( 24 avril, 2018 )

Peut-on être coupable d’aimer ?

 

Lorsque l’on vieillit, que l’on devient comme moi grand-mère, on regarde avec philosophie cette rivière qui s’appelle la vie, qui coule sans jamais s’arrêter, on y jette des cailloux qui représentent des prénoms du passé, des rêves aussi.

Parfois on s’interroge sur ces vies qui se sont stoppées, ces sentiments qui se sont effacés, et d’autres à l’inverse, contre vents et marées, que rien ne pourra effacer.

Dernièrement une personne m’interpellait sur ces liens qui parfois se créent malgré nous, comme à notre insu, dont des années après nous, nous sentons peut-être un peu coupable.

Et pourtant, doit-on vraiment se sentir coupable d’une erreur ? Sommes-nous tellement parfaits que l’idée même de notre imperfection nous pousse à ce sentiment de honte ? Surtout choisit-on qui nous aimons, ces attirances contre lesquelles nous ne pouvons rien, qui s’inscrivent à jamais, qui sont, tout simplement, et qui restent bien plus vivaces que d’autres, peut-être justement parce que nous n’avons rien prémédité, rien voulu, parce qu’aimer s’est juste inscrit comme une réalité.

Parfois, on quittera tout pour recommencer, à d’autres moments, la vraie vie nous interdira de commettre une folie, alors nous choisirons une route bien tracée, sage,  même si notre coeur aurait tant aimé le chemin cabossé.

Jeune, je pensais que l’on ne pouvait aimer qu’une personne toute sa vie, je pense, à ce titre, avoir été trop possessive en amour, mais avec l’âge, l’expérience, ces autres qui me racontaient leurs vies, j’ai mis de l’eau dans mon vin. Aimer, être amoureux, sont deux choses qui peuvent être différentes. Être amoureux, c’est cette attirance aussi bien physique qu’intellectuelle, ce désir de passer du temps avec cet autre que nous découvrons, que nous aimons parfois déjà ou pas. Aimer, c’est cette longue construction qui fait que deux vies vont évoluer ensemble, pour le meilleur ( je déteste pour le pire, car malheureusement souvent cet amour disparaît dans ce pire)

Il peut arriver à chacun d’aimer deux personnes, différemment, autrement, sans pour autant renier l’une ou l’autre. La culpabilité n’a aucune raison d’être si ces amours ne font pas souffrir l’autre.

Je pense une fois de plus, qu’il faut rejeter toutes pensées négatives, avancer sans culpabilité, se dire que l’on ne doit jamais se sentir coupable d’aimer si cet amour apporte un peu de bonheur, vivre, plutôt que d’être malheureux à trop culpabiliser, vivre en aimant passionnément, c’est vivre vraiment.

 

Pixabay.com

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( 23 avril, 2018 )

Trente ans … presque hier …

 

Les dates, ces fichues dates, on a beau dire, c’est comme si soudain le temps s’arrêtait, comme si le film de notre vie passait au ralenti, comme s’il s’était figé sur ton sourire, sur ton regard pétillant de vie. Trente ans, c’est court et long à la fois. Je ne serai certainement plus là dans trente ans, je l’espère, tout comme te revoir, juste un instant, toi dont l’énergie me maintient en vie. Que pourrais-je te dire aujourd’hui si ce n’est que ton souvenir s’estompe bien malgré moi, la douleur aussi. C’est une bonne chose, la vie. D’autres rires ont remplacé les tiens, d’autres colères, car tu n’étais pas un ange, d’autres enfants, même des petits-enfants.

Souvent je t’imagine lors de nos grands repas familiaux, que serais-tu ? Quelle profession aurais-tu pris ? Aurais-tu, toi aussi réussi vie ?  Cette vie que tu n’as pas vécue. Parfois, je suis en colère contre ces personnes qui ont propagé des rumeurs en se servant de ta disparition, des années après, pour m’atteindre. C’est tellement facile de faire tomber ainsi une mère qui a perdu son enfant. La flèche idéale qui fait mouche à chaque fois. Mais ce qu’ils ne savaient pas, c’est que je tenais ta petite main dans l’ombre, elle ne me lâchait pas. Pour toi, je me suis relevée. Brisée, détruite, j’ai continué d’avancer, j’ai bâti de nouveaux rêves, tu as guidé ma plume, tu protèges ma famille, tu seras là jusqu’à mon dernier souffle. Peu importe ce qui pourrait m’arriver. Pour toi, je ne les ai pas imités, je ne suis ni tomber dans la médisance ni dans la délation. Je suis restée celle qui t’a mise au monde, qui a applaudi tes premiers pas, qui a versé en cachette des larmes lorsque tes bouclettes sont tombées, qui n’a rien dit lorsque les chimios te faisaient saigner par tous les orifices, je suis et je resterai celle qui fusionnait dans ton énergie pour apaiser ta douleur, je suis et je resterai à jamais ta maman même si tu as lâché ton corps il y a aujourd’hui trente ans.

Je t’aime mon Totophe …

À Christophe

5 Mars 1985-23 Avril 1988

 

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( 22 avril, 2018 )

La vie est un vaudeville.

 

Trop de personnes pensent que les vaudevilles n’existent que dans les romans ou dans les films, seulement il n’en est rien. Si vous avez le malheur de vous retrouver à la croisée de certaines routes, de personnalités parfois un peu exubérantes ou simplement de croiser les mauvais chemins, vous aurez l’impression d’être tombés dans une série B. Que ce soit la narcissique prête à tout pour garder le pouvoir, l’ex femme d’un ami qui s’évertue à tenter des infiltrations par pur esprit de vengeance, la nouvelle qui elle est liquéfiée de jalousie et va retourner son petit mari comme une crêpes, le copain toujours prêt à foutre en l’air un repas lors d’un mariage, cet autre à la main si vive qu’elle se glisse sous les jupes des petites filles, le collègue un peu dérangé qui se prend pour votre sauveur ou cet autre qui va déblatérer vos moindres faits et gestes, votre voisin de jardin qui va systématiquement tenter de bousiller vos rosiers … vous êtes si nombreux à me rapporter ces histoires que je pourrais en écrire un livre. Naïvement, je n’arrive pas à comprendre ce besoin de colporter des ragots.

Je me souviens encore lors d’un retour de classe transplantée il y a presque vingt ans, une collègue s’était amusée lors de mon absence à distiller son venin sur ce séjour, difficile car deux animateurs avaient pris le large devant l’indiscipline, déjà à l’époque, de ces élèves. Plus tard, j’ai appris que cette fille avait été mise sous Prozac, car très instable, mais en attendant, ce n’est jamais agréable lorsque l’on revient fatiguée de subir ces médisances. J’étais jeune, j’ai connu mille fois pire depuis, et même si je serre les dents, je ne m’y ferai jamais.

Pourquoi les gens ont-ils ce besoin de déformer la vérité ? De changer ce qui est ? D’inventer une vie aux autres ou de s’en mêler ? Peut-être ai-je une attitude pathologique à rester à l’écart de ces digressions ? Honnêtement je m’en fiche de qui couche avec qui, de ce qu’a dit Albert sur Yvonne ou même sur moi. Comme je l’ai déjà écrit, je vis dans mon petit monde, ma petite bulle où ne rentre que ceux que j’aime. C’est peut-être du pur égoïsme, je l’assume totalement, mais je ne me sens pas coupable de vivre ainsi. Ma porte est entre-ouverte, il suffit de toquer, et si vous venez avec de bonnes intentions, vous pourrez vous assoir et rester … mais surtout pas pour parler «  des autres », juste d’idées, de la vie …

( 21 avril, 2018 )

Un auteur homme a-t-il plus de chance ?

 

N’en déplaise à certains, le sexisme s’est logé ces dernières années avec la communication  faite sur les réseaux sociaux dans le secteur du livre. J’en entends déjà se mettre à hurler, et bien, mes petites dames, si ! Il suffit de jeter un coup d’oeil au palmarès des livres les plus vendus, que des hommes ! Sont-ils meilleurs écrivains ? Heureusement, ou malheureusement, non, les statistiques montrent surtout que le lectorat étant essentiellement féminin, ces lectrices vont plus facilement, inconscient quand tu nous tiens, se diriger vers un livre où l’écrivain sera un homme. Je me suis amusée ces quinze derniers jours à regarder les réactions sur les groupes de lecture.

Pour un roman dont l’auteure est une femme :  « Très bon roman, le style est parfait »,

« J’ai aimé les personnages bla bla »

Pour un roman dont l’auteur est un homme « Il est trop beau ! J’ai adoré son livre »

« Je l’ai rencontré à un salon, il est super sympa, vous pouvez lire son livre »

Impressionnant, non ?

Et des commentaires de ce style, il y en a des dizaines ! Vérifiez !

Alors je vais vous dire, une fois encore notre monde tourne à l’envers ! Comment la tronche d’un auteur peut-elle influer sur son écriture ? Dans la liste des « trop beau », j’avoue avoir lu des livres insipides, sans âme, juste des romans pour ménagères comme aurait dit ma grand-mère.

Et le pire, regardez l’écrivain le plus riche du monde, James Patterson. La plupart des femmes américaines sont folles de lui car elles l’ont associé à son personnage principal, pourtant il est lui-même tout sauf séduisant et surtout depuis que le succès l’a emporté, il n’écrit plus aucun livre ( ce sont des « nègres » hommes ou femmes qui usent leurs plumes)

Honteux ? Au début, je me disais que c’était immoral que les petits auteurs, en particulier les femmes, aient à subir cette discrimination, puis cela a fini par m’amuser.

On ne changera pas le monde !

Pour exemple, 87% des femmes lisent contre 59% d’hommes.

Sept femmes sur dix lisent des romans ou des polars, alors que les hommes vont lire des livres philosophiques ou des documentaires ou essais.

Sur Babelio, une fonction montre le pourcentage de livres écrits par un homme ou une femme lu par un lecteur.

Sexisme ? Certainement quand je lis sur un article trouvé sur Goggle « Comme les femmes travaillent à plein temps et s’occupent en même temps des «travaux domestiques», il leur reste moins de temps que les hommes pour écrire, donc les éditeurs préfèrent publier les hommes, plus disponibles, plus médiatiques »

Ouille, ça pince, non ?

Alors, je me demande parfois s’il ne serait pas amusant de proposer un manuscrit sous un pseudo masculin, juste pour voir jusqu’où va se nicher parfois la médiocrité culturelle de notre société ! Au siècle dernier, on avait des Duras, des Yourcenar, mais c’est vrai, j’oubliais, on n’avait pas les réseaux sociaux !

( 20 avril, 2018 )

Les joujoux de ces dames :)

Un peu d’humour …

Allez, j’ose aujourd’hui vous parler d’un sujet encore tabou, les Sex Toy. Longtemps, la femme n’a eu le droit, le devoir même de ne prendre son plaisir qu’avec son tendre et cher. En dehors du rapport sexuel conjugal, aucune femme ne devait prétendre à un épanouissement personnel. Quand on sait que la plupart de ces messieurs au seuil de la soixantaine n’arrive plus à lever le drapeau à tous les coups, et qu’à l’inverse, c’est l’âge où mesdames , libérées de leurs cycles hormonaux, peuvent enfin s’éclater, on tombe sur un vrai dilemme. Surtout quand les statistiques montrent que ces gentils maris arrivent surtout à assurer avec les copines de leurs conjointes !

Sommes-nous dans une voie sans issue ? Heureusement non, grâce aux Sex Toy qui se sont hyper démocratisés depuis « 50 nuances de Grey » ( faute d’être un bon livre, au moins il aura réveiller les chaumières !)

Pourquoi utiliser un Sex Toy ? D’abord parce que si vous êtes seule ou si votre bonhomme n’assure plus, vous n’avez pas l’obligation de devenir nonne ! Une femme épanouie est une femme qui pense positif, qui vit positif, qui ne restera pas à ruminer ses idées noires. Donc un bon plan ! Ensuite parce qu’il est temps de faire fie des doctrines religieuses, le plaisir, c’est important ! Se faire plaisir, c’est important aussi.

Et puis surtout, mesdames qui doutez encore, le plaisir rend belle qu’il soit donné par un compagnon, par un joujou ou par vos doigts, alors osez ! Vous verrez vite que cela vous donnera plus d’assurance voir des ouvertures auxquelles vous n’aviez pas pensé ! Et puis, qui sait si ensuite cela ne va pas réveiller la flamme du paresseux ? Vous viendrez m’en parler, promis ? }

( 19 avril, 2018 )

Les addictions, quel fléau ! Quant aux jeux …

 

De tous temps, les hommes se sont tournés vers différentes addictions, pourtant une constatation simple peut-être faite, nous ne sommes tous différents face à ce vice.

Certains vont plonger dans un gouffre sans espoir de retour, d’autres vont simplement s’y installer quelques semaines, puis mettre un frein. Tabac, drogue, alcool, médicaments, la liste est longue. Je suis de plus en plus perplexe face à une nouvelle addiction de notre siècle, celle des jeux. Ce n’est pas un scoop, je déteste les jeux, que ce soit le banal jeu de cartes ou le jeu sur Playstation ou autres. Je suis même une très mauvaise joueuse. Mon père a vainement tenté de m’initier aux échecs, le plateau a volé au travers de la pièce ! Pourtant, j’ai essayé, je me suis forcée à assister à des soirées de jeux de société où je me suis ennuyée comme un jour sans fin. Quant aux jeux d’argent, c’est encore pire ! Seulement, je vois de plus en plus de trente-quarante ans se tourner vers les jeux de rôle, des week-ends complets, avec même la présence voire la participation de jeunes ados. Je sais d’avance que je vais recevoir une dizaine de messages me disant que je suis rétro, que c’est « de la balle », que c’est même mieux que la vraie vie. Je l’ai entendu il y a moins d’un mois par une personne que je côtoie. C’est ainsi que j’ai appris qu’il existe les jeux en ligne, les jeux sur plateaux, et les jeux de rôle « réels » qui en général partent d’un jeu de plateau où « plus personne n’est personne » (ce furent les thèmes employés).

Il n’y a que moi que cela choque ? Déjà les jeux de rôle en ligne, comme Warcraft à une époque, cela a fait des dégâts, mais des jeux où on change qui on est dans la réalité, cela me glace le dos.

À cela, on m’a répondu « Toi, en tant qu’écrivain, tu joues bien avec tes personnages ! » Certes, mais comment dire, ce n’est que du papier ! Jouer un rôle dans la réalité me semble fort inquiétant. On est fort loin des premières tentatives il y a vingt ans avec « le livre dont tu es le héros », histoire anodine et parfois éducative.

Je lisais un article sur les dangers, et j’ai relevé des points qui méritent interpellation.

« Le MJ (maitre du jeu) inventera des non joueurs qui interviendront sans le savoir lors de la partie qui pourra durer des jours voire plus » Ce fameux MJ est pire qu’un Dieu, il tire toutes les ficelles.

Pourquoi cette addiction me semble-t-elle dangereuse ? ( cela n’engage que moi) Déjà, beaucoup de joueurs se prennent pour leurs personnages. J’ai des enfants dans mes classes ayant joué à ces jeux de rôle et qui ne savaient plus si c’était vrai ou pas. On pourrait croire que les adultes sont plus centrés sur la réalité, une psychologue m’expliquait que non. Dans un jeu de rôle, tout est permis, il n’y a pas de limites, là je rejoins que nous faisons pareil avec notre plume, seulement l’encre ne dérape pas. Il semble prouver qu’un pourcentage de ces addicts aux jeux de rôle continuent, totalement inconsciemment, à jouer des histoires qu’ils mettent en scène, mais cette fois dans le réel. Lors d’une interview, une personne a été jusqu’à affirmer que « son double était bien plus heureux que lui dans cette vie » Dépendance, perte d’identité, dépassement de la réalité, je suis peut-être ringarde, mais ces jeux de rôle m’effraient.

Jusqu’à quel point ne devenons-nous pas de simples marionnettes à un moment de notre vie entre les mains d’un MJ totalement addict ?

 

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( 19 avril, 2018 )

Cette peur de perdre la mémoire.

 

Les maladies de la mémoire se retrouvent première cause nationale, ce qui n’est pas fait pour éradiquer la peur. Dans une société où tout va trop vite, les hommes se retrouvent à un moment ou un autre « vidés », face à des difficultés de concentration. Qui n’a pas déjà oublié son code de CB ? Ou simplement son numéro de téléphone ?

Est-ce pour autant un signe d’Alzeihmer ? Fort heureusement, non ! Face à un partiel, 50% des jeunes étudiants ont peur de ne pas se souvenir, même des lycéens aujourd’hui savent leurs leçons et « oublient » face au stress.

Le vie est « une bouffeuse de mémoire ». Notre cerveau est sans cesse sollicité, pour écouter, pour survivre au bruit, pour affronter le monde extérieur, pour supporter le travail, pour répondre à tout ce qui nous est proposé, Internet, les livres, les émissions de télé, Youtube et j’en passe. Alors pour survivre, nous oublions parfois, une manière de simplement « vivre mieux ».

Dans le cas de syndrome de stress post traumatique, souvent lié à des syndromes douloureux chroniques mal expliqués et des maladies auto-immunes, on démontre de plus en plus un rapport entre le mental et le physique, le malade peut avoir des moments où le cerveau se met en pause, une façon de moins souffrir.

Ayant subi ce type de traumatisme, il m’est arrivé de chercher mes mots. Un dérèglement thyroïdien affecte également la mémoire. J’ai toujours refusé les traitements allopathiques, d’abord parce que je suis allergique aux comprimés, et surtout parce que « la solution est en nous ». Je n’ai pas peur d’Alzeihmer. Ma mère est atteinte de démence de corps de Lewy, et c’est encore pire ! Lorsque mes mots se bousculent (souvent la sixième semaine de classe lorsque la fatigue pointe son nez), je fais le vide grâce à un savant mélange de sophrologie et de EMDR, avec l’aide d’une thérapeute, et j’effectue un recul nécessaire, qui permet ensuite à mes mots de sortir calmement.

Il est très important de ne pas rester angoissé face à ces troubles de la concentration, car ils vont empirer. C’est agaçant, surtout quand on est enseignante, d’oublier sa leçon, mais la respiration aide beaucoup parce qu’aucune énergie négative n’est véhiculée, ainsi les réactions des élèves ne seront ni agressives ni impatientes, juste bien veillantes. La peur engendre la peur, le calme apporte le calme.

Notre société a tendance depuis quelques années à oublier la bienveillance, à réagir sans communiquer juste sur des informations triées, parfois mal comprises, alors qu’un mot peut avoir des multiples interprétations.

 

Tout le monde oublie un jour ses clés quelque part, son téléphone, son sac. Il faut apprendre simplement à en rire, à accepter que la fatigue, le stress, la vie altèrent autant nos capacités d’analyse que de concentration, et surtout refuser que la peur s’invite, car ensuite pour qu’elle nous quitte, il faut vraiment la pousser vers la sortie

( 18 avril, 2018 )

Peur de rien

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J’adore cette chanson deJean Jacques Goldman qui me motive en pleine écriture de mon polar … je remplace inconsciemment « avec une guitare à la main » par « avec un stylo à la main … »

 

Y’a les choses qu’on peut faire

Et puis celles qu’on doit pas

Y’a tout c’qu’on doit taire

Tout c’qui ne se dit pas

Des vies qui nous attirent

De brûlures et de clous

Oui mais ne pas les vivre,

C’est encore pire que tout

De sagesse en dérive

De regrets en dégoûts

Y’a qu’une guitare à la main

Qu’j'ai peur de rien

 

Quand les juges délibèrent

Si j’fais mal ou j’fais bien

Si j’suis vraiment sincère

Moi j’sais même plus très bien

Quand les rumeurs « vipèrent »

Quand l’image déteint

Il m’reste ce vrai mystère

 

Et ça, ça m’appartient

Quand je frôle la lumière

Qu’un instant je la tiens

Avec ma guitare à la main

J’ai peur de rien

 

Y’a des choses qu’on pense

Qu’on voyait pas comme ça

Mais on garde le silence

Et on presse le pas

Des regards qu’on détourne

Des gestes qu’on fait pas

La conscience un peu sourde

Et pas très fier de soi

Quand la dose est trop lourde

Quand l’blues va un peu loin

J’prends ma guitare à la main

Et j’ai peur de rien

( 18 avril, 2018 )

Doit-on devenir paranoïaque ?

 

Depuis presque dix ans, j’ai peur de l’informatique et de ses dérives, certainement parce que n’étant vraiment pas douée, j’ai l’impression d’être un pigeon ( ce qui s’est révélé plus d’une fois le cas). Depuis le scandale de FB et de l’intrusion dans ses données, les journalistes y vont de leurs petits secrets qui font froid dans le dos.

Qui ne s’est pas connecté à un réseau public ? Un hôtel ou un resto ? Grave erreur, il semblerait que ce soit un moyen idéal d’ouvrir notre téléphone à des intrus, un peu comme si on leur tendait directement la le mot de passe. Pire encore, un informaticien chargé d’intervenir en urgence lors d’attaques informatiques et capable de retrouver la trace des assaillants, explique que « la pose d’un mouchard » est d’une facilité digne d’un enfant. « Ecoute des appels, lecture des messages, géolocalisation, prise de photos à distance, surveillance des applications, intrusion dans les mails, sur les réseaux etc »

N’importe quel expert en informatique va soupçonner une faille, mais les andouilles comme moi, et nous sommes nombreux, nous n’allons rien voir, surtout si nous avons avec notre progéniture un partage d’icloud alors l’apparition d’une application inconnue ne va même pas nous surprendre.

Je n’aime pas l’informatique, je ne suis pas une informaticienne, et j’en ai un peu assez de devoir me poser sans cesse des questions sur la sécurité de mon réseau. Enseignante, je travaille sur clé usb depuis des années pour des échanges de fichiers éducatifs, pour des films que je fais en coopération, lors de réunions pédagogiques ou autres. Comment savoir si ces échanges sont sans risque ? Et je ne parle même pas de tout ce que l’on reçoit par We transfert autant scolairement que dans le milieu de l’édition. J’ai été maintes fois piratée (un peu trop à mon goût), j’ai du changer de FAI, de PC, de disque dur. Honnêtement cela commence à être un peu coûteux.

Comment peut-on avoir des données totalement sécurisées ? Comment faire confiance et surtout doit-on faire confiance ?

À notre époque, la plupart des personnes utilisent des VNP. Je m’y suis toujours interdite d’en utiliser car se cacher pour agir est de la pure lâcheté. À une époque, mon IP avait été hackée, des mails envoyés, le pire est que « parce que j’étais une femme et une idiote », on m’avait jugée suffisamment stupide pour avoir commis ce délit, alors que mon antivirus possédait un VNP intégré, et même si je ne l’utilisais jamais, si j’avais voulu nuire, je l’aurais bien évidemment fait ! Seulement, je ne sors pas masquée ! Même lorsque je regarde une série en streaming, j’assume ! D’un autre côté, je serai incapable de vous dire comment ça marche alors si un jour il s’affiche ou s’enclen, dites le moi :) :)

J’assume mes erreurs, j’en fais, vous aussi, non ? mais par ailleurs, je n’aime pas cette idée que mon ordinateur ou mon téléphone se transforment en un libre-service où n’importe qui peut se promener sans mon autorisation.

Alors doit-on friser la paranoïa ? Je suis contre cette idée, mais jouer la carte de la prudence, cela devient nécessaire. Je n’ai rien à cacher hormis mes manuscrits en cours, et je me retrouve contrainte de tout transférer sur des clés, ce qui est hyper contraignant, surtout que j’ai le chic de ne jamais savoir où j’ai dépos ma coé. Un manuscrit volé et non enregistré il y a sept ans m’a largement suffi. Après, vivre dans la peur n’est pas vivre, mais comme je l’ai toujours dit n’importe qui de doué peut manipuler, détruire des relations, s’amuser voire pire par le biais de l’informatique. Vivre, oui, mais avec prudence.

 

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( 17 avril, 2018 )

Quand le virtuel croit flirter avec la réalité …

Être auteur, c’est emporter les lecteurs vers son propre univers. Quand l’imaginaire devient une réalité pour eux, c’est amusant, et légèrement gênant.Un récent retour de Rouge «  J’ai adoré votre polar, résultat j’ai acheté sur Amazon vos deux ebooks suivants, Blanc et Bleu. La fin de Bleu, trop forte ! Mais dites-moi, vos personnages sont si vrais qu’ils semblent exister. Cette pourriture d’Adelaïde, ce pervers de Matt, cette Adelyse allumeuse, et Marie, est-ce vous ? Dites-moi tout … »

Que des personnages, jeune fille, que de simples personnages. Comme je l’ai déjà dit plusieurs fois, j’attrape un physique au vol auquel je peins un bout de personnalité d’une personne, un bout d’une autre, même Marie n’est pas moi. Le seul fait « vrai » est l’histoire de Chris, qui s’apparente à celle de mon fils, il est « mon moteur à jamais « donc je voulais lui donner un léger hommage. Comme je l’ai souvent dit, des Hortense, j’en ai croisées lorsque je travaillais dans le 7e, j’ai toujours eu une grande affection pour ces femmes naïves et riches, en souffrance. Depuis 2014, j’ai reçu de nombreux témoignages, certaines ont pris leur envol. Des Matt aussi, arrivés à nos âges, les hommes se déplument, et va-t-on savoir pourquoi, cela décuple leurs infidélités. Le personnage d’Adelaide me fut inspiré lors de la venue d’une intervenante lorsque je finalisais Rouge. Je cherchais un personnage « bizarre ». J’étais aidée à l’époque par un collègue qui m’a soufflé l’idée, un personnage clé de l’ombre. Quand à Adelyse, je la voulais devenir le fantasme des hommes et des femmes, la faire évoluer au fur et à mesure des romans. Il semble que ce soit réussi.

Après c’est du virtuel, de l’imaginaire, rien n’est vrai. Pas de micros cachés, pas de bébés avec les yeux bleus, pas de complot, ou alors franchement, c’est un pur hasard.

Mon nouveau polar se dessine déjà sous la même forme, des personnages qui évoluent, qui interagissent, comme dans la vie. Des drames possibles qui pourraient exister, peut-être, ou pas. Je ne nie pas que dans la réalité les vaudevilles n’existent pas, que les non-dits pourraient faire un excellent roman, mais ce que j’aime c’est emmener le lecteur à décrocher du réel, à s’envoler dans mes mots.

En tant que lectrice, j’ai toujours adoré ces bouquins que je n’arrivais pas à fermer le soir, qui me tenaient en haleine jusqu’à la dernière page, et dont je sortais heureuse.

C’est ce que je tente, à mon petit niveau, d’offrir à mon lectorat, et je suis ravie quand la flèche atteint son but.

Continuez à savourer mes romans policiers, car le prochain risque de vous surprendre, encore !

Et puis si vous voulez vous faire du bien … Juste une Seconde est pour vous …

Là encore suis-je cette Faiseuse de bonheur ? Là, peut-être que j’essaie depuis toujours de suivre les pas de ma grand-mère, qui elle était une vraie faiseuse de bonheur … Malheureusement, pas si simple d’offrir le bonheur à notre époque, c’est trop souvent mal perçu …

 

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