( 25 août, 2017 )

Mes lectures de l’été

Ceux qui me suivent sur facebook sur ma modeste page « la forêt des livres », vous avez suivi mes lectures de l’été.

Plusieurs messages de personnes n’ayant pas facebook m’ont demandé de récapituler mes lectures.

Il y en a eu tout de même beaucoup !

 

Au fond de l’eau de Paula Hawkins

Contrairement à beaucoup, je n’ai pas encensé le précédent roman de cette auteure  » La fille du train » que j’avais trouvé long et ennuyeux.

J’ai beaucoup plus accroché à ce roman, cette histoire où se rejoignent plusieurs vies, plusieurs mortes, Jules, Nel, Lena, Sean, Helen, une bonne analyse des émotions humaines. Le style est agréable, les personnages qui parlent à tour de rôle intéressants, mais la fin est terriblement décevante, prévisible, sans saveur. Quel dommage car ce thriller m’a tenue durant plusieurs certaines de pages pour faire un vrai flop à la fin. D’une banalité à faire peur, un peu comme si l’auteure avait du vite terminer. Un livre que j’ai pris plaisir à lire, sauf vous l’avez compris la fin !

 

Le tricycle rouge de Vincent Hauuny

J’avais lu de très mauvaise critique … pourtant …

Le tricycle rouge est un polar doté d’une intrigue efficace qui m’a tenu en haleine jusqu’au bout.

L’histoire de Noah Wallace, brillant profiler rescapé d’un accident de voiture où il a perdu sa femme. Il se retrouve impliquer par le biais d’une carte postale dans une série de meurtres survenue cinq ans plus tôt . Il y rencontre deux personnages qui vont l’aider, Sophie et Clemence. Le plongeon dans l’horreur n’est pas loin.

Ce livre a reçu le prix Michel Bussi.

J’ai adoré ce roman, le suspense était total. Le lien avec le titre n’apparaît que tardivement donnant du ressort à l’intrigue. La fin laisse entrevoir un second exemplaire peut-être …

 

Le bonheur n’a pas de rides de Anne Gaelle Huon

Quel joli coup de coeur. Je suis sortie ces jours-ci des thrillers et je ne tombe que sur de jolis romans plein de tendresse et de douceur. Une bien belle histoire qui ne se raconte pas simplement parce qu’il n’y a pour moi pas de moi pour cela. J’ai beaucoup aimé !

« On reconnait le bonheur au bruit qu’il fait en claquant la porte. »

 

Une grosse déception : L’élégance du hérisson de Muriel Barery

 

Voilà un roman que j’avais mis de côté depuis des mois voire des années. Premier choc, l’épitaphe « À Stéphane avec qui j’ai écris ce livre » ( oups ! Le « s » m’a un peu ébranlé pour un roman publié chez Gallimard)n j’ai pu noter tout au long de ce livre de nombreuses coquilles. Comme quoi, on critique beaucoup les indés mais les plus grands ont des failles.

Je ne m’y suis pas arrêtée et j’ai plongé dans le roman. Alors je m’attendais au coup de coeur, au livre qui prend aux tripes, et bien pas du tout.

Très grosse déception ! Je me suis ennuyée !!! Le texte est bien écrit, certes, mais l’histoire est vraiment rasoir. Vu les éloges, je suis vraiment tombée sur les fesses.

Une histoire banale, une fable sans véritable essence, bref, un roman monté aux nues simplement par une édition. Peut-être est-ce le fait de le lire en vacances ? Je misais sur la détente, j’en sors avec un mal de tête. Un livre pour ceux qui ont envie de se masturber le cerveau, et juste pour ceux-là !

 

Un vrai coup de coeur

Le philosophe qui n’était pas sage de Laurent gounelle.

 

Quel joli livre ! Un vrai coup de coeur. Certes l’histoire peut sembler insipide, et pourtant comme j’ai aimé cette analyse faite par l’auteur.

Les personnages de Sandro, Élianta sont un vrai délice et posent de véritables questions existentielles. Sommes-nous formatés par la société ? Une vie positive dénuée de sombres pensées comme l’avaient au départ ces jeunes indiens est-elle possible ? Pourrons-nous un jour de nouveau communiquer avec la nature ?

 

« J’ai créé un monde d’illusions qui se nourrissent d’elles-mêmes, un monde insensé qui s’autoalimente. »

 

« Ce qui est contre nature est voué à disparaître. Ce monde finira par s’effondrer de lui-même. »

 

En clair, j’ai adoré ! J’avais déjà lu un livre de cet auteur qui m’avait moins interpellé. Celui pose vraiment les problèmes de notre société. Fin classique et positive, je n’en attendais pas moins.

 

La dernière licorne de Tobby Rolland

 

Ce roman s’avère être un thriller doté d’une intrigue historique emportant le lecteur dans une course folle en compagnie de Zak et Cécile, d’Idil, et de bien d’autres du Vatican, en passant par Hong Kong à la recherche d’un des plus grands secrets de l’humanité.  L’auteur affirme détenir une part de vérité, c’est possible, une chose est certaine, c’est un bon livre que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire, un livre qui fait se poser des questions.

 

Conspiration de Giacometti et Ravenne

 

Je suis une fan des romans de ces auteurs (puisqu’ils sont deux à écrire), même si certains romans sont mieux que d’autres, mais mes retrouvailles avec le commissaire Marcas est toujours un vrai plaisir. Cette fois, nous plongeons en plein coeur de la révolution avec des personnages hauts en couleur comme Danton, et la recherche d’un Secret, avec toujours une pointe occulte.

Jacques Ravenne étant franc-maçon, c’est un délice de découvrir les rouages de ces loges tenues secrètes durant des siècles.

 

En tous les cas, le roman commence par une série de suicides bien étranges, et le rythme est soutenu jusqu’au bout. J’aime particulièrement ce mélange historique, et vie actuelle, et je ne me suis pas ennuyée une seconde. À lire pour ceux que ce type de romans passionne, comme moi !

 

Mör de Johana Gustawsson

 

Un très bon thriller où la profiteuse  Emily Roy est bien sympathique, et où Alexie son acolyte nous plonge dans une histoire bien tordue comme on les aime (enfin moi !)

L’histoire se passe en Suède, toujours dans une atmosphère un peu lente comme on les aime, la découverte d’un corps amputé , avec une autre intrigue en parallèle, celle d’une actrice enlevée à Londres. Tout le mystère siège autour de l’ancien comâgnon d’Alexie qui est enfermé dans un hôpital psy. Bref une histoire bien tordue avec l’apparition de Jack l’éventreur … un bon filon, même si j’ai un peu trouvé certains passages longs …

 

Le dernier repos de Sarah

 

L’histoire

Tracy Crosswhite, enquêtrice de la police de Seattle trouve le moyen d’ouvrir de nouveau le dossier d’Edmund House qu’elle pense innocent. C’est alors que l’on retrouve les restes de sa soeur Sarah.

 

Je suis rentrée à fond dans le premier tiers, ne pouvant lâcher mon livre, puis le second m’a un peu moins captivé quand au dénouement, je l’ai vraiment trouvé sans saveur, tellement prévisible.

C’est vrai que je deviens maintenant très difficile concernant les thrillers. J’aime ne pas découvrir le meurtrier ou la fin. Là, c’était raté. Beaucoup d’incohérences dans ce livre. Pas le meilleur polar que j’ai pu lire.

 

Le Château de Tanna’saoghal de AJ Crime

 

J’avais lu le premier roman de AJ Crime publié chez Edilivre, et j’avais apprécié son style. Je fus donc plus que surprise en découvrant ce nouveau roman d’un genre totalement différent. J’ai donc plongé dans un livre limite ésotérique, avec des fantômes, de l’horreur, des personnages attachants, à la limite du polar. Bref, un genre bien particulier avec une plume raffinée, vous l’aurez tout à fait compris, j’ai adoré ! Une bien belle découverte !

 

Le murmure du Papillon de Patricia Duterne.

 

Je recommande ce roman de Patricia dont j’avais déjà apprécié les deux précédentes parutions.

L’histoire est toute simple, celle de Victor qui l’été de ses sept ans va dé ouvrir la vie et le monde des adultes.

 

Voilà un bien joli petit roman facile à lire, je l’ai lu en quelques heures, rempli de poésie. On se laisse bercer par l’histoire de Louise et de Victor, par ce passé qui s’entrecroise avec le présent, par la magie des mots.

Seule la fin m’a un peu déçue. J’aime les histoires qui finissent bien.

Un livre à lire sans hésitation ! .

 

Beaucoup de livres autoédités.

 

Les petits yeux étoilés de Bruno Madelaine

Le hasard m’a fait acheté ce petit roman de Bruno Madelaine. L’histoire d’un jeune Simon Renaud qui raconte son parcours et celui de sa famille  face au Syndrome de William BEUREN dont il est atteint depuis la naissance. Un roman poignant qui se lit vite, mais qui laisse des traces.  Un vrai coup de coeur À lire absolument …

 

Les amies de ma mère de Lydie Lefreve

 

Voilà un petit livre bien sympathique plein d’humour et de bienveillance. Le style est léger, bien écrit. Ayant moi-même une fille, j’ai retrouvé quelques clins d’œil familiers.

Une bonne lecture de vacances !

 

Le philosophe amoureux de claude Roudil

 

Quelle jolie découverte que ce livre empli de sensualité, un roman plein de sagesse, une traversée de la vie d’un homme avec la découverte du tantrisme, cette philosophe zen. J’ai lu ce roman par étapes pour bien assimiler chaque partie. C’est un vrai régal. Nul besoin de méditer pour aimer ! À lire … sans modération.

 

Moi aussi je suis Patrick Bruel de X

 

C’est avec beaucoup de curiosité que j’ai choisi de lire ce roman durant mes vacances. D’abord intriguée par la couverture qui casse la dite normalité, puis ce titre, un clin d’oeil au chanteur Patrick Bruel.

L’auteur a un style très agréable à lire, limpide qui passe bien, et je me suis laissée, bien malgré moi, prendre à cette histoire. Texte surprenant car entre-coupé de morceaux de chansons et de poèmes. Le plongeons dans l’introspection de l’auteur, éloignée au final de la vie du chanteur, est écrit dans un français savoureux qui nous emporte. Restons-nous avec des questions sur ce transgène ? Certainement, une curiosité, il faut bien l’avouer que l’auteur nous a savamment offerte avec pudeur. Un roman court, trop court, prenant, loin de la norme littéraire officielle , mais une jolie découverte.

‘Écrire, c’est arracher les lambeaux de l’intériorité  »

 

Une bonne intention de Solene Bakowvski

 

L’histoire est toute simple, celle d’une petite fille Mati qui a neuf ans et perdu sa maman. Elle a un papa paumé par ce deuil, et une grand-mère qui n’est pas trop bien dans sa tête. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. L’histoire est magnifique, superbe, pleine de tendresse. On s’attend à un polar bien glauque et on découvre un fort joli roman.

Je découvre cette auteure avec beaucoup de plaisir.

( 11 juin, 2017 )

Chronique de Juin

Le bonheur n’était pas dans le pré Odile Marteau Guernion

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C’est avec un grand bonheur que j’ai reçu le livre dédicacé d’Odile. Je me suis plongée dedans avec délice, heureuse de retrouver une nouvelle fois Anne Le Goff.

J’ai apprécié cette nouvelle immersion dans un petit coin de Bretagne, on s’y croirait !

Les romans d’Odile me font penser aux Miss Marple d’Agatha Christie, pas un seul mot de travers ni dénotant, et une douce intrigue qui donne envie d’aller jusqu’au bout et de connaître la fin ! Une fin classique, prévisible, et réconfortante. Un réel moment de plaisir dans un polar plein de douceur à l’opposé des thrillers ou romans noirs qui inondent les bacs. Un livre à ne pas rater cet été !

( 13 mai, 2017 )

Et puis un jour … Mon roman coup de coeur 2017

 

Quel coup de coeur pour ce roman dont je ne cesse de lire et relire des passages.

Un livre que j’aurais dû écrire. Ces phrases, chaque femme qui a aimé un jour aurait pu les tracer, chaque homme aurait pu les penser. L’histoire, bien sûr est très belle, mais les mots le sont bien plus encore. Ils ont une force qui donne la chair de poule.

Qui n’a pas vécu cette impression d’être pris dans un bocal comme Sarah ? Vivant au sein d’une union heureuse où pourtant il existe « ce manque ». Quelle femme n’a pas vu le vrai désir disparaître du regard de son mari, pour se retrouver juste « la mère des enfants » ? Et puis un jour, au hasard de la vie, la rencontre, celle qui nous change à jamais. Qui n’a pas vécu des phases de routine où il ou elke aurait rêvé de croiser un

Une histoire à savourer sans modération. Une merveilleuse leçon de vie,  à méditer …

Je rappelle qu’une fois encore, avant d’être dénichée par une petite ME, cette auteure a fait un vrai buzz en autoédition. Preuve qu’il y a vraiment de vraies perles qui dorment. J’ai même acheté immédiatement un autre roman de cet auteur Eden.

 

« Et puis un jour, il faudra oublier, oublier pour ne pas tomber. »

Cette citation me bouleverse tellement sa profondeur est vraie. Il faut pouvoir oublier pour ne pas s’écrouler, il faut pouvoir enlever cette boule à l’estomac qui nous limite, qui nous oblige à devenir dur ou passif, qui fait de nous ce que nous ne sommes pas.

 

Quelques phrases cultes de ce livre.

 

« Je n’ai pas peur de mes sentiments, j’ai peur de la douleur qui suit. »

 

 » Il y a ceux qui aiment un jour sur deux , ceux qui aiment l’idée d’aimer et même d’être aimé.

Il y a ceux qui aiment par habitude. Ceux qui ne savent pas aimer. Ceux qui ne savent pas être aimés. Et puis, il y a ceux qui y croient toujours, malgré la déception, l’échec et l’abandon. Ce sont ceux-là les pires, car ils peuvent tout donner et tout reprendre.

Ce sont eux qu’il faut craindre car en les laissant entrer dans ta vie, ils vont te faire sentir exister, puis un jour partiront sans se retourner.  »

 

 » Le luxe, c’est d’avoir du temps là où cela paraît insurmontable. »

 

« Depuis toi, j’ai envie d’être moi …’

 

« Les plus belles histoires sont celles que l’on n’a pas eu le temps de finir. »

 

« Tu m’as appris à vivre, j’aurais voulu que tu m’apprennes à te survivre. » Je t’ai aimé puis au fil des mois je t’ai oublié et à force de t’oublier, je t’aime encore plus fort.

Tu es là, dans chacun de mes choix, dans mes larmes, dans mes petits sourires, dans les étoiles au coin de mes yeux. Tu es partout, mais tu n’es pas là. »

 

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( 5 mai, 2017 )

Un coup de coeur à ne pas rater

Toujours avide de découvrir de nouveaux talents, ce fut avec plaisir que j’ai découvert un petit roman que l’auteur m’a envoyé. En tant qu’auteure moi même, je suis en général assez saignante, et surtout très difficile. Je n’avais lu ni la quatrième ni le genre, bref, j’ai plongé sans bouée.

Je fus donc agréablement surprise, prise aux pièges de l’histoire dès les premières lignes. Les mots ont une sonorité bien particulière dont on ne sort pas indemne, mots forts, qui parlent, qui interpellent, que l’on attend. Rien n’est vraiment dit au début, et on ne sait pas où on va, et quand on comprend, il est trop tard, jusqu’à cette chute, forte, insoupçonnable. Seul regret, un récit court trop court, j’aurais bien continuer des pages encore. En tous les cas, bravo, un teès beau style.

 

Ce livre est en vente sur Amazon.

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Un autre ouvrage du même auteur.

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( 13 avril, 2017 )

Les choix si durs à faire

 

Pourquoi dans notre courte vie, juste une seconde à l’image de l’univers, avons-nous toujours des choix à faire ? Pourquoi les repoussons-nous toujours ?

C’est terriblement angoissant de faire des choix et à quelques jours des élections, on s’en rend bien compte. Choix de partir ou de rester, choix d’effacer ou de garder, choix de rester serein ou de se fâcher. Chaque pas que l’on fait, implique un choix à venir.

J’ai toujours du mal à faire des choix qui définissent ma vie, me sentant souvent poussée par des tiers, qui interfèrent dans mes ressentis, jugeant ou faisant vibrer ma fibre emphatique pire me poussant à culpabiliser. Il m’est arrivé comme beaucoup de faire des mauvais choix, de réagir avec impulsion, sans prendre le temps de réfléchir. J’ai parfois raté ces précieuses 5 Secondes, mais tout ce que j’ai fait, je l’ai fait parce que j’y croyais.

Je pense à une rencontre il y a de nombreuses années. Durant quelques secondes, j’ai hésité, trop longtemps, j’ai raté une route. Aucune opportunité, sans importance aujourdhui. Quand je tourne une page, je ne me retourne pas, et même si j’hésite beaucoup, une fois ma décision prise, elle s’avère irrévocable.

 

Mon dernier choix ?

Je vais essayer de vivre loin des turbulences, loin des histoires toujours mises sur le feu, loin des propos rapportés qui deviennent des incendies.

Idiote, je tombe à chaque fois dans le piège, répondant aux personnes qui m’ont peinée.

Certaines personnes savent où piquer pour faire mal.

Qu’elles se réjouissent, elles ont réussi.

J’abandonne certains rêves, mais je n’en suis pas triste. Le bonheur se trouve là où on sent bien. Lorsque l’on travaille trop, on en oublie cette valeur essentielle. Il est nécessaire de conserver ce que nous voulons être, ce que nous sommes, et non ce que l’on veut que l’on soit.

Une chose est sûre, on ne peut avoir la gloire et la paix, la lumière et l’ombre. Et surtout, on doit bien réfléchir, à quel prix pouvons-nous perdre notre liberté ?

La mienne est trop précieuse … elle est hors de prix. Je suis, comme dit toujours mon mari, unique, imprévisible, déroutante, mais c’est pour cette raison que l’on m’apprécie, enfin ceux qui aiment les personnes sincères et honnêtes, enfin ceux qui m’aiment tout simplement. Je préfèn’en avoir que quelques-unes, mais qu’elles soient « vraies ».

En tous cas, je termine bientôt ces vacances sur une note positive. Quelques soient les turbulences politiques, les mesquineries humaines, j’amorce un virage.

Un message reçu ce matin me disait  » tu n’es rien, reste le ». Au lieu de m’agacer comme avant, j’ai souri. Ce « rien » est énorme ! Je suis donc ce « rien » ! N’est-ce pas un premier pas vers une reconnaissance ? ( rires)

En tous les cas, faites vos choix en sachant qui vous voulez être vraiment, même si ce n’est qu’un « rien ».

( 13 janvier, 2017 )

Chronique le corps parfait des araignées

 

 

J’attendais avec impatience le nouveau roman de Franck Balandier, ayant eu un vrai coup de coeur pour « le silence des rails ». Je me disais très honnêtement que l’on ne pouvait faire mieux. J’ai donc lu ce roman d’une traite, sans m’arrêter, puis je l’ai refermé. J’étais seule chez moi, donc je n’ai rien dit, juste pris un thé, puis j’ai repris le livre et je l’ai relu une seconde fois. Ne croyez pas que je sois stupide, je voulais juste être certaine d’avoir bien senti la fin, le dénouement comme on dit en littérature.
Ce roman ne se raconte pas, cela gâcherait tout, chaque mot a un poids, une intensité, ne se trouve pas là par hasard. Tout se joue sur deux personnages terriblement atypiques, hors normes, tout comme le style, et bien sûr, telle une peinture par derrière, la mort, crue, violente et douce selon les moments.

Ce livre est décoiffant, stupéfiant, je n’ai pas de mots pour qualifier  » Le corps parfait des araignées ». J’ai vraiment adoré. Un roman peu ordinaire, un peu déjanté, particulier, qui ne peut laisser indifférent, une griffe que l’on trouve rarement. Une histoire à lire au travers de mots à sentir. Simplement parce que c’est beau, comme la vie, peut-être même dirions-nous en fermant le livre, comme la mort.

( 12 janvier, 2017 )

Coup de coeur PRUDENCE ROCK d’Anne-Véronique Herter

C’est toujours un immense bonheur de recevoir un livre dédicacé, merci Anne-Véronique. J’ai plongé dans Prudence Rock avec délice, me laissant prendre à la vie de cette jeune Prudence, happée par les mots distillés avec tendresse par Anne-Véronique.
J’ai adoré cette étude psychologique faite avec finesse et pudeur, cette personne engluée dans ses doutes, sanglée dans un corps qu’elle pense maitriser, mais qui au final n’est qu’un pale reflet de ce qu’elle est, ces appels au secours qu’elle lance que nul ne veut entendre. Au travers de ces lignes, on se met à applaudir la ténacité de Prudence, on vibre avec elle, on pleure avec elle, on tourne les pages inlassablement sans pouvoir quitter ce roman. Le style d’Anne-Véronique nous enveloppe à tel point que l’on souffre avec cette jeune de seize ans, comme si les stigmates de sa maigreur étaient palpables, comme si une apparence pouvait offrir le bonheur. Puis plongeon brutal dans la vie de Prudence adulte, cette Prudence qui se dit forte, qui n’est pourtant qu’une brindille qui plie, mais qui va s’offrir les moyens de vivre, ou de survivre, jusqu’à cette fin, si intense qu’elle nous donne une boule à l’estomac, nous incitant à tendre la main vers Prudence, de lui crier :  » Prudence, on est là … » J’évite d’en dire trop de peur de spolier.

Vous l’avez compris, Prudence Rock est un roman que j’ai particulièrement aimé, dévoré même, qui m’a laissée sans voix  ayant lu le manuscrit d’origine et ne pouvant qu’applaudir le superbe travail de réécriture, un roman à lire impérativement !
Courrez vite vous procurer Prudence Rock ! Et bonne lecture !

( 31 décembre, 2016 )

Criminal Loft

Une fois n’est pas coutume, un coup de coeur sur les conseils d’Anne-Ju.
L’histoire
Sanatorium de Waverly Hills. Six hommes et deux femmes, reconnus coupables par la justice américaine et enfermés dans le couloir de la mort. Huit candidats sélectionnés pour participer au reality show le plus brûlant qui ait jamais existé. Chacun d’eux devra vous convaincre qu’il mérite de vivre.

Voilà une perle de l’autoédition, un petit bijou, car ce roman fut autoédité avant de trouver un éditeur. Que l’on ne me dise plus qu’il n’y a que les grands éditeurs qui sont capables de trouver des livres qui nous font vibrer. Pour une fan de polar, ce roman est un délice, avec une intrigue qui va en crescendo jusqu’au bout. Cet ouvrage ferait un excellent film, et pose le problème, une fois de plus de la télé réalité, de ses abus, de ses manipulations. Que le choix se soit porté sur des condamnés à l’injection létale n’apporte pas l’ouverture d’un débat sur la peine de mort, pour moi tout du moins. J’ai hâte de découvrir son prochain roman Majestic Murder qui sort mi-Janvier.

 

( 20 décembre, 2016 )

Le silence des rails

 

Je suis sans voix, clôturant la dernière page de ce roman. Comme tout le monde sait sur ce blog, ma prédilection va plutôt aux polars ou thrillers. Pourquoi ai-je choisi ce livre deux ans après sa sortie ? Parce qu’il faut être prêt et je ne l’étais pas avant. Ce n’est pas juste un livre, c’est un coup de poing, violent, fort, que l’on prend en pleine tête qui assomme. Je sais ce que beaucoup vont me dire, des ouvrages sur les camps pullulent, et c’est vrai. J’en ai lu beaucoup, mais « le silence des rails » est bien plus que cela. Je ne vais pas vous raconter ses vibrationspour ne pas spolier. Le style de l’auteur envoute, prend dans ses griffes, emporte. Ce n’est pas juste l’histoire d’un homme au pyjama rayé avec un logo rose, c’est l’histoire de tout homme pris dans les griffes de l’absurde, de l’horreur. On peut juste se demander en refermant ce livre, quelle couleur sera le logo visé de demain ? Un livre à lire, à savourer, des mots au-delà des simples mots, une plume touchant notre « moi » le plus profond. Respect et bravo !

( 18 décembre, 2016 )

Ma chronique coup de coeur du jour

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Faute de temps, je poste très peu de critiques de livres sur mon blog sauf les coups de coeur et le premier roman de Corinne Martel en est un. Je ne classerais ce livre dans aucune catégorie, car pour moi ce n’est ni un thriller ni un polar, plutôt une descente psychologique dans les tréfonds de l’âme humaine et quelle descente !
Auteure moi-même de polars, dévoreuse de thrillers, je suis très critique, tout le monde le sait sur ce blog, et mes éloges se font rares. « Et tu vis encore » est donc plus qu’une surprise, une véritable découverte. L’histoire est prenante, simple à lire, sans fleuriture. On tombe directement dans la marmite de l’histoire que l’on n’a nulle envie de quitter avant d’avoir refermé le livre, avant de s’être effectivement posé cette terrible question « À leur place, qu’auriez-vous fait? », et avec horreur, on se rend compte que l’on a fort envie de répondre … pareil !
Bref, je souhaite longue vie à ce roman et plein de suivants! Bravo à l’auteur pour ce super moment que je viens de passer, trop court peut-être ? Mais preuve que je ne me suis pas ennuyée !

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