( 23 septembre, 2020 )

Maltraitante envers nos aînés

Je suis restée sans voix, les larmes aux yeux en entendant ces horreurs passées dans un Ehpad en Aveyron. Bien sûr, je n’ai pu m’empêcher de penser à ma petite maman et j’en ai eu vraiment la nausée. Comment des professionnels de santé, comment des êtres humains peuvent-ils avoir été jusqu’à cette limite insoutenable ? Maman c’était la maladie à corps de lewy une cousine d’Alzeimer, et je me dis qu’ils auraient pu lui infliger la même chose ! Que l’on ne me parle pas de manque d’effectifs ou de moyens, car pour trouver le temps de prendre de telles photos d’un résident avec un slip sur la tête et vraisemblablement en faire des gorges chaudes, ce n’est pas la faute au temps ! Aller jusqu’à poster ces images sur Facebook, mais où va le monde ?

Est-ce la faute à l’éducation de ces soignants ( pour une fois on n’est pas en banlieue et on ne peut pas mettre la faute sur l’immigration !). Est-ce la faute de ces sociétés qui dirigent les Ehpad et qui ne savent pas ou ne veulent pas former correctement les employés. Je sais que où fut placée maman, aucun soignant ne connaissait la spécificité de la maladie à corps de lewy, et en province, on met souvent l’étiquette Alzeihmer sur le front de cette personne âgée.

On ne choisit pas avec gaité de coeur de placer un proche, alors au minimum, vous les soignants, un minimum d’empathie est demandé ! Et pour moi, ces salariés qui s’amusaient avec une telle méchanceté méritent une punition bien plus forte qu’un simple renvoi !

 

Pour que cette maladie soit un peu mieux comprise :

 

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( 23 septembre, 2020 )

Autoédition, mode d’emploi

Une fois n’est pas coutume, je vais jouer de nouveau l’avocat du Diable et faire un panache des points positifs et des points négatifs de l’autoédition à partir des commentaires de chacun. Je vous laisse faire des rajouts qui pourront servir à d’autres.

Pour

Pourquoi être pour l’autoédition ?

-La raison qui arrive en tête : la liberté ! Liberté de création, de choix, de plateformes …

Trop d’éditeurs imposent des clauses de préférence bloquant de nombreux auteurs dans leur créativité, imposent un rythme de parutions voire de contenus. L’autoédition permet une souplesse totale.

-Le contexte financier. En autoédition, l’auteur va toucher la majorité du prix de vente de ses livres, ce qui peut-être pour certains un gain financier important. Rappelons que beaucoup d’édition ne règlent les droits d’auteurs qu’une fois l’an, et qu’une fois les taxes enlevées, la somme est rarement à la hauteur du travail fourni par l’auteur.

-L’auteur garde l’entière propriété de son livre, « son idée » tandis que souvent en édition classique, il peut perdre ce droit, offrant à l’éditeur le droit de couper, refaire, organiser le manuscrit comme il l’entend. Un auteur a vu ainsi sa romance « gentillette » transformée en un roman érotique hot.

-Un auteur autoédité aura à sa disposition beaucoup de chroniqueurs. En édition classique, ce seront des SP, mais l’impact publicitaire est souvent similaire.

Contre

-Beaucoup de livres autoédités sont refusés en librairie, dans les médiathèques.

-Un autoédité devra payer sa place dans un salon du livre. Cela arrive aussi en édition classique. ( malheureusement)

-Une édition classique offre un service de correction de qualité, un BAT impeccable et une mise en ligne sur support, pas toujours facile pour un auteur avec peu de moyens.

-Pour certains auteurs, seuls les auteurs publiés en ME méritent le label de qualité.

 

En résumé, il convient à chaque auteur de trouver ce qui lui convient, ce qu’il cherche et où il veut arriver, en n’oubliant jamais que des Musso ou Bussi ne courent pas les rues. ! Mais l’édition presque parfaite existe pour chacun, je pense en avoir trouvé une :) un article bientôt sur cette pépite dont mon prochain roman sortira che elle le 27.

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( 22 septembre, 2020 )

Les produits miracles

Qui n’a pas vu passer sur son profil une publicité ventant un produit miracle pour perdre du poids, pour soigner une maladie ou pour avoir le moral. Malheureusement, le désespoir mène à tout et trop de personnes tombent dans le panneau. Outre le prix, souvent bien trop élevé, la composition du produit reste flou et peut s’avérer dangereuse. Le pire est que certains sont même en vente libre en grande surface ou parapharmacie. Je pense surtout à ces produits dits « anti-cancer » que des personnes vont ingurgiter jusqu’à plus soif. Un peu de bon sens ! Si un traitement miracle prévenait du cancer, tout le monde le prendrait ! C’est justement l’absence de traitement préventif qui incite à de telles dérives. On l’a vu avec le covid et les conseils des scientifiques qui ont invité les malades à prendre de la vitamine D.  C’est une bonne chose, sauf que la vitamine D n’est pas assimilée par le foie, mais stockée et qu’il ne faut donc pas surcharger l’organisme, ce que certains ont fait en triplant les doses. Il faut un dosage « normal ». Et la liste est longue en passant par les compléments minéraux prescrits pourtant par des médecins qui ont eu sur le long terme des effets négatifs sur le corps, des coupes-faim soit disant naturels qui en fait contenaient des molécules dangereuses.

Les produits miracles ne sont que des moyens de renflouer BigPharma qui indirectement touche des dividendes, mais trop souvent non contrôlés, bien éloignés des normes européennes, venant de Chine et pouvant être de simples placebos ou pire des produits toxiques.

Ne cédons pas au côté alléchant de la publicité !

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( 21 septembre, 2020 )

Le droit des femmes aujourd’hui

D’un côté, il y a le droit des femmes et de l’autre le machisme qui perdure. Au milieu de tout cela, pas simple de se faire une place ! Nous avons gagné la libération sexuelle et pourtant, nous n’échappons pas aux regards lubriques si nous portons une robe courte.  Certains allant même jusqu’à insinuer que nous les allumons volontairement.

Dernièrement une amie me disait qu’il valait mieux de nos jours être « moche », ainsi on a la paix ! Je comprends cette mode qui consiste à taguer #balance ton …. Quand on voit le nombre de langues qui se délient autant dans le sport que dans les milieux artistiques voire étudiants, comme si une femme n’était qu’un vulgaire morceau de viande dont on pouvait disposer. Il faut se battre pour notre jeunesse, car non, une femme a le droit de refuser de coucher même si elle trouve le monsieur sympathique.

Non, une femme a le droit d’avoir des amis hommes sans pour autant enlever sa petite culotte. Non, une femme a le droit d’avoir confiance en un homme sans pour autant être manipulée et trahie. Non, une femme même mariée n’a pas à céder aux demandes de son mari si elle n’en a pas envie.

Il est temps que les messieurs comprennent que ce qu’ils ont entre les jambes ne leur donnent aucun pouvoir ! C’est à eux de maîtriser leur désir et leur pulsion.

Les femmes ont des droits, et le plus important est d’être respectées !

Aucune petite fille, aucune jeune fille, aucune femme ne devrait être violée, malmenée, harcelée.

Comme je le dis toujours, messieurs, ne faites pas à ces femmes ce que vous ne supporteriez pas que l’on fasse à vos filles !

Alors oui …

#balance ton porc

#balance ton entraîneur

Bref balance tous ceux qui vont briser ta vie par leurs mots ou leurs actes !

Afin que l’innocence soit préservée …

 

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( 20 septembre, 2020 )

Le rôle de l’artiste dans notre société

Avec beaucoup de plaisir, je constate que de plus en plus de barrières de chantiers sont recouvertes de magnifiques peintures de Street-Art, dignes des plus grands artistes, mettant un peu de couleur dans notre quotidien. Il n’y a pas à dire, mais notre monde a besoin de couleurs, de lumière surtout dans nos banlieues où nous n’avons pas la chance de voir celle-ci filtrer entre les arbres d’une forêt.

Les artistes ont un rôle fondamental, celui de poser des couleurs qui vont permettre à l’homme qui passe de s’interroger, le temps d’un instant, de se positionner sur le monde, de ressentir tout simplement de l’émotion, ce qui n’est pas rien. L’art est une manière de créer du lien entre les individus que ce soit les auteurs avec leurs romans, les peintres avec leurs toiles, les sculpteurs avec leurs argiles, les musiciens avec leurs notes, peu importe le support, l’important est ce fil qui relie les hommes entre eux. Par ce lien, nous rejoignons les autres sur une partition commune, nous ressentons des émotions positives, emphatiques, nous recréons le monde à chaque fois et nous l’offrons aux autres.

L’artiste est la clé de l’équilibre. Et nous sommes tous des artistes de quelque chose. Ne laissons jamais les autres dire le contraire !

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( 19 septembre, 2020 )

Balade au milieu des tombes

Lieu de verdure, lieu de beauté où même des perroquets verts ont élu domicile, le cimetière parisien de Bagneux est une pure merveille. On peut se promener dans les allées centrales sans avoir une vue sur les tombes, tout comme on peut se balader au milieu des tombes. Contrairement à certains, je n’ai jamais trouvé ce type de promenade morbide et j’adore les visites de cimetières en particulier les grands comme celui-là ou le Père Lachaise. Là où des personnes ne voient que mort et tristesse, j’y vois des traces de vie d’avant, des souvenirs, m’attardant sur des dates historiques, admirant des tombes luxueuses comme celle d’une petite fille dont les parents ont reproduit le lit de la belle au bois dormant. J’aime tout autant ces vieilles pierres d’il y a deux siècles que le lierre et la verdure ont envahi, ces tombes de terre que même parfois un arbre a traversé reprenant ses droits. J’ai appris dernièrement avec amusement que cette amour des vieux cimetières s’appelait la taphophilie. Depuis le Covid, nous sommes de plus en plus nombreux à chercher des endroits calmes, où le silence est d’or, où le virus n’est pas brassé. Aller dans ces cimetières, c’est comme aller au parc, sauf que dans nos banlieues, les parcs sont minuscules. Tout le monde n’a pas l’état d’esprit à une telle promenade. Nous avons cette passion commune, mon homme et moi, mais nous n’arriverions pas à y traîner notre fils, imprégné par les images des films vus avec ses copains où les morts sortent des tombes. Peut-être est-ce parce que depuis mon fils, tous mes disparus ont choisi l’incinération, une chose est sûre, j’aime vraiment me balader dans les cimetières. Seule, j’y trouve l’inspiration, ayant même écrit une nouvelle demandée par un contact à cet endroit. Je trouve magique l’histoire de ces tombes, leur firme, l’évolution de ces endroits.  Beaucoup de fans d’histoire comme moi sont amoureux des cimetières, car c’est un peu comme la visite d’un musée, avec en prime la nature, le calme et la gratuité !

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( 18 septembre, 2020 )

L’auteur vit-il ses fantasmes dans ses livres ?

Voilà une question qui me fut dernièrement posée et qui m’a fait sourire. Nombreuses sont les personnes qui s’imaginent que le thème du livre s’apparente un peu à une psychanalyse où l’auteur déverse tous ses fantasmes ou ses secrets les plus intimes.

Il existe effectivement des auteurs qui écrivent pour se raconter, même s’ils changent les noms. C’est le cas en général des carnets de voyage, des maladies, des incestes etc, mais ce n’est pas le cas d’une grande partie des plumes.

Personnellement, je l’ai déjà expliqué, mes romances ou polars sont issus d’idées diverses apportées par des proches ou des faits divers. En aucun cas, mes écrits n’ont aucun lien avec Ma réalité. Il m’est arrivé d’écrire des nouvelles teintées d’érotisme sans pour autant être portée sur le sujet en particulier. Je pense, mais cela n’engage que moi, que c’est là tout l’art d’un bon écrivain, savoir se détacher de son vécu pour formater des marionnettes qui deviendront des personnages en priant pour que jamais cela ne devienne réel !

Mon prochain projet de polar, par exemple, m’est venu lors d’une discussion avec mon chéri sur un fait divers, facilement transformé pour en faire un bon scénario. Mes nouveaux personnages qui feront partie d’une nouvelle série, comme tout ceux de la collection des couleurs, se forgent petit à petit à partir de visages, de personnalités croisées, d’anecdotes entendues, le tout mis dans un shaker bien secoué !

Alors, je ne sais pas si beaucoup d’auteurs vivent leurs fantasmes dans leur livre, en tous les cas, mon seul fantasme reste le plaisir d’écrire et d’offrir ce moment de bonheur à mes lecteurs.

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( 17 septembre, 2020 )

Une soeur … un jour

Écoutant dernièrement la superbe chanson de Grand Corps Malade « une soeur », je me suis laissée emporter par mes souvenirs, ceux d’un temps où nous étions deux gamines insouciantes jouant aux barbies que nous mutilions en coupant les cheveux  d’une d’elles pour en faire une histoire d’amour, ceux d’un temps où nous écoutions sur un petit mage-disque couleur orange éternellement le même 45 tours, car il faut bien le dire, nous n’avions pas beaucoup de disques à cette époque. Je me suis rappelée cette colonie où on m’avait expédiée à dix ans et où j’attendais avec impatience son dessin, car elle me manquait. Nos vacances avec notre grand-mère durant tout l’été, nos caches-caches dans les champs de blé, les prunes que l’on ramassait jusqu’à se faire éclater le ventre et finir par une bonne diarrhée.

Comme j’aimerais encore pouvoir lui en parler. Puis vint le temps des confidences sur l’oreiller lorsque les parents étaient couchés, le premier baiser raconté, le premier chagrin d’amour avec le coeur brisé, les larmes qu ‘elle m’aidait à sécher. Elle fut ma première confidente, celle qui gardait mes secrets dans un tiroir bien fermé. Mon témoin la première fois que j’ai dit oui, pensant que c’était pour la vie. Pourtant un jour, tout s’est écroulé. Elle s’est éloignée, préférant boire un verre plutôt que se confier. Impuissante je l’ai vu s’enfoncer, se dégrader, perdre autant sa beauté que sa lucidité, et j’en avais le coeur brisé. J’ai bien essayé de l’aider, de la secouer, mais cela n’a fait que creuser un peu plus ce maudit fossé. Nous nous sommes retrouvées, trop tard. Elle terminait ta route, une route qui ne l’a pas épargnée, un destin qu’elle ne pouvait peut-être pas évitée. N’empêche que même si elle est partie pour l’éternité, cette chanson, telle une piqure de rappel, m’a emportée vers des photos usées où nos sourires étincelaient. Il faut bien l’avouer, ma petite frangine, même si comme dans toutes les fratries on s’est beaucoup disputés, des fous rires à n’en plus finir, on s’en ait payés !  Et c’est ce souvenir de « nous » que dans mon coeur je veux à jamais garder.

https://youtu.be/vSGGOGE7wCQ

 

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( 16 septembre, 2020 )

Notre monde est fou

Le monde est fou ? Celui qui vole un téléphone dans le métro n’est jamais attrapé.

Il suffit d’aller dans certains quartiers parisiens et ce sont des vingtaines d’arrestations chaque nuit aussi vite relâchées ( et pourtant les traumas des victimes existent). Celui qui viole ou frappe, jamais menotté. Par contre, celui qui ne va pas pouvoir payer son loyer à cause du covid, celui qui va avoir roulé un peu vite sur l’autoroute sera condamné.

Le monde est fou ! Un an de prison pour une enseignante qui a donné un gâteau sur la demande du gamin et qui va devoir vivre chaque jour dans le remord, tandis qu’un jeune de banlieue qui a planté une mamie, n’a eu que six mois. Lui, c’était volontaire, mais c’est moins médiatisé.

De nos jours, le filou politique qui détourne des fonds trouvera toujours un bon avocat grassement rémunéré pour l’aider à passer dans les mailles de la justice, le procédurier finira par obtenir gain de cause à coup de billets déposés en garantie.

Le monde est fou. Avant, les conflits se réglaient à la loyale, soit sur un champ de bataille ( peut-être un peu trop expéditif, c’est vrai ) soit autour d’une table. Les choses étaient dites clairement. Aujourd’hui, on passe par les médias pour faire connaître sa vérité tout comme notre héros de Pirate des Caraïbes, en conflit avec son ex, où tout est déballé sur la place publique. On n’hésite pas à se servir de ce qui est le plus laid, le plus sale pour obtenir la victoire.

Je suis écoeurée du fonctionnement de ce monde, du pouvoir des riches sur les autres, de cette pression constante que nous subissons malgré nous, des victimes condamnés, des pourris relaxés .

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( 15 septembre, 2020 )

La thyroïde et le quotidien

Ça y est ! Vous en avez bavé pendant des mois et votre résultat en main, vous lisez enfin que votre tsh est bonne. Enfin, selon votre médecin. Et pourtant, vous n’arrivez pas à exploser de joie. TSH dans la norme n’est pas obligatoirement synonyme de grande forme. Vos gros symptômes se sont volatilisés, mais il reste « les autres », ceux qui s’accrochent comme des glues et qui vont vous pourrir la vie.

Ce sont ces maux qui n’intéressent pas les médecins, parce que « pas assez grave », trop peu parlant.

Et pourtant, ils ne sont pas dans la tête, ces symptômes, ils ne sont pas inventés, ils ne sont pas psychologiques. Ils existent !  Le souci est qu’effectivement, ils vont augmenter avec l’anxiété, et une thyroïde déréglée va inéluctablement générée une grosse anxiété. Donc on assiste au chat qui se mord la queue.

Il serait temps de comprendre que tout est lié dans cette maladie. La thyroïde est une glande indispensable, que de nombreuses personnes ne découvrent que le jour où cette dernière débloque. Avant, elle fait son travail, on ne s’en occupe pas. Après, elle fait partie de notre présent. Tout change, en particulier dans le cas des « sans thyroïde » ou des maladies auto-immunes. On sait alors que tout est lié, la plus petite fatigue, le plus petit dysfonctionnement, on analyse, on réfléchit, parfois même mieux que le médecin qui lui ne vit pas cette maladie au quotidien. Surtout que l’effet « blouse blanche » peut être anxiogène, tout comme à l’inverse voir son médecin peut redonner un tonus ponctuel.

Que faire ?

Vivre le mieux possible, parce que plus on se pose en victime et moins on va avancer.

Ensuite ne pas hésiter à noter les fluctuations sur un carnet pour avoir du concret à présenter à son praticien et non « du vague ». Cela va également permettre de différencier ce qui est réellement lié à un souci de thyroïde ou à autre chose.

Il semble important de bien garder en tête les dysfonctionnements communs à de nombreuses personnes et pouvant persister même avec une bonne TSH.

La concentration, par exemple, est un véritable problème, invisible, qui fait sourire les endocrinologues car tellement éloigné des maladies graves de la mémoire. Seulement le malade qui lui va le vivre au quotidien ne le supporte pas. Rien de pire que de chercher ses mots, ses idées lorsque l’on présente un projet, de buter sur une date ou un numéro de téléphone. Cela fait peur. Cela angoisse et comme toute situation anxiogène, cela n’arrange pas la thyroïde.

Le système digestif se rappelle souvent à l’ordre, créant dans plus de 80% des cas le syndrome de l’intestin irritable.  De nombreux malades essaient le sans gluten, le sans lactose, des régimes divers, des compléments variées, et pourtant rien n’est vraiment miraculeux pour certains. On assistera à un ralentissement du transit, pouvant être une véritable épreuve douloureuse : selles petites, dures, difficiles à évacuer, constipation durant des jours ou à l’inverse accélération du transit, sans parler des gargouillements peu esthétiques en société ou des « pets » incontrôlés. Certains malades sont même allés jusqu’à avouer ne plus oser sortir de chez eux en cas de « crise ». Et on va nous dire que cette fichue maladie n’est pas handicapante ?

Dans « l’invisible », on va se heurter encore plus à ces maux de dos, problème de société, certes, que tout le monde a, mais qui peuvent avec une maladie auto-immune prendre des proportions énormes. La souplesse musculaire étant réduite par une déficience hormonale, le malade va voir se dessiner des courbatures plus fréquentes, des tendinites, lumbagos, cervicites, un dos qui ne « tient » pas.  De grandes sportives atteintes de la maladie d’Hashimoto ont été obligées de renoncer à des compétitions pour un claquage anodin en apparence mais qui ne s’est pas remis en un seul jour.

Mais comme le mal de dos est le mal du siècle, on ne va pas considérer que cette maladie est un handicap ! Car il y a bien plus grave pour ne citer que la SEP.

Seulement, plus grave ou pas, ce n’est pas une raison pour prendre cette maladie à la légère, pour le « snober » comme font de nombreux médecins, pour surtout culpabiliser le malade comme s’il était un idiot de s’imaginer des maux.

Des maux, il y en a , et ils sont nombreux, et ils sont invalidants,et ils sont difficiles à vivre au quotidien, et cela même si on est dans la norme, car cette dernière est tellement « large » que c’est un peu l’arbre qui cache la forêt.  Il y a le traitement à prendre en compte, la vie familiale, le travail, le stress, le passif de la malade.

On voit fréquemment des personnes passant de apathiques à surexcitées juste à cause d’un surdosage médicamenteux. Et il en faut peu.

Là encore l’entourage devrait être là comme miroir pour signaler au malade qu’il déborde de vitalité ( presque trop) qu’il est devenu excessif, volubile, signe souvent d’un léger passage en hyper.

D’où l’importance de bien comprendre cette maladie qui est complexe, qui n’aura pas le même impact chez tous les malades. On n’est pas face à un diabète où un manque de sucre va nécessité une injection, on est face à une glande qui fonctionne anormalement et qui va alors agir négativement sur tout le fonctionnement du corps.

Cela ne va empêcher personne de vivre, juste poser des limites par moment et donc il faut être attentif aux changements afin de profiter au maximum du présent !

Bon courage les papillons

 

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