( 1 octobre, 2017 )

Lettre ouverte aux soignants, pharmaciens, à ceux qui ne savent pas

Des malades dénigrés par leur pharmacien, ridiculisés par leur médecin, il faut que cela cesse !

Les problèmes liés au nouveau Levothyrox ont déclenché une vague de haine sur les réseaux sociaux. Le négatif attirant le négatif, l’issue a bien du mal à sortir la tête de l’eau. Un mot de trop, et on se retrouve assassiné sur un réseau social, sans communication possible, sans pouvoir exprimer son point de vue.

Nous sommes face à une vraie souffrance !

Il faut que le monde médical cesse de juger, trancher sans être lui-même malade.

Oser dire que 9000 personnes sont complètement folles parce qu’elles disent se sentir mal avec le nouveau Levothyrox, c’est une ineptie. Et pourtant, des médecins, des pharmaciens osent sans rougir prononcer ces mots violents, laissant des malades en larmes.

Une maladie de la thyroïde, déjà, agit sur le système sympathique des émotions, affirmer que la personne affabule, c’est lui planter un nouveau couteau en pleine gorge ! Est-ce réellement compatible avec le fameux serment d’Hippocrate ?

Plus les années passent, et plus j’ai l’impression que les médecins ne s’intéressent plus à ce magnifique serment qui était la force de la médecine. Heureusement, il reste des gens biens, des pharmaciens à l’écoute, des médecins qui sont là pour la douleur des autres.

C’est aux autres que je m’adresse, ceux qui ont cette assurance, croyant tout savoir, se pensant au-dessus des autres humains. Dernièrement une amie me disait que sa pharmacienne avait même remis en cause sa maladie auto-immune ! Sérieux ? Pour moi, ces personnes devraient être lourdement sanctionnées pour faute professionnelle. Qui sont-elles pour parler ainsi à la place d’un médecin, à la place de test ?

J’en profite pour rappeler qu’Hashimoto est une maladie auto-immune, en faisant court,  un dysfonctionnement des anticorps qui attaquent les cellules de la thyroïde, plus fréquente chez les femmes que chez les hommes, elle se manifeste par un gonflement de la glande thyroïde, et surtout un ralentissement du corps. Madame la pharmacienne, on ne s’invente pas Hashimoto sur un coup de tête ni sur une lubie médicale. Cette maladie est détectée par le sang , une recherche d’anticorps qui peut exploser les plafonds ( pour info, c’est inférieur à 20 , j’en ai 6000 !!!!)

Ensuite on vérifie cette destruction avec une échographie. Certaines Hashimoto n’en sont qu’au début et ont leur thyroïde entière. Cela ne veut pas dire qu’elles ne sont pas malades, juste que l’attaque n’a pas eu encore lieu, mais qu’un jour, elle arrivera. D’autres comme moi, suite à des chocs le plus souvent, se sont détruites en un temps record (70%en 3 mois) .

Alors vous qui me regardez, bien sûr, rien ne montre que je suis Hashimoto, cela ne se voit pas, mais mon corps lui, le sait, il souffre, il se ralentit par moment. Les symptômes liés à une hypothyroïdie sont très lourds, handicapants car invisibles.

Je ne parle pas de la perte des cheveux qui a fait la une des médias, pour moi, c’est juste un symptôme, mais pas le pire ! La fatigue, les vertiges, l’angoisse de ne pas savoir si on sera sur pied le lendemain, le coeur qui va débloquer, la prise de poids même avec un régime draconien, les pertes de mémoire faisant craindre des Alzeihmer précoces, des dépressions pour certains etc

Après cela, chère madame, vous allez dire encore à votre cliente qu’elle n’est pas malade ?

Je ne vais pas revenir sur le problème du nouveau Levothyrox, de nombreuses associations se battent déjà. Il convient à de nombreuses personnes, d’autres non. Il faut que les autorités acceptent enfin que les gens sont différents. Une maladie auto-immune n’est pas un rhume pour lequel on va donner un sirop qui marche à 90%.

Ce sont des maladies irréversibles (sauf cas rares), sans retour possible, des maladies où un médicament va juste tenter de garder un taux stable d’hormones ( et non de guérir une auto-immunité), et stabiliser un taux d’hormones thyroïdiennes n’est pas simple. Un rien va stopper le processus ! J’en sais quelque chose, stabilisée depuis deux ans, la rentrée scolaire a fait exploser ma TSH, et pourtant je ne suis pas sous le nouveau Levothyrox, étant allergique au stérate de magnésium, je ne peux que prendre des gouttes, et je suis très reconnaissante à mon pharmacien dont la gentillesse alors que l’on était en plein délire médiatique, m’a fourni mon traitement.

Quand j’entends comment certaines malades furent, elles , reçues, j’ai envie, moi la non-violente de taper du poing sur la table.

Nous ne choisissons pas d’être malades ! Si une personne au bout de quatre ou cinq mois se sent mal, vraiment mal, ce n’est pas une affabulation ! Il faut que cesse ce pouvoir de toute puissance induisant qu’un médicament serait  miraculeux.

Cela n’existe pas pour les maladies auto-immunes. Peut-être effectivement, pour ceux qui ont juste eu la thyroïde retirée ou une simple hypo, c’est efficace mais pas pour nous, Hashimoto ou Basedow ( souvent aussi sous Levothyrox)

 

Vous avez le droit de ne pas savoir, vous avez le droit de vous tromper, mais vous n’avez pas le droit de juger les malades ! Vous ne savez pas ? Informez-vous ! Il y a de nombreuses associations qui sont là pour expliquer, des livres aussi. La communication reste la meilleure chose, et avec le sourire. Un malade en souffrance n’a pas besoin d’ondes négatives. Un sourire, juste un sourire, et la vie est plus supportable !

 

https://livre.fnac.com/a9389468/Sylvie-Grignon-Hashimoto-mon-amour

 

 

 

 

 

( 1 octobre, 2017 )

L’ombre ou la lumière

 

Multitâches de l’ombre, je déteste depuis toujours les flashs de la lumière, les photos ( rares sont ceux qui arrivent à prendre un cliché de moi). Contrairement à beaucoup de personnes, je n’ai pas besoin de reconnaissance, peut-être parce que je sais ce que je vaux (en bien comme en mal), je connais mes limites, mes failles, et je les accepte. C’est vrai que je ne suis pas totalement dans l’ombre, laissant souvent de par ma plume pénétrer un rayon de lumière.

Pourquoi certains ont-ils ce besoin de plaire ? De briller ? Je pense à certains auteurs prêts à écraser les autres pour se retrouver sur un illusoire devant de scène. J’en ai rencontrés à certains salons, écrasant le voisin comme s’il n’était qu’une vermine. Quelle tristesse ! Cette envie de vouloir plaire à tout le monde, d’être prêt à tout pour se mettre en avant. Je vais certainement me faire des ennemis, mais je pense que cela dénote une grande souffrance, un besoin d’être « reconnu » là où finalement tout le monde s’en fiche, un manque de confiance en soi.

Je penser à une auteure que j »ai croisée qui se gargarisait des compliments, des mots laissés sur les réseaux sociaux, sans se remettre en question, sans remettre sa plume en question. Est-ce que les autres étaient vraiment sincères ? Ne voulait-on pas juste lui faire plaisir vu ses soucis psy ?

Vouloir trop plaire, c’est s’éloigner de ce que l’on est vraiment. L’ombre nous garantit notre authenticité, ce besoin de rester soi-même, de ne pas être ce que l’on attend de nous. Ce n’est pas parce que l’on a quelques rides que l’on va se faire un lifting, ce n’est pas parce que l’autre ne fantasme que sur des anorexiques que l’on va s’offrir un régime draconien, ce n’est pas parce que l’on n’est pas une super intello, que l’on va dévorer des ouvrages politiques. Savoir vivre dans l’ombre, savoir accepter qui l’on est, ce qui est au final une vraie lumière.

( 1 octobre, 2017 )

Le grand pardon

 

On a parlé ces jours-ci de Kippour, le jour du grand pardon. Je ne suis pas juive, pourtant  curieuse de nature, je me suis intéressée à cette fête, à son symbolisme, à cette journée unique pour tous les juifs du monde, celle d’expier leurs fautes.

Je trouve cela très beau, si seulement ces repentirs étaient durables, malheureusement, pour côtoyer des amis juifs, le pardon ne dure qu’un temps très court. Je suis pourtant convaincue, encore mon idéalisme, qu’il faut savoir pardonner durablement.

Parlons de l’année qui s’est écoulée, j’ai vécu des moments bien difficiles côté éditorial, avec des réactions parfois dépassant l’entendement de certains. La douleur peut pousser à dire des mots forts, tranchants, détruisant une harmonie. Certaines personnes en souffrance ne supportent ni la réussite des autres ni leur équilibre retrouvé, et frappent juste pour se donner l’illusion d’exister. J’ai tout vu, tout entendu, je n’ai pas réagi (applaudissez car j’ai sacrément grandi !). Certains de mes livres furent bloqués, d’autres boycottés, et pourtant ma renommée n’a pas flanché, et moi non plus ! Je ne leur en veux pas. C’est dur de ne pas être reconnu, de ne pas sortir de l’ombre. moi, j’aime l’ombre. J’y suis bien. Les attaques ne me touchent plus. J’ai appris la douceur du pardon. Il ne faut pas croire que c’est facile de pardonner, car il faut d’abord accepter de faire sa propre introspection, ce qui est bien difficile, donc de SE pardonner, le plus dur, car c’est accepter d’avoir des failles, des limites, d’être parfois très con. J’ai accepté cette évidence, je ne suis que moi.

Ensuite il faut se forcer à oublier au sens pur du terme, oublier comme si on n’avait jamais cessé de croire ou d’aimer, oublier surtout comme si on n’avait jamais été blessée.

Le pardon est pour moi une des choses les plus dures à faire mais aussi la plus libératrice, offrant autant à celui qui le reçoit qu’à celui qui le donne un sentiment de  légèreté comme si on gommait d’un coup un poids.

Pardonner, c’est s’autoriser à vivre de nouveau, c’est autorisé l’autre à vivre aussi, c’est se laisser une nouvelle chance. Laquelle ? Ça seul l’avenir le dira …

( 1 octobre, 2017 )

Ces cercueils en carton

Mourir dans la dignité, respectons également l’environnement, cessons d’avoir peur de cette fin. Je lisais dernièrement tout un article sur les cercueils en carton. Je vois déjà vos têtes, je pense que ce post sera peu lu, et pourtant, ne trouvez-vous pas démesuré cette opulence lors des obsèques, ces cercueils en chêne qui valent des fortunes, ces tombes en granit, cette impression de pouvoir alors que la vie n’est plus ?

Un cercueil en carton est plus spécifiquement fabriqué de cellulose, de poudre de bois, ou de fibres réalisées à partir de papier usagé et retraité et d’un papier Kraft.

On est bien loin du bois de qualité. J’en entends déjà me dire, mais le défunt ne sera pas bien installé ! Euh, comment vous dire, votre pauvre ancêtre, que vous le vouliez ou non, est mort, il ne ressent plus rien, il n’existe plus. Il se fiche totalement d’être dans une vulgaire boite ou dans un mausolée.

C’est vous qui restez et vous seul qui avez besoin de ce débordement.

Adepte de l’incinération, il ne me serait jamais venu à l’esprit de faire construire une tombe de luxe pour mon fils. Rien que l’idée de voir son superbe sourire bouffé par les asticots me donnait des nausées. Et puis, la vie continuait, j’avais d’autres enfants à élever.

J’avais une relation de l’époque qui avait aussi perdu un petit bonhomme. Elle lui avait fait construire  » le chef d’œuvre « , s’endettant sur plus de vingt ans, une tombe immense avec l’accord de Disney. Dois-je vous dire qu’elle a fini en dépression, ne pouvant faire son deuil, toujours reliée à cette tombe gigantesque qui ne pouvait que lui rappeler ce qu’elle avait au final perdu.

Alors ? Pourquoi rejeter l’idée des cercueils en carton, bien plus écologiques, bien moins coûteux ( dix fois moins chers) ?

La mort est un commerce. Perdre une personne, une réelle souffrance. Si on pouvait changer certaines idées préconçues et éviter d’aliéner les deux ! Enfin, moi ce que j’en dis … Une chose est sûre, que personne ne pense à « mon bien-être « , je veux une incinération écolo, et sans frais exorbitants.

Si vous vous intéressez tant à mon bonheur, faites-le de mon vivant !

 

Pixabay.com

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( 30 septembre, 2017 )

Aimer passionnément.

 

Qui n’a pas un jour, bien malgré lui, oser penser sans peut-être oser dire » qu’est-ce que je t’ai aimé, toi ! »

Amour passionnel, fusionnel, parfois même platonique, la passion reste toujours un peu mystérieuse. C’est un sentiment dangereux qui nous fait perdre le sens des réalités, qui nous incite à dessiner l’image de l’autre, une image que nous modelons, mais qui n’est pas nécessairement sa véritable image, une image contre laquelle on va parfois bloquer, rejetée. L’amour n’a pas de raison ni de loi,, on ne sait pas pourquoi on tombe amoureux, et encore moins pourquoi cette attirance devient passionnelle. Certains grands amours ne seront jamais passionnels, à l’inverse d’autres qui seront un véritable tsunami.

De là à devenir fou d’amour, il n’y a qu’un pas. La ligne est fine entre raison et déraison. La personne folle d’amour est capable de trouver des mots qui vont renverser le monde, de distiller des promesses d’éternité, et si cette passion devient physique l’aliénation n’est pas loin. Pourquoi aimer à la folie alors allez-vous me dire ? Parce que c’est ce qui est merveilleux, cette sensation de ne pas avoir d’âge, de n’exister qu’au travers de cet amour, ce sentiment de perdre son temps à attendre tout en se disant que ne pas le perdre serait peut-être encore pire, aimer passionnément, c’est s’inscrire même si on a déjà des cheveux blancs dans une certitude : j’aime encore, bon sang, je suis vivant !

 

 

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( 29 septembre, 2017 )

Ces femmes ou ces hommes que l’on admire

Nous avons tous en tête, une femme, la femme dont on admire la plume ou la classe, celle que l’on aurait rêvé de ressembler, celle que l’on aurait inconsciemment voulu être. Je pense à l’auteure Marguerite Duras, femme ayant vécu sa vie jusqu’au bout de ses désirs, ces stars dont la beauté nous touche telle que Sophie Marceau, des femmes qui se sont battues pour une cause comme Rosa Parks, celles qui n’étaient que pur génie comme Marie Curie.

Pourquoi admirons-nous les autres ? Je pense que la vraie admiration est très positive. Elle permet de se dépasser, de se surpasser, de se dire que si cette personne a réussi, pourquoi pas nous?

À mon époque, nous avions un prof de mathématiques, dont presque toutes les filles étaient folles, non qu’il était beau, mais il avait un charisme fou. En troisième, nous étions un groupe de midinettes réfractaires aux mathématiques, je le suis toujours même si je dois l’enseigner à mes élèves. L’admiration que nous avions pour cet homme était comique, digne d’une compétition, à qui récolterait le premier bonjour, le premier regard. Pour arriver à attirer cette attention, nous étions prêtes à tout, même à passer nos dimanches à bosser de l’algèbre ! Résultat notre groupe de dix allergiques aux opérations avons dépassé en fin de troisième les têtes de classe, avec des notes fabuleuses, et la bise du prof en cadeau le dernier jour.

Alors la pédagogie par l’admiration est certainement une chose très positive ! Elle ne dure pas ! Deux ans après, n’ayant plus un tel prof, je me suis retrouvée où j’avais ma vraie place, en section littéraire.

Dans la vie, c’est pareil. Nous croisons des personnes qui nous fascinent par un mot, une manière de voir la vie, qui vont indirectement nous pousser à changer en bien, qui vont nous aider, sans le savoir, à nous construire. Le seul bémol est que parfois une confusion se dessine lorsque l’on associe des qualités morales à des qualités relationnelles. L’autre que l’on pensait exceptionnel va juste redevenir un être humain avec ses failles, ses défauts, voire ses bassesses. Le choc peut-être très dur. Cet autre que nous admirions se retrouve auréolé d’une ombre, ne sachant comment sortir de cette excès admiration (sauf quand comme mon ancien prof, il s’en servait pour la bonne cause). De là, va naître une déception. Nous ne reconnaissons plus en l’autre celui que nous admirions, nous nous sentons trahis, déçus. Nous en voulons inconsciemment à cet autre de n’être que ce qu’il est, tout comme nous en voulons à nous-mêmes de n’avoir pas vu à temps ces horribles défauts.

Pour conclure je dirais que l’admiration est une vraie bénédiction qui peut nous porter à nous surpasser, à atteindre des objectifs que l’on n’aurait jamais soupçonné, à oser l’impossible, mais si on veut éviter le retour violent de bâton, nous ne devons surtout pas être aveuglés par cette admiration.

« On ne peut admirer longuement que ce que l’on admire sans savoir pourquoi. » Jean Rostand

( 28 septembre, 2017 )

Cette manie de critiquer.

 

Hier suite à un débat avec mes élèves de dix ans, nous nous sommes engagés sur de l’activité préférée de chacun, et un groupe de filles a répondu   »Nous, notre passe-temps préféré est de critiquer  les autres ». Là, j’avale ma salive tentant de comprendre, et l’argumentation fut clairement énoncée face au pourquoi. « Parce que cela fait du bien de dire du mal des autres. »

Allo Houston ? Suis-je vraiment sur la même planète ?

Dernièrement j’avais lu aussi un article expliquant que le cancanage était très positif pour notre société. J’hallucine !

En quoi dire du mal des autres peut-il nous faire du bien ? Je n’ai jamais supporté les personnes qui déblatèrent sur les autres, qui sèment leur venin, qui répandent des rumeurs. Je ne dis pas que je ne l’ai pas fait. Malheureusement, il m’est arrivé de céder entre deux portes à l’écoute des cancans, applaudissant les critiques acerbes de collègues, histoire d’être dans cette norme sociale, mais je n’en ai jamais pris plaisir. Une fois chez moi, je maudissaus ma stupidité de mouton d’avoir écouté ces âneries, parfois des ragots croustillants sur une personne de mon passé. L’idée même que l’on puisse faire pareillement derrière mon dos me donne la nausée, et pourtant, je sais que ce fut le cas à une époque déformant, changeant une réalité.

Pourquoi ce besoin de beaucoup ? Pour une personne que je côtoie régulièrement , c’est attirer l’attention sur elle. Critiquer est une seconde nature, elle ne pourrait exister sans. Mais les autres ? J’en suis venue à me demander si ce besoin pour certains n’étaient pas d’évacuer leurs propres peurs, leurs frustrations ou leurs désirs. Critiquer l’autre pour sa tenue sexy, n’est-ce pas une pointe de jalousie, une envie de s’habiller pareil ? Montrer du doigt la copine adultère, n’est-ce pas sous des « oh, choqués » un désir caché ?

La critique peut-être totalement dévastatrice pour celui qui en est la cible, plongeant certains dans des comportements divers, le retrait total, la violence, la vengeance…

Ne serait-il pas bon de trouver une autre façon de se libérer ? Les mots répétés, transportés, déformés peuvent être pires que des épées. Parler de jolies choses, offrir des compliments n’est-il pas plus sain ? Au lieu d’entendre des élèves dire  » cela me plait de dire du mal des autres », ne serait-il temps d’entendre  » Quel bonheur j’ai eu de dire du bien de l’autre ! » Une fois encore, n’est-il pas temps de changer certaines mentalités ?

( 27 septembre, 2017 )

Le baiser

Pourquoi embrasser est-il si important ? Les statistiques montrent que plus de 90% des humains s’embrassent, se frôlent les lèvres chaque jour. Je me suis toujours demandé pourquoi ce geste si doux, si tendre était tellement important, souvent signe de la bonne santé d’une relation. Lorsque l’on n’aime plus, on se contente d’une bise sur la joue, mais les bouches qui se touchent, les langues qui s’enfoncent se font rares.

Le premier signe d’un non-amour est cette révulsion au baiser, tandis qu’à l’inverse lorsque l’on tombe amoureux, on ne rêve que de ce premier baiser qui sera souvent immortalisé, même si ensuite le passage au lit s’avère un échec ou que la relation ne dure pas, ce baiser, lui, restera.

Étant une éternelle romantique, j’ai eu beaucoup de coup de coeur dans ma vie, mes lèvres ont effleuré d’autres lèvres , surfant entre les baisers prudes, les baisers passionnels, les baisers épidermiques. Je suis une femme, et il semblerait que les femmes attachent bien plus d’importance que les hommes à ce geste à la fois tendre et érotique. J’adore être embrassée.

Le baiser est l’instrument du désir, du plaisir, de l’émotion, bien plus important que le rapport qui pourra suivre. Il est un peu le pinceau qui va dessiner le futur tableau érotique, la peinture qui va mettre de la couleur, l’huile qui façonnera l’amour. Malheureusement, tous les hommes ne savent pas embrasser, et c’est fort dommage.

Cela n’empêche pas d’être de bons amants, mais il manque quelque chose   .

Et puis, il y a LE baiser, celui dont on a rêvé, celui que l’autre nous a promis, parce juste à demi mot, juste entre les lignes, celui qui a failli arriver, celui que l’on a refusé bêtement, celui que l’on a regretté, tous ces baisers qui nous font simplement dire que nous sommes en vie.

 

Et même si c’est un peu immoral, si un baiser se profile, croyez-moi, il ne faut pas le refuser. D’abord, c’est bon pour la santé, un baiser « passionné », brûle entre 2 et 3

calories par minute, j’en aurais bien besoin allez-vous me dire … :) ahahah

Alors il faut continuer à imaginer, comme lorsque nous avions vingt ans, cette image, se retrouver sur un banc afin de s’embrasser goulûment, doucement, tendrement, érotiquement, quelques instants, suffisamment pour sentir des dizaines de papillon nous envahir. Rêver, toujours, encore, et vous, vous avez renoncé à rêver ?

 

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Prise sur Pixabay

 

( 26 septembre, 2017 )

Le jour où …

 

Il y a des milliers de jours où … celui où on a eu son permis, celui où on est tombé amoureux, celui où on a tenu son enfant la première fois. Chacun pourrait remplir son petit carnet de ces moments, uniques, qui n’appartiennent qu’à nous.

Et puis, il y a un jour, identique aux autres vu de l’extérieur, un jour où tout change, où on change, ce jour où un poids que l’on porte depuis des mois voire des années s’envole, un rayon de soleil qui se dessine l’horizon, une sensation fabuleuse, c’est fini, on n’a plus mal, on n’a plus ni rancoeur ni colère, on s’en moque.

Le jour où on a pris du recul, où la réalité s’impose, tout ce que l’on a vécu ne fut pas inutile, tout ce que nous avons souffert prend enfin un sens.

Le jour où tout redevient normal, on se sent bien, on va bien, on a franchi ce pas qui était si lourd et des milliers de nouveaux pas nous attendent.

Je terminerai juste par des mots lus dans un roman   » Et puis un jour on s’en fout, et qu’est-ce que cela fait du bien ! »

On peut juste se demander pourquoi on a attendu si longtemps …

( 26 septembre, 2017 )

Pourquoi n’ai-je pas participé au concours 24h cette année?

Ayant depuis le début accepté de jouer la transparence, vos interrogations sont légitimes. Cette année, effectivement, je n’ai pas participé au concours Edilivre malgré un fort bon classement durant deux ans. Mea culpa, je ne peux être au four et au moulin. Déjà je n’ai pas échappé aux cochonneries microbiennes, avec en prime mon papillon qui fait des siennes, rajoutons à cela un travail de début d’année imposant ( les effectifs ne cessant de monter, la charge aussi), et la finalisation de Rouge pour Évidence éditions. Vous constaterez, peu de temps pour respirer ce we.

N’étant pas une spécialiste des nouvelles, pire je n’aime pas du tout ce genre littéraire, j’ai préféré m’abstenir que faire un mauvais rendu. Tout le monde le sait, je n’aime pas les concours ni la compétition, et même si j’ai toujours eu la chance de voir mes textes en haut de liste, je n’en éprouve pas une grande satisfaction. Enseignante avant tout, je trouve qu’un texte écrit avec son âme ne de rait pas être jugé. Qui est assez qualifié pour donner une note à une émotion pure ? Au niveau de mes classes, je n’ai jamais pu dire qu’un texte était meilleur qu’un autre, juste peut-être pointer le style moins bon, et encore, un mauvais style fait-il pour autant une mauvaise nouvelle ? Je pense à mon premier polar Rouge, ce brouillon qui s’est tellement vendu. Le travail que je viens ‘effectuer 4 ans après fut énorme, et j’en remercie encore l’éditrice de collection qui m’a vraiment aidée à pousser le style. Car toucher à un roman déjà construit, casser le style qui était bâtard, ne fut pas facile. Une petite victoire personnelle m’étant pourtant jurée de ne jamais reprendre ce premier manuscrit. Encore une fois un défi personnel réussi, un plongeon vers des mots issus d’une autre vie, d’un autre temps, permettant de fermer un livre resté trop longtemps ouvert.

Pas de participation au concours donc, mais Rouge, par qui ce blog a vu le jour, reviendra, mieux qu’avant, début 2018…

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