( 13 mai, 2018 )

Ces nuits où l’on pense trop …

 

Qui n’a pas vécu cette sensation terrible de trop penser en particulier la nuit ? Vous êtes fatigués, et pourtant vous n’arrivez plus à fermer l’œil tellement les idées se bousculent dans votre tête. Pour ceux qui comme moi titillent la plume, les mots se dessinent souvent la nuit, arrivant par vagues, parfois même avec violence, seulement si votre conjoint dort à côté, difficile de se lever, sans bruit, d’aller prendre un stylo, et de les poser sur papier. Terrible cette frustration de ne pouvoir se libérer de ces mots qui au réveil auront disparu.

Comment ne pas penser « trop » ? Tout est dans ce trop qui englobe aussi bien nos idées que nos émotions. Comment ne plus éprouver d’émotions ? Bien difficile quand on fait partie des personnes qui ne vivent que par rapport à leurs émotion.

La vie est source de leçons et m’a appris qu’il faut s’endormir serein, évacuer toute énergie négative avant de se coucher, ne plus penser aux personnes ou aux événements toxiques que nous avons pu rencontrer dans notre journée.

Une fois encore, je ne pourrais que conseiller la thérapie EMDR ou comment gérer sa respiration. Ensuite, si ce n’est pas assez pratiquer la respiration par la cohérence cardiaque qui est un outil magique pour réguler le stress et également sa tension artérielle.

Dans tous les cas pour bien dormir, bien visualiser positivement. Et puis si cela persiste, c’est peut-être simplement que c’est le moment d’écrire, et tant pis pour votre homme qui ronfle, si les mots doivent sortir, laissez les s’envoler …

 

« Ces raisons-là  qui font que nos raisons sont vaines

Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard » JJG

 

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( 13 mai, 2018 )

Ces journaux intimes que l’on garde.

 

J’ai pris la plume à treize ans après avoir lu le journal d’Anne Franck. Tout comme beaucoup de jeunes à mon époque, j’écrivais sur des petits carnets, des cahiers d’écolier, que je décorais de photos. Je n’ai jamais cessé d’écrire durant plus de quarante-cinq ans. Cela en fait des carnets ! Jeune, j’ai déchiré des pages, détruit certains, n’ayant pas encore conscience que les souvenirs sont ineffaçables.

J’ai eu des périodes « creuses » où je n’écrivais que peu, souvent trop prise par le tourbillon de la vie, d’autres fastes où un carnet ne faisait pas un trimestre.

Et puis, sur les conseils d’un collègue en 2010, j’ai découvert que l’on pouvait écrire son journal sur micro à partir d’un logiciel. Je n’ai pas cessé le carnet pour autant, mais j’ai trouvé super de pouvoir laisser des traces à partir du téléphone dès que je vivais une émotion ou que je découvrais quelque chose de nouveau. Pendant plusieurs mois, j’ai ainsi rempli des dizaines de pages, écrit mes premières véritables nouvelles, joué avec les mots. Seulement, je n’avais pas imaginé que ce bonheur d’écrire autrement allait m’apporter une source d’ennuis par le biais de piratages de ces données. Aujourd’hui, je peux vous dire que si j’avais su, jamais je n’aurais laissé mon stylo ! Plusieurs mois de ma vie furent effacés d’un clic, pas pour tout le monde ceci étant. Un viol de mon identité, de mes pensées, de ce que j’avais de plus cher, mon intégrité. Je suis donc retournée aux carnets et aux stylos, fuyant le plus possible l’ordinateur. Régulièrement, on me vente les mérites d’un logiciel sur mon Ipad « génial » pour sauvegarder des traces de son journal intime. Comment dire, je n’ai plus du tout confiance dans le modernisme ! Alors oui, mes carnets commencent à prendre une sacrée place ! Alors oui, faute d’argent ce sera mon héritage, et je me doute d’avance que mes loulous n’en auront rien à faire, mais je m’en moque, je continue d’écrire pour moi.

Tenir son journal, c’est s’autoriser le recul, une manière d’analyser objectivement sa vie. C’est poser des mots parfois en colère, parfois en amour, et pouvoir ainsi en rire après. La mémoire est sélective, et ne conserve que ce qu’elle veut bien conserver. Un journal intime permet de garder l’instant, de faire cette introspection nécessaire, cette analyse de soi, et ainsi de ne pas retomber dans les mêmes pièges ( ou au moins d’essayer). Je relis rarement mes carnets, mais cela m’arrive, et c’est toujours un plaisir de constater que j’ai bien avancé dans cette vie, peut-être un peu grâce à eux.

Et vous ?

 

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( 13 mai, 2018 )

L’instinct maternel est-il inné ?

Que de mots culpabilisants on peut lire ! Amour inné, instinctif. C’est une ineptie ! Ayant été puéricultrice dans les années 80, passage obligé en maternité durant plusieurs semaines, je n’ai pas croisé « l’inné ». Tout s’apprend même l’amour maternel, et je ne parlerai même pas de l’amour paternel qui est encore plus compliqué. J’ai vu de jeunes mères effondrées car elles ne ressentaient pas ce déclic. Qui à cette époque allait autoriser ces femmes qui accouchaient sans péridurale, à oser dire qu’elles étaient si fatiguées qu’elles n’avaient pas ce grand bonheur dont on parle tant en voyant leur enfant ?

J’en ai vu pleurer, se sentant incapable de bien faire, ne sachant plus si elles aimaient leur petit. Bien évidemment qu’elles les aimaient, mais c’est tout un processus mental, dessiné par notre société.

Pour survivre, une société doit faire des enfants donc on va inculquer dès la prime enfance aux filles que c’est le point le plus important de leur destinée. Avez-vous vu avec quelle hargne certaines personnes caricaturent les femmes stériles ou celles qui font le choix de ne pas avoir d’enfants, les plongeant dans une culpabilité qui va laisser des traces. Aimer son enfant peut-être instinctif ou pas. Prenons les cas de viol où l’enfant ne sera pas accepté comme désiré, et donc l’amour ne sera pas automatique.

Aucune mère ne peut-être parfaite, aucun amour non plus. Certaines vont trop aimer leur enfant, plus pour combler un vide que par pur instinct, d’autres à l’inverse, ne se sentiront pas à l’aise avant que l’enfant ait un certain âge. Est-ce une raison pour juger ?

Je pense, mais cela n’engage que moi, que certaines femmes sont plus maternelles que d’autres, plus protectrices, ce qui ne veut pas dire que c’est inné, juste que c’est leur propre construction qui les a menées à ce comportement. Après, aimer trop, ne pas aimer assez, l’important n’est-il pas d’aimer sans quantifier, car cet amour-là, l’enfant le sentira et c’est avec qu’il se construira.

 

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( 12 mai, 2018 )

Le manque de l’autre

Partout nous entendons parler de ce manque, qui perdure parfois durant des mois voire des années. Pathologique dit une autre. Folie dit une troisième.

Pourquoi ce manque fait-il tellement polémique ? Je pense qu’il faut séparer le manque affectif lié à la dépendance affective et le lien que certains ne veulent pas briser.

La dépendance affective n’est pas vraiment de l’amour, ce n’est, à mon avis, qu’un besoin d’être aimé, un besoin de ne pas être seul, un moyen de combler un grand vide. On trouve souvent cette dépendance affective dans les couples dits fusionnels qui vivent en vase clos, l’un pour l’autre. Mais est-ce réellement l’un pour l’autre ou l’un à côté de l’autre ? Ces amours sont merveilleux à vingt ans, l’âge où on reconstruit le monde, où on créée un avenir, mais avec le temps, l’amour a besoin d’oxygène pour vivre, de se confronter à des difficultés pour tester sa solidité, à croiser d’autres routes.

Après, dans la notion de manque se dessine la peur. Et si, il me quittait ? Et si elle mourrait ? Beaucoup pensent que cet état est un appel au secours qui dit à l’autre « Je t’aime, j’ai besoin de toi » alors que ce serait plutôt «  Je t’aime, mais j’ai une peur dingue de vivre seul. »

Nous ne sommes pas là pour combler le vide d’une autre personne ni pour remplacer son père ou sa mère. Nous sommes là pour aimer sans rien demander et surtout se satisfaire de cet amour. Nous avons tous des blessures de l’enfance que nous ignorons ou pas, et il est important pour aimer pleinement d’avoir pu les analyser à la source.

Quant au manque, le vrai, celui de l’autre qui n’est plus là, qui a tissé un lien qui nous enchaîne, ce lien va inéluctablement générer un manque en cas de rupture volontaire ou non. Dans le dernier livre de Agnès Ledig, cette dernière a extrêmement bien analysé ce manque, cette relation qui se joue entre deux personnes ayant le même besoin à un moment T, parfois le même désir, et comment ce lien va parfois glisser vers une souffrance, car l’attente de l’autre s’avère trop forte.

Le danger est de se trouver coincé dans un lien qui ne nous apporte rien de bon, où l’autre, que ce soit en amitié ou en amour, va simplement combler son propre vide, sans se soucier de ce que l’autre ressent. Nombreux d’entre vous l’ont vécu, ce retour par vagues, ces petits messages qui font du bien sur le coup, et si mal ensuite quand l’autre retourne à sa vie. Beaucoup également avouent ne pouvoir vivre que dans une situation où l’autre est imprévisible comblant ainsi un univers de fantasmes. Et puis il y a les autres, ces hommes ou ces femmes qui sont de vrais pervers narcissiques, qui vont jouer avec ce manque pour affirmer leur ego et leur pouvoir. Internet, les Smatphones, avec leurs fonctions multiples sont de vrais dangers, poussant l’autre à attendre indéfiniment, à guetter le moindre signe, à ressentir un immense bonheur en recevant juste une de ces émoticônes pourtant sans chaleur.

L’autre ne peut donner que ce qu’il peut donner, ce qui n’est pas nécessairement ce que nous voulons qu’il nous donne. Alors plutôt que de souffrir, certains liens doivent impérativement être brisés, même si le manque va exister, même si les regrets vont se dessiner, sinon inéluctablement nous serons de nouveau attirés vers ce manque, car c’est cet impossible qui attire tant.

Et puis parfois existe cette seconde chance … mais elle est rare, et il faut l’attraper au vol.

 

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( 12 mai, 2018 )

Un clic de trop de lydie Lefèvre

 

 

Un clic de trop de lydie Lefèvre

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J’aime beaucoup les romans de Lydie dont le style est simple, au sens positif du terme.

L’histoire est à la fois « facile » et profonde ce qui pourrait paraître un pléonasme si la plume de l’auteure n’arrivait pas à jongler avec ces deux notions. Heureusement, Lydie excelle à nous emporter dans l’histoire de Sarah, de Xavier son mari médecin, et d’une troisième personne « le jeu ».

Un clic de trop va la conduire en enfer. J’ai adoré son analyse de l’addiction, malheureusement trop fréquente de nos jours, ce travail sur le jeu, sur le côté pervers. Moi qui ne cesse de clamer qu’il faut faire attention aux dérives d’Internet, ce roman, même si cela ne reste qu’un roman, n’a fait que de me confirmer mes craintes.

Ce roman est un plaidoyer pour la tolérance, pour la seconde chance, et surtout soulève le problème de l’addictions, du pourquoi de l’addiction, du comment s’en sortir, de comment éviter aux plus faibles de faire ce clic de trop voire, car toutes les addictions fonctionnent sur le même tempo, comment ne pas sombrer.

Bravo Lydie ! Un livre totalement abouti que je recommande … d’un clic !

 

En vente en kindle sur Amazon.

( 12 mai, 2018 )

Ce temps qui me manque.

 

Rien n’est pire que de voir les aiguilles du temps tourner à toute vitesse, comme si d’un seul coup, elles perdaient la raison. Bien sûr, il n’en est rien, mais j’ai la sensation, plus je vieillis, de ne pas arriver à stopper l’instant. Entre le travail, la famille, les obligations, et mes passions, je n’arrive guère à me poser. Si je vous disais que j’ai les lignes d’un scénario pour une dizaine de manuscrits, que j’ai dans ma PAL un nombre exorbitant de livres à lire, que j’ai envie de me lancer dans la peinture comme mon père, que j’aimerais pouvoir arpenter les rues de Paris afin de découvrir de nouveaux recoins, voire de prendre des clichés, que j’aimerais avoir le temps de voir mes amis au lieu de grappiller quelques heures sur les vacances, que j’aimerais surtout encore façonner des rêves, apprendre encore de nouvelles choses, en clair, rester vivante.

Dernièrement une copine me disait que « je perdais mon temps » à lire et à écrire, et que je devrais passer mes soirées de libre à danser. Je n’ai plus ce besoin ni cette envie que je considérerais maintenant comme une vraie perte de temps. Aller tortiller du popotin dans des salles ruisselantes de sueur, ce n’est plus pour moi. J’ai adoré danser, des nuits entières, mais comme je l’ai déjà dit, je vis dans le bruit et ça me fatigue. Mon temps libre me sert à me ressourcer vraiment, à laisser les mots m’envahir, à autoriser ma plume à transpirer au maximum. C’est peut-être cela que l’on appelle vieillir avec sagesse ?

 

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( 11 mai, 2018 )

Chaque jour une pensée

Quand la maison d’édition fait une jolie publicité pour le roman en format audio … super de penser aux personnes avec une audition faible …

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( 11 mai, 2018 )

Concours couleur

Je vous annonce les résultats du concours fb pour gagner un livre dédicacé.

Personne n’a trouvé la couleur de mon prochain polar. Un tirage au sort a donc désigné la gagnante ( voir ma page FB)

La couleur sera … AMBRE

 

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( 11 mai, 2018 )

Les lunatiques

 

Ah ces lunatiques ! J’avoue avoir un mal fou à comprendre une personne lunatique dont le comportement me dépasse. Ce sont ces individus qui ne savent jamais sur quel pied danser, un jour, ils sont adorables, puis sans que l’on sache pourquoi, ils deviennent renfermés, grognons. Ils ne cessent de changer d’avis, n’arrivent pas à se poser, vont promettre mais ne pas tenir,  vont surtout changer d’humeur plusieurs fois dans la même journée. Que c’est désagréable pour les autres ! Imaginez Germaine qui rencontre Albert à la cafétéria tout sourire pour prendre un verre. Tout va bien. Deux heures après la pause, Germaine va croiser Albert qui la zappe sans un regard. Terrible cette soudaine indifférence. Albert ne sera plus dans la réalité de Germaine, mais dans une autre où elle n’est pas. J’en ai croisé beaucoup dans ma vie, autant dans le milieu professionnel que privé, et je reste toujours aussi interloquée.

Franchement, ces personnes ont tout de même un trouble de l’humeur, non ? Ce n’est pas vraiment normal de ne pas vivre dans une dynamique positive sur le long terme. Je me demande même ( mais cela n’engage que moi, car je ne suis pas médecin) si ces personnes ne seraient pas des dépressives qui le refusent. En tous les cas, ce type de tempérament me fatigue ! J’aime pouvoir compter sur les autres, tout comme je sais que les autres peuvent compter sur moi. C’est mon principe de vie.

J’avoue que pour me préserver de ces sautes d’humeur, j‘évite les lunatiques, surtout les « vrais ». Et honnêtement, je m’en porte vraiment mieux. La vie est trop courte pour passer son temps à changer d’avis et jouer les girouettes.

 

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( 10 mai, 2018 )

S’habiller en couleur

Avec l’approche de l’été qui n’a pas envie de sortir les couleurs ? Pour moi, c’est un défi que je ne relève que depuis moins de deux ans. J’ai toujours aimé les couleurs qui brillent ou les personnages qui s’habillent tout en blanc. C’est comme si on mettait de la lumière dans l’essence de la vie. Sans oser sortir les paillettes, j’aimais porter des robes courtes, bleues ou vertes, jusqu’au jour où ma route a croisé celle de l’Inconnu comme je l’appelle aujourd’hui, cet homme que je ne connaissais pas mais qui m’a pris ce que j’avais de plus sacré, la confiance que j’avais en moi, intervenant au nom d’un autre ( avec son autorisation ou pas, je ne le saurais jamais) en quelques mots réduisant la façon de me vêtir, ma manière de parler, en un « danger ». Certains en auraient ri, mais le contexte déjà douloureux m’a enfoncée. J’ai immédiatement troqué mes couleurs contre du noir et du gris, et durant plus de cinq ans, je ne suis presque plus jamais sortie dans ma petite ville, avec un habit couleur de lumière.

Heureusement, il y a toujours un jour où quelqu’un nous dit les mots que l’on avait besoin d’entendre. Que ce soit un thérapeute, un proche ou un ami. L’important est d’y être réceptif. Ce jour là, j’ai troqué directement mon manteau noir contre un vert kaki, j’ai balancé mes pulls sombres contre des pulls pailletés. J’osais de nouveau respirer, exister ! Les menaces voilées de l’Inconnu étaient toujours présentes, mais c’était comme si soudainement elles perdaient leurs pouvoirs.

Je ne saurais jamais pourquoi cette personne voulait m’empêcher de vivre, elle m’avait déjà séparée d’un ami, n’avait-elle pas déjà atteint son but ? Seulement elle n’avait certainement pas prévu que j’allais me relever, plus forte, elle m’avait sous estimée pensant que j’allais passer ma vie à raser les murs. Grave erreur, maintenant je me fiche des menaces, je me moque de ce que les autres pensent de moi, je mets de la couleur un peu partout aussi bien dans ma garde robe que dans ma plume ou dans mes passions. Et même si j’aime toujours par pur plaisir porter un pantalon noir ou un gilet gris, plus jamais je ne laisserais qui que ce soit mettre du noir dans ma vie !

Toi l’Inconnu, sache que je resterai dorénavant qui je suis, je resterai moi, et je m’en fiche de savoir qui tu es, qui t’as envoyé, tu ne me fais plus peur !

Quant à vous, habillez-vous de blanc, de rose, de vert, de jaune, bref de toutes les couleurs de la vie !

 

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