( 18 juillet, 2017 )

La peur

Ah cette peur, redoutable, bloquante, frustrante, qui ne l’a pas vécue un jour ? J’ai lu dernièrement qu’il existait une maladie détruisant l’amydale inhibant définitivement la peur. Un rêve allez-vous dire ? Pas nécessairement.

La peur peut s’avérer à la fois une amie et une ennemie, notre plus grande alliée tout comme notre perte. La peur peut paralyser un éléphant, tout comme l’homme le plus intelligent du monde, l’incitant à commettre l’irréparable.

La peur est un réflexe ancestral de notre cerveau liée à des temps préhistoriques. Nos plus anciennes réactions se mettent en branle, réflexe primitif disent des chercheurs.

Certaines personnes vont connaître la paralysie, celle qui va clouer sur le sol, la boule à la gorge, avec cette impossibilité de parler ou à l’inverse qui va nous faire dire une ineptie. Les gens qui ne connaissent pas la peur ne peuvent comprendre ce que ressent une personne sous son emprise. C’est une émotion bouleversante, qui nous prend à la gorge. On voudrait, mais on ne peut pas.

Les individus qui appréhendent le vide ne pourront avancer sur une passerelle tétanisés, d’autres n’arriveront pas à prendre la parole en public ratant ainsi des examens. La peur peut conduire à détruire une relation simplement afin de ne pas la voir disparaître un jour, une sorte d’anticipation.

Facile à contrôler disent ceux qui pensent avoir le pouvoir sur elle. Stupide remarque, on ne sait pas toujours pourquoi cette peur existe, quel évènement a pu la provoquer. Est-ce parce qu’un jour dans un passé lointain, nous avons vécu une situation qui nous bloque aujourdhui ? N’empêche que j’aimerais bien savoir pourquoi j’ai une telle aversion pour ces petites bestioles pourtant inoffensives que sont les araignées !

La peur prend facilement le pouvoir sur nous.

Devons-nous avoir peur de nos peurs ? Justement non, je pense qu’il faut au contraire les apprivoiser, même si il faut reconnaître que c’est un frein dans une vie, un outil qui nous limite, elle a le mérite de nous éviter parfois de prendre trop de risques et nous protège du danger. Analyser les véritables raisons de notre peur nous permet aussi de mieux nous connaître.

Pourquoi avons-nous si peur de nous lancer dans un nouveau projet ? Pourquoi avons-nous peur de cette histoire d’amour ? Pourquoi avons-nous peur de cette personne en particulier ? Pourquoi n’osons-nous pas agir ? Pourquoi sommes-nous tellement terrifiés ?

Trouver les réponses à nos peurs nous pousse à nous surpasser, à botter les fesses à cette peur, et parfois à la transpercer d’un coup de lame. Nous sommes les maîtres de nos vies. Nous pouvons faire le choix de laisser nos peurs nous dominer, celui de nous réduire en esclave ou celui de les contrôler.

Il n’y a aucune honte à avoir peur, l’essentiel est de savoir ce que l’on va faire de cette peur et surtout comment on va l’utiliser.

( 17 juillet, 2017 )

La colère, cette ennemie

 

La colère n’est jamais bonne conseillère, et pourtant, pas facile de ne pas sentir ses flammes nous chatouiller par moment. C’est une bête indomptable coincée en chacun d’entre nous, prête à imploser à la moindre frustration. Les jeunes enfants lui cèdent à la moindre émotion, tandis qu’un adulte, lui, sensé dominer sa colère, réagir avec maitrise, passer l’éponge voire pardonner, va parfois y succomber. La colère est une réaction primaire, égoïste, utilisée par des individus égocentriques, en clair tous les humains peuvent un jour s’en revendiquer. C’est un fléau qui détruit tout. Il nous arrive à tous de nous sentir empli de haine, l’intelligence est de tout faire pour ne pas laisser ce sentiment négatif prendre le dessus, nous habiter. On se met en colère parce que l’on a peur, peur de ses démons, peur de l’autre, peur d’être blessé, peur de passer pour un imbécile.

Pourtant plutôt que de prononcer les mots irréparables, il vaudrait mieux prendre du recul, faire une pause, ne pas laisser la haine nous submerger. Les limites sont facilement dépassées et lorsque nous franchissons la ligne rouge, ce plongeon va nous entrainer ensuite dans une véritable souffrance.

J’ai appris à entendre la colère des autres, à l’accepter, mais parfois cela ne m’évite pas d’en souffrir. Les mots ne s’oublient pas. Ils font mal. On se retrouve prises dans une toile d’araignée, ne sachant plus discerner si l’autre est fiable. Il importe de s’éloigner des sources de conflits directes ou non pour se protéger. Cette colère violente chez certains répond à une insatisfaction, ouvrant la porte à une foule de sentiments comme la fureur, l’indignation, la tristesse.

L’intelligence serait de ne pas répondre à ces provocations, d’apprendre à se blinder face aux Mots, de bloquer la méchanceté. Ce n’est pas facile. Certains nous traiteront de lâches à agir ainsi, d’autres à l’inverse salueront notre ténacité, peu importe ce que les autres peuvent penser, il faut le faire, c’est une question de survie dans un monde de plus en plus colérique. Il existe surtout un point de non retour où la colère de l’autre, ses caprices ne sont plus tolérables. Protégeons-nous avant d’en arriver aux extrêmes.

Et surtout, retirons-nous doucement, sans vague, sur la pointe des pieds, simplement pour ne pas se perdre, simplement pour rester ce que l’on est.

( 16 juillet, 2017 )

L’amour ou l’attachement

Sommes-nous amoureux de l’amour, de son idée ou d’une personne ?

On se dit amoureux parce que l’on ressent une émotion qui nous vrille le ventre, ces millions de papillons qui nous font voir la vie en couleur. C’est fabuleux, cela nous rend fou, heureux. Nous avons envie de gravir des montagnes, envie de réaliser des rêves insensés, envie d’y croire encore. Comme j’aime à le dire dans nombreux de mes romans, on ne choisit pas qui on aime, l’autre va juste s’imposer avec violence comme une évidence. Souvent, on aime tellement que l’on croit reconnaître dans l’autre celui dont on a toujours rêvé. On dessine dans les traits de cet amour la perfection. L’autre se couvre de toutes les qualités, de tout ce que nous cherchons, puis petit à petit, nous créons une illusion d’amour. Nous n’aimons plus l’autre, nous aimons l’amour.

Et puis un jour, ce sera la chute brutale. L’autre nous apparait sans masque. Il est plein de défauts, il n’est pas aussi beau que cela, il est sacrément égoïste, il est au final simplement humain.

Là, l’illusion de l’amour disparaît, et la relation casse nette ou l’attachement prend le relais.

Alors on accepte de faire le deuil de ses illusions. L’autre n’est pas ce que nous voulons en faire, l’autre n’est pas cet homme que nous avons façonné dans notre imagination, l’autre est juste une personne que nous aimons pour ce qu’elle est, avec ses failles, son côté lunatique, sa suffisance, et cette lumière qui n’émane que de lui. On quitte alors l’état amoureux pour le verbe Aimer, on accepte de renoncer à ces papillons dans le ventre pour un monde plein de paix et de sécurité. Être amoureux, c’est tomber dans la facilité, très agréable il faut bien l’avouer pour un temps. Aimer, c’est oser la difficulté, le renoncement aux fantasmes qui ont souvent la vie dure, aux fantômes qui hantent nos nuits, aimer c’est simplement faire le choix d’offrir à l’autre la liberté d’être ce qu’il est vraiment sans artifice, de choisir d’être là, ou pas.

Aimer est la plus belle chose qui soit et le seul luxe qui nous reste, c’est de continuer d’aimer jusqu’à notre dernier souffle.

( 15 juillet, 2017 )

Rester libre !

 

Écrire, c’est simplement ouvrir une petite porte où certains pourront se faufiler juste pour quelques secondes, une rencontre magique presque irréelle. Écrire, c’est poser des mots à chaque minute, à chaque instant, juste pour laisser une trace de nos émotions. Écrire, c’est s’évader sur un nuage, et partir loin sur des rives inconnues. Écrire, c’est créer des personnages que l’on aimerait rencontrer.

Écrire, c’est surtout rester libre. Dans toutes les dictatures, les écrivains sont muselés, leurs droits sont bafoués. Nous devons donc toujours, nous les petites plumes, nous affranchir des contraintes. Écrire, c’est avant tout aller jusqu’au bout de ses rêves, sans chaîne, sans contrainte, juste pour le plaisir de tracer des mots.

Voilà pourquoi, moi petite gribouilleuse de rêves, j’écris. J’écris afin de faire résonner la liberté, les différences, afin de communiquer sans contrainte avec les autres, afin surtout de respecter tous les hommes de cette terre, et surtout afin de ME respecter.

Les traces de l’encre permettent de rester en vie.

( 15 juillet, 2017 )

Les hypocrites

Ah les hypocrites, ces petites bêtes qui s’i -nfiltrent dans nos vies dès que nous avons le dos tourné, qui vont avec un sourire réjoui prendre nos vies. Il y a peu de personnes que je déteste dans ce monde à part les cons, mais depuis quelque temps, je rajoute dans ma liste les hypocrites. Ce sont ces faux amis qui sont toujours là, prêts à t’aider (qu’ils disent), prêts à te raconter « tout ce qui se dit sur toi derrière ton dos », prêts à alimenter un feu « pour ton bien », bref, vous voyez bien le genre de personnes, vous en avez tous rencontrées, et si vous me dites non, c’est que vous êtes bougrement naïf.

Ils sont partout, ils traînent dans votre quartier, souvent à la sortie des crèches et des écoles, s’extasiant sur votre adorrrrable bambin qu’ils vont s’empresser de critiquer une fois que vous aurez passé votre chemin. Ils rentreront dans vos vies sur la pointe des pieds, portant le masque de l’amie fidèle ou du confident dévoué. Nous leur ouvrons notre âme sans arrière pensée, ils se serviront de nos moindres mots déformés pour frapper.

L’hypocrisie est pour moi un des pires défauts. L’hypocrite ment avec aplomb et facilité, il promet sans jamais tenir la moindre promesse, non sans pourtant s’octroyer le rôle de victime, il trahit nos secrets, allant même jusqu’à nous lier à lui par le moyen d’odieux chantages. Ah les hypocrites, ils savent parler, ils ont une verve douce à nos oreilles, nous fascinant, mais ils peuvent devenir notre pire ennemi, se retourner contre nous, en un clin d’œil simplement parce qu’ils l’ont décidé. Seul leur propre désir importe.

L’hypocrisie est un sentiment qui me dépasse complètement, peut-être parce que je prends les autres comme ils sont, peut-être parce que je n’attends rien d’eux, me contentant juste d’être là. J’aime ma paix et ma solitude, mon petit cocon douillet, et mes rencontres avec des hypocrites furent toujours pour moi source de souffrance.

J’en suis venue à penser, mais cela n’engage que moi, que ces personnes n’ont rien de bien intéressant à vivre dans leur vie, qu’une grande solitude doit les habiter, les dévorer de l’intérieur. Ce sont des traites qui ne s’épanouissent que dans le regard sur eux. « Je fais croire à l’autre ce qu’il veut entendre, mais derrière je n’hésiterai pas à le détruire »

J’avoue ne pas comprendre ce type de personnes, et pourtant ma route en croise beaucoup. Je ne pardonne plus l’hypocrisie, car elle fait beaucoup de mal. Je suis quelqu’un d’ordinaire et je préfère la franchise, même si parfois elle est un peu dure, et la simplicité, plutôt que cette bave fausse qui dégouline de certaines bouches.

Méfiez-vous et blindez-vous des hypocrites, ils n’auront aucun scrupule à vous frapper dans le dos lorsque le vent tourne en leur défaveur.

( 14 juillet, 2017 )

La frustration

J’aime revenir régulièrement sur ce sujet, important parce que nul n’y échappe un jour. La frustration, cette émotion difficile à gérer, touchant les méandres les plus profonds de l’âme humaine. Nous ne savons pas toujours pourquoi elle arrive avec une telle violence. Chacun l’a rencontrée un jour que ce soit au travers d’un projet qui prend l’eau, d’un travail que l’on n’arrive pas à finaliser, d’un logiciel que l’on ne comprend pas. Imaginez-vous petits gourmands vous délectant devant un gâteau de rêve dégoulinant de crème chantilly, et pour une raison médicale, cette dernière vous est proscrite. C’est l’horreur ! On sent l’envie tirailler l’estomac, la salivation se mettre en place, nos yeux dévorent ce met, mais notre bouche ne le touchera jamais. Plus l’envie est immense, plus la frustration sera tenace.Ce gâteau va nous hanter !

Tous ces plaisirs que nous ne pouvons pas avoir, qui nous ramène à notre condition de mortel. Nous vieillissons, n’est-ce pas frustrant de se dire que l’on n’aura plus jamais l’agilité d’avant ?

Un lecteur me confiait dernièrement que le pire était la frustration sexuelle, car elle portait atteinte à ce que nous sommes au plus profond de nous. Le désir ne s’installe pas par hasard, il est prouvé que nous envoyons des signaux auxquels nous répondons. L’autre nous désire même si ce n’est que le temps d’une rencontre, et notre inconscient le ressent. Si on coupe court à ce désir, il va s’en suivre des émotions contradictoires allant de la colère au dépit, mais le résultat restera identique, cet homme, nous le désirons, nous l’avons dans la peau même s’il ne le sait pas ou fait semblant de ne pas savoir, nous savons que la réalisation de ce désir nous comblera, nos corps parlent le même langage, nos silences aussi. Seulement, il y a la vie, il y a les autres, alors on stoppe au nom de la morale, et la frustration va s’affirmer plus forte telle une douleur au fer rouge.

La frustration est une vraie bombe à retardement pouvant provoquer de gros dégâts, détruisant des couples unis. Au sein d’un couple marital, les années finissent par changer la relation, ouvrant parfois la porte à la frustration, créant une faille où le désir sera en attente de l’étincelle venue d’ailleurs. Cette frustration fera naître d’un sentiment de manque, l’autre n’offrant plus le petit grain de folie, et même si on se dit avec beaucoup de sérieux que l’on a passé l’âge de s’éclater, il n’y a pas de honte à vouloir un peu de fantaisie, à sortir du lit pour des endroits plus coquins, à mettre un peu de pigment. À chacun de redessiner son couple, et si ce n’est pas possible, sa vie. Ne jamais laisser ce sentiment négatif qu’est la frustration prendre lecdessus.

Sérieusement, c’est l’été, on se sent bien, alors pourquoi ne pas se laisser aller à un univers de voluptés, et puis le désir, c’est comme l’appétit, cela vient en mangeant, alors dégustons sans culpabilité et sans modération, car en plus, les médecins le disent, c’est bon pour la santé ! Vous avez toujours envie de vous priver ?

( 13 juillet, 2017 )

Les mots qui tuent

Les mots peuvent faire mal, invisibles, tout aussi violents qu’une grenade dégoupillée. Les mots peuvent tuer. Écoutant d’une oreille les informations, j’ai sursauté en entendant les mots cinglants du successeur du juge Lambert, mots qui ont hanté cet homme toute sa vie jusqu’à le conduire au suicide. Quel besoin l’humain a-t-il donc d’enfoncer ainsi le couteau dans une plaie qui saigne ?

Enseignante, je suis très vigilante à ces phrases parfois assassines que se lancent mes élèves, jeu au départ, violence à l’arrivée. Aujourdhui, les insultes sont souvent devenues monnaie courante, lancées avec humour, mais se demande-t-on si celui à qui elles sont destinées est prêt à les accepter ? Si ce sourire sur son visage n’est pas un peu crispé ?

Ces mots pointent souvent avec intelligence nos failles, nos faiblesses, nos hontes cachées. Dénigrer avec humour une personne qui rougit, une autre qui est chauve peut s’avérer blessant, nul ne choisit volontairement de perdre ses cheveux, montrer du doigt un surpoids n’est pas non plus anodin.

Face aux attaques, beaucoup disparaissent dans leur coquille, tandis que d’autres à l’inverse sortent leurs griffes, rétorquant plus fort, cinglant avec plus de violence, bloquant ainsi toute communication intelligente.

À une époque, je pensais naïvement que seule la victime était à plaindre, que l’autre devait être celui qui s’excuse, qui tend la main. Il est évident qu’avec une telle pensée, je pouvais attendre des siècles un signe, et à trop attendre, il est ensuite souvent trop tard. La vie m’a fait prendre conscience que sans nous en rendre compte, nous rendons les coups, blessant tout aussi fort, frappant les points faibles, pire au final que le coup envoyé. De victimes, nous devenons nous aussi bourreaux. Et cette situation peut s’enliser des années, car s’ajoute une pincée d’orgueil, une cuillère de certitude.

Un cercle vicieux s’installe.

Afin d’éviter qu’une situation se dégrade, il faut apprendre à gérer sa colère quitte à disparaitre un temps, à s’éloigner pour éviter de souffrir, mais éviter aussi de faire du mal à l’autre.

Lorsque nous nous sentons attaqués, lorsque nous sommes blessés, notre moyen de défense seront nos mots. Nous voulons faire du mal à l’autre autant que nous avons mal, alors nous frappons fort, même si après nous regrettons.

C’est à ce moment précis que nous devrions nous excuser, mais c’est impossible, car nous avons si mal que nous sommes figés sur place, et puis nous avons peur de ce que l’autre dira ou fera. On se retrouve bloqués dans une impasse avec ces mots que l’on voudrait effacer, ceux que l’on voudrait dire et qui restent bloqués.

Ne laissons pas les mots nous tuer !

 

Avec le temps, car si on le veut vraiment, le temps efface les mots, on réagit, on décide de se servir de cette souffrance, de ces mots qui blessent, on les réécrit autrement, et un jour, on se réveille, et on s’aperçoit que ces mots peuvent aider à cicatriser. Alors, oui, on reconnaît qu’on est désolés, même s’il est trop tard et que l’autre ne veut pas ou n’est plus là pour l’entendre, même si la blessure date de plusieurs années. On se libère des Mots .

( 12 juillet, 2017 )

L’euphorie des jeunes auteurs ne dure qu’un temps …

 

Suis-je déjà une vieille gribouilleuse dans ce milieu pour être autant blasée ?

Ah, je me souviens encore d’il y a plus de trois ans, la joie délirante lorsque j’ai reçu mon premier contrat pour Rouge. Je n’y connaissais rien en label éditorial, et je m’en moquais. Mes écrits allaient être lus. J’avais misé sur 50 en six mois, j’en ai vendu dix fois plus. Un mystère total, sans pub, sans réseau. La chance, peut-être, ou le bon moment. Peu importe. C’était une belle époque. J’ai construit ensuite un vrai réseau bien sympathique d’auto édition, des gens sans la grosse tête, des plumes vraies … Jenny, Nunzia, Odile, Régis, Étienne, Claude, Amanda, et j’en oublie. Un réseau super de chroniqueuses, sincères, honnêtes, Anne-Ju, Séverine, Francesco, etc

Et puis des lecteurs nombreux, toujours fidèles.

Après la vie m’a fait choisir ce dont nous rêvons tous des éditions dites classiques où je me suis perdue, où je ne retrouvais plus. On est tous différents, et ce qui convient aux uns n’est pas forcément idéal pour les autres.

Aujourdhui, j’amorce une nouvelle page de ma vie, un autre genre littéraire, d’autres horizons, je deviens un auteur libre. C’est mon choix.

Je n’en veux à personne, je n’ai pas de haine. Je souhaite juste vivre en paix, chose trop difficile dans un milieu où on devient public. Je retourne donc à l’anonymat qui me va si bien.

Renoncer n’est pas simple, j’ai l’impression de me mettre en échec, et pourtant, vu tout le soutien que je reçois, je pense faire le choix qui me correspond le mieux. Il n’y a pas de bonnes ou mauvaises éditions, il n’y a pas de personnes mauvaises plus que d’autres, il y a juste des milieux qui nous correspondent mieux.

 

Cela signifie-t-il que j’arrête d’écrire ? Absolument pas ! Simplement, je reste juste libre, je reste juste moi. Je n’ai p lus envie de me plier aux règles ni d’être juste spectatrice de ma plume. J’ai osé écrire il y a quatre ans des mots qui ne voulaient pas sortir, j’ai osé hurler à travers mes livres ou ce blog ma colère envers une société qui part en vrille, j’ose encore une fois dire publiquement, j’assume mes choix. Ils n’engagent que moi, et moi seule. Ils ne sont pas destinés à un individu, à une édition, à un genre littéraire, ils  SONT.

D’autres défis ? Certainement. D’autres aventures ? Bien sûr ! D’autres rencontres ? Je l’espère.

Comme le veut ma philosophie, le meilleur reste toujours à venir, alors je suis prête, et vous ? Vous me suivez toujours  ?

( 12 juillet, 2017 )

L’attachement aux objets

Je m’attache aux gens, trop à en saigner ensuite. J’évite de m’attacher  aux objets, et pourtant je ne peux que constater les piles de livres qui s’entassent ou les objets qui jalonnent mon appartement, objets souvent depuis longtemps inutiles. Oserais-je l’avouer, je n’aime pas jeter ! 2017 étant une année de changement, j’ai décidé de m’atteler à la tache, de faire du vide, et j’ai commencé. Ouille, pas facile ! Me voilà, le visage plein de poussière à trier de vieux dossiers, des préparations scolaires d’antan d’une époque où la photocopie n’existait pas, des livres d’une autre vie, des lettres d’anciens soupirants.

Plonger dans le passé est déstabilisant, j’y retrouve un album plein de photos que je une peux jeter, son sourire n’est pas monnayable, , quant à ce livre reçu un 20 juillet, jour de mon anniversaire, je ne peux me résigner à le jeter, ni ce CD que je n’écoute plus depuis longtemps, ni …

Que c’est dur cette coupe dans le passé, et une petite voix m’interroge, pourquoi un tel attachement aux objets ?

C’est vrai, pourquoi ai-je conservé ce dossier, inutilisable, datant de mes études de puériculture alors que je suis aujourdhui enseignante ? Rien qu’à le relire, j’ai failli m’étouffer tellement il était périmé. Et cette pile de prospectus ventant les mérite d’un manuel scolaire qui n’existe même plus ? Et ces photos de mes seize ans ? Quel coup de vieux !

Serait-ce un moyen inconscient de prolonger le passé, de ne pas lâcher des souvenirs dont nous ne gardons au final que les bons cotés ? Ou serait-ce simplement notre matérialisme inconscient qui nous pousse à ne pas nous délester de ce que nous avons pris tant de temps à sagement entasser ?

Aucune idée, mais j’ai réussi à virer une douzaine de sacs poubelles, et je n’ose vous avouer que je n’en suis même pas à la moitié, mais faire du tri dans sa vie procure au final un vrai moment de pure liberté.

( 11 juillet, 2017 )

Essayer, oser, tenter !

 

Tout semble difficile, au début, et tellement simple de ne pas y penser. Et pourtant, il faut oser l’impossible, tenter le diable, et essayer quoiqu’il nous en coûte. La vie se résume à ces trois mots. Bien sûr, on se heurtera à des murs, parfois en béton, on se fera mal. Bien sûr, on tombera dans des sables mouvants, et il nous faudra bien du courage pour attraper cette branche. Bien sûr, on va se planter ou pas, mais au moins on va essayer, et même si on échoue, et bien on aura eu le mérite d’avoir oser tenter. Alors, à un moment, on va essayer de nouveau, autrement, différemment, on va tout donner, suer, transpirer, pleurer, et puis on va y arriver.

Pas facile dans une société égoïste de faire ce pas, oser, oser dire ce que l’on pense, oser assumer ses idées et ses choix, oser parler à un inconnu, oser se lancer un défi, oser laisser parler son coeur, oser dire non !

Tenter implique de se mettre en danger, de sortir d’une situation confortable. Ce sera le manuscrit qui traîne qui sera enfin envoyé, la bouteille à la mer lancée, les propositions refusées. L’homme a besoin de son univers confortable et bien huilé, il s’y sent bien, heureux, et tenter l’impossible va lui faire entrevoir la peur, celle de se tromper, celle qui va tout remettre en question, celle qui peut faire de sa vie un paradis ou un enfer.

À force de trop vouloir bien faire, de trop vouloir faire plaisir, on s’interdit souvent de rêver, on se fabrique de lourdes chaînes, on monte des barrières, alors que l’important n’est pas la peur de l’échec. Il ne peut y avoir de réussite sans échec, simplement parce qu’il y a toujours un brouillon avant le chef-d’œuvre.

Oser, tenter, essayer, c’est tout simplement avoir seul le contrôle de notre propre vie, et c’est la seule chose vraiment importante qui va nous permettre de ne pas laisser nos rêves s’enfuir.

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