( 22 juin, 2019 )

Bon thriller politique

Le président a disparu de  James Patterson et Bill Clinton

 

Le hasard m’a fait choisir dans ma liste de livres en retard ce polar de Patterson, un peu étonnée d’y voir accolé le nom d’un président ! Ce roman, fort bien écrit, m’a fait penser à Designited Survivor, une excellente série sur Netflix. J’y ai retrouvé l’ambiance, les magouilles politiques, les ramifications, et un président tout aussi sympathique. Ce n’est pas un polar au sens puriste du terme ni pour moi un véritable thriller, mais c’est un livre qui se lit avec plaisir.

L’association de Patterson avec Clinton est un acte publicitaire ou peut-on lire au travers des lignes une vérité sur le monde politique ?

Un thème récurrent dans de nombreux thrillers, celui des cyber attaques , des virus qui peuvent tout paralyser, tellement possible, tellement vrai que cela fait froid dans le dos.

Je ne suis pas une adepte des politico-thrillers, mais celui-ci est écrit d’une main de maître, et l’intrigue garde une pointe d’originalité jusqu’au bout ! Enfin presque parce qu’une fois l’affaire résolue, le plaidoyer pro-américain, avouons-le, n’était absolument pas indispensable !

 

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( 18 juin, 2019 )

Le retour du jeune prince

Le retour du jeune prince de AG Roemmers

 

J’ai hésité à lire ce livre. Celui de saint Exupéry reste pour moi  un chef d’œuvre unique. Mais même si effectivement ce parallèle se disant une suite m’a un peu dérangée, même si la plume n’est pas aussi incroyable que l’autre, le cheminement de pensée positive est très réconfortant et j’ai été touchée par certaines phrases.

Il reste que, pour moi, il y a trop de reprises du petit prince… mais cela reste tout de même un bien joli conte.

 

L’histoire

Un jeune homme errant sur une route de Patagonie est recueilli par un automobiliste. L’adolescent est le prince d’une contrée lointaine qui explore l’univers. Dans les paysages désertiques et sauvages, les deux voyageurs, si différents, engagent un dialogue abordant avec simplicité les grandes questions de l’existence.

Au fil de leurs aventures, chacun apprend à écouter le cœur de l’autre et à tenter de trouver le vrai sens de la vie. Ce voyage se transforme peu à peu en une véritable quête spirituelle. Et, au bout de ce chemin, il y a le secret d’un mystère que nous passons parfois une vie entière à chercher  : le bonheur…

 

Phrases qui m’ont touchée :

« Ton amour est vrai si tu places le bonheur de l’autre avant le tien. L’amour véritable est libre et ne connaît pas de limite. Ne cherche pas tes propres besoins mais concentre-toi sur ceux de la personne aimée. »

 

« La seule véritable erreur, c’est de ne pas essayer, encore et encore de toutes les façons possibles, parce que si tu t’obstines à faire et refaire ce que tu as déjà fait, tu n’obtiendras d’autres résultats que ceux que tu as déjà obtenus. C’est pour cela qu’il est impossible d’échouer en amour : la seule erreur, c’est de ne pas aimer. »

 

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( 10 juin, 2019 )

Terminus le roman pour les amateurs de SF

Terminus de Tom Sweterlitisch

 

Publié chez Albin Michel, j’ai donc toujours au hasard découvert ce livre. D’abord c’est un pavé de 450 pages, ensuite le genre est plutôt de la science fiction. Ce n’est pas vraiment ma zone de confort, mais l’histoire se lit. Cela m’a fait beaucoup pensé à

l’armée des douze singes avec le symbolisme de Terminus, de l’arbre.

Le résumé un peu réducteur :

Shannon Moss est agent spécial du Naval Criminal Investigative Service (NCIS). Elle a fait partie du programme Espace Profond. Elle a même perdu une jambe dans l’incident Terminus de 2199. Devenue experte des questions qui entourent le programme, elle est depuis devenue enquêteuse. Un meurtre a été commis : la famille Mursult a été en partie massacrée dans des conditions atroces. L’ainée, Miriam a disparu. Le principal suspect est le père qui a officiellement disparu au combat en 1986 et qui a fait partie du programme Espace Profond. Shannon Moss va enquêter.

 

Honnêtement, c’est compliqué à lire. On passe sans cesse de 1997 à 2015 puis à 2199 puis on revient à 1997 puis on repart. Il ne faut pas se perdre dans ces différents voyages dans le temps ni dans les personnages « sosies ». L’histoire est complexe, le livre est complexe, il faut s’accrocher pour le lire en entier, mais cela vaut la peine car le personnage de Shannon est parfaitement bien étudié.

Le côté scientifique était un peu trop compliqué pour moi qui n’aime pas trop la science-fiction en livre, par contre cela ferait un très bon film.

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( 2 juin, 2019 )

Un roman à déguster sur un transat …

Le Socrate des banlieues de CLR

Ce nouveau livre de CLR est très différent de ses précédents et une fois l’effet de surprise passé, c’est un vrai ravissement ! Qu’en dire ? C’est une belle histoire, celle de Samia et de Socrate, une histoire que l’on pourrait croiser au coin de notre rue, une histoire de banlieue, une histoire d’aujourd’hui. Mais ce roman aurait été trop simple s’il n’avait été question que de romance. La plume de CLR a ponctué régulièrement son livre avec des pensées philosophiques à méditer comme la soumission aux traditions, la violence faite aux femmes, celles des quartiers, l’éducation et surtout la Justice, alors oui, je plussoie totalement la dernière phrase du livre, nous avons tous un Socrate en nous.

Un roman à lire teinté de belles phrases qui poussent à réfléchir.

 

Quelques phrases clés à méditer qui m’ont bien plu.

« Mais alors comment expliquer la réussite de ceux dont les parents sont au chômage ? On explique l’échec mais pas le succès, ajouta Socrate. »

Pas faux ! :)

« La bêtise, c’est le fait de sous-estimer justement, la bêtise humaine ! »

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( 23 mai, 2019 )

Un livre qui se lit bien …

Ghost in love de Marc Levy

 

Je ne suis pas fan de cet auteur, mais j’avais besoin de légèreté et mêmes si ce n’est pas le coup de coeur de l’année, j’ai passé un agréablement moment. L’histoire est originale, pleine d’humour, un style simple, facile qui se lit vite ( en moins de deux jours)

J’ai bien aimé le thème, ce pianiste Thomas qui va retrouver (façon de parler) son père décédé il y a cinq ans. Cela ferait le scénario d’un bon film. En tant que livre, ce n’est pas de la grande littérature même si je suis certaine qu’une fois encore l’éditeur va s’en mettre plein les poches à coup de matraquages publicitaires.

En clair, c’est une sorte de conte des temps modernes avec une fin prévisible qui laisse un sentiment positif. N’est-ce pas au final ce que l’on attend d’un livre ?

 

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( 22 mai, 2019 )

Un magnifique livre

Dans un champ de nuages blancs de Philippe Dester

Edition de Saule

 

J’ai pu découvrir ce roman grâce aux éditions de Saule et à leur gentillesse.

J’ai été agréablement surprise par la poésie transpirant de cette jolie histoire que j’ai lue pourtant à un moment où je n’étais pas au mieux de ma forme. Malgré le thème lourd de la mort, les mots de l’auteur m’ont emporté.

C’est l’histoire de Alex, un gamin de seize ans, plein de vie qui va d’un seul coup  se réveiller seul dans un grand champ de nuages blancs. Il ne comprend pas ce qui lui arrive ni ce qu’il peut bien y faire. Une voix inconnue lui parle. Il comprend qu’il est certainement mort suite à un accident dont il garde quelques souvenirs.

Il n’accepte pas son état et veut retourner sur terre voir ceux qu’ils aiment, mais ce n’est pas si simple. Il va devoir évoluer pour quitter l’endroit où il se trouve.

 

Ce livre est une très belle découverte un peu comme un parcours initiatique qui nous entraîne au travers de ce que pourrait être la mort ou comment on se la représente.

Un livre à découvrir absolument pour se faire du bien !

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( 21 mai, 2019 )

Une très belle découverte …

le confort de l’autruche de martine magnin  Fauves éditions

Tout d’abord ce livre est un récit, mais pas n’importe quel récit. Que dire si ce n’est que ces « lettres » nous plongent d’emblée dans le bain. Que dire si on s’enfonce dans les mots de Martine Magnin et que l’on a bien du mal à respirer un peu comme si on se retrouvait brutalement en apnée. Que dire si ce n’est que l’on plonge dans cette histoire et que l’on a bien du mal à remonter ensuite.

L’histoire se passe il y a un peu plus d’un demi-siècle dans les années 50, l’histoire d’une petite fille, d’une femme, une histoire qui pourrait être celle de tout le monde sauf que … une enfance abîmée, égratignée, détruite.

Doit-on faire un résumé de l’histoire ? Je ne pense pas, car je déteste spolier et je vais laisser au lecteur le choix de découvrir ce qui se cache derrière ce titre bien énigmatique.

Le confort de l’autruche, un roman qui n’a pas d’âge, dont l’histoire s’est passée hier, mais qui se passe encore aujourd’hui, peut-être non loin de chez vous.

Un livre poignant ! À lire pour ne pas oublier, pour éviter de ne rien voir.

 

« Quand l’autruche a le nez dans le sable, elle ne peut plus rien voir et ce n’est pas de sa faute. »

« — Tu sais Jenny, derrière ces murs, il y a plein de petites filles enfermées parce qu’elles ont trop parlé »

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( 20 mai, 2019 )

Le dernier Grange

J’attendais mieux !

La dernière chasse de Jean-Christophe Grange

Édition Albin Michel

Je n’avais pas du tout aimé les derniers livres de Grange ( la terre des morts, etc) et j’ai été surprise de retrouver un peu l’ambiance et le style « des premiers polars » de cet auteur. Ce ne fut pourtant pas un coup de coeur ! Le début est lent, sans réel intérêt, pourtant j’ai tenu et la suite fut beaucoup plus agréable.

Le retour dans ce livre de  Pierre Neymas que l’on a rencontré dans « les rivières pourpres » est sympathique, le style de Grange se lit facilement, donc malgré des petits défauts, j’ai passé un très bon moment !

L’histoire est pourtant banale, un meurtre, celui d’un jeune héritier en Allemagne et une odeur de chasse. Pas de réelle surprise !

Au moins, contrairement à Lontano et Congo Requiem, je n’ai pas fermé le livre au milieu.

À lire donc, mais en sachant quel l’on est loin « du concile de pierre » de ses débuts !

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( 13 mai, 2019 )

Coup de coeur Luca de Franck Thilliez

Luca de Franck Thilliez

Wouah ! Mega coup de coeur !

Autant certains romans de Thilliez, je n’avais pas aimés plus que ça, autant Luca est une bombe ! Déjà le retour de Sharko et Lucie, cela fait du bien, ensuite le rythme, la montée du suspense, rien à dire ! On plonge en plein dedans et on ne lâche plus le bouquin jusqu’à la dernière ligne !

Autant certains Thilliez étaient pour moi bâclés, autant celui-là aune intrigue de dingue, des descriptions poussées dans le domaine de l’anatomopathologie, les lieux de la région parisienne sont fidèles, un immense travail de recherche où se dessine une problématique qui fait froid dans le dos, un « monde » dans le monde qui n’est pas juste romancé. Bien au-delà du simple polar, Thilliez n’écrit-il pas là son propre manifeste ?

À lire si on veut se réconcilier avec cet auteur, si on a envie aussi de se poser les bonnes questions …

 

 

Présentation de l’éditeur

« Un suspens insoutenable. » Bernard Lehut, RTL

 

« Passionnant autant que terrifiant. »Christine Oddo, ELLE

 

« Brillant, ce roman se dévore. »Sandrine Bajos, Le Parisien

 

« A couper le souffle. »Adeline Fleury, Le Parisien Week-End

 

 » Existe-t-il encore un jardin secret
que nous ne livrions pas aux machines ?  »

 

Partout, il y a la terreur.

Celle d’une jeune femme dans une chambre d’hôtel sordide, ventre loué à prix d’or pour couple en mal d’enfant, et qui s’évapore comme elle était arrivée.

Partout, il y a la terreur.

Celle d’un corps mutilé qui gît au fond d’une fosse creusée dans la forêt.

Partout, il y a la terreur.

Celle d’un homme qui connaît le jour et l’heure de sa mort.

 

Et puis il y a une lettre, comme un manifeste, et qui annonce le pire.

S’engage alors, pour l’équipe du commandant Sharko, une sinistre course contre la montre.

C’était écrit : l’enfer ne fait que commencer.

 

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( 5 mai, 2019 )

Bilan livresque première semaine de Mai

Mes livres lus durant ma semaine de vacances. L’avantage de ces congés, on peut alterner entre nouveautés, anciens livres stockés dans la PAL. De bonnes surprises, de moins bonnes …

 

 

À la lumière du petit matin de Agnès Martin-Lugand

Un vrai coup de coeur pour ce roman d’Agnès Martin-Lugand, et pourtant je n’avais pas accroché à ses précédents, les premiers et j’avais stoppé cette auteure.

La phrase de l’éditeur : « Peut-on être heureux quand on se ment à soi-même » m’a inéluctablement fait penser à plusieurs personnes que je côtoie ou que ma route a croisées.

L’histoire quant à elle est douce, bien écrite, elle emporte tout simplement. C’est celle d’Hortense, professeur de danse et la maîtresse d’un homme marié. Elle ne vit que pour lui, que par lui, quand il veut, quand il peut, mais est-elle heureuse pour autant ?

Elle va se tordre la cheville et cet élément du destin va tout changer pour elle.

Un livre qui se lit vite, sans surprise question suspense, mais qui procure un état de bien-être. Une très belle découverte !

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***

Surface de Olivier Norek

Je ne suis pas une fan de Norek et j’avoue , cette fois, avoir été agréablement surprise ! Le personnage central, Noémie, est diablement bien amené, plein de sensibilité avec en arrière plan une intrigue policière rondement menée.

On quitte enfin le côté obscur de la banlieue ou des zones sombres pour plonger dans la campagne, et je préfère vraiment !

L’histoire : lors d’une interpellation, une flic, Noémie va prendre un coup de fusil en pleine tête qui va lui faire perdre la moitié de son visage. Brisée, gueule cassée, démolie par le regard de ses collègues, des autres, brimée par sa hiérarchie, elle va s’éloigner dans le fin fond de l’Aveyron avec une nouvelle équipe. Pensant y passer un mois, une histoire ancienne va l’inciter à reprendre du collier.

Petit point que j’aurais évité, le clin d’œil à d’autres auteurs Jacques Saussey, Claire Favan … un peu indélicat dans le contexte ! Voire un peu dérangeant ! Heureusement que je ne suis pas célèbre car voir ainsi mon nom m’aurait déplue.

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***

 

Élévation de Stephen King

Alors là, on est loin des Stephen King habituels ! Déjà c’est un tout petit livre et ensuite l’histoire n’a rien à voir avec la plume du roi du best-seller ! En clair, je n’ai pas du tout aimé !

L’histoire présentée par l’éditeur :

Dans la petite ville de Castle Rock, les rumeurs circulent vite. Trop vite.

C’est pourquoi Scott Carey ne veut confier son secret à nul autre que son ami le docteur Bob Ellis. Car avec ou sans vêtements, sa balance affiche la même chose, et chaque jour son poids diminue invariablement. Que se passera-t-il quand il ne pèsera plus rien ?

Scott doit également faire face à un autre problème : les chiens de ses nouvelles voisines ont décidé que sa pelouse était le lieu idéal pour faire leurs besoins. Entre le couple et Scott, la guerre est déclarée. Mais lorsqu’il comprend que le comportement des habitants de Castle Rock, y compris le sien, envers les deux femmes mariées met en péril le restaurant qu’elles ont ouvert en ville, il décide de mettre son « pouvoir » à contribution pour les aider.

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Le voile des apparences de Natacha Calestree

Un roman publié en 2015 qui dormait dans ma PAL et une bonne surprise !

On retrouve Yoann Clivel de la PJ déjà rencontré dans un précédent « le testament des abeilles ». Là, on le retrouve ( je devrais plutôt dire on le trouve car je ne me souviens pas du premier) en flic dépressif suite à la mort de sa collègue et à celle de son père dans le passé. Un polar qui passe bien en vacances mélangeant paranormal et mystère. Sans être un coup de coeur, cela reste une bonne lecture.

 

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Succion de Yrsa Sigurdardottir

Le retour de nos deux acolytes l’inspecteur Huldar et la psychologue Freyja sur une enquête bien tordue. C’est un polar islandais plutôt doux en soi, loin des récits bien sanglants des auteurs français, peut-être simplement parce que dans ce pays, le taux de criminalité est le plus faible du monde ?

J’aime beaucoup les polars nordiques où l’écriture est fluide, où l’ambiance est celle « de là bas », où surtout l’intrigue est calme et ne fait pas bouillir les méninges. Un polar reposant, idéal pour des vacances reposantes.

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