( 30 avril, 2017 )

Tout ce que j’aurais voulu te dire,

Le vague à l’âme est une émotion qui n’a rien de terrifiante. Ce n’est pas un signe de dépression ou de folie, raccourcis faciles du siècle dernier, c’est juste un instant de nostalgie. Plus on vieillit, et moins on y échappe, simplement parce que notre expérience s’enrichit, notre réflexion aussi. Là où avant il n’y avait que folie, il n’y aura plus que regrets. Les rires se font plus rares, les yeux se font plus secs, le coeur se fait plus dur. La vie se dessine sous la forme d’un énorme sac en toile, lourd si lourd, que parfois avancer fait mal.

Pourtant, au milieu de cette tourmente, à l’intersection de ces routes que l’on a pu croiser, il en reste toujours certaines qui ne s’effacent pas, malgré les ans.

Terriblement absurde allez-vous me dire de continuer à s’aventurer dans de tels souvenirs, à creuser dans le sable pour déterrer un mot, un seul, pouvant nous aider à comprendre, nous offrir le courage de pousser cette lourde porte. Ne croyez pas que l’on n’a pas tout fait pour la claquer, on s’est même cassé le dos tellement elle était lourde. Mais voilà, elle est restée entrebâillée, un peu comme si elle nous faisait un grand pied de nez, un peu comme si elle nous incitait à encore imaginer, fichue imagination, que le banc est encore libre, même s’il a certainement été repeint, même si les fleurs autour ont changé, même si … un soupçon de peut-être, simplement pour pouvoir enfin lui dire à quel point il a compté, à quel point mon coeur a saigné, mais surtout que rien n’a changé malgré le temps, et qu’il suffit qu’un jour, tout comme moi aujourdhui, le vague à l’âme s’engouffre, pouvoir simplement lui dire, qu’il y aura toujours un banc pour venir s’assoir même si c’est une canne à la main, que demain, tant que je vivrais, cette porte ne se fermera pas, simplement parce que c’est trop bête de mettre sous clé des moments heureux, des sourires, des regards, des mots …

Tout cela pour vous dire, je serai là, pour vous, si vous le voulez bien, amis lecteurs, vous, poussez la porte…

( 29 avril, 2017 )

Perte de qualité littéraire, vérité ?

 

Par hasard, je suis tombée sur un article qui concernait l’école, mais où j’ai relevé ce paragraphe.

 

« Le standard de qualité est aujourd’hui perdu : la qualité de la production éditoriale actuelle est inversement proportionnelle à la quantité de livres publiés. Désormais tout le monde estime avoir des choses intéressantes à dire, personne n’est plus capable de s’évaluer justement soi-même et de s’abstenir de publier ce qui ne mérite pas de paraître, le volume de la production éditoriale rend impossible de reconnaître ce qui a de la valeur, ce qui signifie que nous avons une censure d’un genre nouveau, la censure par ensevelissement sous la masse »

Laurent Lafforgue

 

Tout est dit. Trop de livres publiés, tellement qu’il faudrait dix vies pour tout lire. Trop peu de retours sur de simples ouvrages, donc une impossibilité pour le petit auteur, même s’il est « bon » de faire son trou. Trop de livres également d’un intérêt médiocre n’incitant pas les jeunes à avoir envie de lire.

Et d’un autre côté, j’ai envie de dire que l’on offre à chacun ce plaisir unique d’écrire, de poser les mots, de pouvoir les partager.

Alors ? Perte de qualité, peut-être, mais augmentation du choix et du plaisir. Le lecteur, le vrai, assidu, n’est-il pas gagnant ?

( 28 avril, 2017 )

Les mots qui libèrent.

Écrire, c’est crier en silence. Cette phrase a une résonance réelle.  Les mots ont un véritable pouvoir. Outils de communication, ils sont là pour créer des liens, mais peuvent aussi parfois en détruire. Qui que l’on soit président de la république ou simple ouvrier, les mots peuvent s’avérer pire qu’un poignard aiguisé. S’en servir à mauvais escient peut être destructeur.

Souvent nous parlons trop, par peur de l’autre, par peur de son jugement, et au final, ces mots qui ne représentent ce que nous sommes, qui ne sont pas « nous » vont pourtant être le bâton avec lequel nous allons être frappés. Les promesses non tenues, les mots d’amour qui sonnent faux, les phrases répétées, tronquées, déformées qui n’ont plus leur vrai sens.

Pensons plutôt aux compliments, aux mots d’amour qui résonnent comme une lumière. Que c’est bon de pouvoir dire sans honte à ceux que nous aimons à quel point notre amour est grand, comme ce poids sur notre poitrine est moins lourd lorsque nous avouons nos sentiments. Peu importe au final ce que l’autre en pense ou en fait, l’important est cette force nouvelle que nous ressentons parce que ces mots nous ont libérés d’un cercueil dans lequel nous nous étions enfermés.

L’erreur que nous faisons tous trop souvent consiste à ne pas dire franchement les choses. Nous avons peur de faire de la peine, de blesser l’autre, de ne pas être à la hauteur, aussi nous prenons des chemins détournés parfois bien compliqués dans lesquels nous nous enlisons. Il est pourtant si simple de crier ce que l’on a sur le coeur … en théorie, car l’autre en face n’est pas toujours prêt, disposé, à nous entendre. C’est un vrai drame que ce mur de l’incompréhension où chacun, convaincu de détenir la vérité, sa vérité au final, va se heurter avec violence à celle de l’autre.

Je pense que nous devrions, lors de chacune de nos conversations, dire à l’autre « Écoute ce que j’ai à te dire, mais surtout entends ! Je ne te veux pas de mal, je veux juste que tu m’écoutes car je souffre. »

Et puis, si au final les mots sont trop lourds, pensez simplement au silence qui parfois en dit beaucoup plus … Certains silences sont plus forts que de longues discussions .

Il est donc important d’apprendre à écouter ces silences afin de lire entre les lignes ces mots qui changent tout.

( 27 avril, 2017 )

Se libérer de l’attachement

 

Le hasard a voulu que je découvre une vidéo de Jacques Martel « Les petits bonhommes allumettes ». Outre le fait que ce personnage est bien sympathique, j’ai trouvé sa théorie à la fois simple et amusante. Est-elle efficace ? Des milliers de personnes disent que oui, donc pourquoi ne pas essayer. Nous connaissons tous des personnes toxiques, nous avons tous des plaies qui saignent encore, alors dessiner, cela ne coûte rien, au pire cela ne fera rien.

Son principe résulte en quelques lignes. Nous sommes tous reliés à des personnes nocives qui nous encombrent inconsciemment l’esprit, et nous nous empêchons, tout en les empêchant de vivre . C’est ce qu’il appelle l’attachement à bien différencier de l’amour.

Pour lui, l’attachement n’est pas l’amour, car le véritable amour est d’aimer l’autre en le laissant libre. L’attachement le relie à nous, ou inversement.

Pouvoir vivre pleinement notre vie, nous devons couper ces liens conscients ou inconscients afin de vivre sereinement, et éviter de reproduire les mêmes schémas. Un conflit ancien laisse des traces, les petits bonhommes allumettes aident à ne plus garder de rancoeur, un patron nous bouffe la vie , même chose etc

 

Jacques M montre qu’il existe 7 points d’attachement correspondant aux 7 points de conscience, et ces points d’attachement peuvent être conscients ou à l’inverse inconscients.

Je dois donc couper ces liens. Ce n’est pas l’amour que je coupe, c’est l’attachement qui entrave ma vie.

 

Pour se faire, je dois d’abord dessiner « en allumettes » (en clair, un trait) « , ma personne, une tête, un corps, deux bras, deux jambes. Je marque mon prénom et mon initiale, puis pareil pour l’autre que j’ai choisi. Ensuite je mets une bulle de lumière et symbolise par des petits traits. Puis je fais pareil pour l’autre, je relis les liens conscients ou non, et je coupe avec des ciseaux.

Je ne peux utiliser les bonhommes allumettes que pour des situations où je suis impliquée. Je ne peux non plus décider de l’issue, mais selon lui, je ne peux en tirer qu’un bienfait positif.

Alors, face à ce monde où agressivité est reine ou les tensions existent, pourquoi ne pas tenter ces petits bonhommes allumettes ? Cela ne coûte rien et qui sait ?

 

(De nombreux exercices sont proposés dans le livre « Atma, le pouvoir de l’amour »

 

 

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( 26 avril, 2017 )

Lorsque la cloche retentit

 

Rien n’est un hasard, tout est une question de choix qu’ils soient bons ou pas. Parfois il suffit d’un petit mot « innocent » qui va nous pousser à tout changer, à nous remettre en questions, à tourner son embarcation vers une autre direction. Cela va faire quelques semaines que j’ai entendu cette cloche sonner. Je me suis réveillée d’un long sommeil. De nouveaux projets se sont dessinés, certains ne sont encore que des brouillons, mais peu importe. Il faut oser, il faut tenter, il faut parfois même s’éloigner de ceux qui nous fragilisent.

J’avais perdu l’envie d’écrire. Le monde de l’édition est phagocytant, on y croise trop de masques, et je déteste les masques. J’en étais arriver à craindre mes propres mots, anticipant une analyse de mes moindres gestes qui serait tronqu . Comme devant un moelleux au chocolat dont la vue nous écoeure, je n’y arrivais plus tout simplement. Je suis un électron libre, et encore plus, face à ce chaos politique, je veux le rester. Je n’appartiens à personne depuis le jour de ma naissance. Je revendique mon authenticité. On m’aime, tant mieux, on me déteste, je m’en moque. Seul m’importe la finalité de toutes choses, le sens qui se posera dans un non-sens.

J’ai donc fait une longue pause, et comme par magie, loin de cet ouragan où trop de jalousies dégoulinent, ma plume a repris vie, j’ai retrouvé l’envie aussi bien d’écrire, que de réaliser de nouvelles aventures, de me lancer des défis, j’ai franchi « ma » marche. 2017 en astrologie est une année de changement, et je la veux positive !

Je fais confiance à mon ressenti qui m’a rarement trompée, sauf il y a quelques années, mais la page est tournée.

Pour le moment, je plonge sans hésiter dans l’écriture d’un nouveau polar, alpaguée par une nouvelle intrigue dont j’espère l’issue aussi prenante que dans mon précédant. Je trace aussi l’ébauche d’un livre pour enfants.

J’adore ces moments où je suis plongée dans des dizaines de documents, c’est un bonheur total. En clair, vous l’avez compris, je m’éclate !

Je ne sais pas si je poserai les mots un jour d’un roman dit classique. Ces derniers sont imprégnés d’amour, et j’ai l’impression d’avoir tout dit. Il y a tant de magnifiques livres sur thème que j’ai l’impression d’avoir tout lu, tout entendu, et plagier ne m’intéresse pas. Peut-être un jour, des phrases se dessineront uniques, magiques, un jour, un mot qui surgira, une rencontre, une chanson, allez savoir !

En attendant, pour moi, la cloche a retenti, ouvrant une porte où je me glisse doucement, un nouveau demain qui se dessine. Une forme de bonheur loin des lignes éditoriales, loin de ces illusions que beaucoup ont, loin des critiques gratuites, juste pour le plaisir de vivre à nouveau mes mots. Et merci à ceux qui m’ont poussée à m’y remettre ! Vos coups de pieds en vakent la peine !

( 25 avril, 2017 )

La chasse aux kilos arrive !

 

L’approche de l’été, dans quelques semaines, est source d’inspiration pour les campagnes de publicité. « Perdez dix kilos en quinze jours »  » Jeune et jolie dans votre bikini » « Quelques kilos en moins et l’amour sera là ». Véridique ! Trouvés sur des pages de magazines.

C’est bien beau, mais le commun des mortels malgré des efforts draconiens va-t-il retrouvé une silhouette de rêve en quinze jours ? Vous y croyez, vous ? Et je ne parle même pas de l’amour retrouvé grâce à ce régime ! Surtout quand on a la malchance d’avoir tiré la mauvaise carte, et que l’on se coltine une maladie auto-immune qui bloque la perte des kilos. Alors comment ne pas plonger dans un profond désespoir ? Y a-t-il une solution ?

Faire un pied de nez aux kilos, et aux hommes qui méprise,t les femmes un peu rondes. Leur dire que ce ne sont pas quelques poignées d’amour qui vont entraver la passion ou le désir, et si c’est le cas, les plaindre, car comme ils doivent se sentir mal dans leur propre peau.

Le physique ne fait pas tout, et le charme se niche parfois dans des recoins oubliés.

Saluons plutôt les nouvelles publicités avec cette fois des rondes, fières de leur corps. Une véritable avancée quand on pense aux dernières années où les anorexiques arpentaient les podiums, juste simples produits de marketing pour assurer  aux grands couturier un drapé parfait.

Vous voulez vous sentir bien pour l’été ?

Cessez de faire une fixation sur la balance, virez là, oubliez là, et sans passer par la case restriction, optez pour les salades, les fruits juteux ( bio de préférence), un peu de sport quotidien, évitez le stress et acceptez-vous tout simplement. Un sourire fait vite oublier vos petits défauts, et si ces messieurs critiques passaient faire un tour dans vos dentelles, je suis certaine que vous leur feriez vite oublier ces rondeurs pleines de promesses.

( 24 avril, 2017 )

Bousculer les certitudes

Avez-vous la certitude d’avoir fait hier le bon choix ? Chaque jour nous nous trouvons face à ce doute, que doit-on faire, des fausses certitudes qui nuisent souvent  à la communication. Pourtant certaines personnes ne vivent que dans une certitude absolue, la leur, celle où elles ont toujours raison, ne pouvant se tromper.

N’est-ce pas présomptueux lorsque l’on sait que la vie est un doute perpétuel.

Qui ne s’est jamais retrouvé face à ces questions lève la main :

« Ai-je bien fait ? Me suis-je trompée ? M’aime-t-il ? Est-elle sincère ? Quel choix prendre ? » La liste est longue. Ce doute, une fois analysé avec sagesse, va nous ouvrir des portes.

 

Pourtant certaines certitudes existent par définition et ne peuvent être mises en doute. Nous existons, remettre cette certitude serait terrible, c’est une réalité. Il ne peut en être autrement. Nous le savons car nous ressentons des émotions, nous aimons, douter serait destructeur.

Les certitudes liées à la religion, à la politique, à la pensée commune peuvent, elles, être remises en question, au moins pour ouvrir un sujet de réflexion ou de débat.

Nous nous savons heureux, c’est une certitude, nous le pensons, rien de pire que cette petite réflexion anodine qui va nous faire douter jusqu’à nous conduire à nous sentir malheureux.

Dernièrement une amie me disait à quel point sa vie était perturbée. Heureuse, elle ne se posait aucune question jusqu’à la question perfide de sa belle-fille : »Tu es certaine que mon père t’aime ? »

Terrible le doute, s’enchaînant la peur, bousculant ses certitudes. Car comment être vraiment sûre ?

Mais est-ce si important au final ? Avons-nous besoin de croire aveuglément en nos croyances, nos idées, nos émotions pour vivre heureux ? L’important n’est-il pas d’être « bien » même si nous savons au fond de nous que nous dessinons juste une vérité, notre vérité, qui va simplement alors devenir juste notre certitude

( 23 avril, 2017 )

Ces visages qui ne s’effacent pas.

On a tous dans nos mémoires telle une collection de photos jaunies des visages qui ne s’effacent pas. Certains font encore partis de nos vies, d’autres se sont éloignés, malgré nous. La faute à qui ? Au temps qui passe trop vite, aux autres ( on ne va pas avouer facilement que c’est notre faute), à la vie.

Peu importe les raisons, on se retrouve par vagues happé par ces flashs venus du passé que l’on prend en pleine face. Ce sera l’amie d’enfance avec qui on jouait sous les lits, certainement au docteur, il faut bien que l’enfance se fasse. Le copain de lycée qui nous a soutenu durant notre scolarité. Le premier amour … rien que d’y penser, on éclate de rire. Il doit avoir aujourdhui un gros ventre et une calvitie, bien éloigné du fantasme de nos quinze ans.

Ensuite tel un kaléidoscope, des centaines de visages se mêlent, les anciennes collègues, les enfants, l’Enfant, les coups de foudre, les coups de coeur, la vie.

On se retrouve face à ce tsunami émotionnel qui fait autant de bien que de mal.

J’admire la faculté que certaines personnes ont de pouvoir effacer d’un coup d’éponge jusqu’à oublier le plus petit frémissement, la plus courte émotion. Je n’ai jamais réussi pouvant encore presque dessiner du bout des doigts les sensations vécues lors de ce premier contact, de cette rencontre, de cette naissance, un peu comme si toutes ces images n’étaient que chaque pore de mon corps, respirant avec moi, se nourrissant de chaque battement de mon coeur. Pourtant devant certaines photos en noir et blanc, je peine à retrouver les noms, celles du passé proche ayant pris le devant de la scène. Ah, ces visages qui ne s’effacent pas, sont-ils au final une bénédiction ou une plaie ? Ils sont, et certains ne s’effaceront jamais.

( 22 avril, 2017 )

Les perturbateurs endocriniens et notre thyroïde

Les perturbateurs endocriniens et notre thyroïde.

 

La dernière étude de 60 millions de consommateurs est alarmante. Nous sommes tous contaminés par des cochonneries induisant des soucis de croissance, fertilité et thyroïde. On avait déjà bien compris que depuis Tchernobyl, notre petit pavillon avait du souci à se faire, ajoutant à cela le stress, les prédispositions génétiques, et le tour est joué. Nous sommes des millions sur la planète à constater un dérèglement thyroïdien qui selon les personnes pourra occasionner des troubles légers ou de sérieux handicaps.

Je ne suis pas là pour me battre contre ce danger, mais pour alerter une fois de plus les autorités. Un dérèglement du système endocrinien peut passer inaperçu et faire de gros dégâts. Pour ne rappeler les symptômes, prise ou perte de poids, accélération cardiaque, troubles digestifs, troubles des hormones sexuelles ( ménopause précoce ou retardée, stérilité, troubles des règles, perte de la libido ), problème de mémoire et de concentration ( pouvant créer un handicap lors d’examens), troubles du comportement ( déprime, crises d’angoisse, boule à la gorge, crises de panique) pouvant induire un faux diagnostic orientant vers une dépression alors qu’il s’agit juste de rééquilibrer le système endocrinien, sécheresse oculaire, de la bouche, baisse de la vue, sécheresse de la peau et des cheveux, chute des cheveux, anémie, hypertension (combien de médecins vont traiter une tension sans un regard pour la thyroïde ? Alors qu’un papillon régulé peut éviter un médicament avec parfois des effets secondaires) et la liste est longue.

 

Depuis plus de trois ans, je me bats pour faire reconnaître cette maladie, et j’ai l’impression de pédaler dans la semoule. On m’écoute beaucoup plus aujourd’hui, on m’entend, mais cela ne bouge toujours pas. Dernièrement, je discutais avec un éminent endocrinien qui me disait « C’est compliqué « . Et alors ? Est-ce parce que c’est compliqué que l’on va arrêter de se battre ?

Faut-il soigner le mal ? La maladie ? Les symptômes ou la cause ?

Il est plus simple de prescrire un antidépresseur que de s’attaquer au pourquoi de cette maladie, plus aisé de donner un plâtre pour l’estomac que de réguler une TSH.

Si encore, il suffisait de prescription du Levothyrox ou du L_Thyroxine pour que le malade retrouve sa pleine forme, mais ce cas n’est possible que lorsque l’on se trouve face à une simple hypothyroïdie. Dans le cas où ce dysfonctionnement est lié à une maladie auto-immune comme Hashimoto ou Blasedow, c’est fichu. Le spécialiste ou le médecin traitant va se trouver confronter à un vrai casse-tête : une TSH qui fait le yoyo, une TSH qui monte et des T4 qui baissent, une impossibilité à stabiliser le patient, qui lui devra, bon gré mal gré, faire bonne figure parce que c’est une maladie invisible, parce que lorsqu’il est convoqué au médecin-conseil ce dernier « ne voit aucun handicap « , parce que une fatigue en zigzag est bien difficile à accepter.

Certains malades déclencheront une seconde maladie auto-immune, puis une troisième. On n’a pas trouvé encore le moyen de stopper l’agression des anticorps en direction d’un organe. Pourquoi s’autodétruit-on ?

Alors, oui, une reconnaissance réelle des pouvoirs publics est peut-être une douce utopie, mais la vie est faite de milliers de petits miracles quotidiens.

Tenter juste de comprendre l’autre, au-delà d’une simple norme de laboratoire est-ce si compliqué ?

 

 

De nombreux médecins ont rejoint notre cause, surtout en province, acceptant de discuter, d’échanger, c’est une formidable avancée ! Au salon de Paris, j’ai rencontré dans une allée un interne en médecine avec qui j’ai eu une conversation très riche riche. J’en savais plus que lui sur le dysfonctionnement thyroïdien. Ce n’est pas à lui qu’il faut jeter la pierre, mais au système de formation qui a ses limites, ce « module » pour des raisons compliquées avait été survolé. Un médecin ne peut tout savoir, mais il peut essayer de comprendre .

Faisons en sorte que les soignants nous écoutent – mais surtout nous entendent. Cela commence maintenant …

Un premier pas, continuons à poser le second …

 

 

La pétition doit continue de circuler ! Continuez à la demander sur la page de l’association Hashimoto, afin que toutes les maladies thyroïdiennes soient reconnues dans leur globalité.

N’hésitez pas à diffuser aussi « Hashimoto, mon amour » simplement pour que les esprits s’ouvrent.

Ce n’est pas parce que vous allez bien que vous avez retrouvé votre forme qu’il faut oublier ceux qui vont mal. Ce n’est pas parce que vous n’avez rien que cette maladie ne vous frappera pas, ou ne touchera pas vos enfants.

 

 

http://www.editions-feliciafrancedoumayrenc.com/grignon-sylvie-hashimoto-mon-amour-p213024.html

 

 

 

( 21 avril, 2017 )

À lui qui fut, qui est, qui sera à jamais

 

À l’heure où le monde est en ébullition face aux urnes de dimanche, mon coeur est bien loin de tout cela. Comme chaque année, je fais une sorte de retraite intime commencée il y a vingt jours, hommage pudique à celui qui n’est plus. Bien sûr, je suis attentive à ce remous politique, mais je m’autorise cette pause, loin du monde même si je travaille, pas toujours comprise car se mettre en retrait n’est pas jugé acceptable par tous. Je lui dois par respect pour sa force et son courage.

Dimanche, ce sera la journée électorale, mais ce sera aussi son jour « à lui », lui qui est aujourdhui ma force, lui sans qui je ne serai pas ce que je suis, lui dont on a essayé de se servir pour mieux me détruire.

Je suis un peu fatiguée au bout de tant d’années d’entendre certaines personnes me dire que c’est du passé, qu’il faut tourner la page, ne plus jamais y penser. Comment peut-on oublier quelqu’un que l’on a tant aimé, perdre un enfant ne peut se conjuguer au passé. Il faut le vivre pour le comprendre. Je revois son sourire éclatant, ses éclats de rire, sa main qui serrait la mienne quand il avait peur, ses caprices. Je revois ses grands yeux noirs où j’aurais pu toucher l’univers, cette sagesse que seul un enfant condamné pouvait appréhender.

J’en profite pour m’excuser si ces dernières semaines de mon absence des réseaux sociaux, d’avoir pu avoir parfois des mots un peu durs, pas assez compréhensifs envers certains. C’est un non-sens pour beaucoup, mais je sais que quelques uns me comprendront.

Aujourdhui, j’ai juste envie de dire, que même si je serai aux urnes dimanche, malgré un choix de candidats qui me laisse perplexe, ce n’est pas à l’avenir que je penserai, mais à lui, mon fils, mon amour, ma chair, qui est parti il y a vingt-neuf ans, pour qui je vis depuis la tête haute, puisant mon énergie dans son souvenir lorsque je flanche, évitant de laisser couler mes larmes parce qu’il ne voulait pas que je pleure.

Certains choisissent la Toussaint pour penser à leurs disparus, ce n’est pas mon cas. Il est le sang qui coule dans mes veines, mais je ne laisse la douleur des souvenirs me hanter qu’en cette période d’Avril, afin de m’autoriser à revivre ses derniers moments, ce dernier « je t’aime » que je lui ai dit avant d’entendre son cri, terrible, afin de pouvoir faire une croix sur mon calendrier et me donner comme un électrochoc, le pouvoir de monter une nouvelle marche, afin de me relancer de nouveaux défis. Je tombe avec lui pour puiser en ce 23 Avril ma nouvelle force.

Perdre un enfant est la pire douleur. Un conjoint, un parent, c’est le cycle de la vie, mais un enfant, c’est détruire un équilibre. On ne devrait pas survivre à son propre enfant. J’ai survécu, non sans cicatrice, mais je suis debout, et une fois encore en ce vingt-trois avril qui approche, avant de laisser ma peine pour un an dans le coffre de mes souvenirs, je veux lui chuchoter l’impossible, Christophe mon ange, comme j’aimerais que tu reviennes juste une heure même une minute,  juste pour m’embrasser parce que ta mort n’aurait jamais dû arriver, parce que le cancer devrait être épargné aux enfants.

À mon fils qui fut, qui est et qui sera à jamais.

 

 

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