( 6 novembre, 2021 )

Ce premier roman

Ah, ce premier roman …. Toute plume l’imagine, sans trop lui donner de contour. Il prend vit dans nos rêves. Il est beau. Il sera connu, apprécié par tous. Parce qu’on y a mis notre âme. Et puis, une fois le livre publié, une fois notre bébé entre nos mains, le rêve s’effrite. Commencent alors les difficultés à vendre ce roman auquel on croyait tant ! Un parcours du combattant lorsque l’on n’est pas une personne célèbre.  D’abord les « grandes » maisons d’édition, celles qui font une publicité médiatique à outrance permettant de faire connaître le roman font de l’ombre. Comment vous, petit auteur, avec votre livre inconnu du grand public allez-vous bien pouvoir caser votre petit bébé ? Beaucoup vous diront que c’est une question de chance, de date de sortie du livre, de relations également. Au final, vous rêviez de milliers de livres vendus et vous vous retrouvez avec juste quelques centaines, et encore !

Vivre de sa plume s’avère extrêmement compliqué de nos jours. Mieux vaut rêver à ce premier roman en restant lucide et les pieds sur terre. L’important est d’être lu même si c’est modestement. Stop au découragement. Un premier roman reste un moment magique dont on se souvient des années plus tard avec une pointe de nostalgie. Alors, il faut savourer ! Car si on sait conserver cette magie, d’autres romans suivront, à condition de ne jamais se forcer à vouloir écrire, juste laisser l’encre couler.

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( 5 novembre, 2021 )

Ne rien faire …

Qu’il est bon de ne rien faire ! Dernièrement une amie me disait prévoir « sa vie » sur un planning mensuel, ne laissant aucune place à l’improvisation. C’est sécurisant. J’agissais ainsi lorsque je travaillais. J’étais très consciencieuse et mes préparations scolaires minutieuses. C’est important avec les enfants. Depuis que j’ai laissé ma casquette au portemanteau, j’ai appris ( car il a fallu que j’apprenne) à ne rien faire ou plutôt à ne pas programmer ma vie. Bien sûr, je ne vais pas nier devoir anticiper des ateliers auxquels je participe régulièrement, mais j’aime l’idée de pouvoir m’autoriser  « un vide de temps ». Au début, cela me semblait inconcevable, comme si je me trahissais, et puis, j’ai appris. Je n’ai plus aucune once de culpabilité à me poser avec un bouquin, ou à regarder un téléfilm débile à la télévision. Certains me disent que c’est une activité, pas pour moi qui aime bouger ! Alors oui, maintenant je m’y autorise.  Et , il m’arrive de ne rien faire, simplement de sourire à la vie, car si on regarde le monde autrement, on l’aime passionnément.

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( 4 novembre, 2021 )

Ces vieux villages

Qui n’est pas un jour tombé sur de vieilles cartes postales en noir et blanc, vestiges d’un passé qui n’est plus. On peut y voir des lavoirs où nos grands-mères allaient régulièrement ( une autre vie !), des moulins qui tournaient pour moudre le grain, des champs si rares aujourd’hui, des potiers qui fabriquaient les ustensiles de cuisine.

Savez-vous que Béziers est la plus vieille ville de France ? bâtie par les Grecs au VIe siècle avant J.-C., quelques années seulement avant Marseille.

Pourquoi aimons-nous les vieilles pierres ? Pourquoi sommes-nous fascinés par l’histoire de ces lieux ? J’adore les lieux anciens, certainement parce que j’ai toujours été une passionnée d’histoire. Notre patrimoine est riche de vieilles pierres, de légendes, de secrets. Il règne comme un air de mystère lorsque l’on se promène dans ces vieux villages, encore en état. Souhaitons que jamais ne disparaissent ces endroits merveilleux, car il faut bien l’avouer, garder l’âme une vieille bâtisse, c’est conserver le passé collectif, mais pour l’entretenir, un puits sans fond.

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( 3 novembre, 2021 )

Elle fut, un jour …

Une photo pour ne jamais oublier que l’alcool tue …

Comment penser à une personne qui n’est plus là ? Quel hommage lui rendre lorsque deux ans ont passé ? Que reste-t-il de nous une fois partis ? Elle n’avait que 56 ans…

Peut-être le souvenir de ces bougies que nous avons soufflé ensemble, avant ? De ces moments de complicité à Saint-Martin ? De ces fous rires lorsque l’on sautait sur notre lit à en faire casser les ressorts ? Ah si elle était là, j’aurais tellement envie de lui dire …

Tu te rappelles, c’était hier, lorsque nous inventions nos scènes de théâtre cachées sous nos lits, mimant les personnes de notre famille, les caricaturant.

Tu te rappelles, lorsque tu venais me raconter tes aventures en rentrant de vacances ou lorsque c’est moi qui revenais d’un camp d’été.

Tu te rappelles lorsque nous faisions de grands projets allongées dans notre petite chambre, car à cette époque, les enfants partageaient leur chambre, imaginant notre futur, une belle maison, plein d’enfants, de grandes réunions de famille où le rire était roi.

Et puis, un jour, l’alcool s’est infiltré dans ta vie,  peu à peu a pris tout ce qui était toi, jusqu’à te faire disparaître. Je t’ai perdue, je ne te retrouvais plus.  Tu semblais tellement différente et pourtant, je t’ai retrouvée, à la fin, lorsque ton corps ne te répondait plus. Là nos souvenirs se sont à nouveau mélangés jusqu’à t’entourer pour que tu les emportes par-delà l’éternité. Que de temps perdu à cause de ce verre de trop qu’un jour tu as pris, que de larmes ont coulé sur tes joues. Alors plutôt que de pleurer sur ton départ qui t’a certainement soulagée d’une grande souffrance, je veux simplement croire que ton énergie continue de briller quelque part et que tu as croisé celle de notre papa qui te manquait tant, de maman qui venait elle aussi de s’envoler.

Parce que rien n’est inutile, il est bon de se souvenir que l’alcool tue, que l’alcool est une cochonnerie de maladie et qu’il faut savoir se protéger de cette dépendance.

Tu n’auras jamais cinquante-huit ans, et dans mon souvenir, tu resteras toujours cette bien jolie poupée que nous appelions « Popomme »

Je pense à toi aujourd’hui, frangine … À la revoyure !

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( 2 novembre, 2021 )

Pourquoi exposer en tant qu’artiste ?

Pourquoi exposer ses toiles ? Peut-être pour beaucoup un besoin de re-connaissance ? Ou simplement pour partager le beau ? Pour d’autres, ce sera pour gagner de l’argent. Cela m’amuse souvent lorsque certains artistes se gargarisent d’avoir exposer dans telles galeries ou telles autres, comme s’il fallait s’esclaffer ! Personnellement, cela me laisse de marbre ! Un vrai artiste n’en a pas besoin  d’être remarqué, seul compte son art. Je sais, je joue l’avocat du Diable :) :)

Après, j’entends parfaitement ceux qui me disent avoir besoin du regard des autres pour évoluer en peinture par exemple ou simplement de cette reconnaissance qui leur rapporte une confiance en eux. Et puis, il faut aussi rester lucide, lorsque l’on n’a pas beaucoup de place, on est vite envahi de toiles à n’en savoir que faire. Une fois que l’on a inondé  les murs de notre propre maison, il faut bien faire de la place. Garder pour ses enfants, ses petits-enfants, c’est une totale utopie. J’en ai fait l’expérience ayant conservé de nombreux tableaux de mon père à ne pas savoir qu’en faire. Surtout on ne les regarde plus. Il en sera de même pour nous. Je regrette qu’une seule chose, qu‘il n’existe pas des organismes où l’on pourrait simplement offrir ses toiles.  Je pense entre autre à un organisme qui centraliserait des lieux comme des hôpitaux ou des centres administratifs. Avez-vous remarqué comme les couloirs des hôpitaux sont tristes, comme les centres administratifs où parfois on attend des heures une pièce d’identité sont tristes, ne serait-il pas mieux de mettre de la couleur, de la vi ?  Qui serait prêt à offrir ses toiles pour simplement donner un peu de lumière dans une attente parfois difficile ou dans un Ehpad plutôt que de vendre, vendre vendre ? À méditer …

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( 1 novembre, 2021 )

Mes lectures d’octobre 2021

Suite à une forte demande, je partage dorénavant chaque mois le bilan de mes lectures du mois.

Ces commentaires sont mis également sur ma page fb la forêt livresque et Babelio.

Ces commentaires n’engagent que mon ressenti personnel et un livre qui m’a fait vibrer peut déplaire à une autre personne. Bonne lecture !

La saignée de Cédric Sire

Fayard

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

J’avais adoré les premiers romans de cet auteur en particulier « Le premier sang », « Avec tes yeux », autant son dernier, je n’avais pas accroché.  J’ai donc tenté celui-là, dont le thème m’a étrangement fait penser à un roman que j’ai lu récemment « Le réseau pourpre », à se demander si au final, la réalité ne dépasserait pas la fiction.

J’aime sinon le style de cet écrivain, sa manière de présenter l’histoire, le rythme des mots, et je ne fus pas déçue. Le thème, lui, reste dérangeant. On flirte avec les zones sombres du Darkweb, ces endroits malsains où tout peut se jouer, même le pire.

L’histoire montre deux personnages en parallèle, Estel, une flic mis au rebut suite à une bavure, et Quentin, un flic spécialisé en cybercriminalité.  Deux destins qui vont se croiser lorsque sur un site du Dark Web des vidéos « en live » sont proposées, dans une pièce nommée «  la Saignée », où tout est permis, des meurtres avec une perversion extrême. Glaçant, dérangeant, mais rondement mené, j’ai accroché à ce livre comme une huitre à son rocher, et ne l’ai fermé qu’une fois terminé. Une fin excellente, c’est à préciser car de plus en plus rare.

 

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L’inconnue de la Seine de Guillaume Musso

Édition Calmann-Levy

⭐️⭐️⭐️

Alors, je ne suis pas une fan de Musso, mais c’est vrai que cet auteur reste tout de même l’écrivain le plus lu en France depuis dix ans, donc j’ai tendance à attendre une lecture époustouflante ! ( normal , non ?) J’ai aimé « Et après … » sorti en 2004,

mais je n’ai pas du tout accroché à ses derniers livres ( la vie secrète des écrivains, central park etc ) et pour certains, je n’ai même pas été jusqu’au bout.

Là, surprise, on change de registre pour un policier. Dans ce livre, l’auteur s’inspire d’un fait divers datant du XIXème siècle et mêle réalité et mythologie. J’ai trouvé cela original, bien documenté, et comme j’aime l’histoire et les mythes, accrocheur. On n’est pas dans une histoire « guimauve », et il faut aimer le mystère pour aimer ce roman. Ça tombe bien ! L’histoire est bien tordue à souhait. Un corps nu d’une jeune femme est retrouvé dans la Seine, elle n’est pas morte, et ses tests ADN montre que ce sont ceux d’une pianiste morte un an avant.

J’adore des intrigues de ce genre. Je pense que les adeptes de Musso n’accrocheront pas, mais c’est justement parce que c’est un Musso différent, que j’ai pu le lire jusqu’au bout. Après, ce n’est pas un coup de coeur non plus. La fin est plate et insipide, presque bâclée. Décevant !  La globalité reste intéressante tout de même.

 

Celle qui brûle de Paula Hawkins

Sonatine

⭐️⭐️⭐️⭐️

À l’époque je n’avais pas subi l’engouement pour «  la fille du train ». J’ai préféré ce nouveau roman même si on est loin du coup de coeur.  C’est bien écrit, la psychologie des personnages est bien étudiée. L’histoire tourne essentiellement autour de leurs réactions suite au décès d’un jeune homme Daniel. Nous nous trouvons face à Carla, la tante de la victime, Laura, la personne qui l’a vue la dernière et Miriam, une voisine peu sympathique. Ces trois femmes sont en colère, prêtes à tout pour que leurs souffrances. L’auteure nous tient à la pointe de sa plume et le livre se lit bien. J’ai trouvé ce livre bien plus intéressant que «  la Fille du train ».

 

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Te tenir la main pendant que tout brûle de Johana Gustawsson

éditeur Calmann-Lévy

⭐️⭐️⭐️⭐️

Vu les nombreuses éloges sur ce thriller, je m’attendais à avoir un coup de coeur. Il n’en est rien. Cela reste un bon livre que j’ai eu plaisir à lire, mais sans réelle surprise.  Il manquait un petit quelque chose. L’analyse des  personnages est très sympa, cette inspectrice Maxine, débordée entre son enfant qu’elle élève en mère célibataire, et son travail prenant, son ancienne institutrice accusée d’un crime odieux. L’histoire oscille entre 1899, 1949, et 2002. Peut-être parce que j’écris des romans policiers, le dénouement me fut totalement prévisible. Quand je lis que ce livre est un chef-d’œuvre, je pense ne pas avoir la même définition. Mais que l’on se rassure, cela reste un bon livre !

 

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Les yeux d’Iris de Magalie Collet

Taurnada édition

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Un SP que je ne regrette pas d’avoir accepté ! Merci à Joël de Taurnada édition pour cette belle découverte. J’avais beaucoup aimé son précédent livre « La cave aux poupées ». J’ai encore plus aimé ce roman.

C’est un polar dont le début est original, on se demande où on va. Et puis, plus on avance et plus on entrevoit, puis on comprend et on reste bouche bée.  Le scénario est extrêmement original, et c’est ce que j’aime dans un thriller.  L’écriture est bien rythmée, bien écrite. Les personnages sont décrits avec finesse et psychologie.

Comment résumer un tel roman sans en dévoiler l’intrigue ? Je vais juste dire que ce sont des retrouvailles entre d’anciens amis d’enfance … pour en savoir plus, lisez le livre ! Vous ne serez pas déçus !

 

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Mardi soir, 19h de Gilles Legardinier

édition Flammarion

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Une fois encore, je suis sortie de ma zone de prédilection, mais quel bonheur de lire une telle Plume. En voilà un qui mérite vraiment les éloges ! C’est succulent ! De l’humour à chaque phrase, un style dynamique. J’ai tout bonnement adoré !

Le roman est criant de vérités sur les femmes, LA femme, ce qui est amusant vu que Legardinier est un homme. Dans ce livre, nous croisons Elynn une jeune femme qui a la vie devant elle, mais qui n’arrivent plus à rêver.  Elle va alors rencontrer dans un club de sport d’autres femmes.  On rit, on sent notre coeur se serrer, on réfléchit aussi. Bref, un très très bon livre que je ne peux que conseiller !

 

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« Les grandes douleurs sont muettes, mais les passions n’attendent que la première occasion pour sortir le porte-voix. (…) On croit oublier, c’est faux. Au mieux, on enterre. Au pire, on se ment. »

 

« Le bonheur est invisible pour ceux qui ne le vivent pas. »

 

«  C’est peut-être ça le bonheur : une porte entrouverte qui vous laisse croire que vous avez trouvé un raccourci capable de vous conduire directement de l’enfer ou paradis. »

 

Je suis l’abysse de Donato Carrisi

Édition Calmann-Levy

⭐️⭐️⭐️⭐️

J’ai toujours été fan de cet auteur dont les livres sont de vraies pépites. Ce nouveau roman n’y échappe pas, même s’il m’a mise mal à l’aise. L’immersion totale ne s’est faite qu’au bout de quelques dizaines de pages, ayant un peu buté sur le début. Surtout ne pas renoncer, car ce livre est vraiment bien écrit, bien construit, avec un thème qui sort de l’ordinaire, qui tourne autour de trois personnages fascinants autant qu’étranges. La fin m’a semblé un peu simpliste par contre …

 

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L’homme miroir de Lars Kepler

Actes Sud

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Excellent thriller avec un rythme qui tient jusqu’au bout et un dénouement que je n’avais pas anticipé donc bravo !

Résumé de l’éditeur

Une écolière se fait brutalement enlever et se retrouve, avec d’autres filles, dans une ancienne ferme d’élevage de visons perdue dans une forêt truffée de pièges à loup. Elles sont bien gardées : Grand-Mère est là pour veiller sur elles. Et elle n’hésite pas à sortir la scie pour les empêcher de s’égarer.

Cinq ans plus tard, le corps d’une jeune fille est retrouvé pendu sur une aire de jeux dans le centre de Stockholm. Quand le seul témoin potentiel s’avère être dans l’incapacité de les aider – souffrant lui-même de graves troubles psychiatriques – Joona Linna décide de faire appel à son vieil ami, l’hypnotiseur Erik Maria Bark

 

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( 1 novembre, 2021 )

Le combat continue …

Nous devons continuer le combat pour faire reconnaître la maladie d’Hashimoto ainsi que les différents dysfonctionnements thyroïdiens. Actuellement, seule la pandémie a de l’importance, mais des centaines de personnes souffrent de ces maladies invisibles.

On me demande souvent pourquoi j’écris en particulier sur Hashimoto, simplement parce que c’est une maladie que je vis, que je côtoie depuis des années, et que je comprends. Si je la rapproche souvent des ablations de thyroïde, c’est simplement qu’avec la maladie d’Hashimoto, la thyroïde disparaît petit à petit, détruite par les propres anticorps du malade. Au final, dans les deux cas, il n’y a plus ou presque plus de thyroïde et le corps va réagir. Rajoutons qu’un malade Hashimoto va en plus des symptômes communs, voir avec irrégularité les symptômes liés à l’attaque de la thyroïde se rajouter, symptômes pesant, épuisant.

Pourquoi continuer le combat ? Parce que si on lâche, cela veut dire que nous nous battons pour rien depuis huit ans.

Dernièrement, nous avons eu une ravissante mannequin qui s’est jointe à notre combat sur Instagram. C’est important ! Aucune personne de notre association ne maîtrise tweeter et c’est bien dommage ! C’est un réseau qui fonctionne bien à notre époque. Rassembler pour permettre à ceux qui ne sont pas malades de comprendre plutôt que de juger est important. Lutter pour avoir une vraie reconnaissance permettant à ceux qui souhaitent être reconnus « handicapés » le soient. Ce n’est pas rien cette reconnaissance quand on sait que certains malades ont des symptômes tels qu’ils n’arrivent plus à travailler ou à passer des examens. Faut-il obligatoirement se mettre en arrêt de maladie, démissionner ou prendre une retraite anticipée ?

Non ! Il faut simplement faire comprendre !

On ne choisit pas d’avoir un problème de thyroïde et au début, on ne l’accepte pas.

Rappelons que la thyroïde est « le moteur » du corps, sans elle, rien ne fonctionne correctement, et surtout, un traitement de substitution hormonale ne remplacera jamais une thyroïde en bon état de marche ! Et il faut bien le dire, cette petite glande insignifiante, c’est très rare de savoir qu’elle existe avant d’être malade soi-même.

Pourtant dès la naissance, on fait aux bébés un test de Guthrie afin entre autre de savoir si ces derniers sont atteints d’hypothyroïdies congénitales. Preuve que cette thyroïde est importante puisque c’est un des premiers tests que l’on fait à l’enfant ! Et puis ensuite, on l’oublie. Combien de malades ont un dépistage régulièrement en dehors des personnes allergiques à l’iode ou aux crustacés et donc pouvant être en insuffisance ?

Se battre pour une reconnaissance, c’est ouvrir les yeux de votre famille, de vos collègues, de vos voisins, de tous ceux qui ne cessent de dire que vous êtes vraiment paresseux, que vous n’êtes que des affabulateurs, pire que vous êtes « fous » parce que vous avez un comportement instable, des sautes d’humeur, des délires …

Se battre pour une reconnaissance, c’est changer le regard des autres sur « le poids ». Une hypothyroïdie, dans la majorité des cas, fait prendre des kilos, sans se « goinfrer », sans abuser, sans se laisser-aller. La prise excessive de poids est une véritable souffrance qui doit-être entendue et surtout pas minimisée !

Continuons le combat, ENSEMBLE !

 

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Texte protégé par Copyright. Toute reproduction interdite sans accord de l’auteur.

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( 1 novembre, 2021 )

La déprime hivernale

Nous voilà en novembre : déjà ! On va compter les mois jusqu’en mars, car le froid arrive et la baisse de moral avec.  Les magazines féminins en parlent, les médias également, la déprime hivernale est de retour. Rares sont les personnes qui échappe. Le changement d’horaire n’arrange rien, car l’organisme a besoin de stabilité, et même une heure dérègle pour certains le sommeil, l’appétit ou même la vitalité. Il est donc important voire primordial de s’exposer au soleil, même s’ils ont caché par les nuages. La luminosité est une réelle importance pour le moral. Je ne le redirai jamais assez, mieux vaut marcher plutôt que prendre le bus ou la voiture pour une petite distance. Il faut également se rappeler que dans nos pays du nord de l’Europe, l’arrivée du froid chamboule l’organisme, ceux qui ont des soucis de thyroïde le savent comme moi. Il est donc nécessaire de manger des aliments qui vont booster le corps, prendre beaucoup de vitamines, et surtout éviter au maximum le stress. La période hivernale est idéale pour s’adonner à des activités calmes, créatives ou sportives en intérieur, et surtout il faut la vivre sans scrupule et sans culpabilité.

On a le droit durant cette période d’avoir envie de rester bien au chaud chez soi sans que ce soit pathologique. Il faut juste veiller à ce que cette déprime ne perdure pas au-delà du printemps.

Passez tous une bonne fin d’automne et attaquez l’hiver avec le sourire !

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