( 5 avril, 2015 )

Pâques : jour religieux ou chocolats ?

 

Ah, si on demande aux enfants ce que représente Pâques, 99% d’entre eux nous diront que c’est le jour de la chasse aux œufs dans les jardins, le moment où les fameuses cloches tombent , en chocolat, venant de Rome. À se demander si quelqu’un s’est posé la question sur le rapport entre le chocolat et Rome. Quant aux poules, œufs ou lapins de Pâques, que viennent-ils faire dans l’histoire ?
Il faut savoir qu’offrir du chocolat à Pâques est une coutume plutôt récente. Avant, au Moyen-Àge, on offrait des animaux, des poules, et on ramassait des œufs frais. On les donnait car cela symbolisait la fin du Carême. Les enfants les décoraient au siècle dernier. L’œuf reste donc un symbole fort de la période de Pâques, en raison de l’interdiction de l’Église, au 4ème siècle, de les consommer.
Aujourd’hui donc, oubliée la fête religieuse pour les chocolats en tous genres qui prolifèrent dans les magasins pour notre plus grand bonheur à tous.
( 4 avril, 2015 )

L’indifférence

Comment peut-on oublier une personne que l’on a tant aimée jusqu’à l’indifférence la plus complète ? ( clin d’œil à Gabrielle qui m’a suggéré ce post). Toute la question de l’oubli, du pourquoi, du désir.
Pourquoi cet homme qui nous a pris la tête et le cœur jusqu’à nous aliéner totalement, nous ne parvenons pas à l’ oublier. Pourtant on essaie de mille façons et on assiste à la réaction inverse. On s’accroche, nous faisant de plus en plus mal. Au final, on finit par rompre cette relation nocive même si notre coeur saigne simplement parce que nous jugeons cet amour impossible. Seulement, inconsciemment, ce mot  » impossible » se met en travers de notre route, rendant notre deuil impossible, avec sur la langue un goût d’inachevé, un mélange de sensation d’avoir gâché et d’avoir tout fait pour, une culpabilité s’installe alors. Sommes-nous simplement les méchants pour ne pas avoir voulu ? Alors on se retrouve face à deux choix : l’un, évitant de trop souffrir nous pousse sans fin à réinventer des peut-être, des si, des possibilités qui n’existent que dans un pauvre esprit en manque, l’autre est plus radical et se nomme juste l’oubli. Avoir le courage de tirer un trait, de fermer un livre définitivement afin simplement de pouvoir penser à l’autre avec juste une once d’indifférence qui nous fera sourire au lieu de pleurer. Oublier jusqu’à l’indifférence la plus totale nous offre la possibilité de vivre tout simplement.
( 3 avril, 2015 )

Quand le passé rencontre le présent

La vie nous incite bien malgré nous à tourner la page, à entamer un nouveau livre. On n’oublie jamais, on refoule au plus profond de soi afin de ne garder que le meilleur. Ainsi, dans notre vie quotidienne, nous nous rappelerons  juste de ces moments de vacances agréables ou de cette amitié où nous avons tant ri lorsque nous étions jeunes. Peu importe les obstacles, seul le meilleur reste. Et puis, la vie nous incite à faire face à un immense bonheur suivi d’une grande tristesse. Un enfant qui voit le jour, prolongation de nos gènes, qui pourtant a un petit souci. Mille images se superposent. Un autre enfant, un jour, une autre vie, et une peur pourtant identique ! Que le malheur épargne ces jeunes vies de l’horreur de mon propre vécu. Quand le passé se mélange au présent, on ne peut souhaiter qu’une seule chose : que le futur arrive vite afin d’effacer toutes les traces de douleur.

 

( 2 avril, 2015 )

Société fatiguée

Notre société est fatiguée, nos enfants aussi. Je ne polémiquerai pas sur les nouveaux rythmes scolaires qui pour moi sont une pure ineptie pondue simplement pour contenter des bureaucrates ou politiciens n’ayant jamais mis un pied sur le terrain. Au final, nous assistons, impuissants, à de pauvres gamins se décrochant la mâchoire toute la sainte journée. Des résultats meilleurs ? J’émets de sérieux doutes mais nul ne reconnaîtra que cette réforme est une belle ânerie. Résultat, parents le soir vidés, devant batailler face à des enfants eux aussi éreintés, ne songeant plus qu’à se détendre devant leurs jeux vidéos, enseignants frôlant le seuil de rupture, politique qui se mélange les pinceaux. Nous sommes responsables de cet état, de cette fatigue. Nous voulons aller trop vite, en faire toujours trop jusqu’à brûler la chandelle par les deux bouts. Nous nous convainquons que nous ne sommes utiles qu’en nous surchargeant de travail. Avant, cet état n’existait que durant nos années d’études. Aujourd’hui, c’est notre quotidien. La question existentielle ne serait-elle pas : en sommes nous plus heureux pour autant ?

( 1 avril, 2015 )

La lassitude et les mots

 

Monde moderne, monde vitesse où tout se joue à la seconde. Lassitude des jours, lassitude des instants où au final rien ne se passe, tout est semblable, presque dans une totale indifférence. La plupart des individus courent après des richesses, des salaires toujours plus élevés, des rêves toujours inachevés. Rares au final ceux qui osent affronter leur miroir par peur d’y lire ce qu’ils ne veulent être, par crainte de découvrir ce qu’ils ne sont pas, angoissés d’anticiper leurs éventuels échecs.
Lassitude aussi de l’écrivain parfois fatigué de coucher des mots inutiles sur la feuille blanche, sans trop comprendre pourquoi ce besoin, sans trop savoir si le résultat présentera un intérêt.
Temps perdu encore à se croire utile, un instant, un moment, entre deux lignes, entre deux mots.
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