( 31 janvier, 2019 )

Le poids des mots

Chaque mot que nous prononçons a un prix à payer. La parole ne doit pas se distiller à l’aveuglette juste histoire de meubler du vide. Elle répond trop souvent à une réaction purement intuitive liée à un acte tout aussi intuitif. De là à s’imaginer la force de l’interprétation des faits, il n’y a qu’un pas. Regardez simplement une simple question sur une discussion que vous avez eu il y a quelques mois ou juste un an. Toute votre mémoire va tenter de se mettre en action, incluant votre propre ressenti, la manière dont vous avez entendu cette question, l’humeur lorsque vous l’avez entendue. On s’aperçoit vite que la formulation finale implique beaucoup de subjectivité.

Le poids des mots est lié à la force émotionnelle que nous y mettons. Nous sommes en colère, nous allons puiser au fin fond de notre âme dans le côté le plus noir, et cracher notre venin, à l’inverse, si nous avons envie de faire le bien, nous allons utiliser des mots qui chantent, qui illuminent la vie. Rien n’est jamais anodin, même si nous n’en avons pas conscience.

On s’en rend tout à fait compte en politique, par exemple, où chaque mot est choisi pour frapper, pour persuader, pour amener les autres à penser de la même manière.

La parole devient alors bien plus que des mots, une arme pour atteindre, pour toucher, pour faire du mal. Autant parler trop vite est pardonnable, car lié à l’émotion, autant user des mots pour détruire, pour réduire l’autre à néant n’a rien de positif. Comme disait Socrate avec son histoire des trois tamis, cherche si ta parole est vraiment utile.

Malheureusement, on n’échappe pas aux mots ! Et comme je l’ai déjà dit, les mots n’ont que le pouvoir que l’on veut bien leur donner. Trop souvent, l’ego (encore lui !) se met en travers. On se retrouve face à la Parole, sans avoir d’autres recours que de balancer à son tour (c’est ce que notre ego pense) alors qu’il faudrait juste apprendre à notre ego à se taire.

Je m’interroge pourtant souvent, ces mots qui pèsent si lourds, qui parfois sont tellement emplis de non-dits, sont-ils plus meurtriers que certains silences que certains veulent à tout prix ignorer ?

 

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( 31 janvier, 2019 )

Vivre avec Hashimoto

Vivre avec Hashimoto, c’est un peu comme avoir fait un mariage forcé. On n’a pas choisi le partenaire, mais on doit le subir. Vous êtes nombreux à demander encore la différence entre Hashimoto et une hypo classique. Et bien, tout se joue dans l’auto-immunité qui sera différente pour chacun. Il n’y a donc pas, contrairement à ce que nos médecins ont appris avec beaucoup de sérieux dans leurs bouquins, une seule forme, un seul cas clinique, il y en a des millions, car nous sommes des millions de par le monde. Un malade atteint de la maladie d’Hashimoto avec des anticorps autour de 50 ne réagira pas aux agressions de ses anticorps comme un malade à 6000.

Au début de ma maladie, on a voulu me faire croire le contraire, et rien n’est pire que de telles affirmations. Je pensais donc qu’en quelques semaines, j’allais retrouver « mon ancienne vie », celle où je n’avais pas faut ce mariage forcé. C’était oublié ces anticorps qui reviennent à la charge pour détruire un peu plus lors des moments de stress ou de changement de saison.

Que l’on se rassure, autant Hashimoto, on va vivre avec, autant on peut divorcer de toutes ces idées reçues ! Il m’a fallu du temps, simplement parce que je devais apprivoiser mon corps qui refusait de m’obéir. Il m’a fallu accepter ce côté « incurable » dont le mot même me faisait grincer des dents. Il m’a surtout fallu accepter que d’autres personnes aillent très bien en six mois et que mon combat personnel contre cette maladie a duré trois ans. Mais on y arrive, on vit avec cette maladie jusqu’à complètement l’oublier. Parfois elle revient, brutalement, on va le sentir car les cheveux cassent, le corps se traîne, la mémoire déraille, le coeur débloque. Mais on a compris que ce ne sont que des crises qui ne durent pas.

J’ai opté avec mon médecin pour ne plus toucher au traitement sauf pour tenter de le baisser de plus en plus en y associant des médecines douces, et cela marche bien pour moi. Je ne prends aucun traitement allopathique autre que les gouttes de thyroxine, et malgré mes anticorps de dingue, j’ai pu descendre mon traitement et stabiliser. Pleine Conscience, homéopathie, EMDR, EFT, j’ai tout mis à profit pour aller mieux, et je vais mieux ! J’ai changé ma façon de vivre, j’ai plongé dans de nouvelles passions, l’écriture et dernièrement l’aquarelle.

 

Vous êtes très nombreuses à poser des questions sur « la vie avec Hashimoto ». On a tous une vie à vivre, alors autant ne regarder que le bon côté des choses.

Bien sûr, ces dérèglements thyroïdiens peuvent nous mettre KO, peuvent nous pousser à nous isoler dans une caverne, mais il faut toujours se dire qu’à un moment, il y aura un temps meilleur.

 

L’association l’envol du papillon est là pour vous écouter.

Plein de courage à tous les papillons.

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( 31 janvier, 2019 )

« On ne part jamais sans une trace …« 

« On ne part jamais sans une trace … », phrase que j’ai entendue dans une chanson. À ne pas se méprendre, il ne s’agit pas de « laisser une trace de qui on est », mais de toujours laisser un mot une explication lorsque l’on part. Et pourtant, j’ai l’impression en écoutant cette jolie chanson que l’on vit dans le monde des Bisounours. Tout le monde ne s’en va pas en laissant des explications de ses actes, c’est même au vu des divers commentaires que j’ai pu lire plutôt le contraire. Je vais même être encore plus saignante, ce sont souvent les hommes qui parent sans s’expliquer, laissant l’autre avec ses questions voire induisant une pseudo culpabilité. Sont-ils moins sincères ?

Je dirais surtout plus lâches ! S’expliquer, donner les raisons d’une rupture que ce soit dans le milieu du travail, relationnel ou autres, s’expliquer nécessite de se regarder , de faire son auto critique, et on le sait bien, ces messieurs sont parfaits, donc c’est inutile pour eux. Je pense que les hommes ne supportent pas en fait l’idée de l’échec, et donc ne pas expliquer « pourquoi ils ont agi ainsi » est une solution de facilité.

Partir en laissant une trace, c’est s’interdire de revenir, c’est surtout être la cause de tout. Quand j’étudiais la psycho, le raccourci était vite fait entre ce satané œdipe qui bride les garçons, les poussant à quelque part ne pas vouloir rompre les liens car ce serait quelque part renoncer à maman une seconde fois. Utopique ? Pas vraiment !

Avez-vous constaté que beaucoup d’hommes conservent un lien avec leur ex ( femmes, amies ou maîtresses), que ce sont rarement eux qui vont les bloquer sur les réseaux sociaux ou qu’ils garderont toujours leurs adresses mails ou leur téléphone.

L’homme va donc rompre sans donner d’explication claire, car au fond il n’en a pas. Il sait juste « qu’il a besoin d’air ». Seulement, à agir ainsi, il augmente la souffrance de l’autre, et surtout évite ainsi un dialogue où lui se retrouverait dans l’obligation de se remettre en question. Il part sans trace afin de laisser planer le doute; peut-être un peu sadiquement afin d’empêcher la femme de se reconstruire sans lui. Il conserve ainsi un fil rouge qui frise le sadisme certainement inconscient.

La femme, elle, partira presque toujours en laissant une trace, c’est à dire une réelle explication du pourquoi, du comment, non pour culpabiliser, mais pour pouvoir mettre le mot fin de manière définitive.

« On ne part jamais sans une trace », ce serait bien, car chacun a besoin de comprendre pour avancer, et conserver l’autre dans l’interrogative implique de le laisser mijoter dans un jus trouble. Sachons réussir nos départs afin qu’ils ne sont qu’une étape et non une entrave.

 

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( 30 janvier, 2019 )

Le jour où mes mots sont nés …

Un jour, car il y a toujours un jour, mes mots sont nés. Tel un nourrisson, ils ont poussé leur premier cri, un peu nasillard, un peu glauque aussi. Il y a écrire et écrire. J’ai toujours écrit, simplement parce que j’ai toujours aimé les phrases, leur beauté, seulement, j’écrivais juste pour moi, des tranches de vie. Lui m’a invité à écrire pour mes enfants, m’a fait découvrir les livres, comme il serait content de moi aujourd’hui. Je me souviens encore lorsque ma fille était petite et faisait d’affreux cauchemars liés à la perte de son frère, qu’elle n’avait pourtant que peu connu puisqu’elle n’avait que six semaines, Lui m’a dit : écris pour elle. J’ai écrit une petite histoire, son histoire, et elle n’a plus jamais eu peur la nuit. Comme j’aimerais qu’il soit encore là aujourd’hui avec son appareil photo en bandoulière, avec ses pinceaux, son pendule, et son énergie.

Mes mots sont devenus nécessité lorsqu’il s’est envolé. Peut-être parce que ces mots avaient besoin de croire qu’il avait rejoint mon ange et qu’ensemble, ils pourraient m’inspirer. Alors mes mots ont continué leur chemin, sans trembler, sans s’arrêter, comme s’ils étaient guidés par une nécessité.

Il y a maintenant dix ans, j’ai écrit de nombreuses nouvelles. Mes mots étaient encore des enfants, un peu tremblotants, « À toi qui fus Lui », un hommage à mon fils parti, qui fut malencontreusement « volé » sur mon pc, divulgué, transformé tout comme « Autopsie d’une amitié », dont le texte, par des tiers malintentionnés fut changé. Peu importe. J’aurais pu voir mes ailes se briser, elles se sont à l’inverse mises à pousser.

Mes vrais mots sont nés, des histoires puisées simplement dans des remarques entendues au coin d’une rue ou non loin d’un café, des intrigues totalement inventées, des romances pour faire rêver.

Voilà comment mes mots sont nés, et aujourd’hui, même si je voulais les stopper, l’encre continuerai toute seule de couler, sans jamais sécher.

Alors aujourd’hui, je voulais juste te dire, à toi qui m’as tout appris, même si tu ne m’entends pas, à toi mon papa chéri, MERCI …

 

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( 30 janvier, 2019 )

Laissez-moi mon grain de folie

Oh oui, ai-je envie d’écrire, laissez-moi mon grain de folie, je vous en supplie. Vous ne m’avez pas compris ? La faute à qui ? Peut-être à vos idées toutes formatées, peut-être à ce monde qui souffle sans broncher des vagues de fumée ? Ou peut-être simplement parce que mon originalité vous fait grave flipper ?

En tous les cas, je peux vous assurer, qu’à la pointe de mon stylo, je vais noircir le papier de mots un peu idiots, des mots de tous les jours, des mots que vous ne pouvez pas comprendre, parce qu’ils vous choquent. Qu’est-ce que vous pouvez, vous, comprendre à des mots qui brûlent, des mots qui caressent, des mots qui mettent des étoiles dans les yeux ? Comment pourriez-vous même imaginer que de tels mots puissent exister, vous dont le coeur est tellement fermé que l’on peut même se demander comment le sang arrive à couler.

Alors, malgré votre mépris même plus déguisé, ma plume s’envole sur le papier y laissant des éclats de rire et des miettes de rêves à remplir l’espace vide laissé. Puis sur la feuille à côté, je prends mon pinceau, et de sa pointe, je dessine toutes ces émotions qui me font vibrer, toute cette passion qui contrairement à vous ne me gardera pas enchaînée, toute cette folie que pour rien au monde je ne voudrais voir s’effacer.

Parce que, je vais vous confier un secret, même si on me payait une fortune, même si on me promettait un château enchanté, même si mes poches pourtant sont vides, vous auriez beau m’implorer, je ne vous troquerai jamais mon grain de folie qui donne, à lui seul, un vrai sens à ma vie, car croyez-moi, contrairement à vous, le bonheur, je sais le savourer, le goûter, m’en délecter, alors merci à la vie malgré ses montagnes russes d’être si jolie !

 

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( 29 janvier, 2019 )

Pourquoi un tel mal-être aujourd’hui ?

Quelque soit le corps de métier, on ne croise que des personnes aigries, saturées de leur job, épuisés psychologiquement. L’ère de la société de consommation est arrivée à son niveau « danger ». Tout le monde veut tout, immédiatement. Que ce soit les enfants ou les adultes. Pour tous, c’est la même chose, la course à l’obtention de la dernière nouveauté, de l’objet qui vient de sortir. Même dans le domaine des sentiments, c’est tout, tout de suite. Seulement cette sur-consommation n’est qu’une illusion, un pansement sur des plaies souvent purulentes. Acheter, sur-acheter, pour au final se retrouver seul face à sa propre solitude.

Constatation terrible au niveau des enfants qui ont tellement de choses dès qu’ils le demandent, le dernier jeu vidéo, le dernier portable, le dernier robot, qu’ils ne savent plus ni attendre ni s’ennuyer. Ils ne veulent plus que des choses toutes faites où le travail est mâché, où l’effort n’est pas nécessaire.

Quant au mal-être au travail, il s’entoure de plus en plus fréquemment de burn-out, dépression, simplement parce que tout comme les enfants, les patrons demandent à leurs employés toujours plus, toujours plus vite. Le travail devrait phagocytant, ne laissant plus aucune place au rêve.

Peut-être faudrait-il simplement que chaque entreprise pose un regard un peu plus bienveillant sur ses employés, que des conditions de bien-être soient mises en place, ce qui est le cas dans les entreprises américaines ou novatrices. Comment un adulte pourrait-il travailler correctement si son corps, son moral va mal. De nombreuses professions n’ont pas de pause, certains travaillent non-stop jusqu’à finir en fin de journée, vidés. Il suffirait d’installer des coins repos adaptés, des professionnels venant faire des massages du dos, des appareils de sport.

Vaincre ce mal-être en autorisant aux autres de décrocher pour quelques minutes afin de se retrouver bien dans leur corps.

Peut-être pas LA solution, mais une solution …

 

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( 28 janvier, 2019 )

Savoir demander de l’aide

Comme beaucoup, longtemps, je n’ai pas osé demander de l’aide, certainement par peur de déranger.  Si on me tendait la main, je la prenais avec reconnaissance, mais avec une certaine anxiété, celle d’empiéter sur une autre vie. Et puis, on m’a poussée, je suis tombée, et spontanément de nombreuses mains m’ont remise debout. Je leur en serait éternellement reconnaissante.

Aujourd’hui, j’en viens à m’interroger, pourquoi  est-ce si difficile d’appeler « au secours » ?

Pour ne pas gêner, certainement, mais aussi parce que demander de l’aide nécessite de mettre son orgueil de côté, et comme plus de quatre-vingt-dix pour cent des humains sont gonflés d’orgueil, une telle démarche s’avère vraiment difficile.

Et puis, il y a aussi l’éducation. Dès le plus jeune âge, on nous apprend à respecter les autres, à « être adulte ». Demander de l’aide, c’est redevenir un gosse qui ne s’en sort pas et donc à se montrer faible, vulnérable, ouvrir une faille où toutes personnes malveillantes peuvent se faufiler.

S’autoriser à demander de l’aide, c’est donc se mettre en position de faiblesse face à l’autre qui peut à tout moment nous rejeter. Et rien n’est pire que le rejet. Seulement, il faut se libérer de ces craintes. Qu’a-t-on à perdre à appeler au secours, à demander un conseil ou bien à solliciter l’aide d’un tiers. Effectivement, cet autre peut refuser. Et alors ? Seul notre ego sera touché, et peut-être une autre personne alors nous tendra la main.

Une fois encore, il faut totalement changer notre conditionnement de pensées. Je me souviens de ma grand-mère qui n’osait jamais demander de l’aide, qui faisait tout pour ne jamais déranger qui que ce soit, qui aidait tout le monde, tout le temps, et qui a fini seule dans sa cuisine, une embolie rapide et fatale, le jour où son coeur s’est arrêté.

 

Une fois encore, je le redis, demander de l’aide n’a rien de honteux. C’est une preuve de sociabilité. Nous ne vivons pas seuls sur une île déserte et nous avons besoin des autres, même si cette idée révulse certains. Il faut combattre cette peur de déranger. Au pire, on va se faire jeter, mais le plus important est qu’au final dans la plupart des cas, on verra une main qui se tend, alors osons tendre la nôtre.

 

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( 28 janvier, 2019 )

Notre pire ennemi, c’est nous.

Trop souvent, nous nous mettons des chaînes aux pieds, des entraves tellement lourdes qu’elles nous clouent sur place, nous empêchant d’avancer. Nous passons notre vie à nous interdire de faire, persuadés que nous sommes incapables, que nous ne pouvons pas, que nous n’y arriverons pas. Nous sommes notre pire ennemi.

Parfois nous nous pensons légers comme l’air, ce qui est certainement vrai, et soudainement une date, un mot, nous plombe comme si nous portions des bottes aimantées qui nous empêchent d’avancer.

Parfois on met du temps, on garde des photos ou des lettres, on évite de bloquer, simplement parce qu’au fond de nous, on voudrait encore croire, souffler sur cette flamme déjà morte. Il suffit d’y croire, qui ne se l’est pas dit, et pourtant, si c’était si vrai, pourquoi ?

 

Il est important de briser ces liens qui nous retiennent, de changer notre conditionnement propre. Nous sommes persuadés de savoir ce qui est bien piur nous, mais laissons-nous le temps de la réflexion.

Ensuite oublions ces mots qui nous ont forgés. Si nous avons entendu toute notre vie que nous sommes incapables de cuisiner par exemple, la réalité sera tellement forte, que nous n’allons jamais oser, convaincus d’échouer avant même d’essayer. Il en est de même pour cette peur de faire un faux pas, de se tromper. Rien n’est pire que la peur. Elle est capable de s’infiltrer dans tous les pores de notre peau.

Pourtant se dire qu’aucune personne sur cette terre n’a pas échoué un jour devrait être réconfortant. Il est important que chacun ait conscience de sa propre valeur, car nous valons tous quelque chose, nous avons tous une importance, pour quelqu’un, peut-être pas nécessairement pour la personne que nous voudrions, mais peu importe. Ce n’est pas parce que d’autres ont un regard sur nous négatif que nous devons nous mettre des menottes et nous arrêter à leur jugement. Le regard de ces autres n’est pas ce que nous sommes, c’est juste un simple regard. Je sais, c’est la théorie, facile quand tout va bien, mais quand la mélancolie s’installe, ce n’est aussi facile.

Et pourtant, nous pouvons tous aller de l’avant si nous faisons ce choix, si nous acceptons que notre plus grande force soit d’accepter notre plus grande faiblesse, et surtout que nous avons tous la faculté de nous surpasser ! Alors, nous n’aurons plus jamais d’ennemis dans notre vie, même pas nous-mêmes …

 

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( 27 janvier, 2019 )

Savoir dire je t’aime …

 

Cela paraît simple, des petits mots de rien du tout, sept lettres qui pourtant font tant de bien, et pourtant, de plus en plus de personnes se retrouvent avec des mots coincés dans la gorge et en particulier, le mot « je t’aime ». Dire à quelqu’un que l’on aime n’est pas une chose facile. Cela ne veut pas dire pour autant que la personne ne ressent rie, cela signifie simplement qu’exprimer une émotion n’est pas simple.

Il faudrait apprendre dès l’enfance la beauté du mot « je t’aime », afin que cela fasse intégralement partie de notre vie, de notre langage, de notre mode d’existence. N’importe qui devrait être capable de dire à ceux qu’il aime tout l’amour qu’il ressent. Ce n’est pas tabou. « Je t’aime » est une expression qui fait du bien car chargée de positivisme. Que ce soit eb amitié ou en amour, « je t’aime », c’est un mot magique qui lie les âmes. « Je t’aime », c’est dire à l’autre qu’il est important, qu’il existe pour nous. Alors non, ce n’est pas pathologique de dire aux gens qu’on les aime, c’est leur offrir un immense cadeau, celui d’une reconnaissance de ce qu’ils sont. Savoir dire « je t’aime », c’est surtout être capable de ne pas attendre un « je t’aime » en retour. C’est donner simplement. Faire pousser un jardin de mots qui fait du bien.

Si savoir dire « je t’aime » n’est pas si facile de nos jours, savoir accepter ces « je t’aime » peut-être pour certaines personnes encore plus compliqué !

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( 26 janvier, 2019 )

L’erreur

L’erreur de Susi Fox

Un bon roman, mais loin du coup de coeur annoncé.

Un excellent début de livre. Une histoire qui peut arriver d’où cette envie de découvrir la fin, celle de Sasha, médecin légiste, qui a toujours voulu un bébé, et se retrouve, malgré une grossesse parfaite, à l’hôpital pour subir une césarienne.  À son réveil, elle est persuadée qu’on a fait une erreur, que le bébé n’est pas le sien. Le stress post partum est parfaitement bien analysé, tout comme la montée d’anxiété paranoïaque de la mère. C’est un roman très bien écrit que j’ai pris plaisir à lire, même si j’ai trouvé quelques longueurs, et de sérieuses invraisemblances, ayant bossé en service néonatal. J’avoue avoir été déçue par une fin totalement prévisible, banale, sans vraiment d’originalité. Dommage, car la première moitié du roman est très prenante.

En clair, une fin bâclée comme si l’auteure n’avait pas su comment la finir . Elle aurait dû me demander car j’avais pensé, cru, à un autre dénouement de dingue. Et bien , non, c’est très moyen.

 

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