( 26 octobre, 2015 )

Salons et dédicaces

Écrire veut-il impérativement dire faire des salons ou des dédicaces ? Ma réponse est non ! Je suis très fière d’avoir vendu en moins de deux ans autant de livres en n’ayant fait presque aucun salon. Je devais être hier au salon de Gagny et une bonne sinusite m’a clouée au sol. Des regrets ? Aucun ! J’ai eu très peu de plaisir lors des rares salons que j’ai fait, trop de monde, trop de personnes prêtes à tout pour écraser les autres, les sourires hypocrites avec des regards lançant des flammes. Je me souviens à un salon l’an dernier d’une auteure d’Edilivre, très imbue d’elle-même qui a démoli mes livres crachant un venin sans limite, traitant mon style d’écriture destinée aux imbéciles. Vu le nombre de lecteurs qui me sont fidèles, que d’imbéciles sur cette terre et je remercie ces imbéciles. Par curiosité, j’ai affectivement ensuite acheté ses recueils. J’ai vite compris que l’on ne pourrait jamais s’entendre ! Des grandes phrases avec des mots tellement compliqués que j’ai dû ouvrir mon dico ( et pourtant en tant qu’instit, j’ai du vocabulaire !) . Alors, non, désolée ! Le jour où je ferai une dédicace, ce sera parce que je l’aurai voulue, choisie, parce que cela me fera plaisir de la faire. Peut-être un jour avec Hashimoto, mon amour, cela se présentera car il me semble important de rencontrer des malades. Mais sinon, quitte à en choquer beaucoup, vouloir vendre à tout prix ressemble trop pour moi à de la prostitution, happer le lecteur, pire ( je l’ai vu) lui forcer la main en déposant un livre de force. Certains auteurs dans les salons m’écoeurent. Heureusement, j’ai tout de même croisé des personnes humbles, vendant peu c’est vrai mais gardant leur âme.
Je suis pour le plaisir d’écrire, le plaisir de lire et se retrouver avec un livre dans son sac alors que l’on déteste ce genre de lecture, est-ce moral ? Est-ce cela favorisé la vraie lecture ?

Vendre et utiliser tous les mauvais coups pour y arriver, pour moi ce n’est pas cela etre un bon auteur, et surtout pas un écrivain. C’est juste être un bon commercial. Chacun son boulot, non ?

( 25 octobre, 2015 )

Lorsque l’encre coule …

Lorsque la plume a envie de s’envoler, il faut la laisser avec douceur se déplacer, former des courbes, des déliés, être des mots tout simplement. Merveilleuse journée hier, malgré ma sinusite tenace où j’ai retravaillé mon manuscrit Carla 2, suite très attendue du premier. De fortes chances pour que les deux romans soient oubliés en nationale avant Janvier. Je rappelle que Carla ne fut lancé qu’en avant première Collector. Son apogée reste à venir même si son démarrage fut fulgurant. Nombreux de mes lecteurs savent qu’il restait des retouches à faire ( passages rajoutés par mon éditrice qui dénotaient un peu ). Quant à Carla 2, nous l’appellerons ainsi pour le moment, c’est un vrai coup de coeur côté écriture, plus vraie, plus fort. J’espère qu’il vous touchera autant qu’il m’a touchée en l’écrivant.
Magiques ces vacances où j’ai la chance de pouvoir vider mon esprit de tous les tracas du travail et m’adonner à ma passion. Deux manuscrits terminés, un vide s’installe. Il va me falloir le combler avec un nouveau projet ! Il n’y a plus qu’à trouver une idée de génie ! À suivre donc …

( 24 octobre, 2015 )

On écrit sur les murs

« On écrit sur les murs à l ‘encre de nos veines
On dessine tout ce que l’on voudrait dire
On écrit sur les murs la force de nos rêves  »
Superbes paroles de Demis Roussos reprisent par un collectif de jeunes enfants.
Écrire à la craie sur les murs, sur le sol, écrire tout ce que l’on a sur le coeur. Il ne faut en aucun cas interdire d’écrire. Un mot écrit peut parfois libérer une personne d’une grande souffrance, un pardon marqué au feutre rouge, un « je t’aime » à l’encre violette.
Pourquoi ne pas imaginer une journée où on pourrait tous écrire sur des murs à l’aide de peinture lavable des mots de toutes les couleurs, des mots d’espoir, des mots d’amour. Pouvoir oser dire ce que l’on n’ose pas. Pouvoir par le pouvoir des mots rendre peut-être le monde meilleur.

( 23 octobre, 2015 )

La difficulté de trouver un titre.

 

Malgré un rhume carabiné qui n’a pas trop entaché mes vacances ni stopper mon inspiration, le dernier mot de mon quatrième polar vient d’être mis. Heureuse d’avoir une fois de plus réussi mon défi, atteint mes objectifs, il me reste maintenant l’appréhension des retours de mes co-lectrices. Ai-je atteint mon but ? Antoine ne court plus après les dirigeants d’Eugénia. Il a un criminel bien plus redoutable à affronter. Une enquête encore plus tordue ? Certainement, dont il ne manque juste que le titre. :)

( 22 octobre, 2015 )

Le plus dur, c’est la fin

Que ce soit dans la vie ou dans l’écriture, les dernières pages blanches qui vont devoir être noircies sont les plus difficiles à écrire, simplement parce que mettre le mot fin sur quelque chose n’est pas facile, c’est poser une coupure, une rupture définitive. Dans la vie, nombreux sont ceux qui continuent à espérer voir un amour renaître de ses cendres mais si cela ne durera que l’utopie du moment, car la fin au final sera toujours la même. Il n’y a que le Phénix capable de renaître de ses cendres, alors les personnes vont s’accrocher à une fausse réalité, qu’ils vont tenter de construire pour se donner l’impression qu’ils ont tout fait. La fin d’un roman, c’est un peu la même chose. L’auteur se doit de finir en apothéose, de surprendre, de laisser un sentiment de surprise mais peu de lecteurs savent que durant tous ces mois ou ces semaines, l’écrivain a fait corps avec ses personnages et refusent inconsciemment de les laisser partir. La fin, pour moi, est la partie la plus difficile à écrire car c’est elle qui laissera une vraie trace. Je suis en plein dand mon dernier chapitre et je ressens cette sensation, mélange de bonheur d’arriver au bout et frustration de devoir bientôt tourner une page. Contrairement à de nombreux auteurs, j’ai toujours ensuite besoin d’une pause avant de reprendre la plume. Je laisse partir mes héros à regrets comme si je disais au revoir à des amis.

( 21 octobre, 2015 )

La sagesse

Amusée par tous les donneurs de leçons sillonnant souvent ma route, trop occupés à regarder ma vie à la loupe pour scruter leurs propres erreurs. Et bien oui, j’ai dépassé le demi-siècle depuis déjà des mois et des mois et j’assume pleinement mes idées, mes choix et même mes bêtises.
Maintenant lorsqu’une personne se pensant plus importante que moi, s’octroie le droit de me juger en me lançant négligemment :  » Tu as un problème, tu ne fais jamais de salon ! »Je réponds à ces langues de vipère :  Et alors ? Je fais que ce qui me plait. Faire du public relation pour quelques ventes, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé. J’ai croisé à certains salons des auteurs ayant le besoin de se mettre en avant, de recevoir des compliments. Je n’ai pas ce besoin de reconnaissance. Ma vie est assez remplie d’amour. Je leur laisse la scène préférant l’ombre où je navigue tout aussi bien.
Réflexion encore plus hilarante lors d’un dîner  : » Tu as un problème ! Tu parles trop de sexe. » Une femme qui parle de ce genre de sujets est tabou,  Ahahah je revendique mon droit d’être une femme, de pouvoir parler autant de mes désirs que de ceux des autres sans complexe. Je ne juge personne dans ce domaine. Tout comme l’amour, le désir pur ne se choisit pas, ne s’explique pas. Je ne fais pas partie de ces coincées du popotin et j’en suis fière. Et alors ? Cela vous gêne ?
Ces sujets sont pris au hasard de conversation mais il y en a des tonnes possibles :)
Moralité, occupez-vous de votre vie et vous en serez bien plus heureux que d’espionner celle de vos amis ou vos voisins. Moi, la votre ne m’intéresse pas et je ne vous autorise pas à venir naviguer dans la mienne.
Je suis une Survivante, et savoure chaque minute car la vie n’est pas éternelle.
Ma façon de vivre ou de penser vous déplaît ? Passez votre route ! Ma sagesse est de pouvoir rester authentique et ne plus m’en cacher. Ce n’est pas le souvenir du passé qui m’a valu d’être plus sage mais la responsabilité que j’ai de mon avenir.
Mais au final, qui peut vraiment se définir comme étant sage ? Qui a ce droit ?

( 20 octobre, 2015 )

La colère

Sentiment qui emplit chacun par vagues laissant souvent des larmes, des rancœurs. La colère reste destructrice car elle véhicule souvent des mots que l’on ne voudrait pas dire, des gestes que l’on ne voudrait pas faire. L’idéal serait bien sûr d’y échapper mais tout comme l’amour, elle arrive souvent sans prévenir, simplement parce que justement on ne l’attendait pas. Une phrase, un geste va la déclencher et sa violence peut parfois être terrible. Une solution ? S’éloigner des personnes nocives pouvant induire jalousies ou amorçage d’une colère possible, ne pas laisser ses émotions transpirer et surtout ne pas tout prendre à coeur ! Je reconnais que c’est plus facile à dire qu’à faire aussi je conclurai juste sur cette jolie phrase trouvée sur internet :
« Rester en colère c’est comme saisir un charbon ardent avec l’intention de le jeter sur quelqu’un ; c’est vous qui vous brûlez. »

( 19 octobre, 2015 )

Lecture d’automne

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Les vacances sont pour moi un moment béni où je peux reprendre mon manuscrit en cours mais aussi me plonger dans la lecture.
Mon coup de coeur de la semaine : Maléfiso de Donnato Carrisi.
Un petit bijou dont le suspense reste intact jusqu’à la dernière ligne. Un livre comme je les aime ! Nous y retrouvons Marcus, déjà rencontré dans le Tribunal des Âmes. Les coups de théâtre s’enchaînent dans une Rome magnifiquement décrite. Un vrai régal !

( 18 octobre, 2015 )

Les « on dit »

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Je ne me lasse jamais de cette phrase que j’aime dire régulièrement à mes élèves pour leur montrer à quel point le monde d’aujourd’hui est cancanier. Longtemps je fus naïve, pensant qu’il suffisait d’apprécier les autres, de sourire avec gentillesse pour récolter la paix. Un jour, la calomnie a fait partie de ma vie, brutalement, simplement parce que j’avais commis l’erreur d’être amie avec un homme ( oh sacrilège ! ) et que cette relation portait inéluctablement à fantasmes. Rancunes des uns dont cette entente nuisant soit disant à leur amitié avec moi, jalousies des autres ne supportant pas que certaines amitiés existent tout simplement. Le sourd en a entendu des choses à tel point que l’aveugle ne pouvait retranscrire ce qu’il ne voyait pas les a inventés … Le drame dans tout cela ? L’attitude de cet ami qui pour sauver une réputation entachée par des ragots s’est enlisé et a tourné le dos ! Car au final, le tout n’est pas ce que l’on fait vraiment mais ce que les autres pensent ce que l’on a fait qui devient un Fait réel dans l’esprit d’autrui.
Moralité, car il y en a toujours une. Méfiez-vous des faux amis. Ils seront toujours là non pour nous soutenir mais pour se mettre, eux en avant. Méfiez-vous aussi des personnes insatisfaites de leur vie qui vous ferons payer très cher leur propre échec. Dans tous les cas, si comme moi, vous croyez à la puissance de l’amitié, de la vie, de l’union des êtres alors ne renoncez jamais aux autres. On peut tous tomber sur des cons mais il restera toujours les vrais liens qui eux résisteront au temps.

( 17 octobre, 2015 )

Prendre le temps avant que le temps nous prenne.

D’actualité puisque les vacances de Toussaint commencent aujourd’hui. Moment béni où on peut enfin lâcher-prise, déposer ses stylos et ses copies et se tourner vers le plaisir, juste le plaisir. Ne pas sortir durant quinze jours les nouveaux programmes ou les directives ministérielles, ne pas y penser. Mon travail pour le retour est déjà prêt. Mon sac aussi. Je peux sans complexe et sans honte poser mon soulier dans le camp des vacances. Ma plume qui me démangeait depuis déjà quelques jours s’active et commence à tracer un nouveau chapitre. Je ne suis pas pressée. J’ai appris à prendre le temps. Et je suis heureuse. Bonnes vacances à tous ceux qui usent leur santé sur les bancs de l’école ! Profitez de vos congés ! Le temps perdu ne se rattrape jamais.

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