( 22 février, 2016 )

À l’écoute des autres

Nous sommes le fruit de nos expériences et le produit de notre vécu, souvent douloureux car la vie n’est pas un long fleuve tranquille même si elle nous pousse à toujours croire que le meilleur à venir. J’en suis persuadée, naviguant depuis deux ans dans des eaux calmes où je me ressource et active ma créativité.
Avec Hashimoto, mon amour, j’ai pu mettre ma plume au service des autres malades et j’en suis pleinement heureuse. Les retours ont montré que ce ne fut pas un livre inutile puisqu’il a servi et aidé. Rebondir sur chaque expérience de vie me semble indispensable. Depuis plus de cinq ans, je vis par procuration la déchéance lente de ma maman, Parkinson associée à une démence du Corps de Lévy et dernièrement une aide soignante, qui avait eu entre les mains mon recueil, me disait : » Parlez de nous, parlez d’eux, parlez de ces familles qui sont démunies. Alors, l’idée fait son chemin …
Tout comme pour Hashimoto, je vais me lancer dans six mois de récolte de témoignages, de douleurs, de joie concernant nos anciens, leur famille, vous médecins, soignants. J’ai confiance en la vie et confiance en vous tous. Une aide aussi minime soit-elle n’est jamais anodine. Alors si je peux aider à alléger un peu de souffrance, pourquoi ne pas tenter ?

( 21 février, 2016 )

La créativité

 » Créer, ce n’est pas reproduire ce qui existe déjà ! » Toute la difficulté de la création littéraire à une époque où les livres fleurissent par milliers, et pourtant où seulement une poignée les lit. Que cela ne décourage personne ! Le tout est de trouver un sujet qui nous est propre, le sentir, puis laisser la plume écrire à notre place.
Comme lors de chaque période de vacances, j’ai la chance d’entendre ma créativité toquer à ma porte, comme si depuis plusieurs semaines, elle attendait sagement dans un coin que ce jour béni arrive.
NOIR s’est envolé tout comme ses ventes. Mon Antoine commençait à me manquer.
L’inspiration a fait surface pigmentant ma journée de plans, synopsis, recherches variés. C’est un des moments que j’adore dans l’écriture, l’instant où tout se façonne, où les possibilités immergent sans certitude, inventer du hasard là où il n’y en aurait peut être pas eu. Je ne vous en dis pas plus ! Mais une chose est certaine, laissez vous guider par vos intuitions. Elles trompent rarement.

( 20 février, 2016 )

Se cacher derrière l’anonymat.

Depuis la sortie de NOIR, je constate que de nombreux membres inscrits sur Linkedin consultent en mode caché ou privé. Pourquoi ? Je n’arrive pas à comprendre. J’ai l’impression d’avoir à faire à des gamins qui regardent par le trou de la serrure derrière le dos des parents. Qu’est-ce que cela apporte de se dissimuler ainsi ? Même chose sur Facebook avec les faux profils qui pullulent. Pourquoi chercher à être une autre personne ? Ce n’est-il déjà pas assez difficile d’être soi ? J’ai un peu de mal avec ce défaut récurrent qui inonde notre société. La vie m’a fait découvrir que sous des masques bien huilés se cachent parfois d’étranges personnalités. Il faut une époque, heureusement révolue, où je recevais des livres avec juste un petit mot à l’ordinateur : » Trouvez ce qui n’est pas dit ». Amusant au début, même addictif puis franchement insupportable à la fin surtout lorsque les envois se terminaient par des rebondissements absurdes et plus du tout risibles. Au jour d’aujourd’hui, je ne saurai jamais qui se cachait derrière ces envois. Longtemps, j’ai cru qu’il s’agissait d’un geste sincère. Je n’en suis plus si sûre. Là aussi, j’ai juste envie de dire pourquoi ? Pourquoi faire plaisir ou offrir une note d’espoir pour la retirer ensuite ? Pourquoi laisser les autres se complaire dans le doute ? Profil privé, faux profils, faux mails, faux destinataire. Mais où va notre monde ? Pourquoi ne pas avoir simplement le courage de dire à l’autre : oui, je consulte ton profil car j’ai entendu parler de ton livre, parce que je ne t’aime pas et veux voir ce que tu deviens, parce qu’à l’inverse, je n’arrive pas à t’oublier, parce que … Peu importe ! Pourquoi les gens n’assument-ils pas ce qu’ils veulent, ce qu’ils désirent ou ne désirent pas, ce qu’ils sont ?
Cette recrudescence arrive à chaque parution d’un de mes ouvrages. Jalousie me disent mes collègues auteurs. Certainement mais pourquoi ? Je ne recherche pas la gloire, tout le monde le sait, je ne souhaite que rester dans l’ombre afin de juste pouvoir écrire ce qui me passe par la tête. Justement, ce sont les vacances qui débutent et je sens déjà ma plume me démanger. Les premiers retours de NOIR me poussent à continuer ! Beaucoup de compliments sur mon style qui s’est affiné. Comblée car l’écriture est comme la vie. Progresser mais ne jamais reculer.

( 19 février, 2016 )

L’amour a-t-il un âge ?

Les vacances sont proches, ce soir, au seuil de ces moments de repos, la plume me démange. Enfin, je vais avoir du temps pour laisser l’encre couler, pour me laisser emporter par ma créativité.
Aujourd’hui, j’ai envie de parler d’amour. J’en parle peu même si l’amour avec un grand A transpire toujours dans mes posts. Mais le bel amour, celui des chansonnettes, j’en parle fort peu. Hier, lors d’une discussion sur un groupe FB, une personne m’a dit :  » N’importe comment dépassé la cinquantaine, on ne peut plus aimer, on ne tombe plus amour, et quant au désir, il y a péremption ! »
Oups, je me suis lâchement retirée de cette conversation refusant de rentrer en polémique sur des réseaux sociaux mais cette petite phrase anodine m’a traversé l’esprit.
Triste vie que celle de cette femme qui a renoncé à l’amour. Comme j’aime à le répéter, on ne choisit pas de tomber amoureux. Certains scientifiques parlent d’hormones qui provoquent les coups de foudre, d’autres le destin, je pense juste qu’il n’y a pas toujours d’explication. Pourquoi lui ? Pourquoi cette chaleur douçâtre qui nous envahit, ces mille étoiles qui semblent illuminer nos yeux, ce désir de ne penser qu’à cette personne ? On est tous tombés en amour et pas qu’une fois heureusement. Qui osera me dire que ce n’est pas magique ? Sentir son coeur qui bat plus vite et n’ayant rien à voir pour une fois avec la tachycardie, avoir peur la boule au ventre à la simple idée de simplement pouvoir la croiser ou le voir. Qui n’a pas attendu des heures un appel ou un message, l’imaginant, le rêvant. Qui n’a pas refait le film simplement pour revivre mille fois le jour où on a compris que l’on était amoureux ?
L’amour ne dure pas, allez-vous me dire. Il devient raisonnable, rangé. Et alors ? Est-ce une raison pour y renoncer ? Pour refuser de plongeon dans ce bain de voluptés ?
Je suis peut-être une utopiste mais pour moi, l’amour n’a pas d’âge. Il n’est lié ni à un critère financier, physique ou social. L’amour c’est une étincelle qui nait de nul part, nous explosant au visage. L’amour c’est comme une fontaine qui ne tarit jamais. Parfois le flux va diminuer, se réduire et puis un jour la cascade va renaître, plus belle nous emportant dans sa fougue.
Notre société, trop médiatisée, trop virtuelle, nuit à l’amour. Les gens en ont de plus en plus peur. Les jeunes sont déjà des vieux avant l’âge. Où sont les folies que ma génération a connues ? Les rendez-vous sur un banc à s’aimer, les lettres enflammées, les rêves inavoués. Aujourd’hui, si vous osez avouer que vous aimez, vous passez pour une grande déglinguée. Aujourd’hui tout doit être expliqué, rationalisé mais il serait peut-être temps de ne pas oublier que l’amour à ses propres lois.
Pas d’âge pour être amoureux ? Je l’espère car l’essence même du désir passe par ce sentiment magique, unique, fou, qui en fait sa force.
Notre pays est un de ceux qui consomment le plus d’antidépresseurs. Quitte à en faire hurler beaucoup, aimez, désirez, n’ayez pas honte de vos sentiments et vous verrez la vie bien autrement ! Et n’est pas fou celui qui aime mais celui qui ne sait pas aimer !

( 18 février, 2016 )

Les affinités

Dernièrement, j’ai lu un fort joli article sur un blog concernant les affinités entre les personnes, ces attirances qui poussent ou repoussent les uns ou les autres. Les relations ne sont pas linéaires tout comme la vie, et comme ce serait chose ennuyeuse. Par contre, nos expériences nous incitent à croiser des routes. Avec le recul, on peut s’interroger sur le temps que nous avons perdu ( voire passé) avec certaines personnes. Pourquoi avons-nous eu ce besoin ( car il ne peut en être autrement ) de rester de longues heures au téléphone à remonter le moral d’une ou à apprendre le tricot à une autre ? Des personnes qui souvent ne font plus partie de nos vies et n’ont laissé qu’un pâle souvenir.
Pourquoi à l’inverse des rencontres, anodines, surréalistes restent-elles présentes, nous englobant encore de regrets, de tristesse même. Ces affinités-là nous aimerions les attraper telles des étoiles afin de les déposer pour toujours dans notre ciel car elles nous font du bien.
Et puis, il y a les autres, les affinités qui n’en sont pas, liées à une obligation : travail, voisinage … Des relations qui se sont imposées parce que l’on n’avait pas d’autres options, où l’on se sent manipulée, dévalorisée.
L’article faisait résonance pour moi mettant l’accent sur ces liens tordus où inconsciemment on se retrouve prendre la place de la femme défunte ou la maman morte trop jeune. Situation oppressante, aliénante où le choix n’existe plus, où la réalité n’est plus conduisant à des réactions pathologiques.
Il y a les affinités qui ne sont pas au final que du vent, presque invisibles, celles qui survivent aux bourrasques aux tempêtes, celles qui flanchent car nous n’évoluons pas au même rythme et celles qui sont gravées à jamais dans notre âme, présente au quotidien, telle une cicatrice dans notre âme, celles que nous sommes prêtes à attendre, comme mon héroïne Carla, parce qu’elles ont eu un jour le mérite d’être et que garder ce souvenir intact reste un espoir magique.
On ne choisit pas ses affinités mais on choisit de rester aliénée.

( 17 février, 2016 )

Nos héros, nos idéaux.

 » J’ai commandé NOIR en numérique à sa sortie, je vous découvre, j’adore mais surtout plongée dedans ne pouvant plus en sortir, je suis fascinée par Antoine, votre inspecteur, un homme, un vrai. Vivement la fin ! »
Une lectrice m’a laissé hier ce message en MP qui m’a fait sourire. L’inspecteur Bourgnon semble encore avoir touché un coeur, c’est effectivement un héros des temps moderne que j’ai voulu dépeindre avec sincérité, un homme, comme beaucoup d’autres hommes, partagé entre sa passion pour son travail et sa jolie Adelyse qui lui fait bien des misères. Antoine est l’homme dont beaucoup de femmes rêvent, le fantasme à l’état pur, empreint de sensualité, de fougue, intelligent et trouvant toujours une solution à tout. L’idéal car sous sa carapace se cache une vraie âme, une timidité palpable, des doutes, des peurs.
J’aime lorsque l’on me dit aimer Antoine qui reste mon personnage clé, celui que j’ai façonné d toutes pièces, ne ressemblant à aucun inspecteur déjà décrit.
Notre société a besoin de héros. Mes autres personnages ? Je les aime aussi. Pour faire vivre une personnalité, il faut s’en imprégner, la sentir, la modeler. J’aime Karim, ce flic de banlieue qui me fait penser à de nombreux jeunes que j’ai rencontrés dans ma vie, flic ou non, j’aime le personnage atypique de Matt, tourmenté et terriblement vulnérable ( un tel personnage aurait-il cette ambivalence dans la réalité ?).
La magie de l’écriture est telle que l’on ne croisera jamais un de ces personnages ….

En tous les cas, si vous ne le connaissez pas encore mon Antoine, venez vite le découvrir ! Et surtout messieurs, évitez d’en être jaloux ! On vous aime aussi tel que vous êtes, parce que vous êtes réels …

http://www.edilivre.com/catalog/product/view/id/741457/s/noir-sylvie-grignon/#.Vr3FUPBPeK0

( 16 février, 2016 )

Le courage de dire la vérité

Habituée aux mensonges sans gravité des enfants, je reste perplexe face aux mensonges des adultes. Pourquoi ? Comment une personne dite responsable peut-elle construire une vie sur un mensonge ou pire une réalité qui n’a rien à voir avec la vérité.
Je ne parle pas des doux mensonges, ceux que l’on tait pour éviter la souffrance de l’autre, ou par paresse. Je parle des « gros mensonges » pouvant entraîner tout un processus dans sa perte. Tel ministre osant jurer qu’il n’a jamais eu un compte caché en Suisse ? Tel homme niant son désir pour une femme ?
Pourquoi ce manque de courage ?
Chacun est libre de ses choix, de sa vie aussi pourquoi ne pas les assumer ?
Un mensonge découvert parfois des années plus tard ne s’avère t il pas plus destructeur ? C’est le cas des liaisons découvertes parfois après la mort des individus, des secrets de famille bien gardés qui un jour vont imploser.
Pour certaines personnes, mentir est une seconde nature, une habitude, presque une addiction. Je pense qu’il est nécessaire de ne jamais mentir à un enfant si on ne veut pas plus tard modeler des adultes mythomanes, englués dans leurs fausses vérités.
Ne jamais oublier que même si la vérité blesse, le mensonge, lui, tel un boomerang tue. Lire entre les lignes, sentir l’autre et se prendre une claque face à la lâcheté humaine est terrible. Tant de personnes font semblant ? Pourquoi ? Que leur apporte ce mode de communication ? Un esprit avisé les repère de suite même s’il ne dit rien. Dire la vérité nécessite parfois, c’est vrai, un sacré courage tout comme s’excuser de ses erreurs, reconnaître que l’on a pu se tromper. C’est offrir à l’autre un pouvoir celui de nous regarder de haut, de nous dire avec mépris : » Tu t’es fourvoyé, je suis meilleur que toi.  »

Les mots ne sont au final que des mots pouvant être aussi bien une arme que du miel.
Vous voulez la vérité ? Croisez un regard, lui ne peut pas mentir. C’est bien pour cela que certaines personnes préféreront vous fuir plutôt que de lire dans vos yeux le reflet de la vraie réalité.

( 15 février, 2016 )

L’avalanche de livres et le temps qui manque.

Comment faites-vous pour arriver à lire tous vos coups de coeur ? Je suis pourtant une dévoreuse de livres et j’ai la chance de lire vite en retenant l’histoire. Mais voilà, il sort de plus en plus d’ouvrages que je suis curieuse de découvrir. Je les achète ou on me les prête, et ils s’empilent, en particulier les numériques vu que je lis surtout sur ma liseuse. Pas un jour sans une ligne, telle est ma devise mais je suis de plus en plus frustrée de devoir attendre pour pouvoir le plonger dans telle histoire ou tel suspense. Mon addiction ( est-ce grave docteur ?) me pousse à toujours lire plus et surtout à en vouloir plus ! Je le redis, avant c’était une bibliothèque aujourd’hui bourrée de 4000 livres qui prennent la poussière remplacée par une liseuse de plus de cinq cents titres que j’ai tous envie de lire ! Comment faire ? Quelqu’un a-t-il une solution ?
Je plaisante bien sûr sachant que sauf arriver à étirer le temps, je n’aurai pas assez des années qui me restent pour me délecter de tous ces écrits, de ces trésors car pour moi, chaque découverte est un vrai bonheur.

( 14 février, 2016 )

Méthode qui change la vie Ho’oponopono

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Plongée dans ce nouveau livre Ho’oponopono de Dr Luc Bodin & Maria-Elisa Hurtado-Graciet
qui ne cessait d’attiser la curiosité, je découvre une fort jolie philosophie. Ce mot bizarre signifie corriger ce qui est erroné et la philosophie consiste à corriger ses erreurs de pensées pour vivre mieux. Magique, non ? Nous sommes tellement englués dans nos convictions que nous oublions de penser vraiment. Processus intéressant dans un monde où règne la violence, où les conflits sont perpétuellement présents.
 » Morrnah affirmait que tous les êtres humains étaient alourdis par leur passé et chaque fois qu’une personne présentait une peur ou un stress, elle doit prendre la peine de comprendre que cette peur prend racine dans une de ses mémoires et s’en libérer.  »
Parlant, non ? Se dire qu’au final, si nous pensons bien, si nous arrivons à changer nos pensées intérieures, nous pourrons changer notre présent, arriver à vaincre nos maux, nos maladies.
Changer sa vie, c’est se changer soi-même.
Est-ce que cela marche ? Aucune idée ! Mais se dire que pour être libérée de ses fardeaux, il suffit de se dire régulièrement  » Désolé, merci, je t’aime. » afin de guérir la partie de nous en rapport avec le problème semble bien facile. Pourquoi ne pas essayer ? Qui a envie de garder ces chaînes qui entravent nos vies ?
Pour l’auteur de cette méthode, le réel n’existe pas. Il n’y a que ma propre réalité que je crée avec mes pensées. Notre mémoire nous empêche d’avancer en bloquant nos pensées.
Sortir d’une situation aliénante en changeant notre façon de voir les choses est un grand pas. Cesser de considérer que l’extérieur a tord. J’ai aussi mes tords, nous avons tous nos tords. Et si chacun accepte de les reconnaître, la paix intérieure est possible.
Un ouvrage pour méditer, pour grandir, pour se construire … Je vous le conseille fortement ! Des livres sur la méthode Ho’oponopono existent en quantité mais celui-ci m’a particulièrement touchée. Je pense que chacun selon le style apprécié peut en trouver un qui lui conviendra.

 

 

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( 13 février, 2016 )

La mode des romans érotiques

Les devantures nous bombardent d’ouvrages érotiques depuis le fameux  » Cinquante nuances de Grey ». Mode ? Certainement ! Littérature pour jeunes femmes comme la série AFTER ou même les romances Harlequin bondées de sexe ( je me souviens d’un temps où ce n’était juste que des histoires d’amour). Je m’en amuse m’interrogeant sur les raisons qui poussent les lecteurs de s’adonner à lire de l’érotisme pur.
Je ne suis pas une fan de ce type de littérature, même si comme le toute personne, j’ai lu le célèbre  » Histoire d’Ô », adoré le film. Mais pour moi, cet ouvrage est un « grand » ouvrage. J’aime saupoudrer un des mes manuscrits de légèreté, d’une once de désir voire de plaisir mais me farcir un livre entier que de sexe, cela me saoule vite ! Je fais certainement partie de ces dinosaures ( encore !) qui préfèrent vivre le plaisir dans une vraie réalité plutôt que par procuration derrière des pages d’un livre.
Mais soyons réaliste, le sexe fait vendre, il permet à des éditeurs de voir leurs chiffres d’affaire parfois doubler. Je trouve dommage que la force d’un récit ne tienne qu’à la copulation détaillée entre deux personnes. Les émotions, le ressentis, le pourquoi du désir me semble bien plus important. Surfer sur les sentiments, sur cette attraction entre deux personnes, sur le refus souvent de céder à la passion me paraît plus passionnant. Malheureusement, dans une société où la frustration est reine, des scènes pouvant être lues discrètement sur un smarthphone peut s’avérer un bon dérivatif. Pourquoi pas ?
Quant à mes livres, j’essaie de plus en plus de les peindre juste avec une pointe d’érotisme pour donner un peu de couleur à la vie des personnages et non pour en faire le centre de leur vie. Il fut une époque où je pensais que l’on ne pouvait vivre heureux sans sexe et plaisir et seuls les imbéciles ne changent pas d’avis. De nombreux témoignages m’ont ouvert les yeux. Nombreux ceux qui préfèrent vivre leur désir à travers des livres. C’est un choix que je respecte. L’important n’est-il pas simplement d’être heureux ?

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