( 14 janvier, 2019 )

Connexion chronophage.

Il fut un temps que les moins de vingt ans, que dis-je, les moins de quarante ans ne peuvent pas connaître, celui « sans Internet », époque des dinosaures selon de nombreux enfants. Une vie sans réseaux sociaux, sans discussion instantanée. Une vie où le sms n’existait pas, une vie où on vivait beaucoup plus libre. Aujourd’hui, ce monde est ultra connecté, chaque personne peut-être localisée, chaque déplacement vérifié, chaque appel identifié. L’adolescent ne peut avoir un retard de quinze minutes sans recevoir un appel affolé de ses parents, on ne peut prendre un verre avec une amie  sans recevoir dix sms du conjoint.

Et je ne parle même pas de la connexion continue de certains sur les réseaux sociaux avec activation de notifications pour ne « rien perdre ». J’ai l’impression que les gens ont oublié l’essentiel, se gargarisant de nouvelles insipides, de contacts virtuels.

Je me sens régulièrement dépassée, refusant de rentrer dans ce moule. Déjà, je ne suis pas une experte en informatique, et son côté mal sécurisé m’oblige au recul, ensuite, quel temps perdu à flâner des heures sur des groupes ou des sites telle une groupie à la recherche de l’information qui souvent n’arrive pas.

Je crois qu’il faut vraiment prendre du recul si on ne veut pas perdre sa propre identité, ne pas tomber dans le côté curieux voire commère, ne pas s’enliser dans les posts politiques ( car ces derniers, outre une grande agressivité, n’ont jamais de fin), et surtout se fixer unevraie limite. Apprendre aux enfants que la vie n’est pas le virtuel !

Personnellement, je ne m’accorde qu’une vingt minutes le matin et le même temps le soir, pour garder contact avec mes lecteurs ou mes amis. Je pourrais y passer beaucoup plus de temps, mais ce sera au détriment de ma vie privée, de mon temps passé à écrire, à peindre, et surtout à lire. Même le téléphone, je l’ai banni ne répondant plus que rarement et que si c’est une urgence. Je ne veux pas devenir esclave d’outils qui ne sont que des outils.

Donc chronophage Internet, certainement, mais cela reste un bel outil très bénéfique à condition qu’il ne prenne pas la place de la vraie vie, à condition que le réel ne se mélange pas avec le virtuel, à condition de ne pas vivre pour euxet d’être capable de vivre sans eux .

 

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( 13 janvier, 2019 )

L’importance que l’on donne …

 

Trop souvent, nous donnons de l’importance à des choses qui n’en ont pas ou si peu.

Pour les personnes, c’est la même chose. Trop souvent la vraie valeur de l’autre est bien éloignée de celle que nous lui accordons.

La vie m’a appris que nous sommes les seuls à définir l’importance des choses et des événements, leur impact sur notre vie, et surtout les seuls à laisser ces événements prendre le contrôle de nos vies. Pour les personnes que nous rencontrons, que nous côtoyons, c’est la même chose. Il me semble impératif de ne donner de l’importance qu’aux personnes qui apportent un plus dans notre vie, d’éviter de nous encombrer de parasites.

Sur quoi devons-nous nous baser ? Sur la  sincérité, tout d’abord, une des plus grandes valeurs en amour comme en amitié. Savoir retirer à temps le fameux masque qui empêche trop d’individus de vivre pleinement. Sur la confiance ensuite. Ce lien qui permet d’être justement soi-même parce que l’on sait que l’autre ne trahira jamais ni nos confidences ni nos secrets.

Comment faire pour ne pas souffrir des événements ?

Déjà bien choisir nos partenaires de vie, nos relations, les mains que nous serrons. Laisser ensuite les émotions se poser, se dessiner, exploser, sans pour autant imposer une dépendance. Ne pas s’enfermer dans une boucle sans fin.

Pour ne pas souffrir des événements, il faut garder son capital positif, admettre l’erreur, sourire à ses bêtises, aux chutes, aux dérapages et toujours se dire une fois encore que nous donnons que l’importance aux événements que nous voulons, NOUS, leur donner.

 

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( 12 janvier, 2019 )

Citation du soir

 

Oscar Wilde : « C’est lorsqu’il parle en son nom que l’homme est le moins lui-même, donnez-lui un masque et il vous dira la vérité. »

 

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( 12 janvier, 2019 )

La fatigue et les maladies thyroïdiennes.

Elle revient en tête, toujours devant, cette fatigue inexpliquée qui prend par surprise au moment où on s’y attend le moins. Que l’on se retrouve en hyperthyroïdie, en hypothyroïdie, avec Basedow ou Hashimoto, c’est toujours la même rengaine.

Fatigant d’être toujours fatigué ! ( et ce n’est pas juste un pléonasme, mais une réalité)

Cette fatigue pourtant va être différente pour chaque personne, et va évoluer positivement ou négativement selon les circonstances de la vie.

Pourquoi le corps médical se trouve-t-il si souvent complètement démuni ?

Simplement parce que justement, on ne va pas mettre les personnes dans un tiroir bien rangé.

Comment enrayer cette fatigue ?

Déjà, ne pas négliger les autres possibilités qui pourraient engendrer une fatigue : déficit en fer, manque de vitamine D ou de minéraux.

Ensuite, être très attentif au traitement thyroïdien. Il ne faut pas s’amuser à jouer les apprentis sorciers avec son médicament. Il est important de rappeler qu’il faut six semaines pour que le traitement agisse, donc inutile, sauf grosse crise de thyroïdite de passer faire une prise de sang tous les deux jours !

Rester vigilant face aux autres signes en particulier la mémoire. Cette dernière peut jouer des tours en cas de fatigue, mais va s’accompagner lors des troubles thyroïdiens de problèmes de concentration, d’oublis, du syndrome du « mot qui bute », une sorte de brouillard où on a l’impression de se perdre. Cette difficulté de concentration est un véritable handicap, totalement invisible, mais totalement handicapante.

Allez expliquer à votre médecin que vous perdez la mémoire à vingt-cinq  ans ? Il va juste vous donner un bon fortifiant en vous disant que vous faites votre chochotte ! Seulement, vous n’allez pas bien, vous souffrez, mais vous avez envie d’aller bien ! Non, vous ne faites pas du cinéma ! Non vous n’êtes pas chochotte !

Ensuite, la fatigue étant un cercle vicieux, les troubles de l’humeur vont apparaître, tristesse, déprime voire dépression.

Là encore si vous tombez sur un toubib trop peu emphatique, vous ressortirez juste avec une ordonnance longue de trois kilomètres avec des antidépresseurs, des anxiolytiques, des calmants en tous genres. Mais vous avez envie de hurler que non, vous n’êtes pas dépressif, vous voulez vous en sortir, mais vous n’allez pas bien. Vous ne vous sentez pas comme avant, et c’est vraiment terrible, car vous voulez vraiment retrouver votre forme, vous en avez ras le bol de ne plus être vous-même.

Alors que faire ?

Avec philosophie, quitte à faire grincer des dents, j’ai juste envie de dire, trouver le bon praticien que ce soit un médecin traitant ou un médecin homéopathe, un endocrinologue à l’écoute ( ils sont malheureusement rares), un bon thérapeute (car pourvoir dire les mots qui pèsent est parfois salutaire !). Alors oui, trouver la personne qui convient quitte à changer de toubibs. Ne pas s’arrêter à une personne qui va vous démolir, qui va vous dire que ce n’est rien, que c’est dans la tête, que vous faites un burn-out.

Non, une maladie thyroïdienne n’est pas une dépression. Ce sont juste ces hormones qui ne font pas leur boulot qui vont agir sur l’humeur tout simplement pouvant conduire à se transformer en légumes ou en hyperthyroïdie, parfois en personne agressive voire hystérique.

Pour tous ces symptômes, un bon suivi, un vrai suivi, un bon traitement et surtout garder une pensée positive, parce que malgré tous ces effets secondaires, et bien la vie ne s’arrête pas pour cela !

 

Courage à tous les papillons !

Nous vous retrouverons au salon de Paris le Dimanche 17 Mars de 10h à 13h

Vous y rencontrerez toute l’équipe de l’envol du papillon !

Bien sûr su vous n’avez pas le recueil « Maladies Thyroïdiennes, dévoreuses de vie », n’hésitez pas à le commander pour l’avoir à ce salon ‘ même si vous passez un autre jour !)

 

L’équipe de l’envol du papillon en profite pour remercier tous ses adhérents. Nous rappelons que nous sommes une association à but non lucratif, que nous ne fonctionnons ni avec des dons ni avec des sponsors, et que tout repose sur le bénévolat et l’entraide dans un esprit positif.

Nous œuvrons pour la reconnaissance officielle des maladies thyroïdiennes, dans l’ombre. Nous ne rentrons pas en conflit contre les labo, d’autres associations s’en chargent. Nous avons par contre été la première à alerter lors de la diffusion de l’approvisionnement en gouttes de L_Thyroxine, et les contacts avec l’agence du médicament a porté ses fruits. Nous avons également échangé des courriers avec le bureau de madame Macron qui travaille sur le dossier.

Peut-être sommes-nous trop utopiques ? Mais nous, on y croit !

Afin que ce combat continue …

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( 12 janvier, 2019 )

Parler trop de soi dans un blog.

Dernièrement une relation me disait que les auteurs des blogs ou des sites parlaient trop d’eux et pas assez des autres. Je me suis donc interrogée sur la question.

Un site ou un blog est en général construit pour promouvoir des écrits, une passion ou une activité professionnelle, donc bien difficile de ne pas s’y impliquer émotionnellement. Comment parler de quelque chose que l’on aime sans pour autant puiser dans la source de notre propre ressenti ? Cela me parait bien compliqué.

Après, certains sites sont exclusivement crées pour faire valoir des livres, des tableaux, des photographies, à l’inverse des blogs où l’auteur va puiser dans sa vie pour trouver des sujets. Certains blogs seront presque exclusivement des « journaux-intimes » où la personne racontera ses états d’âme au fil du temps, d’autres seront agencés comme des recueils de poésie, d’autres encore comme des articles avec des sujets de vie. J’essaie de faire le maximum pour que mon blog soit dans la dernière catégorie et sur presque trois mille articles, vous ne trouverez seulement qu’une dizaine qui parle de ma vie ( en général ce sont les hommages que je fais aux disparus). Rarement je parle de moi, préférant réfléchir sur une généralité que sur un sujet personnel. J’en profite pour rebondir sur mes livres totalement fictifs même si parfois la fiction rejoint le réel. Dans mon dernier manuscrit Ambre, terminé depuis plusieurs mois, je parle d’un fait fictif, et récemment j’ai entendu, avec surprise, que cette pure fiction menaçait d’être réelle dans une décennie.

En conclusion, pour revenir à ma réflexion du jour, je pense que chacun fait comme il veut sur un blog. Certains adorent raconter leur vie, d’autres préfèrent les photos, d’autres ce sera juste des analyses prises dans la vie sociale. La diversité est importante, tout comme l’orientation différente des lecteurs. Chacun lit ce qui va l’attirer, aimera ou pas, peu importe, ne jamais s’arrêter, et surtout comprendre qu’un article qui n’a pas plu, ne veut tien dire.

 

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( 11 janvier, 2019 )

Avalanche hôtel de Niko Tackian

Une bonne découverte

Encore un bon polar comme je les aime malgré une couverture m’a laissée un peu perplexe. J’ai toujours un peu de mal en lisant un ouvrage où les nom de l’auteur est plus gros que le titre. Cela me donne l’impression que l’on veut vendre un auteur et non des mots. Malgré cela, l’image derrière est sublime.

L’histoire est celle de  Joshua Auberson, agent de sécurité, enquête sur la disparition d’une jeune cliente, avec un sentiment d’étrangeté. Cela commence donc en 1980  à l’Avalanche Hôtel. Brusquement, on se retrouve en 2018 où Joshua se réveille. Il est flic. Cet hôtel n’est plus qu’une ruine.

Rêve ? Coma ? Réalité ? En tous les cas, Joshua va aller au bout de son enquête.

L’atmosphère est très bien rendue. L’interaction avec sa collègue Sybille est aussi bien écrite, et on s’attache vraiment aux personnages et à cette énigme, que s’est-il donc passé en 1980 ? Qu’est devenue Catherine Alexander et que lui est-il arrivé ?

J’ai bien aimé ce livre qui se lit facilement, qui n’est pas trop long, et surtout dont les ficelles sont bien agencées. À lire .

 

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( 11 janvier, 2019 )

Prendre du recul

Vivre sereinement, c’est apprendre à prendre du recul. C’est une nécessité, une vraie, essentielle pour conserver son énergie. Seulement si c’était si simple, tout le monde le ferait, et il y aurait beaucoup moins de problèmes. Malheureusement, l’homme a la fâcheuse tendance à laisser ses émotions prendre le devant de la scène. Alors il va réagir vite, trop vite, et foncer tête baissée dans la colère, la jalousie, l’agacement, bref, toutes ces réactions négatives qui pourrissent la vie. Ces émotions engendrent du stress, de l’agressivité, et souvent un point de non-retour.

De nombreuses personnes n’arrivent pas à prendre du recul, convaincues que c’est un signe de faiblesse ou de lâcheté. Prendre du recul, c’est raisonner en adulte et non en enfant. C’est accepter que les évènements ne soient pas comme nous le désirons.

Nous avons tous vécu un rendez-vous en retard et mille scénarios se dessinant dans notre tête, une remarque et tout partant en vrille. Il est donc important d’apprendre à relativiser.

Prendre du recul éviterait bien des guerres inutiles ! Rares sont les personnes qui font du mal volontairement. Je sais, je suis peut-être trop naïve, mais je reste convaincue que si certains malentendus étaient un peu plus analysés, « de haut », « dans l’oeuf », sans que l’interprétation vienne se glisser, sans que les expériences comme , les trahisons, les ruptures ne se dessinent en premier plan, et bien, des millions  de personnes sur cette terre seraient encore en bon terme.

 

De nos jours, on court, partout, on ne s’arrête jamais. Pire, l’homme a l’impression s’il « s’ennuie » de ne pas vivre et va déprimer, alors que prendre du recul, c’est accepter de se poser, de prendre du temps sur le temps. C’est laisser un peu de sable s’écouler entre nos doigts.

Une étude à montrer que ceux qui veulent se griser d’activités, qui bougent tout le temps, ne font en fait que combler un manque d’amour bien souvent. Une personne, qui est bien dans sa tête, dans sa peau, va automatiquement s’autoriser à prendre ce recul nécessaire, car elle sait que ces moments de pure paix vont lui permettre de se regonfler d’énergie.

Alors, vous êtes prêts pour ce recul ?

 

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( 10 janvier, 2019 )

Pourquoi le respect se perd-il ?

On a donné des droits en oubliant les devoirs, résultat on assiste à une société, celle de la génération Y, génération née au coeur des années dites post Dolto, génération revendiquant à tourde bras ses droits à tout bout de champs ! Résultat, ce groupe social est celui qui va s’affronter à l’autorité, façonné dans cet état d’esprit, ne respectant plus ni les services de police ni les enseignants, n’acceptant pas de se plier à des règles. Regardez dans votre milieu professionnel, ce sont ceux qui arrivent toujours en retard, qui n’hésitent pas à s’arrêter pour le moindre coup de fatigue, qui vont passer d’un travail à un autre, toujours insatisfaits. J’ai beaucoup de mal avec ces adultes qui ne montrant pas le bon exemple font de leurs enfants des gosses insupportables ! L’éducation des parents ? Une étude récente a démontré que la société toute entière était responsable des dérives de cette tranche d’âge. L’école où on a enlevé toute autorité aux adultes à force de toujours vouloir trouver des raisons aux réactions des chérubins, l’indifférence liée à la montée des vidéos sur les réseaux sociaux qui banalisent la violence, qui applaudissent les différences, qui radicalisent.

Le respect se perd et c’est bien triste. Combien de jeunes laissent encore la place aux personnes âgées dans les transports ? Combien de personnes disent simplement merci lorsqu’on leur donne un coup de main ?

Dernièrement, sur un groupe littéraire, j’ai aidé plusieurs personnes à convertir un fichier en leur envoyant un mémo. Sur dix personnes, seulement trois ont dit merci, pour les autres, ce devait être simplement normal ! Autre exemple, envoi de marques pages ou livres pour des concours, les gens ne répondent plus !

Et le respect des biens d’autrui ? Vous laissez votre vélo deux minutes pour aller chercher le pain, non attaché, vous ne le retrouvez pas ! Est-ce normal de devoir sans cesse surveiller ses arrières, tenir son sac lorsque l’on traverse Paris ? Est-ce normal d’avoir peur de rentrer tard le soir ?

Il serait temps que le respect redevienne la clé de notre société, car sans respect, il ne peut y avoir d’avancer. Trop de jeunes de nos banlieues pensent qu’aider un vieux, dire bonjour ou merci est un signe de faiblesse, alors que c’est juste une marque d’appartenance positive à une société qui fonctionne.

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( 10 janvier, 2019 )

Vieillir sans disparaître …

À chaque année, à chaque décennie, nous savons inéluctablement que nous nous rapprochons cruellement de la fin, de ce jour où nous tirerons notre dernière révérence. Celui qui me dit, passé la cinquantaine, ne jamais y avoir songé, je ne le croirais pas. Cela ne veut pas dire qu’il faut en avoir peur, juste prendre conscience que beaucoup de pages de notre vie sont noires d’encre et qu’il ne reste au fond que quelques feuillets que nous devons remplir. Vieillir, c’est comprendre d’autant plus l’importance de l’instant présent.

Après, personnellement prendre un an, chaque année, ne me dérange pas. La survie de l’espèce humaine est liée au cycle de la vie. Disparaître dans la mémoire des autres, pire voir les autres disparaître de nos mémoires me semblent beaucoup plus redoutables. Disparaître du présent, c’est sentir un voile se poser petit à petit sur notre mémoire, croiser des regards sans ne plus rien ressentir, toucher un visage en ayant oublié un nom. Disparaître, c’est ne pas être mort, mais ne pas être vivant non plus, c’est vouloir partir, mais être obligé de rester, c’est ne plus avoir de nom.

Notre société vieillissante, prolongeant la durée de vie, se gonfle de plus en plus de personnes qui disparaissent, qui ne sont plus que l’illusion que de ce qu’elles furent un jour, et cela personnellement, cette simple idée m’est insurmontable. Ma mère est l’une d’elles, et passer le seuil d’une année « de plus » ne peut que me serrer le coeur.

Par moments, par vagues, je disparais de sa mémoire, et un jour, je ne serai plus …

 

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( 9 janvier, 2019 )

Grande distribution du livre, impression à la demande et écologie.

Suite à mon dernier article sur les éditions, des points de vue différents me sont parvenus en retour, pouvant relancer le débat. Le pilonnage, l’impression à la demande et l’insatisfaction de certains auteurs face à ces pratiques semblent poser problèmes.

Curieuse, je suis partie à la chasse aux informations, et j’ai découvert que sur 10 livres en librairie, 8 partent au pilon, ce qui est énorme côté écologique.

Le rêve de tout auteur est de voir son livre en rayon, partout, seulement en tant qu’humain, que personne raisonnable, voir ces livres pilonnés, n’est-ce pas nuire cruellement à l’écologie ? À l’avenir de nos enfants ?

J’avoue que je ne m’étais jamais penchée sur le sujet. J’ai donc fait une recherche sérieuse, et j’ai découvert que plus de deux cents millions de livres sont mis au pilon chaque année soit un cinquième de la production. Vu sous cet angle, c’est terrible, car on imagine tout à fait la perte financière liée à l’impression de ces livres. Je repense notamment à une discussion privée avec un auteur qui était convaincu que l’impression à la demande était une arnaque. Je le redis, comme chaque auteur, je rêve qu’un de mes livres soit en diffusion nationale, un peu d’orgueil peut-être, ou l’impression d’avoir atteint un but, mais mon côté « écolo » et citoyen, me fait rugir contre ces livres pilonnés.

J’ai donc voulu en savoir plus et j’ai contacté le service de recyclage de ma région, et ouf ! soulagement ! Ce procédé s’avère tout de même écologique, car une grande part de ces livres seront recyclés et serviront à la fabrication de nouveaux matériaux comme du papier hygiénique, du carton, différents types de papier style papier journal.

Selon l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), 50 % des livres imprimés et pilonnés sont recyclés, ce qui constitue un résultat honorable, mais insuffisant. Soulagée, oui, mais lucide. L’impression nationale ne peut-être pourles millions de livres édités chaque année.

 

Là encore, je vais jouer l’utopique parfaite, et si tous les livres papier étaient fait en papier recyclés ? Ça coince aussi !

On retombe inéluctablement vers l’impossibilité pour un éditeur de prévoir le nombre de ventes d’un livre, donc comment ne pas pilonner ?

 

L’impression à la demande a ses limites, l’incapacité de fournir un livre dans l’instant, et on a tous vu au moment des fêtes, des futurs acheteurs feuiller un ouvrage puis le mettre dans leur panier, ouvrage qu’ils n’auraient pas pensé à acheter s’ils ne l’avaient pas touché. Des solutions arrivent aux States comme l’impression à la demande directement en librairie sur des imprimantes créées pour cette fonction.

La France ayant toujours un métro de retard, rendez-vous dans dix ans.

 

Voilà un extrait d’article sur l’impression à la demande.

« Tout éditeur papier traditionnel ne connaît que trop bien les coûts liés à la gestion des stocks, des retours et du pilon de ses livres. Ces réalités économiques font partie des plus grands défis auxquels doivent faire face les éditeurs de livres papier. Avec l’impression à la demande, toutes ces notions disparaissent : l’éditeur ne doit plus anticiper le nombre de livres à imprimer, à mettre en place, il ne doit plus prévoir de coûts de stockage (ou alors ceux-ci sont très minimes) et de retours. D’une part, cela facilite la gestion, de l’autre, cela réduit ses coûts, tout en permettant à l’éditeur de dégager d’autant plus de temps pour l’aspect éditorial et promotionnel de son travail.

Dans un article, F Mériot, directeur général des Presses Universitaires de France (PUF) expliquait : « Nous entrons dans une époque où l’auteur écrit le livre et où le lecteur le fait naître. ». Il explique que l’impression à la demande serait l’avenir du livre, permettant même d’imprimer son livre dans une librairie ou une grande enseigne.

Ainsi, plus de stocks qui imposeraient un pilonnage non écologique. »

 

Pourquoi la grogne de tant d’auteurs alors ?

 

Simplement parce que trop d’auteurs sont convaincus d’avoir fait un best-seller et se sentent lésés, et surtout parce que les éditions « connues » comme Grasset, Flammarion etc vont inonder le marché, écrasant ainsi les plus petits, simplement parce que pour eux, un livre n’est plus un livre mais un profit. Ils vont placer leurs auteurs en avant, et les autres seront engloutis.

Cela m’invite à me poser les questions suivantes:

Ne vaut-il pas mieux, effectivement, une impression à la demande écologique que des centaines de livres au pilon ? Une édition plus petite ne devrait-elle pas miser comme lors des courses sur quelques chevaux en impression nationale, car il est évident que miser sur tous s’avèrerait impossible et pourrait faire couler l’édition ? placer juste quelques poulains justement aux côtés de ces grandes éditions ? Ce système ne permettrait-il pas alors plus facilement l’ouverture à l’international ?

Vos réactions sont les bienvenues …

 

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