( 16 avril, 2018 )

Merci d’exister

 

On ne dit pas assez souvent merci, autant à la vie qu’à ceux qui furent tel un souffle là pour semer les graines qui aujourd’hui ont poussé laissant place à de magnifiques fleurs. Dire des mots qui font du bien, donner sans attendre en retour, juste un petit peu quand même, car on reste des humains, avoir envie de dessiner des soleils immenses, des coeurs partout, désirer envoyer des milliers de baisers simplement pour imaginer un sourire. Les gens ne cessent de pester contre le gouvernement, contre leur boulot, contre leurs voisins, leurs enfants, mais être heureux d’être en vie reste tout de même une bien jolie réalité. Il n’y a de hasards, je ne cesse de le dire, juste des épreuves parfois destinées à nous inciter à changer notre routine. Ce sera untel qui partira sur un coup de tête faire ses fromages au fin fond de la France, unetelle qui quittera son job pour un travail plus emphatique lui correspondant mieux, cet autre qui prendra simplement le pinceau pour barbouiller la vie en Technicolor, ou pour remplir des pages blanches. Des milliers de choix existent, des dizaines de possibilités souvent ignorées et qui parfois se dessinent qu’après une épreuve difficile. Alors au lieu de continuer à haïr ces autres qui au final n’ont fait que passer même si nos vies en ont conservé des traces parfois encore douloureuses, peut-être serait-il bon de changer nos pensées en disant simplement merci … si tu n’étais pas passé par moi, je ne serai pas là aujourd’hui à réaliser ce rêve …

Alors qui que tu sois, tu te reconnaîtras ou pas, peu importe qui tu es, qui tu fus, tu as fait de moi ce que je suis, merci à toi d’avoir existé …Merci à vous amis du présent « d’être » Tout simplement …

( 28 février, 2018 )

Accepter sa maladie, un premier pas …

 

Lorsque j’ai écrit « Hashimoto, mon amour », j’étais au bout du rouleau, n’acceptant pas cette maladie qui me détruisait en profondeur, sournoisement, sans que je n’ai rien anticipé. J’ai laissé mes émotions prendre le pas sur mon corps, résultat cette petite glande a parlé à ma place, a crié devrais-je dire. Aujourd’hui, j’ai fait un long chemin, accepté ma destruction irréversible, avancé, et malgré tout, je continue de croiser l’incompréhension dans certains regards, l’agacement dans d’autres.

Comment une femme avec une si bonne « mine » peut-elle être vraiment malade ? Ce ne serait-il pas un peu psychosomatique tout ça ?

Ces remarques, ces regards sont encore plus douloureux à accepter. Une personne dépressive qui se met à pleurer en public se retrouve bien plus considérée qu’une personne épuisée par sa thyroïde qui souffre tout autant.

 

Il faut donc cette reconnaissance parce que cette indifférence fait mal.

Pour terminer quelques extraits « d’Hashimoto, mon amour »

 

« (…)  Bien sûr, je garde toujours une grande fatigue souvent non prévisible, une fragilité et une sensibilité exacerbée que je n’avais pas avant. Bien sûr, je suis contrainte de prendre chaque matin mon traitement qu’il fasse beau ou mauvais, que je sois en vacances ou en activité. Bien sûr, tous les troubles liés à cette maladie n’ont pas totalement disparu ou reviennent parfois par crise, me prenant par surprise. Bien sûr que l’entourage ne comprend pas toujours.

Allez expliquer à votre fils qui vous a toujours connue pleine de vie que vous êtes ralentie, que vous ne pouvez plus vous promener dans un salon de jeux vidéo durant des heures parce que vous êtes épuisée.

Allez expliquer à votre conjoint que même sous un soleil de plomb, vous êtes toujours gelée, vous qui n’aviez jamais eu froid de votre vie.

Allez dire à vos amis que c’est fini les grandes fiestas car vous êtes épuisée le week-end et que vous ne pensez plus qu’à une seule chose : récupérer.

Allez dire à vos collègues que chaque fin de journée vous êtes prise de vertiges. Elles s’en moquent alors on se tait. Et la liste est longue. Il est difficile pour celui qui n’est pas malade de se mettre, même cinq minutes, à notre place. Il est même insoutenable pour ceux qui travaillent avec nous de poser un regard bienveillant sur notre maladie. Rien ne montre dans notre apparence physique que nous avons Hashimoto. Nous seuls le savons.

Nous avons, certes, les traits un peu plus tirés, les cheveux moins fournis ou plus secs par périodes, quelques rondeurs en trop, mais qui s’en soucie ? C’est à l’intérieur que tout se joue.

Au final, nous ne nous sentons pas compris mais au fond quel étranger peut comprendre cette maladie ? Notre souffrance nous appartient, elle nous est propre. Elle est invisible. Seules les personnes comme nous réagissent à nos angoisses, à nos craintes. Une fois que l’on croise la route d’Hashimoto, c’est pour la vie. »

 

Alors petites soeurs et petits frères Hashimoto, restons unis …

 

( 6 février, 2018 )

Ces signes que nous avons envie de voir

L’homme a besoin de se rassurer, de trouver des signes pour donner un sens à sa vie. Certains vont appeler cela « les coïncidences de vie », d’autres simplement le hasard. J’aime à penser que le hasard n’existe pas, que nos vies ne sont qu’une résultante de nos propres choix, que ce hasard n’est en fait qu’une mauvaise interprétation de ce qui est.

Nous rencontrons beaucoup d’interactions qui n’auront aucun impact sur notre vie, d’autres minimes qui vont la changer à jamais. Certains mots seront comme du baume sur des vieilles blessures, d’autres seront pire qu’un coup de couteau en plein coeur.

Alors, pour survivre, car il est toujours question essentiellement de survie, de cette force que l’on doit trouver en nous pour ne pas plonger définitivement vers un puits sans fond, on va donc voir ces signes comme une pure évidence, ces signes rassurants, ces signes qui font du bien.

Est-ce si important de savoir au fond si c’est monsieur hasard qui cogne à notre porte ou si c’est madame la vie qui nous donne un coup de pouce ? L’important n’est-il pas au final de se sentir mieux ?

Ma vie a été jonchée de drames, de faits auxquels je n’étais pas préparée, que j’ai pris en pleine face, maintes fois j’aurais pu couler, sombrer dans une dépression dont je ne me serai certainement pas relevée ou dans des addictions qui m’auraient emportée, au lieu de cela j’ai toujours puisé le courage et la force dans ces fatalités. Quand on perd une personne va naître une douleur, différente pour chacun. Nos réactions ne sont ni quantifiables ni prévisibles, elles s’inscriront juste dans notre ligne de vie. Cette perte se retrouvera alors reliée à un signe que nous avons envie de voir. Ainsi je suis devenue enseignante après le décès de mon fils, une coïncidence de vie de quelques secondes, un mot dit par une ancienne directrice d’école qui s’était occupée de cet enfant, et ma vie a changé. Aurait-elle été autre s’il avait vécu ? Certainement, tout comme ma vie serait totalement différente aujourd’hui. Tant de faits ont découlé de « ce signe », tant de rencontres, tant de merveilleux moments, tant de douleurs aussi, jusqu’à cette plume qui ne cesse de bouger aujourd’hui. Sans ces signes que j’ai voulu voir, sans cette nécessité à vouloir toujours survivre, sans être passé par toi, serais-je moi ?

( 9 décembre, 2017 )

H et la plume de l’espoir

Nombreux vous l’attendiez, la livraison fut bien longue, mais il est là !

 

Pour la reconnaissance des maladies auto-immunes et contre le harcèlement scolaire, quelques livres dédicacés sont possibles. Livre jeunesse 6/12 ans.

Envoyez un commentaire ( qui restera confidentiel) pour contacter l’auteure, une dizaine d’exemplaires disponibles.

 

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( 4 novembre, 2017 )

Juste une seconde

Extrait

Ces derniers jours, j’ai appris à accepter une évidence, ce que je fais, ce que je crée, est pour moi un trésor auquel je dois croire, qui peut ne plaire qu’à moi seule. Ce n’est pas grave. L’important est de le faire, d’avoir, d’avoir surtout été jusqu’au bout.
Il est important de réaliser que les trésors de nos vies peuvent être mis à jour. Nous en avons tous, il faut juste les trouver et surtout ne pas jalouser les autres. Nous avons chacun les nôtres, car nous sommes uniques, tout comme notre créativité. Soyons tous les architectes de notre vie.

 

En vente site Amazon

 

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( 23 septembre, 2017 )

Ensemble pour une reconnaissance

 

Chaque personne est différente, chaque individu est unique, et c’est pourtant certaines maladies sont méconnues. Aujourd’hui, je vais vous parler de l’une d’elle, la maladie du syndrome de Susac, rare, puisque 500 cas dans le monde.

Susac a décrit pour la première fois ce syndrome en 1979, et touche principalement  principalement les femmes entre 18 et 40 ans. La maladie se caractérise par une vascularite non nécrosante d’étiologie inconnue touchant des vaisseaux de petit calibre et responsable d’occlusions artérielles, engendrant encéphalopathie ; surdité de perception en règle bilatérale ; occlusion des branches de l’artère centrale de la rétine. Néanmoins cette triade peut être incomplète, rendant le diagnostic difficile et de fait la fréquence du syndrome sous estimée. Des céphalées peuvent précéder de plusieurs mois ces symptômes. L’encéphalopathie se manifeste dans plus de 80% des cas par des troubles cognitifs ou des manifestations psychiatriques ; dans de plus rares cas, une ataxie, des troubles sensitivo-moteurs, une atteinte des paires crâniennes, des troubles sphinctériens, etc. peuvent exister.

 

Cette maladie s’apparente souvent à une sclérose en plaque, pouvant s’ajouter à une maladie auto-immune d’Hashimoto ou autres.

 

La douleur psychologique du malade face à cette maladie incurable est terrible.

 

Une fois de plus, ne laissons personne de coté, ce n’est pas parce que ce n’est qu’une poignée d’humains touchés, qu’il faut les négliger.

Chaque homme, chaque souffrance a droit à un regard, à une reconnaissance, c’est notre but, celui de l’envol du papillon …

( 15 avril, 2017 )

Le premier pas

 

« Le premier pas

J’aimerais qu’elle fasse le premier pas

Je sais, cela ne se fait pas

Pourtant j’aimerais que ce soit elle qui vienne à moi  » Qui n’a de ma génération n’a pas écouté en boucle cette superbe chanson de claude Michel Schonberg. À treize ans, je rêvais déjà qu’un garçon puisse, lui aussi, désirer qu’une fille fasse le premier pas.

Des décennies après, je constate que malgré le changement des mentalités, malgré la liberté sexuelle des années 80, ce premier pas fait par une femme est toujours perçu par ces messieurs comme une anomalie.

Alors, j’ai envie de parler à ces hommes qui jugent négativement une femme pour son geste ( et croyez-moi, je ne cesse de recevoir des témoignages qui me font frissonner).

Si une femme fait des avances, ce n’est pas parce qu’elle est une pute, mais simplement parce que vous lui plaisez, et ce n’est pas une catastrophe car vous avez le droit de dire non ! Ensuite le fait qu’elle ose, ce qui est loin d’être simple vu les mentalités, montre qu’elle préfère agir que se faire prendre la place par une plus dégourdie, tertio, si elle l’a fait, c’est qu’inconsciemment vous avez laissé une ouverture.

Ensuite, et bien c’est à vous d’agir. Elle vous a mâché le travail bon sang alors à vous de l’embrasser. Elle vous a déjà envoyé des signaux, aucune chance d’être repoussé ! Prenez votre courage à deux mains.

Que de drames je lis dans vos messages régulièrement, que de peur de part et d’autres. Derrière un écran, tout se dit, mais face à face, c’est autre chose.

 

C’est pareil dans la vie. Ce premier pas qui ne se fait pas. Les gens veulent plein de choses, vivre des changements, avoir un but, mais se contentent de grogner sans cesser, de se plaindre, sans pousser les barrières, sans casser leurs chaines. Il faut oser faire ce premier pas qui va tout changer, avoir le courage de se remettre en question, de quitter ce qui pèse. Facile à vingt ans, plus dur à cinquante.

Untel n’aime plus son travail qui lui prend trop de temps. Tout quitter est souvent un premier pas trop catégorique, alors mieux vaut passer par les alternatives. S’astreindre à diminuer ses horaires, à couper son téléphone lorsque l’on est avec une personne qui compte, s’organiser pour faire une vraie pause sans penser au travail.

Une relation me racontait dernièrement qu’il avait sauvé son travail, son couple et sa santé en se forçant à sortir chaque midi avec son pique-nique dans un parc face à son travail qu’il neige ou vente. S’obliger à casser le rythme, la routine, se retrouver seul avec lui-même avait été bénéfique.

En amour, dans votre quotidien, dans votre travail, une seule solution, savoir ce qui est bon pour nous, et tout faire pour le réaliser ! Visualisons ce pas qui va nous sauver d’un avenir terrivle, dans huit jours … Ne nous trompons pas !

Dessinez-vous des nuages, de jolis coussins, un jardin secret pour rêver … Osez faire ce premier pas symbolique.

( 19 janvier, 2017 )

L’homéopathie utile ou dans la tête ?

Quelle importance dirais-je si cela marche, et je peux l’assurer, cela marche ! Allergique au stérate de magnésium, cochonnerie de stabilisant que les labos, pour des questions de gros sous introduisent de plus en plus dans les excipients, je me retrouve avec une impossibilité à me soigner sous peine d’être couverte de dégâts. J’ai donc une liste très réduite de médicaments testés peu allergogènes, en dehors de cela que faire ? J’ai rarement été malade dans ma vie, heureusement, mais entre l’avancée de l’âge et la maladie auto-immune d’Hashimoto, je suis obligée de redoubler de vigilance. Supprimer la thyroxine au profit de l’homéopathie ? Jamais !
J’ai déjà écouté un spécialiste et réduit mon traitement en octobre, résultat je le paie cher en ce moment et je suis revenue à prendre le même dosage qu’avant. On peut donc subir des variations endocriniennes et ne pas foncer juste en regardant les normes, car le résultat sur le long terme est pire (plus de GR, anémie, et tsh qui remonte en flèche)
Alors, je rencontre régulièrement des médecins, des endocriniens ou des personnes qui me disent que l’homéopathie n’est qu’un placebo, mais que dans mon cas, il n’y a rien d’autres à faire. C’est certain que face à une énorme anémie comme celle que je viens de traverser, et une grosse poussée thyroïdite, hormis le repos forcé, et une cure intensive de fer, il n’y a pas de solution. Ah, si du temps pour être sur pied et c’est long croyez-moi de se sentir faible sans énergie, et pas toujours bien compris par ceux qui m’entourent.
Quant à l’homéopathie, il faut savoir effectivement qu’aucune vraie donnée scientifique n’a été validée ( certainement parce que cela remettrait en cause la « vraie » médecine) mais pourtant un français sur trois y a recours en un an. C’est beaucoup pour un placebo, non ?
Depuis 1982, ces médicaments sont remboursés par la sécu. Quand on sait que les autres techniques douces ne le sont pas, c’est qu’il y a des malades qui l’utilisent et qui en sont satisfaits.
Placebo ? Et les enfants ? Comment eux peuvent-ils guérir ?
Mon dernier fils fut conçu, j’avais plus de 40 ans. Mon médecin homéopathe m’a soignée durant toute ma grosses sous « petites granules » tout en renforçant le système immunitaire du foetus. Aujourd’hui à quinze ans, mon fils n’a jamais été vraiment malade, n’a jamais eu un antibiotique juste une petite grippe lundi, sa première, qui  s’est soignée juste avec un antipyrétique. Hasard ? Peut-être … ou pas, peu importe.
Dernièrement, lors d’une lourde épidémie de gastro, j’ai vu un enfant secoué de vomissements avec une fièvre de cheval durant des heures, quelques granules à une heure d’intervalle, et il était sur pied. Hasard ? Peut-être, mais la maman était aux anges et le môme heureux.
Des cas similaires, j’en ai des centaines.
Je crois qu’il serait tant de clore ces débats inutiles. L’important n’est-il pas que les gens se sentent mieux ? même s’il y a une grande part de psy, c’est le bien-être qui prime.
On sait tous que l’homéopathie ainsi que toutes les médecines douces ne peuvent guérir un cancer, le sida ou même une très grosse infection, mais pour les petits bobos, pourquoi ne pas avoir cette liberté de choix sans être montré du doigt ?
Quand on se retrouve comme moi, otage des labos inondant les médicaments de substance pour les stabiliser, les conserver, on bénit les médecines douces qui nous aident à garder un semblant de forme.
Et si un jour ma thyroxine en gouttes disparaît car peu rentable selon le labo Seb à qui j’ai parlé, ne pouvant prendre de comprimés, ayant un traitement à vie, sachez dès maintenant qui creuse ma tombe, ce sont eux qui ne misent que sur l’argent, et non sur la santé du patient.

( 11 janvier, 2017 )

Ces hommes que l’on n’oublie pas.

Une chanson me disait récemment une amie, et le passé se rappelle à notre bon souvenir. Les statistiques montrent pourtant que les hommes souffrent bien plus que les femmes face à une rupture qu’ils n’ont pas décidée. Pourquoi ? Serait-ce parce que leur égo en a pris un sacré coup ou parce qu’à force de jouer les insensibles en surface, sous la couche, un coeur saigne ? L’amour est le sentiment le plus beau qui soit, magique, irréel que l’on dessine du bout des lèvres, du bout d’un pinceau, d’un stylo, d’une caresse. L’amour, c’est une énergie qui nous envahit jusqu’à nous rendre dépendant, pouvant nous changer. Les affinités amoureuses ne sont pas monnaie courante, c’est cette sensation presque parfaite de se sentir combler lorsque l’on se trouve avec l’autre que ce soit pour quelques minutes ou pour une vie. Ces hommes qui vont ainsi toucher notre âme ne seront parfois que de passage tel un éclair dans notre vie, parce qu’ils ne sont pas libres ou simplement pas amoureux, et pourtant ils vont laisser un sillon brûlant, un souvenir inébranlable, malgré les jours, les mois voire les années.
Pourquoi sont-ils si difficiles à oublier ? Parce que souvent nous n’arrivons pas à pardonner l’autre ce souhait de ne plus avoir de contact, nous lui en voulons de ne plus ou pas nous aimer. La colère, la frustration s’invitent alors à notre porte et plutôt que de refuser d’ouvrir, nous laissons s’infiltrer ces émotions bien trop négatives. Il faut se reconstruire après une rupture, surtout si elle n’a pas d’issue positive, surtout si on est certain d’avoir tout essayé, sinon on tombera vite dans un schéma type : dépression, rancune, violence.
Tous les psychologues sont unanimes sur ce point, il faut pardonner, ce qui ne veut pas dire oublier ou nier. Mais comment pardonner quand on a si mal ? Quand on ne cesse de penser en boucle au mal que l’autre nous a fait, à nos rêves effondrés, à ce désir non satisfait ? Tout d’abord, il est important de se dire que le pardon n’implique pas l’oubli.
 » Je sais ce que tu m’as fait, je ne l’oublierai jamais, mais j’accepte de te pardonner, de me pardonner, et de ne pas en reparler, et surtout, je te fais savoir que je ne prendrais pas ta culpabilité sur mes épaules. Ce qui est fait ne peut s’effacer. »
Il me semble primordial, et c’est le plus difficile, d’accepter la souffrance que l’on a pu ressentir et de la verbaliser.
« Je t’ai aimé à en mourir, au fond de mon âme, de mon coeur, ton abandon fut une véritable violence, même si tu ne l’as pas comprise, et je veux que tu le saches. »
Ce pardon que l’on accepte au fond de nous implique-t-il de se réconcilier avec l’autre ? La vie n’est pas un conte de fées et souvent, deux personnes n’évoluent pas au même rythme. Lorsque l’une termine son chemin vers sa reconstruction, l’autre parfois la commence juste. Très souvent, ces deux personnes n’ont plus rien à se dire, se raccrochent à un amour ancien qui n’existe plus. Souvent, on ne parvient pas à oublier ces hommes, simplement parce qu’il est sécurisant de se raccrocher à un ancien amour ou à une illusion. Tourner la page est violent, difficile et pose la question inéluctable  » Et si … Et si, il m’aime toujours, et si il est mon âme soeur, et si on pouvait juste une fois refaire ensemble le monde, et si je pouvais lui dire à quel point je l’aime Ou plutôt, je l’ai aimé … »
Au final, et si on les oubliait ces hommes qui nous ont fait tant de mal ? Parce qu’au final, s’ils  avaient voulu revenir vers nous, ne l’auraient-ils déjà fait ?

 

( 4 janvier, 2017 )

Ne jamais rien regretter

 » Je ne regrette pas mon passé juste le temps perdu avec les mauvaises personnes »
Citation lue récemment, et qui, inconsciemment, en cette nouvelle année interpelle.
Le temps, on ne cesse de l’entendre, est un concept, et pourtant n’est-ce pas lui qui dirige nos vies ? Sans ce fichu temps, tout serait différent, nous passons tellement de moments à nous poser des questions, à remettre nos décisions voire nos ressentis en cause, à finir par nous penser coupable alors que la vie, elle seule, est un risque permanent. On a tous en mémoire des heures perdues à espérer une main tendue, à souhaiter que le voile se lève, que la paix revienne. Une impression de brasser des moulins à vent, de patauger dans la semoule. À ces moments précis, on se dit que l’on a vraiment perdu des heures à tant vouloir l’impossible, que l’on a gâché ce précieux temps à vouloir changer certaines personnes, à vouloir refaire le monde.
Le pardon est une chose vraiment importante, et il faut s’en souvenir. Pardonner à ces « mauvaises personnes » parce que nous avons trop cru en elles, que nous avons misé notre vie sur elles, est nécessaire parce que simplement elles ne sont pas ce dont on rêvait, juste une autre réalité, pas la nôtre, c’est tout. Cette simple constatation change la donne. Mais surtout, pouvoir se laisser aller à pardonner, c’est simplement s’autoriser à avancer, à repartir du bon pied. Alors, est-ce du temps perdu ? Non, juste des minutes écoulées, quelques petites minutes, qui auraient certainement pu être utilisées autrement, mais qui furent tout de même importantes à cet instant-là.
Ne rien regretter, ne pas se lamenter et surtout ne pas laisser la peur nous empêcher de parler, jamais, même si c’est dur ou compliqué, toujours se dire que nous avons une voix pour nous exprimer, qu’il est impératif de combler ce fichu silence et de ne pas croire que nous sommes en train de perdre notre temps. Et si le pardon est trop dur, si certaines choses sont encore coincées, le prendre, ce temps, mettre de la distance, tout simplement, et cesser de se culpabiliser et de se retourner.
Le présent est ce pas que nous sommes occupés à faire, non celui que nous avons fait. On est tous amener à trébucher, et tous capables de nous relever. Le tout reste de ne pas entrainer les autres dans notre chute ou de nous laisser glisser dans la leur.
Regretter n’est qu’un frein à notre évolution personnelle. Et puis, au fond, que ces dites mauvaises personnes méritent ou non d’être pardonnées n’est au final pas le vrai problème. Il faut cesser d’être dans le monde des bisounours, certaines personnes ne changeront jamais, même si on leur tend la main durant des années -. Pardonner, c’est simplement s’offrir à soi, très égoïstement la paix.

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