( 8 octobre, 2017 )

Une bouteille à la mer

 

À l’époque des réseaux sociaux, envoyer un message est facile, pourtant la réponse est similaire à une bouteille à la mer. On attend, longtemps, souvent pour rien.

Petite, ma fille s’amusait à confectionner des bouteilles qu’elle décorait insérant de beaux dessins, puis elle les déposait en bord de mer. Quelle joie nous avions de voir les vagues les emporter, loin très loin. C’était magique. Adulte, je continue chaque été à scruter la mer, m’imaginant trouver une bouteille contenant un message empreint d’émotions, tout comme Marianne Winkler, cette employée de poste à la retraite vivant en Allemagne, qui a trouvé le plus vieux message au monde, ayant fendu les flots pendant 108 ans et 138 jours. Ces messages inconnus nous ravissent, car ils nous plongent dans un rêve, particulièrement à cette époque où le commun des mortels reste centré sur sa petite vie, par faute de temps, par faute d’envie.

Seules les plumes comme nous arpentent les réseaux sociaux dans l’espoir de lancer des idées afin de les véhiculer, parfois des messages cachés ponctués d’un petit goût de mystère ou juste des mots d’amour que l’on voudrait partager. Nous aimerions que nos mots tel Cupidon touche l’autre en plein coeur afin de tisser un fil invisible, secret, mais tellement vrai. Parfois nous nous contentons simplement de croire en un projet complètement fou, des touches à distiller avec parcimonie juste pour le plaisir d’exister.

Écrire un manuscrit est une façon de jeter une bouteille à la mer, d’oser poser des mots que nous avions envie de dire, et que notre voix ne pouvait pas porter. Certains visages troublent bien au-delà des gestes, des caresses, sont là intouchables, impalpables, et pourtant si vivants. Lancer une bouteille, c’est espérer atteindre les silences, faire tournoyer les étoiles.

 

Ces derniers jours, ayant repris mes droits pour 5 Secondes, je me noie dans cette sensation, dessinant de nouvelles phrases écrites du bout de mon âme. Je ne change pas l’histoire, je sais qu’elle a beaucoup plue, mais quelques mots parfois font toutes- la différence. Vous avez été si nombreux à me pousser à reprendre ce livre qui était resté bloqué dans cette édition que je vous devais bien cela. Nouveau titre, nouvelle quatrième, nouvelle couverture, nouveaux mots.

J’espère que ce petit roman saura toucher, émouvoir, peut-être, pourquoi pas,  tout changer. Il y a toujours des choses à changer. J’aimerais surtout que ceux qui aiment lire entre les signes le découvre. Il est pour eux, pour toi, pour vous.

J’aime la musique comme vous le savez, et tout en noircissant ces pages, j’ai découvert la chanson de Bigflo-oli « C’est dommage », qui s’harmonisait totalement avec le thème même de ce manuscrit. Un vrai coup de coeur pour la philosophie de ce clip montrant qu’il ne fallait pas rater ces quelques secondes qui peuvent faire pencher la balance de la vie.

Envoyer ces bouteilles à la mer, c’est cela, s’autoriser à tout tenter, même ce qui semble impossible, même si c’est fou, même si c’est voué à l’échec, peu importe, faire savoir ce que l’on ressent afin d’accepter de vivre avec des remords sans conserver de regrets, parce qu’au final dans une vie, quand on croit en quelque chose, quand on a un projet qui nous tient à coeur, quand on a toujours des sentiments pour quelqu’un, il faut surtout ne jamais regretter d’avoir au moins essayé. Parce que même si on a raté une seconde, il y en a encore des milliers à vivre, alors pourquoi pas ?

 

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( 7 octobre, 2017 )

Tout recommencer.

Aujourd’hui, j’ai ressorti un ancien fichier, et c’est décidé, je vais tout recommencer.  5 Secondes n’a fait qu’une courte apparition au salon de Paris en Mars, cinquante ventes en quatre heures, puis plus rien. Mes droits repris, je vais tout reprendre, tout refaire sauf l’histoire de base, , d’abord parce que je me le dois, ensuite parce que je ne peux publier un roman à l’identique (le dur monde de l’éd Est ainsi même si rien ne fut touché dans ce livre). Alors, se pose la question du choix des mots, que changer ? Que garder ? Je dois trouver un nouveau titre aussi, je pense l’avoir, il sera plus fort, plus en rapport avec mon esprit acutel, alors quel nouvel envol offrir à ma plume ? J’ai hésité, pas simple de tout casser, mais faut-il laisser mourir des idées ?

Réécrire un livre, je l’ai vécu dernièrement avec Rouge, est une expérience à la fois palpitante et stressante, un peu comme si on recommençait une nouvelle vie.

S’autoriser à jeter un dernier regard sur Hier, puis casser, reconstruire, sans songer aux larmes, aux déceptions.

Tout recommencer. Dernièrement, un journaliste expliquait que de plus en plus de personnes de plus de 50 ans sautaient ce pas, soit en réalisant des rêves, soit en vivant de nouvelles histoires d’amour. Tout recommencer est possible, se dire déjà que rien n’arrive au hasard, qu’il ne faut pas avoir de remords, jamais, sinon on se met des chaînes aux pieds. Se dire surtout que l’on n’a qu’une seule vie, ou simplement des secondes chances comme dans ce livre, osez les saisir, rompre avec le processus de peur qui nous habite. Comme j’aimerais recommencer certaines choses, m’assoir sur un banc comme avant, reprendre ce temps perdu.

Recommencer surtout pour ne jamais rien regretter, car lorsqu’on vieillit, il ne nous en reste pas beauc, alors économisons le ! J’espère réussir ce défi, je veux le réussir. Je tenterai l’expérience Amazon.  Je sais que vous serez nombreux à être là , vous qui m’avez poussée à aller jusqu’au bout. Merci .

 

( 6 octobre, 2017 )

Pourquoi cette peur de l’échec ?

D’abord, il faudrait que dès le plus jeune âge, on apprenne aux enfants que pour réussir, il faut se tromper, qu’aucun adulte n’a vécu sans un échec à son actif. Le dire, souvent, est une vraie ouverture pour un enfant. Enseignante, j’ai toujours veillé à ce que l’erreur ne soit pas sanctionnée négativement, mais porteuse d’une construction.

Je leur apporte un minimum de savoirs, mais je peux me tromper, et parfois lorsque je sens un manque de confiance du groupe classe, je vais leur donner en cadeau une erreur, un mot que je vais mettre à la place d’un autre, pour relancer tel un rituel, l’autorisation de se tromper, le pouvoir de ne pas être infaillible.

Pour certains enfants, la peur de l’échec est paralysante. Ils savent, mais vont échouer l’estomac noué.

Le monde actuel est difficile, et il me semble important de casser cette peur de l’échec. Cette émotion, souvent incontrôlable est négative, génère du stress, et peut détruire une vie, faire rater un examen, ou même une histoire d’amour. Plutôt que de se confronter à l’échec certaines personnes reculent tout simplement. Je me souviens d’une amie qui rêvait de monter un restaurant, elle en avait les capacités, les finances aussi, mais voilà, cela ne cadrait pas avec la ligne de vie tracée. Elle a tellement ruminée son échec qu’elle a plongé dans un puits sans fond d’où elle s’est noyée. Il faut vraiment prendre conscience que tout peut-être un échec dans une vie. Nous sommes imparfaits, donc nous ne ferons jamais les choses comme il faut, mais nous essayons. Et le fait d’essayer reste notre plus grande force. Bien sûr, on peut se planter, et alors ? Bien sûr, on va toujours tomber sur des cons qui n’ont rien compris, et alors ? Bien sûr, on ne sait pas toujours si on fait le bon choix, et alors ?

La liste serait longue. La vie est faite d’avancées, réussies ou ratées, mais qui nous aurons permis d’oser.

À part décider d’aller tuer son voisin, là il vaut mieux que la peur l’emporte, qu’est-ce qui peut être au final si grave ? Peur de demander une augmentation au patron ? Qu’est-ce que vous risquez ? Peur de dire à la personne que vous aimez à quel point elle compte ? Sauf si c’est une imbécile, que risquez-vous à part un non . Peur de vous lancer dans un projet ? Il faut tenter, oser. Cela n’aboutit pas, aucune importance, il existe une autre option à laquelle vous n’avez pas pensé.

Il faut que cesse ce monopole qui met en avant la peur de l’échec, il freine, il tire vers la bas. L’échec, c’est nous qui le soulignons, ou les autres, alors une fous encore n’écoutons que notre petite voix à nous qui nous dit, tu peux réussir !

( 6 octobre, 2017 )

L’amour fou

 

L’amour, l’amour, qui peut dire ne pas avoir aimé un jour ? Mais le plus fort n’est-il pas l’amour fou, celui qui nous fait perdre la raison, celui qui fait exploser nos convictions, celui pour lequel on serait prêt à briser nos plus lourdes chaînes. L’amour fou, c’est cette émotion passionnelle qui nous pousse vers l’autre, sentiment irrationnel, que l’on n’a pas choisi, que l’on refuse, et qui pourtant nous dévore. La véritable passion a toujours un lien avec un désir sexuel fort, violent, une frustration possible. On ne sait pas toujours pourquoi on désire cet autre pourtant on ne peut plus ordinaire, si semblable à des milliers d’autres, à cet autre parfois indifférent, pas toujours libre, mais nous avons cette certitude dans nos tripes, nous avons envie de lui à en crever. Alors, nous devenons fou d’amour. Notre corps s’embrase rien qu’en entendant sa voix, notre corps réagit au premier regard, l’amour devient souffrance surtout lorsque cette passion n’est pas partagée ou non destinée à durer.

Aimer cet autre, c’est aimer le son de sa voix, la caresse de son sourire, c’est vibrer sur ses mots, c’est se perdre dans son regard. Nous ne sommes plus « nous », mais emplis des mots de l’autre résonnant telle une merveilleuse musique. Notre bonheur s’inscrit dans cet amour, triplement sublimé s’il se termine entre des draps de satin. Le plaisir ne sera plus alors un simple fantasme, mais un lien magique qui va transcender toutes choses. L’amour fou est la plus belle chose qui existe, mais y succomber implique une réalité, nous nous offrons à l’autre, nus, sans limite, et nous lui offrons ainsi la possibilité de nous faire du mal. Une vraie folie ! Quelle personne irait consciemment prendre un tel risque ? Qui serait assez fou ?

Une personne me disait récemment que cela ne sert à rien d’aimer autant, peut-être bien, mais il y a tant de choses qui ne servent à rien, et pourtant … aimer d’un amour fou, franchement, je suis certaine que sans l’avouer vous seriez nombreux à signer de suite pour juste le vivre une fois encore, car bien triste celui qui se le refuse ! Ne vaut-il pas mieux cette douce folie quitte à souffrir du mal d’amour plutôt que de crever du sans amour ?

 

Pixabay.com

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( 5 octobre, 2017 )

Écrire des mots qui font du bien

Ah si j’avais le temps, je passerais des heures juste à écrire des mots qui font du bien, un peu comme des bulles que je laisserais s’envoler vers l’horizon. Je lancerais des bouteilles à la mer dans l’espoir que quelqu’un les trouve, puis lise ces phrases, et finisse par simplement sourire. J’aime poser des notes sur le papier pour en faire une chanson, parsemer de pétales de roses pour mettre de la couleur.

Si j’avais le temps, j’écrirais surtout l’amour que je conjuguerais à tous les temps. Pouvoir faire tinter des « je t’aime  » à l’infini, pouvoir imaginer mes doigts caresser ton corps comme si je façonnais de l’argile, pouvoir simplement t’écouter sans rien dire, juste en respirant tes silences. Comme j’aimerais écrire ces mots qui font du bien, ces mots qui font rêver, ces mots qui pourraient nous emporter. Comme j’aimerais juste un jour pouvoir à oreille te chuchoter tout ces mots qui te feraient du bien, toi qui te cache derrière cette carapace, toi qui t’isoles souvent dans tes pensées, toi qui a laissé la vie nous séparer.

Alors, faute de pouvoir tout te confier, peut-être serait-il temps que ma plume laisse juste des traces afin que jamais je ne puisse laisser ma mémoire t’effacer.

 

Picabay.com

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( 4 octobre, 2017 )

POUR la reconnaissance, pourquoi ?

Suite à mon précédent article, j’ai reçu de nombreux messages m’incitant à continue ce combat. Je n’avais pas l’intention de lâcher. Oui, je me bats POUR cette reconnaissance depuis 2014, bien avant que foisonnent les pétitions en tous genres. Je ne me bats pas contre un gouvernement ou contre des laboratoires, juste pour que les mentalités changent.

Lorsque j’ai appris en 2013 que j’étais atteinte d’une maladie auto-immune irréversible qui avait déjà détruit mon organisme en un trimestre, j’en ai voulu à la terre entière. L’idée même d’avoir autorisé mon corps à se retourner contre lui m’était insoutenable. Une maladie thyroïdienne agissant en plus sur « le sympathique « , et  au vu mes taux TSH exorbitants, j’ai eu beaucoup de mal durant quelques mois à maintenant mon état d’esprit positif. J’ai failli flancher, lâcher, et pourtant au prix d’efforts énormes, je me suis relevée. Je n’ai pas sombré. Ainsi est née cette fabuleuse aventure d’Hashimoto, mon amour. Comme toute histoire, elle ne s’est pas écrite que dans la joie. Deux ans avant de stabiliser, et encore des phases de yoyo par moments, preuve que cette maladie n’est pas aussi anodine que certains aiment à le laisser croire.

 

J’ai rencontré beaucoup d’opposition médicale au début, des médecins qui n’y connaissaient rien (et qui ont fini par l’avouer), des malades choqués que l’on parle de cette maladie comme si c’était une maladie honteuse. Je fus également critiquée face à mon refus de lancer une guerre ouverte contre tous les médecins. Mettre tout le monde dans le même panier était bien trop réducteur. Je pratique la pensée positive, celle qui m’a tirée vers le haut lorsque j’ai perdu mon fils de 3 ans, lorsque j’ai rencontré de grosses souffrances dans ma vie. Je ne pouvais donc mener des combats « contre ».

J’ai eu l’immense chance de rencontrer pour me soigner des médecins exceptionnels qui croyaient avant tout en l’homme. D’autres malades n’ont pas ma chance, j’en ai conscience, c’est pour eux que j’écris.

 

Une maladie invisible ne se voit pas comme son nom l’indique, et même si le patient en parle, ou tente d’exprimer son ressenti, cela ne restera que des paroles qui vont s’effacer. Écrire pose des mots sur le papier. Trop de soignants refusent d’entendre parce que c’est dérangeant, parce qu’il n’y a pas toujours de solutions, parce que face au serment d’Hippocrate, c’est un peu dur de se dire que l’on est impuissant.

Chaque association a son propre combat, et j’admire chaque personne qui se bat pour une cause juste. J’ai accepté de rejoindre l’équipe dynamique de l’envol du papillon, car c’est un groupe qui fonctionne dans le même état d’esprit que le mien, dans le POUR, dans le désir de voir la vie autrement, positivement, dans l’espoir qu’un jour une vraie prise de conscience sera faite, que de plus en plus de médecins seront à l’écoute, rejoindront notre cellule, simplement pour échanger, pour avancer.

 

Une reconnaissance sera le premier pas, la première pierre, pour l’avenir.

Il faut que cette banalisation des maladies thyroïdiennes cesse, que cet amalgame entre une simple hypo, et une maladie auto-immune soit comprise, et surtout que l’on cesse de penser qu’une maladie comme Hashimoto est un peu comme un rhume, guérissable, facilement, et que ceux qui se plaignent ne sont que des râleurs.

N’oublions pas surtout que des enfants peuvent aussi présenter leurs premiers symptômes et les vivre très mal à la puberté. Ne pas en parler, c’est les contraindre à l’exclusion, à l’incompréhension voire au rejet.

Bientôt ma petite nouvelle jeunesse sortira en version papier en hommage à tous ces enfants, parce qu’on ne doit pas les oublier, eux qui n’ont pas les mots pour parler.

Alors continuez à croire, encore et toujours !

 

Je suis Hashimoto, je suis maman, enseignante, écrivaine, fatiguée par moment comme beaucoup d’entre vous, mais je refuse que cette maladie soit une fatalité. Alors oui, je me bats POUR, pour une vraie écoute, pour le sourire d’un pharmacien , pour la douceur du regard d’un médecin, pour simplement pouvoir dire « Oui, j’ai une maladie auto-immune, tu ne me comprends pas, tu ne m’entends pas,  et alors ? Il serait peut-être temps que tu m’écoutes non ? Demain, viens, on va en parler … »

( 4 octobre, 2017 )

Ces murs qui nous limitent.

Pixabay.com

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Nous nous créons tous, volontairement ou non, des murs, parfois tellement solides que rien ne les ébranlent. Je suis la première agacée par cette réalité, et pourtant comme tout le monde, je constate que j’empile moi aussi des pierres, l’une sur l’autre, toujours, sans cesser parfois de laisser un filet d’air, juste pour me donner l’impression de me protéger. Depuis quelques mois, j’ai décidé d’enlever ces murs, de prendre une pierre chaque jour et de réfléchir à son utilité. Est-ce que ce mur m’a rendue plus heureuse ? Non, je n’en ai pas le sentiment. Plus de tranquillité, oui, mais à trop se terrer, on y perd l’essentiel. Depuis que je réorganise mes pierres, je découvre une fois de plus de jolies opportunités. Ma manie de ne jamais vouloir blesser, m’a conduite à garder des contrats qui m’ont bloquée, notamment dans le milieu de l’édition, à aussi éviter de serrer les mains qyi se tendaient par peur de la trahison.

Ces murs qui nous limitent, nous les construisons souvent après une déception, un choc. Ils sont utiles, ils sont dans notre tête comme une serrure qui nous empêchent de trop souffrir. Mais vient un moment où la vie nous fait des clins d’oeil, des nouveaux contrats, des nouveaux projets, des visages du passé qui nous troublent, bref, signe que nous sommes toujours diablement en vie ! Et que cette vie, on ne peut la vivre entourée de murs !

Alors, faites comme moi, retirez déjà une pierre, une seule, doucement, regardez les effets, vous ne voyez pas cette petite lumière qui filtre ? Envie de retirer la seconde ? Alors osez !

( 3 octobre, 2017 )

La loi d’attraction positive

J’ai été baignée dans une famille qui pratiquait la pensée positive, et curieusement cela m’a toujours été d’une grande aide. J’en vois déjà certains sourire, en se disant que je prends mes rêves pour la réalité. Peut-être, mais l’important n’est-il pas de croire en ces attractions plutôt que de préférer les fuir ?

Penser positivement, c’est s’autoriser à avoir le droit d’affirmer ce que l’on veut. Bien sûr, vouloir voir disparaître son pire ennemi n’est pas une pensée positive, et ce désir ne peut rien apporter de bon. Se lever, et affirmer à l’inverse que l’on va passer une superbe journée, c’est déjà s’autoriser à vivre dans le positif.

Cesser de vivre en se lamentant sur son sort, sur sa solitude, sur ses erreurs, on en fait tous, et c’est comme ça.

Je prends la vie comme un cadeau,  la maladie, les souffrances divers m’ont apporté cette force. Le temps que je dois passer allongée parfois  pour me reposer, je me dis que c’est une aubaine pour lire ou pour écrire. Être ralentie par moment m’oblige à prendre le temps de regarder une feuille qui vient de tomber de l’arbre, ou à croiser un sourire, moi qui avant aurais couru sans rien voir, serais passée à coté d’une inconnue sans sourire. J’ai surtout accepté de lâcher-prise, et quand on me connait, on sait que ce fut diablement difficile. J’ai fait de chaque drame de ma vie, une victoire, y puisant un défi, une vraie raison d’exister. Certains m’ont jugée folle pour cela, parce que je me suis toujours relevée, parce que j’ai refusé les jeux de certains, la violence d’autres. Parce que j’ai pardonné à tous. Bien sûr, je ne serai jamais parfaite, et certaines attitudes continueront à m’agacer, mais je refuse de sombrer dans la violence ou le rejet gratuit.

Nous sommes tous des malades de la vie en sursis, et nous finirons tous pareils. On peut choisir de vivre en harmonie ou en guerre avec la terre entière, ou seul , mais que c’est triste .

L’attraction positive nécessite de s’éloigner des énergies négatives, des personnes nocives, qui s’alimentent à partir de la critique, la violence. Pour certaines, c’en est devenu une vraie raison de vivre. Rien de bon ne peut naître dans un conflit.

J’ai choisi de vivre en me disant que quoiqu’il arrive tout se passera pour le meilleur, tout ce qui nous entoure.que des jours heureux arrivent, que je suis un être humain avec des faiblesses, que parfois j’ai un sacré grain de folie, mais que j’ai cette petite flamme qui,me fait dire, je mérite vraiment d’être heureux et je vais tout faire pour réussir. Et vous ?

Ma devise : aller jusqu’au bout de ses rêves, rien ne peut les stopper si c’est bon pour nous.

 

( 3 octobre, 2017 )

La profusion de parutions littéraires tue-t-elle le livre ?

Beaucoup voudraient nous le faire croire, il n’en est rien. Pour les addicts à la lecture comme moi, c’est une mine d’or. Découvrir des dizaines de genres, sortir des auteurs classiques, cela fait un bien fou ! Depuis quelques semaines, j’ai découvert un site très sympa, SimPlement, où on peut chroniquer des nouveaux auteurs. Je ne suis pas une vraie chroniqueuse, faute de temps, mais je prends un réel plaisir à lire ces petits livres de l’ombre, écrasés par la grosse machine médiatique du monde de l’édition, ce milieu où tous les coups sont permis, où le livre n’est plus qu’un rouage dans une grosse entreprise, même plus une denrée sûre, juste une possible rentrée d’argent.

Il fut un temps où comme tout auteur, je croyais à la valeur des grosses ME, puis à côtoyer les dessous de l’édition, à découvrir ce que les gens étaient derrière leur masque, je m’en suis éloignée. Je retourne à des ME qui ont du coeur, et qui sont à l’écoute de leurs auteurs. Je sais que j’ai choqué beaucoup de personnes à refuser des contrats de « grands », mais je n’ai pas cette ambition. J’ai failli perdre il y a un an l’inspiration, m’asphyxiant dans une équipe éditoriale compliquée, j’ai sorti la tête de l’eau, toujours vivante, toujours pleine de mots, et bien décidée à continuer.

Ces jours-ci, je m’autorise une pause, pour mettre à jour tous les SP que j’ai reçus, et sourire à ces jolies découvertes, parfois des romans que je n’aurais jamais pensé à lire.

Donc la profusion de parutions ne tue pas le livre, il offre juste une nouvelle fenêtre au monde éditorial.

 

Une fois encore suivez ma page littéraire, toute petite … mais qui a le mérite être sincère.

 

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( 2 octobre, 2017 )

La littérature classique , et ses drames

 

Je sais qu’il existe des puristes littéraires, ceux-ci passeront leur tour, je déteste le théâtre, sauf quelques exceptions. En Seconde, mon fils s’est retrouvé à lire une oeuvre de Racine, Phèdre. Le voyant soupiré à qui mieux mieux, je lui lance que ce n’est pas bien compliqué un petit livre d’une centaine de pages. Voilà comment je me suis retrouvée sous l’oeil noir de ma progéniture à replonger dans Racine. N’allez pas lui dire, mais moi qui lis une demie douzaine de livres par semaine, qu’est-ce que c’est ennuyeux ce type d’écrits ! Je comprends que des gosses du XXI siècle n’accrochent pas ! Tout le stéréotype du pur mélo. La belle-mère amoureuse de son séduisant beau-fils, amoureux lui de la fille de son ennemi, sur un fond de père mort qui comme par hasard ne l’est pas, qui va condamner son fils à la fureur d’un Dieu parce que sa femme pour se protéger lui raconte des salades. Au final, tout le monde ou presque se fait tuer ou se suicide.

Franchement, vachement positif le bouquin ! Certes, superbement bien écrit, avec des vers qui font rêver, mais voilà, cela ne parle pas à des jeunes d’aujourd’hui. En tant qu’enseignante, je me suis toujours demandée pourquoi vouloir à tout prix faire étudier ces classiques alors que nous avons tant de livres qui vont parler vraiment aux enfants ! Ces histoires d’adultères de l’époque classique ne les touchent pas. Preuve en est la remarque acide de ma progéniture : »Que d’histoires parce qu’ils avaient juste envie de baiser! »

Pas totalement faux ! Mourir d’amour reste une belle ânerie, n’empêche vous l’avez compris, je n’aime vraiment pas lire des œuvres théâtrales. Une seule reste mémorable dans mes souvenirs, le célèbre « Huis clos » de Sartre. Mais on a changé de siècle !

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