( 20 novembre, 2018 )

Comment s’y retrouver dans le choix d’une maison d’édition ?

Nombreux sont les gribouilleurs de mots prêts à tout, même à pactiser avec le Diable, pour voir leur livre en version papier. Sensation d’un aboutissement, d’un rêve qui se réalise, seulement la route pour la reconnaissance ensuite est bien longue.

Le manuscrit est fait, c’est certainement un futur best-seller, seulement voilà, comment va-t-il en devenir un ?

Tout auteur débutant va croire bien naïvement qu’il suffit d’envoyer « son bébé » à des éditions connues pour signer un contrat. Un livre comme celui-ci, qui peut y résister ? Seulement malgré l’envoi du roman bichonné, imprimé, relié, les mois passent, laissant un goût d’amertume.

Bien sûr que l’on peut tenter, bien sûr qu’il faut y croire, mais il ne faut pas y laisser ses rêves.

Ayant bourlinguer dans ce milieu aux côtés d’une éditrice, j’ai vite compris comment cet univers fonctionnait. Tirez la carte « copinage », et votre bouquin aura « peut-être » une « petite » chance de se retrouver en haut de la pile. Scandaleux pour certains, logique pour d’autres. Nous vivons dans un monde de profit où seules les valeurs « sûres » ont une chance, une parution inconnue par an ! Et je ne parle même pas des centaines de manuscrits qui n’auront même pas été ouverts.

Si j’ai un conseil, fuyez les envois-papier trop coûteux !

Le premier réflexe sera ensuite de regarder sur Google. Quels choix prendre ?

Les éditions qui vont se dessiner, Baudelaire ou Persée, sont à droits d’auteurs et la note est salée car la correction imposée à un prix faramineux sans aucune garantie ensuite de publicité à la hauteur. Si l’auteur a de l’argent, pourquoi pas ? J’ai lu quelques livres édités chez Persée de qualité. Après je pense que pour l’auteur, c’est de l’édition à perte.

Ensuite, on trouvera les éditions comme Edilivre qui ne sont pas de vraies éditions à compte d’éditeur mais qui peuvent s’avérer un excellent tremplin. J’ai débuté avec eux, et j’avoue que je leur dois mon envol. Comme ils l’expliquent sur Wikipedia, c’est une édition également à compte d’auteurs avec tout de même un chiffre d’affaires de 3 000 600 €. Tout est dit ! Comme j’aime à le dire, ne pas cracher sur une édition qui permet à tant d’auteurs en herbes de réaliser leurs rêves. Le tout est un jour d’en sortir …

Et c’est là que la route est bien compliquée, car de dizaines de petites éditions provinciales ont vu le jour en vingt ans. La plupart n’ont pas les épaules pour tenir à bout de bras une promotion totale, résultat le livre sorti, beaucoup d’auteurs se retrouvent à critiquer leur éditeur.

Encore une fois, il faut cesser d’être naïf ! Les français achètent en moyenne deux livres par an, et à l’inverse, il se vend des millions de romans. Pas besoin d’avoir fait Saint Cyr pour comprendre que tous les auteurs n’auront pas les mêmes chances dès le départ.

Ensuite, le contrat va sceller l’auteur à sa maison d’édition, et là, selon les personnes, certaines clauses peuvent-être irrecevables. La clause de durée parfois à vie ( en particulier dans les grosses ME) dérange les jeunes auteurs, les à-valoir ( dont on ne voit jamais le moindre centime), les droits d’auteurs souvent autour de 8% dans les éditions classiques ( taux au demeurant bien bas, il faut le dire, une fois les taxes enlevées), le numérique sera toujours par contre entre 20% et 70% selon les enseignes, le tirage de plus en plus à la demande, la réduction auteur entre 20 et 30%, et surtout le sujet qui fâche, le droit de préférence !

J’en profite pour rappeler que ce droit de préférence est un droit abusif surtout si elle s’ajoute à un droit d’exclusivité. Vous pouvez alors vous retourner vers la SDL qui fera annuler juridiquement cette clause. Aucun éditeur ne peut vous imposer d’être sa chose. Par contre, il est évident que si l’entente est bonne, mieux vaut continuer une série dans la même édition !

Le choix de l’édition appartient à chacun, bien regarder les avis sur les réseaux sociaux tout en sachant rester objectif ! Ce n’est pas parce qu’une édition n’a pas plu à Pierre qu’elle ne pourra pas convenir à Paul. Chaque auteur est différent !

Et surtout, tout se jouera lors de la clôture des droits d’auteurs, seule garantie de la fiabilité d’une édition qui se doit de répertorier aussi bien les ventes sur le site de l’éditeur que sur les plateformes comme Fnac ou Amazon.

Beaucoup d’auteurs se plaignent de leur ME qui ne répercute pas les ventes en DA.

Faites comme moi, gardez une copie de chaque personne qui achète ou dit avoir acheté un livre, sachant que ce n’est qu’un petit pourcentage parmi toutes les ventes inconnues, et en cas de doute, il suffit de quémander un audit de l’éditeur ( cas extrême bien sûr, mais pour l’avoir vécue, seule garantie d’être payée !)

N’oubliez jamais que l’éditeur ne vous a pas fait un cadeau en vous éditant, c’est son job, et votre livre est le fruit de votre travail, qui se doit d’être rémunéré  !

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( 20 novembre, 2018 )

Coup de coeur 72H

72H de Matthieu BIASOTTO

 

Voilà un roman que j’ai vraiment beaucoup aimé ! Je n’avais pas encore lu de livres de cet auteur, mais j’ai été spontanément prise par cette histoire sans pouvoir lâcher ce bouquin. L’histoire est prenante dès les premières lignes. Tout se passe dans le prestigieux collège Sainte-Sophie, cet endroit où les secrets et les mensonges sont rois. Un enfant qui disparaît, Valentin, une mère qui va tout faire pour retrouver son enfant.

Difficile de parler de ce livre sans le spolier, je dirais juste que c’est un excellent livre.

J’ai vraiment adoré le style, l’ambiance. L’auteur nous entraîne dans une course contre la montre, ces 72H où tout se joue. Une histoire qui prend vraiment aux tripes !

Bref, un excellent roman que je conseille fortement.

 

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( 20 novembre, 2018 )

Inverser sa façon de voir les choses.

 

Notre cerveau est formaté à penser d’une manière ou d’une autre, souvent en fonction de notre passé, de nos expériences. Trop souvent, malheureusement, notre façon de penser est négative et nous tire vers le bas. Ce sont ces images qui vont se dessiner, ces peurs qui vont nous engloutir. Qui n’a pas un jour dans sa vie pris sa voiture en se disant qu’il allait avoir un accrochage jusqu’à ressentir une boule à l’estomac ? Qui n’a pas succombé à la peur en découvrant un symptôme anormal ? Qui n’a pas paniqué face à une phrase entendue réactivant des souvenirs enfouis ?

Seulement ce ne sont que des pensées qui arrivent et non une réalité. Ce n’est pas parce que notre meilleure amie a eu un accident que nous allons en avoir un, ce n’est pas parce que la voisine a la grippe que nous allons l’attraper. Rien n’est une fatalité !

Nous devons impérativement chasser ces pensées de notre subconscient sinon elles vont nous avaler toute crues.

Nous sommes responsables de nos pensées et nous devons apprendre à changer les choses de notre vie. Apprendre à redessiner chaque choix de manière à ce que notre vie soit plus belle, plus positive, apprendre à cesser de faire toujours les mêmes erreurs, et surtout il faut cesser de prononcer le mot impossible parce que non, rien n’est vraiment impossible si on veut s’en donner les moyens, et surtout même si une journée est difficile, lourde à porter, toujours se dire que le prochain jour sera bien meilleur que celui que l’on vit.

Alors oui, il est indispensable d’inverser sa façon de voir les choses pour vivre mieux.

 

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( 19 novembre, 2018 )

Mon histoire d’amour avec les mots.

Les plus belles histoires passent par les mots, ou peut-être aussi par les mots du silence, en tous les cas, je suis amoureuse des mots depuis toujours, tout comme j’aime ceux qui aiment les mots. Aussi loin que mes souvenirs me poussent, j’ai toujours aimé discuter, avec des adultes lorsque j’étais enfant, philosopher, chercher des réponses à des questions. L’histoire de ma jeunesse sont ces mots que je découvrais au travers de livres, peu nombreux à cette époque et souvent bien chers. Heureusement, un jour, une bibliothèque s’est ouverte dans ma ville, un préfabriqué où des livres pouvaient être prêtés. Je devais avoir onze ans et là, j’ai connu ce plaisir, que seuls connaissent ceux qui aiment les mots, de toucher, regarder, feuilleter sans se faire gronder par le marchand. Quand je vois aujourd’hui la médiathèque, mille fois plus imposante que ce petit fabriqué, j’envie vraiment les jeunes qui n’ont pas conscience de leur chance. Avoir la culture à porter de mains ! C’est si important, les mots, tellement magiques ces phrases que l’on peut assembler pour réaliser des livres, pour enjamber le monde.

Aujourd’hui, je vis dans les mots, je m’y noie aussi parfois, parce que certains emportent si loin qu’il n’est pas toujours facile de revenir. Mais toujours, du bout de ma plume, ils restent, ma plus belle histoire d’amour.

 

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( 19 novembre, 2018 )

Ces violences faites aux femmes

 

Les gros titres ne cessent de parler de ces hommes politiques accusés d’attouchements sur leurs employés relaxés. Les commentaires de l’homme du peuple sont horribles, dignes du Moyen-Âge ! « Elles » n’avaient qu’à ne passe laisser faire ! « Elles » n’avaient qu’à ne pas mettre une jupe ainsi ils n’auraient pu lui faire un doigté, et j’en passe. Bonnes gens, rassurez-moi, nous sommes bien au vingt-et-unième siècle ? La femme doit être respectée. Point. Il n’y a pas d’arguments contraires à donner ! Qu’un homme prenne plaisir à regarder une jolie femme, il n’y a aucun mal à cela. Que ce dernier s’imagine que cette dernière parce qu’elle a souri, parce qu’elle a une affinité pour lui, soit disposée automatiquement à ouvrir les cuisses, la route est bien longue ! Comme j’aime à le dire avec humour, si tous les hommes avec qui le feeling passe, avec qui je suis en phase, étaient passés par mon lit, sur ma porte, il aurait é rit « open bar ! ». Ben non ! Une femme a le droit d’être blonde, rousse ou brune, souriante, de s’habiller autrement qu’en noir, de porter des robes légères l’été ou des shorts, et surtout elle a le droit ultime de ne pas être touchée ou violentée. Une femme, cela se respecte !

Curieusement, j’ai envie de dire, avez-vous vu beaucoup d’hommes se faire mettre la main dans le pantalon ? Non, simplement parce qu’une femme est beaucoup plus respectueuse et surtout parce que cette idée de prise de pouvoir est typiquement masculine.

Regardez, une jeune fille ou une femme qui se font suivre dans la rue, qui trouveront toujours la même personne sur leur passage, ce type de harcèlement moral est d’une violence extrême, car sournoise. Un homme me disait récemment que lui, cela le flatterait. Une femme se sentira réduite à un vulgaire objet de désir sexuel. Une violence qui ne devrait pas exister.

Alors ces politiques et les autres, ces hommes de pouvoir qui considèrent que mettre la main dans la culotte de leur assistante ne nécessite pas d’en faire un tel tapage, honte à ces individus qui à eux seuls représentent vraiment un côté de la société bien sombre, celui où face à la violence envers les femmes, on ferme les yeux.

 

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( 19 novembre, 2018 )

Ces incertitudes.

 

Qui ne s’est pas un jour trouvé face à des incertitudes ? Ce sont ces choix qui se dessinent, que l’on n’est pas certain de devoir faire et qui pourtant s’imposeng  comme une évidence, pour nous ou pour les autres, des choix que l’on sait justes et bons, là pour faire du bien. Et pourtant, derrière ces décisions se cachent le doute qui nous pince l’air de dire, écoute ce qu’ils te disent, ils savent, ils ont raison.

L’incertitude, c’est cette corde qui va nous tirer en arrière, nous dire à l’oreille que nous ne devons pas prendre cette direction. Et pourtant ! Nous savons au fond de nous que c’est le bonne !

Nous sommes trop fréquemment faibles, repoussant ces choix, pire les reléguant au second plan. Une fois encore, ces incertitudes que l’on pourrait nommer indécisions sont intimement liées à nos peurs. Nous sommes incertains de la réussite de notre projet ou du choix que nous allons faire, alors nous préférons simplement faire marche-arrière, ainsi nous ne nous avançons pas vers un possible échec. Seulement, il faut vraiment prendre conscience que nous sommes les seuls maîtres de notre présent et de notre devenir, nous sommes, comme je l’écris régulièrement, les architectes de notre vie, ceux qui tirent les ficelles. C’est à nous, et à nous seuls, de faire valoir nos dons qu’ils soient intellectuels, artistiques, humains. Nous devons être fiers de ce que nous sommes, fiers d’exprimer nos talents, nos rêves.

Et surtout, une fois que votre décision est prise, nous ne devons  pas hésiter à déposer notre manteau sur une chaise, à quitter la pièce et à ne jamais revenir en arrière !

Que chacun soit fier de lui et assume ses choix même si ces derniers s’avèrent des erreurs. Aucun échec n’est dramatique, juste un signe que nous devons reconstruire autrement nos projets de vie.

 

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( 18 novembre, 2018 )

Écrire de la romance

 

Cataloguée dans les auteurs de polars au vu de mes publications « couleur », beaucoup parmi mes nouveaux lecteurs ignorent que j’ai écrit à un moment de ma vie des romans, en particulier la série des Carla, qui malheureusement n’est plus éditée.

Seulement, voir des mois de travail mis au pilon, sans raison avec la qualité des mots ou les retours des lecteurs, m’avait coupé les ailes. Plus envie de parler d’amour, d’écrire sur l’amour, d’offrir de l’émotion pure. Et puis la vie nous laisse entrevoir une petite porte, toute petite, presque magique, qui apparaît et disparaît tout aussi vite, alors un jour, parce qu’il y a toujours un jour, on sent l’envie se dessiner, un peu lorsque notre estomac a faim, une sensation bien particulière, différente des autres, une certitude, il est temps !

Pourquoi est-ce le bon moment ? Peut-être parce qu’ayant fini mon dernier polar qui ne sortira que dans un an, j’ai besoin de changer de style. Peut-être aussi parce que pour l’instant, j’attends l’avis de ma directrice de collection pour savoir si une nouvelle couleur pourra ou non glisser sous ma plume, peut-être aussi parce que j’ai envie de couleurs autre que des intrigues policières, des histoires classiques, peut-être aussi pour me rassurer que j’y crois encore … Peut-être simplement parce qu’il faut rebondir et que l’arrêt éditoriale de mes romances ne fut pas un échec qui m’était imputable.

Et puis, pour tout dire, la romance, c’est un genre tellement facile, amusant, rafraîchissant.

Au final, cela fera-t-il, si je vais au bout, un « bon » roman ? Je n’en ai aucune idée, et je m’en moque un peu. Je prends juste plaisir à poser de nouveau des sentiments, des situations, un zeste d’érotisme, bref , je m’éclate et c’est bien :)

 

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( 18 novembre, 2018 )

Le Goncourt

 

Que d’encres coulées ces jours-ci pour saluer le nouveau Prix Goncourt. On peut féliciter Nicolas Mathieu pour son livre « Leurs enfants après eux », même si, l’ayant lu bien avant qu’il soit nominé, je n’ai pas eu un grand coup de coeur. Je voudrais juste dire, avec humour, que « avant » ce prix, les commentaires sur Amazon ou Fnac étaient mitigés, comme pour tout ouvrage, certains ayant adoré, d’autres non, et soudainement, parce que ce livre est devenu « le prix de l’année », des centaines de commentaires élogieux sont venus rejoindre voire effacer les premiers.

Cela ne vous choque pas vous ou bien ce monde est devenu tellement stupide qu’il ne peut se faire une opinion et va suivre tels des moutons ?

Tout comme le fait que Actes Sud se retrouve en tête deux ans de suite alors que la ministre et directrice d’Actes Sud Françoise Nyssen soit partie du gouvernement ?

Tout est normal, bien sûr, ces concours ne peuvent être truqués, dit celle qui a vu les dessous éditoriaux de certains prix.

Personnellement, je suis ravie pour cet auteur qui va empocher un chèque de plus de trois cent mille euros de droits d’auteur. Heureux chanceux ! Après, cela garantit-il vraiment la qualité première de ce prix d’origine ?

Rappelons que le Prix  GONCOURT  a 110 ans. Ce prix littéraire français fut créé par le testament d’Edmond de Goncourt en 1896, récompensant chaque année « le meilleur ouvrage d’imagination en prose, paru dans l’année » écrit par un auteur d’expression française.

Comment peut-on juger qu’un auteur est meilleur qu’un autre alors que des milliers de livres paraissent chaque année ? Comment sont sélectionnés ces titres qui vont concourir ?  Qui tire les ficelles ?

Jouons l’avocat du Diable. Nous pouvons tous prétendre au Prix Goncourt.

Euh … Seulement voilà, pour que notre bouquin soit mis en sélection, il faut que la ME l’envoie.

Euh … Seules les grandes ME sont sur la liste des « éditions pouvant concourir. »

Euh … Le jury, c’est un peu du copinage, des renvois d’ascenseur..

Alors ? Mon livre ? Aucune chance ?

Ben …

Tout est dit !

En 2010, Claude Durand disait : « Oui, les prix littéraires sont truqués ! »

Je ne pourrais affirmer une telle allégation juste me poser la question, tous les excellents livres que j’ai pu lire édités dans des petites structures ne mériteraient-ils pas un jour un Prix ? Un vrai ?

Quant à moi, rassurez-vous, en dehors du gros chèque de DA, cela me gaverait un tel prix ! Dédicaces à gogo, soirées à supporter, tout ce que je déteste ! Mon plus beau cadeau c’est lorsque je reçois un message privé d’une lectrice qui me dit « Je sombrais, j’ai lu votre livre, je me suis relevée ! » À côté de cela, le prix Goncourt, ce n’est que du vent …

 

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( 18 novembre, 2018 )

Ce temps qui nous échappe …

 

Fichu temps qui tel sable glisse entre nos doigts sans que nous réussissions à en conserver ne serait-ce qu’un seul grain. Ce temps qui passe et qui nous dépasse, ce temps qui par vagues engloutit nos rêves, ce temps peut s’avérer un terrible obstacle si on n’y prend pas garde. Il est là, invisible, dessinant des rides sur nos visages, peignant notre chevelure en blanc, il est là, sournois grignotant même un peu notre mémoire. Ce temps qui nous échappe. Ce temps qui s’écoule,  insaisissable, peut faire peur, simplement parce que depuis notre enfance nous sommes programmés à une vérité que personne ne peut effacer : nous ne sommes pas éternels. Notre seul ennemi contre lequel nous ne pourrons jamais gagner, ce sera ce temps, parfois si long lorsque l’on s’ennuie, parfois si court lorsque l’on est heureux, parfois magique lorsque ce sont des secondes où notre vie se joue.

Ce temps qui nous échappe est un véritable cadeau qui au lieu de nous effrayer devrait simplement nous pousser à ne pas le gaspiller en disputes, querelles, agressivité, violence. Peut-être serait-il temps de profiter de l’instant justement pour faire un énorme pied de nez au Temps, car vivre pleinement ce moment, c’est forcer le temps à ne pas s’échapper totalement.

 

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( 17 novembre, 2018 )

ERECTUS, un bon roman à lire

Erectus de Xavier Müller

 

Franchement, j’ai trop aimé ce livre ! J’ai adoré l’histoire et sa problématique (car l’auteur nous en livre une derrière ses mots ). Ce roman est bien écrit, bien construit, ce serait un super scénario de film. Crédible ? Peut-être pas totalement, mais honnêtement on s’en moque un peu. C’est une lecture vraiment prenante, qui attise la curiosité sur un domaine spécifique, la paléontologie, et on passe un vraiment bon moment !

Après avoir lu beaucoup de romans un peu « gore » comme le Signal, ce livre fut dévoré comme du petit pain ! Cela m’a un peu fait penser à la série Zoo que j’avais bien aimé, avec un petit plus !

Donc un livre que je recommande vivement !

Au passage, la couverture est vraiment superbe !

 

Résumé de l’éditeur

Et soudain l’humanité se mit à régresser

À Richards Bay, en Afrique du Sud, c’est le choc.

Un homme s’est métamorphosé. Il arbore des mâchoires proéminentes, est couvert de poils, ne parle plus.

Bientôt, à New York, Paris, Genève, des Homo erectus apparaissent en meutes, déboussolés, imprévisibles, semant la panique dans la population.

De quel virus s’agit-il ?

Que se cache-t-il derrière cette terrifiante épidémie ?

Une scientifique française, Anna Meunier, se lance dans une course contre la montre pour comprendre et freiner cette régression de l’humanité.

Partout, la question se pose, vertigineuse : les erectus sont-ils encore des hommes ?

Faut-il les considérer comme des ancêtres à protéger ou des bêtes sauvages à éliminer  ?

 

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