( 3 mai, 2018 )

La googlelisation.

Pourquoi passons-nous notre temps à googleliser tout et n’importe quoi ? Qui aurait pensé dans les années 80 que Google et compagnie dirigeraient le monde?

Googleliser devient un sport national à tel point que personne ne passe à la trappe. Même les plus jeunes restent des heures à chercher des informations sur les différents sites sur leurs enseignants, leurs camarades, les stars, leurs amis. Leurs ennemis ? Non, je pense que quand on n’a plus de lien avec une personne, qu’elle est rayée de notre vie, on n’a pas envie de perdre du temps à vouloir savoir si elle est bien en vie. L’indifférence alors est la meilleure chose à faire. On ne googlelise que les personnes, les projets, les idées qui nous intéressent.

Pourquoi cette passion ? La curiosité, c’est un petit défaut que nous avons tous, c’est vrai, faire un tour sur Google pour voir ce que sont devenues de vieilles connaissances, des anciens collègues, des voisins. Rien d’anormal dirais-je puisque les informations sur le web sont publiques. Celui qui ne veut pas être googlelisé a la possibilité de bloquer ses informations, ses profils privés voire d’être invisible sur Internet. Accepter l’ouverture sur un site où les informations mêmes « primaires » comme l’apparition du nom implique l’acceptation de cette googlelisation.

 

En tant qu’auteure, je ne puis qu’être fortement reconnaissante à ce système qui m’a permis d’avancer petit à petit, au travers de la toile, en posant juste des petites traces de mes écrits. Le revers de la médaille reste qu’un texte déposé sur un blog (même s’il est protégé par Copyright) se retrouve souvent chipé à des fins privés, ou transformé pour des fins moins catholiques. Que l’on se serve de mes mots pour agrémenter une lettre d’amour, comme me l’a dit une lectrice, je n’y vois aucun inconvénient, et je trouve cela plutôt mignon, par contre introduire mes textes dans d’autres sites voire dans des livres, je n’aime pas trop !

Après, cela n’engage que moi, je pense que les gens « googlelisent » tout et n’importe quoi. Un mal de tête sera automatiquement googlelisé, et au lieu de passer naturellement, la personne va se voir avec une tumeur cérébrale et prête à préoarer ses obsèques. De même, se balader sur le web implique une prudence indispensable. Ne pas cliquer sur n’importe quel lien, ne pas croire n’importe quoi. Tout comme « l’auto-googlelisation ». Rien n’est plus flippant que de s’apercevoir que vous avez votre nom que vous cachez partout sur le net. Séparant mon nom d’auteur de mon nom usuel, j’ai pourtant eu la surprise de parfois trouver un lien les rapprochant. Alors maintenant, plutôt que de me prendre la tête, je ne regarde plus. On ne peut empêcher le monde d’évoluer, on ne peut non plus empêcher les gens de parler, de laisser des traces, alors autant ignorer ce que l’on dit de soi.

Conclusion, évitez de me chercher, vous ne trouverez que mes livres, rien de plus.

Et puis après tout, si, cherchez moi, peut-être aurez-vous envie alors de vous procurez mon prochain livre …

Je vous en parle très vite car sa sortie est imminente !

 

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( 3 mai, 2018 )

Pourquoi est-ce si difficile de vendre un livre ?

 

Régulièrement, je reçois des messages qui me demandent comment je fais pour avoir un lectorat fidélisé. La réponse est « rien », ce qui est étonnant quand je vois le nombre de polars numériques que j’ai vendus en 2017, même moi je suis restée ébahie. Je pensais, vu la manie du téléchargement illégal, que les gens n’achetaient plus. Je me suis trompée, et j’en suis ravie. Comme quoi Adopi n’a pas tout compris. Se retrouver sur un site ne ralentit pas les ventes. J’ai pourtant été la première à grogner lorsque j’ai trouvé Juste une Seconde sur un site non autorisé.

Sinon, comment vendre ? fidéliser son lectorat. Je suis peu présente sur les réseaux sociaux, très peu de publicité, mais par contre mes articles sont automatiquement en ligne, ce qui créent un lien. Mes apparitions aux salons ou dédicaces sont inexistantes, peut-être est-ce justement ce peu de publicité qui induit le buzz ?

Pourquoi est-ce si difficile de vendre un livre ? Tout simplement parce que des auteurs, il y en a des milliers, voire des millions si on compte à l’échelle mondiale. Cela fait beaucoup de livres. Qui va avoir le temps de tout lire ? Personnellement, je ne me fais aucune illusion, sur cinq cents ventes numériques, par exemple, il n’y aura au final que cinquante lecteurs. Statistiquement, beaucoup achètent pour constituer la fameuse PAL qui va s’empiler sur la liseuse, mais comme une nouveauté sort presque chaque semaine, et que l’envie de lire le dernier de … trop de livres restent dans cette PAL.

Ensuite, il y a les « grands » qui vont défrayer la chronique. Regardez le dernier Musso, il s’est arraché dès les premiers jours. Je ne parle même pas du dernier Marc Levy dont déjà les pré-commandes explosent. Ces écrivains poussent le prix des numériques à presque 15€ et pourtant il se vend à ce prix, ce qui ne laisse plus aucune chance pour les petits auteurs. Chacun a un budget lecture, et deux ebooks à 15€ coupent l’herbe sous le pied de romans à moins de 10€. On ne peut rien faire contre cette réalité.

Comme toute chose, il faut accepter avec philosophie ce qui est, se contenter, en tant qu’auteur,  de poser des mots pour le plaisir. Personne ne changera le marketing, le pouvoir de l’argent, aussi contentons-nous simplement du pouvoir de nos mots, en pensant à être lus tout simplement, pour le plaisir, pour faire du bien.

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( 3 mai, 2018 )

Le TCAPS

Des années que l’on attendait une nouvelle formule sans excipients, et l’annonce de la sortie de TCAPS en réjouit beaucoup d’entre nous. Après l’horreur du nouveau Levothyrox, sorti à des fins qui sont loin d’être le bien-être thérapeutique du malade, voilà une bouffée d’espoir avec ce nouveau médicament.

Pourquoi est-il si important ? Tout d’abord parce que fini le monopole de Merck. Le laboratoire Génévrier a mis sur le marché  un nouveau médicament, le TCAPS,  fabriqué par le laboratoire IBSA en Italie et commercialisé sous les noms de Tiche (en Italie) et Tirosint dans de nombreux autres (Suisse, USA…) depuis de nombreuses années. Ce sont des capsules à base de levothyroxine, le principe actif que l’on retrouve également dans le Levothyrox. Donc une hormone de substitution pour toutes les personnes avec une thyroïde déficiente.

Où est la bonne nouvelle ?

Le TCAPS, avec un seul excipient, devrait limiter énormément le risque de souffrir d’effets secondaires indésirables. C’est une première quand on sait que presque tous les médicaments thyroïdiens ou autres sont bourrés d’excipients.

Des années que je me demande bien pourquoi !

Son unique composition est de la gélatine, du glycérol, et de l’eau purifiée.

Pourquoi un espoir ?

D’abord parce que les effets secondaires du nouveau Levo, trop de malades en ont soupé. Même si le gouvernement a renvoyé la balle à d’autres partenaires, la sortie de cinq médicaments différents parle pour tous. Ces symptômes n’étaient pas « que dans la tête » !

Ensuite ce nouveau traitement est un espoir pour tous les malades sous L_Thyroxine en gouttes. Beaucoup de personnes sont traitées depuis des années par gouttes, non par choix, mais par obligation. Allergique au stérate de magnésium que l’on trouve partout, les gouttes me furent prescrites dès la découverte de cette pathologie. Seulement, voilà, question transport, ce n’est pas la panacée. Au début du diagnostic, cela m’était complètement égal. J’étais tellement fatiguée. Seulement, maintenant que je suis stabilisée ( sauf quelques rechutes par moment), je vis sans m’occuper de ma maladie, qui malheureusement se rapproche à moi avec cette obligation de mettre mes gouttes au frigidaire. Alors s’ajoute un vrai casse-tête si je pars plus de deux jours. Comment les stocker ? Serais-je certaine d’avoir une garantie de conservation ? Et je ne vous raconte même pas pour voyager !

Alors se dire que pour ces imprévus, une solution de secours existe, c’est allumer la flamme de l’espérance.

Bien sûr, le TCAPS pour moi ne remplacera jamais en totalité les gouttes, étant sensible à 5 ug près, et le TCAPS n’étant qu’à 13 ug près, mais pour une ou deux semaines de liberté, je serai prête à un peu de fatigue en plus …

Donc un espoir, oui, mais je reste prudente, et j’attends les retours des malades. N’hésitez pas à exprimer votre ressenti aussi bien négatif que positif ! On compte sur vous !

 

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( 2 mai, 2018 )

Le hasard n’existe pas

Dans chacun de mes livres, j’aime à le dire, pour moi, le hasard n’existe pas. Je ne crois pas au Destin ni à un être supérieur qui décide de nos vies, mais je ne crois pas non plus au hasard. Je crois dans le choix, dans l’enchaînement des événements, dans ces petits riens qui font des tout. Je crois en la synchronicité qui reste l’un des aspects les plus énigmatiques et les plus surprenants de notre univers. Ce sont ces coïncidences qui nous relient à notre intuition, qui comme par pure magie nous permettent de changer de vie, de nous lancer dans un nouveau défi, ou simplement de choisir une autre route. On a tous connu une synchronisation, l’ouverture d’un projet que l’on découvre qui avait toutes les chances de nous échapper, parce que l’on n’y croyait pas, parce que trop dur,  et pourtant sur lequel on tombe et retombe, ce contact dont on a pile besoin pour parfaire un travail, l’échange qui nous manquait pour publier son roman, cet autre, une évidence , qui va nous pousser à nous dépasser. Ce ne sont pas des hasards. Le possible que cela puisse arriver « par hasard » est tellement impossible qu’il ne faut pas négliger ces coïncidences que l’on vit  plusieurs fois dans une vie.

Faut-il avoir peur de ces synchronicités ? Absolument pas, il faut les accepter comme elles viennent, sans se poser de questions, sans juger. Elles sont là pour aider notre intuition à se libérer, pour nous inciter à faire des choix. Parfois, on ne pourra comprendre ces synchronicités que des mois ou des années plus tard en analysant notre passé. Ce sera cet acte X qui aura déclenché Y rebondissant sur Z nous permettant d’être ce que nous sommes aujourd’hui. Et même si X a fait bien mal, voir où nous mène Z doit n’être que source de joue et de paix.

Savourons ces synchronicités qui vont nous ouvrir une nouvelle route. Ne passons pas, par peur, par manque de temps, à côté de toutes ces personnes qui ont un rôle positif dans notre vie. Parfois nous faisons un choix, pas toujours judicieux, qui va déboucher sur une souffrance ou un mal-être, mais aussi sur quelque chose de bien plus merveilleux. Plutôt que de s’appesantir sur nos erreurs, sur nos douleurs, sur ce que nous avons été, il est important de se dire, rien n’est un hasard, j’ai capté pourquoi j’ai du faire ce choix, et je vais guetter la synchronicité qui va certainement en résulter. Ces coïncidences de vie se manifestent le plus souvent lorsque nous sommes en pleine évolution, lorsque notre vie doit changer, lorsque nous avons besoin d’autres choses. Il est donc important de veiller aux mots, aux silences, de ne pas les négliger, de toujours chercher la paix afin d’avancer …

 

 

 

 

 

 

( 1 mai, 2018 )

Qu’est-ce que la résilience ?

 

Je suis une résiliente, et j’en suis fière, et vous ?

On en parle partout, à la télévision, dans les journaux, mais qu’est-ce réellement que la résilience ? Certainement un terme à la mode mis en avant par la médiatisation d’un best-seller dont j’avoue avoir oublié le nom. La résilience est la capacité de triompher des traumatismes subis. Ce terme pointe le corps et sa faculté de résister aux chocs.

J’aime beaucoup ce concept qui est véritablement porteur d’espoir, à savoir que même plus bas que terre, l’homme a la merveilleuse capacité de se relever, de se redresser, de se reconstruire, toujours. C’est magique. La résilience va pousser vers la réalisation et la création. Nombreux auteurs sont issus de cette résilience. Une manière de ne pas boire la tasse, de garder la tête hors de l’eau, d’être une Survivante.

Dernièrement, mon médecin me disait que j’étais une vraie résiliante. J’ai traversé des épreuves terribles, des situations inimaginables dignes d’un roman, j’ai pleuré des larmes de sang ( comme nombreuses de mes héroïnes), et pourtant je n’ai jamais cessé une seule fois de croire que je pourrais survivre. Alors que tant de personnes s’enfoncent dans la haine, dans la tristesse, dans la délation, qui plantent leurs griffes au moindre souci, je rebondis, toujours, comme si une force me tirait vers le meilleur. Et pourtant, on m’a poussée vers le fond, on a voulu me faire couler, et je me suis toujours raccrocher à mon intuition, à ces sentiments positifs que j’essaie de véhiculer. J’ai réussi ! Ne me demandez pas pourquoi, ne me demandez pas comment, je n’en sais rien. Je sais juste que c’est possible, et que personne ne me brisera plus les ailes. Je me suis toujours appuyée sur ces souffrances afin de tenter l’impossible, réaliser mes rêves, cette résilience m’a permis d’écrire, d’oser poser mes mots, et je sais aujourd’hui que plus personne ne m’arrêtera.

On peut choisir de ruminer ses échecs, ses erreurs, son malheur, ou on peut foncer la tête haute vers un avenir meilleur sans blesser qui ce soit, sans écraser l’autre, sans faire preuve de malveillance. J’ai choisi, et vous ?

 

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( 1 mai, 2018 )

Le 1er Mai et son petit bonheur

À vous tous qui me suivez, à vous tous que j’aime, que j’ai aimés, je vous souhaite tout le bonheur du monde.

Nombreux seront ceux qui vous parleront de la fête du travail, du symbolisme lié à nos anciens, moi je vois juste dans ce petit brin de muguet, ses petites clochettes blanches, la beauté de cette fleur que l’on ne voit que ce jour-là comme si elle n’était née que vivre commercialement qu’un seul jour.

J’ai toujours aimé le muguet à tel point que longtemps, je le faisais sécher entre les pages d’un livre, vestige d’une offrante pleine d’amour, un geste anodin, pourtant porteur de sens.

Dans le symbole lié à cette fleur, unique, il y a ce geste de réconciliation possible, proposer à l’autre, en amour comme en amitié, l’envie de se retrouver, parce que les brouilles ne doivent jamais durer, coutume datant de plusieurs siècles.

 

Comme j’aimerais pouvoir déposer un brin sur le paillasson d’amis disparus pour que l’énergie positive circule avec chaleur, pour que le bonheur rayonne.

Nous avons tous besoin de croire, de savoir ceux que nous aimons ou ceux que nous avons aimés, sont heureux. Rien n’est pire que de découvrir qu’une relation s’est enfoncée. Alors même si cette fête n’est qu’une fête exclusivement commerciale, il est bon de distribuer ces petits brins, tel le petit Poucet, pour permettre à notre chemin de demain de récolter les graines semées aujourd’hui …

 

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( 30 avril, 2018 )

La solitude

La solitude est une véritable souffrance qui peut conduire à des actes de pur désespoir. Elle ne fut jamais ma compagne ayant toujours eu la chance d’être très entourée, mais régulièrement je croise des routes qui transpirent de solitude, et j’ai mal. L’homme par définition est un être sociable qui a besoin des autres pour se construire, et ne pas avoir de contact avec le monde extérieur peut se révéler anxiogène voire pathologique. Je pense aussi, mais cela n’engage que moi, que la solitude est un état d’esprit. Certaines personnes peuvent vivre en ermite sans ressentir le besoin des autres, alors que d’autres ne pourront que tomber en déprime s’ils passent une heure sans parler à une autre personne.

Je crois surtout qu’il ne faut pas se vautrer dans une habitude où stagnent certains individus, où se complaisent d’autres sans être heureux. La solitude n’est pas une fatalité. Il faut déjà accepter d’ouvrir son coeur, de faire confiance, de s’autoriser à aller vers les autres, comme dans le Petit Prince créer des liens, construire une relation. La solitude, on peut en sortir, on se le doit, car c’est en côtoyant l’énergie des autres que l’on ne coule pas. La solitude est une véritable douleur si elle n’est pas choisie. Elle peut-être ressentie comme un rejet de la société.

Je lisais dernièrement qu’un Français sur dix vivait seul, ou se disait seul alors que seulement un pour vingt-cinq il y a un siècle. On pourrait penser que les plus touchées sont les personnes âgées, mais pas du tout. La jeunesse « 16/23 » serait en tête. La cause aux réseaux sociaux qui dessinent un bonheur illusoire avec ces centaines « d’amis » qui likent chaque jour ? La solitude est souvent synonyme d’ennui pourtant comment à notre époque peut-on s’ennuyer ? Il y a tant de choses à découvrir, tant de livres à lire, tant d’activités à faire !

J’aime bien cette blague trouvée sur le net « Lorsque je m’ennuie, j’écris un SMS à un inconnu en lui disant « J’ai caché le corps, maintenant je fais quoi ? » »

Hormis le fait que vous pouvez tomber sur un mauvais coucheur, je trouve que notre société nous ouvre à la communication, et c’est la base de notre vie active bien éloigné de la solitude. Il faut juste simplement le vouloir.

 

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( 29 avril, 2018 )

Oser communiquer … l’espoir d’un monde meilleur

« Tout refus de communiquer est une tentative de communication ; tout geste d’indifférence ou d’hostilité est appel déguisé » Camus

Camus de par sa grande sagesse énonce certainement une vérité fort juste, seulement l’homme étant un être imprévisible, comment pourrait-il savoir ?

Prenons cette jolie citation de Salomé « Communiquer suppose aussi des silences, non pour se taire, mais pour laisser un espace à la rencontre des mots. »

Cela renvoie à un article que j’ai écrit récemment sur le poids du silence.

« Communiquer ! Le grand mot, mais comme on en abuse ! Il signifie donner : on en fait le synonyme d’échanger. » Ramuz …

Que puis-je écrire de plus, moi la minuscule petite plume, si ce n’est que j’ai essayé toute ma vie de donner même si je savais que l’échange serait difficile, je fais de même avec l’écriture. Je pose des mots comme si j’offrais une caresse, juste pour apaiser. Je n’attends ni compliment en retour ni merci. J’offre, c’est tout, simplement parce que dans ce monde où chacun ne vit que pour lui, je me dis que c’est peut-être bien de laisser quelques perles rouler.

Je finirais par ma citation fétiche de Weber « Entre Ce que je pense, Ce que je veux dire, Ce que je crois dire, Ce que je dis, Ce que vous avez envie d’entendre, Ce que vous entendez, Ce que vous comprenez… il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même… »

Alors oui, ce n’est pas facile, parce que nous voulons croire que ce que nous pensons, l’autre l’a compris ou bien l’autre l’a pensé ou bien encore l’autre l’a imaginé. Il est important de ne jamais oublié que seul l’échange réel peut déchirer le voile du doute, que seule la vraie communication rétablira la confiance, et surtout que par la communication, la paix triomphera toujours.

 

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( 29 avril, 2018 )

Et si on la faisait cette paix ?

 

La paix des deux Corées. Symbolique cette paix entre deux pays ennemis depuis des années. Il était temps diront certains, cela ne tiendra pas disent les autres. Je suis une éternelle utopiste qui pense que c’est un grand pas en avant. L’homme, par définition, est pourri d’orgueil, et c’est cet orgueil avec un soupçon de pouvoir qui l’empêche de tendre la main voire d’accepter la main tendue. Donc même si cette paix semble illusoire, elle a l’immense mérite d’être tout simplement. Et c’est vraiment une belle victoire !

Ah si tous les hommes de cette fichue planète pouvaient s’assoir un temps sur leur orgueil, afin de regarder les évènements sous un autre angle, nous vivrions plus heureux. On oublie que trop que nous ne sommes que des êtres imparfaits, limités, et donc coupables de mauvais jugements ou mauvaises interprétations. On n’est pas aidés non plus par les autres qui ne pensent pas comme nous, qui ne ressentent pas comme nous, et bien pire qui souvent imaginent ce que l’on pourrait vouloir. Mais lorsque l’on comprend comment marche l’humanité, il est très facile de se créer une bulle d’oxygène où les travers des uns et des autres nous fait sourire. Alors on peut-être en paix avec soi, et ainsi curieusement, être en paix avec le monde entier. Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, encore. Être en paix ne veut pas dire aimer tout le monde ni approuver tous les systèmes de pensées, cela ne veut pas dire être copain avec un néo nazi ou un extrémiste, non juste enrayer les processus de violence, les haines inutiles, les rancunes tenaces qui ne servent à rien.

Alors, qu’en pensez-vous ? Si on la faisait cette paix ?

 

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( 29 avril, 2018 )

La suffisance

 

On en parle peu, trop peu à mon goût, pourtant elle existe bien, cette suffisance, ces personnes prétentieuses qui vous prennent de haut, sans vous connaître, simplement parce qu’elles ont l’intime conviction d’être plus intelligentes. Ce sont ces individus qui ne savent pas se taire, qui vont meubler du vide simplement pour combler « leur propre vide ». Les milieux professionnels en regorgent. Ces collègues qui parlent avec des mots compliqués simplement pour montrer leur importance, complètement fictive au final. J’ai longtemps été un bon public, écoutant parfois ces discours avec des mots sortis du dictionnaire, comme si employer des définitions bien tordues donnait du poids à l’argumentation. Je sais faire aussi des « différentielles », tout comme je gère les  « évaluations diagnostiques, formatives ou sommatives  ». Compliqués, prises de tête, quand on se retrouve à un repas avec des personnes n’appartenant pas «  à ce milieu », pourquoi ne pas dire les choses avec simplicité ? J’avoue qu’au fil des ans, des réformes qui changent sans cesse ( encore de nouvelles reçues durant ces vacances), j’ai opté pour la case évasion durant les réunions mon oreille écoute, mais mon cerveau n’enregistre plus. Si ces personnes suffisantes ont ce besoin de se montrer, autant les laisser parler. Ce ne sont pas ces mots qui vont m’aider à mieux gérer ma classe, et j’ai envie de dire malheureusement ! S’il y avait une recette pour que nos petits français retrouvent l’envie, cela se saura, et avec des mots simples.

 

Dans ma vie, j’ai souvent croisé la suffisance, trop souvent, elle avait plusieurs visages, celui de ces hommes à l’ego surdimensionnée, incapables de regarder l’autre sans un certain mépris, ou celui de ces ultra intelligents,cachant leurs failles sous des masques, ne s’autorisant pas à exister, ou ceux privés d’amour, ne pouvant exister que dans une sorte de show ( où seule l’illusion avait un sens ). La liste serait longue. Autant de femmes que d’hommes, comme quoi pour une fois l’équité est sauve !

Vous l’avez compris, je n’aime pas les personnes suffisantes, j’ai l’impression de toucher des images figées sans réelle empathie, des âmes craquelées. À tel point que je me demande souvent si cette suffisance, malgré souvent une intelligence réelle, ne cache pas des individus au coeur brisé, avec une vie bien triste, et pour qui, bien malgré moi, je ressens une grande pitié.

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