( 3 mai, 2018 )

Pourquoi est-ce si difficile de vendre un livre ?

 

Régulièrement, je reçois des messages qui me demandent comment je fais pour avoir un lectorat fidélisé. La réponse est « rien », ce qui est étonnant quand je vois le nombre de polars numériques que j’ai vendus en 2017, même moi je suis restée ébahie. Je pensais, vu la manie du téléchargement illégal, que les gens n’achetaient plus. Je me suis trompée, et j’en suis ravie. Comme quoi Adopi n’a pas tout compris. Se retrouver sur un site ne ralentit pas les ventes. J’ai pourtant été la première à grogner lorsque j’ai trouvé Juste une Seconde sur un site non autorisé.

Sinon, comment vendre ? fidéliser son lectorat. Je suis peu présente sur les réseaux sociaux, très peu de publicité, mais par contre mes articles sont automatiquement en ligne, ce qui créent un lien. Mes apparitions aux salons ou dédicaces sont inexistantes, peut-être est-ce justement ce peu de publicité qui induit le buzz ?

Pourquoi est-ce si difficile de vendre un livre ? Tout simplement parce que des auteurs, il y en a des milliers, voire des millions si on compte à l’échelle mondiale. Cela fait beaucoup de livres. Qui va avoir le temps de tout lire ? Personnellement, je ne me fais aucune illusion, sur cinq cents ventes numériques, par exemple, il n’y aura au final que cinquante lecteurs. Statistiquement, beaucoup achètent pour constituer la fameuse PAL qui va s’empiler sur la liseuse, mais comme une nouveauté sort presque chaque semaine, et que l’envie de lire le dernier de … trop de livres restent dans cette PAL.

Ensuite, il y a les « grands » qui vont défrayer la chronique. Regardez le dernier Musso, il s’est arraché dès les premiers jours. Je ne parle même pas du dernier Marc Levy dont déjà les pré-commandes explosent. Ces écrivains poussent le prix des numériques à presque 15€ et pourtant il se vend à ce prix, ce qui ne laisse plus aucune chance pour les petits auteurs. Chacun a un budget lecture, et deux ebooks à 15€ coupent l’herbe sous le pied de romans à moins de 10€. On ne peut rien faire contre cette réalité.

Comme toute chose, il faut accepter avec philosophie ce qui est, se contenter, en tant qu’auteur,  de poser des mots pour le plaisir. Personne ne changera le marketing, le pouvoir de l’argent, aussi contentons-nous simplement du pouvoir de nos mots, en pensant à être lus tout simplement, pour le plaisir, pour faire du bien.

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( 3 mai, 2018 )

Le TCAPS

Des années que l’on attendait une nouvelle formule sans excipients, et l’annonce de la sortie de TCAPS en réjouit beaucoup d’entre nous. Après l’horreur du nouveau Levothyrox, sorti à des fins qui sont loin d’être le bien-être thérapeutique du malade, voilà une bouffée d’espoir avec ce nouveau médicament.

Pourquoi est-il si important ? Tout d’abord parce que fini le monopole de Merck. Le laboratoire Génévrier a mis sur le marché  un nouveau médicament, le TCAPS,  fabriqué par le laboratoire IBSA en Italie et commercialisé sous les noms de Tiche (en Italie) et Tirosint dans de nombreux autres (Suisse, USA…) depuis de nombreuses années. Ce sont des capsules à base de levothyroxine, le principe actif que l’on retrouve également dans le Levothyrox. Donc une hormone de substitution pour toutes les personnes avec une thyroïde déficiente.

Où est la bonne nouvelle ?

Le TCAPS, avec un seul excipient, devrait limiter énormément le risque de souffrir d’effets secondaires indésirables. C’est une première quand on sait que presque tous les médicaments thyroïdiens ou autres sont bourrés d’excipients.

Des années que je me demande bien pourquoi !

Son unique composition est de la gélatine, du glycérol, et de l’eau purifiée.

Pourquoi un espoir ?

D’abord parce que les effets secondaires du nouveau Levo, trop de malades en ont soupé. Même si le gouvernement a renvoyé la balle à d’autres partenaires, la sortie de cinq médicaments différents parle pour tous. Ces symptômes n’étaient pas « que dans la tête » !

Ensuite ce nouveau traitement est un espoir pour tous les malades sous L_Thyroxine en gouttes. Beaucoup de personnes sont traitées depuis des années par gouttes, non par choix, mais par obligation. Allergique au stérate de magnésium que l’on trouve partout, les gouttes me furent prescrites dès la découverte de cette pathologie. Seulement, voilà, question transport, ce n’est pas la panacée. Au début du diagnostic, cela m’était complètement égal. J’étais tellement fatiguée. Seulement, maintenant que je suis stabilisée ( sauf quelques rechutes par moment), je vis sans m’occuper de ma maladie, qui malheureusement se rapproche à moi avec cette obligation de mettre mes gouttes au frigidaire. Alors s’ajoute un vrai casse-tête si je pars plus de deux jours. Comment les stocker ? Serais-je certaine d’avoir une garantie de conservation ? Et je ne vous raconte même pas pour voyager !

Alors se dire que pour ces imprévus, une solution de secours existe, c’est allumer la flamme de l’espérance.

Bien sûr, le TCAPS pour moi ne remplacera jamais en totalité les gouttes, étant sensible à 5 ug près, et le TCAPS n’étant qu’à 13 ug près, mais pour une ou deux semaines de liberté, je serai prête à un peu de fatigue en plus …

Donc un espoir, oui, mais je reste prudente, et j’attends les retours des malades. N’hésitez pas à exprimer votre ressenti aussi bien négatif que positif ! On compte sur vous !

 

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( 2 mai, 2018 )

Le hasard n’existe pas

Dans chacun de mes livres, j’aime à le dire, pour moi, le hasard n’existe pas. Je ne crois pas au Destin ni à un être supérieur qui décide de nos vies, mais je ne crois pas non plus au hasard. Je crois dans le choix, dans l’enchaînement des événements, dans ces petits riens qui font des tout. Je crois en la synchronicité qui reste l’un des aspects les plus énigmatiques et les plus surprenants de notre univers. Ce sont ces coïncidences qui nous relient à notre intuition, qui comme par pure magie nous permettent de changer de vie, de nous lancer dans un nouveau défi, ou simplement de choisir une autre route. On a tous connu une synchronisation, l’ouverture d’un projet que l’on découvre qui avait toutes les chances de nous échapper, parce que l’on n’y croyait pas, parce que trop dur,  et pourtant sur lequel on tombe et retombe, ce contact dont on a pile besoin pour parfaire un travail, l’échange qui nous manquait pour publier son roman, cet autre, une évidence , qui va nous pousser à nous dépasser. Ce ne sont pas des hasards. Le possible que cela puisse arriver « par hasard » est tellement impossible qu’il ne faut pas négliger ces coïncidences que l’on vit  plusieurs fois dans une vie.

Faut-il avoir peur de ces synchronicités ? Absolument pas, il faut les accepter comme elles viennent, sans se poser de questions, sans juger. Elles sont là pour aider notre intuition à se libérer, pour nous inciter à faire des choix. Parfois, on ne pourra comprendre ces synchronicités que des mois ou des années plus tard en analysant notre passé. Ce sera cet acte X qui aura déclenché Y rebondissant sur Z nous permettant d’être ce que nous sommes aujourd’hui. Et même si X a fait bien mal, voir où nous mène Z doit n’être que source de joue et de paix.

Savourons ces synchronicités qui vont nous ouvrir une nouvelle route. Ne passons pas, par peur, par manque de temps, à côté de toutes ces personnes qui ont un rôle positif dans notre vie. Parfois nous faisons un choix, pas toujours judicieux, qui va déboucher sur une souffrance ou un mal-être, mais aussi sur quelque chose de bien plus merveilleux. Plutôt que de s’appesantir sur nos erreurs, sur nos douleurs, sur ce que nous avons été, il est important de se dire, rien n’est un hasard, j’ai capté pourquoi j’ai du faire ce choix, et je vais guetter la synchronicité qui va certainement en résulter. Ces coïncidences de vie se manifestent le plus souvent lorsque nous sommes en pleine évolution, lorsque notre vie doit changer, lorsque nous avons besoin d’autres choses. Il est donc important de veiller aux mots, aux silences, de ne pas les négliger, de toujours chercher la paix afin d’avancer …

 

 

 

 

 

 

( 1 mai, 2018 )

Le 1er Mai et son petit bonheur

À vous tous qui me suivez, à vous tous que j’aime, que j’ai aimés, je vous souhaite tout le bonheur du monde.

Nombreux seront ceux qui vous parleront de la fête du travail, du symbolisme lié à nos anciens, moi je vois juste dans ce petit brin de muguet, ses petites clochettes blanches, la beauté de cette fleur que l’on ne voit que ce jour-là comme si elle n’était née que vivre commercialement qu’un seul jour.

J’ai toujours aimé le muguet à tel point que longtemps, je le faisais sécher entre les pages d’un livre, vestige d’une offrante pleine d’amour, un geste anodin, pourtant porteur de sens.

Dans le symbole lié à cette fleur, unique, il y a ce geste de réconciliation possible, proposer à l’autre, en amour comme en amitié, l’envie de se retrouver, parce que les brouilles ne doivent jamais durer, coutume datant de plusieurs siècles.

 

Comme j’aimerais pouvoir déposer un brin sur le paillasson d’amis disparus pour que l’énergie positive circule avec chaleur, pour que le bonheur rayonne.

Nous avons tous besoin de croire, de savoir ceux que nous aimons ou ceux que nous avons aimés, sont heureux. Rien n’est pire que de découvrir qu’une relation s’est enfoncée. Alors même si cette fête n’est qu’une fête exclusivement commerciale, il est bon de distribuer ces petits brins, tel le petit Poucet, pour permettre à notre chemin de demain de récolter les graines semées aujourd’hui …

 

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