( 9 décembre, 2019 )

Hashimoto et l’écoute du corps

 

Pourquoi faut-il être à l’écoute avec une thyroïde d’Hashimoto ?

Pour une raison simple, il n’est pas question dans ce cas précis d’un simple dysfonctionnement thyroïdien faisant suite à une grossesse ou une ménopause, mais il s’agit d’un problème au niveau des anticorps qui ont décidé de n’en faire qu’à leur tête et au lieu de faire leur travail, ils vont s’attaquer à cette glande pour la détruire.

On se retrouve donc avec deux problèmes : une possibilité d’hypothyroïdie qui va faire bouger sensiblement la TSH et des anticorps tpo qui vont, eux, continuer leur travail de destruction.

Certains vous diront que l’on peut faire régresser des anticorps avec des régimes ou autres. Attention ! Si des résultats furent visibles, ce ne fut que sur des taux d’anticorps relativement bas. Une personne avec des tpo avoisinant les 3000 ou 6000 aura beau faire un régime sans gluten ou prendre des huiles essentielles, elle ne fera pas disparaître cette maladie auto-immune.

Une fois que l’on est diagnostiqué « Hashimoto », c’est à vie ! Et même si la pathologie semble avoir pris des vacances un temps, elle est toujours là, sournoise et peut ressurgir au moment où on s’y attend le moins.

Faut-il pour autant un traitement d’hormones de synthèse ?

Si les anticorps sont bas, la tsh normale et que la personne ne présente aucun symptômes, inutile de passer par un traitement. L’important est cette écoute du corps qui est primordiale.

Il y a sept ans, j’aurais été plus favorable aux traitements systématiques, mais depuis l’eau a coulé sous les ponts et seuls les imbéciles ne changent pas d’avis.

Il est donc important de faire au moins deux fois par an une prise de sang, surtout si une grosse fatigue s’installe, mais si le corps va bien, si le coeur marche correctement, si la personne est en pleine forme, pourquoi lui donner un traitement préventif même si la tsh est « bizarre » ? En particulier si cette prescription fait suite à un accouchement ou à un problème de santé.

Notre corps a la capacité de se remettre sur les rails dans plus de 80% des cas. Si par contre, de vilains symptômes s’ajoutent : problèmes de mémoire, digestifs, cardiaques, asthénie, dépression etc, là il faut se poser la vraie question : avons-nous envie de tirer sur la corde en attendant qu’elle casse ou allons-nous simplement donner un petit coup de pouce à notre thyroïde ?

Un traitement ne peut-être pris à la légère surtout lorsque l’on voit depuis quelques années tous les problèmes liés aux dosages ou aux allergies aux excipients.

Avant c’était différent, nous disait dernièrement une adhérente. Je pense surtout qu’avant 2002, avant l’Europe, on avait réduit l’ajout de tous ces excipients qui bousillent les organismes. À vouloir en fabriquer plus pour une durée plus longue pour faire plus d’argent, on ne peut avoir une qualité parfaite. Sans jouer l’avocat du Diable, on le voit régulièrement avec les objets ou vêtements fabriqués en Chine.

Il faut donc bien choisir le traitement qui convient quitte à hausser le ton face aux médecins qui ne sont pas toujours compatissants. Dommage qu’il n’y ait pas plus de ces soignants Hashimoto, je suis certaine que le regard sur cette maladie changerait !

Ensuite, une fois le traitement supporté, bien veiller durant les premiers mois à son dosage. On sait aujourd’hui que les comprimés sont moins bien assimilés que les gouttes Serb ou le Tcaps et donc pour ces deux derniers médicaments, il faut donc prescrire un dosage plus faible sinon le patient se retrouve avec des palpitations, maux de tête etc … Il va juger que le traitement est mauvais alors qu’il n’est question que d’un surdosage. Il est vrai que cela devrait être anticipé au départ !

Revenons donc à notre point de départ : pourquoi être à l’écoute de son corps avec Hashimoto ?

Tout d’abord parce que ce ne sont pas les toubibs qui vont l’être pour nous. La thyroïde, ce n’est pas leur tasse de thé car bien trop complexe !

Ensuite parce que nous sommes les seuls, surtout avec l’habitude, à comprendre comment réagit notre organisme : frilosité soudaine, prise de poids inexpliquée, digestion perturbée etc. Le danger serait de tout mettre sur le dos de la thyroïde.

Certains malaises comme maux de ventre, de tête, sueurs froides peuvent simplement être une intoxication alimentaire, donc apprendre à prendre du recul, à s’écouter.

Un stress important va faire grimper les anticorps, va déstabiliser l’organisme, va parfois même provoquer des problèmes d’hypertension ou des crises d’angoisse, des insomnies etc

Le lien avec un dysfonctionnement thyroïdien reste probable et surtout il n’est pas « dans la tête ». Ça, c’est la réflexion de ceux qui ne savent pas quoi dire, qui ne trouvent pas la cause exacte, qui ne comprennent pas.

La thyroïde est une glande qui devrait fonctionner parfaitement pour permettre au corps d’être au mieux de sa forme, un peu comme l’essence d’une voiture. Sans un bon fonctionnement, la voiture n’avance pas. Sans une thyroïde en état de marche, le corps va être en piteux état !

Alors, donnons le bon carburant à notre organisme et surtout, écoutons le !

 

N’hésitez pas à offrir ce recueil pour que vos proches, vos médecins continuent en 2020 de soutenir notre combat !

 

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( 2 décembre, 2019 )

La thyroïde souffre en hiver …

 

Question récurrente : quel impact les saisons ont-elles sur notre thyroïde ?

L’approche de l’hiver agresse la thyroïde simplement parce que cette saison agresse tout notre corps même celui d’une personne en bonne santé. Le changement de saison impose de nouvelles règles à notre organisme. Ce n’est nullement systématique, certains chanceux y échappent, mais il faut savoir que de nombreuses personnes en particulier celles atteintes d’une thyroïde Hashimoto trinquent lorsque l’hiver approche. La question revient constamment : une personne avec un dérèglement thyroïdien va-t-elle tomber plus facilement malade ?

Il semblerait ( mais deux théories scientifiques s’affrontent) qu’Hashimoto augmenterait la sensibilité à la grippe, aux gastro, à tous virus qui traînent. Il est bon de rappeler que dans cette maladie certains anticorps du patient agressent la thyroïde et perturbent son fonctionnement, avec pour conséquence une sécrétion insuffisante d’hormones thyroïdiennes. Certains spécialistes affirment qu’en luttant contre un virus grippal ou une angine, notre corps en fabriquant des anticorps « classiques » vont également augmenter les anticorps thyroïdiens et provoquer une thyroïdite, même chez un sujet avec un dosage équilibré.

Vrai ou faux, c’est bien difficile à prouver ! Une chose est sure, c’est que de nombreux témoignages valident le fait que l’on met plus de temps à se remettre d’un virus hivernal lorsque la thyroïde déraille ! La fatigue sera plus grande ‘après », les rechutes possibles également.

Que faire pour lutter contre ?

Pas grand chose hormis utiliser les méthodes de nos grands-mères.

Un bon jus d’orange pressée le matin pour la vitamine C.

Se faire prescrire de la vitamine D et en prendre tout l’hiver.

Manger sainement les légumes de saison en évitant de s’alourdir de graisses.

Bien se couvrir quand on sort.

Après, certaines personnes sont partisantes du vaccin contre la grippe. Ce n’est pas mon cas. Je prends depuis plus de vingt ans le vaccin homéopathique de l’année en cours influenzinum 2019/2020 à raison de 8 granules chaque semaine durant 3 semaines puis répétition un mois plus tard.

C’est un choix personnel qui n’engage que moi, mais mon dernier qui aura bientôt dix-huit ans, soigné de cette manière, n’est jamais tombé malade ! C’est vrai qu’il n’a pas de problème thyroïdien ! :)

En tous les cas, prendre soin de soi en hiver, ne pas oublier de s’hydrater, car souvent on zappe cette étape vu qu’il faut froid en oubliant que nos reins sont ralentis avec cette maladie.

Bonne approche de l’hiver amis papillons !

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( 22 novembre, 2019 )

Les dysfonctionnements thyroïdiens et le cycle féminin.

 

Le cycle menstruel est toujours tabou même au vingt et unième siècle. Les femmes en parlent entre elles, mais comme la majorité des médecins sont des hommes, certaines angoisses sont tues.

Une thyroïde défaillante peut interagir sur le cycle en particulier les règles qui peuvent  changer. En hypothyroïdie, on peut se trouver avec des règles plus abondantes et plus fréquentes. Pour parler plus crûment, cela peut-être un enfer au quotidien avec des règles hémorragiques comportant des caillots ce qui peut faire peur à la personne malade. Certains malades rapportent même une impossibilité à travailler car « cela coule sans s’arrêter ». Bien sûr, il peut y avoir des fibromes ou un utérus fibromateux, mais il peut également simplement s’agir de la thyroïde qui est déréglée.

À l’inverse, en cas d’hyperthyroïdie, les règles peuvent diminuer en quantité et en fréquence. On peut même assister à des phénomènes de ménopause précoce, très jeune.

Certains articles dénoncent également un changement de la thyroïde durant les règles : « En période prémenstruelle, certaines femmes constatent une petite augmentation de leur cou. Exactement comme d’autres sentent leurs seins ou leur ventre gonfler avant les règles. Pourquoi ? Parce que la montée des oestrogènes au cours du cycle entraîne une hypervascularisation de la glande due à sa stimulation. Ce qui se traduit par un léger gonflement. »

Alors pour ne pas jouer la politique de l’autruche, les fameuses « ragnagnas »sont déjà une vraie plaie pour le commun des mortels, et on peut imaginer avec une hyperthyroïdie. La personne sera sur les nerfs, déprimée, avec des symptômes prémenstruels dix fois plus grands. On peut aisément comprendre la difficulté de l’entourage, les conflits avec les collègues.

La thyroïde va parfois moins bien fonctionner à la ménopause. Pourquoi ?

Autour de la cinquantaine, beaucoup de femmes vont avoir ponctuellement

une hypothyroïdie. Ce trouble peut être lié à un vieillissement prématuré de la glande, sans doute lié à la diminution des hormones féminines.

C’est la même chose pour la grossesse qui est une période clé de la vie d’une femme. Elle peut alors ressentir de nombreux troubles thyroïdiens. La mère, fatiguée par une grossesse, peut passer en hyper ou en hypo. Cet état est souvent passager, et au bout de quelques mois, l’organisme va fonctionner correctement. Dans certains cas, un traitement n’est pas nécessairement utile. Il arrive parfois qu’une hyperthyroïdie se déclare en début de grossesse et qu’une hypothyroïdie survienne quelques mois après l’accouchement (6 % des grossesses). Puis le corps se stabilise de lui-même.

« Pour la première partie de la grossesse, le foetus dépend des hormones thyroïdiennes de sa mère. Ce qui fait qu’il y a souvent une augmentation du volume de la glande thyroïde. On dit que les romains faisaient le diagnostic de grossesse en voyant le cou des femmes augmenter de volume. »

« La suite de la grossesse est un moment très important :

D’une part pour le foetus où à l’heure actuelle, on détecte systématiquement au bout du 3e jour de la vie, une hypothyroïdie congénitale, qui touche une grossesse sur 3 500 à peu près, qui était mal diagnostiquée avant, avec des conséquences sévères et irréversibles pour le mental, et le physique. Elle est maintenant diagnostiquée systématiquement dans nos pays, avec mise en route immédiate du traitement ; L’année qui suit l’accouchement est une année difficile pour la mère, parce que 3 à 4 % des femmes même sans antécédent thyroïdien, peuvent souffrir d’une thyroïdie du post-partum, une sorte d’inflammation non douloureuse de la thyroïde, qui a une phase d’hyperthyroïdie, durant 2-3 mois puis une phase d’hypothyroïdie. Dans l’immense majorité des cas, tout s’arrange vers la fin de la première année, mais on passe souvent à côté du diagnostic car la fatigue est un symptôme qu’on met sur le compte des biberons de la nuit, ou d’une dépression. Il faut penser à faire les dosages hormonaux, et prescrire le traitement adéquat. Par ailleurs ces femmes qui ont souffert d’une thyroïdie du post-partum, doivent être surveillée régulièrement car elles ont tendance à faire une authentique et définitive hypothyroïdie plus tard dans leur existence. » ( article de 2007)

Et les fausses couches ? Cela existe et certaines peuvent être imputables à cette glande qui fonctionne mal. Ce n’est heureusement pas une généralité, donc inutile de trop s’inquiéter. On sait juste que la grossesse favorise une demande en hormones thyroïdiennes et il est donc important que le gynécologue vérifie mensuellement le taux de TSH. Ce n’est pas toujours le cas alors ne pas hésiter à insister et à demander cette analyse. Une grossesse ira à son terme sans souci avec une TSH autour de 2.

Les problèmes de thyroïde peuvent-ils compromettre la fertilité ?

Les statistiques sont rudes, 2,8% des femmes en hyperthyroïdie ont un problème de fertilité et pourtant, ce n’est pas systématiquement contrôlé. Je connais des personnes qui se sont retrouvées avec une étiquette « stérilité » alors qu’au final, la personne avait une TSH frisant les plafonds danger.

En hypo, ce n’est guère mieux. Comme nous l’avons vu plus haut, on peut assister à des perturbations des règles (diminution du volume et de la durée, saignements importants, absence de règles), voire même dans certains cas à une absence d’ovulation.

« Et même après un traitement substitutif, le nombre d’ovules, les taux de fertilisation, l’implantation, la grossesse et les taux de naissances vivantes semblent être réduits par rapport à des femmes ayant un fonctionnement normal de la thyroïde. »

 

Malheureusement, on le comprend, les symptômes de ces « débuts » de dysfonctionnement passent souvent inaperçus et ont le temps de bien pourrir la vie des malades. Alors pensons un peu plus à notre thyroïde et une fois encore, si une reconnaissance existait, peut-être que les femmes oseraient parler ouvertement de leurs craintes.

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( 17 novembre, 2019 )

Médecine et thyroïde

Comme d’habitude, je vais jouer l’avocat du Diable et lancer une piqûre de rappel.

Doit-on passer par un traitement de substitution obligatoirement ?

Actuellement on assiste depuis la mise sur le marché de la NF à des arrêts brutaux des traitements pouvant conduire à des symptômes irréversibles.

Rappelons qu’un dysfonctionnement thyroïdien en particulier hypothyroïdie peut nécessiter la prescription d’une hormone de substitution que beaucoup nomment « Levo » ( qui n’est que le nom de la marque).

Dans la réalité, il existe une molécule «  la thyroxine » à laquelle les laboratoires vont ajouter des excipients : lactose, mannitol, alcool, gélatine, sterate de magnésium etc

Chacun fait sa cuisine, ajoutant ou retirant un de ces excipients. Il n’en demeure pas moins que le traitement pour la thyroïde est une hormone de synthèse et que ces excipients ne sont là que pour stabiliser la molécule.

Seulement, certains peuvent avoir une teneur très allergène et le malade ne va pas le supporter, ce qui fut le cas pour la NF.

On peut se demander pourquoi changer un médicament qui ne posait pas de soucis avant.

Sur certains groupes on peut lire que certains praticiens affirment à leurs patients qu’il n’y aura plus en 2020 qu’un seul traitement pour soigner la thyroïde. Encore un mélange entre le médicament ( les comprimés) et la molécule. C’est comme une idée biscornue qui circule, l’alcool dans les gouttes Serb qui favoriseraient l’alcoolisme ! Il faut stopper les âneries. Depuis des décennies les bébés nés sans thyroïde prennent des gouttes Serb avec effectivement un excipient « alcool ». Que l’on se rassure, aucune statistique ne montre que cela a généré de futurs alcoolos !

Alors, non ! Les médicaments ne sont pas tous nocifs et surtout, ils sont indispensables lorsque la thyroïde est endommagée comme dans la maladie d’Hashimoto ou simplement enlevée. De plus en plus de personnes arrêtent leur traitement à cause des effets secondaires, mais leur vie peut se retrouver en danger. Cesser un traitement quand on a juste une simple hypothyroïdie liée à un déséquilibre suite à un accouchement, cela reste un choix possible, par contre stopper un traitement à vie, est de l’inconscience. Il existe suffisamment de possibilités de traitements à essayer pour finir par en trouver un qui convient.

S’éloigner des traitements pour réguler sa thyroïde pour se tourner uniquement vers les médecines parallèles est de plus en plus fréquent. Les deux pourtant ne sont pas incompatibles et ne devraient pas l’être. Peu importe pourquoi, comment, cela agit, ce n’est pas le problème ! C’est le résultat qui compte et lui seul, alors si un malade se sent mieux en alliant un traitement homéopathique, l’aide d’une thérapie comme le Reiki, le magnétisme, la méditation, la sophrologie, et la liste est longue, l’important est de tout faire pour aller mieux, car le traitement de substitution à lui seul ne va pas effacer tous les symptômes. Une thyroïde abîmée ne redeviendra jamais « neuve », il faut l’accepter, accepter de vivre avec.

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Bientôt les cadeaux de Noël … n’oubliez pas ce recueil pour vos proches ou vos collègues ou un joli meug à offrir à votre médecin

 

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( 2 novembre, 2019 )

Comment va ta vie avec Hashimoto ?

 

Combien de fois vous êtes-vous trouvé face à quelqu’un qui va juste vous demander comment vous allez ? Vous avez envie de crier, de hurler, parce que non, cela ne va pas, mais pas du tout ! Seulement, l’autre ne s’est pas arrêté, il n’a même pas daigné écouter votre réponse. Parce que un malade atteint de dysfonctionnements thyroïdiens n’a pas une sale tête. L’avantage (si j’ose dire) de ces dysfonctionnement, c’est qu’en hypothyroïdie, on prend du poids, donc on semble en forme ! Ne disait-on pas au siècle dernier qu’on avait « bonne mine » lorsque l’on avait les joues bien rebondies ?

Nous sommes fin 2019 et rien ne bouge. Je me bats contre cette maladie depuis 2013, j’en ai fait mon combat depuis 2014. Cinq ans après, rien n’a changé ! Les remarques fusent envers certaines adhérentes sur leur lieu de travail ou dans leur propre famille.

Des familles continuent à être brisées parce que les humeurs sont variables. Une personne non stabilisée, pourra souvent avoir des problèmes de communication : décisions trop rapides, prises sur un coup de tête, agressivité, mauvaise humeur, paranoïa. Des facteurs invisibles, mais bien réels pour l’entourage.

Le commun des mortels reste totalement intolérant envers les maladies invisibles.

Vous êtes fatigués ? On vous rétorquera que tout le monde est fatigué et qu’il suffit de prendre des vitamines !

Vous prenez des kilos ? On va vous dire de moins manger et de faire un régime.

Vous perdez vos cheveux ? Pff ! Que d’histoires pour juste quelques poignées de cheveux qui tombent.

Vous êtes déprimés ? Allez voir un psy ou prenez un antidépresseur !

Et cette peau qui sèche, qui se ride, qui est fripée ! Tu vieillis, vous dit-on ? Oui, mais bon, à trente ans, ça craint !

Voilà tous les raccourcis faciles que vous allez entendre ou avez déjà entendu ! Et encore, ce sont les plus gentilles remarques.

Alors non, la maladie est invisible, elle ne se voit pas, mais elle existe et elle existe vraiment parce que tout se passe à l’intérieur. La destruction de la thyroïde par les anticorps attaque sournoisement, sans signe visible, juste avec des symptômes parfois ingérables que seul le malade peut ressentir.

J’ai envie de citer le problème du ralentissement cognitif qui peut survenir avec Hashimoto même dans les normes labo. Avez-vous déjà vu comment est traité autant un maître de conférence qu’une avocate par exemple, aux prises soudaines d’un déficit de concentration lié à Hashimoto. C’est la panique, les regards apitoyés, voire des ricanements possibles.

Chacun d’entre nous a une zone de confort, comme un bon fauteuil où on est bien installé. Hors de cette zone, le plus petit dérèglement va perturber le corps un peu comme un grain de sable qui va enrayer une machine. Les problèmes de concentration et de mémoire sont extrêmement fréquents avec les soucis thyroïdiens. Un neurologue m’expliquait que trop de personnes arrivaient dans son cabinet convaincus d’avoir une maladie neurologique ou neuro dégénérative alors qu’il n’était question que d’une maladie thyroïdienne.

Du temps perdu pour le neurologue, de la souffrance pour les malades, alors qu’un bon diagnostic aurait été la solution.

Un bon diagnostic, un bon suivi médical, une véritable écoute du corps peuvent éviter à chaque malade de se trouver face à l’incompréhension.

Il faut donc continuer à faire comprendre cette maladie ! Il faut continuer à l’expliquer même si on pense que c’est une perte de temps, il faut surtout ne rien lâcher !

Parce qu’il faut qu’un jour, les malades soient compris autant par leur entourage que par leurs collègues ou leurs voisins.

Alors on continue ! Même si l’espoir est faible, on continue !

 

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( 27 octobre, 2019 )

Analyses prises de tête !

Il n’y a pas à dire, au début de ces maladies thyroïdiennes, on panique à la moindre prise de sang. Angoisse de voir cette TSH monter ou descendre au grès de ses humeurs ! Pour tout arranger, on se heurte à l’incompréhension médicale pour qui une variation de TSH n’est rien à côté d’un changement de glycémie par exemple.

Cela n’arrange pas l’anxiété des malades, car une chose est sûre, si on va se déranger pour faire une prise de sang, c’est que l’on ne sent pas bien dans notre corps et de ce fait, on sait, nous, que quelque chose cloche. On attend du toubib un petit mot compatissant, après tout pour 23€, il pourrait faire un effort, non ? Et trop fréquemment, on se heurte à un mur.

La TSH est dans les normes. Merci. Au revoir. Qui ne l’a pas déjà entendu ? Qui n’est pas ressorti en larmes d’un rendez-vous où on avait tout misé, un espoir vite effacé ?

Parce que la norme c’est quelque chose dans notre société. Elle n’est pas totalement à dénigrer. Il faut bien des repères pour commencer, mais après ? En France, on met tout le monde dans le même panier ! Pas de jaloux, seulement hypothyroïdie, hyperthyroïdie, Hashimoto, Basedow, cancer de la thyroïde, que des cas différents de dysfonctionnements. Et pire encore, au sein même de ces cas, chacun va réagir différemment. De quoi y perdre son latin.

C’est pour cela que des études canadiennes ont ciblé l’importance de la « zone de confort », cette zone qui sera différente pour chacun, qu’il est bon d’atteindre et surtout de garder.

Qu’est-ce que la zone de confort ? Un dosage de la TSH dans lequel vous aurez le minimum de symptômes en particulier fatigue, cardiaque et mémoire. Elle se trouvera dans la norme officielle des laboratoires mais pourra fort bien frôler le minima sans que ce soit dangereux pour le malade ( c’est souvent le cas pour Hashimoto où beaucoup de normes de confort sont autour de 0,5)

On trouvera aussi que pour faire un bébé, il est important que la TSH soit autour de 2 ou 2,5.

Et la liste est longue.

On comprend ainsi la souffrance de certains malades dont les médecins refusent de regarder autre chose que la norme de labo. Une adhérente nous a raconté avoir consulté avec une TSH à 4,5 ( le maximal du labo était 4,8). Elle était épuisée dès le lever, perdait ses cheveux, oubliait sans cesse ce qu’elle avait à faire, flirtant avec une grosse déprime. Le praticien refusa de lui donner un traitement et la renvoya chez elle avec juste un anxiolytique. Six mois après, elle fut diagnostiquée Hashimoto. Elle dut changer de médecin car ce dernier refusait toujours de la soigner « au vu de ses résultats ».

Avoir un dysfonctionnement thyroïdien, c’est apprendre à écouter son corps surtout lorsque l’on a une maladie auto-immune. On entend beaucoup de choses fausses sur les réseaux sociaux, comme quoi une maladie auto-immune peut disparaître avec un claquement de doigts. Si cela pouvait être vrai ! Il n’en est rien. Hashimoto est à vie ! Un dysfonctionnement du corps qui va imposer à nos anticorps d’attaquer notre thyroïde. Peu importe la raison ! Elle sera aussi différente pour chacun d’entre nous.

On doit donc cohabiter avec cette bombe qui par vagues va nous voler notre concentration, va nous faire prendre des kilos, va perturber notre libido, va nous rendre aussi lent qu’un escargot. Pour que la cohabitation soit la meilleure possible, il est important d’écouter son corps afin de pouvoir interagir en adaptant parfois ponctuellement son traitement, sans pour autant se précipiter vers le premier labo du coin. Le moindre changement de vie va influencer notre thyroïde en bien comme en mal, et apprendre à mieux la connaître, c’est une manière d’apprendre à vivre mieux.

Mais c’est un long parcours que traversent de nombreux papillons !

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( 23 octobre, 2019 )

Pourquoi la thyroïde est-elle une vraie plaie ?

Il n’y a pas à dire, cette thyroïde, lorsqu’elle ne marche plus correctement est un vrai boulet, même lorsque l’on prend un traitement. Il serait même utile de redire quitte à se répéter qu’un traitement est un pansement qui va offrir à notre thyroïde défaillante une illusion d’avoir les hormones, seulement ces hormones restent des médicaments, pas toujours bien dosés à l’ug près. Et puis un médicament reste un médicament, chimique, avec des excipients, rien ne vaut une thyroïde en bon état.

Mais voilà, parfois, on n’a pas d’autres choix : thyroïde trop volumineuse nécessitant une ablation, thyroïde Hashimoto qui se détruit, cancer, sans ces hormones, on ne va pas bien, on est fatigués.

Ces pilules ne sont pas pour autant un miracle, car pour ne citer que les maladies auto-immunes, elles vont réguler le fonctionnement de la thyroïde, éviter qu’elle se détruise plus, mais aucun médicament ne pourra empêcher les anticorps d’attaquer à un moment donné de nouveau. Une adhérente Hashimoto nous racontait qu’elle avait  vécue dix ans sans un souci, n’hésitant pas à dénigrer ceux qui se plaignaient, et puis elle a perdu son mari et sa fille dans un accident, la maladie a frappé fort !

Ces fichues maladies, une fois que l’on a croisé leur route, on se les coltine à vie ! Rien ne peut les tuer, rien ne peut les faire disparaître. Elles sont !

Il faut donc apprendre à vivre avec, et rien n’est plus compliqué !

Qui ne l’a pas vécu, ne peut comprendre, cette vague de fatigue qui va surgir quand tout va bien, qui va clouer au mur, qui va nous imposer de tout annuler. Une plaie !

Vous aviez prévu de fêter votre anniversaire ou de faire une virée rando, tout va bien, vous êtes en pleine forme, et tout s’écroule en vous réveillant. Impossible de vous lever. Vous faites un effort, mais tout vous semble si difficile. Pourtant tout allait si bien, avant ! L’entourage ne comprend pas : « Hier, tu étais bien ! ». Oui, hier, pas aujourd’hui !

Qui n’a pas vécu ce regard sceptique lorsque vous osez ( car il faut du courage pour le dire) que vous vous sentez fatigués. Bien sûr que vous l’êtes, bien sûr que vous êtes ralenti, bien sûr que votre mémoire débloque un peu par moment, mais ça vous n’allez pas trop le dire, car ce manque de concentration à votre âge, ça fait peur ! Alors vous vous taisez ! Alors vous supportez les remarques parfois cinglantes de vos collègues ( les gens ne sont pas toujours tendres).

Quant à l’humeur, on en a déjà parlé dans des précédents articles, c’est terrible en particulier pour Basedow ou ceux qui ne peuvent avoir aucun traitement, car cette humeur est changeante. Susceptibilité extrême, nervosité, paranoïa, crises de nerf ou crises de larmes, très dur à vivre autant pour le malade que pour l’entourage. Il nous en a été relaté des personnes qui ont perdu leur travail à cause de cette impossibilité de communication liée à la maladie. Malheureusement un malade ayant ces soucis de comportement ne peut-être raisonné et il vaut mieux souvent s’éloigner que de rentrer en conflit. Encore une fois, c’est une vraie plaie ! Certes, dans un monde « peace and love », les autres seront tolérants et vont comprendre, seulement la vie n’est pas un conte de fées, et certaines paroles mal interprétées vont déclencher des guerres. Les dysfonctionnements thyroïdiens peuvent être un vrai calvaire !

Est-ce la raison pour laquelle tant de médecins ne prennent pas cette pathologie au sérieux ? Trop compliquée ? Trop différente d’une personne à l’autre ? Ou simplement trop de symptômes déclenchés ? Est-ce la raison pour laquelle, on n’en parle pas comme si c’était une maladie honteuse. Autant on va parler allègrement des opérations liées à des nodules, autant si vous n’avez subi aucune ablation, c’est qu’il vaut mieux le taire. Je l’ai entendu dernièrement : « Tu n’as pas été opérée, toi, tu n’as rien ! » Voilà, ben non ! Ma thyroïde s’autodétruit mais comme ce n’est pas un bistouri qui s’en occupe, c’est rien !

Depuis 2014 où j’ai commencé ce combat, je n’ai guère vu d’avancer, toujours autant d’incrédulité, toujours des traitements bourrés d’excipients , d’autres en rupture de stock, toujours cette incom de certains, ceux qui écoutent mais ne veulent pas entendre, toujours les mêmes questions, les mêmes peurs.

Le nombre de dysfonctionnements augmente chaque année, mais personne ne se pose la question : pourquoi pour de nombreux malades cette maladie est-elle une vraie plaie ?

 

J’en profite pour rappeler (question récurrente) que le recueil Hashimoto, mon amour n’est plus édité car la maison d’édition a fermé. Il a été intégralement remis dans le recueil Maladies thyroïdiennes :)

 

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( 14 octobre, 2019 )

La thyroïde et ses répercussions.

 

Ah les humeurs engendrées par la thyroïde, faut-il les taire ou les mettre en lumière ?

Depuis six ans que j’écris sur ce blog, j’aime jouer l’avocat du diable, chose que beaucoup de personnes ne comprennent pas, lisant sans aller plus loin qu’un simple mot. Il est important de ne pas se voiler la face, la thyroïde influe sur le caractère.

Nous nous en apercevons régulièrement sur notre page de l’envol ou sur les groupes où certains « se lâchent » avec violence, n’hésitant pas à ponctuer leur réponse de dizaines de points d’exclamation. Il est évident qu’une réaction similaire dans la vraie vie peut avoir des répercussions catastrophiques.

Pourquoi ces changements d’humeur ? Simplement parce que la thyroïde est une petite glande responsable de réguler le métabolisme et de fournir à tout notre corps toute l’énergie dont il a besoin.

Le moindre petit dysfonctionnement thyroïdien va chambouler tout l’organisme affectant aussi bien le côté émotionnel que cognitif, ce qui revient à faire dire à de nombreux médecins que c’est une maladie qui est « dans la tête ». D’où le raccourci qui fut vite fait où les maladies thyroïdiennes sont des mal de femmes, inventées par des femmes. Malheureusement, on constate de plus en plus d’hommes touchés ce qui discrédite cette thèse, stupide avouons-le !

« 60 % des personnes atteintes d’hyperthyroïdie présentent des troubles de l’anxiété et 31 à 69 % des troubles dépressifs.1 La dépression est également fréquente dans l’hypothyroïdie, où 40 % des patients souffrent d’une certaine forme de celle-ci.2

Un à quatre pour cent des patients souffrant de troubles de l’humeur souffrent d’hypothyroïdie. » ( source Google)

Un dysfonctionnement de la thyroïde va occasionner pour beaucoup des troubles de mémoire, des oublis, un manque de concentration, des éléments très dérangeants pour l’entourage qui peut avoir en retour des mots violents. « Tu fais semblant ! Tu n’as pas l’âge de perdre la tête ! Tu inventes ! » Maintes sources de conflits.

La thyroïde va être sensible aux stimulus psychologiques et l’humour va en prendre un coup : sentiment de tristesse, dépression, crises de larmes inexpliquées, nostalgie, tristesse, tout comme des réactions extrêmes comme une nervosité excessive, une impatience pathologique, des sautes d’humeur incessantes, une agressivité.

On peut facilement comprendre que l’entourage ne va pas comprendre.

Comment une personne active, dynamique peut-elle soudain se retrouver figée, sans réaction, les larmes dans les yeux sans n’oser rien dire. Comment une personne toujours gentille peut-elle soudain critiquer tout le monde, se disputer avec chaque personne ?

Et si on pensait un peu plus à la thyroïde ? Trop souvent les médecins vont simplement prescrire des pansements : anxiolytiques ou antidépresseurs sans toucher le fond du problème, un dérèglement thyroïdien. Il ne suffit parfois pas de grand chose, juste d’un petit changement dans les T4. Une étude récente a montré que la plupart des dépressifs sont hypothyroïdiens. On comprend bien que cette glande trop souvent oubliée n’est pas à prendre à la légère.

Cette maladie peut enfermer dans la solitude en particulier lorsque le dysfonctionnement apporte un comportement agressif. Certaines personnes ne  supportent plus personne, s’emportent pour un oui ou un non, fuient les autres pour éviter de les agresser ou à l’inverse, vont « rentrer dedans ».

Une vraie souffrance !

Malheureusement, il est très difficile de raisonner une personne atteinte d’un dysfonctionnement thyroïdien apportant des émotions excessives ( souvent lié à Basedow ou à une hyperthyroïdie).

Heureusement, un dysfonctionnement thyroïdien finira par se réguler avec du temps et différemment selon les personnes, et il est important que l’entourage accepte cette période difficile, car une personne n’est pas agressive par plaisir. Un peu de tolérance, c’est le meilleur médicament pour un malade.

 

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( 7 octobre, 2019 )

Maladies thyroïdiennes Hashimoto et bien-être.

De plus en plus de livres inondent le marché revendiquant la solution miracle « du sans gluten ». Les pro-sans gluten sont indécrottables, prêts à tout pour faire entendre leurs voix. Ils sont certains de détenir la Vérité. Honnêtement, il y a des moments où j’ai l’impression de pénétrer dans une secte !

Tout d’abord, une fois de plus, je rappelle que chaque personne est unique, avec une raison différente d’avoir un dysfonctionnement thyroïdien et donc la vérité universelle n’existe pas ! Préconiser à tout prix le « sans gluten », c’est offrir de l’eau boueuse à une personne déshydratée ! Le malade rêve d’aller mieux, il est prêt à tout, même à se lancer dans un régime contraignant. Cela fonctionne, oui, pour certains, mais pas pour tous ! Pour ceux  dont cela fonctionne, c’est super, mais ce n’est pas pour tous.

NOUS SOMMES TOUS DIFFÉRENTS !

Seulement, ces marchands d’espoir ont tout mélangé. Le « sans gluten » est adapté à des maladies comme la maladie cœliaque. Pourquoi alors certains médecins vont-ils jusqu’à affirmer que le gluten détruit la thyroïde ? Simplement à cause d’une dérive. L’hypothyroïdie ralentit le transit et peut occasionner des douleurs intestinales comme la maladie cœliaque, seulement depuis peu les chercheurs auraient découvert que ces  désagréments n’auraient aucun lien avec le gluten, mais avec les fructanes que l’on trouve dans le gluten mais aussi dans plein d’autres aliments. Soyons réalistes, le pain en contient énormément ! D’où l’idée de supprimer le pain. Mais je lisais dernièrement une personne qui me disait ne plus manger de pain, j’ai opté pour le pain de maïs plusieurs jours par semaine, et il est succulent !

Mais bien sûr, il est plus simple d’interdire le gluten, ainsi le médecin peut allègrement prescrire de multiples compléments alimentaires ( tout aussi néfastes pour l’organisme). On sait par exemple que l’industrie « sans gluten » a rapporté plus de douze milliards d’euros cette année !

Jouons les avocats du diable, pourquoi tous les malades atteints de dysfonctionnements thyroïdiens qui ont supprimé le gluten sont-ils toujours tout de même ( hormis une poignée) malades ?

Les pro-gluten vous diront aussi que cela fait maigrir ! J’en connais un paquet de malades de la thyroïde qui malgré des régimes draconiens ne perdent que deux ou trois kilos tout comme dans un régime standard ! Parce qu’avouons le, un régime limite le pain, les féculents donc le gluten ! D’un peu de bon sens, on en a fait une mode qui arrange bien les magasins spécialisés et les spécialistes peu scrupuleux.

Alors, comme m‘interrogeait dernièrement une adhérente, on ne peut donc jamais aller bien ?

Heureusement que si, et sans sortir sa bourse !

Si on en ressent le besoin, sans opter pour le « zéro gluten », on peut diminuer un peu ou se tourner vers les produits bio qui n’ont pas de fructanes. On peut limiter le lactose également qui créé des ballonnements intestinaux pour beaucoup.

Après il faut faire preuve de bon sens. Une maladie auto-immune comme Hashimoto est irréversible. N’écoutez pas ceux qui vous disent le contraire. Vous pouvez par pallier voir vos anticorps moins actifs, mais la maladie existe dans l’ombre et pourra réapparaître à tout moment. Vous vous en apercevez vite avec un ralentissement de la concentration, de la mémoire, vos cheveux qui redeviennent cassants, la fatigue qui reprend le dessus. Vous connaissez comme moi les symptômes. Le « sans gluten » n’évitera rien ! Comme tout le monde, au début, j’y ai cru : j’ai testé !  L’effet n’étant pas spectaculaire, j’ai stoppé au bout de plusieurs mois le zéro gluten ( mais je continue à choisir le moins de gluten possible)

Stabilisée depuis deux ans, je ne dois pas cette avancée à un régime. Je limite le gluten n’en abusant pas, je ne prends pas de lactose depuis mon enfance hormis le fromage. Je n’ai pas changé mon alimentation et pourtant, je vais bien. C’est moi, un autre va réagir différemment. Nul besoin pour moi de médecins ou de gourous, j’ai juste travaillé sur ma relation avec la maladie.

D’abord, je fais tout pour l’oublier de plus en plus. Avant, j’étais continuellement à lire un article ou à discuter sur les groupes. J’ai pris du recul, restant juste présente pour ceux qui font appel à moi. J’ai accepté mes limites et refusé de me coller une étiquette sur le front ! Je sais que certains jours, le côté auto-immune peut me donner une tape dans le dos. Je l’accepte et si cela arrive, je me pose.

Le reste du temps, je vis à fond parce que je ne veux plus jamais être le légume que j’étais en 2013. Alors je marche. Au début, je n’arrivais même plus à faire 500 mètres sans m’écrouler épuisée, le coeur prêt à exploser. Aujourd’hui, je fais une moyenne de 8 à 10 kilomètres par jour quelque soit le temps. Avant je disais spontanément la gorge serrée : «  Je suis Hashimoto. » Aujourd’hui, je ne veux plus être une victime. Je ne veux plus porter d’étiquette.

Avant, j’étais tellement obnubilée par ma TSH que j’en faisais une toutes les six semaines comme si c’était ma planche de salut. Depuis deux ans, je n’en ai fait que trois et je vais bien, je suis dans ma zone de confort, basse pour éviter de détruire le peu qui reste de ma thyroïde, mais stable.

Il n’y a pas de fatalité ! Il y a juste une manière de vivre sa maladie. Contrairement à ce que beaucoup continuent de penser, ce n’est pas une maladie anodine, elle est là, toujours, sournoise. Mais on peut vivre avec et vivre heureux avec !

Si pour vous le « zéro gluten » est la clé, alors foncez, mais n’inondez pas le net en disant que c’est la seule solution ! Il n’existe pas une solution. Il existe des modes de vie que chacun peut adapter. Pour moi, la marche m’a aidé à réguler mon coeur, ma thyroïde, mon stress, pour d’autres ce sera la sophrologie ou la méditation, peu importe, l’important est de retrouver l’envie, car à ses débuts, cette coquine nous fait vraiment perdre goût à la vie !

Qu’on se le dise, il y a une vie « avant Hashimoto », mais avec elle, la vie est loin d’être finie !

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NB : Je rajouterai qu’étant allergique au stérate de magnésium, je ne peux avaler aucun comprimé d’où mon choix d’opter en dehors des gouttes de thyroxine Serb pour l’homéopathie. Ce n’est pas non plus la solution, mais UNE solution :)

( 19 septembre, 2019 )

Maladies thyroïdiennes et les kilos, encore !

 

Pour le commun des mortels, prendre un ou deux kilos n’est pas une fin en soi, c’est juste un petit régime pour que tout rentre dans l’ordre. Seulement avec un dysfonctionnement thyroïdien, rien n’est facile. Un kilo va en suivre un second puis un troisième et rien ne pourra stopper la prise de poids.

Personnellement je sature de ces personnes « conditionnées » par une vague Facebook consistant à affirmer haut et fort que c’est vraiment simple de maigrir !

Si c’était si simple, toute la population française rentrerait dans un petit 38 alors non, ce n’est pas facile ! Rien n’est facile !

La thyroïde est le centre de nos émotions, la clé de notre organisme, un peu comme une horloge dont les aiguilles rythment le temps. Lorsqu’elle se dérègle, tout part en vrille. Seulement, malheureusement, le stockage des kilos va être plus rapide que de les perdre ensuite, mais il faut savoir qu’une fois la stabilisation amorcée, le temps aidant, les kilos s’amenuiseront.

Il n’y a pas une semaine qui se passe sans recevoir un message d’une adhérente désespérée, n’ayant pas perdu un gramme malgré les conseils diététiques de tel nutritionniste ou tel médecin inondant de publicités ses pages facebook.

S’il existait une solution miracle, cela se saurait et surtout ce qui va convenir à une personne ne sera pas profitable à une autre simplement parce que nous sommes tous différents !

Tellement d’éléments entrent en ligne de compte ! L’âge tout d’abord car plus on flirte avec la ménopause et plus les kilos, thyroïde ou pas, vont s’incruster !

Ensuite le patrimoine génétique contre lequel nul ne peut agir ! Certaines personnes sont plus sujettes à l’embonpoint. C’est un fait !

On parlera également de mode de vie, d’alimentation. Actuellement entre les vegans et les sans gluten, les magasins sont ravis d’une telle publicité leur permettant d’augmenter leurs prix, malheureusement les statistiques montrent que la perte de poids reste très aléatoire ! Un régime sans gluten donnera des résultats sur une personne ( souvent ayant déjà préalablement des troubles du transit et d’assimilation) et sera inefficace sur une autre. On peut alors imaginer la frustration pour un malade avec une quinzaine de kilos en trop qui va se priver de gluten, adapter une alimentation parfois coûteuse et constater au bout de plusieurs mois que ses efforts furent inutiles !

Et je ne parle même pas des effets du NF Levothyrox qui a fait grossir de nombreux malades !

 

Que faire ? D’abord ne pas perdre espoir ! Ensuite surtout prendre son mal en patience car on ne va pas perdre des kilos dus à un dysfonctionnement thyroïdien comme ceux pris suite à un repas de fête !

Diminuer les sucres, les graisses sachant que la thyroïde ralentit le foie.

Faire beaucoup de marche car les sports violents sont souvent trop fatigants en cas d’hypothyroïdie. Ne pas hésitez à investir dans une montre connectée et s’infliger 10 000 pas par jour. On croit que c’est facile, pas nécessairement ! Et c’est cette régulation qui va petit à petit inviter notre organisme à puiser dans ses réserves. Doucement, sans violence.

Après il ne faut surtout pas négliger une autre source : le stress qui agit aussi bien sur la thyroïde que sur les kilos. Apprendre à écouter son corps, à prendre du temps pour soi et surtout à ne pas être trop dur avec ces kilos. Peut-être que cette maladie thyroïdienne ne vous fera jamais plus rentrer dans votre 38 fillette alors ne vous fixer pas cet objectif qui va vous déprimer et renforcer vos fluctuations thyroïdiennes, viser d’abord 5 kg sur plusieurs mois, puis petit à petit rajouter un ou deux …

N’hésitez pas à vous faire aider par une diététicienne, une psychologue ou une sophrologue afin d’être à l’écoute de votre corps et surtout croyez en vous !

La maladie vous a peut-être mis à terre, mais elle ne vous a pas tué !

Courage les papillons ! Le chemin est long …

 

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