( 25 février, 2020 )

Ce mal de dos !

Que l’on soit atteint d’une maladie ou pas, le dos, ça parle à tout le monde. Les médecins trouveront des causes scientifiques : une mauvaise position, un faux mouvement … Le mal de dos n’est pas à prendre à la légère, c’est un signal de notre corps. Il est vrai que lorsque nous avons une maladie auto-immune comme Hashimoto, on en bave de ce dos. D’abord parce que les muscles sont moins « solides » et puis également parce que la thyroïde est le centre des émotions, le corps parle triplement !

Qui n’en a jamais eu plein le dos ? Ce ras le bol que l’on supporte en serrant les dents.

Le stress ne fait pas de cadeau à notre corps et il est donc important d’écouter ces douleurs qui parlent. Les douleurs s’invitent à petits pas. Ce sera une sciatique par ci, une autre par là. Jusqu’à la ligne rouge, celle qui va nous obliger à nous poser.

Certaines personnes prennent également l’habitude de vivre avec ces douleurs allant jusqu’à parfois s’en servir comme prétexte pour renoncer à vivre.

Il faut donc être très vigilant à cette dérive facile.

Une personne qui souffre souvent va s’enfermer dans sa douleur, va s’entourer d’ondes négatives, obéissant aux médecins qui vont la bourrer d’anti-douleurs. La facilité ! Un engrenage terrible d’où il est fort difficile de sortir.

Il est néssaire de sortir de cette spirale, de se reconnecter avec ses propres émotions.

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( 24 février, 2020 )

La solitude n’est pas une fatalité !

La solitude n’est un enfer que si nous le voulons. Nous sommes seul dans le ventre maternel, seul dans notre berceau, seul dans notre tête, seul à agir et seul à mourir.  Alors plutôt que de craindre la solitude qui peut s’imposer à certains moments de notre vie, il faut apprendre à vivre avec. cet article exclut la solitude des anciens qui elle, peut-être douloureuse et un véritable enfer.

La solitude, ce n’est pas être dénué d’amis, ce n’est pas être sans amoureux, c’est simplement s’autoriser à avoir des moments où on peut se retrouver soi-même.

La solitude permet surtout d’avoir un recul permettant d’analyser aussi bien les relations toxiques que les relations superficielles que nous pouvons croisées, et Dieu sait qu’il y en a !

Certaines personnes ne supportent pas de vivre seules, s’ennuient ou plutôt s’imaginent s’ennuyer et de ce fait vont toujours tenter de se scotcher à l’autre.

Il est évident que c’est le signe d’un problème certainement lié à la petite enfance, à la peur de l’abandon, mais apprendre à apprivoiser cette solitude ne peut que s’avérer bénéfique. L’autre n’est pas un objet que l’on peut sortir comme un doudou.

À vivre ainsi, dans cette illusion de complémentarité, on assiste à des relations amicales ou amoureuses qui vont vite s’asphyxier faute d’oxygène. Le seul âge où on peut vivre « collé » à l’autre est la période de l’adolescence où chacun des deux partenaires se cherchent. C’est l’âge de « la meilleure amie », l’inséparable, pour qui on serait prête à tout. C’est l’âge où une seule seconde sans l’amoureux prend des allures de drame.

En vieillissant, on découvre vite que l’on peut se sentir parfois bien seul au milieu d’une foule ou d’une réunion, que le nombre de personnes n’allège jamais ce sentiment qui nous est unique. Face à la maladie, face à des erreurs, des échecs, on est toujours seul, même s’il est rassurant de savoir que l’on peut compter sur une personne.

 

Cette personne ou plutôt ces personnes car il y en a rarement une seule, sont les branches de notre arbre de vie. On peut s’y accrocher, les tenir. Elles n’ont nul besoin de notre constante présence, mais ne casseront jamais.

Apprivoiser la solitude, c’est apprendre à vivre libre sans se tenir sans cesse aux branches. C’est un peu au final apprendre à marcher vers une totale autonomie.

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( 23 février, 2020 )

Peut-on vivre sans utopie ?

Notre société est en crise, bon, ce n’est guère nouveau ! La différence réside dans l’omniprésence des médias et des réseaux sociaux qui véhiculent à leur sauce beaucoup d’utopie. L’utopie est un rêve qui pourrait être réalisable si … un projet qui pourrait se dessiner si … l’utopie est pourtant, à mon avis nécessaire, car elle se rapproche du rêve, mais en aucun cas on ne doit vivre avec pour seul objectif le but d’une société utopique, d’une relation utopique, car dans ce cas, on va simplement aller droit dans le mur et se faire du mal.

Actuellement, on retrouve beaucoup ce thème en littérature où il a sa place, celle qui va peindre un avenir où les Bisounours existent encore, car chacun au fond de lui rêve d’un monde merveilleux où l’impossible serait possible, où l’amour serait éternel, où l’argent ne serait pas un problème.

Vivre sans utopie, c’est vivre sans rêve, tandis que vivre avec une vision utopique, c’est vivre intensément en espérant que tout peut se réaliser. Et après tout, pourquoi pas ?D423AFEE-4CCC-445C-A3EC-FC4105D36557

( 22 février, 2020 )

Cette profusion de livres …

On a beau dire, des livres, il en sort tous les jours à tel point que l’on en a le tournis !

Si vous aimez les mots, vous devenez vite boulimique de lectures. Seulement à force de lire des centaines de romans, vous ne pouvez vous souvenir de tous. C’est ainsi que par hasard, vous vous retrouvez un jour à racheter un livre que vous aviez déjà lu, dont vous avez quelques flashs en relisant cette histoire, sans trop vous souvenir de quand date votre première lecture.

C’est la même chose pour ceux qui regardent beaucoup de séries télé.

Notre mémoire est sélective, elle ne retient que ce qui lui plaît, ce qui va la marquer, ce qui va la toucher. Un livre qui nous parle va rester dans nos souvenirs, un ouvrage plus commun ou classique ne va pas se figer. Au mieux, on se souviendra de son titre, rarement de son contenu.

Que deviennent ces livres que l’on oublie, ces bouquins qui prennent la poussière sur une bibliothèque ? ils ont l’immense chance de continuer à exister pour un jour, qui sait, prenne racine dans la mémoire d’un lecteur qui n’est peut-être pas encore né …

 

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( 21 février, 2020 )

Ces scandales qui défraient la chronique

Ne devrait-on pas sourire à cette prolifération d’affaires à scandales ? Je ne parle pas des viols ou de la pédophilie mais des politiques mis en défaut pour des actes liés au domaine privé.

Une fois encore, quitte à choquer, je vais me faire l’avocat du Diable.

Notre France est-elle si puritaine qu’elle est outrée d’apprendre qu’un maire s’octroyait des petits moments coquins ? Comme si c’était nouveau que ces nantis n’étaient pas fidèles ? Il y a eu l’affaire DSK, et aujourd’hui c’est reparti …

Quel rapport avec la politique les affaires de fesses ? Certes, je suis apolitique donc cela me laisse de marbre, mais j’ai tout de même l’impression que c’est un peu comme si les « citoyens modèles, sages, dénués de pensées luxuriantes » étaient trompées elles-mêmes alors que celle qui aurait une raison de faire vraiment la tête ce ne devrait pas plutôt être la femme du mec, ridiculisée en public ? L’apprenant peut-être par le biais des réseaux sociaux ou des journaux ? La honte !

J’ai toujours mis en garde contre les dangers d’Internet ! Comment une vidéo peut tout détruire !

Après, reconnaissez le, il y a des gens vraiment pas très futés ! Tromper sa femme et laisser des traces d’une sexe tape ou de photos érotiques, faut vraiment vouloir se faire chopper la main dans le sac !

Jouons toujours l’avocat du Diable !

Dans le même esprit, combien de mecs ( politiciens ou non) se font prendre pour avoir exhibé leur matos en gros plan en l’envoyant à leur chérie. Sincèrement, c’est un peu narcissique cette attitude, non ? Car franchement quelle femme va s’extasier devant un zob ? Honnêtement, ce n’est pas vraiment d’une beauté à couper le souffle !

Une femme sera séduite par un sourire, par des mots et non par un sexe en érection, alors messieurs évitez les ennuis et gardez le, même au garde à vous, loin d’un appareil photo !

Conclusion

Si les hommes n’ont rien dans le cerveau et tout dans le slip, vaudrait mieux que ce soit les femmes qui gouvernent le monde !

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( 20 février, 2020 )

Croire intelligemment, une nécessité !

Quelques furent les époques, les hommes ont toujours voulu croire ce qui les arrangeaient. Que ce soit au siècle où la terre était plate à celui où la fin du monde sonnerait en l’an deux mille. L’être humain a besoin de fantasmes philosophiques pour exister. De nos jours, ce sont les livres de bien-être et de pensées positives qui font la « une ». Je ne crache pas dessus étant moi-même convaincue du pouvoir de la pensée. Seulement, comme pour tout, on assiste à des dérives, des groupes « de pensées » loin d’avoir cette énergie positive que chacun recherche, des livres simplement écrits pour vendre et où l’émotion ne transpire pas.

Il est bon de croire, que ce soit en une entité, une personne, un projet ou simplement en la vie, mais il ne faut pas jouer avec la croyance des personnes perdues.

Ces phénomènes nouveaux peuvent être très dangereux, incitant la personne à se sentir soudain heureuse, un temps, puis l’effet magique disparu, la chute n’en est que plus lourde.

Croire en toute objectivité est nécessaire.  Que ce soit votre professeur de yoga, votre maître à penser, votre mentor, peu importe la confiance que vous avez en eux, vous devez impérativement prendre du recul et vous poser les bonnes questions.

  • Ne suis-je pas si enthousiaste simplement parce qu’il dit les mots qu’il faut, ceux dont j’ai Besoin ?
  • Ne suis-je pas en train de me nourrir de paroles déjà entendues mille fois ?
  • N’est-ce pas mes propres problèmes, mes doutes que j’essaie d’effacer, avec facilité, plutôt que de vraiment les régler ?
  • Ne suis-je pas en train de combler un vide ? De devenir addict tout simplement ?

La liste est longue, mais vous l’avez compris.  Sortir trop euphorique d’une prise de contact ou après le visionnage d’une vidéo Youtube doit vous mettre sur vos gardes.

Croire ne veut pas dire suivre bêtement !

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( 19 février, 2020 )

L’art et l’écriture sont complémentaires

Gribouilleuse depuis toujours, écrire pour moi est chose facile, comme si chaque mot que je posais sur le papier était juste l’expiration faisant suite à l’inspiration.  L’art, c’est autre chose. Sensible depuis mon enfance autant à la photographie qu’à la peinture, j’ai mis longtemps à retourner vers ces beautés qui me rappelaient que trop ce père que j’adorais, parti bien trop tôt. C’était sa passion et ses oeuvres inondent mes placards. Alors depuis Septembre, j’ai osé me lancer. J’avais déjà commencé l’an dernier, timidement, un peu n’importe comment, juste pour le plaisir de sentir les mots rejoindront les couleurs. Le résultat restait moyen. Je me suis donc autorisée à prendre des cours, car comme pour toutes choses, l’apprentissage de la technique est  incontournable. J’avance, doucement, avec plaisir, la joie au coeur. Les couleurs que je pose avec sérénité, que ce soit par pure inspiration ou en essayant de reproduire un tableau m’ouvrent une porte où je m’évade.  En peignant je m’envole, haut, très haut, et par moments, des phrases, des idées s’invitent. Alors je pose mon pinceau pour vite les ancrer dans la réalité. Alors oui, l’écriture et l’art sont complémentaires. C’est même pire que cela, ils se fondent l’un dans l’autre. Mon prochain manuscrit portera dans son essence les pigments de mes peintures. Joli, non ?

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( 18 février, 2020 )

La peur du changement dans le monde de l’édition

 

Il en faut peu pour faire bondir les français alors tous ces changements qui se dessinent depuis quelques années dans le milieu éditorial fait peur ! On assiste à de vraies polémiques pas toujours bien argumentées au passage, les « pour », les « contre », tranchés, jugés, point final.

Une vraie réalité demeure, le livre d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui d’hier et en jouant l’avocat du Diable, n’aura rien à voir avec celui de demain !

Avant, il n’y avait que quelques « élus », souvent pistonnés qui trouvaient un éditeur, il faut bien l’avouer, et dans de grosses maisons d’éditions.

Avec l’avènement du numérique, les possibilités se sont développées. On peut être contre, là n’est pas la question, l’arrivée des livres numériques, ces derniers ont révolutionné le livre.

Aujourd’hui plus de 40% des auteurs et des éditeurs font leur chiffre avec le numérique.

Pourquoi ? Tout simplement pour une question de coût. Un livre papier est un énorme investissement pour un éditeur alors qu’un epub ne coûte presque rien, donc pur bénéfice.

Bien sûr, les amoureux du papier diront qu’il n’y a pas l’odeur, le vécu du papier. En terme économique, beaucoup de lecteurs s’en moquent. La liseuse ayant des avantages incontestables comme le gain de place, la quantité à bas prix, la possibilité de découvrir de jeunes auteurs autoédités.

Après, le contre est un autre débat.

 

Autre transformation dans le milieu de l’édition, l’impression à la demande qui n’existait pas dans les grandes éditions ( elles commencent aussi à s’y mettre)

Un avantage économique certain car aucun ouvrage ne se retrouve pilonner donc pas de stock qui pourrit dans un coin. Certains auteurs râlent contre cette procédure. J’ai du mal à les comprendre ! Il faut protéger écologiquement notre planète et quand on sait que pour des écrivains connus, il y a parfois plus de 5000 livres pilonnés, vous ne trouvez pas cela honteux ? Alors oui, cela change le regard sur l’édition mais positivement.

 

Une autre peur, le géant Amazon qui « avale » tout, mais qui permet aussi à de nombreux auteurs inconnus d’être lus. Là encore le numérique revient à l’assaut, mais avec leur bibliothèque « à la page », lorsque l’on est auteur, c’est fascinant de voir que nos livres sont appréciés. Pour moi, c’est un peu la bibliothèque du vingt&unièmes siècle.

Son inconvénient, il ne laisse aucune marge aux éditions et parfois leur met le couteau sous la gorge.

 

Après, autre changement, la profusion de maisons d’édition qui s’ouvrent, souvent des plateformes éditoriales. Dernièrement, une personne se plaignait que l’édition traditionnelle avait disparu. Que l’on se rassure ! Il existe encore de petites éditions qui vont à leur rythme, tranquillement en ne publiant que peu de livres par an. Mais c’est vrai que l’on trouve de plus en plus « d’usines éditoriales » qui vont accumuler un nombre incalculables d’auteurs et de genres, certains ne visant presque essentiellement que le numérique ( comme la filière HQN).

 

Reste aussi une nouveauté qui a le vent en poupe, ces auteurs qui créent leur statut d’auto entrepreneur et qui fondent leur propre éditeur, leur label et ainsi qui vont promouvoir leurs livres.  J’en ai lu plusieurs dernièrement et je salue ces courageux dont le travail n’a rien à envier à une édition classique !

 

Dans tout cela, la casquette auteur, elle aussi va changer. Avant, l’auteur signait à vie avec un éditeur.

Aujourd’hui, c’est l’inverse. Un auteur va se diversifier. Des modes éditoriaux différents, des genres différents.

En conclusion, je suis persuadée que ce changement est bénéfique.

Personnellement, j’aime ma liberté de pensées et de plume, et j’ai la chance d’être appréciée dans différents genres. Je suis donc totalement solidaire de cette diversité de moyens de publication.

Aujourd’hui, j’ai sept livres dans une édition standard, une romance en autoédition sur KDP qui marche fort bien, et mes prochaines parutions seront très différentes.

Mon prochain polar en édition alternative chez Edilivre, un choix personnel, ma biographie hommage chez une petite édition à droits d’édition provinciale, et une romance dans une édition classique.

Quant aux futurs, j’ai déjà plusieurs autres propositions en vue …

 

Ne pas se mettre des chaînes ou se sentir prisonnier, car l’imaginaire a besoin de s’exprimer en totale liberté ! L’important reste les mots !

 

 

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( 17 février, 2020 )

Mourir dignement : un livre fort !

La mère morte de blandine de caunes

 

En voilà un roman fort, qui claque, qui m’a touchée en plein coeur, peut-être simplement parce que j’ai perdu en juin dernier ma mère d’une maladie de la mémoire également, peut-être aussi parce que je me retrouve dans les mots de Blandine qui a perdu subitement sa fille de 36 ans, et que l’on soit issu d’une famille célèbre comme c’est son cas ou pas, la douleur n’épargne personne.

Dans ce livre on touche le dépérissement de Benoîte Groult, 92 ans, un bel âge tout de même que la maladie d’Alzheimer ne va pas épargner.  C’est une déchéance terrible pour cette grande écrivaine de sombrer dans l’oubli. Ce livre relance le débat sur le droit, le devoir de mourir dans la dignité. Cette écrivaine féministe a longtemps milité pour ce droit.  Elle aura la chance de le vivre, peut-être justement parce qu’elle a les moyens, parce que la notoriété permet de connaître du monde.

Dernièrement, j’ai lu :

« Le midazolam, puissant sédatif jusqu’ici réservé à un usage hospitalier, sera disponible d’ici quatre mois dans les pharmacies de ville pour les « médecins qui prennent en charge des patients en fin de vie à leur domicile », a annoncé ce lundi le ministère de la Santé. »

Petite avancée tout de même encore soumise à la bonne volonté des médecins.  L’ayant vu pour des proches, rien n’est moins facile que de sédater une personne. La plupart des professionnels de santé sont contre au nom de la religion, de la préservation de l’espèce.  Des mots qui me font mourir de rire ! Une personne en fin de vie n’en a rien à faire que l’on préserve l’espèce humaine. Ce qu’elle veut, c’est pouvoir s’endormir définitivement dans la dignité, sans souffrir.

Si on a vu des proches en fin de vie, on sait. La souffrance autant pour la personne que pour le proche est terrible. Elle laisse des traces. Comment se reconstruire, faire son deuil quand on a vu la personne que l’on a aimé se tordre de douleur, s’amenuiser, devenir fantomatique jusqu’à finir par s’éteindre morte de faim et de soif.

Sédater une personne en fin de vie, c’est lui offrir une dignité qui jusqu’à ce jour lui était refusée.

Mais sera-t-elle vraiment appliquée ? J’ai quelques doutes quand on voit à quel point c’est difficile de faire valoir les directives anticipées d’un proche dans un hôpital ou dans une maison médicalisée.

Pour revenir à ce roman qui a eu le mérite de délayer ma plume aujourd’hui, c’est un très bel ouvrage, bien écrit, et surtout qui pose la question de notre devenir, car à nous maintenir en « bonne santé », on en oublie notre cerveau qui lui a bien du mal à suivre ! Est-ce vraiment une chance de vivre centenaire ?

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( 16 février, 2020 )

Les maladies thyroïdiennes et l’humeur

Basedow, Hashimoto et les autres, la majorité des dysfonctionnements thyroïdiens aura une fluctuation de l’humeur liée à un manque ou un surplus hormonal. Bien difficile à vivre pour l’entourage et encore plus difficile pour le malade qui devra subir les remarques acides ou les réactions parfois pires que du vitriol.

L’agressivité, très fréquente avec Basedow ou en hyperthyroïdie pouvant même être parfois violente. Ces réactions sont très difficiles à maîtriser en début de maladie et on imagine fort bien la personne, qui avant était toute douce, se transformer en dragon ! La cohabitation avec des collègues de travail sera compliquée, on s’en doute.

Le malade va réagir au quart de tour, sans réfléchir, répondant du tac au tac à une remarque pas nécessairement malveillante.

À cela peut s’ajouter chez ces malades, la paranoïa.  Le malade se pense persécuté, incompris (ce qui est certainement vrai) et va voir le mal partout.

La dépression, facteur que l’on retrouve dans 60% des dysfonctionnements thyroïdiens et qui malheureusement sont souvent soignés à coup d’antidépresseurs qui ne vont faire l’objet que de simples pansements. Le déprimé ou le dépressif peut vite pourrir la vie de son entourage avec des pensées négatives, s’enfonçant dans une boucle sans fin.

L’hypocondrie, extrêmement fréquente va apparaître au début de la maladie. Cela s’assimile à une anxiété pathologique liée à un trop peu d’hormones de la thyroïde.

Ce sera ces personnes qui vont aller voir leur médecin sans cesse pour être rassurés, qui vont sur les groupes lancer des appels désespérés trouvant chaque jour un nouveau symptômes, lisant Google en long en large et en travers. C’est une pathologie thyroïdienne quia fait dire aux médecins trop facilement que « tout était dans la tête »

Alors non, ce n’est pas dans la tête !

Émotivité extrême, larmes aux yeux fréquentes … Encore un inconvénient à ne pas négliger …

Troubles cognitifs ou de la mémoire, là encore une véritable horreur à une époque où on a fait des dégénérescences de la mémoire une cause nationale. Impossibilité soudaine de se rappeler son code de carte bancaire, de se souvenir d’un rendez-vous, de ne pas réussir à mémoriser une leçon. Un véritable handicap !

Et l’apathie, liée à un ralentissement du corps est aussi une véritable plaie. Le malade va être en mode zombie, incapable de se défendre, un peu comme s’il était battu et acceptait stoïquement les coups. Il va se traîner comme une larve au grand désespoir d’un entourage qui ne comprend pas cette impossibilité à se bouger.

Doit-on rajouter à la liste les troubles de « l’humeur sexuelle », loin d’être facilement acceptés autant par le malade que par la personne qui partage sa vie.

 

La liste est longue et bien handicapante. Heureusement, un malade n’aura pas tous ces symptômes, et surtout la majorité vont se résorber une fois stabilisé.

Il est donc important que les soignants comprennent cette détresse, que les familles l’acceptent.

Combien de couples détruits simplement à cause de cette maudite thyroïde qui un jour a tout changé ? Des hommes qui ne supportent plus la suspicion de leurs compagnes ou leurs sautes d’humeur, ces phrases dites trop vite, cette colère sans sens.

Être entendus et être compris, voilà ce que désirent les malades de la thyroïde.

Au bout de la route, même si une guérison définitive n’est pas toujours possible, il y a la sérénité.

Personnellement, après la découverte d’Hashimoto, j’ai été apathique plusieurs années, sans pouvoir réagir, et j’ai énormément souffert de cette « lenteur » autant physique qu’intellectuelle.  Aujourd’hui, j’ai retrouvé ma force, ma volonté, et même si la fatigue peut me terrasser sans prévenir, j’ai appris à apprivoiser cette maladie et à vivre avec. Je vis de mieux en mieux, avec sérénité.

Je souhaite que notre société apprenne à regarder autrement, à ne pas juger bêtement et surtout à faire preuve de bienveillance.

Bon courage à tous les papillons

 

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