( 23 mars, 2020 )

L’assurance, pas si facile !

J’ai toujours admiré ces personnes très sûres d’elles, qui ne doutent jamais, convaincues même à l’extrême de ne pas se tromper. Des blocages liés à ma tendre enfance, peut-être, ou simplement un regard différent sur la vie, peu importe au fond, une chose est certaine, je n’ai pas l’assurance des grands ! J’ai tendance à m’effacer, non parce que j’ai peur des autres, non, simplement par e que je n’aime pas déranger.

Je ne suis pas la seule à douter, mais chacun a une raison différente. En ce qui me concerne, j’ai surtout cette impression de ne jamais toucher la perfection.  Alors, je vais rester dans l’ombre, convaincue qu’il est plus important de montrer ceux qui en valent la peine. Ce manque d’assurance serait lié à un certain perfectionnisme. J’ai confiance dans mes capacités, je suis généralement satisfaite de ce que j’accomplis, mais je vais toujours voir le petit défaut qui fait que je vais soit recommencer, soit éviter de montrer mon résultat.

Il n’empêche que je m’interroge, ces personnes qui semblent avoir une telle assurance, la possèdent-elles vraiment ou tentent-elles simplement d’en donner l’image ?

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( 22 mars, 2020 )

L’encre qui sèche dans l’encrier.

Autant ma plume continue à fonctionner pour mes articles quotidiens, autant j’avoue que depuis le début du confinement, elle sèche un peu. J’étais pourtant à fond dans mon nouveau manuscrit, « avant », car il y a bien un avant. Pourquoi cette inspiration bien partie s’est-elle partiellement effritée ? Tout simplement parce que je partage mes journées avec ma famille et mes moments d’écriture se trouvent donc limités.

Peut-être aussi parce que le sujet de mon roman se trouve à des années lumières de ce Covid-19 et de l’angoisse qu’il propage, et que je n’ai nul envie de faire entrer une énergie négative dans un de mes manuscrits.

Si je survis à cette Pandémie, j’espère juste que l’encre n’aura pas trop séché et que je pourrais reprendre sans souci le cours de mon histoire.

Cette accalmie me permet de lire beaucoup plus que d’habitude.

À l’inverse, je vois beaucoup de lecteurs en panne d’envie de lire certainement ressentant des sensations identiques aux miennes et qui s’en inquiètent.

La situation actuelle est inédite, imprévisible et difficilement contrôlable.  Même si l’encre sèche un peu dans l’encrier, l’important est que la solidarité ne sèche pas dans nos coeurs.

 

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( 21 mars, 2020 )

Fractures familiale et confinement.

Il fallait s’y attendre, le confinement renforce les couples et familles unis et fait exploser ceux où règnent un malaise. J’ai la chance de faire partie du premier cas et cette situation ne m’est nullement pesante, pour le moment.

L’angoisse monte dramatiquement pour d’autres.

Des exemples réels :

Gertrude qui trouve son bonhomme scotché à son portable, découvrant ainsi une rivale cachée finement depuis des mois.

Tartanpionne qui redécouvre son conjoint qu’elle ne faisait que croiser, et qui sature des milliers de défauts qu’elle avait par déni occultés.

Machin qui vit encore avec sa môman alors qu’il frise la cinquantaine et qui soudain se rend compte de la platitude de sa vie.

Machine, elle, ce n’est pas mieux, elle est cloitrée seule dans son vingt mètres carré et ne trouve du réconfort que dans une bonne bouteille …

Se retrouver en vase clos, c’est un peu vivre soudain une aventure de télé réalité où on finit par craquer.

Pourquoi est-ce si difficile ?  Tout simplement parce que le « huit clos » restreint inéluctablement la liberté de chacun, oblige à poser des règles, des limites et l’envie de sortir hurler à l’extérieur se fait sentir même si impossible.

Que faire allez-vous me dire ?  Vous occupez ! Trouver des nouveaux centres d’intérêt, lisez, rangez vos placards, faites le grand ménage, regardez des séries débiles, mais surtout ne laissez pas l’ennui s’inviter !  Oubliez les calmants, les antidépresseurs, l’alcool, et profitez de ce temps retrouvé pour faire de la méditation et de la relaxation.

Posez-vous ! Cela fait si longtemps que tout le monde ne parle que de cette course contre le temps ! Vous l’avez enfin, ce temps, alors prenez-en un morceau délicatement comme un cadeau, sans déclarer une guerre à votre moitié, guerre que vous pourriez amèrement regretter.

Et n’oubliez pas d’avoir une pensée pour tous ceux qui travaillent pour que nous puissions sortir de cette crise sanitaire !

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( 20 mars, 2020 )

À ma maman

Elle s’appelait Simonne. Elle m’a quittée en juin. Mon coeur saigne encore. Certes, elle échappe à ce confinement, à cet abandon qu’elle aurait ressenti sans le comprendre, à ce virus qui n’aurait certainement pas été pire que ce qu’elle a vécu durant plus de sept ans. Elle s’appelait Simonne. Elle était atteinte de la DCL, cette cochonnerie que j’aurais aimé boxer si elle avait été matérialisée, qui me l’a pris en lui retirant sa dignité. Elle s’appelait Simonne et j’ai écrit pour elle et pour tous les autres, toutes ces âmes qui ne peuvent plus parler, mais qui hurlent de l’intérieur.

Je vous avais annoncé la parution de cet hommage au second semestre. Le Covid-19 m’a fait prendre conscience qu’il ne faut pas attendre pour laisser un dernier au-revoir. Plutôt que de le publier dans une édition traditionnelle, je le sortirai en autoédition en juin, pour la commémoration de son envol.  Ainsi ses mots rejoindront ceux des personnes qui ont également voulu laisser une trace sans rien changer de leurs émotions.

Parce qu’elle s’appelait Simonne, parce qu’elle aurait pu être aujourd’hui comme nombreux autres malades confinés sans voir leurs proches, parce que cette fin n’est que souffrance …

Parce qu’elle me manque tout simplement …

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( 20 mars, 2020 )

Confinement = retour aux sources

Le confinement, on en parle partout et je suis convaincue qu’il sera prolongé de quinze jours.  Donc un mois enfermés.  Bien sûr, les français râlent, crient au scandale !  Sans cette mesure, ils auraient hurler à l’irresponsabilité ! C’est la particularité du français : jamais content, contestataire, indiscipliné.

En tous les cas, à tous les inconscients, restez chez vous ! Le travail n’est pas une sinécure ! Pensez aux blouses blanches qui se battent pour vous !  Sortez de votre égoïsme ! Apprivoisez le confinement ! Certes, il bouscule vos habitudes ancrées depuis des décennies. Mais qui pense vraiment à ces personnes malades cloitrées depuis des années sur un lit ou une fauteuil roulant ? à ces enfants privés d’immunité enfermés malgré eux. J’ai eu un petit bout de chou de trois ans qui a passé huit semaines en chambre stérile et croyez-moi, vous qui vous pavanez dans votre jardin ou qui pouvez sortir acheter votre pain, vous n’avez vraiment pas à vous plaindre !

Ah oui, les écoles sont fermées ! Mince alors ! Les parents redécouvrent stupéfaits qu’ils ont des enfants ! Pendant les vacances ils les casaient aux grand-parents, aux centres aérés, en colonie, mais là, pas de bol, ils doivent s’occuper d’eux, ouvrir le cahier de classe, regarder parfois pour la première fois le livre de lecture !

Curieusement, les familles se parlent de nouveau, merci le covid-19, les personnes qui s’étaient éloignées se retrouvent via les réseaux sociaux, les papas jouent aux jeux de société avec leurs mouflets.

Curieusement, après avoir fait une overdose de jeux vidéos, les jeunes sortent des crayons et dessinent, d’autres se plongent dans cet objet étrange nommé livre !

Curieusement la vie se dessine autrement.

Sauf pour les imbéciles qui n’ont rien compris, qui se pensent indispensables !

Allez oui, restons confinés, même si cela nous fait c…! Même s’il fait beau dehors …

Le « ça n’arrive qu’aux autres », croyez-moi, pour l’avoir vécu, c’est un leurre.

 

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( 19 mars, 2020 )

Vendre ou être lu ?

Dernièrement une personne sur un groupe me disait qu’un livre vendu était plus important qu’un livre lu (sic!). Une autre qu’un auteur dans une maison d’édition qui vendait moins de cent livres de ce roman faisait un flop ( resic!), statistique pensant juste sur les livres promus par une ME.

Suis-je anormale ? Parfois, je me pose des questions, car pour moi l’important est d’être lue. Je me moque totalement des droits d’auteurs ( attention, je ne crache pas dessus) mais ils ne sont pas mon unique obsession comme pour certains.

D’abord parce que j’achète toujours un bon stock de mes livres, donc ces chiffres n’apparaissent pas dans les droits d’auteur, ce qui n’empêche pas que ces ouvrages sont lus !

Après est-ce vraiment un flop ce chiffre de cent ventes pour un roman papier pour un éditeur ?

Je sais, de mémoire qu’en 2015 le livre de Boutin avait fait un énorme flop avec 38 ventes et c’était une grosse édition, mais en est-il de même dans une petite édition ou une moyenne édition ?

Le nombre de ventes est-il pour autant gage de qualité ? Lorsque je vois le livre de Nabilla sorti en 2013 qui aurait fait 30 000 exemplaires et qui est franchement insipide, on se pose des questions !

Un auteur me disait : « Si on ne vend pas, on ne peut être lu »

Faux ! Les bibliothèques existent depuis la nuit des temps et un livre se prête, voyage … Pour exemple, ma première parution de Rouge en 2013, fut mis en rayon en dans plusieurs médiathèques et a été énormément lu. Pour trois exemplaires vendus dans ces bibliothèques, j’ai dû avoir plus de cinq cents lecteurs, de nombreux retours sur mon blog.

Vendre ou être lu ? Personnellement, je préfère être lue ! Rien ne me fait plus plaisir que des retours de lecture même si on me dit : « J’ai passé le livre à ma mère ou à ma copine, elle a adoré ! » Cela a pour moi autant de valeur qu’une bonne chronique parce que ce sont ces mots qui viennent du coeur !

Une réalité, à ce jour, j’ai beaucoup plus vendu en autoédition alternative ou en autoédition qu’en maison d’édition ! Preuve en est AMBRE a déjà plus de 30 livres vendus en cinq jours (et je n’inclus pas les ventes directes en attente). Continuez … et merci !

J’espère inverser la vapeur avec la nouvelle édition avec laquelle j’ai signé en 2020 … être lue ET vendre ! :)

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( 18 mars, 2020 )

Pourquoi ce confinement fait-il tant parler ?

Depuis hier midi, la France est en confinement. Les gens se sont précipités vers les hypermarchés les dévalisant, rendant impossible les livraisons par les drives. Les gens ont peur.  Il faut dire que notre président a su alimenter, peut-être à juste titre, l’a n’est pas la question, la peur. « Nous sommes en guerre ! »

Hormis les octogénaires et plus anciens, les autres générations n’ont connu un état de guerre que dans les livres. Leur peur est donc légitime. Et puis, la peur cela ne se contrôle pas.

Après, il y a la peur du confinement qui est aussi légitime que la peur du virus. Du jour au lendemain, la moitié de la France va vivre au ralenti, avec ses enfants sur les bras ( déjà que la plupart se dépêchent de les caser durant les vacances, on peut imaginer quatre semaines enfermés !), les contacts sociaux qui vont s’amenuiser ( en particulier pour les personnes seules), les projets qui se retrouvent bloqués ( c’est le cas pour beaucoup d’auteurs qui voient leurs parutions repoussées)…

Bien sûr qu’arrivés à cette extrême, on ne peut qu’avoir un pincement au coeur. On voit un à un des projets de vacances ou autres s’écrouler, des rencontres disparaître et surtout un avenir incertain. Car ce virus, on n’en sait pas grand chose dans nos chaumières ! On sait juste ce que l’on nous en dit et rien de plus !

Bien sûr, j’ai envie de vous rassurer, vous allez survivre, même si le covid-19 laissera toujours une trace dans nos mémoires pour nous avoir fait entre apercevoir ce que nous avons tous un jour imaginé : une cochonnerie de virus réduisant l’humanité à néant. Que restera-t-il de nous « après » ? Peut-être quelques kilos en trop, car quatre semaines enfermés, cela ouvre la porte à la super « popote », peut-être pour certains un retour à l’essentiel également.

En tous les cas, heureux les confinés qui vivent au soleil ou en campagne, qui ont un bout de jardin. Ayez une pensée bienveillante pour tous les parisiens et habitants des grandes villes parfois confinés dans vingt mètres carrés ! Cessez de toujours vous plaindre, il y a bien plus malheureux que vous ! Une pensée à tous les malades qui ont encore plus peur vu leur fragilité, pour les soignants totalement exposés et qui se battent au quotidien dans kes hôpitaux, pour les commerçants qui continuent souvent à ouvrir la peur au ventre, pour nos SDF, pour tous ceux qui sont seuls, pour les pers âgées perdues sans leurs proches …

Prenez tous soin de vous et des autres.

 

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( 17 mars, 2020 )

Être un bon parent

Tout le monde voudrait le diplôme du meilleur parent de la terre, malheureusement être un bon parent est tout sauf facile. D’abord parce que l’on va se heurter à la normalité sociale qui définit à notre place ce que c’est qu’être un bon parent, ensuite nos actes seront toujours examinés à la loupe en cas d’échec et la vie est source d’échecs.

Coupable d’avoir trop travaillé.

Coupable de n’avoir pas donné assez d’amour.

Coupable d’avoir laissé entrevoir des émotions comme la tristesse ou le découragement.

Coupable de n’être pas riche.

Coupable de n’être pas assez lettré ou à l’inverse trop …

Coupable de ne pas avoir compris l’handicap possible de son enfant : autisme, handicap moteur ou physique etc

Coupable de ne pas tout lui donner ou coupable de trop lui donner.

Coupable simplement de trop l’aimer …

Des sujets de culpabilisation sont nombreux et ils ne font pas pour autant pour chacun d’entre nous de mauvais parents.

Pour moi un mauvais parent est une personne qui ne fait pas de son mieux pour ses enfants. Il peut se tromper, mal gérer son éducation mais l’important est qu’il tente de faire ce qui est bon pour lui.

Être un bon parent ce n’est vraiment pas facile donc â chacun de jouer le jeu de la vie et de ne jamais rien lâcher !

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( 16 mars, 2020 )

Vivre positivement le présent

Une fois encore, regardons le côté plein du verre et non le côté vide et surtout gardons énergie et pensées positives. Nous vivons une période compliquée comme le furent certainement les périodes de guerre, car après tout, nous sommes en guerre contre un virus ! La différence est que si nous adoptons une attitude citoyenne, nous avons une chance de l’éradiquer, alors soyons citoyens !

L’heure n’est plus à chercher un coupable ou qui a fait quoi, franchement, on s’en fiche ! L’heure est d’éviter de choper cette cochonnerie qui contrairement aux pensées communes du début, ne s’attaque pas qu’aux personnes âgées !

Faire attention ne veut pas dire cesser de vivre, simplement faire preuve de civisme.

Quand je vois tous ces parisiens collés les uns contre les autres sur les pelouses du Bois de Boulogne, j’ai envie de dire : « Mais qu’ils sont cons ! ». L’une d’entre eux interviewée disait que le virus ne passe pas dans l’air pur grâce au soleil !

Je suis scotchée de la stupidité humaine ( encore !)

Comme vous tous, j’ai vu ces dernières vingt-quatre heures mes vacances de printemps annulées, toutes mes sorties et réservations musées et expos, mes examens médicaux reportés de plusieurs semaines et j’en passe.  Bien sûr que cela agace. Mais il faut en passer par là pour tenter d’éviter le pire !

On fait un signe de la main dans la rue plutôt qu’une bise. Cela me semble normal. Ce n’est pas pour cela que notre coeur n’y est pas !

Cela s’appelle le respect !

Après, j’ai appliqué ces précautions depuis une semaine déjà, étant auto-immune, et on s’y fait très bien. Nul besoin d’avoir peur, juste de faire bien attention.

Je pense que le plus gros risque va être pour certains de ne pas s’enfoncer dans une dépression liée au manque de contacts ou à l’isolement, plus redoutable que le virus lui-même. C’est pour cela qu’il faut prendre « cette transition » positivement en s’occupant au maximum ! Allez marcher dehors avec une écharpe sur le nez, surtout qu’il va faire beau, rangez votre maison, occupez-vous de vos mouflets ( pour beaucoup ce ne sera pas du luxe !).

Voyez le bon côté des choses, vous passez votre vie à courir et là, piqûre de rappel, on vous oblige à vous poser. Si vous êtes en télé travail, profitez-en pour faire des pauses de relaxation, chose que vous ne faites pas ailleurs, sinon laissez vivre votre créativité, autorisez votre esprit à s’envoler …

En clair, savourez l’instant T.

Alors plutôt que toujours avoir la critique facile ou le lancement de pics agressifs, redessiner cette vie qui vous est offerte.

Qu’est-ce que qu’un mois ou deux dans une vie ? Peut-être une redécouverte des vraies valeurs … faisons ensemble ce petit effort au moins par respect pour toutes les blouses blanches qui se battent pour nous garder en vie ! Merci à eux. !

Et surtout prenez soin de vous !

 

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Au passage, changez-vous les idées avec Ambre ! Déjà des commandes sur mon compteur ! Trop bien !  Merci

( 15 mars, 2020 )

Communiquer est indispensable

Depuis la naissance des moyens de communication « faciles » comme les sms, messager et autres, nous assistons à un ralentissement de la communication limitée juste à quelques mots sans essence. Ma surprise monte d’un cran lorsque j’ai découvert récemment que de nombreux éditeurs. cassent des contrats par ce simple moyen de communication. Ainsi l’explication se trouve réduite à son minimum, le temps aussi, et surtout, le côté humain prend une sacrée claque.

Je suis une fervente adepte de la vraie communication, celle qui ne porte pas de masque, celle qui n’a pas un gant de velours et je déplore ces personnes qui tranchent brutalement simplement parce que l’on a eu le malheur d’être d’un avis différent, de faire une demande jugée inopinée ou simplement parce que l’autre est mal luné suite à un mot de trop recevant en retour un retour par mail ou message cinglant et définitif !

(En février, sur les différents groupe, une quinzaine d’auteurs ont vu leur contrat résilié ainsi)

Pour moi l’effet s’apparente à de la violence. Celui qui tranche sans vouloir entendre l’autre ne sait pas communiquer. La vraie communication sert à s’exprimer avec honnêteté même si on est d’avis contraire.  La non communication conduit inexorablement à des non-dits, souvent ensuite interprétés, déformés, et parfois pire, divulgués autrement. Il faut que cesse surtout cette suprématie des éditeurs qui se pensent au-dessus des autres.

Un éditeur n’est rien sans un auteur et il est important que chacun prenne conscience que ce n’est nullement une faveur que l’on fait lorsque l’on accepte un manuscrit, mais une coopération qui doit se faire sous le signe du respect et de la bienveillance.

Tout comme un contrat se discute, c’est la base même d’une coopération intelligente, un désaccord va également se discuter afin d’éviter des cassures définitives voire parfois traumatisantes pour certains auteurs.

Un auteur m’écrivait : « Une maison d’édition qui ne sait pas communiquer avec ses auteurs ne saura pas promouvoir positivement les ouvrages de son édition. »

On comprend vite pourquoi une bonne entente est indispensable ! Comment un éditeur en litige avec un auteur aurait-il envie de mettre ses livres en avant ? C’est son job, allez-vous me dire, oui, certainement, mais derrière sa casquette, il y a un humain.

Alors sans faire copain-copain (car comme dans n’importe quel travail, je pense que le copinage n’est jamais une bonne chose, car le jour où les gens se brouillent, ouille …) tâchons d’être tous des adultes intelligents, emplis de bienveillance et croisons les doigts pour que nos livres soient défendus sur la sphère livresque comme ils le méritent.

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