( 16 septembre, 2017 )

Pour faire lire ses articles ?

 

Longtemps, je n’ai écrit que pour moi,voire pour ceux en qui j’avais confiance. Et puis, la vie m’a offert de créer ce lien avec nombreux d’entre vous, et j’ai pris plaisir dans ces retours, dans certaines joutes verbales qui s’instauraient. Je ne suis pas une plume qui aime la lumière, et je préfère l’ombre de mes romans. Affronter les autres reste toujours pour moi pénible, car je ne suis pas bonne à ce jeu que tant de personnes pratiquent à notre époque. Le devant de la scène n’est pas pour moi.

Je me contente de cette zone floue où navigue mes vrais amis, ceux qui viennent régulièrement illuminés mes moments de libre, ceux qui sont sensibles à mes mots.

Comme tout artiste, je suis souvent déçue ou peinée par les réactions parfois égoïstes ou indifférentes, mais ma plume permet de réécrire chaque jour un nouveau chapitre de vie. Le passé y garde une grande place, mais j’avance toujours, avec chaque jour un pas victorieux réalisé pour moi, juste pour moi.

Ces articles restent la colle. Dans notre société ultra sclérosée, il est agréable d’avoir des contacts intellectuels inconnus, qui s’invitent à notre table littéraire, qui acceptent de jouer le jeu des échanges. J’en découvre chaque jour de nouveau, et j’espère que vous aurez apprécié votre passage sur mon blog, et qu’il restera un instant de plaisir, une parenthèse de quelques secondes dans mon univers où je vous invite, moi petite plume de pacotille, à vous installer, avec joie.

Écrire reste un mode de communication intimiste, où celui qui le veut, peut lire entre les lignes, une façon de refaire le monde sans violence. Écrire, c’est offrir à tous une seconde chance, celle de voir une facette de la vie peut-être inconnue, mal comprise ou non perçue. Écrire, c’est ouvrir son âme tout simplement pour y laisser entrer la lumière.

Alors, si vous le voulez bien, nous allons continuer ensemble un petit bout de chemin ensemble. Partant ?

( 15 septembre, 2017 )

Pourquoi est-ce si dur de faire confiance ?

Plus on vieillit, et moins on fait confiance. C’est une bien triste réalité. Avant, je faisais partie de ces douces rêveuses qui ne voyais que le bien dans chaque personne, dans chaque rencontre. Et puis, ces dernières années, ma route a croisé toutes sortes d’individus ( hommes ou femmes) prêts à détruire pour le simple plaisir de prouver qu’ils existaient.

Ma confiance en a pris un sacré coup, et je suis devenue plus sélective. Je n’ai pas atteint le seuil frisant l’excès comme certaines de mes relations, qui ont peut-être raison, mais je mets du temps à baisser ma garde. Là où j’étais passionnée, prête à ouvrir les bras, j’observe, j’analyse, pour ne laisser ma porte entrebâillée qu’à ceux qui le méritent vraiment. Les autres ne feront plus que passer rapidement , juste avant de faire des dégâts irréversibles, et croyez-moi, si je l’avais su avant, j’aurais barricadé ma vie plus tôt.

Nous sommes de plus en plus nombreux à ne plus accorder notre confiance. Serait-ce la résultante de cette société où tout sonne faux ? D’un manque d’assurance ? Une incertitude voilée sur ce que nous valons ? J’aurais plutôt tendance à dire, que certaines claques laissant des traces indélébiles , lorsque l’on se relève, on le fait autrement, peut-être alors sommes-nous moins solides, plus vulnérables, plus peureux aussi, et ce phénomène de méfiance que nous nous imposons, nous évite ainsi de souffrir inutilement, mais nous empêche aussi peut-être de passer à côté de jolies rencontres.

 

( 14 septembre, 2017 )

La frustration n’est-elle liée qu’à une illusion ?

Entre illusions et frustrations, la frontière est mince. Je l’ai énoncé dans un précédant article, tomber amoureux reste intimement lié à un phénomène d’illusion. Nous ne choisissons pas consciemment qui nous aimons, mais notre inconscient fait un tri sélectif, en rapport avec notre passé, notre vécu, nos désirs. Nous ne tombons pas non plus amoureux par hasard. Cet autre nous envoie des signaux, encore une fois inconscient, issus de nos fantasmes et nos désirs. Ce qui s’avère parfois bien réducteur, positionnant une passion dans des cases pré-définies.

Untel a quelques années de plus que nous, ça y est, nous faisons simplement un transfert Œdipien, même s’il ne s’agit que de quatre ou cinq ans, une autre se trouvera cataloguée avec un type d’hommes correspond à son premier amour, comme si le désir n’était relié qu’au physique.

La frustration existe là où l’illusion domine. Nous pouvons façonner l’autre à notre guide, inventons en songe des rencontres dignes de films X ou terriblement romantiques. Seulement, cela ne peut exister qu’un temps, survient alors le besoin de se fondre dans la réalité, de sortir des rêves pour toucher ce fantasme que l’on désire tant. Pour l’atteindre , nous nous trouvons face à un mur infranchissable, soit parce que l’autre ne partage pas notre passion, soit parce que le temps ou la vie nous impose de ne rien tenter, alors la douleur apparaît, la colère aussi parfois, ce besoin de vivre pleinement cette fausse réalité sur laquelle nous avons tant surfé.

Seule au final la complète réalisation de cette frustration peut briser l’illusion, ouvrir une porte à l’amour véritable ou à l’inverse, nous offrir de tourner la page. Là débute une grande question … comment y arriver ? :)

 

( 13 septembre, 2017 )

Le passé est-il si présent ?

 

Vaste question qui implique une réalité, que serions-nous sans notre passé ? Pouvons-nous lui échapper ?

Vivre pleinement son présent, c’est accepter totalement les erreurs que nous avons faites, et Dieu sait que nous en faisons.

Ce sera le mauvais choix au mauvais moment, le coup de coeur que nous aurions dû oublier, la phrase cinglante qui nous a échappé. La liste serait bien longue. Boulets que nous transportons bien malgré nous tout au long de notre vie.

Le premier pas pour vivre son présent sereinement, est d’être parfaitement clair avec son passé. On ne peut vivre à cheval sur les deux. À un moment, il faut choisir. Se dire qu’il y a prescription. Souvent nous restons sur une rancoeur, car le temps s’est stoppée, faute d’avoir pu dire ou communiquer notre souffrance ou notre colère. Il faut faire un choix, rester en arrière, ou faire un pas en avant. Les vieilles casseroles, il faut les laisser sur le côté, même si cela fait un peu mal, même si c’est sécurisant de s’y accrocher. Il faut prendre un ciseau, et couper ce lien qui nous ralentit. Alors seulement à ce moment, le passé ne sera plus un obstacle, il sera moins présent dans notre vite, juste un film de temps à autre que l’on se repassera, mais il ne sera plus le moteur de notre vie.

Elle est si courte, la vie ! Ne faisons pas de notre avenir un passé oppressant !

( 12 septembre, 2017 )

Ces manipulateurs ou manipulatrices que nous avons eu envie de sauver ?

 

Si vous êtes comme moi trop emphatique, vous passerez votre vie à être la proie facile de manipulateurs en tous genres, pire tel un aimant vous allez les attirer ! Et comme votre compassion pour ces personnes est grande, vous allez leur trouver des kilos d’excuses ! Alors vous allez tout essayé pour sauver cette relation amicale ou amoureuse, parce qu’il n’y a pas à dire, vous y tenez à cette personne, vous lui devez beaucoup, et malgré tout, vous n’avez pas envie que cela s’arrête. Vous le voulez à tel point, que vous êtes prêt à accepter de prendre toutes les responsabilités de l’échec ou de la dispute, à passer l’éponge, à une fois encore, courber l’échine. Seulement un jour, le vase se fissure, malgré tous les efforts que vous prodiguez, malgré tous les concessions que vous acceptez de faire, l’autre avec son grand sourire, sa larme à l’oeil va continuer à vous écraser du pied. Bien sûr qu’elle sait l’effet qu’elle a sur vous, votre coeur en miettes, ces promesses non tenues, mais seul son univers importe. Au final, vous réalisez, mais n’est-il pas trop tard, que vous n’êtes rien pour elle, juste un jouet décoratif bon à jeter.

J’ai essayé plusieurs fois , ma route ayant croisé plusieurs manipulateurs (des deux sexes), et je me suis toujours cassé les dents. Ce fut douloureux, et chronophage, car on se heurte à une pure mauvaise foi, alimentée souvent par les tiers. Ce déni poussé automatiquement à se sentir coupable, comme si vous n’étiez que la seule responsable. L’autre est parfait (e). Alors, pour nous sauver nous-mêmes, nous lui trouvons des excuses, là où lui ne nous en trouve pas.

À bout de souffle, nous acceptons de céder, de plier, ravalant nos mots, notre frustration. Nous nous trouvons ainsi enfermés dans une situation digne d’une prison dont nous n’arrivons plus à sortir.

Non, désolée d’en décevoir beaucoup, vous ne pourrez sauver un manipulateur, et croyez-moi, je suis tenace, j’ai essayé, mais c’est impossible. Au fond, il n’a aucun sentiment réel pour vous même s’il vous a fait croire le contraire. Ce qu’il aime c’est dominer, posséder, vous avoir à sa merci, et là, sera son seul plaisir. Vous n’existez pour lui qu’en tant que proie. Ces discours sont forts, tellement semblables à vous. Elles vont dire ce que vous pensez, les mots que vous attendiez, les promesses dont vous rêviez. Vous y croyez , cet autre jubile.

Couper ce lien est très difficile, car vous y avez tellement cru, vous avez mis tellement d’énergie, que vous vous sentez salie. On ne sauve pas un manipulateur, mais on peut se sauver soi-même, en imposant son propre respect, en faisant respecter ses propres limites. Curieusement, vous verrez ces manipulateurs disparaître d’eux-mêmes, vous n’êtes plus vraiment intéressante pour eux, vous n’avez plus besoin d’eux. Libérée de leur emprise, vous allez voir tout ce que vous avez raté ! Alors oui, sachez dire non plutôt que de tout faire pour les sauver. Même si vous garderez toujours une pensée pour ces 5 Secondes où vos routes les ont croisés.

( 11 septembre, 2017 )

Prendre un stylo et tout gribouiller.

 

Nous avons tous eu un jour une envie presque meurtrière de prendre notre crayon et de gribouiller avec violence les mots que nous avons un jour écrits, les phrases remplies de larmes, les mots d’amour qui ont coulé telle une bougie qui se serait consommée.

C’est la même chose dans la vie. Nous créons du lien, à partir d’un projet, d’une idée, nous faisons quelques pas côte à côte, et puis l’ennui ou l’agacement arrive. L’autre que nous ne connaissons en fait pas vraiment, nous apparaît en pleine lumière, auréolé d’une couronne d’égoïsme, que nous tolérions, et qui aujourd’hui nous exaspère.

Alors, plutôt que de se fâcher, plutôt que de déchirer les feuilles du passé, nous partons doucement sur la pointe des pieds, sans un mot, sans un regard, avec juste un « ouf » de soulagement, heureux d’être enfin libéré de ce lien qui nous pesait tant.

C’est ainsi que le stylo peut de nouveau écorcher la feuille de papier pour un temps.

( 11 septembre, 2017 )

Ces laboratoires qui jouent aux apprentis sorciers

Ce n’est pas un scoop, c’est même un sujet dont j’adore parler dans mes polars, ce monopole des industries pharmaceutiques, et leurs dérives. L’affaire très médiatisée du Levothyrox montre encore une fois les limites du monopole de certaines entreprises pharmaceutiques, et surtout une méconnaissance des maladies de la thyroïde.

Lorsque j’ai accepté de rejoindre l’association l’envol du papillon, j’ai été séduite par leur combat qui est aussi le mien depuis deux ans, la reconnaissance des maladies thyroïdiennes. Les troubles liés à un dysfonctionnement sont mal connus, peu explicités, et même le meilleur des médecins, reste parfois perplexe. Et je ne parle pas des spécialistes qui sont en nombre insuffisant. Un seul endocrinologue sort chaque année! Une honte quand on sait que les malades de la thyroïde dépassent les trois millions.

On comprend que ces spécialisations soient peu lucratives vu le prix bas des traitements, et comme l’argent gouverne le monde, les patients restent avec leurs troubles.

Sommes-nous devant une crise sanitaire ? On s’en rapproche de plus en plus lorsque l’on entend des personnes stopper leur traitement. Une fois encore, je ne cesserai de le dire, nous ne sommes pas égaux face à cette maladie qui regroupe des thyroïdites totalement différentes. Le traitement est-il obligatoire pour tous ? Tout dépend !

Une personne avec juste un dérèglement lié à une grossesse par exemple  pourrait  retrouvé un bon fonctionnement sans un traitement obligatoire, à l’inverse d’un malade atteint d’une thyroïde auto-immune d’Hashimoto, par exemple, dont le comprimé sera vital et le traitement à vie. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier ce que font trop aiséme les médias.

Je pense qu’il faut cesser de prendre les gens pour des imbéciles. Une personne qui ressent de violents effets secondaires liés à un médicament ne fait pas semblant. Stabiliser une thyroïde est très difficile. La mienne s’est détruite presque intégralement toute seule comme une grande en trois mois, et j’ai mis plus de deux ans à pouvoir de nouveau vivre normalement. Coup de chance pour moi, j’échappe à ce nouveau Levothyrox , étant allergique au stéarate de magnésium, que l’on fourre depuis dix ans au passage dans tous les médicaments, ce qui m’oblige à ne pouvoir prendre aucun comprimés ! Sous L_Thyroxine, je mène donc une vie normale, je travaille, j’écris, je ne baisse jamais les bras, et je suis sur le front à l’écoute de ceux qui en ont besoin. C’est ce qui fait que mon combat est différent de beaucoup d’autres. Je ne brandis pas l’étendard parce que je suis en souffrance. Je vais bien ! D’autres vont lal. C’est pour eux que j’écris. Et croyez-moi, beaucoup souffrent en ce moments, beaucoup n’y arrivent pas, et ce n’est pas une lubie ou une psychose collective. Certainement un dérèglement qui aurait pu être évité si le choix  avait été proposé, si le monopole d’une société comme Merck n’existait pas en France. Chaque jour, au sein de l’association, nous recevons des mails de pure souffrance, à l’inverse d’autres qui se sentent mieux avec le nouveau médicaMent. C’est normam. Si un jour, on sortait un traitement en comprimés sans excipients, sans magnésium, je serai la première à hurler de joie (car croyez-moi, ne vivre qu’avec un traitement qui doit rester au frais peut s’avérer parfois très pesant)

Pourquoi un monopole ? Pourquoi ce manque de choix ? On parle de l’Europe, mais l’Allemagne propose diverses possiblilités. Comment voulez-vous que cette industrie pharmaceutique fasse le moindre effort puisqu’elle sait que ce traitement est vital, que la plupart des malades le prennent et continueront à le prendre malgré ses désagréments, et surtout que beaucoup de médecins, recevant des visiteuses médicales seront largement récompensés pour ne pas avoir céder à la pression médiatique. Au passage, ces pratiques sont pour moi honteuses.

Alors ? Continuez à faire connaître ces maladies, car sa reconnaissance permettra de meilleurs soins, et surtout une prise de conscience de tous ! Trop d’articles négatifs, minimisent un dysfonctionnement thyroïdien, il faut que cela cesse !

Nous ne sommes pas des cobayes, nous n’avons pas choisi de tomber malades, alors ayez au moins la décence de reconnaître notre souffrance !

 

https://livre.fnac.com/a9389468/Sylvie-Grignon-Hashimoto-mon-amour

( 10 septembre, 2017 )

Faire, effacer, recommencer, mieux …

 

La vie, c’est comme l’écriture d’un manuscrit. Rien n’est figé. Depuis quelques jours, sur la demande d’un ME, j’ai repris mes droits chez Edilivre pour Rouge, afin de le retravailler. Ce polar n’était qu’un brouillon. J’ai hésité à me plonger dedans. Difficile de faire ce saut, surtout quand il s’agit du premier roman. Une envie de laisser une trace de ce qui fut. Effacer m’oblige à ouvrir des portes que j’avais claquées, à repenser à des tranches de vie rangées. Ce manuscrit, je l’ai souvent dit, fut écrit avec des larmes de sang. Depuis, elles ont séché, même leurs traces ont totalement disparu. Recommencer m’oblige à plonger en apnée.

J’ai eu du mal, quelque part je me l’interdisais, et puis j’ai gommé, refait, restructuré, des pages et des pages. Je n’en suis qu’à la moitié, mais c’est une renaissance. Je ne sais pas si ce sera mieux, ce ne sera certainement pas pire, et c’est le plus important.

Une belle leçon de vie.

Une many, une vie, rien n’est définitivement figé, tout peut être reconstruit, avec un peu de volonté. Il faut accepter de s’être fourvoyé, d’avoir fait des erreurs, et le temps efface. Pour cela, il faut simplement oser, casser, changer, quitte à se mettre en danger, sortir de sa zone de confort, et une fois que ce choix s’est imposé, surtout ne pas renoncer face à la difficulté. C’est un défi qu’il est important de réaliser pour soi.

( 9 septembre, 2017 )

Nous sommes uniques

Pourquoi devons-nous mettre les hommes dans des cases toutes faites   » beauté », « intelligence », « travail », pourquoi ne pas avoir le courage de revendiquer le droit à chacun d’être unique ?

Car nous sommes uniques, tellement différents, avec chacun des défauts et des qualités, avec des caractères qui ne pourront nous mettre tous dans une boîte icentique . Ce côté « humain » ne redonne-t-il pas un peu d’espoir ? Nul besoin de normalité, juste un zeste d’originalité ! Ouvrons la porte aux émotions, aux idées, à l’imagination. Coupons les mauvaises herbes qui jugent,  critiquent, que ce soit sur la base d’un QI ou d’un physique doté de quelques kilos. Nous sommes uniques, et nous devons le rester afin de garder le peu d’humanité qui nous reste, et que la société, la bonne moralité s’évertuent à vouloir nous voler.

( 8 septembre, 2017 )

L’illusion d’aimer

Le mirage de l’amour nous attire tous. Qui n’est jamais tombé dans ce piège ? Face à « Lui », l’homme troublant, cherchant à plaire, jouant de cette séduction, nombreuses femmes succombent à une passion dévorante juste pour quelques mots prononcés, quelques promesses voilées.

Qui est vraiment à blâmer ? Cet homme qui aura durant des jours, parfois des mois jouer de ses regards,de ses sourires ou la pauvre fille qui s’est naïvement prêtée au jeu de ce séducteur invétéré, et qui se retrouve un beau jour à faire le deuil de ses illusions ?

En tant que femme, je tire à vue sur ces goujats, capables de bousiller ainsi une vie.

Bien sûr, la femme a une fâcheuse tendance à tomber amoureuse, à se faire ensuite des films, mais attiser ces fantasmes me semblent friser la méchanceté. Les vraies passions naissent souvent d’une telle illusion. Lui, avec ce besoin d’exister, encore, de casser sa routine familiale, va s’auréoler d’une image digne d’un super héros, beau, fort, séduisant. Le prince charmant sur son cheval blanc. Il pourrait, s’il l’avait voulu se faire moins attrayant, mais voilà, c’est tout de même super flatteur d’être un fantasme surtout quand on prend du ventre ou des cheveux blancs.

Malheureuseusement l’illusion n’engendre que douleur. Dans une relation fantasque, il s’avère très facile de se détacher de la réalité. Imaginer simplement des étreintes qui ne verront jamais le jour permet parfois à certaines personnes de conserver leur pseudo impression de fidélité.

Il est important de s’empêcher de sombrer dans de telles illusions, qui peuvent durer un moment, mais pas éternellement. Surtout que l’amour platonique n’apporte rien de bien constructif. Il faut savoir renoncer à stopper le temps. Souvent, on a tendance à rester coincés sur une erreur, persuadés que si on avait agi autrement, tout serait différent. Il n’en est rien. Une relation véritable aurait fini par se retrouver, par se reconstruire autrement.

 

Je n’aime pas ces hommes qui séduisent sans rien offrir en retour. Et que l’on ne me dise pas qu’ils ne savaient pas le désir ou l’amour qu’ils provoquaient. On sait tous que l’humain lance des signes. Sans encourager cette passion, ces hommes la désiraient peut-être une fois encore inconsciemment , mais au fond, s’ils avaient pu, ils auraient bien voulu. Seulement, ils ne pouvaient pas, et ils ont laissé cette passion s’accrocher, s’enflammer, détruire tout sur son passage, sans bouger, en observant juste les dégâts provoqués, sans prendre aucune responsabilité.

L’autre n’avait qu’à ne pas être une idiote, à ne pas se laisser à aimer, après tout, volontairement rien n’avait été prononcé.

 

Il faut être deux pour s’aimer, et vous mesdames qui me lisez, fuyez ces hommes qui ne pensent qu’à combler un vide sans pour autant vous désirer. Un amour qui n’a jamais existé fait très mal. Choisissez de communiquer, de ne pas laisser place aux non-dits. Une fois encore, on ne choisit pas de tomber amoureuse, mais on choisit de vivre dans la réalité et non dans un rêve. L’amour platonique, je n’y ai jamais adhéré ! Bien trop frustrant ! Alors choisissez juste comme moi de vivre …

 

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