( 22 mai, 2019 )

Un magnifique livre

Dans un champ de nuages blancs de Philippe Dester

Edition de Saule

 

J’ai pu découvrir ce roman grâce aux éditions de Saule et à leur gentillesse.

J’ai été agréablement surprise par la poésie transpirant de cette jolie histoire que j’ai lue pourtant à un moment où je n’étais pas au mieux de ma forme. Malgré le thème lourd de la mort, les mots de l’auteur m’ont emporté.

C’est l’histoire de Alex, un gamin de seize ans, plein de vie qui va d’un seul coup  se réveiller seul dans un grand champ de nuages blancs. Il ne comprend pas ce qui lui arrive ni ce qu’il peut bien y faire. Une voix inconnue lui parle. Il comprend qu’il est certainement mort suite à un accident dont il garde quelques souvenirs.

Il n’accepte pas son état et veut retourner sur terre voir ceux qu’ils aiment, mais ce n’est pas si simple. Il va devoir évoluer pour quitter l’endroit où il se trouve.

 

Ce livre est une très belle découverte un peu comme un parcours initiatique qui nous entraîne au travers de ce que pourrait être la mort ou comment on se la représente.

Un livre à découvrir absolument pour se faire du bien !

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( 21 mai, 2019 )

Une très belle découverte …

le confort de l’autruche de martine magnin  Fauves éditions

Tout d’abord ce livre est un récit, mais pas n’importe quel récit. Que dire si ce n’est que ces « lettres » nous plongent d’emblée dans le bain. Que dire si on s’enfonce dans les mots de Martine Magnin et que l’on a bien du mal à respirer un peu comme si on se retrouvait brutalement en apnée. Que dire si ce n’est que l’on plonge dans cette histoire et que l’on a bien du mal à remonter ensuite.

L’histoire se passe il y a un peu plus d’un demi-siècle dans les années 50, l’histoire d’une petite fille, d’une femme, une histoire qui pourrait être celle de tout le monde sauf que … une enfance abîmée, égratignée, détruite.

Doit-on faire un résumé de l’histoire ? Je ne pense pas, car je déteste spolier et je vais laisser au lecteur le choix de découvrir ce qui se cache derrière ce titre bien énigmatique.

Le confort de l’autruche, un roman qui n’a pas d’âge, dont l’histoire s’est passée hier, mais qui se passe encore aujourd’hui, peut-être non loin de chez vous.

Un livre poignant ! À lire pour ne pas oublier, pour éviter de ne rien voir.

 

« Quand l’autruche a le nez dans le sable, elle ne peut plus rien voir et ce n’est pas de sa faute. »

« — Tu sais Jenny, derrière ces murs, il y a plein de petites filles enfermées parce qu’elles ont trop parlé »

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( 20 mai, 2019 )

Le dernier Grange

J’attendais mieux !

La dernière chasse de Jean-Christophe Grange

Édition Albin Michel

Je n’avais pas du tout aimé les derniers livres de Grange ( la terre des morts, etc) et j’ai été surprise de retrouver un peu l’ambiance et le style « des premiers polars » de cet auteur. Ce ne fut pourtant pas un coup de coeur ! Le début est lent, sans réel intérêt, pourtant j’ai tenu et la suite fut beaucoup plus agréable.

Le retour dans ce livre de  Pierre Neymas que l’on a rencontré dans « les rivières pourpres » est sympathique, le style de Grange se lit facilement, donc malgré des petits défauts, j’ai passé un très bon moment !

L’histoire est pourtant banale, un meurtre, celui d’un jeune héritier en Allemagne et une odeur de chasse. Pas de réelle surprise !

Au moins, contrairement à Lontano et Congo Requiem, je n’ai pas fermé le livre au milieu.

À lire donc, mais en sachant quel l’on est loin « du concile de pierre » de ses débuts !

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( 13 mai, 2019 )

Coup de coeur Luca de Franck Thilliez

Luca de Franck Thilliez

Wouah ! Mega coup de coeur !

Autant certains romans de Thilliez, je n’avais pas aimés plus que ça, autant Luca est une bombe ! Déjà le retour de Sharko et Lucie, cela fait du bien, ensuite le rythme, la montée du suspense, rien à dire ! On plonge en plein dedans et on ne lâche plus le bouquin jusqu’à la dernière ligne !

Autant certains Thilliez étaient pour moi bâclés, autant celui-là aune intrigue de dingue, des descriptions poussées dans le domaine de l’anatomopathologie, les lieux de la région parisienne sont fidèles, un immense travail de recherche où se dessine une problématique qui fait froid dans le dos, un « monde » dans le monde qui n’est pas juste romancé. Bien au-delà du simple polar, Thilliez n’écrit-il pas là son propre manifeste ?

À lire si on veut se réconcilier avec cet auteur, si on a envie aussi de se poser les bonnes questions …

 

 

Présentation de l’éditeur

« Un suspens insoutenable. » Bernard Lehut, RTL

 

« Passionnant autant que terrifiant. »Christine Oddo, ELLE

 

« Brillant, ce roman se dévore. »Sandrine Bajos, Le Parisien

 

« A couper le souffle. »Adeline Fleury, Le Parisien Week-End

 

 » Existe-t-il encore un jardin secret
que nous ne livrions pas aux machines ?  »

 

Partout, il y a la terreur.

Celle d’une jeune femme dans une chambre d’hôtel sordide, ventre loué à prix d’or pour couple en mal d’enfant, et qui s’évapore comme elle était arrivée.

Partout, il y a la terreur.

Celle d’un corps mutilé qui gît au fond d’une fosse creusée dans la forêt.

Partout, il y a la terreur.

Celle d’un homme qui connaît le jour et l’heure de sa mort.

 

Et puis il y a une lettre, comme un manifeste, et qui annonce le pire.

S’engage alors, pour l’équipe du commandant Sharko, une sinistre course contre la montre.

C’était écrit : l’enfer ne fait que commencer.

 

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( 5 mai, 2019 )

Bilan livresque première semaine de Mai

Mes livres lus durant ma semaine de vacances. L’avantage de ces congés, on peut alterner entre nouveautés, anciens livres stockés dans la PAL. De bonnes surprises, de moins bonnes …

 

 

À la lumière du petit matin de Agnès Martin-Lugand

Un vrai coup de coeur pour ce roman d’Agnès Martin-Lugand, et pourtant je n’avais pas accroché à ses précédents, les premiers et j’avais stoppé cette auteure.

La phrase de l’éditeur : « Peut-on être heureux quand on se ment à soi-même » m’a inéluctablement fait penser à plusieurs personnes que je côtoie ou que ma route a croisées.

L’histoire quant à elle est douce, bien écrite, elle emporte tout simplement. C’est celle d’Hortense, professeur de danse et la maîtresse d’un homme marié. Elle ne vit que pour lui, que par lui, quand il veut, quand il peut, mais est-elle heureuse pour autant ?

Elle va se tordre la cheville et cet élément du destin va tout changer pour elle.

Un livre qui se lit vite, sans surprise question suspense, mais qui procure un état de bien-être. Une très belle découverte !

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Surface de Olivier Norek

Je ne suis pas une fan de Norek et j’avoue , cette fois, avoir été agréablement surprise ! Le personnage central, Noémie, est diablement bien amené, plein de sensibilité avec en arrière plan une intrigue policière rondement menée.

On quitte enfin le côté obscur de la banlieue ou des zones sombres pour plonger dans la campagne, et je préfère vraiment !

L’histoire : lors d’une interpellation, une flic, Noémie va prendre un coup de fusil en pleine tête qui va lui faire perdre la moitié de son visage. Brisée, gueule cassée, démolie par le regard de ses collègues, des autres, brimée par sa hiérarchie, elle va s’éloigner dans le fin fond de l’Aveyron avec une nouvelle équipe. Pensant y passer un mois, une histoire ancienne va l’inciter à reprendre du collier.

Petit point que j’aurais évité, le clin d’œil à d’autres auteurs Jacques Saussey, Claire Favan … un peu indélicat dans le contexte ! Voire un peu dérangeant ! Heureusement que je ne suis pas célèbre car voir ainsi mon nom m’aurait déplue.

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Élévation de Stephen King

Alors là, on est loin des Stephen King habituels ! Déjà c’est un tout petit livre et ensuite l’histoire n’a rien à voir avec la plume du roi du best-seller ! En clair, je n’ai pas du tout aimé !

L’histoire présentée par l’éditeur :

Dans la petite ville de Castle Rock, les rumeurs circulent vite. Trop vite.

C’est pourquoi Scott Carey ne veut confier son secret à nul autre que son ami le docteur Bob Ellis. Car avec ou sans vêtements, sa balance affiche la même chose, et chaque jour son poids diminue invariablement. Que se passera-t-il quand il ne pèsera plus rien ?

Scott doit également faire face à un autre problème : les chiens de ses nouvelles voisines ont décidé que sa pelouse était le lieu idéal pour faire leurs besoins. Entre le couple et Scott, la guerre est déclarée. Mais lorsqu’il comprend que le comportement des habitants de Castle Rock, y compris le sien, envers les deux femmes mariées met en péril le restaurant qu’elles ont ouvert en ville, il décide de mettre son « pouvoir » à contribution pour les aider.

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Le voile des apparences de Natacha Calestree

Un roman publié en 2015 qui dormait dans ma PAL et une bonne surprise !

On retrouve Yoann Clivel de la PJ déjà rencontré dans un précédent « le testament des abeilles ». Là, on le retrouve ( je devrais plutôt dire on le trouve car je ne me souviens pas du premier) en flic dépressif suite à la mort de sa collègue et à celle de son père dans le passé. Un polar qui passe bien en vacances mélangeant paranormal et mystère. Sans être un coup de coeur, cela reste une bonne lecture.

 

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Succion de Yrsa Sigurdardottir

Le retour de nos deux acolytes l’inspecteur Huldar et la psychologue Freyja sur une enquête bien tordue. C’est un polar islandais plutôt doux en soi, loin des récits bien sanglants des auteurs français, peut-être simplement parce que dans ce pays, le taux de criminalité est le plus faible du monde ?

J’aime beaucoup les polars nordiques où l’écriture est fluide, où l’ambiance est celle « de là bas », où surtout l’intrigue est calme et ne fait pas bouillir les méninges. Un polar reposant, idéal pour des vacances reposantes.

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( 25 avril, 2019 )

Le dernier Musso

La Vie Secrète des Ecrivains de Musso

N’étant pas une fan des romans de Musso, c’est vraiment par hasard que j’ai ouvert son dernier roman, et oh surprise ! Je n’ai pas réussi à le lâcher. Une première !

L’histoire pourtant au demeurant est banale, celle d’un écrivain à succèsNathan Fawles qui vit sur l’île deBeaumont seul, reclus chez lui, après avoir cessé d’écrire alors qu’il était au sommet de sa gloire. Bien sûr des événements vont venir tout chambouler, des visages du passé.

Ce livre est un bon cru comme on dirait pour du bon vin,  il tient bien la route, mais en tant que petite plume, j’ai été  happée par des phrases clés qui m’ont vraiment marquée.

 

On peut ne pas aimer l’écriture qui semble souvent facile des écrivains comme Musso, on ne peut pas, par contre, ne pas s’interroger sur cette philosophie qu’il nous livre sur le métier d’écrivain, un clin d’oeil certainement à tous ses détracteurs, à ceux qui critiquent facilement.

En tous les cas, un livre que je conseille autant pour son histoire que pour ses mots qui ne peuvent pas laisser de marbre.

 

Quelques phrases qui m’ont particulièrement touchée.

 

« L’essentiel, c’est la sève qui irrigue ton histoire, celle qui doit te posséder et te parcourir comme un courant électrique. »

« Chaque personne est une ombre où nous ne pouvons jamais pénétrer. »

« L’écriture structure ta vie et tes idées, elle finit souvent par mettre de l’ordre dans le chaos de l’existence. »

« La vie est trop complexe pour être mise en équation ou pour se laisser enfermer dans les pages d’un livre. »

« Il n’est pire angoisse que de porter en soi une histoire que l’on n’a pas encore racontée. »

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( 22 mars, 2019 )

Les soignants athlètes du quotidien

Les soignants athlètes du quotidien de Isabelle Fülckiger Jackym

Collection Electrons Libres de Évidence Éditions

Le salon de Paris a ça de bon, il nous fait découvrir de nouvelles « collègues » bien sympathiques même si on regrette d’avoir si peu de temps pour papoter. J’ai donc acheter le livre d’Isabelle qui relate un thème fort à mes yeux, celui des soignants dans les EHPAD. Ma mère était placée dans une de ces structures pour une démence de corps de Lévy, le sujet m’a particulièrement émue.

L’auteure a su trouvé les mots vrais qui ont résonné en moi, des poèmes qui touchent, des situations, des scènes de vie.

Témoignage bouleversant d’un monde bien à part où la souffrance des malades rejoint parfois celle des professionnels vu le manque de moyens. J’ai donc fait au travers de ce petit livre de 116 pages un voyage en plein coeur du monde hospitalier, décliné sous forme de poèmes bien tournés, de textes, tous différents. Sentiments mis à jour, réalité que l’on peut croiser un jour.

Très bel hommage à ce milieu difficile où trop souvent le manque de temps laisse les malades en pleine solitude.

En tous les cas, un sujet brûlant d’actualité, où trop souvent on critique le manque d’empathie, et on découvre dans cet ouvrage qu’heureusement, il reste des personnes qui croient encore dans leur profession.

 

Personnellement, cela m’a rassurée pour ma maman alors merci Isabelle pour ces mots.

 

Extrait :

« Elle est si âgée, la maladie s’est infiltrée,

Doucement, insidieusement, au fil des années.

Elle a oublié les personnes aimées, ses enfants.

Elle en souffre; pour elle, soyez tolérants. »

 

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( 21 mars, 2019 )

mon Père de Grégoire Delacourt , livre coup de poing

Mon père de Grégoire Delacourt

Livre coup de poing ! On le prend en pleine face, un direct ! Superbe livre en huis clos où un père s’affronte à un Père, où l’horreur se cache derrière chaque mot.

D’actualité quand on voit les différents scandales qui animent l’église en ce moment.

Un livre court, un livre fort, un livre vrai, bref un livre à lire impérativement !

 

« Ils devaient eux aussi penser que le silence est le recueillement de la honte. »

 

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( 19 mars, 2019 )

Elya de Laura Collins

Elya « Au delà de la porte-1 » de Laura Collins

Infinity Édition

 

Véritable coup de coeur !

 

Voilà un roman que j’ai dévoré en deux jours, rapporté dédicacé du salon de Paris.

Honnêtement, foncez l’acheter ! Je suis encore sous le charme des mots de Laura Collins. Durant toute la lecture, j’ai vu les images défiler comme si je regardais un film tellement le style est fluide et les descriptions détaillés.

Je connaissais la plume de l’auteur au travers de ses livres pour enfants, et je découvre une plume de qualité, et pourtant ce genre dystopie fantastique n’est pas ma lecture de prédilection.

L’histoire est attrayante, et ravira certainement ceux qui ont aimé Labyrinthe ou des romans du même genre. Tout se joue autour d’Elya dont j’ai particulièrement aimé la force de caractère et le courage, et Julian. Je n’en dis pas plus !

Frustration extrême d’arriver à l’épilogue et de voir à la fin « à suivre ». Non ! Ai-je eu envie de hurler ! Je veux savoir ce qui va se passer, si Elya va réussir …

Un excellent livre ! Bravo à l’auteure ! Et vivement la suite …

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( 8 mars, 2019 )

J’ai dû rêver trop fort de Bussi

J’ai dû rêver trop fort de Michel Bussi

Méga coup de coeur

J’ai hésité à plonger dans ce roman, n’étant pas une inconditionnelle de cet auteur, mais le titre m’interpellait. Que dire ? Ce fut une lecture magique, d’une force incroyable. Bien sûr, on est loin du style littéraire de Zola ou Hugo, mais j’ai envie de dire, on s’en fout ! Les mots sont juste émotions, et c’est peut-être cela au final, prendre du plaisir à lire. Peut-être que je l’ai lu au bon moment, peut-être que j’avais besoin de lire une histoire d’amour si belle ? Honnêtement, je ne sais pas, mais cette histoire s’entrelaçant à vingt ans d’intervalle, où on touche presque « l’âme » des personnes, j’ai adoré. Et que dire des dernières pages si ce n’est que j’ai senti mes yeux se mouiller, moi qui ne pleure jamais, tellement c’est beau, tellement c’est fort, tellement cette fin reste, malgré tout positive et fait du bien.

Je n’ai donc aucun regret d’avoir lu ce roman que je conseille à ceux qui croit encore en l’amour ( les autres, les aigris trouveront cette histoire ridicule).

Ceux qui attendaient un polar comme les Nymphéas Noirs seront déçus, moi, j’ai adoré au contraire ! Les plus belles histoires d’amour ne meurent jamais…

 

Ce livre est truffé de magnifiques phrases, et j’adore les belles phrases.

« Il n’y a pas de magie dans la vie juste une réalité qu’on s’amuse à réinventer. »

« On ne souffre que de ce qui est possible et qui souvent n’arrive jamais. »

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