( 4 juin, 2017 )

Le doute, ce poison

Cette phrase que nous avons tous entendue un jour, et qui va nous clouer sur place. « Lève-moi un doute ! Es-tu certaine qu’il tient à toi ? Qu’il t’aime ? Es-tu sûre que ton livre est bon ? Es-tu convaincue de ce que tu avances ? »

Alors le doute s’installe, et avec son partenaire la suspicion. On se met à refaire l’histoire, à tirer des phrases déjà faites de notre mémoire, tel un puzzle on part à la chasse de l’indice, celui effectivement qui va nous plonger dans un abime sans fond.

Comme tout artiste, le doute fait partie intégrante de ma vie. Je ne suis jamais certaine de bien faire même si j’ai tout fait pour pointer vers le meilleur. Ce doute là permet de grandir, de progresser, de devenir meilleur, et puis il y a l’autre, le doute pervers celui dont on n’a pas de réponse, celui qui fait mal.

N’étant pas narcissique, je ne me suis jamais posée de questions sur ce que je renvoyais aux autres. Vivant avec des enfants qui sont toujours très positifs, je ne retenais que des compliments simples  » joli sourire » ,  » tu ne fais pas ton âge »

Et puis un jour, il y a toujours un jour, le jour que l’on n’oubliera pas, où on apprend par l’ami d’un ami que ce dernier ne nous apprécie plus parce que l’on est un peu trop ronde.

Pour moi ce fut plus violent que si une voiture m’avait renversée. J’ai pris ce doute en pleine face, l’ami n’a pas réagi. Ce fut le pire. Des années après, je m’interroge encore. Mes petits kilos furent-ils un obstacle à notre complicité ou simplement nos routes devaient se séparer ?

Le résultat ne s’est pas fait attendre. Au lieu de fondre, j’ai pris des kilos de doute. Je me suis détestée de n’être que ce que j’étais. Je m’en suis voulue.

Et puis le temps efface les mots. J’ai retrouvé mon poids ( ce qui ne veut pas dire que j’ai une taille de guêpe, mais je suis de nouveau en accord avec moi). Je me suis pardonnée de n’avoir pas été assez forte, j’ai pardonné à ceux qui ont pensé ces mots.

Une question reste, et si je n’avais pas douté, et si j’avais accepté simplement de n’être que ce que j’étais au lieu de souffrir de ne pas être ce que cette personne voulait, aurais-je pu m’éviter ces mois de souffrance ? La douleur nous pousse involontairement à faire aussi du mal par ricochets, quel incroyable gâchis ce poison qui s’est distillé. Là il s’agissait de presque rien qui a déclenché un tsunami, mais chaque différence attire des pics qui poussent au doute.

Conclusion. Ne laissons pas le doute pourrir notre présent, ne cessons surtout jamais de croire en nous.

( 3 juin, 2017 )

Ces bonnes raisons …

Je n’ai pas de bonnes raisons, j’aurais aimé en avoir une, mais je n’ai pas de bonnes raisons, et pourtant comme j’aurais voulu en avoir !

Ce sera ce coup d’éclat que l’on ne va pas arrêter, parce que l’on est trop sûr de nous. Et pourtant aucune raison pour le provoquer, toutes les raisons pour le stopper, mais on ne fera rien. L’orgueil prend le dessus, la méfiance, la bonne contenance. On ne sait même plus comment cela a débuté. On sait juste qu’il y avait de bonnes raisons, c’est obligé !

Ce sera le coup de foudre inattendu, celui que l’on ne voulait pas, celui que l’on n’attendait pas, celui qui hante nos pensées. Là aussi il doit y avoir une bonne raison ! Notre femme est super alors pourquoi elle ? Bien sûr que ce n’est pas ma faute, c’est sa faute à elle …

C’est mieux d’y croire non ?

Parce qu’au fond nous avons besoin de nous justifier afin d’éviter notre culpabilité, nous avons besoin de poser des bonnes raisons sur ce qui ne sont au final que des émotions.

Vivons ces émotions, et évitons surtout de nous trouver de trop bonnes raisons.

( 2 juin, 2017 )

Pourquoi les choses que l’on aime le plus sont-elles celles dont on se lasse le plus ?

On s’est tous trouvés un jour face à cette envie, ce besoin incontrôlable de posséder  une chose parce que tout le monde en parle, parce que c’est à la mode. Et puis, quelques semaines plus tard, cela ne nous intéresse plus. En amour ou en amitié, certains vivent des comportements similaires. Ils désirent, sont prêts à tout pour séduire, inventant des stratagèmes parfois bien tordus, déposant du miel sur chaque mot, et puis une fois la proie conquise, l’assiduité ne suit pas, le charme disparaît.

Autant avec un objet, cela m’arrive de temps à autre … l’appareil de sport acheté bien cher dont je n’amortis pas l’investissement, autant dans mes relations, je reste bien naïve, entretenant souvent des liens morts simplement parce que je ne me suis pas lassée. Je l’ai déjà expliqué, lorsque j’offre ma confiance, et c’est rare, c’est que j’ai senti un lien possible, quelque chose pouvant conduire à un événement, un projet positif pour les deux parties. En amour, ce sera l’évidence, en général le pas viendra de l’autre, car je ne me risque jamais sur de sables mouvants.

Peut-on se lasser d’un amour ? Bien sûr. On le voit dans l’analyse de la société. Au bout de cinq ans, la majorité des couples vivent une histoire routinière, coincée entre les enfants, le travail, puis l’homme va aller de plus en plus au sport, voir des amis ou simplement se replier sur ses jeux vidéos tandis que les femmes vont se morfondre dans une pseudo déprime qui ne va cesser d’augmenter avec l’âge des enfants.

À trop vivre aux côtés de certaines personnes, ils deviennent semblables à des objets que l’on aime toujours, mais qui prennent la poussière.

Seuls de nouveaux projets, de nouvelles rencontres peuvent éviter ou détourner cette inévitable lassitude. Trop de personnes vivent dans le souvenir de ce qui fut, peut-être serait-il temps qu’ils vivent tout simplement, et s’ils sont en couple, ou en amitié vraie, ensemble, ce serait mieux !

( 1 juin, 2017 )

Le monde de l’édition est une toile d’araignée.

Le monde de l’édition est en ruine, le numérique tue le livre et j’en passe. Avec presque quatre ans de recul, j’ai appris à relativiser.

Avant, c’était avant, je voyais ce milieu comme un univers paradisiaque où tout le monde il est beau tout le monde il est gentil, une grande famille où tout le monde s’aime. Ah fichue naïveté ! Je me suis encore cassée les dents ou alors on n’a pas tous le même concept famille.

Déjà j’ai découvert qu’il existait des dizaines de moyens de publier un livre, de l’auto édition aux grosses usines à livres, qu’il existait plein de minuscules ME dont personne ne parle jamais, que les prix littéraires connus ne sont réservés qu’à une élite ( non à cause de sa qualité irréprochable, mais pour son label), que les salons font vendre mais surtout si on a un Nom ( éditeur ou auteur ) et que l’on pouvait au final perdre un bien précieux, l’envie, la vraie. Et surtout que comme dans la vie, il y aura toujours ceux qui vont écraser les autres quitte à piétiner, faire des sourires, puis démolir un projet par jalousie, frustration ou méchanceté. Je pensais le monde de m’édition synonyme à un conte de fées, j’avais juste ou lié que comme dans tous les contes, il y a des méchants.

Comme tout le monde le sait, j’ai publié dans une édition alternative ( on en disait beaucoup de mal, j’ai eu beaucoup de lecteurs, j’en suis sortie au mouns reconnue si ce n’est connue ), dans une petite ME avec qui j’ai terminé mon engagement et où mon recueil sur la maladie d’Hashimoto continue de se vendre. L’édition ne se stoppe pas à deux choix. Il reste les petits éditions provinciales dont on me dit beaucoup de bien, pourquoi pas ? , il me reste aussi à tester l’auto édition pure comme Amazon ( mais seule c’est bien difficile, surtout quand on est incapable de faire un BAT correct ) et les grosses éditions ( en ai-je vraiment envie ? Peut-être si Laffont ou Actes Sud me faisaient un clin d’œil ?)

Dans tous les cas, je suis convaincue que le livre sera et restera une valeur sûre. Peu importe où il sera publié, l’important est le lecteur qui le lira, de plus en plus sur support numérique. Le milieu va devoir s’adapter.

Rentrer dans le monde de l’édition m’a donnée l’impression d’être dans une toile d’araignée géante. Il y a des pièges partout, des insectes prêts à avaler l’araignée si elle n’y prend pas garde, des jalousies gratuites injustifiées pour quelques lignes. Et puis de merveilleuses rencontres, et ces moments fabuleux où,on met le mot fin d’un roman, où il est prêt, où on a atteint un but.

Alors écrire et être lue restent pour moi le plus grand plaisir. Après le support, l’édition, peu importe. Seul compte l’endroit où mes mots se sentiront bien, et ce ne sera le cas que dans un environnement positif et bienfaisant.

( 31 mai, 2017 )

Les couples libres.

Dernièrement j’assistais à une discussion sur les couples libres. L’alternance entre les « pour » et les « contre » étaient presque risibles, la plupart des arguments n’en étant pas. Un couple libre est un couple qui se donne l’autorisation avec le sourire d’aimer ailleurs, en général auréolé d’un contrat tacite où chaque partenaire va séparer sexe et amour. Utopie ? J’en suis convaincue. On ne sait jamais à l’avance lorsque Cupidon va lancer sa flèche, lorsque le coeur va l’emporter sur la raison, lorsque l’autre ne sera plus juste un simple objet sexuel, mais quelqu’un que l’on va aimer.

Ces hommes, car une majorité des adeptes de l’union libre sont de sexe masculin, me font toujours rire. Ils sont passionnément amoureux de leur femme, mais ils ne peuvent résister à une autre femme.

Je conçois que pour beaucoup, la frustration est lourde à porter, certaines femmes délaissant leur conjoint pour leur travail, leurs enfants, alors des petits coups dans le contrat de fidélité apportent à ces messieurs une impression de bonheur, mais est-ce si simple ? Notre propre liberté s’arrête à celle de l’autre, et si on est vraiment amoureux, comment peut-on accepter d’imaginer l’autre entrain de batifoler ?

Des sentiments comme la jalousie, la peine peuvent se mettent en travers.

Cette pseudo liberté n’a rien de sécurisante, nul n’est à l’abri d’aimer vraiment cette personne qui n’a rien de commun avec la compagne bien sage, mère de famille exemplaire. Sexe, plaisir, désir vont alors se mélanger avec amour pour ne faire qu’un.

Dans l’absolu, le concept de liberté est intéressant puisque nous n’appartenons à personne. D’un autre coté, je pense que dans une telle décision de couple, il y a toujours d’un côté, celui qui en a vraiment envie, et l’autre qui par amour va accepter cette condition, pour garder son conjoint (car « l’acceptant » est en général l’homme).

On n’est pas infidèles par hasard. Cela n’arrive que lorsque l’on ouvre une porte, lorsque l’on ne trouve plus ce dont nous avons besoin. Alors on va chercher inconsciemment la personne qui va combler nos désirs.

Un couple libre est un couple qui se dit fidèle, et qui au final ne l’est pas, mais l’infidélité n’est-ce pas de délaisser l’autre, de ne plus rien attendre de cette personne, de cesser de conserver l’autre comme unique. N’est-on pas au final tous des couples libres dans nos têtes ? Car qui n’a pas été sexuellement parlant fidèle, et pourtant totalement infidèle dans ses rêves ?

Au final, chaque relation est différente, le tout reste de ne jamais faire volontairement souffrir l’autre. D’accepter de pouvoir tomber amoureux, et de savoir que cet amour interdit, s’il n’est pas vécu avec sérénité, provoquera des dégâts considérables voire irréparables dans le couple.

( 30 mai, 2017 )

Les mensonges de l’enfance

 

Les mensonges de l’enfance sont des plaies qui continueront de pourrir à l’âge adulte, détruisant parfois l’équilibre bien précaire de la vie. Ce sont ces paroles entendues non comprises, ces mots que l’on dit parfois pensant bien faire, cette violation de l’innocence, toutes ces phrases pouvant ressurgir un jour tel un mantra, le jour où l’on  ne s’y attend pas. J’ai toujours eu pour principe de dire la vérité aux enfants, aux miens comme à mes élèves. Certaines personnes que j’ai pu croisées agissent autrement. Je me souviens d’une personne dont la fille fut tuée par un motard en revenant d’une soirée. Se sentant tellement coupable d’avoir laissé son enfant aller à cette fête seule, elle mentit à son propre fils, transformant les causes de cette mort en un mélodrame absurde. Des années plus tard, le petit qui a pourtant grandi, reste figé dans un passé plein de mensonges. De dépressions en dépressions, il ne vaut son salut qu’à une psychothérapie suivie de plusieurs séances d’hypnose. Aujourdhui encore la maman refuse d’avouer la vérité comme si elle-même a fini par croire à sa propre version de l’histoire.

Il ne faut pas mentir aux enfants. La vie n’est pas un conte de fées. Les happy end n’arrivent que dans les romans, dans la vraie vie, on rencontre des embuches, de la violence, des claques.

Il ne faut pas mentir aux enfants. Ils n’ont rien demandé. Il ne faut pas les sous-estimer. Ils ne sont pas si fragiles. Deux parents qui ne s’aiment plus est une chose simple à comprendre pour les jeunes de ce siècle, par contre mentir, faire semblant, les place dans une illusion de la réalité.

Parfois, c’est difficile de dire la vérité à un enfant, il faut du courage, même si nous sommes des adultes. Il nous faut affronter leurs regards et notre propre peur. Il faut surtout les regarder droit dans les yeux. Le mensonge nait généralement de la honte. Évitons d’avoir d’avoir honte, tout simplement …

( 29 mai, 2017 )

Si par hasard,

Si par hasard,

 

 

 » Si par hasard on pouvait tout recommencer que ferions-nous ? Que changerions-nous de notre passé ? Ces rencontres qui nous ont fait basculer ? Ces mains que nous avons à peine osé toucher ? Ces baisers que nous n’avons pas donnés ?

Ces choix, ceux que l’on n’a pas faits,  ceux que l’on n’a pas pu faire, ceux que l’on a ratés bêtement, ceux qui sont restés derrière une porte bien fermée.

Si par hasard nous pouvions revenir en arrière, choisissions-nous la facilité, la route que nous avons déjà empruntée ou gravirions-nous les centaines de marches qui traceraient notre nouvelle destiné.

Si par hasard, nos rêves pouvaient tous se réaliser, serions-nous disposés un peu à les partager, notre monde a tant besoin d’un espoir auquel s’accrocher.

Si par hasard je pouvais juste tracer un pont étoilé pour te permettre de le traverser, juste pour discuter, simplement pour oublier ce qui s’est passé.

Si par hasard, ce que j’ai vu un jour dans ton regard, imaginé stupidement peut-être le début d’une histoire, si par hasard je ne m’étais pas trompée, si tu avais osé imaginer que nos corps puissent passionnément se retrouver, et si cette allumette n’avait pas été grattée, penses-tu que nous aurions pu nous aimer ?

 

Si par hasard je pouvais te parler, je te dirais juste que je suis désolée si je t’ai fait du mal, si j’ai bouleversé ta vie, si on s’est mal compris.

Si par hasard, nous pouvions tout recommencer, malgré les larmes, sache que je ne t’effacerai pas, et j’aimerais encore une fois te remercier, pour tout ce que tu m’as apporté, te dire qu’aucun mot n’existe pour dessiner à quel point tu as compté et quela vie nous m’a fait un bien vilain pied de nez.

 

Mais je ne crois pas au hasard, alors pourrais-je un jour vraiment écrire la fin de cette histoire ?  »

 

 

À toutes ces rencontres parfois avortées par la vie qui ne sont pas le fruit du hasard.

À vous tous qui me lisez,

À toi, vous, qui fus bien plus que cela.

 

Texte protégé copyright @ extrait prochain polar POURPRE

( 28 mai, 2017 )

La fête des mamans

 

Faut-il souhaiter la fête aux mamans ? En tant que l’une d’elles, je ne peux que dire oui, ayant eu cinq enfants, même si comme la fête de l’amour, les mercis devraient être quotidiens.

J’anticipe les réactions de certains, certaines mères ne méritent pas l’amour de leurs enfants, mais elles restent rares. Mettre un enfant au monde est une des plus belles choses de la vie même si c’est synonyme dé souffrance. Il existe des centaines de manuels sur comment être une bonne mère, pourtant on n’apprend pas à être parent, on le devient, on se trompe parfois, mais on essaie, et c’est le plus important.

Une pensée pour ma maman qui m’a enseigné de croire toujours que le meilleur est à venir, que seul le temps efface les douleurs. Chaque année, un morceau de sa mémoire disparaît, mais pourtant dans le bleu de ses yeux, je vois encore briller une étincelle de lucidité, une parcelle de fierté, et une part de la tendresse qu’elle m’a toujours donné timidement, discrètement, avec pudeur, mais avec l’amour que seule une maman peut offrir. J’espère chaque jour avoir fait aussi bien pour mes enfants.

Bonne fête à toutes les mamans.

( 27 mai, 2017 )

La pornographie et l’érotisme .

La pornographie, voilà un sujet que je n’ai jamais abordé, non parce que je suis coincée ou que j’ai des préjugés, juste que ce n’est pas trop ma tasse de thé, donc je n’ai jamais eu l’idée d’en faire un article. On m’a demandé mon avis, je vais vous le donner avec honnêteté.

En tant que femme, la pornographie s’apparente plus à un stimulant peu original qui me dépasse un peu. Un film que l’on regarde une fois par hasard, pourquoi pas, cela peut peut-être apporter un peu de pigments, même si je pense que pour beaucoup de couples, cela rime avec gêne. L’addiction me dépasse, j’ai du mal à comprendre ces hommes scotchés devant leur film X, occupés à mater des sexes en mode XXL.

Mais je respecte les gouts ainsi que chaque individu. Je pense juste qu’une vraie femme est tout de même mieux qu’un film, et surtout que l’affluence de pornographie donne une vision erronée de l’amour aux jeunes d’aujourd’hui, obligés souvent lors d’un passage sur le web, de voir apparaître des « images pouvant choquées ».

Une fellation en gros plan n’a rien de beau pour un enfant, alors que dans un jeu érotique, elle va prendre tout son sens. L’érotisme est plus un art de vivre, une suggestion du désir au travers des gestes, des attitudes. C’est trouver beau un corps même s’il a vécu nombreuses années, s’il a quelques kilos en trop, c’est prendre plaisir à découvrir l’autre avec sensualité, lui donner envie un peu comme si on peignait un tableau à l’aide d’un pinceau. L’érotisme, c’est offrir à l’amant un univers plein de magie au travers de massages sensuels, caresses, fantasmes, tous empreints de désir et d’amour.

La pornographie est du sexe à l’état pur, brut, dans l’érotisme, il y aura toujours une forme d’amour.

Regarder un film érotique me semble donc bien plus excitant qu’un porno ( mais cela n’engage que moi). Je pense entre autre à la fameuse scène de 9 semaines et demie où Mickey Rourke passe un glaçon sur le corps brûlant de Kim Bassinger. On assiste au désir monter à l’état pur , Autre film « la nuit nous appartient « , Eva Mendes entrain de se masturber tandis que Joaquin Phoenix se joint à elle, c’est sulfureux. Nul besoin de passer au sado masochisme comme dans « 50 nuances de Grey », la passion se conjugue avec l’érotisme. Combien d’hommes dans un couple institutionnalisé vivront de tels fantasmes érotiques ? Combien de femmes auront un époux qui prendra le temps de faire vibrer ainsi leur corps au bout de vingt ans de mariage ? Une amie me disait avec humour que c’est à cela que servent les amants. Une chose est sûre, une étude américaine montre que s’éclater au lit rallongerait notre vie. Alors ? Vous attendez quoi ?

 

( 26 mai, 2017 )

Pourquoi une rupture fait-elle si mal ?

 

Sujet récurrent que poètes et romanciers ont conjugué à tous les temps. Une séparation amoureuse ou amicale fait mal, qu’elles soient choisies ou non. Lorsque l’on est heureux, que l’on savoure une relation, on ne peut s’imaginer qu’il puisse y avoir une fin. Et puis un jour, cela nous arrive à nous, alors que l’on ne s’y attendait pas, alors que rien ne présageait cet ouragan. On va donc prendre cette rupture qui va s’apparenter à une trahison de plein fouet avec violence. Certaines personnes font une différence entre l’amitié et l’amour, mais il n’y en a pas. Si l’investissement est profond, nous touchons deux sentiments synonymes. Le plus difficile dans une rupture sera le manque d’explications,  la rupture violente sans retour, la porte qui claque, la nouvelle annoncée par un tiers, nouvelle à laquelle on ne croit pas, à laquelle on ne veut pas croire.

Celui qui est quitté se sent d’un seul coup dévalorisé, diminué, rabaissé. L’abandon va être un vrai traumatisme donnant naissance au manque. Si l’attachement était sincère, le manque prendra la première place, un manque presque addictif.

Lâches ceux qui rompent ainsi, sans un mot, sans une explication. Se rendent-ils compte que l’autre n’a pu ainsi exprimer sa souffrance ? Qu’il va la garder causant des dégâts pouvant mettre des années à cicatriser ?

Toute histoire a un début et une fin, mais poser des mots sur cette fin est primordial.

Deux personnes ne sont pas obligées de ressentir la même chose, les mêmes émotions surtout au même moment. Ne dit-on pas qu’il y en a toujours une qui aime plus que l’autre ? Un jour pourtant, l’une d’elle peut ne plus trouver sa place, ne se sentant plus bien dans la relation. Il est préférable d’y mettre fin avec douceur, mais non en fuyant, ce qui revient à faire porter la culpabilité complète sur l’autre qui va se demander ce qu’il a fait, ce qu’il a pu dire, ce qu’il est.

En amour comme en amitié, nous avons une responsabilité lourde. Je ne parle pas des petits coups de coeur qui dure quelques semaines. Je parle des relations qui perdurent au-delà d’une séparation, celle à laquelle on pense des mois voire des années plus tard, ces personnes qui nous hantent bien malgré nous, que l’on n’oublie pas, et pourtant on fait tout pour que ce soit le cas. Seulement voilà, rompre, c’est comme se sentir amputé d’une partie de soi. L’amour ou l’amitié, c’est ce qui nous permet de faire quelque chose de nos manques, manque que l’on retrouve en général chez l’autre. On se rencontre pas au hasard. La rencontre n’a pu avoir lieu qu’à cause du choc de ces deux solitudes inavouées. Une séparation va nous renvoyer avec encore plus de violence dans ce manque ce l’autre.

Peut-être est-il nécessaire de se protéger en donnant simplement la possibilité à l’autre d’être le centre de sa propre vie, et non le centre de l’autre. Trouver des personnes là pour élargir notre horizon, et non le réduire, prendre conscience surtout que c’est notre vie que nous menons et à travers elle, notre solitude. L’autre peut nous aider à l’accompagner, mais non la combler.

À chacun d’apprivoiser la rupture, d’en faire une force, une autre réalité, et qui sait,

certains liens qui se sont coupés pour de mauvaises raisons, pourront se renouer, ou pas, l’important est d’avoir su surmonter cette douleur, d’avoir accepté que l’autre puisse avoir eu ce choix, celui de nous quitter, de partir, de ne pas vouloir continuer, tout en nous offrant la possibilité de ne ressentir aucune culpabilité

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