( 25 mars, 2017 )

Les rencontres

J’aime beaucoup parler des rencontres que nous faisons, des liens qui se tissent, car ils restent au fond un vrai mystère. Ce sera cette collègue qui vous crispe durant des années, et qui au final, une fois l’enduit parti, se révèlera une personne pleine d’intérêt, cette personne avec qui vous n’avez rien en commun, au départ, et qui se dessinera comme votre double voire votre âme-sœur. Les coups de foudre ou de coeur existe, bien sûr, surtout quand on est jeunes. Parfois, un regard suffit.
J’aime à ne conserver que les bons souvenirs, que ces petits riens qui permettent de grandir, doucement, car comme beaucoup, je ne suis pas assez disciplinée pour apprendre vite les leçons de vie. Ces rencontres, toutes, ont eu un impact positif même si certaines se sont finies dans les larmes. Elles sont le ciment de mon présent, l’encre de ma plume.
Je ne suis pas quelqu’un d’ultra sociable, j’aime ma petite tranquillité, mais j’apprécie ces rencontres que je cueille par miettes sans les nettoyer, parce que c’est bien de garder des traces. J’ai fait de nombreuses rencontres depuis que je suis auteure, je passerai sur les mesquineries jalouses qui m’ont fait perdre certains amis, enfin je doute qu’ils en étaient vraiment, mais je garde cette magnifique chaine d’amitié toujours présente, toujours forte, toujours prête à m’aider. Aujourdhui, j’espère faire de jolies rencontres au salon de Paris. Le petit Crabe sort du sable.
Les rencontres sont comme la sève d’un arbre, ce sont elles qui donnent un vrai sens à notre vie, alors n’hésitons pas à leur rendre hommage et à leur dire simplement merci.

 

( 24 mars, 2017 )

La magie du salon de Paris 2017

Cette année sera mon troisième passage au salon de Paris en qualité d’auteur.  Comme chacun le sait, car ce n’est plus un secret de polichinelle, je ne fais que peu de dédicaces, mon travail me prenant beaucoup d’énergie. Le salon de Paris est donc  pour vous mes lecteurs un moment rare dans l’année où vous pourrez me croiser, discuter. Profitez-en, je ne suis pas une adepte des relations publiques, et si je fais cet effort, c’est uniquement pour vous faire plaisir, vous qui me demandez sans cesse des dédicaces. J’ai toujours adoré le salon du livre de Paris. J’y ai trainé mes savates dès son inauguration en 1981, repartant les bras chargés de livres, pas dédicacés, car seuls les mots m’intéressaient et les auteurs m’impressionnaient trop. Ce week-end, ce sera mon nouveau livre que je vais vous présenter, un roman différent qu’un responsable d’un service littéraire parisien a comparé à ceux d’Anne Ledig. N’e agérons pas, mais cela m’a touchée ! Mon petit manuscrit fait de mots juste sortis de ma plume, de mon âme, de mon coeur en l’espace de cinq secondes, façon de parler, est dédié en particulier à tous ceux qui ont croisé ma route même s’ils n’y sont pas restés, à tous ceux qui ont souffert, ri, aimé, à tous ceux qui veulent simplement y croire encore, cinq secondes, presque rien, cinq secondes qui peut tout changer.

Demain … Stand 1-C11IMG_1620

( 23 mars, 2017 )

Le poids des erreurs.

Nous passons notre vie à faire des erreurs, par paresse, par impulsivité, par peur, par orgueil. Souvent nous rejetons l’idée même de l’erreur, pourtant nous avons souvent le simple de désir de comprendre afin de les éviter. Commettre une erreur n’est jamais agréable, n’est pas acceptable. Nous nous retrouvons pris au piège de nos émotions. Il ne faut parfois que cinq secondes pour qu’une erreur se dessine. Ensuite va naître la peur, l’autocritique qui va nous détruire, l’angoisse de se tromper une nouvelle fois.
Souvent, il s’avère difficile de ne pas tomber dans le cercle infernal qui nous incite à reproduire les mêmes erreurs. En amour, certaines personnes retombent inlassablement sur le même genre d’individus. La film est semblable à un film où certaines filment toujours les mêmes scènes. Une rupture impliqué toujours deux personnes, chacune doit prendre du recul et analyser l’angle sous lequel elle perçoit « l’histoire », puis regarder celui de l’autre. Ensuite, essayer de comprendre pourquoi un certain schéma se reproduit sans cesse. Est-ce la jalousie ? Le besoin d’amour ? Au fond est-ce si important ?
Avec le temps, il est bien plus facile de les comprendre ces erreurs, nos failles, mais les réparer, ça malheureusement, c’est une toute autre histoire.

( 22 mars, 2017 )

Écrire, c’est dessiner les mots qui s’entrechoquent dans notre tête.

Écrire, c’est sortir des mots, des mots coincés, des mots cachés, des mots qui ne doivent pas être dits, des mots qui sont dangereux, des mots de vérité.
Écrire est l’encre qui coule de mes veines, ma plume écrit tout le temps quand le besoin se fait. Jeune, j’avais deux heures de transport chaque matin, et je remplissais des petits carnets de pensées, d’idées. Je ne suis ni une grande philosophe ni une intellectuelle, mais j’ai toujours adoré entendre les mots chanter. J’ai continué ensuite, sur mon ordinateur, sur des morceaux de papier. En confiance, j’envoyais des lettres pleines de mots, d’émotions, je remplissais les vides simplement en pensant offrir du bonheur. Malheureusement, parfois les autres n’ont pas toujours la même perception. Ils interprètent, donnent un autre sens, leur sens, à une réalité qui est pourtant toute simple. Les gens ne veulent pas comprendre, ils prennent un mot hors du contexte, l’interprètent, le changent, vont jusqu’à détruire ce qui est beau, ce qui est pur. Les mots deviennent un jeu, un pouvoir. Il faut cesser de changer l’essence même d’une lettre ou d’un texte. C’est un véritable viol de l’écriture. Un texte doit être juste pris comme un cadeau que l’on offre. C’est pourquoi, je vous fais cadeau de « 5 Secondes », des mots qui devaient-être écrits comme un pansement, comme une pommade pour ceux qui en ont besoin. Des mots laissés par Nadia, cette faiseuse de Bonheur.

« Tant que nous traversons le dur combat qui s’appelle vivre, nous ne pouvons en comprendre vraiment le sens. » Extrait de 5 Secondes

Sortie en avant-première Samedi 25 Mars Salon du Livre de Paris
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( 21 mars, 2017 )

Parlons un peu musique, mon chanteur préféré, un jour, la rencontre.

Que serions-nous sans musique, ces notes qui rythment nos vies, qui bousculent nos pensées les autorisant à se poser. L’éventail de choix musicaux est si large que chacun peut y puiser selon ses goûts, ses humeurs alternant entre classique, poétique, populaire ou musiques actuelles.
Comme vous le savez tous, je suis une inconditionnelle fan de Jean-Jacques Goldman, un grand monsieur dont j’ai toujours admiré la simplicité, la discrétion, et l’humilité.
Flash back dans le passé. J’ai découvert les chansons de JJG en 1980, j’avais vingt-ans. Il habitait Montrouge, non loin de chez moi.
Mon fils Christophe ne cessait de fredonner ses succès en chambre stérile en particulier « La vie par procuration ».
C’est ainsi que j’ai écrit à Jean-Jacques après le décès de Christophe. Il m’a répondu une magnifique lettre manuscrite, d’une beauté qui m’a aidée à me relever. J’ai toujours gardé en mémoire le fait que quelques mots peuvent sauver quelqu’un.
Des années plus tard, je suis devenue instit, et j’ai axé mes projets de classe sur ses chansons, mon premier projet fut Rouge dans une classe de CE2 où j’étais remplaçante ( superbe chanson, inconsciemment une des raisons pour laquelle j’ai pris ce titre pour mon premier polar), puis s’enchaînent un projet sur les mains puis d’autres qui m’ont conduite à des échanges réguliers avec ce grand monsieur, à le rencontrer avec ma classe plusieurs fois.
Il y a des routes que l’on ne croise pas par hasard, Jean-Jacques fut l’une d’elles.
Même s’il est aujourdhui à la retraite, ses chansons ne quittent pas mes écouteurs, toutes reliées à une phase de ma vie, à des chemins que j’ai parcourus.
« Puisque tu pars » dédiée à mon ange,  » Confidentiel », une de mes préférées,  » Veiller tard ». On peut ne pas aimer la voix de cet artiste, chacun ses goûts, on ne peut pas ne pas être touché par ses paroles, des mots qui bouleversent, des mots de tous les jours.
Qua,t à moi, « Je voulais simplement te dire. Que ton visage et ton sourire. Resteront prés de moi sur mon chemin »

( 18 mars, 2017 )

Le livre papier et la liseuse, compatibles ?

Une fois de plus ce sujet m’est posé sur ce blog, et comme je connais la paresse humaine, je ne vais pas vous inviter à chercher un éventuel article sur ce thème que j’ai déjà écrit.
J’aime les livres depuis toujours, les vieux livres qui sentent les années, aux pages jaunis. J’en ai de très anciens de mes aïeux datant du XIX. Seulement, il faut vivre avec l’air du temps ! De nos jours, nos bibliothèques sont remplies ( la mienne regorge de livres, et est si mal rangée que j’en ai honte). Seulement, je reçois beaucoup de cadeaux d’amis, d’auteurs parfois d’éditions. Je ne peux jeter un livre, donc j’entasse. Je n’achète plus que les pépites dédicacées ou celles que je n’ai pas en ebook.
La liseuse et moi, ce fut un vrai coup de foudre. Je n’y croyais pas. Un ami m’en avait montré une il y a presque sept ans, et j’avais trouvé cet engin un peu bizarre.
Un jour, mon tendre et cher m’offre une Kobo. Je passerai sur l’installation, car la technique et moi, nous sommes un peu fâchées ! Une fois, mes livres numériques installés, je découvre une petite merveille. Je peux lire dans le noir, grossir l’écriture ( à mon âge, cela a un certain intérêt), et ce plaisir d’avoir une bibliothèque sous le bras. Bien sûr, les détracteurs diront que l’on a pas le plaisir de mouiller le doigt pour tourner une page, celui de revenir en arrière, mais on peut aussi annoter comme dans un livre, garder, conserver. Aujourdhui, je ne me passerai plus de ma Kobo, que j’adore, qui ne me quitte pas, que je traine chez le toubib, à mes rendez-vous, qui m’aide à ne pas voir le temps passer lorsque je fais du vélo appartement.
Compatibles ? Totalement, et si vous n’y croyez pas, essayez ! Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis ! Et puis, vu les prix des numériques, j’achète, mon une boulimique livresque, le double de romans. Un vrai petit bonheur ! Là, je me suis lancée hier dans un roman papier, le dernier Minier comme quoi les deux ne sont pas incompatibles :)

( 17 mars, 2017 )

Doit-on oser au risque de tout perdre ?

Oser, c’est accepter la possibilité ouverte de prendre un risque. La peur est notre plus grand frein. Nous avons tous vécu dans notre vie des moments de doute, de crainte, des instants où nous ne savons plus vraiment où nous en sommes, des peurs que nous pouvons surmonter sans difficultés, d’autres où nous sommes tétanisés, ne pouvant réagir. Avoir peur n’est pourtant pas une mauvaise chose, cette émotion peut nous éviter de nous mettre en danger, nous incite à ne pas agir sous le coup de l’impulsion. À l’inverse, cette peur peut pourtant s’avérer source de frustration. Chaque personne a des projets, des désirs, et la peur peut tout détruire, empêchant de vivre, stoppant les rêves.
Cette angoisse se retrouve souvent dans les relations amoureuses.
Une histoire d’amour interdite, une relation dont l’issue fait peur, cette certitude que l’on doit oser mais que l’on risque de tout perdre, comment faire ce pas ?
Qui n’a pas rêvé un jour de tout recommencer, de repartir à zéro, de changer de métier, d’endroit, de faire le tour du monde ? Pourquoi ne réalisons-nous pas ces défis ? Pourquoi ne prenons-nous pas ce risque ? Est-ce par orgueil parce que nous pouvons simplement échouer, parce que nous n’avons pas le courage de surmonter nos appréhensions ?
Nous, les auteurs, nous savons que poser des mots sur une feuille de papier est un vrai risque, celui de voir nos idées détournées, nos émotions critiquées. Pourtant quelle délivrance que d’oser ! Nous pouvons voir la frustration s’évaporer.
Il faut oser prendre le risque d’échouer, accepter de se tromper, car nous apprenons de nos erreurs, accepter d’agir même si cela implique parfois de prendre du recul, d’attendre, parfois longtemps, un geste, une rencontre, un sourire. Oser lire entre les lignes, oser espérer simplement parce que ne pas prendre de risques, c’est s’empêcher d’être un jour heureux.

Salon du livre de Paris samedi 25 Mars et Dimanche 26 Mars, on s’y retrouve ? Qui va oser venir à notre stand ?

( 16 mars, 2017 )

Apprivoiser l’absence

La vie ressemble souvent à un champ de batailles que nous traversons bien malgré nous, heurtant par vagues des pertes douloureuses, des échecs, des erreurs, essuyant des revers, des déceptions. J’entends toujours dire que c’est simple, qu’il suffit de comprendre pour avancer, qu’il faut pardonner pour recommencer, qu’il faut oublier pour se relever.
C’est la théorie fort jolie enrobée d’un papier rose bonbon, mais la réalité est bien plus complexe. Perdre quelqu’un que l’on aime que ce soit par le biais d’une rupture, d’une trahison, d’un décès n’est pas facile à surmonter. Le mot fin s’inscrit bien au-delà de l’absence emportant son lot de questions, de phrases non dites, de larmes contenues. Le pourquoi sèche sur les lèvres. Pourquoi m’a-t-il fait cela ? Pourquoi a-t-elle douté de moi ? Pourquoi est-il parti vers l’éternité, si tôt, car il est toujours trop tôt.
Alors va se dessiner cette période transitoire, longue, dévorante, déstabilisante que seuls ceux qui l’ont déjà vécue peuvent peut-être comprendre, celle où on va apprivoiser l’absence, tenter de combler ce vide qui pourtant semble un gouffre.
Les autres vont juger, soupirer, puis se détourner, parce que ce creux qui s’est formé n’a pas de nom ni d’odeur, il n’appartient qu’à la personne concernée, ne peut-être ressenti que par elle, au final il est.
Un jour, la douleur devient moins forte, l’oubli se pare de transparence sans pour autant disparaitre. Un coup d’oeil sur le sablier du temps montre que des mois voire des années se sont écoulés, tant que cela crie la raison, hier hurle le coeur.
Rien ne s’efface complètement, revenant par vagues, aux dates des souvenirs, telles des clochettes sonnant dans la nuit, et puis un jour, on pourra enfin repenser à ces pertes que l’on a tant aimées avec juste au coin des lèvres, un sourire de nostalgie.

À Chistophe, mars 1985- Avril 1988

( 15 mars, 2017 )

Ces livres qui nous ébranlent

« Il est des livres qu’on ne doit pas oser avant d’avoir quarante ans » écrivait Marguerite Yourcenar. Il faut effectivement avoir acquis une certaine expérience pour plonger avec délice dans ses mots. De « Mémoire d’Hadrien » à « Dernier du rêve », certains mots chantent à nos oreilles. Certains craqueront pour la vision politique ou historique de l’auteure, je suis beaucoup plus sensible à la poésie des mots, à la force qui s’en dégage, à une vérité qui me touche »
Quelques citations ce cette grande dame …

« Le malheur est que, parfois, des souhaits s’accomplissent, afin que se perpétue le supplice de l’espérance. »

« Notre grande erreur est d’essayer d’obtenir de chacun en particulier
les vertus qu’il n’a pas, et de négliger de cultiver celles qu’il possède. » Une phrase extraire de Mémoire d’Hadrien si vraie. Ne cherchons-nous pas souvent à modeler les autres selon nos propres désirs ?

Et je termine sur cette dernière sublime …

« Il ne faut pas pleurer pour ce qui n’est plus, mais être heureux pour ce qui a été »

Nous faisons tous des erreurs, nous dérapons, nous écorchons nos genoux, pleurons même de colère ou de douleur, mais nous vivons. Célébrons cette vie, ces moments qui laissent des traces, qui nous font juste nous dire, j’ai vécu, j’ai existé, je suis.

( 14 mars, 2017 )

Qu’est-ce qu’une amitié sincère ?

À l’époque des réseaux sociaux, d’un monde en crise où la violence est reine, les vraies amitiés sont difficiles à conserver. Pour un rien, les liens se brisent, les personnes doutent, les larmes coulent. Avant les gens se parlaient simplement, les portes claquaient, le ton montait, mais tout se terminait autour d’un verre. Aujourdhui, chacun se cache derrière des mots, pas toujours sincères, dénigrant, critiquant, transformant. Le virtuel est devenu presque un plateau de jeu où chacun avance son pion dans l’espoir de voir tomber l’autre et de lancer le terrible échec et mat.
Pourtant je suis une utopiste, je crois en l’amitié, en la vraie sincérité, un peu comme en amour. Une amitié sincère se base sur l’authenticité, sur une relation où on est vraiment nu face à l’autre, sans masque, où on existe pour une autre personne.
L’ami, c’est celui qui ne doutera jamais, qui ne nous jugera pas, qui n’hésitera pas à nous remettre à notre place si nous le méritons, mais qui ne dira pas de mal derrière notre dos. C’est l’épaule qui sera là lors de nos moments difficiles, que ce soit les chagrins de la vie, les deuils, la maladie, parfois simplement dans l’ombre, presque invisible. J’essaie d’être cette épaule, même si comme nous tous je ne suis pas parfaite, me faisant souvent discrète parce que parfois l’autre ou moi avons besoin de souffler. Contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, tout comme en amour, ce ne sont pas les années qui font la force d’une amitié, mais le sang qui coule. Parfois les amis changent, d’autres se détournent, souvent frustrés ou aigris, il suffit juste de s’éloigner un temps, sans critiquer ni juger, et d’espérer qu’un jour tout se dessinera comme avant, ou autrement .
Une vraie amitié est un peu comme un endroit douillet où on se retrouve par moment sans se prendre la tête pour prendre un thé bien chaud ou en écoutant juste le silence des mots. Vous qui me lisez, vous savez ce lien que nous avons, merci …

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