( 30 septembre, 2017 )

Aimer passionnément.

 

Qui n’a pas un jour, bien malgré lui, oser penser sans peut-être oser dire » qu’est-ce que je t’ai aimé, toi ! »

Amour passionnel, fusionnel, parfois même platonique, la passion reste toujours un peu mystérieuse. C’est un sentiment dangereux qui nous fait perdre le sens des réalités, qui nous incite à dessiner l’image de l’autre, une image que nous modelons, mais qui n’est pas nécessairement sa véritable image, une image contre laquelle on va parfois bloquer, rejetée. L’amour n’a pas de raison ni de loi,, on ne sait pas pourquoi on tombe amoureux, et encore moins pourquoi cette attirance devient passionnelle. Certains grands amours ne seront jamais passionnels, à l’inverse d’autres qui seront un véritable tsunami.

De là à devenir fou d’amour, il n’y a qu’un pas. La ligne est fine entre raison et déraison. La personne folle d’amour est capable de trouver des mots qui vont renverser le monde, de distiller des promesses d’éternité, et si cette passion devient physique l’aliénation n’est pas loin. Pourquoi aimer à la folie alors allez-vous me dire ? Parce que c’est ce qui est merveilleux, cette sensation de ne pas avoir d’âge, de n’exister qu’au travers de cet amour, ce sentiment de perdre son temps à attendre tout en se disant que ne pas le perdre serait peut-être encore pire, aimer passionnément, c’est s’inscrire même si on a déjà des cheveux blancs dans une certitude : j’aime encore, bon sang, je suis vivant !

 

 

Pixabay.com

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( 29 septembre, 2017 )

Ces femmes ou ces hommes que l’on admire

Nous avons tous en tête, une femme, la femme dont on admire la plume ou la classe, celle que l’on aurait rêvé de ressembler, celle que l’on aurait inconsciemment voulu être. Je pense à l’auteure Marguerite Duras, femme ayant vécu sa vie jusqu’au bout de ses désirs, ces stars dont la beauté nous touche telle que Sophie Marceau, des femmes qui se sont battues pour une cause comme Rosa Parks, celles qui n’étaient que pur génie comme Marie Curie.

Pourquoi admirons-nous les autres ? Je pense que la vraie admiration est très positive. Elle permet de se dépasser, de se surpasser, de se dire que si cette personne a réussi, pourquoi pas nous?

À mon époque, nous avions un prof de mathématiques, dont presque toutes les filles étaient folles, non qu’il était beau, mais il avait un charisme fou. En troisième, nous étions un groupe de midinettes réfractaires aux mathématiques, je le suis toujours même si je dois l’enseigner à mes élèves. L’admiration que nous avions pour cet homme était comique, digne d’une compétition, à qui récolterait le premier bonjour, le premier regard. Pour arriver à attirer cette attention, nous étions prêtes à tout, même à passer nos dimanches à bosser de l’algèbre ! Résultat notre groupe de dix allergiques aux opérations avons dépassé en fin de troisième les têtes de classe, avec des notes fabuleuses, et la bise du prof en cadeau le dernier jour.

Alors la pédagogie par l’admiration est certainement une chose très positive ! Elle ne dure pas ! Deux ans après, n’ayant plus un tel prof, je me suis retrouvée où j’avais ma vraie place, en section littéraire.

Dans la vie, c’est pareil. Nous croisons des personnes qui nous fascinent par un mot, une manière de voir la vie, qui vont indirectement nous pousser à changer en bien, qui vont nous aider, sans le savoir, à nous construire. Le seul bémol est que parfois une confusion se dessine lorsque l’on associe des qualités morales à des qualités relationnelles. L’autre que l’on pensait exceptionnel va juste redevenir un être humain avec ses failles, ses défauts, voire ses bassesses. Le choc peut-être très dur. Cet autre que nous admirions se retrouve auréolé d’une ombre, ne sachant comment sortir de cette excès admiration (sauf quand comme mon ancien prof, il s’en servait pour la bonne cause). De là, va naître une déception. Nous ne reconnaissons plus en l’autre celui que nous admirions, nous nous sentons trahis, déçus. Nous en voulons inconsciemment à cet autre de n’être que ce qu’il est, tout comme nous en voulons à nous-mêmes de n’avoir pas vu à temps ces horribles défauts.

Pour conclure je dirais que l’admiration est une vraie bénédiction qui peut nous porter à nous surpasser, à atteindre des objectifs que l’on n’aurait jamais soupçonné, à oser l’impossible, mais si on veut éviter le retour violent de bâton, nous ne devons surtout pas être aveuglés par cette admiration.

« On ne peut admirer longuement que ce que l’on admire sans savoir pourquoi. » Jean Rostand

( 28 septembre, 2017 )

Cette manie de critiquer.

 

Hier suite à un débat avec mes élèves de dix ans, nous nous sommes engagés sur de l’activité préférée de chacun, et un groupe de filles a répondu   »Nous, notre passe-temps préféré est de critiquer  les autres ». Là, j’avale ma salive tentant de comprendre, et l’argumentation fut clairement énoncée face au pourquoi. « Parce que cela fait du bien de dire du mal des autres. »

Allo Houston ? Suis-je vraiment sur la même planète ?

Dernièrement j’avais lu aussi un article expliquant que le cancanage était très positif pour notre société. J’hallucine !

En quoi dire du mal des autres peut-il nous faire du bien ? Je n’ai jamais supporté les personnes qui déblatèrent sur les autres, qui sèment leur venin, qui répandent des rumeurs. Je ne dis pas que je ne l’ai pas fait. Malheureusement, il m’est arrivé de céder entre deux portes à l’écoute des cancans, applaudissant les critiques acerbes de collègues, histoire d’être dans cette norme sociale, mais je n’en ai jamais pris plaisir. Une fois chez moi, je maudissaus ma stupidité de mouton d’avoir écouté ces âneries, parfois des ragots croustillants sur une personne de mon passé. L’idée même que l’on puisse faire pareillement derrière mon dos me donne la nausée, et pourtant, je sais que ce fut le cas à une époque déformant, changeant une réalité.

Pourquoi ce besoin de beaucoup ? Pour une personne que je côtoie régulièrement , c’est attirer l’attention sur elle. Critiquer est une seconde nature, elle ne pourrait exister sans. Mais les autres ? J’en suis venue à me demander si ce besoin pour certains n’étaient pas d’évacuer leurs propres peurs, leurs frustrations ou leurs désirs. Critiquer l’autre pour sa tenue sexy, n’est-ce pas une pointe de jalousie, une envie de s’habiller pareil ? Montrer du doigt la copine adultère, n’est-ce pas sous des « oh, choqués » un désir caché ?

La critique peut-être totalement dévastatrice pour celui qui en est la cible, plongeant certains dans des comportements divers, le retrait total, la violence, la vengeance…

Ne serait-il pas bon de trouver une autre façon de se libérer ? Les mots répétés, transportés, déformés peuvent être pires que des épées. Parler de jolies choses, offrir des compliments n’est-il pas plus sain ? Au lieu d’entendre des élèves dire  » cela me plait de dire du mal des autres », ne serait-il temps d’entendre  » Quel bonheur j’ai eu de dire du bien de l’autre ! » Une fois encore, n’est-il pas temps de changer certaines mentalités ?

( 27 septembre, 2017 )

Le baiser

Pourquoi embrasser est-il si important ? Les statistiques montrent que plus de 90% des humains s’embrassent, se frôlent les lèvres chaque jour. Je me suis toujours demandé pourquoi ce geste si doux, si tendre était tellement important, souvent signe de la bonne santé d’une relation. Lorsque l’on n’aime plus, on se contente d’une bise sur la joue, mais les bouches qui se touchent, les langues qui s’enfoncent se font rares.

Le premier signe d’un non-amour est cette révulsion au baiser, tandis qu’à l’inverse lorsque l’on tombe amoureux, on ne rêve que de ce premier baiser qui sera souvent immortalisé, même si ensuite le passage au lit s’avère un échec ou que la relation ne dure pas, ce baiser, lui, restera.

Étant une éternelle romantique, j’ai eu beaucoup de coup de coeur dans ma vie, mes lèvres ont effleuré d’autres lèvres , surfant entre les baisers prudes, les baisers passionnels, les baisers épidermiques. Je suis une femme, et il semblerait que les femmes attachent bien plus d’importance que les hommes à ce geste à la fois tendre et érotique. J’adore être embrassée.

Le baiser est l’instrument du désir, du plaisir, de l’émotion, bien plus important que le rapport qui pourra suivre. Il est un peu le pinceau qui va dessiner le futur tableau érotique, la peinture qui va mettre de la couleur, l’huile qui façonnera l’amour. Malheureusement, tous les hommes ne savent pas embrasser, et c’est fort dommage.

Cela n’empêche pas d’être de bons amants, mais il manque quelque chose   .

Et puis, il y a LE baiser, celui dont on a rêvé, celui que l’autre nous a promis, parce juste à demi mot, juste entre les lignes, celui qui a failli arriver, celui que l’on a refusé bêtement, celui que l’on a regretté, tous ces baisers qui nous font simplement dire que nous sommes en vie.

 

Et même si c’est un peu immoral, si un baiser se profile, croyez-moi, il ne faut pas le refuser. D’abord, c’est bon pour la santé, un baiser « passionné », brûle entre 2 et 3

calories par minute, j’en aurais bien besoin allez-vous me dire … :) ahahah

Alors il faut continuer à imaginer, comme lorsque nous avions vingt ans, cette image, se retrouver sur un banc afin de s’embrasser goulûment, doucement, tendrement, érotiquement, quelques instants, suffisamment pour sentir des dizaines de papillon nous envahir. Rêver, toujours, encore, et vous, vous avez renoncé à rêver ?

 

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Prise sur Pixabay

 

( 26 septembre, 2017 )

Le jour où …

 

Il y a des milliers de jours où … celui où on a eu son permis, celui où on est tombé amoureux, celui où on a tenu son enfant la première fois. Chacun pourrait remplir son petit carnet de ces moments, uniques, qui n’appartiennent qu’à nous.

Et puis, il y a un jour, identique aux autres vu de l’extérieur, un jour où tout change, où on change, ce jour où un poids que l’on porte depuis des mois voire des années s’envole, un rayon de soleil qui se dessine l’horizon, une sensation fabuleuse, c’est fini, on n’a plus mal, on n’a plus ni rancoeur ni colère, on s’en moque.

Le jour où on a pris du recul, où la réalité s’impose, tout ce que l’on a vécu ne fut pas inutile, tout ce que nous avons souffert prend enfin un sens.

Le jour où tout redevient normal, on se sent bien, on va bien, on a franchi ce pas qui était si lourd et des milliers de nouveaux pas nous attendent.

Je terminerai juste par des mots lus dans un roman   » Et puis un jour on s’en fout, et qu’est-ce que cela fait du bien ! »

On peut juste se demander pourquoi on a attendu si longtemps …

( 26 septembre, 2017 )

Pourquoi n’ai-je pas participé au concours 24h cette année?

Ayant depuis le début accepté de jouer la transparence, vos interrogations sont légitimes. Cette année, effectivement, je n’ai pas participé au concours Edilivre malgré un fort bon classement durant deux ans. Mea culpa, je ne peux être au four et au moulin. Déjà je n’ai pas échappé aux cochonneries microbiennes, avec en prime mon papillon qui fait des siennes, rajoutons à cela un travail de début d’année imposant ( les effectifs ne cessant de monter, la charge aussi), et la finalisation de Rouge pour Évidence éditions. Vous constaterez, peu de temps pour respirer ce we.

N’étant pas une spécialiste des nouvelles, pire je n’aime pas du tout ce genre littéraire, j’ai préféré m’abstenir que faire un mauvais rendu. Tout le monde le sait, je n’aime pas les concours ni la compétition, et même si j’ai toujours eu la chance de voir mes textes en haut de liste, je n’en éprouve pas une grande satisfaction. Enseignante avant tout, je trouve qu’un texte écrit avec son âme ne de rait pas être jugé. Qui est assez qualifié pour donner une note à une émotion pure ? Au niveau de mes classes, je n’ai jamais pu dire qu’un texte était meilleur qu’un autre, juste peut-être pointer le style moins bon, et encore, un mauvais style fait-il pour autant une mauvaise nouvelle ? Je pense à mon premier polar Rouge, ce brouillon qui s’est tellement vendu. Le travail que je viens ‘effectuer 4 ans après fut énorme, et j’en remercie encore l’éditrice de collection qui m’a vraiment aidée à pousser le style. Car toucher à un roman déjà construit, casser le style qui était bâtard, ne fut pas facile. Une petite victoire personnelle m’étant pourtant jurée de ne jamais reprendre ce premier manuscrit. Encore une fois un défi personnel réussi, un plongeon vers des mots issus d’une autre vie, d’un autre temps, permettant de fermer un livre resté trop longtemps ouvert.

Pas de participation au concours donc, mais Rouge, par qui ce blog a vu le jour, reviendra, mieux qu’avant, début 2018…

( 25 septembre, 2017 )

Pourquoi continuer de croire ?

Pourquoi continuer de croire lorsque le monde s’écroule ? Pourquoi continuer de fabriquer des châteaux de sable ? Pourquoi nous rattachons-nous à ce sourire que nous ne pouvons oublier ? À ces projets que nous avions commencé ?

Beaucoup me disent qu’il faut parfois renoncer, ne rien faire, vivre simplement sans s’accrocher.

Je ne suis pas ainsi. J’ai toujours cru que mes rêves un jour se réaliseraient, que nous avons tous une raison d’être dans l’immense échiquier de la vie. J’ai toujours été persuadée que rien n’est un simple hasard, que des routes se croisent pour une bonne raison même si cela fait mal, que le sens, on ne le comprend qu’après.

J’ai toujours perçu que même si on donnait à l’infini, les autres ne fonctionnaient pas à l’identique.

Certaines personnes ne vivent que dans l’instant sans se soucier des conséquences de leurs actes ou de leurs mots, d’autres s’enlisent dans le passé jusqu’à être enchaînées, d’autres encore ne surferont que sur des fantasmes et des rêves.

J’ai mis longtemps à réaliser que vivre pleinement son présent ne pouvant se faire sans accepter la souffrance du passé, ainsi j’ai pardonné, j’ai avancé même s’il m’arrive encore parfois de trébucher. J’ai continué de croire que le soleil brillerait derrière les pires tempêtes, j’ai continué de croire qu’un jour des excuses viendraient, simplement pour fermer un chapitre où trop de larmes ont coulé, juste parce que ce n’était pas un crime d’aimer, de croire en la vie, d’être une survivante.

Alors j’ai pris la plume, j’ai ouvert des rivières de mots, et j’ai continué de croire en l’homme, même s’il véhicule les guerres, le racisme, la violence, même si certains mots claquent et peuvent faire du mal.

Je continue de me battre pour des causes que je pense juste, je continue d’avancer la tête haute, je continue de croire en l’impossible juste pour pouvoir dire, le temps n’a pas été perdu, que cela valait la peine d’espérer, que le présent reste la clé.

Continuer à croire en un monde meilleur ? Jusqu’à mon dernier souffle, parce que le soleil qui brille ce matin me dit, bravo, tu as tout compris ! Continue, …

( 24 septembre, 2017 )

Le temps qui reste …

Tout est dit et bien dit …

 

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( 24 septembre, 2017 )

Vivre positivement, et ne pas sombrer.

 

Les énergies négatives sont régulièrement véhiculées, alimentées par les réseaux sociaux, bondés de personnes qui s’ennuient, qui n’ont rien à faire de leur journée.

Mon empathie m’a souvent conduite à venir en aide à des personnes en souffrance, mais ces derniers temps, je me suis lassée de cette mentalité, toujours envahie de plaintes, toujours négative, voire critiques. J’ai envie de donner un grand coup de poing sur la table, et dire que la vie, ce n’est pas ça. Écouter la souffrance des autres, oui. Tendre une main pour aider, oui. Mais participer à des délires complètement paranos que certains entretiennent, non ! Je m’y refuse, et préfère m’éloigner. J’ai déjà vécu dans la vraie vie la psychose de certaines personnes prêtes à tout pour alimenter leur jeu ou leur certitude, prenant l’autre pour un pion, c’est fini. Piégée par des mots auxquels j’ai crus qui m’ont apporté une telle souffrance que je me suis auto détruite avec Hashimoto, je ne veux plus vivre ainsi.

Depuis trois ans, j’ai choisi de vivre autrement, plus sereinement, plus calmement. J’essaie d’inculquer cet état d’esprit à mes élèves afin de leur offrir un climat moins angoissant dans un monde où l’insécurité règne.

Je me sers de chaque expérience négative pour tenter d’en faire du positif. Une claque de la vie deviendra un geste simple qui m’apportera une nouvelle réalité. Je refuse de me sentir mal , et pourtant vu mes soucis de santé, j’ai des jours « sans ». Je ne m’y attarde pas. Je ne rumine pas le passé, même si parfois je ne comprends pas pourquoi certaines personnes furent aussi méchantes. Je me dis juste que l’on ne s’est pas compris, qu’elles ont bu sabrer le champagne, j’ai payé cher mes mauvais choix. Je ris de mes bêtises. J’ai rangé mes larmes dans une boîte fermée à clef. Je ne demande pas plus que ce que la vie me propose, tout en conservant un petit nuage de rêve.

Je ne fuis pas la réalité en vivant positivement, j’essaie juste de vivre mieux, tout en sachant que je reste humaine, et je peux me planter. Une chose est sûre, sauf avec certaines personnes rancunières, réfractaires, le positif attire le positif, le négatif à l’inverse entraîne vers le fond. Alors, choisissez d’attirer le bonheur, et tel un aimant, si vous mettez le temps, il viendra à vous.

( 23 septembre, 2017 )

Sept ans … hier …

La ville s’invite comme chaque année de couleurs, les enfants rient. Cela fait du bien de voir un air de fête dans la grisaille du quotidien. Inéluctablement, en déambulant dans les allées, en embrassant d’anciens élèves, je m’arrête sur cette phrase écrite sur un panneau  » Ne laissons pas nos rêves s’envoler »

Sept ans déjà, hier si on réfléchit bien sur l’échelle de l’humanité, ce plongeon dans un gouffre sans fond, comme aspirée par l’infini. Le moment où ces cinq secondes ont, un soir, tout changé, mes rêves, mes certitudes, ma foi en la vie. Ces cinq secondes où j’ai bien cru ne jamais me relever, où tel un violent coup de massue, j’ai sombré dans le refus d’une réalité, rejetant la méchanceté humaine, non sans au passage y laisser des morceaux de moi-même.

J’aurais pu comme beaucoup tomber en dépression, renoncer à vivre, au lieu de cela, cette fin de journée diabolique où les mots rapportés furent pire qu’un coup d’épée, m’ont invitée à prendre la plume, à m’accrocher au mystérieux voyage que sont les rêves et les sentiments, à continuer à croire que la passion existe, quitte à gommer, recommencer, sans s’arrêter.

Sept ans, et je n’ai rien oublié ni le mal que l’on m’a fait ni les mains tendues ni ceux trop stupides pour écouter ni ceux trop pédants pour communiquer, ni toi que j’ai tellement aimé.

Sept ans durant lesquels j’ai fermé ma porte à double tour, mon coeur aussi, sept ans où j’ai attendu l’impossible, sept ans qui m’ont ouvert l’envol de mes rêves.

Des rencontres, des contrats signés, une vraie reconnaissance, et toujours cette volonté d’aller plus loin, d’y croire encore, juste en croisant un sourire ou un regard, juste en ne lâchant pas cette petite étoile.

Il y a sept ans, j’ai laissé cinq secondes détruire quelque chose auquel je tenais vraiment, c’est peu cinq secondes, le temps de quelques mots qui bloquent, qui font saigner … cinq secondes.

Le chapitre se ferme, un nouveau livre va s’écrire, j’en suis persuadée … je ne laisserai plus cinq secondes ternir mes pensées.

 

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