( 10 octobre, 2018 )

Ces maladies génétiques orphelines …

 

On parle sans cesse du Cancer, des maladies cardiovasculaire, mais on oublie trop souvent un autre fléau, les maladies génétiques qui touchent les enfants. Nul n’en parle parce que tout le monde s’en fiche vu que ces dernières touchent moins d’une

personne sur deux mille. Suis-je la seule à trouver cela tout de même énorme ? Ma ville a 38 500 habitants ce qui signifie qu’il y a moins de 1500 personnes dans cette ville potentiellement atteint d’une maladie génétique. Je trouve cela beaucoup trop …

Au final sur la population mondiale cela frise les trois millions.

La complexité est qu’il existe des maladies extrêmement rares, voire presque uniques et d’autres un peu plus fréquentes comme la maladie des os de verre ( j’ai déjà croisé un enfant avec cette pathologie), la trisomie, le lupus et tant d’autres.

Dernièrement, je regardais les informations où on parlait d’une famille dont les deux enfants atteints d’une maladie génétique rare, se voyait proposer un traitement coûtant plus de quatre millions, traitement pouvant sauver ces deux bouts de chou, traitement non financier par la sécurité sociale. Mon coeur s’est serré, les larmes ont mouillé mes cils. Quel monde celui où des industriels empochent des milliards, et où à l’opposé, on va laisser des enfants mourir faute d’un traitement trop cher. En tant que maman, je ne peux supporter cette injustice, je ne peux que ressentir la douleur de cette famille qui va perdre ses deux enfants, j’ai envie de hurler aux pouvoirs publics de ponctionner juste un euro sur chaque facture reçue et de simplement sauver ces enfants. À cela on me rétorque que nous ne sommes pas dans le monde des Bisounours. Et alors, pourquoi cela ne pourrait pas changer ? Comment une société qui se dit civilisée peut-elle laisser mourir des gosses sans un pincement au coeur ?

Simplement parce que cela n’arrive qu’aux autres ?

Mon fils a eu un cancer unique au monde à l’époque, sarcome embryonnaire localisé à l’os du rocher, premier cas clinique d’enfant, il a eu un traitement, on a essayé de le sauver, même si cela a échoué, il n’y a pas de regrets, mais ces enfants, ces pauvres parents, ils ne peuvent pas être libérés de ce poids. J’ai mal pour eux ce soir …

 

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( 10 octobre, 2018 )

Qu’est-ce que le bonheur ?

 

Comme chaque année, je lance mes petits élèves sur ce magnifique thème qu’est le bonheur, les invitant à partir sur le chemin de la découverte des mots. Qu’est-ce qu’être heureux ? Arrivée à mon âge, j’ai envie de dire, c’est juste être une plume qui offre du rêve, un souffle tout doux qui posera avec sincérité une bise sur votre joue, une main qui caressera la vôtre, qui vous prendra dans ses bras si vous souffrez.

N’empêche, il en faut des années pour arriver à cette notion puriste du bonheur, et certaines personnes n’y arriveront pourtant jamais.

Un enfant me disait que le bonheur était l’absence de souffrance, je n’en suis pas certaine. On peut-être heureux et souffrir d’une absence, d’un disparu, d’un amour, d’un manque parfois futile, tout en étant tout de même heureux, car c’est par cette douleur que l’on sait que l’on a aimé, que l’on a vécu.

Le bonheur me semble plutôt un état d’être et je pense que ce mode de vie, certains ne l’ont simplement pas, ne le veulent pas consciemment ou non, parce que se plaindre, critiquer, broyer du noir, pleurer sur son passé est bien plus facile. Une élève me disait cette jolie phrase « le bonheur pour moi est de savoir les autres heureux. » Comme j’aime ces mots qui correspondent  totalement à ma propre philosophie.

Le bonheur, c’est quand mon coeur s’emballe en croisant votre sourire, en écoutant vos rires, en lisant vos petits messages, en prenant un café avec vous ou un repas au restaueant, en regardant une série télé avec mon chéri, en stoppant simplement l’instant juste pour quelques secondes plus lumineuses que l’éternité.

 

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( 8 octobre, 2018 )

Les contrats d’édition et les clauses de préférence.

 

Vous êtes nombreux à me laisser des messages sur mon blog concernant les contrats d’édition en particulier les préférence que demande la majorité des maisons d’édition, des demandes souvent abusives pourtant compréhensibles.

Une maison d’édition à droits d’édition engage des moyens financiers pour publier puis promouvoir un livre. En clair, votre futur roman est un investissement à perte ou pas, nul ne le sait à l’avance. Elles s’entourent donc de garanties. Je ne peux donc que vous recommander de bien lire votre contrat. Tout d’abord, il ne peut y avoir d’obligation de publication sans un à valoir. Ces auteurs comme Musso, Bussi qui publient un livre par an ont un chèque qui les motive, car rien n’est pire que d’écrire sur commande.

Ensuite il faut savoir que la loi interdit à l’éditeur d’acquérir des droits sur vos prochains livres. Naïvement, je l’ai cru à mes débuts, en ayant perdu l’envie il y a deux ans sous la pression.

Les éditeurs ont contourné cette loi en demandant aux auteurs de signer un « pacte de préférence » leur accordant la priorité pour l’édition de leurs œuvres. ( voir les documents sur le site de la SDL). Un éditeur ne peut vous demander vos œuvres en totalité et ne peut demander qu’un ou deux genres pas plus. En clair, si vous écrivez de la romance, l’édition ne peut vous menacer si vous publiez un roman Fantasy ailleurs. De plus cette clause ne peut dépasser un engagement pour plus de cinq oeuvres à partir de la signature du premier contrat, et dans ce cas, le contrat doit rester identique à l’ancien dans son intégralité(sinon c’est une clause possible de reprise de droits). Si l’éditeur change de nom, de statut, c’est une clause possible d’annuler de ce contrat.

Préférence signifie que si vous publiez une romance, vous proposez la suite à votre éditeur. Si ce dernier ne peut publier dans les mêmes conditions que le premier roman, vous pouvez refuser de publier ce manuscrit et vous n’êtes plus liés à la clause première, même si c’est votre troisième roman proposé. Un éditeur a donc tout intérêt à ne pas changer les clauses des premiers contrats ou il doit refaire un contrat.

Attention aux clauses de pourcentages de DA par exemple qui ne peuvent changer sinon cela annule la préférence.

Un éditeur tout comme un auteur a des devoirs mais certains éditeurs en abusent. Je pense à un auteur qui m’a dit avoir publié son premier roman chez un grand éditeur avec un grand E, et attend depuis trois ans, lié à ce droit de préférence,  que sorte son second roman. Il a signé un délai de publication énorme, comme c’est souvent le cas dans ces éditions, croyait être tout comme les « grands écrivains » avoir un livre tous les ans et en plus il a un droit de préférence sur « tous les livres ». Si je vous dis qu’il a perdu le goût d’écrire ?

Une autre petite auteure publiant dans une petite édition jeunesse se retrouve avec l’obligation de publier un livre par trimestre. Rien n’est stipulé dans son contrat juste un droit de préférence, ce qui n’empêche pas l’édition de la menacer.

Des dizaines de cas différents.

Il est important d’avoir confiance dans sa ME mais cela n’empêche pas de bien se protéger.

J’en profite pour rappeler que les auteurs peuvent s’affilier à la société des lettres qui possèdent un excellent service juridique qui intervient en cas de litiges, évitant ainsi des procès coûteux. L’adhésion est de 50€, ce qui est peut vu le prix des avocats en milieux privés. Leur service juridique est efficace, rapide, et propose toujours une conciliation permettant de satisfaire les deux parties sans violence.

 

Personnellement, j’ai une clause de préférence pour mes polars « couleur » ce qui me paraît tout à fait normal puisqu’un véritable travail est engagé pour ces livres, et surtout un travail admirable fait par ma directrice de collection en qui j’ai toute confiance, mais je suis totalement libre, si j’écris un autre style de polar ou de la romance de publier dans une autre édition ou sous un autre nom ailleurs.

 

J’espère avoir répondu à toutes vos questions ! En tous les cas bien lire avant de signer, ne rien payer surtout, est une première garantie de sérieux … la suite, ce sont les lecteurs qui la feront !

 

( 12 août, 2018 )

La justice et l’argent

 

Que de procédure judiciaires depuis deux ans, des politiciens véreux détournant des millions à qui on ne donne comme sanction que du sursis ! L’argent va à l’argent, alors que vous,  pauvres petits citoyens, vous allez oublier de déclarer un petit revenu, et vous vous retrouverez avec les pires ennuis. On nage dans les magouilles, tout le monde le sait et surtout personne ne fait rien.

Je l’ai vu de mes propres yeux dans le monde de l’éducation nationale où le mot d’ordre est : « surtout pas de vagues ». Si vous avez le malheur de vouloir dire la vérité, vous devenez pestiféré. J’en ai vu en vingt-cinq ans de carrière des choses qui me donneraient envie de donner un grand coup de pied dans la fourmilière, seulement c’est moi qui me ferai au final dévorer.

Le milieu de l’édition n’est guère mieux. Pour exemple, j’ai des livres encore vendus depuis des mois par la Fnac alors que j’ai repris mes droits d’édition. Que peut faire un petit auteur dans ce bourbier ? Et bien, rien de rien, juste regarder ces autres s’engraisser, même si la somme est minime,  sur ce qui lui appartient, effaçant ainsi ses mots, son imagination, sa sensibilité.

Là encore, cela me démange de donner un grand coup dans cette gigantesque bureaucratie éditoriale, mais je me fatiguerai pour rien. Certains murs sont inébranlables, parce qu’ils sont construits par des personnes avec des relations, de l’argent, alors si vous vous trouvez comme moi dans une telle situation, fuyez, n’essayez pas de comprendre, car il n’y a rien à comprendre. Et à trop creuser vous deviendrez vite « gênante » . C’est même assez amusant de constater comment vous pourrez passer du jour au lendemain de l’encensement total aux pires critiques.

Les pourris se tiendront toujours, tous, les coudes.

 

Heureusement, mon mode de pensées me sauve. Une expérience à vivre. Ratée, peut-être, mais très utile pour ne pas refaire les mêmes erreurs.

Un chapitre qui se ferme, un de plus, sans un regard en arrière.

Toujours juste se souvenir que les mots les plus doux ne sont pas du miel, que tout ce qui brille n’est pas de l’or, et surtout que les pourris s’en sortiront toujours, mais que cela ne doit nullement nous empêcher de vivre pleinement .

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( 24 avril, 2018 )

Peut-on être coupable d’aimer ?

 

Lorsque l’on vieillit, que l’on devient comme moi grand-mère, on regarde avec philosophie cette rivière qui s’appelle la vie, qui coule sans jamais s’arrêter, on y jette des cailloux qui représentent des prénoms du passé, des rêves aussi.

Parfois on s’interroge sur ces vies qui se sont stoppées, ces sentiments qui se sont effacés, et d’autres à l’inverse, contre vents et marées, que rien ne pourra effacer.

Dernièrement une personne m’interpellait sur ces liens qui parfois se créent malgré nous, comme à notre insu, dont des années après nous, nous sentons peut-être un peu coupable.

Et pourtant, doit-on vraiment se sentir coupable d’une erreur ? Sommes-nous tellement parfaits que l’idée même de notre imperfection nous pousse à ce sentiment de honte ? Surtout choisit-on qui nous aimons, ces attirances contre lesquelles nous ne pouvons rien, qui s’inscrivent à jamais, qui sont, tout simplement, et qui restent bien plus vivaces que d’autres, peut-être justement parce que nous n’avons rien prémédité, rien voulu, parce qu’aimer s’est juste inscrit comme une réalité.

Parfois, on quittera tout pour recommencer, à d’autres moments, la vraie vie nous interdira de commettre une folie, alors nous choisirons une route bien tracée, sage,  même si notre coeur aurait tant aimé le chemin cabossé.

Jeune, je pensais que l’on ne pouvait aimer qu’une personne toute sa vie, je pense, à ce titre, avoir été trop possessive en amour, mais avec l’âge, l’expérience, ces autres qui me racontaient leurs vies, j’ai mis de l’eau dans mon vin. Aimer, être amoureux, sont deux choses qui peuvent être différentes. Être amoureux, c’est cette attirance aussi bien physique qu’intellectuelle, ce désir de passer du temps avec cet autre que nous découvrons, que nous aimons parfois déjà ou pas. Aimer, c’est cette longue construction qui fait que deux vies vont évoluer ensemble, pour le meilleur ( je déteste pour le pire, car malheureusement souvent cet amour disparaît dans ce pire)

Il peut arriver à chacun d’aimer deux personnes, différemment, autrement, sans pour autant renier l’une ou l’autre. La culpabilité n’a aucune raison d’être si ces amours ne font pas souffrir l’autre.

Je pense une fois de plus, qu’il faut rejeter toutes pensées négatives, avancer sans culpabilité, se dire que l’on ne doit jamais se sentir coupable d’aimer si cet amour apporte un peu de bonheur, vivre, plutôt que d’être malheureux à trop culpabiliser, vivre en aimant passionnément, c’est vivre vraiment.

 

Pixabay.com

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( 23 avril, 2018 )

Trente ans … presque hier …

 

Les dates, ces fichues dates, on a beau dire, c’est comme si soudain le temps s’arrêtait, comme si le film de notre vie passait au ralenti, comme s’il s’était figé sur ton sourire, sur ton regard pétillant de vie. Trente ans, c’est court et long à la fois. Je ne serai certainement plus là dans trente ans, je l’espère, tout comme te revoir, juste un instant, toi dont l’énergie me maintient en vie. Que pourrais-je te dire aujourd’hui si ce n’est que ton souvenir s’estompe bien malgré moi, la douleur aussi. C’est une bonne chose, la vie. D’autres rires ont remplacé les tiens, d’autres colères, car tu n’étais pas un ange, d’autres enfants, même des petits-enfants.

Souvent je t’imagine lors de nos grands repas familiaux, que serais-tu ? Quelle profession aurais-tu pris ? Aurais-tu, toi aussi réussi vie ?  Cette vie que tu n’as pas vécue. Parfois, je suis en colère contre ces personnes qui ont propagé des rumeurs en se servant de ta disparition, des années après, pour m’atteindre. C’est tellement facile de faire tomber ainsi une mère qui a perdu son enfant. La flèche idéale qui fait mouche à chaque fois. Mais ce qu’ils ne savaient pas, c’est que je tenais ta petite main dans l’ombre, elle ne me lâchait pas. Pour toi, je me suis relevée. Brisée, détruite, j’ai continué d’avancer, j’ai bâti de nouveaux rêves, tu as guidé ma plume, tu protèges ma famille, tu seras là jusqu’à mon dernier souffle. Peu importe ce qui pourrait m’arriver. Pour toi, je ne les ai pas imités, je ne suis ni tomber dans la médisance ni dans la délation. Je suis restée celle qui t’a mise au monde, qui a applaudi tes premiers pas, qui a versé en cachette des larmes lorsque tes bouclettes sont tombées, qui n’a rien dit lorsque les chimios te faisaient saigner par tous les orifices, je suis et je resterai celle qui fusionnait dans ton énergie pour apaiser ta douleur, je suis et je resterai à jamais ta maman même si tu as lâché ton corps il y a aujourd’hui trente ans.

Je t’aime mon Totophe …

À Christophe

5 Mars 1985-23 Avril 1988

 

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( 22 avril, 2018 )

La vie est un vaudeville.

 

Trop de personnes pensent que les vaudevilles n’existent que dans les romans ou dans les films, seulement il n’en est rien. Si vous avez le malheur de vous retrouver à la croisée de certaines routes, de personnalités parfois un peu exubérantes ou simplement de croiser les mauvais chemins, vous aurez l’impression d’être tombés dans une série B. Que ce soit la narcissique prête à tout pour garder le pouvoir, l’ex femme d’un ami qui s’évertue à tenter des infiltrations par pur esprit de vengeance, la nouvelle qui elle est liquéfiée de jalousie et va retourner son petit mari comme une crêpes, le copain toujours prêt à foutre en l’air un repas lors d’un mariage, cet autre à la main si vive qu’elle se glisse sous les jupes des petites filles, le collègue un peu dérangé qui se prend pour votre sauveur ou cet autre qui va déblatérer vos moindres faits et gestes, votre voisin de jardin qui va systématiquement tenter de bousiller vos rosiers … vous êtes si nombreux à me rapporter ces histoires que je pourrais en écrire un livre. Naïvement, je n’arrive pas à comprendre ce besoin de colporter des ragots.

Je me souviens encore lors d’un retour de classe transplantée il y a presque vingt ans, une collègue s’était amusée lors de mon absence à distiller son venin sur ce séjour, difficile car deux animateurs avaient pris le large devant l’indiscipline, déjà à l’époque, de ces élèves. Plus tard, j’ai appris que cette fille avait été mise sous Prozac, car très instable, mais en attendant, ce n’est jamais agréable lorsque l’on revient fatiguée de subir ces médisances. J’étais jeune, j’ai connu mille fois pire depuis, et même si je serre les dents, je ne m’y ferai jamais.

Pourquoi les gens ont-ils ce besoin de déformer la vérité ? De changer ce qui est ? D’inventer une vie aux autres ou de s’en mêler ? Peut-être ai-je une attitude pathologique à rester à l’écart de ces digressions ? Honnêtement je m’en fiche de qui couche avec qui, de ce qu’a dit Albert sur Yvonne ou même sur moi. Comme je l’ai déjà écrit, je vis dans mon petit monde, ma petite bulle où ne rentre que ceux que j’aime. C’est peut-être du pur égoïsme, je l’assume totalement, mais je ne me sens pas coupable de vivre ainsi. Ma porte est entre-ouverte, il suffit de toquer, et si vous venez avec de bonnes intentions, vous pourrez vous assoir et rester … mais surtout pas pour parler «  des autres », juste d’idées, de la vie …

( 21 avril, 2018 )

Un auteur homme a-t-il plus de chance ?

 

N’en déplaise à certains, le sexisme s’est logé ces dernières années avec la communication  faite sur les réseaux sociaux dans le secteur du livre. J’en entends déjà se mettre à hurler, et bien, mes petites dames, si ! Il suffit de jeter un coup d’oeil au palmarès des livres les plus vendus, que des hommes ! Sont-ils meilleurs écrivains ? Heureusement, ou malheureusement, non, les statistiques montrent surtout que le lectorat étant essentiellement féminin, ces lectrices vont plus facilement, inconscient quand tu nous tiens, se diriger vers un livre où l’écrivain sera un homme. Je me suis amusée ces quinze derniers jours à regarder les réactions sur les groupes de lecture.

Pour un roman dont l’auteure est une femme :  « Très bon roman, le style est parfait »,

« J’ai aimé les personnages bla bla »

Pour un roman dont l’auteur est un homme « Il est trop beau ! J’ai adoré son livre »

« Je l’ai rencontré à un salon, il est super sympa, vous pouvez lire son livre »

Impressionnant, non ?

Et des commentaires de ce style, il y en a des dizaines ! Vérifiez !

Alors je vais vous dire, une fois encore notre monde tourne à l’envers ! Comment la tronche d’un auteur peut-elle influer sur son écriture ? Dans la liste des « trop beau », j’avoue avoir lu des livres insipides, sans âme, juste des romans pour ménagères comme aurait dit ma grand-mère.

Et le pire, regardez l’écrivain le plus riche du monde, James Patterson. La plupart des femmes américaines sont folles de lui car elles l’ont associé à son personnage principal, pourtant il est lui-même tout sauf séduisant et surtout depuis que le succès l’a emporté, il n’écrit plus aucun livre ( ce sont des « nègres » hommes ou femmes qui usent leurs plumes)

Honteux ? Au début, je me disais que c’était immoral que les petits auteurs, en particulier les femmes, aient à subir cette discrimination, puis cela a fini par m’amuser.

On ne changera pas le monde !

Pour exemple, 87% des femmes lisent contre 59% d’hommes.

Sept femmes sur dix lisent des romans ou des polars, alors que les hommes vont lire des livres philosophiques ou des documentaires ou essais.

Sur Babelio, une fonction montre le pourcentage de livres écrits par un homme ou une femme lu par un lecteur.

Sexisme ? Certainement quand je lis sur un article trouvé sur Goggle « Comme les femmes travaillent à plein temps et s’occupent en même temps des «travaux domestiques», il leur reste moins de temps que les hommes pour écrire, donc les éditeurs préfèrent publier les hommes, plus disponibles, plus médiatiques »

Ouille, ça pince, non ?

Alors, je me demande parfois s’il ne serait pas amusant de proposer un manuscrit sous un pseudo masculin, juste pour voir jusqu’où va se nicher parfois la médiocrité culturelle de notre société ! Au siècle dernier, on avait des Duras, des Yourcenar, mais c’est vrai, j’oubliais, on n’avait pas les réseaux sociaux !

( 20 avril, 2018 )

Les joujoux de ces dames :)

Un peu d’humour …

Allez, j’ose aujourd’hui vous parler d’un sujet encore tabou, les Sex Toy. Longtemps, la femme n’a eu le droit, le devoir même de ne prendre son plaisir qu’avec son tendre et cher. En dehors du rapport sexuel conjugal, aucune femme ne devait prétendre à un épanouissement personnel. Quand on sait que la plupart de ces messieurs au seuil de la soixantaine n’arrive plus à lever le drapeau à tous les coups, et qu’à l’inverse, c’est l’âge où mesdames , libérées de leurs cycles hormonaux, peuvent enfin s’éclater, on tombe sur un vrai dilemme. Surtout quand les statistiques montrent que ces gentils maris arrivent surtout à assurer avec les copines de leurs conjointes !

Sommes-nous dans une voie sans issue ? Heureusement non, grâce aux Sex Toy qui se sont hyper démocratisés depuis « 50 nuances de Grey » ( faute d’être un bon livre, au moins il aura réveiller les chaumières !)

Pourquoi utiliser un Sex Toy ? D’abord parce que si vous êtes seule ou si votre bonhomme n’assure plus, vous n’avez pas l’obligation de devenir nonne ! Une femme épanouie est une femme qui pense positif, qui vit positif, qui ne restera pas à ruminer ses idées noires. Donc un bon plan ! Ensuite parce qu’il est temps de faire fie des doctrines religieuses, le plaisir, c’est important ! Se faire plaisir, c’est important aussi.

Et puis surtout, mesdames qui doutez encore, le plaisir rend belle qu’il soit donné par un compagnon, par un joujou ou par vos doigts, alors osez ! Vous verrez vite que cela vous donnera plus d’assurance voir des ouvertures auxquelles vous n’aviez pas pensé ! Et puis, qui sait si ensuite cela ne va pas réveiller la flamme du paresseux ? Vous viendrez m’en parler, promis ? }

( 19 avril, 2018 )

Les addictions, quel fléau ! Quant aux jeux …

 

De tous temps, les hommes se sont tournés vers différentes addictions, pourtant une constatation simple peut-être faite, nous ne sommes tous différents face à ce vice.

Certains vont plonger dans un gouffre sans espoir de retour, d’autres vont simplement s’y installer quelques semaines, puis mettre un frein. Tabac, drogue, alcool, médicaments, la liste est longue. Je suis de plus en plus perplexe face à une nouvelle addiction de notre siècle, celle des jeux. Ce n’est pas un scoop, je déteste les jeux, que ce soit le banal jeu de cartes ou le jeu sur Playstation ou autres. Je suis même une très mauvaise joueuse. Mon père a vainement tenté de m’initier aux échecs, le plateau a volé au travers de la pièce ! Pourtant, j’ai essayé, je me suis forcée à assister à des soirées de jeux de société où je me suis ennuyée comme un jour sans fin. Quant aux jeux d’argent, c’est encore pire ! Seulement, je vois de plus en plus de trente-quarante ans se tourner vers les jeux de rôle, des week-ends complets, avec même la présence voire la participation de jeunes ados. Je sais d’avance que je vais recevoir une dizaine de messages me disant que je suis rétro, que c’est « de la balle », que c’est même mieux que la vraie vie. Je l’ai entendu il y a moins d’un mois par une personne que je côtoie. C’est ainsi que j’ai appris qu’il existe les jeux en ligne, les jeux sur plateaux, et les jeux de rôle « réels » qui en général partent d’un jeu de plateau où « plus personne n’est personne » (ce furent les thèmes employés).

Il n’y a que moi que cela choque ? Déjà les jeux de rôle en ligne, comme Warcraft à une époque, cela a fait des dégâts, mais des jeux où on change qui on est dans la réalité, cela me glace le dos.

À cela, on m’a répondu « Toi, en tant qu’écrivain, tu joues bien avec tes personnages ! » Certes, mais comment dire, ce n’est que du papier ! Jouer un rôle dans la réalité me semble fort inquiétant. On est fort loin des premières tentatives il y a vingt ans avec « le livre dont tu es le héros », histoire anodine et parfois éducative.

Je lisais un article sur les dangers, et j’ai relevé des points qui méritent interpellation.

« Le MJ (maitre du jeu) inventera des non joueurs qui interviendront sans le savoir lors de la partie qui pourra durer des jours voire plus » Ce fameux MJ est pire qu’un Dieu, il tire toutes les ficelles.

Pourquoi cette addiction me semble-t-elle dangereuse ? ( cela n’engage que moi) Déjà, beaucoup de joueurs se prennent pour leurs personnages. J’ai des enfants dans mes classes ayant joué à ces jeux de rôle et qui ne savaient plus si c’était vrai ou pas. On pourrait croire que les adultes sont plus centrés sur la réalité, une psychologue m’expliquait que non. Dans un jeu de rôle, tout est permis, il n’y a pas de limites, là je rejoins que nous faisons pareil avec notre plume, seulement l’encre ne dérape pas. Il semble prouver qu’un pourcentage de ces addicts aux jeux de rôle continuent, totalement inconsciemment, à jouer des histoires qu’ils mettent en scène, mais cette fois dans le réel. Lors d’une interview, une personne a été jusqu’à affirmer que « son double était bien plus heureux que lui dans cette vie » Dépendance, perte d’identité, dépassement de la réalité, je suis peut-être ringarde, mais ces jeux de rôle m’effraient.

Jusqu’à quel point ne devenons-nous pas de simples marionnettes à un moment de notre vie entre les mains d’un MJ totalement addict ?

 

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