition qui peuvent faire vivre un livre, j’ai découvert des pépites dans des petites ME et dans l’auto édition. Tout livre a la possibilité d’être un jour un coup de coeur, « un slip » comme dirait la terrible chroniqueuse Séverine. Je pense qu’il est temps de renoncer à l’arène, aux guérillas mesquines pour démolir un roman. C’est très à la mode en ce moment de mettre un commentaire négatif sur Fnac ou Amazon pour descendre le livre, de créer de faux profils FB ou Linkedlin pour rabaisser un auteur ou pour faire de la fausse publication, ou à l’inverse pour l’encenser. Il ne se passe pas une semaine sans que l’on dénonce une de ces pratiques.

Je m’insurge contre cette réalité. Chaque livre a sa chance ! Chaque lecteur doit pouvoir choisir de façon impartiale.

Il n’y a pas de combat à avoir. La lecture doit rester ce qu’elle a toujours été un plaisir.

J’ai l’immense chance d’avoir de bons amis auteurs, qui possèdent les mêmes valeurs que moi, avec qui j’ai le plaisir d’échanger avec sincérité. Je crois qu’au final, c’est la plus belle leçon que peut donner la vie. Même dans une marmite bien trouble, il reste les mets épicés à savourer ensemble. Mes lecteurs, mes lectures, nous sommes tous dans la même marmite, et c’est génial .

 

Pour mémoire

Juste une seconde sur Kindle

H et la plume de l’espoir édition Edilivre sous peu

Rouge nouvelle édition chez Evidence Editions fin Novembre

Pourpre chez Evidence Editions décembre

 

Juste pour le plaisir !

( 19 novembre, 2017 )

Le doute avant la sortie d’un roman

Tic tac tic tac … Les aiguilles avancent vite, trop vite, Le doute de l’écrivain, nous avons tous à y faire face un jour, parce qu’il existe, qu’on le veuille ou non, telle une micro particule, bien présente. Par moment, il nous vrille l’estomac, nous incite à refouler nos larmes, à apercevoir l’image de la peur, celle d’échouer. La page blanche, je n’ai jamais connue, peut-être parce que j’ai trop de mots en moi qui doivent sortir, tant d’histoires à inventer, tant de personnages à faire vivre, tant de bonheur à réaliser. Le doute par contre, je ne cesse d’y penser surtout en pleine relecture avant publication de Pourpre. Pourquoi pour ce livre me tient-il tant à coeur, alors que j’en ai publié de nombreux avant ?

Justement, parce que j’ai écrit beaucoup de romans policiers, genre littéraire complexe qui demande une intrigue unique qui n’a jamais été écrite, je m’interroge. Vais-je encore surprendre mes lecteurs ? Est-ce que mon roman sort de l’inhabituel, mais le doute reste là. Ce roman sera-t-il crédible ? Intéressera-t-il des lecteurs ?

Ce doute pourtant bénéfique permet de se remettre en cause, de se poser les bonnes questions, de s’interroger sur notre propre relation avec les mots, avec ce qui nous pousse à écrire. Personnellement, l’encre coule à la même vitesse que le sang dans mes veines, sans penser, sans préparation, ils s’inscrivent comme une réalité. Je ne sais jamais s’ils sont bons, je n’ai pas cette confiance absolue dans mes écrits, je doute, mais je garde en moi cette volonté de ne pas lâcher. Nous avons tous à un moment donné un sentiment de découragement, certains auront « une non-envie » d’écrire. Il ne faut pas s’en inquiéter, cela revient toujours un jour, sans crier garde.

Alors, Pourpre va-t-il atteindre son objectif ? Vous seuls, mes lecteurs pourrez me le dire. Quant à H dont je viens de renvoyer le BAT, aura-t-il quelques lecteurs ou ne serai-je jamais une auteure jeunesse ? Bientôt vous me direz tout …

( 19 novembre, 2017 )

L’amitié est-elle toujours réciproque ?

Nous avons tous besoin d’amis pour nous construire. Nombreux psychiatres ont fait la constatation que la plupart des psychopathes n’ont eu que très peu d’amis, n’en éprouvant pas le besoin. Nous avons besoin d’amis sur qui compter, car seuls, nous ne sommes rien. Des amis « vrais » pour nous, qui ne posent pas de questions, qui nous prennent dans leurs bras juste pour nous soutenir. Ce sont des vrais amis.

Et puis, il y a les autres, ceux qui se disent nos amis simplement pour combler un vide, ceux qui ne sont là que pour raconter leurs petites misères, pour demander conseil, pour combler leur propre manque d’amour familial ou leurs blessures du passé. Ceux-là ne sont pas de vrais amis, ce sont même, pour certains, des personnes nocives qu’il faut fuir avant d’être avalés. Nous en rencontrons tous dans notre vie, ces personnes qui nous bombardent de sms ou de mails quand elles vont mal, et le jour, le seul jour, où nous avons besoin d’un retour, d’un geste de pure confiance, il n’y a plus personne.

Ne croyez pas que seuls les jeunes sont égoïstes, ce comportement est de plus en plus courant dans notre société où chacun veut que l’on pense comme lui, que l’on réagisse comme lui.

Parfois, je me demande ce que je fais encore dans ce monde, certainement trop gentille, je fais spontanément confiance, et je me retrouve trop souvent face à « de faux amis » que j’aide, que je remets sur pied. Ces amies toxiques, je n’en veux plus, j’ai donné, je choisis les vraies amitiés, celles qui ne demandent rien, qui savent sans rien dire, qui n’ont pas besoin d’être là tout le temps, mais qui sont comme notre ombre prêt à nous rattraper si on trébuche, la main tendue si on tombe. Ces amies qui ne jugent pas, qui ne critiquent pas, qui nous aiment pour ce que nous sommes vraiment avec nos faiblesses, nos défauts, nos failles.

Les vraies amitiés se basent sur l’authenticité, la confiance, la sincérité. Je suis très fière d’avoir de vrais amis qui se reconnaîtront et j’espère qu’ils sont également fiers de notre amitié.

 

( 18 novembre, 2017 )

Être, simplement être.

Qu’est-ce qui nous définit ? Notre âge ? Notre profession ? Nos valeurs ? Notre physique ? À cette question 72% sur mon blog ont répondu le travail, n’est-ce pas amusant quand on sait que la moitié des français ne font pas le travail qui leur plait. Ensuite, ce sera notre façon de vivre, nos relations, et en tout dernier, ce seront nos idées.

Je me souviens d’un couple qui dès notre premier contact s’égosillait à m’expliquer qu’ils étaient tous deux d’une très haute profession, et que moi, petite institutrice, je n’étais pas grand chose à côté. Inutile de vous dire qu’il n’y a pas eu de second contact. Je déteste m’imposer, et j’ai conscience que face à l’intelligence convaincue de sa supériorité, je ne pouvais trouver une petite place.

Comme si appartenir à un univers les définissait, alors que cela les a simplement réduit à un « paraître », ce qu’ils étaient certainement au final, dans leur vie.

Trop de personnes agissent ainsi. Dans le monde de l’édition, c’est du pareil au même , un peu à l’image du monde politique. Il faut faire des choix, un tri minutieux, car ayant croisé des éditeurs et des écrivains qui se fondent dans ce même moule, à chaque fois, je n’ai eu qu’une envie, leur hurler qu’ils ne sont pas leurs écrits, qu’ils sont bien plus que cela « des personnes qui sont ». Et plutôt que de se cacher derrière un miroir sans tain, Être, c’est être ce que l’on est vraiment, et je crois que ce serait bien si on n’essayait pas d’être autre chose pour « ne pas être »

( 17 novembre, 2017 )

Et si Hashimoto offrait l’espoir …

H et la plume de l’espoir. Grosse émotion pour ce minuscule livre qui sera à 6,50€.

Un peu comme « Hashimoto mon amour », ce livre a une histoire, celle d’une mère en détresse qui m’envoya une sorte de SOS. Son fils de l’âge de mes élèves venait d’être diagnostiqué Hashimoto après deux ans de galère. À l’école, les enseignants l’avaient trouvé paresseux, le punissant sans cesse car il oubliait ses leçons apprises, rejeté par ses camarades. Je m’étais pourtant juré de ne plus tomber dans l’empathie qui à chaque fois me joue des tours, seulement les mots ont jailli. Un peu comme si je peignais une aquarelle ( comme les illustrations de Marie Texier), j’ai dessiné une histoire, essayant d’être le plus proche de ce que pourraient comprendre des enfants.

Je ne suis pas auteure jeunesse, mais je devais aller jusqu’au bout. Ce fut difficile. Je ne suis pas certaine du résultat, peu importe. Comme vous le savez tous, je ne suis pas une grande courage, préférant mon terrier à l’agressivité de ce monde. Me battre pour moi, je n’y suis jamais arrivée, mais pour une cause, je fonce. Et là, c’est une cause juste.

Un jour, il y a des années, un ami m’avait dit que je marchais sur l’eau, malheureusement, je n’ai pas une Hashimoto classique, et vu sa destruction rapide, je dois me battre au quotidien pour mener une vie calme car d’autres maladies auto-immunes pointent leur nez au moindre stess, et être enseignante n’est pas exempt de stress !

Je me contente donc de faire la planche faute de marcher sur l’eau, mais je ne pouvais pas laisser un enfant se noyer, et je n’avais plus que mes mots pour l’aider.

Ce livre est donc destiné à des familles afin qu’elles puissent oser aborder le thème du harcèlement scolaire, de la douleur d’être rejeté, et bien sûr de la nécessité d’un diagnostic précoce d’une maladie thyroïdienne, car cela n’arrive pas qu’aux adultes. De plus en plus d’enfants sont touchés.

J’espère de tout coeur que des dizaines d’adultes vont commander ce petit livre dans quinze jours sur le site Edilivre pour l’avoir au pied du sapin, afin que ce bouche à oreille, qui ne fonctionne toujours que pour répandre des rumeurs ou des ragots, puisse pour cette fois aider vraiment ceux qui en ont besoin.

Je crois dans ce combat, je crois dans la solidarité des malades, et je crois surtout dans l’innocence des enfants. Aidons les à ouvrir les yeux … Afin que des petits H ne souffrent plus jamais d’un tel rejet.

 

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( 17 novembre, 2017 )

La vie n’est pas un jeu.

Avancer chaque jour donne l’impression de se balader sur un ring, instable, qui bouge, où tous les coups sont permis. J’ai toujours refusé de monter sur ce ring, quitte à me prendre de lourdes claques. Dernièrement une lectrice me disait que nous, les auteurs, nous jouons avec les gens, grâce à nos mots. C’est impossible car au final, nous ne faisons que fantasmer, c’est à dire inventer une histoire qui n’existe pas, faire l’amour avec une personne qui ne nous aime pas dans la réalité, créer un monde imaginaire où il est important de ne pas se perdre. Quoi de mieux qu’être auteur pour être comblé par les mots ? Personnellement, je ne joue pas avec les lecteurs, j’ai trop de respect pour eux. Je me contente de les emporter dans mon imagination, de les faire danser sur des partitions qui chantent mes mots.

Je déteste le jeu par excellence, je déteste autant les jeux vidéos (ouille, je vais me faire des ennemis), que les jeux de société ou les jeux de rôles. Non parce que j’ai peur de perdre, mais à l’inverse parce que je n’ai pas ce besoin de gagner. Le monde d’aujourd’hui est bien difficile, il fait mal, il pince fort. Les coups se font toujours par derrière. Je refuse une fois encore de me fondre dans la normalité. Tans pis si j’y perds en crédibilité. Je vais juste me contenter d’être ce que je suis, un peu comme ma Nadia, une personne qui essaie juste de faire du bien, et qui est désolée si parfois cela a ripé, si parfois le voile s’est déchiré, si parfois mes pas ont dérapé. J’essaie de tenir debout, même si c’est loin d’être simple, je refuse d’entrer dans l’arène du jeu de la vie où tous les coups sont permis.

 

Entrez juste dans mon monde, celui de mes romans …. Extrait manuscrit en cours @

«

Je ne l’attendais pas celui-là. Je savourais ma paix. Je pensais naïvement que le bien avait triomphé, et bien non, je m’étais trompé. Je l’ai même pas venu venir. J’avais pourtant ressorti mes tubes de couleurs afin de peindre mes émotions sur la toile. J’étais heureux de rien, juste de l’air que je pouvais respirer. Et puis tout s’est écroulé. Il a suffi d’un coup derrière la tête, un acte insensé, qui m’a plongé de nouveau dans les flots noirs du passé.

J’avais pourtant cru trouver du sens dans un non-sens, et le jeu de cartes s’est effondré. Comment ai-je pu une fois encore m’être ainsi fourvoyé? »

( 16 novembre, 2017 )

La vieillesse

 

Ah cette vieillesse que nous appréhendons dès que nous avons vingt ans, le jour où nous nous trouvons déjà vieux. Seulement, les années passent, et lorsque nous arrivons à la porte du temps, sur le seuil, nous essayons de ne plus penser à cette fatalité si proche. Certes, notre miroir souligne un peu plus nos rides, met en évidence nos cheveux blancs, notre silhouette moins svelte, mais dans notre tête nous avons toujours le même âge, celui des folies, celui de l’amour, celui de la découverte. Bien sûr, nos articulations se rappellent à nous, nos pas sont moins rapides, notre mémoire aussi. Doit-on avoir peur de ce sablier qui ne cesse de couler ?

À chaque changement de dizaines, la panique nous saisit à la gorge, associée à de multiples remises en question. Cassons un peu les préjugés ! Le plus bel âge n’est certainement pas celui de nos jeunes années.

La vieillesse nous apporte-t-elle la sagesse ? Certainement pas, je vois tant de seniors reproduire les mêmes âneries que dans leur jeunesse. Personnellement, j’espère garder mon grain de folie jusqu’à ce que la faucheuse arrive, en tenant bien mon gouvernail afin que ma barque ne chavire pas trop, je n’aimerais pas me noyer trop tôt. Vieillir nous incite à utiliser notre expérience, à ne pas commettre deux fois les mêmes erreurs, à surtout ne plus avoir peur, et à oser aller jusqu’au bout de nos désirs, car quoique l’on puisse dire, la vie est courte, le temps passe bien vite, et il serait bien bête de le regarder juste s’écouler.

Jusqu’au bout, ne pas regarder l’âge que nous avons, juste ce que nous pouvons faire, car vivre, c’est apprivoiser la vieillesse.

Comme disait si bien Victor Hugo « Quarante ans, c’est la vieillesse de la jeunesse, mais cinquante ans, c’est la jeunesse de la vieillesse. ».

Mais vieillir bien sans laisser notre mémoire s’envoler trop vite. Malheureusement, cela arrive par période avec une maladie de la thyroïde dessinant à l’avance le plongeon dans lequel ma pauvre maman se noie chaque jour dans sa maladie CDL.

Vieillir en restant soi, en restant digne.

 

( 15 novembre, 2017 )

Pourquoi passons-nous notre temps à nous justifier.

« Tu n’as pas à te justifier. Je n’ai pas à me justifier. Vous n’avez pas à vous justifier. »

Se justifier, c’est se sentir coupable d’être ce que nous sommes. Les enfants ne cessent de vouloir expliquer leurs actes, leurs bêtises, celles des autres, les adultes aussi.

Nous passons notre temps à trouver des raisons, à vouloir expliquer nos erreurs, à essayer de convaincre l’autre. Pourquoi ? Parce que nous doutons du bien fondé de nos actes ? Parce que nous avons peur du regard de l’autre? Une chose est sûre, ces attitudes nous mettent en insécurité. Nous n’avons pas besoin de nous justifier. Hormis si nous allons assassiner notre voisin de palier ou commis un délit, actes condamnables, toutes nos actions nous appartiennent, tout comme nos choix. Nous pouvons commettre des erreurs. Pourquoi justifier ensuite ces erreurs ? C’est déjà bien assez difficile de les assumer, car même si on ne le montre pas, on les traîne longtemps comme un boulet à la cheville. Cela devient tellement une obligation sociale que nous en arrivons à justifier les actes des autres. Il a trompé sa femme avec sa secrétaire, et bien, ce n’est pas dramatique, ce n’est arrivé qu’une seule fois. Mais au fond, ce ne sont pas nos affaires, alors pourquoi y portons-nous tant d’intérêt ?

Peut-être simplement parce qu’une fois encore nous ne voulons pas casser la fameuse image. « Je t’explique pourquoi j’ai agi ainsi, parce que j’ai peur de ton jugement, j’ai peur que tu ne veuilles plus me parler, pire que tu ne m’aimes plus, alors je me raccroche à cette justification telle une bouteille à la mer. Ce que j’oublie juste, c’est que si tu t’intéresses à moi, si tu as des sentiments pour moi, tu n’as nul besoin que je me justifie parce que tu m’acceptes telle que je suis, avec mes failles, mes cassures, avec mon aspect cabossé. »

Cessons de nous justifier de tout. Si l’autre a besoin de cela pour être notre ami, notre amant, notre confident, c’est qu’il aime l’image que nous lui renvoyons, et ce n’est pas le ciment d’une bonne relation.

( 14 novembre, 2017 )

ROUGE … le retour 2

Le 23 Décembre 2013 sortait Rouge. Le voilà , tout beau, refait, chez Évidence éditions, sorti fin Novembre.

 

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