( 12 octobre, 2018 )

Sortie de Blanc le 31 Octobre

Je suis heureuse, très heureuse de vous annoncer la sortie de Blanc aux éditions Evidence éditions le 31 Octobre.

Blanc, le second tome de la trilogie des enquêtes de l’inspecteur Bourgnon a vu le jour en Juillet 2014. Sa sortie en été n’a pas pu être bien diffusée pour diverses raisons et de nombreux lecteurs ont sauté ce roman qui se retrouve retravaillé, réédité dans ma nouvelle édition. C’est un polar que j’aime particulièrement car son thème central se déroule du côté de Martigues, là où mon grand-père est né. Comme beaucoup de premiers romans, il avait beaucoup d’erreurs que nous avons retravaillé avec ma DC que je remercie.

Blanc est un incontournable pour comprendre le dernier polar que je vais publier Ambre qui sortira dans un an.

pré commance numérique sur Amzon sinon gardez le contact !

 

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( 12 octobre, 2018 )

Le bonheur des autres

Le bonheur des autres agace. Simple constatation. Réalité, tout comme la réussite.

Je n’arrive pas à comprendre pourquoi. Dénigrer cette barbe à papa sucrée que l’autre déguste va-t-il changer la vie de celui qui l’envie tellement ? Faut-il apprendre que les autres sont malheureux pour être soi-même ? Moi, je suis heureuse de savoir ceux que j’aime heureux. Rien ne procure plus de bonheur. Le pire sont ces personnes, en particulier dans le milieu de l’édition, qui disent ne pas vouloir réussir, et qui ne cessent de lorgner les ventes des uns, le succès des autres, non sans lancer avec une régularité digne d’un métronome des flèches acerbes. L’envie prend alors le pas sur le désir, s’apparentant au besoin immédiat d’obtenir. Là encore les réseaux sociaux sont un vrai miroir aux alouettes où regarder avec jalousie est un leurre. Les apparences sont reines, et untel qui hurle à son bonheur éternel n’a peut-être qu’une façade tout comme untelle qui affirme vendre plus de cinq cent mille livres. Soyons réalistes, même le Goncourt n’affiche pas de telles ventes. Apprendre à dénouer les ficelles du vrai et du faux. Fuir ces flux d’actualité si on n’est capable que d’envie et de jalousie.

Observez les réactions des autres lors de l’annonce d’un gros pépin, vous croiserez des dizaines de regards jubilatoires, simplement parce que votre mésaventure excite la populace en mal de commérages. Je l’ai vécue. J’ai amèrement constaté que les autres alors concevaient un bonheur pervers. Peut-être simplement parce que le fait de voir une personne plus malheureuse que soi rend heureux ? En tous les cas, je trouve cela malsain et pathétique. Et moi, le bonheur des autres, j’adore !

 

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( 11 octobre, 2018 )

Avons-nous toujours le choix ?

 

Le « toujours » est bien présomptueux, car peut-on vraiment affirmer que ce choix se retrouve toujours lié à notre libre arbitre ? Nous sommes, par définition, maîtres de nos vies, c’est ce que l’on ne cesse nous dire. Nous avons notre instinct de décision, sommes dotés de raison, seulement nous nous heurtons à des résistances que nous devons accepter, fort éloignées de notre propre choix.

Prenons l’exemple du milieu médical, du choix d’accepter ou non les protocoles de soins. Peut-on dire non à un traitement ? Bien sûr, en théorie, on a ce choix, seulement lorsque l’on se retrouve dans les griffes du corps médical, on est rarement autre chose qu’un simple cobaye, et les toubibs aimant manier la peur nous imposent un choix. On a vu avec l’affaire du nouveau levo, on n’a guère laissé le choix aux malades, vu le nombre de prescriptions de ce traitement avec des effets secondaires terribles. Depuis une cinquantaine d’années, on assiste à une surmédicalisation, certainement due à la prise ce pouvoir de l’industrie pharmaceutique. Pourquoi un simple médecin ne peut-il prendre conscience que le malade a besoin de ce choix pour continuer à se battre ?

Choisir de se faire traiter ou non traiter, d’accepter des protocoles lourds dépend de chacun. Nul n’est autorisé à juger ce choix qui doit être le sien et seulement le sien. Choisir de vivre ou de mourir n’appartient qu’à chacun de nous impliquant une décision personnelle.

Le choix reste donc très aléatoire puisqu’il dépend des autres très souvent, et l’interaction entre ces choix, les nôtres, ceux de nos voisins, de nos collègues ébranlent ce « toujours ». La seule certitude que j’ai, c’est que l’on peut choisir de faire du mal aux autres, que l’on peut opter pour la violence ou pas, nul n’est obligé de la faire tout comme que c’est un choix de ne pas pardonner et de refuser la paix. Et ces choix-là ne sont pas pour moi ! J’ai choisi de vivre en paix, de tirer un trait sur tout ce qui peut faire du mal, peut-être est-ce complètement égoïste, mais écouter, partager, ça c’est mon propre choix et et j’espère bien pouvoir toujours le faire.

 

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( 11 octobre, 2018 )

La confiance

La confiance est une des choses qui me semble le plus important dans notre relation avec l’autre. Faire confiance n’est pas toujours chose facile surtout lorsque l’on s’est déjà fourvoyés. Sans elle, rien n’existe, rien n’est possible. La confiance contrairement à ce que l’on croit ne peut se détruire en un claquement de doigt, elle va, certes, s’égratigner, mais si on croit en l’autre, on ne va pas couper ce lien.

La plus belle confiance est celle que l’on partage dans une relation d’amitié, où les confidences vont s’inscrire avec la durée, où on apprend à connaître l’autre, où on lui fait cadeau d’un mot, d’un autre, où cette confiance augmente avec le temps passé à s’écouter. Parfois il n’y a nul besoin de se voir ni de s’écrire, on sait juste que « l’autre » est là, toujours, dans l’ombre, prêt à surgir si on appelle au secours.

Seulement, parfois, on se trompe de partenaire d’amitié, et cette dernière ne peut survivre sans une amitié réciproque.

Nous sommes dans une époque où tout va trop vite, où tout le monde se dit amis après un déjeuner ou un verre partagé. Je suis d’un autre temps, celui où on apprend à regarder les autres, à écouter leurs silences, à aimer leurs imperfections. Là, la confiance est nécessaire. Elle s’inscrit de manière indélébile. Si j’offre ma confiance, c’est un cadeau, un vrai, certainement fait de matière précieuse.

Qu’est-ce qu’un véritable ami ? Une personne qui est là pour nous quoiqu’il advienne, sans rien dire, sans juger surtout. Quelqu’un qui va automatiquement réagir si l’absurde s’invite dans nos vies, dont la présence sera là, omniprésente mais discrète. L’ami sera celui qui s’éclipsera doucement lorsque nous vivrons un nouvel amour, lorsque nous réclamons des moments de solitude. On doit pouvoir avoir confiance en nos amis les yeux fermer, pouvoir à travers leur simple sourire panser nos craintes, pouvoir surtout savoir qu’ils seront là, toujours.

 

J’ai l’immense chance d’avoir des amis merveilleux que je remercie. J’en ai d’autres aussi qui ont trahi ma confiance, qui ont lâché ma main sans regret, sans même venir me parler, en jugeant simplement sur des faits non fondés, et puis il y a aussi tous les autres, ceux qui se disent nos amis, ceux à qui ont offre soutien et confiance et pour qui on n’est au final que des pions sur un échiquier, interchangeables.

Et puis il y a les parasites, ceux qui s’incrustent sur les réseaux pour combler leur vide …

En tous cas, vous l’avez compris, lorsque je donne ma confiance, si vous en prenez soin, elle grandira avec le temps et sera à vie !

 

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( 11 octobre, 2018 )

Se perdre dans différents styles.

 

Dernièrement un auteur m’expliquait que se perdre dans différents genres ou styles était source d’échec. Bien évidemment, je ne pouvais que rebondir sur une telle affirmation. Affirmer qu’un écrivain ne doit se cantonner que dans un genre littéraire ( c’était la définition du mot « style » ) me semble une ineptie ! Hugo n’a-t-il pas écrit autant de poésies, du théâtre que de romans ? Deux genres différents. Le grand Stephen King a manié aussi bien la romance ( eh oui ! ) que le polar ( sous pseudo) ou le thriller. Christian Jacq a écrit des polars ( même si ces derniers ne sont pas trop à la hauteur sous le pseudo de J.B Livinsgtone, des romans, des essais même des livres de « bien-être » et toutes ces personnes ont vendu des milliers de livres. Et on pourrait encore citer Camus ou Sartre.

Le véritable écrivain, pour moi, est celui qui arrive à travailler (car écrire est un travail) tous styles, tous genres, et ceux qui affirment le contraire sont certainement des plumes paresseuses n’ayant pas réussi :)

Après, il y a le talent qui pour moi reste très subjectif. Prenons la définition du mot talent, une personne extraordinaire qui, de par sa sensibilité extrême, a pu s’élever au-dessus de la masse. Quitte à choquer certains, pour moi il n’y a pas une personne avec un talent, mais sept milliards qui ont chacun des talents bien différents. Et surtout on peut s’interroger sur la reconnaissance d’avoir un talent ayant  besoin d’être reconnu pour exister ?

La notion de talent est abstraite et subjective, par contre croire en soi, écrire jusqu’à casser sa plume, tous les genres possibles, même dans l’ombre, pour moi, c’est ça le vrai talent !

 

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( 10 octobre, 2018 )

Ces maladies génétiques orphelines …

 

On parle sans cesse du Cancer, des maladies cardiovasculaire, mais on oublie trop souvent un autre fléau, les maladies génétiques qui touchent les enfants. Nul n’en parle parce que tout le monde s’en fiche vu que ces dernières touchent moins d’une

personne sur deux mille. Suis-je la seule à trouver cela tout de même énorme ? Ma ville a 38 500 habitants ce qui signifie qu’il y a moins de 1500 personnes dans cette ville potentiellement atteint d’une maladie génétique. Je trouve cela beaucoup trop …

Au final sur la population mondiale cela frise les trois millions.

La complexité est qu’il existe des maladies extrêmement rares, voire presque uniques et d’autres un peu plus fréquentes comme la maladie des os de verre ( j’ai déjà croisé un enfant avec cette pathologie), la trisomie, le lupus et tant d’autres.

Dernièrement, je regardais les informations où on parlait d’une famille dont les deux enfants atteints d’une maladie génétique rare, se voyait proposer un traitement coûtant plus de quatre millions, traitement pouvant sauver ces deux bouts de chou, traitement non financier par la sécurité sociale. Mon coeur s’est serré, les larmes ont mouillé mes cils. Quel monde celui où des industriels empochent des milliards, et où à l’opposé, on va laisser des enfants mourir faute d’un traitement trop cher. En tant que maman, je ne peux supporter cette injustice, je ne peux que ressentir la douleur de cette famille qui va perdre ses deux enfants, j’ai envie de hurler aux pouvoirs publics de ponctionner juste un euro sur chaque facture reçue et de simplement sauver ces enfants. À cela on me rétorque que nous ne sommes pas dans le monde des Bisounours. Et alors, pourquoi cela ne pourrait pas changer ? Comment une société qui se dit civilisée peut-elle laisser mourir des gosses sans un pincement au coeur ?

Simplement parce que cela n’arrive qu’aux autres ?

Mon fils a eu un cancer unique au monde à l’époque, sarcome embryonnaire localisé à l’os du rocher, premier cas clinique d’enfant, il a eu un traitement, on a essayé de le sauver, même si cela a échoué, il n’y a pas de regrets, mais ces enfants, ces pauvres parents, ils ne peuvent pas être libérés de ce poids. J’ai mal pour eux ce soir …

 

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( 10 octobre, 2018 )

Qu’est-ce que le bonheur ?

 

Comme chaque année, je lance mes petits élèves sur ce magnifique thème qu’est le bonheur, les invitant à partir sur le chemin de la découverte des mots. Qu’est-ce qu’être heureux ? Arrivée à mon âge, j’ai envie de dire, c’est juste être une plume qui offre du rêve, un souffle tout doux qui posera avec sincérité une bise sur votre joue, une main qui caressera la vôtre, qui vous prendra dans ses bras si vous souffrez.

N’empêche, il en faut des années pour arriver à cette notion puriste du bonheur, et certaines personnes n’y arriveront pourtant jamais.

Un enfant me disait que le bonheur était l’absence de souffrance, je n’en suis pas certaine. On peut-être heureux et souffrir d’une absence, d’un disparu, d’un amour, d’un manque parfois futile, tout en étant tout de même heureux, car c’est par cette douleur que l’on sait que l’on a aimé, que l’on a vécu.

Le bonheur me semble plutôt un état d’être et je pense que ce mode de vie, certains ne l’ont simplement pas, ne le veulent pas consciemment ou non, parce que se plaindre, critiquer, broyer du noir, pleurer sur son passé est bien plus facile. Une élève me disait cette jolie phrase « le bonheur pour moi est de savoir les autres heureux. » Comme j’aime ces mots qui correspondent  totalement à ma propre philosophie.

Le bonheur, c’est quand mon coeur s’emballe en croisant votre sourire, en écoutant vos rires, en lisant vos petits messages, en prenant un café avec vous ou un repas au restaueant, en regardant une série télé avec mon chéri, en stoppant simplement l’instant juste pour quelques secondes plus lumineuses que l’éternité.

 

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( 9 octobre, 2018 )

Vieillir

 

Inéluctablement, incontournable, nul n’y échappe. Vieillir est difficile, et pourtant, chacun devrait s’y préparer et le vivre avec philosophie. Si c’était si simple ! Allant avec la régularité d’un métronome voir ma mère dans sa maison médicalisée, je me retrouve telle une claque confrontée à la vieillesse « moche » comme j’ai coutume de dire, celle où la fin est indigne d’une vie bien remplie. Et puis, il y a les autres comme ma grand-mère qui faisait encore son marché à quatre-vingt-treize ans la veille de sa mort.

Vieillir, c’est prendre conscience que l’on a beaucoup plus de temps derrière nous que devant, c’est rester réaliste sur les choix à faire et ceux qui nous sont maintenant interdits. Freiner parfois par cette carcasse qui pèse, trop de personnes « meurent » avant  l’heure, de l’intérieur. Est-ce un crime de s’autoriser à dire que l’on ne peut plus ? Est-ce une raison pour ne plus vivre ? Je dis non ! Chaque personne est unique et je connais des jeunes femmes avec un corps de mamie, et l’inverse. Mais ce que l’on est, on le reste !

Personnellement, je prends de l’âge et je n’ai pas peur de mourir, un peu plus de la vieillesse n’ayant aucune envie de finir en légume comme ma mère. Aussi consciente de cette épée de Damoclès, de ce couperet au dessus de ma tête qui peut trancher net ma mémoire, je revendique mon droit à la vie. J’ai compris qu’il ne faut pas s’encombrer de regrets, qu’il faut tout tenter pour partir un jour en ayant vécu heureux, en ayant rendu les autres heureux. Vieillir, c’est préparer « l’après nous », laisser des lettres, des traces de ce qui fut, ne jamais conserver des morceaux de rancune ou de haine. Les autres n’ont pas à porter nos fardeaux.

Vieillir c’est surtout s’accepter, s’aimer. Quand je lis des commentaires de femmes de quarante ans dépressives, pleurant sur quelques kilos en trop, sur quelques rides, je leur fais un pied de nez en leur disant que je m’aime beaucoup plus aujourd’hui que lorsque j’avais vingt ans. Je me moque de mes cheveux qui blanchissent, il y a des colorations pour leur rendre leur beauté, je me fiche des rides, elles montrent que j’ai autant souffert que ri, de mes kilos qui au final me donnent bonne mine ! Je n’ai jamais été centrée sur mon image et je ne m’attarde pas devant un miroir. Dans dix ans ? J’espère avoir toujours le sourire, même si je sais que mon dos me fera certainement beaucoup plus souffrir. Et surtout, je ne m’attarde plus sur l’avis des autres. On m’aime, c’est tans mieux, on ne m’aime pas, et bien qu’est-ce qu’ils perdent à ne pas me connaître vraiment ! :) :)

 

Vieillir ? Et alors ? L’horloge du temps commence à peser ? Certainement, mais cela ne m’empêche nullement de rêver, de m’autoriser à me lancer des défis, à me battre pour les réaliser, à avancer sans regarder en arrière.

On dit que Noé et bien d’autres auraient vécu neuf cents ans, c’est un peu long …

Vieillir, c’est vivre tout simplement en paix, avec sagesse, en se disant juste que contrairement aux malades d’un cancer, nous, il nous en reste encore un peu, de ce temps ….

 

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( 8 octobre, 2018 )

Maladies thyroïdiennes, le compte à rebours …

De plus en plus de groupes fleurissent sur les réseaux sociaux, est-ce une raison pour penser que les malades sont en augmentation ? Qu’enfin, on en parle de ces fichues maladies ou hasard ?

Je n’ai pas de réponse, restant juste attentive à ce phénomène qui prend jour après jour de l’ampleur. Déjà quatre ans que je me bats aux côtés des malades dans l’ombre. Au départ, ce fut une petite page où j’ai fait de bien jolies rencontres, page fermée par la précédente édition qui détenait l’enregistrement de l’association. Alors, j’ai failli baisser les bras. Pas facile de tout recommencer, de relancer un appel, d’être prise au sérieux, et puis grâce à l’aide d’un fidèle ami Régis que je remercie encore, on s’est relevés, on est repartis, on a recommencé une nouvelle association reposant sur les mêmes règles, écoute, empathie, reconnaissance.

Doucement cela avance. Vous êtes nombreux à nous demander un créneau de rencontres soit pour obtenir le recueil soit pour discuter. J’ai donc une bonne nouvelle, peut-être une ouverture au printemps … à Paris. Je n’en dis pas plus attendant confirmation.

En tous les cas, merci pour tous les retours positifs concernant Maladies thyroïdiennes, dévoreuses de vie. Le livre frappe, touche, atteint son but. Pour moi, auteure et atteinte de la maladie d’Hashimoto c’est fantastique !

Continuez ! N’hésitez pas à laisser un commentaire sur les sites fnac ou Amazon. Je sais, on oublie souvent mais cela permet aux médecins de voir l’avancée positive !

 

Petit extrait pour ceux qui ne connaissent pas mon recueil

 

« « Peut-on vraiment mettre un mot fin à ce recueil ? La preuve, quatre ans après, rien n’a changé, tout est toujours d’actualité, pourtant je garde espoir. J’ai rencontré cette maladie auto-immune un soir d’automne 2013. Tombant de fatigue, le corps en vrac, l’esprit qui n’allait guère mieux, je me suis retrouvée chez mon médecin de l’époque. Je savais au fond de moi que quelque chose ne tournait pas rond. Je n’avais jamais été fatiguée de ma vie malgré cinq grossesses. Toujours levée à l’aube, pleine de tonus jusqu’au soir, rien ne m’arrêtait, rien ne pouvait se mettre en travers de ma route. De nature très optimiste, je résistais à la déprime et aux idées noires. En ce jour d’octobre, le temps s’est arrêté. Je n’arrivais plus à penser, à mémoriser, butant systématiquement sur mes mots. Le pire fut lorsque l’on me rapporta que je commençais, sans en avoir conscience, à mélanger les syllabes. Cela amusait beaucoup mes élèves, mais moi, je riais jaune. Aucun doute n’était possible. Quelque chose ne tournait vraiment pas rond chez moi. Comme tout un chacun, je me suis plongée dans le glossaire de Google et des mots terribles comme « détérioration du cerveau » ou « cancer ». Ce fut donc la peur au ventre que je me rendis chez mon médecin traitant. Tous les malades en attente d’un verdict connaissent ce sentiment, cette angoisse qui donne une boule à l’estomac, qui rend presque fou. Il ne reste que cette peur. En attendant l’heure du rendez-vous, j’ai eu comme l’impression de me dédoubler, de marcher à côté de moi. Par chance, je suis tombée sur un bon médecin, compétent, efficace, que je ne remercierai jamais assez. Il ne m’a pas fait traîner comme de nombreuses autres malades des mois et des mois, sautant de diagnostics en médicaments. Ma surprise fut grande, ne repartant qu’avec une seule numération complète et un bilan  thyroïdien sous le bras. L’attente, encore, des résultats fut éprouvante. Deux jours sans manger, deux jours à imaginer le pire. Lorsque je suis partie chercher mes analyses, le responsable du laboratoire m’a prise à part pour tout m’expliquer, une TSH élevée et des anticorps en masse, pas de cancer, première chose que j’avais demandée, juste Hashimoto. Bienvenue dans ma vie !

À partir de ce jour, on ne s’est plus quittées. Je ne l’avais pas invitée, et pourtant tel un amant jaloux, elle est restée. Voilà maintenant presque cinq ans que cette maladie est devenue ma seconde peau. Elle m’a transformée en profondeur. Bien sûr, je garde toujours une grande fatigue souvent non prévisible, une fragilité et une sensibilité exacerbée que je n’avais pas. (…)

 

Extrait de Maladies thyroïdiennes

Sylvie Grignon

Ce contenu est protégé par des droits d’auteur.

 

https://www.evidence-boutique.com/samsara/maladies-thyroidiennes-devoreuses-de-vie

( 8 octobre, 2018 )

C’est impossible !

 

Combien de fois dans une vie entendons-nous ces mots ? Les autres ont toujours la fâcheuse manie de nous couper les ailes comme si la simple perspective de notre réussite pouvait nuire à leur ego. Et bien non, je fais partie de ces idéalistes convaincue que rien n’est impossible si on essaie, rien n’est impossible si on y croit.

Les échecs allez-vous me dire, et bien les échecs sont une forme de réussite, puisque pour se planter, il faut avoir osé, avoir tenté cet impossible !

Impossible d’aller lire sur un nuage, bien évidemment même si ce serait un doux rêve. Que n’ai-je dit, un rêve au sens puriste du terme, donc non réalisable.

Alors, essayer l’impossible, c’est simplement s’autoriser soi-même à ne pas suivre stupidement un troupeau de moutons, c’est se donner la force d’y croire, c’est simplement ouvrir une porte avec le possible ! Alors, lorsque cette porte s’entrouvre, même si ce n’est pour quelques heures, si on essaie, tout devient possible.

 

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