( 14 novembre, 2014 )

Résister

« L’intelligence, c’est apprendre à résister. »

Résister à l’impulsivité que l’on a en nous, nous poussant à réagir avec trop de vivacité, trop d’empressement, trop d’émotivité.
Résister au désir de se lancer tête baissée dans un projet qui au final ne tient peut-être pas la route.
Résister au désir de répondre avec violence à des insultes. Qui n’a pas rêvé de flanquer une bonne claque à son ennemie ou au malotru qui nous a pris la tête ?
Résister au sourire charmeur d’un passant nous faisant croire le temps d’une seconde que les roses fleurissent en pleine hiver.
Résister à ces ondes négatives dont certaines personnes s’entourent, et qui égoïstement sont ravies de les déverser sur nous.
Résister à la nostalgie des regrets, des actes manqués, de tout ce que l’on a rêvé en secret et qui ne s’est jamais réalisé .
Résister à la peur de vieillir, de voir le temps s’effriter.
Pas facile de résister.
 Longtemps, j’ai foncé sans réfléchir, répondant avec mes tripes sans penser aux conséquences, acceptant avec bonhomie les différences de chacun, les travers, les dissonances, percevant chaque faiblesse, chaque faille. Aimant sans m’imposer de limite. Sans rien demander en échange.
J’ai grandi.
Les claques de la vie font grandir.
Maintenant, je résiste telle une barque sur un océan déchaîné aux attaques, aux émotions trop fortes qui me traversent, aux rêves qui me hantent. Je ne me précipite plus. Je savoure le temps, chaque minute. Je ne sais pas si je suis plus intelligente mais je suis certainement plus sereine.
 Le temps qui passe n’efface que ce qui doit être effacé mais offre de merveilleuses opportunités que je n’aurais sûrement jamais saisiès si j’avais continué de foncer dans le mur de mes pensées.

 

( 13 novembre, 2014 )

Société haineuse ..

Juger et critiquer pour faire du mal.

La critique est utile et constructive mais elle ne l’est pas lorsqu’elle est faussée ! Un pauvre type allant jusqu’à insinuer que tous les commentaires positifs ne sont que ceux d’amis d’Edilivre ! Mince, je ne savais pas que 500 auteurs de cette maison avaient acheté mon roman. ce qui est à mourir de rire, ce sont ses propos que je ne découvre que ce matin : chacun s’achète son livre … Comment cette personne le sait-elle vu que cela se passe en milieu fermé ???? Un jaloux qui n’a pas eu le sien acheté ? Et personnellement, je n’ai pas du acheter faute de moyens plus de quinze livres d’auteurs …
Quel monde ! Tristesse que de vivre dans une société où la malveillance trône !
Pour ne rebondir que sur la critique littéraire, pourquoi  vouloir détruire un éditeur ou ses auteurs ? Qui es-tu, toi qui juges les autres avec tant de violence ?
Il y a longtemps que le regard des autres m’indiffère mais je déteste que mes amies auteur se retrouvent ciblées par méchanceté.
Quelle dent contre une édition qui a le mérite de nous offrir un tremplin. Sans Rouge , Felicia ne m’aurait pas remarquée. Et grâce à elle, j’ai beaucoup évolué.
Alors pour répondre avec courtoisie, vu que je privilégie le dialogue à la bêtise , à ce monsieur, Rouge fut juste une ébauche ( voir le début de ce blog) écrit juste écrit par plaisir, sans intention d’être vendue ou aimée. Le but n’était même pas d’être publié. Pourquoi alors jalousé un premier roman ?
Il est bourré d’erreurs. Bien sûr ! Ce n’est pas un prix Goncourt ! Cessons ces enfantillages ! Il conserve des fautes ? C’est expliqué sur ce blog dès le départ,
Il fut soumis à un bon correcteur d’orthographe mais Edilivre a fait une erreur de mise en page. Pour enlever les fautes, il aurait fallu que je paie et je le redis, je voulais juste ce livre très égoïstement pour mes enfants et moi.
Curieusement, il se vend malgré ses fautes, est-ce ce qui ennuie ce monsieur ? Et cela malgré sa niaiserie et ses scènes de cul à mourir de rire ( on peut se demander ce que ce monsieur attendait d’un polar ! Peut-être 50 nuances de Grey ?). À savoir que d’autres lecteurs ont trouvé qu’il y en avait trop … de sexe … Alors ???
On ne peut plaire à tout le monde. Les vrais intellos n’ont pas tous aimé Rouge mais m’ont donné leurs critiques constructives en me conseillant. Grâce à eux, j’ai pu écrire CARLA.
Blanc est mieux structuré, mieux ficelé. J’en remercie tous mes lecteurs qui m’ont aidée à progresser.
Rome ne s’est pas fait en un jour ! Et monsieur le critique ( qui curieusement n’a qu’un seul roman le mien d’évaluer !) vous êtes en droit de ne pas aimer mais non de juger mes lecteurs comme des imbéciles, les réduisant à de simples lecteurs Harlequin !
Finalement, vous savez le pire ? Vous m’avez offert quatre ventes hier et encore deux aujourd’hui ! Comme quoi, le mal ne gagne pas toujours …
Critiquer pour évoluer oui ! Juger pour détruire, non !
Et je dirais juste à vous tous qui écrivez : Bravo ! On s’en fiche des critiques et des médisances. L’important est d’abord de se faire plaisir et de faire rêver …
( 12 novembre, 2014 )

Écrire des mots

Écrire des mots juste pour laisser une trace de nos larmes sur une page cornée, juste pour mettre un peu de couleur sur un tableau usé, juste pour inviter l’autre à se fondre tout simplement dans nos pensées. Écrire des mots pour pouvoir s’évader de ce monde violent et triste à pleurer où plus personne n’arrive à conjuguer le verbe aimer. Écrire des mots pour s’offrir une pause dans un univers ordonné, bien rangé, où chaque seconde est comptée. Écrire des mots pour dire tout ce que l’on a mis dans notre poche, tout ce qui nous est resté en travers de notre gorge, tous ces rêves que l’on a espérés un jour se voir se réaliser. Écrire des mots juste pour ne pas sombrer, juste pour ne pas se sentir coupable d’exister, juste parce que la vie fait s’envoler les certitudes et ne laisse sur le sol de nos souvenirs que cette flamme minuscule, presque irréelle, inexistante et pourtant bien vivant, ce petit feu qui brûle en nous, qui nous a un jour permis d’écrire des mots …

Écrire des mots pour ouvrir son âme afin d’être écouté.
Écrire des mots pour te dire à toi qui m’a dédaignée combien je t’ai aimé.
Écrire juste pour exister.
Merci à tous ceux qui m’ont par leur message témoigné cette inspiration du jour.
À ceux qui ont permis que je puisse être capable d’oser offrir cette magie des mots, merci à vous d’avoir un jour par hasard, mais était-ce vraiment un hasard, exister pour moi …
Texte protégé par Copyright
Novembre 2014.
( 11 novembre, 2014 )

L’armistice

L’armistice.

Armistice : convention signée par plusieurs parties mettant fin à des hostilités mais ne mettant pas fin officiellement à la guerre.
Qui n’a pas signé un jour un armistice afin d’éviter une guerre cruelle ? Pensant qu’un acte comme celui-là serait synonyme de paix durable. Qui n’a pas vécu la chute cruelle où l’autre s’est retourné contre nous ?
Pensons aujourd’hui à nos poilus applaudissant ce 11 Novembre 1918 comme une grande victoire, convaincus que ce serait la der des der, découvrant en 1939 que le mal était de retour.
Nombreux sont ceux qui croient à la seconde chance. Cette femme battue acceptant de donner un nouveau départ à son monstre de mari, cet homme ayant tout perdu lors d’un séisme acceptant de se reconstruire tout en espérant que la nature ne frappera pas deux fois au même endroit.
Humains vulnérables, hommes croyant en une main tendue, en sa capacité de communiquer, de dialogue, persuadés qu’un geste positif ne peut être que synonyme de pardonner.
Pourtant la vie nous prend tous à revers fouettant nos idées avec violence.
Qu’est-ce que nos ancêtres ont bien peu penser réalisant en 1939 que la paix n’était pas éternelle, que les méchants ne voulaient pas changer. Tout comme eux, nous faisons de notre mieux aujourd’hui pour être sincère, pour accepter les mains tendues, pour aller jusqu’à pardonner même les plus vives douleurs et lorsque l’autre se met à violer cet armistice, la douleur est terrible que par jeu.
Pourtant, je continue de croire que chaque homme a du bon en lui et qu’un jour, le monde dans son ensemble comprendra que pour stopper ces guerres sans fin, il serait bon que l’ego de certains, soit simplement relégué dans un coin.
( 10 novembre, 2014 )

La fuite

On court tous pour fuir quelque chose, courir vers quelque chose ou quelqu’un.

Etre en vie signifie courir.
Il y a des choses que tu ne peux fuir, des choses qui finissent toujours par te rattraper, des choses que tu ne peux ignorer. Pourtant par facilité, par choix, par envie, tu décides de continuer à les fuir même si ça te ronge l’intérieur, même si ça te fait mal. Tu résistes, fier de toi. Tu te penses fort, intelligent, invincible et un jour pourtant tu vas déposer les armes soit parce que la mort t’ouvrira ses bras, soit parce que l’autre aura enfin compris que c’est à lui de t’empêcher de fuir.
Bien sûr, on n’est pas tous Flash alors tout ça n’est que théorie. La réalité sera juste un plongeon dans un abîme dans lequel on ne sortira pas.
( 9 novembre, 2014 )

Dire non …

Le jour où j’ai décidé de …

Dire non ! Et bien pas facile de savoir dire non … J’ai vécu dans une pseudo morale où on l’on m’a appris à être gentille, à accepter les autres malgré leurs différences, à supporter les critiques sans rien dire, à tendre la main vers la souffrance d’autrui. J’ai ainsi développé une empathie sentant presque ce que l’autre pouvait ressentir. Et puis un jour, je me suis aperçue que je m’étais trompée sur une personne. Cela m’a anéantie. Certains diront que ce fut de l’orgueil mais ne m’étant jamais trompée sur quelqu’un depuis mon enfance, j’ai pris une grande claque. Serais-je donc devenue trop vieille ? Mes émotions ont-elles faussé ce ressenti ?
Je me suis plongée dans le délice des mots, seul endroit où l’erreur est tolérée. Aimer un livre est tellement subjectif que nul ne peut juger l’écrit d’un autre. On le voit dans les fameux prix littéraires. Certains vont adorer le dernier prix Goncourt alors que d’autres vont le détester. L’important pour moi est que l’auteur ait osé l’écrire et y laisser son âme.
Écrire m’a permis d’oser. Oser publier sans trop y croire. Oser nouer des contacts fabuleux avec d’autres personnes vraies. Oser dire non ! Je n’ai jamais attaché beaucoup d’importance à l’opinion des autres mais j’ai toujours fait en sorte d’offrir une image positive, quitte à parfois accepter des situations qui me gênaient simplement pour maintenir la paix.
Aujourd’hui, je n’ai plus peur de dire non, de donner mon avis ou de dire ce qui me déplaît …
L’écriture m’a libérée de certaines chaînes que je m’imposais …
Le jour où j’ai compris que ma plume écrivait avec mon sang, j’ai su dire non …

 

( 8 novembre, 2014 )

Hommage à Philippe Baes

Poussière d’étoiles

J’ai appris qu’un ami auteur, connu sur un des groupes de Facebook, est parti après une longue maladie. Beaucoup de tristesse à l’annonce de cette nouvelle. Une jolie leçon de vie pour tous ceux qui continue de penser que les réseaux sociaux ne drainent que des dingues ou du négatif. Sachez que l’on y rencontre aussi des gens fantastiques, offrant spontanément leur aide et leur amitié sans rien demander en échange. Philippe, tu fus là pour m’encourager à écrire Blanc. Tu fus là aussi à me remonter le moral alors que toi, le crabe te dévorait. J’aimerais te remercier en demandant à tous ceux qui ont une âme d’acheter ton livre, un roman autobiographique, imparfait peut-être mais pour lequel j’ai versé des larmes.

Afin que vive son rêve à lui, procurez vous  » Sale tour pour un destin » …
( 8 novembre, 2014 )

Quand le paradis rencontre l’enfer

Qui n’a pas un jour vu sa vie basculer à cause d’une stupide incompréhension ? Je lis vos témoignages et mon coeur verse des larmes pour tous ces actes manqués, ces jours ensoleillés qui soudainement prennent une couleur sombre presque terrifiante.

Pourquoi sommes-nous si nombreux à faire l’erreur de nous tromper, d’interpréter un signe, de croire en quelque chose qui n’existe pas ?
Le sourire que le lycéen va offrir à sa voisine lui faisant battre le coeur, lui faisant croire à l’amour.
Le remerciement du patron faisant croire à l’ouvrier à une future promotion qu’il n’aura pourtant jamais.
Les cadeaux, les fleurs qui nous font sourire de plaisir, nous poussant à imaginer un lien magique qui n’est en fait qu’un jeu pervers.
Les promesses de l’homme politique qui ne seront jamais tenues
La rencontre presque irréelle dans laquelle on puise une force nouvelle, mais qui en fait n’a d’importance que pour soi …
Le monde est rempli d’exemples cruels où chacun perd un peu de son âme en offrant trop d’espoir, trop de lui-même et pourtant …
À tous ces actes ratés, à tous ces actes manqués, je vous dis simplement, que peu importe que vos rêves se sont écorchés, l’important est qu’ils vous aient poussés à vous réaliser, à exister et à aimer … Heureux fou celui qui au final a osé …

 

( 7 novembre, 2014 )

Où sont partis nos bons médecins de campagne ?

J’ai régulièrement des coups de gueule envers le monde où nous vivons en particulier le milieu médical. Je reste perplexe face à la façon dont nos médecins exercent dans notre société dite civilisée. Une lectrice me livrait son témoignage qui m’a laissée sans voix : son médecin avait purement et simplement installé un sablier, oui, vous avez bien lu, un sablier, temps autorisé pour la consultation ! L’histoire ne dit pas s’il lui a laissé un temps supplémentaire pour régler la note. Quant à cet autre qui ne connaissant rien de rien à une maladie, peu connue, certes mais existante est allé jusqu’à traiter sa patiente de dingue ! Heureusement que cette pauvre femme est allée prendre un second avis, a obtenu un bon dosage et se retrouve sur pieds. Je ne parlerai même pas de ces toubibs avec un ego démesuré qui se passent au dessus des autres, méprisants leurs malades, allant jusqu’à se moquer derrière leur dos de leur faille ( j’en ai croisé )? ou pire du haut de leur science, se permettant de detruire la vie d’une personne qu’il avait dans le nez, jusqu’à porter un diagnostic sans avoir été leur propre soignant, sans connaitre leur propre vécu. Je suis outrée de ne parler que du trou de la sécu alors que l’on accepte ce type de toubibs, simplement présents pour toucher leur chèque … Et je ne parlerai pas du cas qui me tient le plus à coeur, dont j’ai déjà parlé, le fameux urgentiste passant pour voir mon fils souffrant de violents maux de tête, mal dans son corps, du haut de ses trois ans lui disant simplement : bobo … Et ce super doc  se tournant vers moi pour me dire : Il faudrait apprendre à cet enfant à cesser ses comédies et me faire déplacer pour rien. J’ai du travail, moi ! … Mon fils était soigné pour un cancer, la radiothérapie lui avait provoqué un oedeme du cerveau occasionnant ces douleurs. Il est tombéd ans le coma deux heures plus tard et est parti pour toujours … Merci monsieur l’urgentiste qui avait à faire quelque chose de plus important. C’était il y a plus de vingt-cinq ans mais j’espérais voir le monde évoluer positivement … Quelle deception !!!!

Où sont donc passés nos adorables médecins de campagne qui se mettaient en quatre pour leurs patients, qui étaient autant des amis que des confidents, qui étaient là pour penser les maux du coeur ou de l’âme aussi bien que ceux du corps ? Notre monde serait- il devenu si indifférent ? Si intéressé par l’argent ?

Nostalgique de cette époque, je recherche médecin de campagne dans ma grande ville simplement pour laisser une chance à la médecine de ne pas s’enfoncer vers une direction que nulle ne souhaite … L’indifférence …

( 6 novembre, 2014 )

Le mal du siècle

 » Quand j’écris, je me débarrasse de tout. Mon chagrin disparaît, mon courage renaît. »

Anne Frank 1944
Superbe citation. Toute personne aimant les mots a ressenti un jour cette sensation.
Quand on écrit, on rentre dans un autre univers où les soucis disparaissent, où les cons ne risquent pas de nous croiser en chemin. On crée un monde plein de douceur et de beauté, un monde rien que pour nous, où telle une musique, les mots qui sortent de notre imaginaire s’envolent pour nous faire rêver.
Je suis stupéfaite de recevoir quotidiennement tant de témoignages de personnes au bout du rouleau ou dépressives. J’ai l’impression que notre société baigne dans une grande marmite de négativisme contagieuse. J’ai eu la chance d’échapper à la dépression pourtant la vie, malgré ses jolies couleurs ne m’a pas épargnée ayant perdu un petit bonhomme d’un cancer, ayant vécu un divorce, des pertes autour de moi, une violente trahison d’amitié etc … Le coup de poignard fut surtout cette manipulation, que je n’avais pas soupçonnée, des excuses offertes mettant du baume au coeur se retournant en coup de poignard. J’essaie pourtant de m’accrocher à l’épave au milieu de l’océan, de voir le rayon de soleil se cachant derrière tant de noirceur. Pas toujours facile. La vie, les amis sont aussi emplis d’énergie négative. Difficile de ne pas se laisser envahir par leur propre douleur.
L’homme qui ferait fortune à notre époque serait celui qui trouverait un moyen, autre qu’un médicament, capable redonner l’espoir à cette société en dérive.
En ce qui me concerne j’ai juste fait un choix, pas facile car ma trop grande empathie souvent me ralentit,  de me détacher des choses sans importance, de m’isoler des personnes trop négatives ou malveillantes même si je me sens parfois coupable de ne plus pouvoir les aider, d’oser quitte à me planter, de fermer une porte si elle me fait trop d’air.
Je m’évade dans les mots que j’écris ou bien dans ceux que je lis. L’important restant que les larmes de sang que j’ai versées un jour, puissent disparaître un jour  à jamais pour ne laisser place qu’au plaisir de savourer le quotidien.

 

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