( 20 juin, 2017 )

Le cycle de 7 ans ou lorsque la boucle est susceptible de se fermer.

 

Les férus de recherches numérologiques parlent beaucoup de ce fameux cycle, ces sept ans pour lequel nous serions inconsciemment conditionnés, lié à l’influence des planètes. Dans un de mes romans, j’avais fait de nombreuses recherches sur ce chiffre 7, et j’avais découvert qu’on le retrouvait partout : les 7 péchés capitaux, les 7 couleurs de l’arc-en-ciel, les 7 vertus, les 7 étapes du deuil etc

2017 possède un 7, donc termine un cycle, et nous abordons sous un nouveau  où la base sera la confiance ( ça me va !) , une nouvelle phase qui va nous emporter vers de nouveaux projets ( c’est tout ce qu’il me faut !). Il parait que tout se passe dans le basculement d’un cycle à l’autre. Encore quelques mois donc, mais j’ai vraiment hâte de quitter ce cycle, très lourd à porter depuis sept ans. L’espoir est donc au bout ! Chouette !

Honnêtement cela m’interpelle tout de même un peu. Comment des chiffres peuvent-ils agir sur notre vie ? Sur des millions de vie ? 2017, l’année du changement …

Vous en pensez quoi ?

En tous les cas, je ne me pose rarement des questions existentielles de ce genre, mais plusieurs articles récemment lus m’ont mis le doute, vérité ou intox ? J’ai vécu un drame il y a sept ans, j’en porte toujours les marques, je suis pourtant toujours debout, j’ai espéré que la situation puisse un jour s’améliorer, la vie en a décidé autrement, j’ai donc fermé le livre il y a quelque temps et l’idée d’enfin boucler la boucle me plait. Je vais pouvoir façonner de nouveaux projets, et l’inspiration est bien là, à son maximum ces jours-ci, surtout voir mes sept prochaines années autrement.

Numérologie ou non, une seule certitude, la boucle se ferme, et c’est bien. Je peux avancer, nous pouvons tous avancer. Laissons nos guenilles sur le plancher !

 

 

( 19 juin, 2017 )

Peur de vieillir ?

 

Absolument pas ! Il fut un temps où je regardais avec crainte les pattes d’oies se dessiner, c’était hier, avant que je devienne adulte. Eh oui ! Il m’en a fallu des années pour comprendre que l’apparence n’était qu’illusoire.

Je n’ai jamais eu cette peur des cheveux blancs ayant vu ma couronne de mèches s’éclaircir définitivement en une nuit, celle qui a suivi l’annonce du cancer de mon fils. Longtemps j’ai gardé ces mèches comme un trophée, un peu comme si les colorer était une insulte à sa mémoire. Et puis, la vie a repris le dessus. Je ne me suis pas vu vieillir à tel point qu’il y a moins de dix ans, toute personne plus vieille que moi, ne serait-ce que d’un an me semblait dotée d’un charisme, d’une auréole de sagesse paternelle ou maternelle, respectueux. La vie m’a montré que l’âge ne faisait ni l’intelligence ni l’honnêteté, encore moins la sincérité.

Mes élèves ne cessent de me dire que je fais plus jeune que mon âge. Cela me fait sourire. S’ils savaient comme le poids des ans pèsent déjà sur mes os ! J’ai eu une vie tellement remplie, pleine de temps de merveilleux moments de petits bonheurs, de rencontres fabuleuses, de personnes qui ont compté, que j’ai l’impression parfois d’avoir presque tout vécu. Tout est dans le « presque » bien sûr, car à bien y réfléchir, je suis prête à encore signer pour quelques années pour sentir encore mon coeur s’emballer, pour ressentir les larmes me monter aux yeux, pour rêver à des projets insensés, pour savourer ce petit grain de folie que chaque artiste possède bien caché.

Vieillir, même pas peur ! Seule la souffrance physique que peut engendrer les années me fait grimacer. Vieillir avec le sourire, vieillir et encore aimer, vieillir sans renoncer à écrire, vieillir et vivre tout simplement … Dans presque un mois, j’aurais vingt ans. Vous ne me croyez pas ? :) Qu’est-ce au final que le temps ?

( 18 juin, 2017 )

Les amis de l’ombre.

 

Aujourdhui, j’ai envie de rendre un court hommage à mes amis, femmes et hommes,  de l’ombre, ceux qui lisent mes mots, ceux qui partagent mes idées, ceux qui n’ont simplement nul besoin de me dire qu’ils sont là, je le sais, ceux à qui je m’adresse souvent entre mes lignes, ceux qui ne jugent pas, qui je le sais ne lâcheront pas ma main ni moi la leur, ceux qui seront encore là dans vingt ans, avec qui je parlerai d’un temps qui ne sera plus.

Certains à une époque tenaient ma main, et l’ont lâchée, lâchement, bêtement, égoïstement ou simplement parce qu’ils étaient incapables d’être assidus. Ce sont ces amis qui prennent tout sans donner, pour qui au fond vous n’êtes que passagers.

Avec moi, bon grès malgré, vous signez pour l’éternité ! Je n’irai jamais m’imposer, mais sachez que si sur mon nuage vous êtes venus vous installer, c’est vous aujourdhui que je viens remercier … Tous, vous vous reconnaitrez ! Quant aux nouveaux, il y a de la place sur ce nuage, venez nous rejoindre, vous êtes cordialement invités !

( 17 juin, 2017 )

Hashimoto, et si on causait ?

Des dizaines de blogs commencent à partager, à redire des textes sur cette maladie, reprenant même les originaux sans respect pour les auteurs. Je vois souvent mon premier texte transformé, refait, et bourré de fautes. Je ne dis rien. L’important n’est-il pas de faire connaître cette maladie invisible?

Pour changer, j’ai envie de faire un texte un peu plus léger, parce que la vie continue, parce que tant que l’on est vivant, on n’est pas dans le trou.

À Hashimoto, Basedow …

 

« Salut la France, et si on faisait connaissance ? Je me présente Hashimoto de mon p’tit nom. Quoi ? Vous ne me connaissez pas ? C’est impossible ! Regardez-moi ! Nul ne m’échappe ni les stars comme Ronaldo ni les députés (si, si, il paraît que …)

Je vous fais peur ? Regardez-moi dans les yeux, je déploie mes ailes avec majesté. Je suis un magnifique papillon prêt à m’envoler. Je rigole ! Moi, le papillon je l’attaque. On vit dans un monde de fous ! Vous l’avez remarqués ? Alors les pesticides, le stress, les grossesses, la vie, quoi, je prends tout, et un jour, j’en ai marre ! Je tape du pied, je dis stop ! Je sors les fusils d’assauts et je lance mes anticorps. À l’attaque du papillon.

Suis-je sadique ? Un petit peu ! Je vais ainsi alterner votre système endocrinien, déstabiliser votre corps. Vous ne serez plus jamais comme avant.

Ceux qui me font rire sont ceux qui osent me comparer à un problème banal de thyroide. Moi ? Banal ? Je suis incurable, accrochée à vous jusqu’à la fin de vos jours. Vous pouvez tenter de m’échapper, je vous rattraperai un jour.

Les médecins ne pensent pas toujours à moi. Je suis pernicieuse, je m’incruste avec discrétion. Chacun de vous pourra avoir un symptôme différent, chacun pourra avoir besoin d’un traitement différent.

Votre corps va changer, il portera ma marque tel un tatouage à vie. Des kilos en trop ou en moins (et oui ! Ne croyez pas que je fais juste grossir !), une digestion pénible, un rejet de certains aliments ( laitages ), une peau qui va changer, une vue qui va baisser ou des yeux qui vont brûler, un changement des autres hormones. J’adore bousiller votre humeur, réduire votre libido, dérégler vos cycles, voire vos ovulations, parfois même conduire à la dépression, au suicide, aux obsessions. Quant à votre coeur, il peut s’accélérer et ce ne sera pas par amour ! Ou devenir irrégulier, ou jouer avec votre tension, avec votre cholestérol ou vos reins. Et votre mémoire ? Vous allez vous croire Alzeihmer avant l’âge, oubliant votre code de CB, vous obligeant à buter sur les mots. Mon logo de fabrique reste tout de même la fatigue qui peut arriver partout, n’importe quand, même quand vous allez bien depuis des mois.

Je suis redoutable, et pourtant, moi, vous ne pourrez pas m’éviter ! Mon rôle est de dessécher votre papillon, de l’empêcher de parler. Ce papillon c’est le centre des émotions ! Je vais le réduire à néant au fil des mois ou des ans.

Mon ennemi juré est la Thyroxine qu’elle soit naturelle, en gouttes ou en comprimés. Elle ne peut me tuer, mais elle va au bout d’un certain temps, atténuer vos désagréments à tel point que par moment vous allez m’oublier !

Ma plus belle victoire, le monde médical qui a décidé de m’ignorer ! Pour eux, je suis dans la tête !  Quelle idée !

Au final, si je ne suis pas à temps détectée, je tire les ficelles de votre vie, fais de vous ma marionnette ! Face à moi, vous ne pouvez gagner, sauf si vous essayez de vous rassembler, sauf si vous mettez des étoiles dans vos vies, sauf si vous essayez de m’ignorer, alors même si je serai toujours là dans l’ombre, je tomberai dans l’oubli.

Je ne suis pas juste un simple dérèglement thyroïdien. Je suis bien plus que ça.

Je suis Hashimoto … Il serait tant que l’on parle de moi, non ? « 

( 17 juin, 2017 )

Écrire son journal intime

Écrire son journal intime, c’est prendre le temps de se retrouver face à soi, afin de poser ces mots qui ne demandent qu’à sortir, tout ce vécu, toutes ces émotions, tout ce qui ne peut pas être ouvertement dit, mais qui ne peut-être gardé. Une façon de l’accepter, de le surpasser, de se l’approprier vraiment.

J’ai écrit mon premier carnet, je n’avais que treize ans. Je venais de finir « le journal d’Anne Franck », et tout comme Anne, j’ai eu envie de poser mes phrases sur le papier. Mes premiers carnets furent adressés à une amie imaginaire (copieuse ! Elle ne s’appelait pas Kitty), puis devinrent au fil des ans introspectifs. À travers ces lignes, je me regardais dans un miroir où je pouvais toucher mes erreurs. Des années de pages remplies, des années de petits bonheurs, de grands, de larmes, et d’espoir. Une vie, simplement une vie.

Parfois, certaines pages sont trop lourdes à porter, alors on déchire le carnet, je l’ai fait pour le regretter des années plus tard, car il y a maintenant « un vide » dans mon passé, comme si ma mémoire avait voulu effacer sans pour autant y arriver.

Souvent je m’interroge, que deviendront ces écrits après ma mort ? Mes enfants les jetteront-ils les jugeant sans intérêt ou seront-ils conservés comme une trace d’un temps oublié ?

Dans tous les cas, si vous avez traversé ma vie, si je vous ai aimé ou détesté, votre nom sera gravé pour l’éternité dans ces petits carnets.

( 16 juin, 2017 )

Jamais un jour sans un livre

Avec une pointe d’humour, je dirais que certains vous diront, pas un matin sans un café bien corsé, pas un jour sans une cigarette ou un verre de vin, pas un jour sans une bonne partie de jambes en l’air, et bien moi, je me contenterais de « pas un jour sans un livre ». Seuls les amoureux des livres me comprendront, ceux qui aiment plonger dans la vague des mots, se fondre dans des intrigues policières sans fin, dans des romances à faire battre le coeur, dans des histoires terribles à filer la chair de poules. Lire, c’est s’enfoncer dans un monde imaginaire qui met la réalité en pause, qui permet de souffler, de réfléchir. Même si ce ne sont que quelques lignes, je ne pense pas dans ma vie avoir passé un jour sans une ligne, et ma plus grande peur est de ne plus pouvoir un jour dévorer toutes ces merveilles, surtout celles qui ne sont pas encore écrites.

( 15 juin, 2017 )

La routine et les petits bonheurs

Quel couple qui a dépassé les dix ans de vie commune n’a pas subi la routine ?

Les enfants, les taches ménagères, le train-train quotidien, et je ne parle même pas des câlins ! Il y a pourtant cette routine bénéfique qui nous réconforte, les gestes matinaux à l’identique ou ceux du coucher. L’enfant qui aura besoin de sa lecture du soir, la main que l’on tiendra pour s’endormir. Cette répétition des actes simples est sécurisante, et fait du bien.

L’ennui s’installe par contre lorsque le couple parental  ou non n’est plus que relié à cette routine. La flamme qui transportait avant, et qui n’est plus. L’amour, si, mais est-ce que suffisant ? Ce besoin soudain d’un peu de pigment, de ressentir de nouveau un feu d’artifice, n’est-ce pas important aussi pour l’équilibre ? Surtout pour se sentir vivant.

Statistiquement, les hommes sont plus routiniers que les femmes, attachés à réitérer sans inventer, même en amour. Faire preuve d’inventions ou d’imaginations n’est pas leur tasse de thé, alors que les femmes aiment ressentir le grand frisson, la nouveauté. Combien d’hommes vont oser s’adonner à des massages langoureux après une journée éreintante de travail ? Combien vont proposer régulièrement des we torrides en amoureux ? Combien au bout de plusieurs années de vie commune vont simplement casser cette routine ? Combien surtout s’enlisent jusqu’à tuer la flamme ?

Une amie me disait dernièrement que seules les liaisons apportaient ce grain de folie.

N’est-ce pas dommage ? Et pourtant, bien malgré nous, le temps et la routine nous rattrapent tous.

Afin de profiter des petits bonheurs, mettons du pigment dans nos vies, réinventons l’histoire, cultivons cette routine, et surtout autorisons-nous simplement à  la casser par moment même si elle est bien confortable.

( 14 juin, 2017 )

Je ne t’ai pas croisé par hasard

Je ne crois pas au hasard, pour moi c’est une ineptie, je crois à la synchronisation des faits, même si je serai bien incapable de l’expliquer.

Ce fut ce jour où alors que je n’étais que mère de famille, une directrice de maternelle me retient par le bras (pourquoi à cette minute précise ?) , et me glissa que le dossier d’entrée à l’IUFM se terminait à midi … il était juste 9 heures. Je ne lui en avais jamais parlé de mon désir secret d’enseigner. Pourquoi ai-je sauté le pas, constitué mon dossier en une heure sans réfléchir, envoyé par Chronopost, et fus admise ! Je dois presque 25 ans d’enseignement à cette simple petite phrase.

Ce fut l’été où bercé par des émotions positives, j’ai débuté mon premier manuscrit. Il était très mauvais, trop guimauve, et je me suis faite piratée par une personne malveillante. Une bénédiction au final. J’ai du tout recommencé, ainsi est né Rouge. Je crois que seule cette version devait voir le jour, elle fut la première pierre de ma reconnaissance d’auteure.

Ce furent les erreurs que j’ai pu commettre, sans réfléchir, stupidement, que j’aurais pu évitées qui ont au final façonnées mon présent.

Ce fut cette rencontre que je n’oublierais pas, mon mentor, mon ami, ma plume, rencontre à la fois destructrice et fascinante, qui m’a conduite aujourd’hui à m’investir dans l’aide aux malades, à écouter ceux dans le besoin, à surtout prendre le temps d’exister.

Toutes ces rencontres hasardeuses qui n’en sont pas, ont radicalement changé ma vie, mes pensées, transformées qui je suis, en je l’espère, quelqu’un de bien meilleur.

Ces petits riens, ces cinq secondes comme je l’ai dépeint dans mon dernier roman, ce court temps qui peut tout changer en bien comme en mal, ce temps que l’on ne peut rattraper, ce temps pourtant, vu que le hasard n’esst pas un, qui devrait pouvoir se rattraper. Le hasard n’est qu’une méconnaissance des faits, non une préméditation inconsciente, mais un choix que nous faisons durant 5 Seconde . À nous de l’accepter, de ne pas le refuser, le rater et surtout d’en faire bon usage.

Toi, mon lecteur, ne crois pas non plus me suivre ou me lire par hasard … :)

( 13 juin, 2017 )

Est-ce utopique de vivre d’espoir ?

Pour moi, la vie est parsemée de multiples paquets que l’on découvre au hasard d’une rencontre. Ils peuvent être plein de surprises, pas toujours celles que l’on désire, pas toujours celles que l’on attend, mais avec le recul, on découvre toute la valeur de ce présent. Et puis ces boites bien attrayantes, qui nous attirent comme un aimant, mais dont on sait qu’elles ne seront porteuses que de tristesse, et pourtant ces cadeaux, souvent, trop fréquemment, on va les ouvrir quand même. Pourquoi ? Peut-être simplement parce que c’est une façon de nourrir cette petite flamme nommée espoir qui est en nous. Ces cadeaux ne sont-ils pas au final que des représentations architecturales de nos souvenirs ? On ne peut échapper à l’espoir, et c’est une chose merveilleuse qui nous permet de vivre, triste ceux vivant sans espoir.

( 13 juin, 2017 )

Ces douleurs que l’on ne voit pas

 

Notre société juge, critique, montre du doigt tout ce qui n’est pas dans la norme, cette norme instaurée par des hommes, cette norme que l’on a décidée comme vraie.

Comment un individu peut-il juger la souffrance d’une autre personne ? Il n’y a pas d’échelle pour mesurer la douleur mentale, il n’y a pas de règle pour définir qu’une personne a plus mal qu’une autre.

Je refuse que l’on mette la population mondiale dans un même sac. Nous ne sommes pas des objets, mais des individus avec des émotions, des réactions, des sentiments.

Une maladie comme celle que je vis au quotidien peut s’avérer supportable la plupart du temps, et j’ai cette immense chance, mais d’autres vivent un enfer. Est-ce une raison pour les montrer du doigt ? N’y a-t-il que les handicaps que l’on voit qui ont droit à la compassion ?

Une personne dépressive va parfois escalader des montagnes, seule, sans un regard de compassion, parfois va devoir cacher son problème simplement parce que le montrer serait une condamnation à mort ! Comment ces personnes peuvent-elles un jour retrouver la paix en eux-mêmes si on leur fait croire qu’elles vont bien ?

Quant au burn out, bien à la mode, nous assistons dans le milieu du travail des réactions de plus en plus égoïstes, nous vivons de plus en plus sous pression. Il faut des résultats, peu importe comment les obtenir. Toujours plus, peut-être simplement pour faire oublier ce qui ne va pas.

Notre siècle devrait vivre sans ces douleurs. Il a sa disposition des moyens qui n’existaient pas avant. Peut-être devrions-nous simplement réapprendre à regarder l’autre avec de nouveaux yeux ? À accepter que l’autre puisse être différent ?

Pour ne reprendre que le cas des maladies thyroïdiennes, je vois parfois des commentaires sur les groupes d’une grande violence même si c’est inconscient.

Un malade a le droit de dire qu’il va mal. Il a le droit de ne pas se sentir bien même s’il a une norme correcte. Il a le droit de vouloir être écouté, cela ne veut ni dire qu’il est « douillet » ni paresseux.

On n’aura pas plus de médailles ou de reconnaissance à taire sa douleur. J’en sais quelque chose, ayant par orgueil ( car j’ai conscience aujourdhui que ce n’est que de l’orgueil) refusé de m’arrêter durant plus de 35 ans !!!! Depuis deux ans, j’annonce à chaque rentrée scolaire que j’ai une maladie auto-immune qui peut m’imposer de m’arrêter quelques jours. Finalement, on respecte ma maladie, les élèves aussi, et je pense être finalement beaucoup plus performante, puisque lorsque je vais bien, j’assure !

Acceptons ces maladies invisibles, osons en parler sans honte, quant aux médecins et soignants, écoutez ce que l’on vous dit sur notre corps, sur notre ressenti. Essayez pour une fois, même si ce n’est peut-être pas votre rôle, de vous mettre à notre place.

Afin que tous ces handicaps invisibles soient moins lourds à porter.

 

 

Quant à la maladie d’Hashimoto, ne passez pas à côté, n’hésitez pas à diffuser le recueil Hashimoto, mon amour, en vente sur le site Fnac.

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