( 28 décembre, 2020 )

Les expériences

 

« Il n’y a pas d’erreurs, il n’y a pas de fautes, il y a simplement des expériences à vivre pour nous réaliser. » Elisabeth Kubler-Ross

Ah si tout le monde pouvait avoir la sagesse de Elisabeth Kubler-Ross. Le remord, les regrets, rien ne mérite que l’on s’y attarde. La vie est simplement une route que l’on traverse où effectivement notre objectif, c’est de nous réaliser, d’évoluer.

Nous ne savons jamais à l’avance si nous faisons des erreurs. Ce n’est qu’après que nous comprenons que nous nous sommes trompés. Une amie me disait dernièrement que seul le pardon permettait de se réinventer. Longtemps, j’ai prôné l’importance de pardonner, seulement parfois, pardonner n’est pas bien interprété et ne fait qu’enivrer les choses.

Savoir savourer les expériences même les pires, ne pas rougir de ses erreurs, ne pas en avoir honte non plus, en faire une force que rien ne peut ébranler. Nous changeons chaque jour, à chaque instant, au travers de nombreuses expériences. Vivre, simplement vivre, comme si chaque jour était le dernier.

 

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( 12 octobre, 2020 )

La maladie à corps de lewy

Encore trop méconnue, il faut pourtant en parler, parce que c’est important pour la prise en charge des mal en particulier en Ehpad. Dernièrement, j’ai reçu les superbes affiches de l’association A2mcl envoyées par Isabelle R que je remercie. J’ai ainsi pu distribuer dans des centres que je connais une plaquette, en particulier dans les lieux que j’ai fréquenté avec ma maman où cette maladie n’était pas sensibilisée.

Rien n’est pire pour un malade atteint de mcl de se voir assimilé à une simple perte de la mémoire comme Alzeihmer. Ma mère en a extrêmement souffert.

Je me souviens d’une soignante lors d’un rendez-vous avec le neurologue qui lui parlait comme à une débile, se tournant régulièrement vers moi pour me dire «  pauvre femme, elle ne comprend rien » et moi qui lui rétorquais, bien sûr qu’elle comprend ! Certes, elle a des hallucinations, mais elle a également toute sa tête. Et je peux vous assurer qu’elle ne l’a jamais totalement perdu même si elle est tombée dans un état de semi-conscience à la fin.

Bien comprendre les hallucinations est primordial, savoir les repérer, comprendre comment réagir, quels sont les mots que l’on a le droit de dire, ceux qui pourraient faire du mal, ceux qui apaiseront. La maladie à corps de lewy induit très souvent un état paranoïaque où le malade peut réagir avec violence simplement parce qu’il pense que l’on se moque de lui, parce qu’il croit que l’autre est méchant. Résultat, trop souvent, les aidants ne savent plus s’ils doivent ou non croire le malade s’il se plaint, par exemple, de maltraitance. Réalité ou délire paranoïaque ?

Une formation spécifique des soignants me semble indispensable afin de bien séparer les différentes maladies neuro dégénératives. Ces personnes ne sont pas des médecins et souvent n’ont aucune connaissance médicale.

Comme m’avait dit ma mère quelques mois avant de s’éteindre : « Pourquoi la vérité n’est jamais dite ? »

Pourquoi ?

Il serait peut-être temps …

 

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( 17 juillet, 2020 )

Se souvenir ou oublier ?

Suite à mon article sur la vieillesse et l’oubli, plusieurs personnes m’ont interpellé en me disant qu’il serait bon parfois d’oublier. Je pense que déjà notre mémoire est sélective et de ce fait, nous oublions beaucoup de choses. Combien de personnes sont capables de se souvenir d’une date et des détails d’une journée au-delà de cinq ans? Souvent, nous ne retenons que les évènements les plus marquants, ceux qui nous ont vraiment touchés ou bouleversés, mais notre mémoire réinvente inconsciemment les faits pour les adoucir ou les renforcer.

On a tous des choses que nous aimerions totalement oublier, des rencontres dont le souvenir nous fait frémir aujourd’hui, des peines que nous voudrions voir disparaître, des échecs cuisants. Seulement, l’oubli reste une garantie de ce que nous avons été et nous n’existons dans ce présent que parce que nous sommes nos propres souvenirs, et que ce soit nos bons souvenirs ou nos pires, nous sommes devenus ce que nous sommes parce que nous sommes passés par eux.

Jamais ne pourront tomber dans l’oubli ce qui nous a construit.

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( 13 décembre, 2019 )

6 ans du blog !!!

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( 1 août, 2019 )

Je ne suis qu’une plume, rien qu’une plume …

 

Je ne suis qu’une plume qui chaque matin fait frémir les feuilles, laissant mes mots voltigent doucement de branches en branches, de coeur en coeur. Je me veux toute légère, peu appuyée, simplement là pour caresser les esprits pas toujours éveillés, sans les brusquer juste pour les inviter à traverser simplement le voile de l’illusion. Sortant des rêves, les yeux un peu rouges, vous mes lecteurs, vous soupirez devant votre tasse de café, la tête encore un peu lourde, vide même, en vous demandant ce que sera votre journée. Vos yeux vont mécaniquement s’arrêter sur mon article du jour qui va ou pas vous intéresser, voire simplement être lu mécaniquement tout autant que ce geste que vous avez de tourner votre cuillère dans votre bol de lait.

Je ne suis qu’une petite plume sans ambition juste destiné à laisser mes phrases rebondir, souvent hors du panier, maladroitement, mais qui peut-être parfois atteignent leur but, celui de déchirer le paysage noir d’ennui d’une société qui part à la dérive. Je suis une petite plume qui aime se croire aussi forte qu’un pinceau et peindre de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel un futur plein de promesses.

Parce que chaque matin, il m’importe de bien commencer la journée, alors continuons la suite demain, si vous le voulez bien !

 

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( 15 décembre, 2018 )

Cinq ans déjà …

Le temps file tel du sable entre nos doigts sans que l’on ne puisse en retenir le moindre grain. Cinq ans que j’ai débuté ce blog ! Cinq ans que je me suis jurée : « pas un jour sans une ligne », un article nouveau chaque jour, toujours, un sujet différent, et j’ai tenu ma promesse ! Tellement de blogueurs se contentent de partager régulièrement des anciens posts afin de garder leurs statistiques, moi, je m’en moque de ces comptes d’apothicaire auxquels je n’ai rien compris, je me contente d’être fidèle à ce que je suis. Je me suis fait une promesse. Je l’ai tenue, sans jamais revenir sur un article, sans le changer, sans l’effacer (et pourtant parfois je me dis que j’ai écrit des âneries ahahah) et je continuerai si vous le souhaitez.

J’ai commencé il y a cinq ans avec cinq vues par jour. Je débutais sur Facebook, sur les groupes. L’écriture a fait corps avec moi. Aujourd’hui, j’ai deux mille vues certains jours, le miracle des blogs, exactement ………….

Cinq ans, rien sur l’échelle du monde, une part de gâteau sur le chemin de ma vie.

Jamais les mots depuis cinq ans ne m’ont manqué, jamais le doute ne s’est installé, simplement parce que mes pensées servent des causes et des idées que je pense juste, des bulles de savon que je lance pour aider ceux qui ont envie de les attraper. Je n’écris pas pour que l’on m’aime ni pour que l’on aime mes mots, j’écris juste en espérant qu’une bulle va toucher un coeur, et même si c’est un seul par jour, ils auront servi à quelque chose.

En cinq ans, on m’a souvent informé que certains blogueurs reprenaient mes idées ou mes thèmes. Si cela peut leur faire plaisir ! Ils ont certainement, eux, besoin de reconnaissance, d’être aimés. Ce n’est pas cela qui me fâchera ou m’empêchera de continuer.

Alors, au moment fatidique de souffler ces cinq bougies, mon voeu est de continuer à vous enchanter pour encore peut-être cinq nouvelles annéEs. Pour cette occasion un grand concours organisé, que dis-je, deux !

Un sur la page FB de l’envol du papillon pour gagner l’image 1

L ’autre sur la page FB rougepolar pour gagner un coffret et des livres …

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Un lot comprenant un mug un livre dédicacé et un marque-page

Page FB l’envol du papillon

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Page FB un coffret clair obscur avec Blanc et un second polar Pourpre

( 10 octobre, 2018 )

Ces maladies génétiques orphelines …

 

On parle sans cesse du Cancer, des maladies cardiovasculaire, mais on oublie trop souvent un autre fléau, les maladies génétiques qui touchent les enfants. Nul n’en parle parce que tout le monde s’en fiche vu que ces dernières touchent moins d’une

personne sur deux mille. Suis-je la seule à trouver cela tout de même énorme ? Ma ville a 38 500 habitants ce qui signifie qu’il y a moins de 1500 personnes dans cette ville potentiellement atteint d’une maladie génétique. Je trouve cela beaucoup trop …

Au final sur la population mondiale cela frise les trois millions.

La complexité est qu’il existe des maladies extrêmement rares, voire presque uniques et d’autres un peu plus fréquentes comme la maladie des os de verre ( j’ai déjà croisé un enfant avec cette pathologie), la trisomie, le lupus et tant d’autres.

Dernièrement, je regardais les informations où on parlait d’une famille dont les deux enfants atteints d’une maladie génétique rare, se voyait proposer un traitement coûtant plus de quatre millions, traitement pouvant sauver ces deux bouts de chou, traitement non financier par la sécurité sociale. Mon coeur s’est serré, les larmes ont mouillé mes cils. Quel monde celui où des industriels empochent des milliards, et où à l’opposé, on va laisser des enfants mourir faute d’un traitement trop cher. En tant que maman, je ne peux supporter cette injustice, je ne peux que ressentir la douleur de cette famille qui va perdre ses deux enfants, j’ai envie de hurler aux pouvoirs publics de ponctionner juste un euro sur chaque facture reçue et de simplement sauver ces enfants. À cela on me rétorque que nous ne sommes pas dans le monde des Bisounours. Et alors, pourquoi cela ne pourrait pas changer ? Comment une société qui se dit civilisée peut-elle laisser mourir des gosses sans un pincement au coeur ?

Simplement parce que cela n’arrive qu’aux autres ?

Mon fils a eu un cancer unique au monde à l’époque, sarcome embryonnaire localisé à l’os du rocher, premier cas clinique d’enfant, il a eu un traitement, on a essayé de le sauver, même si cela a échoué, il n’y a pas de regrets, mais ces enfants, ces pauvres parents, ils ne peuvent pas être libérés de ce poids. J’ai mal pour eux ce soir …

 

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( 10 octobre, 2018 )

Qu’est-ce que le bonheur ?

 

Comme chaque année, je lance mes petits élèves sur ce magnifique thème qu’est le bonheur, les invitant à partir sur le chemin de la découverte des mots. Qu’est-ce qu’être heureux ? Arrivée à mon âge, j’ai envie de dire, c’est juste être une plume qui offre du rêve, un souffle tout doux qui posera avec sincérité une bise sur votre joue, une main qui caressera la vôtre, qui vous prendra dans ses bras si vous souffrez.

N’empêche, il en faut des années pour arriver à cette notion puriste du bonheur, et certaines personnes n’y arriveront pourtant jamais.

Un enfant me disait que le bonheur était l’absence de souffrance, je n’en suis pas certaine. On peut-être heureux et souffrir d’une absence, d’un disparu, d’un amour, d’un manque parfois futile, tout en étant tout de même heureux, car c’est par cette douleur que l’on sait que l’on a aimé, que l’on a vécu.

Le bonheur me semble plutôt un état d’être et je pense que ce mode de vie, certains ne l’ont simplement pas, ne le veulent pas consciemment ou non, parce que se plaindre, critiquer, broyer du noir, pleurer sur son passé est bien plus facile. Une élève me disait cette jolie phrase « le bonheur pour moi est de savoir les autres heureux. » Comme j’aime ces mots qui correspondent  totalement à ma propre philosophie.

Le bonheur, c’est quand mon coeur s’emballe en croisant votre sourire, en écoutant vos rires, en lisant vos petits messages, en prenant un café avec vous ou un repas au restaueant, en regardant une série télé avec mon chéri, en stoppant simplement l’instant juste pour quelques secondes plus lumineuses que l’éternité.

 

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( 12 août, 2018 )

La justice et l’argent

 

Que de procédure judiciaires depuis deux ans, des politiciens véreux détournant des millions à qui on ne donne comme sanction que du sursis ! L’argent va à l’argent, alors que vous,  pauvres petits citoyens, vous allez oublier de déclarer un petit revenu, et vous vous retrouverez avec les pires ennuis. On nage dans les magouilles, tout le monde le sait et surtout personne ne fait rien.

Je l’ai vu de mes propres yeux dans le monde de l’éducation nationale où le mot d’ordre est : « surtout pas de vagues ». Si vous avez le malheur de vouloir dire la vérité, vous devenez pestiféré. J’en ai vu en vingt-cinq ans de carrière des choses qui me donneraient envie de donner un grand coup de pied dans la fourmilière, seulement c’est moi qui me ferai au final dévorer.

Le milieu de l’édition n’est guère mieux. Pour exemple, j’ai des livres encore vendus depuis des mois par la Fnac alors que j’ai repris mes droits d’édition. Que peut faire un petit auteur dans ce bourbier ? Et bien, rien de rien, juste regarder ces autres s’engraisser, même si la somme est minime,  sur ce qui lui appartient, effaçant ainsi ses mots, son imagination, sa sensibilité.

Là encore, cela me démange de donner un grand coup dans cette gigantesque bureaucratie éditoriale, mais je me fatiguerai pour rien. Certains murs sont inébranlables, parce qu’ils sont construits par des personnes avec des relations, de l’argent, alors si vous vous trouvez comme moi dans une telle situation, fuyez, n’essayez pas de comprendre, car il n’y a rien à comprendre. Et à trop creuser vous deviendrez vite « gênante » . C’est même assez amusant de constater comment vous pourrez passer du jour au lendemain de l’encensement total aux pires critiques.

Les pourris se tiendront toujours, tous, les coudes.

 

Heureusement, mon mode de pensées me sauve. Une expérience à vivre. Ratée, peut-être, mais très utile pour ne pas refaire les mêmes erreurs.

Un chapitre qui se ferme, un de plus, sans un regard en arrière.

Toujours juste se souvenir que les mots les plus doux ne sont pas du miel, que tout ce qui brille n’est pas de l’or, et surtout que les pourris s’en sortiront toujours, mais que cela ne doit nullement nous empêcher de vivre pleinement .

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( 24 avril, 2018 )

Peut-on être coupable d’aimer ?

 

Lorsque l’on vieillit, que l’on devient comme moi grand-mère, on regarde avec philosophie cette rivière qui s’appelle la vie, qui coule sans jamais s’arrêter, on y jette des cailloux qui représentent des prénoms du passé, des rêves aussi.

Parfois on s’interroge sur ces vies qui se sont stoppées, ces sentiments qui se sont effacés, et d’autres à l’inverse, contre vents et marées, que rien ne pourra effacer.

Dernièrement une personne m’interpellait sur ces liens qui parfois se créent malgré nous, comme à notre insu, dont des années après nous, nous sentons peut-être un peu coupable.

Et pourtant, doit-on vraiment se sentir coupable d’une erreur ? Sommes-nous tellement parfaits que l’idée même de notre imperfection nous pousse à ce sentiment de honte ? Surtout choisit-on qui nous aimons, ces attirances contre lesquelles nous ne pouvons rien, qui s’inscrivent à jamais, qui sont, tout simplement, et qui restent bien plus vivaces que d’autres, peut-être justement parce que nous n’avons rien prémédité, rien voulu, parce qu’aimer s’est juste inscrit comme une réalité.

Parfois, on quittera tout pour recommencer, à d’autres moments, la vraie vie nous interdira de commettre une folie, alors nous choisirons une route bien tracée, sage,  même si notre coeur aurait tant aimé le chemin cabossé.

Jeune, je pensais que l’on ne pouvait aimer qu’une personne toute sa vie, je pense, à ce titre, avoir été trop possessive en amour, mais avec l’âge, l’expérience, ces autres qui me racontaient leurs vies, j’ai mis de l’eau dans mon vin. Aimer, être amoureux, sont deux choses qui peuvent être différentes. Être amoureux, c’est cette attirance aussi bien physique qu’intellectuelle, ce désir de passer du temps avec cet autre que nous découvrons, que nous aimons parfois déjà ou pas. Aimer, c’est cette longue construction qui fait que deux vies vont évoluer ensemble, pour le meilleur ( je déteste pour le pire, car malheureusement souvent cet amour disparaît dans ce pire)

Il peut arriver à chacun d’aimer deux personnes, différemment, autrement, sans pour autant renier l’une ou l’autre. La culpabilité n’a aucune raison d’être si ces amours ne font pas souffrir l’autre.

Je pense une fois de plus, qu’il faut rejeter toutes pensées négatives, avancer sans culpabilité, se dire que l’on ne doit jamais se sentir coupable d’aimer si cet amour apporte un peu de bonheur, vivre, plutôt que d’être malheureux à trop culpabiliser, vivre en aimant passionnément, c’est vivre vraiment.

 

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