( 1 octobre, 2018 )

Ces pages oubliées …

 

Faisant un peu de rangement, ce n’est pas mon occupation favorite, j’ai retrouvé un tas de feuilles d’un autre temps, mélange de lettres, de poèmes, d’écrits, de photos. Que de pages oubliées. Que de visages effacés. Parfois je me demande pourquoi je ne me souviens même pas de celui ou celle qui m’avait envoyé cette invitation colorée, qui peut bien se cacher derrière ce beau poupon, ou simplement qui est ce prénom qui ne réveille aucun souvenir du passé. Ah ces pages oubliées où je trouve de bien jolies phrases écrites durant un été ou lors d’un week-end en pleine nature, des poèmes un peu guimauves à l’âge où un regard se conjuguait avec le verbe aimer, une lettre d’un amoureux boutonneux ou celle d’une amie relatant sa vie à l’époque des chaussures compensées d’un orange agressif. Ces pages oubliées sont une bouffée de pureté, trace d’une vie bien remplie où chaque seconde à compter, parfum d’un passé que seule la plume a su conserver.

 

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( 30 septembre, 2018 )

Le nombre de livres édités est-il facteur de qualité ?

 

Sujet polémique récurrent où les avis s’affrontent avec verve. Je ne détiens pas la palme de la vérité absolue, mais je vais essayer de tirer sur un fil en espérant qu’il ne casse pas. De plus en plus d’éditions de nos jours publient un catalogue blindé, pour couvrir les frais énorme demandés par la grosse distribution. Que ce soient des grands noms comme Grasset, Laffont, ou les petites structures, les taxes tuent le livre. Un seul moyen de garder la tête sous l’eau, offrir aux lecteurs le plus de titres nouveaux  afin de passer devant son concurrent.

Le lecteur, lui, ne peut-être qu’heureux ! Des centaines de livres par an, des nouveautés, des genres qui parfois sortent des chemins battus. Seulement voilà, même une vie à ne faire que cela ne suffirait pas pour lire tous les romans.

Alors une question se pose, publier tant de livres ne va-t-il pas nuire sur la durée « aux livres » ? De plus, ne détruit-on pas la petite édition en rendant les parcours si compliqués ? Car restons lucide, une petite structure se retrouvera vite étranglée par la montagne de charges et finira par fermer. Il suffit de regarder le nombre de petites structures ayant publié un nombre de livres limité qui ont bu la tasse depuis deux ans.

Donc publier un nombre important de livres semble un parcours inévitable. Pour vivre, il faut vendre, seulement j’ai envie de jouer l’avocat du diable et de poser une nouvelle question « publier beaucoup ne nuit-il pas à la qualité ? »

Bien évidemment que si même si je constate de plus en plus sur les groupes de lecteurs que les gens s’en moquent ! Et désolée, mais cela me fait carrément grincer des dents. Personnellement, sans chipoter, autant j’accepte un roman avec quelques coquilles, autant des bouquins, comme j’en ai lus dernièrement, bourrés de fautes autant de style que d’orthographe, alors là, je dis non ! Une maison d’édition se doit de travailler correctement un manuscrit, de parfaire les défauts, de finaliser un bon rendu. Dernièrement une auteure m’a montré un ouvrage jeunesse criblé de fautes d’orthographe. Quelle horreur ! Mon côté enseignante fait des bonds de dix mètres. Comment peut-on valider un BAT avec des coquilles grosses comme une maison  alors que l’on sait que le contenu est destiné à un enfant qui rentre dans la lecture ?

On revient inéluctablement à la question de base, cette énorme erreur n’était-elle pas liée à la sur édition de manuscrits ? Le désir de publier n’impute-t-il pas sur la qualité et surtout ce défaut ne va-t-il pas à la longue rebondir sur les autres auteurs ?

De nos jours, seuls les romans des auteurs dits phares se retrouvent en tête de gondoles, avec une publicité de dingue. Le nombre de livres publiés par une même édition ne nuit-il pas à un nouvel auteur dont le roman serait bon ? Je n’ai pas la réponse, mais vous ?

Le débat est ouvert …

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( 29 septembre, 2018 )

La douzième victime

La douzième victime de cyril Vallée

Édition Heartless

 

Un sympathique polar que j’ai lu dernièrement, une nouveauté d’une jeune maison d’édition. J’ai beaucoup aimé le personnage central, le commandant Luc Saint-Antoine, ainsi que les tentacules qui en partent. Cela se passe en France, à Lyon, une histoire de meurtres étranges, plutôt bien ficelés. Le style est alerte, cela se lit bien même si la fin est un peu prévisible, ce n’est pas trop grave. On a eu le temps de s’attacher à tout ce petit monde.

Je le conseille pour se vider la tête après une journée de travail …

 

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( 29 septembre, 2018 )

Découvrir qui on est vraiment

 

Il y a l’image que l’on renvoie, celle qui est colportée, et celle que nous pensons être, mais qui sommes-nous vraiment ? Sommes-nous la mère de famille aimante et dévouée ? L’épouse attentionnée ? La professionnelle travailleuse et reconnue ?

Sommes-nous ce grain de folie qui sillonne la vie ou cette colère qui gronde ?

Difficile de dire que nous sommes vraiment, puisque selon les instants, tel un caméléon, nous nous fondons dans le paysage. Nous nous retrouvons face à une réalité, nous sommes à la fois ce que nous sentons, ce que nous faisons, ce que nous savons, ce que nous connaissons, qui nous aimons, et ce que les autres voient en nous. Pourquoi ce besoin avons-nous de découvrir qui nous sommes vraiment ? Est-ce pour satisfaire notre ego ou simplement pour donner un sens à notre existence ?

Est-ce pour se sentir vivant car au final qu’est-ce qui prouve que nous existons ? N’est-ce pas par l’amour que tout se joue?

En s’intéressant à nous, en nous aimant, les autres prouvent que nous sommes importants, ils signent d’une manière hautement positive que nous existons. Sans amour, le manque va s’infiltrer et nous allons douter de notre valeur. Reconnaître sa propre valeur, c’est se connaître vraiment, c’est rendre notre vie unique.

Découvrir qui nous sommes, c’est ouvrir notre esprit sur une réalité, nous ne sommes pas rien, nous sommes la résultante d’un tout fait d’émotions, d’expérience, de faits, d’être et aussi de paraître.

 

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( 28 septembre, 2018 )

Rumeurs, ragots, critiques …

 

Une jolie phrase partagée par un contact Linkedlin m’inspire aujourd’hui. « Du venin des autres fais-en un vaccin. » Merci Isabelle N pour ces jolis mots. Le venin des mots, ce langage qu’aime parler tant de personnes. Cette forme de langage très en vogue de nos jours est une forme de violence difficile à supporter. Je l’ai subi. Être enseignante attire aussi bien les mains amicales que la jalousie et l’hypocrisie. Difficile d’avancer à l’aveuglette. Longtemps, je n’ai pas su m’armer, et je le regrette aujourd’hui. C’est pourtant tellement facile de prendre du recul lorsque l’on nous en donne les outils. En attendant, tout comme beaucoup, j’ai subi ce que j’appelle l’histoire à l’envers. Le premier jour, les personnes ont parlé, basé sur un mot, une phrase rapportée par un tiers. Cela aurait pu s’arrêter si le second n’avait pas déformé et rapporté en moins bien, ouvrant ainsi la porte à la malveillance, les ragots où chacun se délecte, se roule. Au final, à force de prendre des coups par derrière, on devient une ombre, on se détruit. Sartre disait que « l’enfer, c’est les autres ». Par les mots les gens tuent plus violemment qu’avec une arme blanche.

Aujourd’hui, tout comme la citation d’Isabelle, j’ai appris à en faire un vaccin. Comme tout vaccin, on n’est jamais totalement immunisé et certains coups blessent encore, mais la plupart me font éclater de rire. Après tout, radio trottoir a toujours existé,  jouissif pour certains, une véritable raison de vivre, évitant ainsi à ces voleurs de vie de se regarder dans le miroir ! Tant de personnes avec une vie sociale vide aiment à médire, à dire du mal, évitant ainsi de penser aux fêlures de leur couple, aux dysfonctionnements d’un ego, à leurs blessures d’enfance. Alors même si « on dit que », même la médisance est un moyen de  créér du lien, il y en a plein d’autres bien plus positifs, et à trop jouer avec le venin, un jour le serpent plantera ses crocs, alors rumeurs, venins, ragots, halte ! Parler en bien ne fera jamais de mal, et qui sait peut-être ainsi cette société violente changera son fusil d’épaule  :)

 

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( 27 septembre, 2018 )

On avance !

Déjà trois mois que le recueil « Maladies thyroïdiennes, dévoreuses de vie » est en vente, et je suis heureuse de vous annoncer que nous avons un retour positif de deux cents quatre médecins à ce jour. C’est peu et beaucoup à la fois quand on sait que de nombreux malades ont pu déposer un extrait du livre ou discuter avec leur praticien grâce à ce livre. Un pas en avant ! Un début ! L’association l’envol du papillon se bat avec des mots, d’autres associations se battent aussi autrement, et c’est une formidable chaîne d’espoir. Ensemble, on est beaucoup plus forts, alors malgré les critiques de certains que nous acceptons dans un grand éclat de rire, nous continuons, parce que nous y croyons !

Merci à tous les malades qui passent la bonne parole, merci à ces médecins qui acceptent nos mots, merci à tous …

 

https://www.evidence-boutique.com/samsara/maladies-thyroidiennes-devoreuses-de-vie

 

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( 27 septembre, 2018 )

Tenir un pinceau

 

J’ai toujours manié la plume, jouer avec les mots comme si je faisais danser des marionnettes, mais j’avoue que titiller le pinceau me tente de plus en plus. J’ai toujours aimé dessiner, seulement avec un père artiste, je n’osais pas avoué mon envie de découvrir des techniques, des paysages, du rêve. C’est très dur de se confronter à des œuvres magnifiques, de se dire que l’on ne pourra jamais faire mieux. Seulement le temps efface les peurs, allument des étoiles dans les yeux et ouvrent une petite porte minuscule, et si c’était finalement possible, et si nous avions ce petit don, et si nous pouvions poser un peu de magie sur une étoile ? Alors oui, je pense me lancer, pouvoir mettre de la couleur sur des émotions un peu comme lorsque je pose mes mots sur le papier, aller plus loin, toujours pour ne pas mourir trop tôt.

 

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( 26 septembre, 2018 )

Ces coups de coeur qui ne durent pas

 

Ah cupidon et ses flèches ! Que de coeurs brisés ces jours-ci viennent pleurer dans mes bras ! Personnellement, je n’ai jamais cru au coup de foudre qui ne s’avère qu’une simple attirance physique, intellectuelle ou morale, une sorte de jeu de séduction entre deux personnages en mal d’amour, ayant simplement un besoin inconscient de combler un vide, de se sentir toujours vivants. Seulement l’amour c’est bien plus que cela. Ces personnes sont à la recherche d’une lumière, d’un espoir, car une vie sans espoir n’est rien. Mais voilà, un coup de coeur restera toujours un coup de coeur, et se transformera rarement en véritable amour. Chacun est à la recherche de quelque chose que l’autre va donner au début, et un jour le miroir se brise, les personnes changent, et la réalité se révèle une illusion.

Curieusement, les femmes s’en remettent beaucoup moins bien que les hommes, peut-être parce que nous les femmes, nous vivons beaucoup plus dans un rêve ? En tous les cas, nombreuses sont celles qui m’écrivent souffrir des années plus tard de cette perverse attirance.

Faut-il pour autant renoncer à vivre ces passions ? Si on garde les pieds sur terre, non, si on ne convole pas directement en noce, toujours non, et surtout si on évite de mélanger désir sexuel ou solitude à combler et amour. La plupart des coups de coeur ne durent pas, c’est statistique, c’est ainsi. Après plutôt que tomber dans les délires guimauves, simplement se dire « on s’aime bien » c’est déjà bien mieux que laisser un « je t’aime » qui s’effacera une fois la passion épuisée.

 

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( 26 septembre, 2018 )

Si on pouvait dessiner notre vie

 

S’il suffisait d’un pinceau pour effacer nos erreurs, nous ne cesserions de tester différentes couleurs afin de décorer notre vie. Si nous pouvions dessiner notre vie, quel crayon choisirions-nous ? Plutôt une pointe fine ou une avec un tracé plus épais ? Dessinerions-nous un paysage, celui de nos rêves, ou simplement des visages, des morceaux de vie, ceux d’un enfant, d’un amant ? Aurions-nous envie de glisser quelques touches de couleur ou simplement de le laisser en noir et blanc ? Si je pouvais dessiner ma vie, je n’aurais pas assez de la toile du ciel comme support, j’y laisserais les millions d’étoiles qui scintillent, et plutôt que de me fatiguer à tenter un croquis incertain, je tracerai juste les noms de tous ceux qui ont compté, aimé, ceux d’hier, ceux d’un jour, ceux d’une vie, car y a-t-il un plus beau dessin que ce ciel étoilé rempli des milliers de battements que mon coeur a un jour inventé ?

 

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( 25 septembre, 2018 )

Le retour du mercredi

 

 

Il faut bien le dire, ce mercredi, comme on en a parlé ces dernières années. Supprimé il y a quatre ans pour soit disant le fameux rythme scolaire idéal, cette réforme fut une vraie catastrophe pour les villes non privilégiées. Bien sûr, les médias l’ont encensée, prenant pour modèle ces villes de riches où les choupinets s’éclataient entre équitation et golf. Seulement chez nous, dans nos villes de béton, là où les enfants auraient besoin de découvrir les chevaux ou l’herbe verte, les TAP se réduisaient à une garderie améliorée, faute d’argent gouvernemental. Résultat, quatre ans catastrophiques où nous avons, nous enseignants, vu le niveau scolaire chuter, où nous avons assisté à une fatigue des enfants, puis à une agressivité voire une violence  plus nous approchions des vacances. Alors oui, ce retour du mercredi sonne un parfum de sérénité, une paix retrouvée. Au bout de trois semaines, nous voyons déjà une nette amélioration. Les enfants sont attentifs, ils ne s’endorment plus en classe et sont calmes et souriants. Quant aux enseignants, ils ont retrouvé le sourire.

Encore un point positif qui s’écrit pour dernière année !

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