( 13 mai, 2017 )

Et puis un jour … Mon roman coup de coeur 2017

 

Quel coup de coeur pour ce roman dont je ne cesse de lire et relire des passages.

Un livre que j’aurais dû écrire. Ces phrases, chaque femme qui a aimé un jour aurait pu les tracer, chaque homme aurait pu les penser. L’histoire, bien sûr est très belle, mais les mots le sont bien plus encore. Ils ont une force qui donne la chair de poule.

Qui n’a pas vécu cette impression d’être pris dans un bocal comme Sarah ? Vivant au sein d’une union heureuse où pourtant il existe « ce manque ». Quelle femme n’a pas vu le vrai désir disparaître du regard de son mari, pour se retrouver juste « la mère des enfants » ? Et puis un jour, au hasard de la vie, la rencontre, celle qui nous change à jamais. Qui n’a pas vécu des phases de routine où il ou elke aurait rêvé de croiser un

Une histoire à savourer sans modération. Une merveilleuse leçon de vie,  à méditer …

Je rappelle qu’une fois encore, avant d’être dénichée par une petite ME, cette auteure a fait un vrai buzz en autoédition. Preuve qu’il y a vraiment de vraies perles qui dorment. J’ai même acheté immédiatement un autre roman de cet auteur Eden.

 

« Et puis un jour, il faudra oublier, oublier pour ne pas tomber. »

Cette citation me bouleverse tellement sa profondeur est vraie. Il faut pouvoir oublier pour ne pas s’écrouler, il faut pouvoir enlever cette boule à l’estomac qui nous limite, qui nous oblige à devenir dur ou passif, qui fait de nous ce que nous ne sommes pas.

 

Quelques phrases cultes de ce livre.

 

« Je n’ai pas peur de mes sentiments, j’ai peur de la douleur qui suit. »

 

 » Il y a ceux qui aiment un jour sur deux , ceux qui aiment l’idée d’aimer et même d’être aimé.

Il y a ceux qui aiment par habitude. Ceux qui ne savent pas aimer. Ceux qui ne savent pas être aimés. Et puis, il y a ceux qui y croient toujours, malgré la déception, l’échec et l’abandon. Ce sont ceux-là les pires, car ils peuvent tout donner et tout reprendre.

Ce sont eux qu’il faut craindre car en les laissant entrer dans ta vie, ils vont te faire sentir exister, puis un jour partiront sans se retourner.  »

 

 » Le luxe, c’est d’avoir du temps là où cela paraît insurmontable. »

 

« Depuis toi, j’ai envie d’être moi …’

 

« Les plus belles histoires sont celles que l’on n’a pas eu le temps de finir. »

 

« Tu m’as appris à vivre, j’aurais voulu que tu m’apprennes à te survivre. » Je t’ai aimé puis au fil des mois je t’ai oublié et à force de t’oublier, je t’aime encore plus fort.

Tu es là, dans chacun de mes choix, dans mes larmes, dans mes petits sourires, dans les étoiles au coin de mes yeux. Tu es partout, mais tu n’es pas là. »

 

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( 5 mai, 2017 )

Un coup de coeur à ne pas rater

Toujours avide de découvrir de nouveaux talents, ce fut avec plaisir que j’ai découvert un petit roman que l’auteur m’a envoyé. En tant qu’auteure moi même, je suis en général assez saignante, et surtout très difficile. Je n’avais lu ni la quatrième ni le genre, bref, j’ai plongé sans bouée.

Je fus donc agréablement surprise, prise aux pièges de l’histoire dès les premières lignes. Les mots ont une sonorité bien particulière dont on ne sort pas indemne, mots forts, qui parlent, qui interpellent, que l’on attend. Rien n’est vraiment dit au début, et on ne sait pas où on va, et quand on comprend, il est trop tard, jusqu’à cette chute, forte, insoupçonnable. Seul regret, un récit court trop court, j’aurais bien continuer des pages encore. En tous les cas, bravo, un teès beau style.

 

Ce livre est en vente sur Amazon.

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Un autre ouvrage du même auteur.

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( 13 avril, 2017 )

Les choix si durs à faire

 

Pourquoi dans notre courte vie, juste une seconde à l’image de l’univers, avons-nous toujours des choix à faire ? Pourquoi les repoussons-nous toujours ?

C’est terriblement angoissant de faire des choix et à quelques jours des élections, on s’en rend bien compte. Choix de partir ou de rester, choix d’effacer ou de garder, choix de rester serein ou de se fâcher. Chaque pas que l’on fait, implique un choix à venir.

J’ai toujours du mal à faire des choix qui définissent ma vie, me sentant souvent poussée par des tiers, qui interfèrent dans mes ressentis, jugeant ou faisant vibrer ma fibre emphatique pire me poussant à culpabiliser. Il m’est arrivé comme beaucoup de faire des mauvais choix, de réagir avec impulsion, sans prendre le temps de réfléchir. J’ai parfois raté ces précieuses 5 Secondes, mais tout ce que j’ai fait, je l’ai fait parce que j’y croyais.

Je pense à une rencontre il y a de nombreuses années. Durant quelques secondes, j’ai hésité, trop longtemps, j’ai raté une route. Aucune opportunité, sans importance aujourdhui. Quand je tourne une page, je ne me retourne pas, et même si j’hésite beaucoup, une fois ma décision prise, elle s’avère irrévocable.

 

Mon dernier choix ?

Je vais essayer de vivre loin des turbulences, loin des histoires toujours mises sur le feu, loin des propos rapportés qui deviennent des incendies.

Idiote, je tombe à chaque fois dans le piège, répondant aux personnes qui m’ont peinée.

Certaines personnes savent où piquer pour faire mal.

Qu’elles se réjouissent, elles ont réussi.

J’abandonne certains rêves, mais je n’en suis pas triste. Le bonheur se trouve là où on sent bien. Lorsque l’on travaille trop, on en oublie cette valeur essentielle. Il est nécessaire de conserver ce que nous voulons être, ce que nous sommes, et non ce que l’on veut que l’on soit.

Une chose est sûre, on ne peut avoir la gloire et la paix, la lumière et l’ombre. Et surtout, on doit bien réfléchir, à quel prix pouvons-nous perdre notre liberté ?

La mienne est trop précieuse … elle est hors de prix. Je suis, comme dit toujours mon mari, unique, imprévisible, déroutante, mais c’est pour cette raison que l’on m’apprécie, enfin ceux qui aiment les personnes sincères et honnêtes, enfin ceux qui m’aiment tout simplement. Je préfèn’en avoir que quelques-unes, mais qu’elles soient « vraies ».

En tous cas, je termine bientôt ces vacances sur une note positive. Quelques soient les turbulences politiques, les mesquineries humaines, j’amorce un virage.

Un message reçu ce matin me disait  » tu n’es rien, reste le ». Au lieu de m’agacer comme avant, j’ai souri. Ce « rien » est énorme ! Je suis donc ce « rien » ! N’est-ce pas un premier pas vers une reconnaissance ? ( rires)

En tous les cas, faites vos choix en sachant qui vous voulez être vraiment, même si ce n’est qu’un « rien ».

( 13 janvier, 2017 )

Chronique le corps parfait des araignées

 

 

J’attendais avec impatience le nouveau roman de Franck Balandier, ayant eu un vrai coup de coeur pour « le silence des rails ». Je me disais très honnêtement que l’on ne pouvait faire mieux. J’ai donc lu ce roman d’une traite, sans m’arrêter, puis je l’ai refermé. J’étais seule chez moi, donc je n’ai rien dit, juste pris un thé, puis j’ai repris le livre et je l’ai relu une seconde fois. Ne croyez pas que je sois stupide, je voulais juste être certaine d’avoir bien senti la fin, le dénouement comme on dit en littérature.
Ce roman ne se raconte pas, cela gâcherait tout, chaque mot a un poids, une intensité, ne se trouve pas là par hasard. Tout se joue sur deux personnages terriblement atypiques, hors normes, tout comme le style, et bien sûr, telle une peinture par derrière, la mort, crue, violente et douce selon les moments.

Ce livre est décoiffant, stupéfiant, je n’ai pas de mots pour qualifier  » Le corps parfait des araignées ». J’ai vraiment adoré. Un roman peu ordinaire, un peu déjanté, particulier, qui ne peut laisser indifférent, une griffe que l’on trouve rarement. Une histoire à lire au travers de mots à sentir. Simplement parce que c’est beau, comme la vie, peut-être même dirions-nous en fermant le livre, comme la mort.

( 12 janvier, 2017 )

Coup de coeur PRUDENCE ROCK d’Anne-Véronique Herter

C’est toujours un immense bonheur de recevoir un livre dédicacé, merci Anne-Véronique. J’ai plongé dans Prudence Rock avec délice, me laissant prendre à la vie de cette jeune Prudence, happée par les mots distillés avec tendresse par Anne-Véronique.
J’ai adoré cette étude psychologique faite avec finesse et pudeur, cette personne engluée dans ses doutes, sanglée dans un corps qu’elle pense maitriser, mais qui au final n’est qu’un pale reflet de ce qu’elle est, ces appels au secours qu’elle lance que nul ne veut entendre. Au travers de ces lignes, on se met à applaudir la ténacité de Prudence, on vibre avec elle, on pleure avec elle, on tourne les pages inlassablement sans pouvoir quitter ce roman. Le style d’Anne-Véronique nous enveloppe à tel point que l’on souffre avec cette jeune de seize ans, comme si les stigmates de sa maigreur étaient palpables, comme si une apparence pouvait offrir le bonheur. Puis plongeon brutal dans la vie de Prudence adulte, cette Prudence qui se dit forte, qui n’est pourtant qu’une brindille qui plie, mais qui va s’offrir les moyens de vivre, ou de survivre, jusqu’à cette fin, si intense qu’elle nous donne une boule à l’estomac, nous incitant à tendre la main vers Prudence, de lui crier :  » Prudence, on est là … » J’évite d’en dire trop de peur de spolier.

Vous l’avez compris, Prudence Rock est un roman que j’ai particulièrement aimé, dévoré même, qui m’a laissée sans voix  ayant lu le manuscrit d’origine et ne pouvant qu’applaudir le superbe travail de réécriture, un roman à lire impérativement !
Courrez vite vous procurer Prudence Rock ! Et bonne lecture !

( 31 décembre, 2016 )

Criminal Loft

Une fois n’est pas coutume, un coup de coeur sur les conseils d’Anne-Ju.
L’histoire
Sanatorium de Waverly Hills. Six hommes et deux femmes, reconnus coupables par la justice américaine et enfermés dans le couloir de la mort. Huit candidats sélectionnés pour participer au reality show le plus brûlant qui ait jamais existé. Chacun d’eux devra vous convaincre qu’il mérite de vivre.

Voilà une perle de l’autoédition, un petit bijou, car ce roman fut autoédité avant de trouver un éditeur. Que l’on ne me dise plus qu’il n’y a que les grands éditeurs qui sont capables de trouver des livres qui nous font vibrer. Pour une fan de polar, ce roman est un délice, avec une intrigue qui va en crescendo jusqu’au bout. Cet ouvrage ferait un excellent film, et pose le problème, une fois de plus de la télé réalité, de ses abus, de ses manipulations. Que le choix se soit porté sur des condamnés à l’injection létale n’apporte pas l’ouverture d’un débat sur la peine de mort, pour moi tout du moins. J’ai hâte de découvrir son prochain roman Majestic Murder qui sort mi-Janvier.

 

( 20 décembre, 2016 )

Le silence des rails

 

Je suis sans voix, clôturant la dernière page de ce roman. Comme tout le monde sait sur ce blog, ma prédilection va plutôt aux polars ou thrillers. Pourquoi ai-je choisi ce livre deux ans après sa sortie ? Parce qu’il faut être prêt et je ne l’étais pas avant. Ce n’est pas juste un livre, c’est un coup de poing, violent, fort, que l’on prend en pleine tête qui assomme. Je sais ce que beaucoup vont me dire, des ouvrages sur les camps pullulent, et c’est vrai. J’en ai lu beaucoup, mais « le silence des rails » est bien plus que cela. Je ne vais pas vous raconter ses vibrationspour ne pas spolier. Le style de l’auteur envoute, prend dans ses griffes, emporte. Ce n’est pas juste l’histoire d’un homme au pyjama rayé avec un logo rose, c’est l’histoire de tout homme pris dans les griffes de l’absurde, de l’horreur. On peut juste se demander en refermant ce livre, quelle couleur sera le logo visé de demain ? Un livre à lire, à savourer, des mots au-delà des simples mots, une plume touchant notre « moi » le plus profond. Respect et bravo !

( 18 décembre, 2016 )

Ma chronique coup de coeur du jour

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Faute de temps, je poste très peu de critiques de livres sur mon blog sauf les coups de coeur et le premier roman de Corinne Martel en est un. Je ne classerais ce livre dans aucune catégorie, car pour moi ce n’est ni un thriller ni un polar, plutôt une descente psychologique dans les tréfonds de l’âme humaine et quelle descente !
Auteure moi-même de polars, dévoreuse de thrillers, je suis très critique, tout le monde le sait sur ce blog, et mes éloges se font rares. « Et tu vis encore » est donc plus qu’une surprise, une véritable découverte. L’histoire est prenante, simple à lire, sans fleuriture. On tombe directement dans la marmite de l’histoire que l’on n’a nulle envie de quitter avant d’avoir refermé le livre, avant de s’être effectivement posé cette terrible question « À leur place, qu’auriez-vous fait? », et avec horreur, on se rend compte que l’on a fort envie de répondre … pareil !
Bref, je souhaite longue vie à ce roman et plein de suivants! Bravo à l’auteur pour ce super moment que je viens de passer, trop court peut-être ? Mais preuve que je ne me suis pas ennuyée !

( 27 novembre, 2016 )

La vague

En cette période électorale, un livre, un coup de poing ! Ce roman de Tod Trasser est une vraie révélation.
« Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d’Histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort :  » La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l’Action.  » En l’espace de quelques jours, l’atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader.
Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ? »

Mon fils avait cet ouvrage à lire pour son programme scolaire et j’ai eu envie de voir si cet ouvrage était à la hauteur de ses critiques. Scotchée par la lecture même si côté littéraire, c’est un roman avec un vocabulaire simple,  je me suis ensuite visionnée le film « La vague », une fort belle adaptation du livre avec une intrigue qui se tient. Je ne suis absolument pas étonnée que ce best-seller soit devenu un manuel d’Histoire en Allemagne.
Basé sur une expérience vécue, mettant en avant un concept  » La Force par la discipline ou comment faire une classe unie ? », on ne sort pas indemne de ce plongeon.
« Croire en la vague, c’est croire en un idéal. »
Fascinant, dérangeant, flippant. Un roman fort pour montrer comment le nazisme a pu en quelques mois s’installer, un film qui fait peur, un film qui montre que tout peut recommencer, un jour, en quelques jours. Un film à voir en cette période électorale.

 

 

( 11 novembre, 2016 )

Et si nos applications nous manipulaient ?

Encore sous le choc d’un fort bon thriller « zéro » de Marc Elsberg, auteur du très bon roman « Black out ». Ce livre m’a pris dans ses filets m’incitant à regarder autrement le monde qui nous entoure. Nos jeunes sont connectés dès l’âge de quinze ans sur des jeux ou des applications enregistrant leurs données à leur insu. Bien sûr que ce n’est pas un secret de polichinelle que l’informatique, outre ses qualités, a un revers qui peut faire peur. Autant dans le roman « Le Cercle », j’avais l’impression de rentrer dans un univers lointain, futuriste, quoique, autant dans Zéro, nous y sommes avec les bracelets connectés, les applications de régime et j’en passe. Faut-il pour autant nous en priver ? Devons-nous fuir ces nouveautés ? Je crois que c’est un grand débat qui commence à pointer, à savoir, jusqu’où l’homme peut-il vraiment conserver son libre-arbitre et quels en sont les dangers ? Dans tous les cas, un vraiment très bon thriller qui m’a tenue en haleine, tout en étant, il est vrai, un peu trop dérangeant.

 

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