( 20 juillet, 2017 )

L’amitié véritable

Il y a ceux qui se disent vos amis pour la vie, et puis il y a ceux dans l’ombre qui croisent nos routes, partent et reviennent. L’ami véritable est celui qui ne fait pas de chantage affectif, qui ne divulgue pas les secrets, qui accepte de s’éloigner par respect, mais qui sera toujours là un jour, au moment où on aura besoin de lui. L’ami véritable est un peu le mariage de deux âmes où il n’y aura que douceur et compréhension, où la confiance sera inébranlable, l’ami véritable est une évidence.

Les amis véritables sont ceux pour lesquels on ne se pose pas de questions. On se sent bien avec eux qu’ils soient à nos côtés ou à des centaines de kilomètres. S’il y a le moindre doute, le plus petit malaise, c’est qu’il s’agit juste d’un ami de passage, venu dans notre vie pour une raison précise, mais non destiné à rester. S’il résiste au temps, aux épreuves, aux cassures de vie, alors il est vrai. Cette amitié là sera montrée du doigt par les jaloux, sera parfois maltraitée, mais c’est le prix à payer.

La véritable amitié est fondée sur la confiance absolue. Aucune excuse n’est admise pour la transgression de cette réalité. Un soit-disant ami qui se met à attaquer l’autre sans raison, à ne pas tenir sa promesse, à répandre des rumeurs, n’est pas digne d’une telle relation.

Un véritable ami n’est jamais jaloux, au contraire, il se réjouit de votre bonheur.

Un véritable ami vous donne son énergie et en aucun cas ne va vous la prendre, il va éviter d’entourer votre relations de personnes toxiques.

Un véritable ami, même s’il est en souffrance sera toujours là pour vous.

La base d’une relation d’amitié est l’honnêteté. Si l’autre s’aperçoit qu’il a été floué, la relation se fissure. Rien de pire que de constater que l’amitié ne fut qu’une mascarade, une façon de combler une solitude.

Malheureusement, trop de personnes mélangent amitié et véritable amitié, s’attachant juste aux personnes comme à de simples objets, utiles quand ils en ont besoin, puis bon à jeter le reste du temps.

Et puis, un jour, certaines amitiés n’ont plus de sens, il ne sert à rien de s’y a crocher, de faire semblant, de répandre son venin sur les réseaux ou dans les rues, si on a aimé l’autre, on accepte qu’il parte, même si c’est douloureux.

Ma vie fut jalonnée de nombreuses amitiés, toutes très fortes, car je suis fidèle en amitié. Certaines ont disparu, d’autres apparaissent par intermittences, mais les quelques véritables amis sont ceux qui ont déjoué le temps, franchi avec moi chaque épreuve de ma vie. L’amitié, ce n’est pas gratuit, il faut faire des efforts comme en amour, mais croyez-moi, conserver l’amitié en vaut vraiment la peine.

( 20 juillet, 2017 )

Un jour, ce jour …

Instant poétique lorsque le passage d’années rime avec hier.

« J’avais tant espéré.

Si tu savais comme j’avais rêvé de cet instant, celui où le temps s’arrête, celui où l’horizon se teint en rose. J’ai cru en cet instant unique, tellement fort que j’étais prête à pactiser avec le diable.

J’ai dessiné chaque seconde, chaque minute, sur un petit calepin, traçant des corps à l’infini, appuyant par moments sur mon crayon jusqu’à le casser.

J’ai écrit des pages sans pouvoir m’arrêter, des pages où je parlais de toi, des pages où je ne pensais qu’à toi, des pages où les mots n’existaient pas.

Je n’ai cessé de regarder le sablier s’emplir, puis se vider, sans pouvoir s’arrêter. J’attendais de voir se matérialiser stoïquement ton sourire.

J’ai attendu des jours, des années, sans arriver à t’effacer, sans chercher à comprendre pourquoi tu m’avais laissée.

J’aurais pu te haïr, te mépriser, au lieu de cela, j’ai juste tenu dans mes mains ce fil doré que je ne voulais pas couper, que je désirais préserver. Je l’ai gardé longtemps, tellement longtemps qu’il s’est usé, et hier lorsque j’ai voulu l’attraper, il s’est cassé.

Alors j’ai compris, que cette fois, que tu ne changerais pas, que je devais le laisser se dessécher et simplement partir sans me retourner.’

Un jour, ton livre, ce jour, hier, toi … »

 

Et à vous lecteurs de sortir votre plume

 

( 19 juillet, 2017 )

L’admiration

 

Nous rencontrons dans notre vie des personnes qui vont nous fasciner, nous emporter. Je me souviens d’une enseignante, j’étais en sixième, nous étions une bande de filles à l’adorer. Elle était tout ce que nous aurions voulu être un jour, jolie, dynamique. Nous lui écrivions des lettres où nous lui déclarions notre admiration. Souvent, elles n’étaient pas signées, et nous nous imaginions naïvement que cette femme ne reconnaitrait pas notre écriture. Peu importe au final puisque l’important était pour nous juste de lui offrir cette admiration. Elle ne nous en a jamais parlé, mais son sourire nous suffisait. Nous nous sommes ainsi construites à travers ses mots, sa bienveillance, ses encouragements.

De nos jours, l’admiration est souvent jugée pathologique comme toutes les émotions ayant trait aux sentiments. Pourquoi jugeons-nous tant les sentiments des adultes alors que nous restons au fond de nous de simples enfants ? L’autre va nous fasciner par son intelligence, sa beauté, sa délicatesse ou sa gentillesse. Il deviendra cet autre que nous ne sommes pas, que nous aimerions peut-être devenir. Où est le problème ?

L’admiration ne se maîtrise pas, nous ne savons pas vraiment pourquoi c’est lui ou c’est elle, nous le sentons juste au fond de nos tripes. Ce n’est pas de l’amour, c’est bien plus que cela.

 

Malheureusement, certaines admirations peuvent s’avérer obsessionnelles. J’ai eu le cas d’une adorable lectrice qui avait fait une fixation à la sortie de Rouge, m’inondant de messages, m’assimilant à un de mes personnages, devenant omniprésente, lourde, pesante à tel point qu’il me fut difficile de désamorcer cette admiration excessive sans la blesser. Il ne faut pas faire du mal à quelqu’un qui nous offre ainsi tant d’énergie positive, il faut juste la rassurer et lui proposer une autre route.

À l’inverse, j’ai aussi croisé dans ma vie des individus se jouant de l’admiration que j’avais pour eux, y répondant par personne interposée ce qui était cruel, faussant la donne, réduisant un noble sentiment à quelque chose de vil. Triste pensée.

 

Pourtant, la vraie admiration est celle qui ne demande rien, qui n’attend rien en retour, qui se contente juste de puiser dans cette formidable émotion une source d’inspiration.

La question que je me pose, serait-il possible que quelque part, nous admirons plus les personnes qui ne nous regardent pas, les amours que l’on n’a pas ? Ceux qui nous échappent et que nous finissons par idéaliser ? Cette question est-elle vraiment importante ?

« Je t’admire parce que tu es tel que je rêvais que tu sois. Accepte juste ce compliment. »

 

 

 

Je dédie ce post à tous ceux que j’ai admirés dans ma vie, que j’ai aimés, et je les remercie pour tout ce qu’ils m’ont apportée sans le vouloir, sans le savoir …

( 19 juillet, 2017 )

Les années passent, Hashimoto reste.

Déjà presque quatre ans qu’Hashimoto s’est invitée à ma table. Je ne l’y avais pas conviée, mais elle s’est installée sournoisement, et ne m’a plus quittée.

Quatre ans déjà … Le choc fut terrible, incompréhensible, la réalité s’était imposée avec force. Je n’étais plus la personne active et dynamique que j’étais, je n’étais plus  qu’une malade qui s’auto-détruisait, fatiguée, un légume sur pattes.

Les deux premières années furent très difficiles, avec des troubles divers et variés que tous les malades connaissent, des coups de fatigue presque continus, et si j’ai survécu, c’est exclusivement grâce à mes mots, à ce petit recueil « Hashimoto, mon amour » dont je remercie encore l’éditrice pour avoir tenté cette aventure. Par ce livre, j’ai pu donner un sens à une maladie qui n’en avait aucun, j’ai pu tirer un trait sur la méchanceté humaine qui m’avait poussée dans ce ravin. Ce que l’on ne peut supporter, le corps va le faire savoir. À l’époque, j’ai accepté, honteuse, triste, les rumeurs, les ragots, les discussions et les histoires qui se tramaient derrière mon dos. En se donnant bonne contenance, sans rien comprendre, certaines personnes ont tiré à vue, me fusillant du regard dans la rue, m’immolant. Coupable sans procès, simplement de n’avoir su protéger ma vie amicale. La thyroide, centre des émotions, a parlé à ma place.

Serais-je Hashimoto sans ce drame ? Nul ne peut l’affirmer, la maladie attendait certainement son heure pour frapper. La bêtise humaine, il devrait y avoir un médicament pour ! Les gens croient ce qu’ils veulent croire, jugent sans entendre, sans prendre conscience du mal qu’ils font.

Et l’important n’est-il pas que j’ai survécu au pire ? Je suis tombée au fond d’un puits, et me suis relevée, j’ai mis du temps, j’ai failli lâcher, mais j’ai rebondi.

Quatre ans déjà … Hashimoto est toujours là, j’ai un traitement à vie. Je l’accepte, c’est comme ça. Je vis normalement, pleinement chaque instant, sereinement.

Ah je ne serai plus jamais comme avant, mais c’est peut-être une bonne chose. J’ai grandi, j’ai ralenti mon rythme, je pèse mes mots, je ne m’emporte plus ( ou rarement). La maladie ? Je l’oublie souvent, même si lors de grand stress ( mon travail n’est pas de tout repos), elle se rappelle à moi, alors avec mon médecin toujours à l’écoute, on réajuste, on cherche comment soulager tel soucis qui s’invite.

Facile à gérer ? Pas tous les jours, surtout qu’étant allergique au stérate de magnésium, je ne peux prendre que peu de médicaments. Heureusement qu’ils n’ont pas encore mis d’excipients dans mon traitement, sinon que deviendrais-je ?

La vie ? Elle est belle la vie, elle est courte la vie, elle n’est pas facile, la vie, mais il faut s’accrocher car on n’en a qu’une.

Je ne suis pas tombée malade par hasard, mais cette maladie m’a fait prendre conscience d’une vraie réalité, on peut toujours continuer avancer, et même si c’est long, il arrive un moment où on voit une amélioration.

Pour certains malades, ce sera très vite, pour d’autres il faudra des années. Ce serait bien que les chercheurs se penchent sur la question, car à bien y regarder tout dépend si le caractère est héréditaire, lié à un traumatisme, ou environnemental.

Trouver la cause permettrait d’éviter que cet organe unique, dont on ne connait même pas l’utilité « avant », ne se détruise.

 

Alors le combat continue. La page Hashimoto a été retirée par FB. Pourquoi tant de divergences alors que nous ne devrions faire qu’un face à la maladie ? J’ai régulièrement des messages d’insultes sur ce blog, pourquoi ? Aider les autres bénévolement semble poser problèmes dans cette société de profit.

Et contrairement aux fausses informations, Hashimoto, mon amour est toujours en vente sur le site de la Fnac, et disponible ! Une cause comme celle-ci ne peut s’arrêter que lorsque les malades seront tous entendus !

Alors, on continue ? Ensemble ? Malades, familles, soignants, étudiants en médecin ( de plus en plus nombreux, merci à vous), ensemble, on donnera cette petite poudre qui s’appelle espoir.

 

http://livre.fnac.com/a9389468/Sylvie-Grignon-Hashimoto-mon-amour

( 19 juillet, 2017 )

C’est ma copine ! Pas la tienne !

Ah ces cours de récréations où ces remarques fusent de partout. « C’est ma copine, elle me l’a prise », et s’en suivent des  histoires sans fin. Et bien, ne croyez pas que le monde des adultes soit différent ! J’assiste à des scènes burlesques où « on ne partage pas son amitié avec une autre ». Oh oh les gens, il faut atterrir. L’amitié, c’est un attachement pour une personne, mais nous pouvons être plusieurs à nous sentir en phase avec elle. Pourquoi un tel sentiment de possessivité ? Il est certain que lorsque l’on devient ami, on offre une place dans son coeur, une place privilégiée, et on n’a nulle envie d’être trahie. On peut vite, si on est seul, devenir dépendant tout comme c’est souvent le cas en amour, et c’est cette dépendance qui va poser problème. L’autre va attendre de nous une disponibilité, une écoute permanente quand son besoin se fera sentir. Une tierce personne arrivant et prenant « sa place » ne sera donc pas la bienvenue. La personne dépendante se sentira injustement exclue et sombrera dans un délire pouvant conduire à une histoire digne d’un bon thriller. Ce serait amusant si ce n’était pas si pathétique.

Je suis peut-être une pure utopiste, mais j’ai toujours souhaité le meilleur à mes amis. Les savoir heureux me rend heureux, et la jalousie ne m’a jamais effleurée, contrairement en amour où je suis une tigresse, et où il est très facile de me faire virer au rouge. La jalousie en amitié ( en amour aussi ceci étant) dénote un manque de confiance en soi. On ne se sent pas assez bien pour l’autre, son regard sur nous n’est pas celui que l’on attend. S’ensuit le fil tendu entre l’amitié, l’amour, le désir surtout s’il s’agit d’une personne d’un sexe opposé. Pas toujours facile à gérer ce flot émotionnel, et surtout très aisé de tomber dans l’extrême et de devenir insatisfait. En amitié comme en amour, il faut simplement faire les bons choix. Certaines personnes ne seront jamais fiables, bercées par un trop grand besoin d’amour souvent lié à l’enfance, il faut donc se poser la question, voulons-nous de cette amitié, et si oui, nous en acceptons consciemment les conséquences. Si vous faites partie des jaloux ou des possessifs, posez-vous la question du pourquoi, demandez-vous si cette overdose d’affection ne peut être trop lourde pour l’autre, interrogez-vous sur vos besoins véritables. Un ami n’est pas là pour combler vos manques, il est là pour échanger, communiquer, pour vivre avec vous une interaction permanente.

Alors, les disputes, les petits jeux dignes de la pré-adolescente, oubliez les vite ! Posez les pierres de la confiance, même si à notre époque la trahison est facile, et faites vos choix. Et cessez de penser que les amis de vos amis sont vos amis. C’est totalement faux. Ce qui vous attire chez une personne ne conviendra pas ne nécessairement à une autre. Plus que jamais cette devise en est la clé « Pour vivre heureux, vivons cachés ».

( 18 juillet, 2017 )

Pourquoi ne m’as-tu pas répondu ?

Vacances source d’inspiration nostalgique ? Souce de mots surtout …

« J’ai trempé ma plume dans l’encre de tes yeux, distillant des mots neutres que toi seul pouvait comprendre. J’ai recommencé des dizaines de fois, déchirant les feuilles jusqu’à la dernière. Ma dernière feuille. Mes derniers mots. Ma dernière chance.

Je ne savais même pas si tu allais prendre le temps, ton précieux temps, à lire ces lignes, à respirer leurs odeurs, à te noyer dans ce blanc où tout était dit. As-tu pris la peine de comprendre ? D’entendre ce que j’avais à te dire ? Ou bien t’es-tu une fois encore caché derrière ton armure blindée, celle qui te protège du verbe aimer. As-tu souri ou ton coeur est-il tellement fermé que cela t’a encore énervé ? À se demander parfois où s’est nichée ton empathie.

Tu n’as pas répondu. Si tu savais comme j’ai attendu un signe, un simple appel, une sonnerie qui se serait inscrite dans la nuit. J’en viens à me demander si tu es toujours en vie. Te savoir mort me rassurerait. Il y aurait une raison à ton attitude, à ta froideur, à tes réactions excessives. La sablier s’est maintes fois retourné, et j’ai attendu longtemps, tellement longtemps que mes mains se sont fripées, mon sourire s’est atténué, mes jambes ne me portent plus comme avant. Tu vas rire, je marche avec une cane maintenant. Mes mains tremblent. Mes yeux se voilent, et même si ma mémoire s’efface, tu restes figé telle une image du passé, stoppé dans un élan de vie, ce jour où,tu m’as doucement embrassé, furtivement, au milieu du bruit, des regards, cet instant que j’ai voulu protéger, que j’ai refusé de voir s’envoler, ce moment unique où j’ai compris que je t’aimais, toi, Lui, celui qui fut et sera pour l’éternité, l’encre de mes mots, cet amour inachevé qui au fond n’a jamais commencé. »

 

Texte protégé.

( 18 juillet, 2017 )

La peur

Ah cette peur, redoutable, bloquante, frustrante, qui ne l’a pas vécue un jour ? J’ai lu dernièrement qu’il existait une maladie détruisant l’amydale inhibant définitivement la peur. Un rêve allez-vous dire ? Pas nécessairement.

La peur peut s’avérer à la fois une amie et une ennemie, notre plus grande alliée tout comme notre perte. La peur peut paralyser un éléphant, tout comme l’homme le plus intelligent du monde, l’incitant à commettre l’irréparable.

La peur est un réflexe ancestral de notre cerveau liée à des temps préhistoriques. Nos plus anciennes réactions se mettent en branle, réflexe primitif disent des chercheurs.

Certaines personnes vont connaître la paralysie, celle qui va clouer sur le sol, la boule à la gorge, avec cette impossibilité de parler ou à l’inverse qui va nous faire dire une ineptie. Les gens qui ne connaissent pas la peur ne peuvent comprendre ce que ressent une personne sous son emprise. C’est une émotion bouleversante, qui nous prend à la gorge. On voudrait, mais on ne peut pas.

Les individus qui appréhendent le vide ne pourront avancer sur une passerelle tétanisés, d’autres n’arriveront pas à prendre la parole en public ratant ainsi des examens. La peur peut conduire à détruire une relation simplement afin de ne pas la voir disparaître un jour, une sorte d’anticipation.

Facile à contrôler disent ceux qui pensent avoir le pouvoir sur elle. Stupide remarque, on ne sait pas toujours pourquoi cette peur existe, quel évènement a pu la provoquer. Est-ce parce qu’un jour dans un passé lointain, nous avons vécu une situation qui nous bloque aujourdhui ? N’empêche que j’aimerais bien savoir pourquoi j’ai une telle aversion pour ces petites bestioles pourtant inoffensives que sont les araignées !

La peur prend facilement le pouvoir sur nous.

Devons-nous avoir peur de nos peurs ? Justement non, je pense qu’il faut au contraire les apprivoiser, même si il faut reconnaître que c’est un frein dans une vie, un outil qui nous limite, elle a le mérite de nous éviter parfois de prendre trop de risques et nous protège du danger. Analyser les véritables raisons de notre peur nous permet aussi de mieux nous connaître.

Pourquoi avons-nous si peur de nous lancer dans un nouveau projet ? Pourquoi avons-nous peur de cette histoire d’amour ? Pourquoi avons-nous peur de cette personne en particulier ? Pourquoi n’osons-nous pas agir ? Pourquoi sommes-nous tellement terrifiés ?

Trouver les réponses à nos peurs nous pousse à nous surpasser, à botter les fesses à cette peur, et parfois à la transpercer d’un coup de lame. Nous sommes les maîtres de nos vies. Nous pouvons faire le choix de laisser nos peurs nous dominer, celui de nous réduire en esclave ou celui de les contrôler.

Il n’y a aucune honte à avoir peur, l’essentiel est de savoir ce que l’on va faire de cette peur et surtout comment on va l’utiliser.

( 17 juillet, 2017 )

La colère, cette ennemie

 

La colère n’est jamais bonne conseillère, et pourtant, pas facile de ne pas sentir ses flammes nous chatouiller par moment. C’est une bête indomptable coincée en chacun d’entre nous, prête à imploser à la moindre frustration. Les jeunes enfants lui cèdent à la moindre émotion, tandis qu’un adulte, lui, sensé dominer sa colère, réagir avec maitrise, passer l’éponge voire pardonner, va parfois y succomber. La colère est une réaction primaire, égoïste, utilisée par des individus égocentriques, en clair tous les humains peuvent un jour s’en revendiquer. C’est un fléau qui détruit tout. Il nous arrive à tous de nous sentir empli de haine, l’intelligence est de tout faire pour ne pas laisser ce sentiment négatif prendre le dessus, nous habiter. On se met en colère parce que l’on a peur, peur de ses démons, peur de l’autre, peur d’être blessé, peur de passer pour un imbécile.

Pourtant plutôt que de prononcer les mots irréparables, il vaudrait mieux prendre du recul, faire une pause, ne pas laisser la haine nous submerger. Les limites sont facilement dépassées et lorsque nous franchissons la ligne rouge, ce plongeon va nous entrainer ensuite dans une véritable souffrance.

J’ai appris à entendre la colère des autres, à l’accepter, mais parfois cela ne m’évite pas d’en souffrir. Les mots ne s’oublient pas. Ils font mal. On se retrouve prises dans une toile d’araignée, ne sachant plus discerner si l’autre est fiable. Il importe de s’éloigner des sources de conflits directes ou non pour se protéger. Cette colère violente chez certains répond à une insatisfaction, ouvrant la porte à une foule de sentiments comme la fureur, l’indignation, la tristesse.

L’intelligence serait de ne pas répondre à ces provocations, d’apprendre à se blinder face aux Mots, de bloquer la méchanceté. Ce n’est pas facile. Certains nous traiteront de lâches à agir ainsi, d’autres à l’inverse salueront notre ténacité, peu importe ce que les autres peuvent penser, il faut le faire, c’est une question de survie dans un monde de plus en plus colérique. Il existe surtout un point de non retour où la colère de l’autre, ses caprices ne sont plus tolérables. Protégeons-nous avant d’en arriver aux extrêmes.

Et surtout, retirons-nous doucement, sans vague, sur la pointe des pieds, simplement pour ne pas se perdre, simplement pour rester ce que l’on est.

( 16 juillet, 2017 )

L’amour ou l’attachement

Sommes-nous amoureux de l’amour, de son idée ou d’une personne ?

On se dit amoureux parce que l’on ressent une émotion qui nous vrille le ventre, ces millions de papillons qui nous font voir la vie en couleur. C’est fabuleux, cela nous rend fou, heureux. Nous avons envie de gravir des montagnes, envie de réaliser des rêves insensés, envie d’y croire encore. Comme j’aime à le dire dans nombreux de mes romans, on ne choisit pas qui on aime, l’autre va juste s’imposer avec violence comme une évidence. Souvent, on aime tellement que l’on croit reconnaître dans l’autre celui dont on a toujours rêvé. On dessine dans les traits de cet amour la perfection. L’autre se couvre de toutes les qualités, de tout ce que nous cherchons, puis petit à petit, nous créons une illusion d’amour. Nous n’aimons plus l’autre, nous aimons l’amour.

Et puis un jour, ce sera la chute brutale. L’autre nous apparait sans masque. Il est plein de défauts, il n’est pas aussi beau que cela, il est sacrément égoïste, il est au final simplement humain.

Là, l’illusion de l’amour disparaît, et la relation casse nette ou l’attachement prend le relais.

Alors on accepte de faire le deuil de ses illusions. L’autre n’est pas ce que nous voulons en faire, l’autre n’est pas cet homme que nous avons façonné dans notre imagination, l’autre est juste une personne que nous aimons pour ce qu’elle est, avec ses failles, son côté lunatique, sa suffisance, et cette lumière qui n’émane que de lui. On quitte alors l’état amoureux pour le verbe Aimer, on accepte de renoncer à ces papillons dans le ventre pour un monde plein de paix et de sécurité. Être amoureux, c’est tomber dans la facilité, très agréable il faut bien l’avouer pour un temps. Aimer, c’est oser la difficulté, le renoncement aux fantasmes qui ont souvent la vie dure, aux fantômes qui hantent nos nuits, aimer c’est simplement faire le choix d’offrir à l’autre la liberté d’être ce qu’il est vraiment sans artifice, de choisir d’être là, ou pas.

Aimer est la plus belle chose qui soit et le seul luxe qui nous reste, c’est de continuer d’aimer jusqu’à notre dernier souffle.

( 15 juillet, 2017 )

Rester libre !

 

Écrire, c’est simplement ouvrir une petite porte où certains pourront se faufiler juste pour quelques secondes, une rencontre magique presque irréelle. Écrire, c’est poser des mots à chaque minute, à chaque instant, juste pour laisser une trace de nos émotions. Écrire, c’est s’évader sur un nuage, et partir loin sur des rives inconnues. Écrire, c’est créer des personnages que l’on aimerait rencontrer.

Écrire, c’est surtout rester libre. Dans toutes les dictatures, les écrivains sont muselés, leurs droits sont bafoués. Nous devons donc toujours, nous les petites plumes, nous affranchir des contraintes. Écrire, c’est avant tout aller jusqu’au bout de ses rêves, sans chaîne, sans contrainte, juste pour le plaisir de tracer des mots.

Voilà pourquoi, moi petite gribouilleuse de rêves, j’écris. J’écris afin de faire résonner la liberté, les différences, afin de communiquer sans contrainte avec les autres, afin surtout de respecter tous les hommes de cette terre, et surtout afin de ME respecter.

Les traces de l’encre permettent de rester en vie.

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