( 25 mars, 2018 )

Suis-je une espionne ? Ah ah ah …

 

Quand le lecteur s’interroge ne sachant plus si c’est la réalité ou la fiction, un auteur de polar jubile, le pari est atteint ! Bingo !

Afin tout de même de ne pas laisser colporter de fausses rumeurs ( j’ai donné déjà dans ce domaine), je vais rendre à César ce qui lui appartient !

Alors non, désolée mes petites chroniqueuses qui y croyaient dur comme fer, je ne suis pas une espionne ! Je ne planque pas de micros chez les gens, et je ne me balade pas sur le dark web. Je vais même vous dire, je suis archi nulle en informatique ! Mais j’ai passé des mois de recherches pour être le plus proche de la réalité. Curieuse comme je suis, j’aime comprendre, et j’aimerais  percer le mystère de cet univers tellement secret, celui de cet Internet caché, mais pour cela il faudrait déjà que j’apprenne à faire une adresse mail ou à comprendre la programmation (et c’est du pur chinois pour moi)  comprendre aussi comment les gens peuvent pirater les autres, découvrir les secrets que beaucoup trop d’individus cachent. Ce n’est pas mon domaine de compétences donc je me contente d’inventer une histoire  grâce à Google, mais je sais que « la vérité » sur ce milieu, seuls les vrais geeks la connaissent.

Ben non, j’en parle dans Pourpre, mais je ne fréquente pas les clubs échangistes, ce n’est pas mon truc, mais j’ai une amie qui s’y connaît super bien et qui m’a aidée à ne pas écrire n’importe quoi. Il semble que le résultat soit à la hauteur car j’ai reçu plusieurs propositions depuis. :)

Un livre, c’est un travail d’équipe. Quand je doute d’un fait, je lance des SOS et mes amis sont toujours là pour m’aider à faire de mes romans des écrits proches de la réalité.

Sinon non, je ne fréquente pas d’Hortense, même si vous avez été plusieurs à vous reconnaître, ce personnage me touche beaucoup, car il représente ces femmes que la vie a abimé. Par contre, j’ai croisé beaucoup de personnes pouvant lui ressembler lorsque je travaillais en crèche dans le VII arrondissement. Il y a presque 40 ans …

Des Adélaïde non plus, je n’en fréquente pas, ces femmes qui quittent tout pour parcourir le monde. Je ne les envie pas. J’aime beaucoup trop mon cocon. Et puis, faire tourner les bols tibétains, je ne connais personne, j’ai juste lu un article, cela m’a amusée et ensuite  j’ai passé des heures à me documenter. Je ne suis pas allée au Pakistan ( pas trop des encroits qui me plaisent), toujours de la documentation, tout comme le Paraguay dans Bleu. J’aime ce travail de documentation. Même ma forêt de Brocéliande, je ne l’ai jamais visitée.

 

Quant à Antoine, Matt, Karim, ce ne sont que des stéréotypes qui collent à des hommes de notre société. Des personnages que j’ai aimé sculpter parce qu’au delà de leurs défauts, se cachent des sensibilités, intéressantes, attirantes flirtant avec un côté sombre et mystérieux. Je ne suis pas certaine que de telles ambivalences existeraient dans la vie. C’est bien pour cela que ce ne sont que des personnages de roman.

Je profite de ce mea culpa pour lancer un clin d’oeil à ma série des Carla dont j’ai repris mes droits, et que je vais tel un marionnettiste, remodeler. Là aussi j’ai eu depuis trois ans des retours hilarants.

Alors non, je ne suis pas homosexuelle, même si j’ai beaucoup de respect pour des amies gays.

Je ne suis pas une adepte « du bondage » ou des séances sadomasochistes. J’avais simplement une éditrice qui aimait les scènes chocs.

Je n’ai pas de chéri qui m’a trompé avec un string rouge !

Et surtout « Lui » ne représente pas une personne en particulier, mais l’homme dont chaque femme rêve !

Moralité, un auteur écrit juste pour offrir du rêve, et il ne sert à rien de chercher une vérité là où il n’y a que de l’imagination …  J’espère que cela ne va pas vous empêcher de continuer à me lire :)

 

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( 24 mars, 2018 )

La polémique médicamenteuse et la thyroïde

Une émission passe, panique la population, et voilà que la polémique s’enflamme sur les réseaux sociaux. Seulement voilà, cette émission ne parle que d’un pourcentage de malades atteints de déficiences thyroïdiennes, celles opérées d’un cancer ou celles qui ont une thyroïde qui débloque suite à une grossesse par exemple.

Curieusement, les maladies auto-immunes de la thyroïde comme Hashimoto ou Basedow sont totalement passées sous silence. Cela ne vous semble pas un peu étrange ?

Que l’on prescrive trop de Levothyrox à des fins pharmaceutiques, c’est une évidence. Un dérèglement du à une suite de couche par exemple n’a nul besoin de traitement. J’ai eu cinq enfants, je sais de quoi je parle. Avec un bon régime alimentaire, une vie saine, la thyroïde reprend son rythme de croisière, sans traitement.

Concernant les cancers, là on touche un sujet plus compliqué. Notre XXIe siècle adore le bistouri. On le voit aussi avec le cancer du sein ou de la peau, où on enlève alors que le pourcentage de mutation probable est faible, et à l’inverse, à cause de cette « sur détection », on va passer à côté de cancers rapides.

Faut-il pour autant renoncer à se faire opérer ? Je pense qu’il faut déjà prendre plusieurs avis, et non un seul. Puis effectivement être certain du stade des nodules. Beaucoup de ces nodules ne cancériseront jamais, tout comme de milliers de kystes au sein qui sont souvent opérés trop vite.

Le Levothyrox n’est pas anodin, il doit se prendre à vie, et si on continue à le donner pour des petites baisses de forme, je doute, vu l’environnement qui se dégrade, que le corps puisse faire face dans quelques années.

À côté de cela, c’est bien le drame de ces maladies, on va tomber souvent dans la dérive inverse, où ne sera regardé juste que « la norme » et non les symptômes. Après des mois où le patient se sera senti fatigué, déprimé, usé, avec moult troubles, on va s’apercevoir que même si sa TSH n’est pas dramatique, rien ne s’améliore. Alors on pense, et sauf cas rares seulement à ce moment-là, à détecter les fameux anticorps révélateurs d’une maladie auto-immune.

Seulement les médecins n’ont pas tous compris qu’il existe une différence entre une simple maladie de la thyroïde et une maladie auto-immune comme Hashimoto.

Dans le premier cas, c’est simplement les hormones qui débloquent, dans le second cas, c’est le système immunitaire qui va empêcher le corps de faire son travail, et dans ce dernier cas, c’est irréversible. Et comme rien n’est simple, plus la destruction thyroïdienne est rapide, plus les attaques seront violentes et répétées. En clair, une personne qui découvre sa maladie auto-immune avec un taux d’anticorps qui débute pourra fort bien vivre quelques années sans traitement de substitution, tandis qu’un malade qui va voir sa glande détruite rapidement suite à une agression, un deuil, etc devra passer par un traitement, et sera malheureusement souvent aux prises avec des thyroïdites régulières, en clair des rechutes ce qui fait dire à de nombreux malades que le médicament est inefficace. Seulement le médicament n’est pas là pour soigner les anticorps, mais pour tenter de garder le bateau sur la mer. Un peu comme une voiture qui roule qui roule et dont les pneus se dégonflent, résultat et bien la voiture sera moins stable ! Pour le corps ce sera pareil.

Ce n’est pas l’hypothyroïdie qui provoque la maladie d’Hashimoto, mais l’inverse, les attaques auto-immunes vont bloquer le fonctionnement de la thyroïde et induire une hypothyroïdie.

Dans ce cas, le traitement est souvent malheureusement incontournable et à vie.

Le malade n’échappera pourtant pas, malgré ce traitement, à un dérèglement régulier de sa TSH car les anticorps continueront leur travail et attaqueront par crise.

Contrairement aux simples hypothyroïdie qui se résoudront en quelques mois.

 

Alors y a-t-il un intérêt pharmaceutique à vendre tant de Levothyrox ? Certainement ! L’argent gouverne ce monde. Seulement, les gens commencent à se réveiller, et même si le traitement de substitution est souvent à vie, d’autres médecines parallèles peuvent aider le patient, au moins à diminuer le traitement faute de pouvoir le stopper, en gérant son alimentation également.

Vivre avec une maladie thyroïdienne n’est pas vivre avec un couperet au-dessus de la tête, mais pour cela, il faut apprendre à bien connaître son corps, à écouter son organisme, à parler, à gérera ce stress qui pousse à de nombreuses crises, à s’entourer que de personnes bienveillantes, médecins compris, et peut-être au final à simplement réfléchir.

( 24 mars, 2018 )

La polémique autour de Facebook

 

Plongeon de Facebook en bourse, fuites de données, voilà un nouveau scandale !  Pourquoi tout le monde est-il si étonné ? Cela fait plus de huit ans que je mets les gens en garde contre les dangers d’Internet, n’hésitant pas à faire des cours réguliers de civisme à mes élèves. Un article du Point énonçait récemment ces faits « C’est le protocole de chiffrement WPA2, utilisé par quasiment tous les réseaux wifi pour se protéger des intrusions, qui est vulnérable: il est possible grâce à cette faille de décrypter toutes les données transmises en wifi depuis des téléphones mobiles, ordinateurs, tablettes, etc. »

Alors qu’un réseau social comme Facebook soit touché, alors que des serveurs comme Google récupèrent toutes nos données, ne m’étonne guère ! Nous vivons dans un monde où chacun rentre dans l’intimité de l’autre sans autorisation.

À une époque, j’en ai fait les frais, je ne peux même pas affirmer aujourd’hui que mon réseau est « clean », mais j’ai décidé de ne pas vivre dans la peur.

Récupérer mes données ? Qu’est-ce que les gens voudraient en faire ? Je n’ai pas de cadavres dans mes tiroirs, ni de secret menaçant la stabilité de l’état, ni de liaison dangereuse. S’amuser ? C’est un jeu stupide qui ne présente aucun intérêt ! Pirater ma carte bancaire ? Les pauvres, ils n’auraient rien à prendre, je suis fauchée.

Après parfois tels des Anonymous, certains aiment simplement s’infiltrer chez les autres par jeu, par vengeance, ou simplement par ennui. Ceux-là me semblent bien plus dangereux que Facebook ! Et puis, soyons réalistes, on est continuellement fliqués, nos téléphones qui pistent nos déplacements, les satellites qui nous suivent à la trace. C’est la liberté qui est en jeu dans son intégralité et non juste un petit réseau social.

En tous les cas, grâce à ce réseau social, je commence à avoir une reconnaissance littéraire, même si elle est encore toute petite, j’ai rencontré des personnes fantastiques, et je ne quitterai pas ce petit univers juste pour un manque de sécurité qui n’importe comment est partout ! Vivre dans la peur, je l’ai fait, c’est mourir à petit feu … c’est fini !

( 23 mars, 2018 )

Accepter avec le sourire les dégâts du temps

C’est vrai que dans notre tête on a toujours vingt ans, le coeur plein d’envie, de rêves même de folie, et puis le miroir nous stoppe net. Ouille on ne peut les nier ces cheveux blancs qui ont remplacé nos boucles colorées, ces mains qui se craquèlent ou ce crâne dégarni qui nous fait crisser des dents. Heureusement que notre vue baisse, car aucun doute de nouvelles rides se sont dessinées. Avant, c’était des rides d’expression qui nous donnaient du charme, ce que les gens disaient. Aujourd’hui, ils ne disent plus rien, signe que l’illusion a bien disparu. Alors, oui, le temps nous a marqués au fer rouge. Il faut l’accepter, avec humour, ces kilos en trop ou en moins, cette énergie vacillante, cette mémoire parfois moins fiable.

Seulement, la vie ne s’arrête pas avec les blessures du temps, elle continue autrement, et il faut redresser ses épaules, se tenir bien droit, regarder tout ce qui nous attend encore, parce que rien n’est encore fini. On ne va pas chipoter pour des mèches grises, des marques sur le visage, pour ce temps qui passe. Le temps est ce que l’on en fait tout comme notre image ! L’important est de ne jamais se trahir soi-même.

 

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( 22 mars, 2018 )

La guerre papier / numérique.

Quelle stupidité cette guerre papier- numérique comme si l’un allait prendre le pouvoir sur l’autre ! Une fois encore un enjeu simplement financier. J’aime les livres, j’aime l’odeur des livres anciens avec leur couverture en cuir ( j’en ai quelques uns datant de mes ancêtres. J’aime voir mon immense bibliothèque de plusieurs mètres de long pleine à craquer. J’aime le papier pourtant je ne lis presque plus qu’en numérique.

Pourquoi ? Pour une raison toute simple, le coût des livres qui est exorbitant. Je n’achète aujourd’hui que les livres que je veux garder en particulier les livres dédicacés ou mes coups de coeur que je veux garder. Ensuite, pour le côté pratique. Fini les sacs pleins de romans lors de mes départs en vacances. Quand j’y pense, j’emportais plus de livres que de vêtements. Aujourd’hui, tout est dans ma Kobo, celle qui ne prend pas l’eau. Le troisième point qui est moins drôle, je n’ai plus une vue aussi bonne qu’avant ! Certains ouvrages sont écrits si petits que je sors de mes lectures avec un mal de tête. Alors effectivement la liseuse est pour moi une merveilleuse invention puisque plutôt qu’acheter des lunettes que je perds ou ne mets pas, je n’ai qu’à grossir les lettres.

Le numérique a beaucoup de détracteurs pourtant il ne remplacera jamais le papier. Régulièrement je ressors des romans d’il y a vingt ans, ils ont « une histoire ». Seulement il ne faut pas non plus être obtus et renier le modernisme. Une liseuse, c’est pratique, avant j’achetais tout ce qui sortait en papier, et la place me manquait, maintenant je sélectionne. Soyons honnêtes, il n’y a pas que des bons livres et nul n’a envie de conserver un navet !

Conclusion au lieu de se faire la guerre, les lecteurs devraient être heureux que l’on continue à lire de nos jours ! Même si le jeu vidéo est en train de prendre du terrain, le livre reste une valeur sûre !

 

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( 22 mars, 2018 )

Cette vie parfois si injuste

 

 

Combien de fois j’entends des personnes maudire le Destin, se plaindre de leur vie, des résultantes de leurs actes. Pourquoi « eux » et pas « nous » ? Pourquoi la vie est-elle si souvent injuste ?

On peut tout faire bien et se prendre tout de même une claque en pleine figure, alors que notre voisin qui truande le fisc ou trompe sa femme va s’en tirer sans une égratignure. Je ne citerai personne, mais nous avons des exemples politiques bien connus en ce moment ! L’argent les protège de presque tout …

Certaines personnes passent toujours au travers des gouttes, comme si seul le mal pouvait gagner. Pourquoi ? Pourquoi les riches s’en sortent si bien ? Pourquoi les politiques accusés de corruption ou de dérives sexuelles échappent aux mailles du filet ? Et pourquoi cet autre dont ce sera le premier délit se retrouvera pris au piège de sa petite erreur ?

Je lisais dernièrement un article où un pédophiles avait six ans de prison et un homme ayant fraudé à la pension alimentaire, trois mois fermes. Honnêtement, moi, j’aurais mis vingt ans au premier et un avertissement au second …

Je suis toujours étonnée de constater avec quelle facilité certains individus rebondissent comme si chez eux,  échapper aux sanctions, étaient une seconde nature.

Alors oui la vie n’est pas toujours juste, mais il faut prendre de la distance, se moquer de ce qui se dit, de ce que les autres pensent, juste prendre les évènements avec philosophie. Ainsi au lieu de se complaire dans une notion d’injustice, on se contentera de penser que l’on vit tout simplement, que quoiqu’il arrive, il ne nous reste que notre bonne foi … Et puis, la vraie justice est d’être en accord avec soi.

( 21 mars, 2018 )

Cette peur de la maladie

Selon le vécu de chacun, nos peurs vont s’inscrire différemment. Qui n’a pourtant pas ressenti un jour cette peur de la maladie pour lui ou pour ses enfants ? Être malade signifie ne plus être sur pied, être différent, ralenti, et surtout ne plus être productif. Sacrilège dans une société où la seule chose qui importe reste le paraître !

La maladie existe depuis toujours, même nos ancêtres qui vivaient dans les cavernes étaient sujets à des passages où le corps luttait contre une infection ou autre. C’est un processus inévitable. L’homme de par sa grande intelligence a inventé des vaccins, puis des antibiotiques, puis des médicaments en tous genres. Aujourd’hui vous trouverez de tout ! Pilule rose pour la dépression, verte pour le foie, bleue pour bander, jaune pour avorter … À tel point que le secteur pharmaceutique reste le plus productif. Rajoutons à cela les vaccins en tous genres. Ceux de ma génération qui se sont enfilés la coqueluche, la rougeole ou la rubéole se demandent encore comment ils ont survécu !

Résultat nous voilà à stopper les réactions de notre corps à la moindre bourrasque, afin de ne surtout pas manquer un jour de travail, ce serait contre productif !

Au final, nous nous trouvons avec des maladies qui n’existaient pas avant telles que la brochiolite et beaucoup d’autres.

Comment notre corps peut-il lutter si on ne lui donne pas l’occasion de se défendre ?

J’ai fait partie de la génération antibiotiques durant plus de quarante ans, puis un jour, j’ai dit stop ! Marre d’avaler des cochonneries qui font mal à l’estomac, qui obligent à prendre un autre médicament qui va détraquer le foie puis les reins. Un cercle qui ne se stoppe jamais. Mon allergie au magnésium fut au final une bénédiction depuis l’ajout du stérate en 2002 dans tous les comprimés. J’ai appris à mon corps à lutter contre un rhume, une grippe. J’ai été rattrapé par une maladie auto-immune qui m’oblige à prendre une hormone de substitution, pour le reste, j’ai choisi l’homéopathie. Mon fils de seize ans n’a jamais eu un antibiotique ni un comprimé quelconque. Un jour de gastro, quelques granules, et c’est reparti !

La maladie ne doit pas faire peur ! Il faut cesser d’être obsédé par la santé, par tout ce qui peut la détruire. Quoique l’on fasse, si nous devons être touchés par une maladie incurable, nous ne pourrons rien y faire, alors plutôt que de se rendre malade « avant », vivons !

( 21 mars, 2018 )

Ces blessures de l’âme

 

Nous ne sommes pas égaux face aux blessures de la vie, celles qui laissent des traces. J’ai connu des personnes détruites par la perte d’un parent, sombrant dans une folie récurrente particulièrement lors de ces fameuses dates, et conservant des années des plaies ouvertes. D’autres à l’inverse, deviendront insensibles, comme si rien ne pouvait les toucher sauf leur orgueil malmené.

Il faut se blinder, mettre une armure et ne pas se laisser happer par ces douleurs invisibles. Facile à dire, j’en suis consciente, ayant moi-même plongé dans un puits sans fond suite à une trahison que je n’avais pas anticipée. Aujourd’hui, je m’interroge souvent, ces personnes qui font si mal, sont-elles conscientes de cette douleur qu’elles ont provoquée ou n’en ont-elles pas conscience ? Veulent-elles vraiment faire du mal par jeu ou par besoin de pouvoir ou sont-elles dépassées par les évènements ?

Une fois encore, chacun est si différent. Il m’est arrivé de faire du mal sans le vouloir, et je souffre encore en pensant à ce que je n’ai pu voir. J’ai beaucoup plus de difficulté par contre à ne pas mépriser ceux qui font exprès. S’éloigner de ces personnes nocives n’est pas toujours simple, ce peut-être un collègue, un ami ou un frère.

Apprendre à ne pas être touché est une priorité. C’est un long travail sur soi, une route sans fin. Déjà il ne faut rien attendre des autres. Ils ne sont pas là pour combler nos manques, tout comme nous ne sommes pas là pour combler les leurs.

Ensuite il faut laisser les bons sentiments s’imposer. Si on est bien avec quelqu’un, si on l’aime, c’est que cette personne (ami, compagnon ou autre) est bonne pour notre équilibre. Si par contre, nous passons trop de temps à écouter ses conseils, s’il nous plonge dans la peur, le manque de confiance, alors mieux vaut changer de trottoir avant que ses mots égratignent un peu plus notre âme.

L’autre ne doit-être que quelqu’un qui nous veut, qui nous fait du bien

( 20 mars, 2018 )

Savons-nous qui nous sommes vraiment ?

 

Trop de personnes jouent un rôle dans cette société portant un masque, celui de la mère parfaite qui se sacrifie pour ses enfants mais qui n’en peut plus, le mari idéal qui fait tellement d’heures supplémentaires pour acheter une belle maison et dont la seule soupape est une maîtresse dévouée, le collègue parfait porteur de casseroles que nul n’osera énoncer, la secrétaire idéale qui divulgue la vie du boss derrière son dos. Nous connaissons tous un exemple de ces masques que la société oblige à porter pour rentrer dans le moule du politiquement correct.

Plutôt que de savoir qui nous sommes, je me demande souvent si nous choisissons ce que nous sommes ou si nous ne nous laissons pas entraîner, bien malgré nous, dans une image que les autres nous imposent. Nous avons toujours un choix à faire celui d’accepter ou de refuser, le choix de faire un choix, en fonction de ce que nous sommes, de ce que nous voulons être ou de ce que nous voulons laisser entrevoir. Toute la difficulté se trouve dans cette simple notion, choisir ce qui est bon pour nous sans nous laisser influencer par les autres. Ce n’est guère simple, car nous portons sur nos épaules quotidiennement tant de rôles que nous y perdons notre identité propre. Un exemple, le matin, je suis une maman parfaite qui s’occupe de mon enfant, dans la journée, je suis une femme qui travaille, qui a des responsabilités, le midi à la pause, je deviens une femme qui souffle, qui va plonger dans l’insouciance, le soir, retour du mari, et je vais me transformer en femme modèle.

Mais au-delà de tous ces rôles, qui suis-je vraiment ? Qui êtes-vous vraiment ? Pouvons-nous arriver à concilier le tout ? à avoir la même personnalité, les mêmes désirs dans chacun de ces rôles qu’on nous impose ?

Je suis, nous sommes au fond tellement de choses. Ce que je sens, ce que vous sentez, ce que vous percevez de moi, ce que je perçois de vous, ce que je comprends, ce que vous comprenez, ce que je fais et surtout ce que je sais. À partir de tout cela, qui suis-je vraiment ? Qui êtes-vous vraiment ?

 

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( 19 mars, 2018 )

Écrire pour faire passer un message.

 

Prendre la plume est un acte différent pour chaque auteur. Certains ont juste envie de reconnaissance personnelle, d’autres un besoin de laisser une trace de ce qu’ils sont, d’autres encore de passer un message. Je fais partie de cette dernière catégorie, certainement parce que je suis beaucoup plus à l’aise à l’écrit qu’à l’oral, même si je peux être une vraie pipelette lorsque je suis en confiance, mais comme pour le renard du Petit Prince, il faut m’apprivoiser.

J’aime laisser dans tous mes livres, que ce soit mes romans ou mes polars, une sorte de poudre de perlimpinpin qui sillonne, presque invisible et pourtant bien réelle.

Ce désir n’est pas apparu dans mes trois premiers romans policiers. Je n’écrivais alors que pour me vider la tête, m’amusant à inventer des univers bien tordus alliant documentations et imaginaire. Ensuite ce fut avec ma série des Carla ( qui je le redis n’est plus éditée à ce jour, et que dont je vais réécrire l’histoire dans son intégralité), que j’ai commencé doucement à laisser des souffles, qui devinrent des messages puis surtout avec « Juste une Seconde ».

Dans les mois prochains, l’année, je vais reprendre ma plume, réécrire  cette série, donner un autre nom d’héroïne. Donner plus de force à un récit qui est resté trop superficiel à mon goût.

Avant, je vais m’appliquer à remanier Hashimoto pour ma nouvelle ME et penser à préparer mon prochain polar … il frétille déjà au bout de ma plume … Il ne faut pas rester sur une telle fin n’est-ce pas ? ( Je parle de Pourpre bien sûr )

Écrire pour simplement dire merci à la vie qui malgré ses embauches nous offre des moments féériques, à l’amitié toujours présente, à l’amour.

Écrire pour rester vivant, ces mots qui sont quelque chose d’unique pour chacun, un moyen de laisser simplement son âme parler

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