La ligne de vie
Un sourire, un geste de la main au coin d’une rue, dans une voiture et le monde s’illumine de mille paillettes …
merci …
Sans communication il n’y a pas d’action.
Tout a une fin …
Me voilà réconciliée avec les salons ! Quelle agréable journée nous avons passée. Le salon était bien exposé, très accueillant, lumineux. Les auteurs d’Edilivre étaient tous regroupés ce qui m’a valu de faire connaissance avec des auteurs fort sympathiques. Claude Duberseuil , mon voisin, était très agréable et le temps a passé très vite, tout comme Emmanuelle Solac, mon autre voisine, référente du groupe Edilivre. Des contacts avec des visiteurs très drôles, ce couple de Gagny plein d’humour qui a beaucoup fait rire notre tablée, tout comme certaines lectrices parfois au profil atypique plein de fantaisie. Le tout fut ponctué par quelques ventes. Au moins, on n’est pas parti bredouille comme à Boissy l’an dernier. Une bien meilleure ambiance où chacun recherchait plus le contact humain que les ventes.
Agréable à vivre, un salon où l’on se retrouve entre auteurs de la même maison d’Édition, pouvant ainsi échanger des idées, des remarques, des critiques bien sûr, mais aussi de nombreux points positifs. Edilivre est souvent très critiqué, mais on constate qu’il y a bien plus mal loti. Un auteur ayant publié chez les plus grands se plaignait de certains droits d’auteur que ses éditeurs n’avaient jamais versés ( auteur très connu, très drôle, médiatisé), la maison ayant fait curieusement faillite après avoir encaissé un bon pactole.
Il ressort que les tarifs d’Edilivre restent trop chers. Un auteur présentait un livre magnifique sur des tours de magie mathématiques à un prix astronomique. Quel dommage ! Je sais que mon fils lorgnait dessus, mais …
Discuter avec de nombreux visiteurs montre que le livre papier a encore un bel avenir et reste une valeur sûre, que la crise limite les prix à un achat de 20€ maximum et que ce sont les romans d’amour qui ont toujours la cote numéro un. Le monde est toujours sentimental. Réjouissons-nous-en.
Le lecteur » lambda » ne se tournera pas spontanément vers les romans policiers ( » c’est trop compliqué « ), les livres de poésies, ou les livres historiques. Leur recherche s’orientera vers un contenu court et facile à lire. Est-ce à dire que La Culture serait en danger ? Peut-être pas ! Juste que le besoin de s’évader de vies difficiles ne peut s’effectuer que dans un livre accessible à tous.
Ma conclusion : j’ai passé très bon dimanche d’où je sors ravie, espérant retrouver certains auteurs le 30 novembre pour mon prochain salon et surtout pour une bonne partie de rigolade. Je remercie mon mari et mon fils de m’avoir soutenue. Et merci à l’auteur Isio Poilodos d’être passée me faire un petit coucou. C’est génial cette chaîne de solidarité que nous avons sur certains groupes sociaux.
Je suis allée voir le film LUCY de Luc Besson.
Le thème :
A la suite d’une poche de drogue qui se fissure, une jeune étudiante voit ses capacités intellectuelles se développer à l’infini. Elle « colonise » son cerveau, et acquiert des pouvoirs illimités jusqu’à pouvoir utiliser 100% de son cerveau.
Un excellent film à la Luc Besson. Ce film est prenant, étonnant, captivant, éblouissant, intelligent, et recherché. Le scénario est basé sur des recherches scientifiques.
En lisant les critiques, il y a des avis négatifs concernant sa longueur. C’est vrai que certaines scènes sont inutiles, sa violence : Besson ne fait pas dans la dentelle mais ce n’est pas une nouveauté.
Par contre, j’adore le message et la philosophie transmise. On n’en sort pas indemne, sans se poser de grandes questions existentialistes. Notre évolution doit-elle se faire au détriment de ce qui fait de nous des humains, l’empathie ? Notre aboutissement est-il de nous fondre en une énergie universelle ? ce film veut il démontrer que plus on est intelligent, plus on a un gros QI et plus on est dénué d’empathie ? Ce qui ne serait qu’une confirmation de ce que j’ai pu constater. C’est ce que je reproche, je bloque un peu sur l’absence de sentiments et d’amour. Utopiste, peut-être, je ne puis concevoir une évolution qui l’occulterait. Pour moi, ce serait simplement renoncé à notre humanité …
En tous les cas, j’ai passé un bon moment. Un bon Besson, me rappelant par certains aspects son film culte » le cinquième élément « .
Je rebondis sur ces mots de Radotage que je remercie pour ses commentaires avisés.
Difficile dans une société où on nous a appris que pour rentrer dans le moule, il est impératif de courber l’échine, d´éviter de egarder l’autre droit dans les yeux. Avez-vous déjà constaté à quel point les regards sont fuyants ? Par peur de lire peut-être dans le regard d’autrui un appel au secours auquel on n’a pas envie de répondre.
J’ai fait cette analyse dans un chapitre de mes Chroniques de Carla ( qui au passage avance ! 19 chapitres sont écrits !). Le cas du » ça va ? »
Combien de fois par jour croisons-nous Pierre, Paul l Jacques et posons-nous par pur automatisme la question devenue banale » ça va ? » Et surtout combien d’entre vous écoutent vraiment la réponse, arrivant à lire dans le regard de votre interlocuteur le » ça va, merci » comme un » Ben non ! Rien ne va bien ! »
Tout est dans cette banalisation devenue un vrai rituel de la communication. Notre société s’enlise dans des faux semblants, des personnages comme Hortense qui portent un masque inflexible pour cacher une profonde et vraie souffrance.
Braver le regard c’est nous offrir la possibilité à un moment donné d’inciter l’autre à nous regarder vraiment, sans fioriture, sans artifice. Être soi et vouloir que les autres nous acceptent ainsi …