( 10 août, 2018 )

Quand l’amour est mort …

Il n’y a pas un seul mois cette année où je n’apprends la séparation d’un couple que j’ai côtoyé. Toujours difficile la fin d’une relation qui souvent pèse comme un échec. Comment être certain que c’est vraiment la fin ? Je pense qu’il n’existe pas à notre époque un seul couple qui va passer sa vie sans se voir fléchir à un moment.

C’est normal, un couple est formé de deux personnes différentes, qui ne vont pas évoluer nécessairement au même rythme. Il peut alors arriver que l’on se réveille en se disant juste que l’on n’aime plus. Est-ce pour autant la fin d’un amour ou simplement le modelage d’une nouvelle forme d’amour ?

Les gens vieillissent et nombreux ceux qui ont envie d’être à nouveau amoureux, qui  rêvent de retrouver des sensations oubliées, celles du premier baiser, de la première caresse.  Cette fracture va se jouer sur un fil. C’est l’ouverture des critiques, des crises , des mots trop violents. Il y a un mal-être, mais personne n’arrive à le formuler. Rien ne va plus. En général, les couples en souffrance vont trouver une excuse « bateau », c’est de la faute de l’autre ou simplement vont détruire la racine même de l’amour.

Comme je l’ai déjà expliqué, l’homme n’est pas fait pour n’avoir qu’une seule personne dans sa vie. C’est la religion qui a institutionnalisé la monogamie aussi bien masculine que féminine. L’envie d’aller brouter une nouvelle herbe, même si c’est inconscient, reste réel. Après tout, la vie ne sera-t-elle pas plus belle avec cet autre ?

J’ai tendance à penser, mais cela n’engage que moi, que chaque couple vit des moments où la coexistence est compliquée, parce que l’Homme oublie d’arroser la fleur la plus importante de sa relation, l’amour, prenant une relation qui vit sur la durée comme acquise. La plupart des couples ne font plus d’efforts, s’installent dans une routine même sexuelle, reproduisent en fait le schéma parental sécurisant.

Cela veut-il dire pour autant que l’amour est mort ?

L’amour est un sentiment tellement puissant qu’il ne peut mourir que si on l’enferme en cage. L’amour se nourrit de beauté, de positivisme. Et surtout l’amour se donne sans limite. Un amour même vivant ne protège donc pas contre un coup de coeur qui n’est pas plus synonyme de la mort d’un couple, juste une petite lumière d’alerte qui crie que l’on est toujours vivant !

( 10 août, 2018 )

Le bonheur d’être parents

Quoi de plus beau que mettre un enfant au monde ? Instant magique, unique, et puis il y a « l’après », on devient parents pour des années, et certains parents n’y sont pas préparés. Ils font des enfants comme ils achètent le nouveau smartphone, puis quand bout de chou devient moins intéressant, ils le calent devant la télévision ou sur une tablette. Seulement quand on est parents, c’est pire que le mariage, c’est pour la vie. Pas de divorce possible. Et, parfois le bonheur d’être parents se colorie de ces galères que l’on oublie qu’avec le temps, mais qui pourrissent bien la vie. Ces pics de fièvre au mauvais moment juste le jour où on ne peut vraiment pas s’arrêter de travailler, les réveils en pleine nuit alors que l’on est déjà crevés, le super canapé tout neuf qui est déjà vacciné de traces de chocolat. De jeunes insouciants, on devient parents responsables. Fini les soirées avec les copains, les prises de risque, on apprend à faire ce qui est « bien », et non plus ce que l’on a envie.

Le bonheur d’être parents est aussi un vrai danger pour le couple qui s’habille en version famille. Fini les dîners en amoureux, les grasses matinées, les éclats de rire.

L’amour fusionnel devient amour parental.

Et puis un jour le petit dernier a grandi. Pour les familles qui n’ont qu’un seul enfant voire deux, ce passage peut s’avérer très compliqué. Lorsque l’on a été à la tête d’une famille nombreuse, c’est un immense soulagement. On reste maman, avec ce merveilleux don d’amour que l’on a toujours envie d’offrir, mais on se sent libre.

Le dernier est parti, il est heureux, et on n’est plus responsables, on n’a plus ce poids que l’on portait sur les épaules.

Et soudain, tout se redessine, nous sommes à la fois parents, grands-parents, mais surtout nous sommes toujours vivants !

Lecteurs frisant la soixantaine, vous respirez cette odeur de liberté ? Des envies de vivre sans se prendre la tête, des désirs de découverte ? Certains amis m’ont même raconté, qu’une fois cette étape amorcée, ils se sont lancés dans des sports à risque ou des délires dignes d’adolescents.

Alors, jeunes parents, savourez votre bonheur, et lorsque votre petit ange se transforme en démon, pensez juste au jour où votre enfant aura vingt ans  … cela passe si vite !

 

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( 10 août, 2018 )

L’infidélité

Avec l’été, les tentations sont nombreuses, et ces messieurs frétillent en reluquant les décolletés plongeant ou les shorts ultra courts des demoiselles. Et sur les plages françaises, je ne vous raconte même pas ce qui se passe derrière leurs verres fumés ! Faut-il pour autant leur jeter la pierre ? Beaucoup de femmes trompées se posent en victime, pointant du doigt la méchante, celle qui a osé enlevé sa petite culotte pour séduire l’époux volage. Le mari, lui, aura toutes les excuses, parce que le pauvre chou, il travaille trop et n’a pu résister à sa jolie secrétaire, surtout lorsque sa compagne , elle, se plaint de maux de tête tous les soirs. Après tout, un homme a des besoins, non ?

Vous l’avez compris, ma plume est ironique ! Comme si on allait applaudir ces hommes qui ne savent pas garder Popaul dans leur pantalon ! Je déteste cette hypocrisie typiquement masculine. Alors non, je ne cautionne pas de telles infidélités, ces coups d’un soir, ces galipettes pour combler une vie sexuelle insipide, mais je n’irai jamais pour autant fustiger la maîtresse. Elle a simplement pris ce qui lui était proposé sur un plateau.

Il faut cesser de mettre l’épouse officielle sur un piédestal. Trop souvent, cette dernière, inconsciemment, se désintéresse de son homme afin de se consacrer à sa progéniture, à sa carrière, et elle fera tout pour ne rien voir ou ne rien entendre. Et comme ces pauvres mâles, eux, qui ont ce besoin d’être écoutés, soutenus, et surtout qui ont envie de vibrer encore sexuellement, et bien si une oreille compatissante et en plus séduisante passe dans le coin, les loups sont pris dans le filet.

Il n’y aurait pas mort d’homme si Cupidon tirait par fois sa flèche en plus du Nirvana .

 

Rendons à César ce qui lui appartient, personne n’appartient à personne. Le mariage n’empêche nullement de tomber amoureux d’une autre personne. Il impose, par sa morale, une pseudo culpabilité, mais il ne bloque pas les sentiments. Pire même, il peut engendrer des amours qui vont survivre à tout et perdurer des années avec un véritable manque.

Vivre vingt ans avec la même personne entraîne, dans la majorité des cas, une probable insatisfaction, car chacun évolue à son rythme, autrement. Ce qui n’est pas synonyme de non-amour, juste de changement. Alors beaucoup se tournent vers le rêve, le fantasme. Adultères ? N’abusant pas. Nous sommes au XXI siècle. 83% des femmes fantasment sur le popotin d’un acteur ou sur les fossettes d’un chanteur, tandis que riez, 92% des hommes fantasmes juste sur leur voisine, leur collègue ou leur meilleure amie. No comment !

 

L’infidélité est une blessure pour celui, mais pas un crime. Il ne faut pas oublier que la monogamie est culturelle et non naturelle. Nous sommes tous, hommes et femmes, amenés à désirer d’autres personnes ( des restes de cette nécessité de peupler la terre), et si nous sommes trompés, c’est notre orgueil qui est touché avant tout. Car aimer l’autre, c’est le laisser être heureux. Vivre son propre épanouissement, c’est ne pas de mal aux autres, quoiqu’il arrive, donc infidèles, une seule devise alors « pour vivre heureux, vivez cachés ».

 

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( 9 août, 2018 )

La fitbit charge 2

 

Que l’on se rassure, je ne suis pas payée pour faire de la pub, mais fidèle à ce que je suis, quand c’est mal, je le dis, mais quand c’est bien aussi. Être connectée, j’étais archi super contre. Seulement un cadeau ne se refuse pas et lorsque je me suis vu offert pour mon anniversaire une firbit charge2, je ne pouvais refuser. Alors j’ai testé, et franchement j’ai aimé. Outre le fait que c’est une montre bien pratique car résistante à l’eau, je suis vite rentrée dans les 10 000 pas à faire, préconisés par mon toubib qui ne cesse de me dire que grâce à ce nombre de pas, on évite les soucis cardiaques. Et bien, honnêtement, je pensais que c’était simple d’atteindre en quelques heures ce défi, et bien non ! J’en conclus que l’on pense souvent se bouger et que ce n’est qu’une illusion. Second point coup de coeur, le rythme cardiaque qui s’affiche. Ayant souvent des arythmies, pouvoir s’apercevoir de l’instant où le coeur commence à débloquer, est une véritable aubaine permettant d’instaurer la Cohérence Cardiaque qui aide beaucoup. Alors oui, j’étais contre ce type de bracelet, mais seuls les imbéciles ne changent pas d’avis. Après, à chacun de gérer comme il veut. Personnellement, je n’ai pas activé toutes les fonctionnalités de connections via mon Iphone. C’est un choix. Juste ce qu’il faut pour vivre en meilleur santé, cela ne veut pas dire servir de cobaye pour des statistiques.

 

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( 9 août, 2018 )

Les bourgeois, c’est comme …

 

J’aime bien me moquer gentiment des bourgeois ayant fréquenté ce milieu lorsque je passais mon bac, réfractaire aux mathématiques, mes parents m’avaient casée dans un cours privé dans le VII. Curieusement, j’y ai ensuite travaillé durant quinze ans. Un quartier de Paris que j’adore où les immeubles anciens vont rêver les amoureux de belles pierres. En ce qui me concerne, moi, la petite banlieusarde, j’y ai côtoyé des enfants de ministres, d’acteurs, ou de riches industriels. Je fus invitée dans des milieux somptueux où les baignoires faisaient presque une pièce. Depuis, cela s’est démocratisé, mais à l’époque, c’était du lourd ! Déjà du haut de mes dix-huit ans, je me moquais de ce que les gens pensaient, et prenais cette immersion comme un jeu. Je n’ai jamais envié ces amies de l’époque dont les parents donnaient comme argent de poche l’équivalent d’un mois de mon salaire actuel, alors je ramais avec mes 50 francs pour m’acheter des livres ou une place de ciné. Les familles de mes amies m’aimaient bien, peut-être simplement parce que j’étais une des rares à leur dire avec simplicité ce que je pensais ou à leur rappeler avec mon innocence que l’argent ne faisait pas le bonheur. Cette période m’inspire souvent dans mes manuscrits : couples instables ou la maîtresse était reconnue, autorisée même, enfants négligés qui venaient à m’envier les relations privilégiées avec mes parents, eux qui ne recevaient que des billets en remplacement d’amour. Je me souviens encore de ce jour où j’avais accepté de dormir chez cette amie, de cette femme, belle, grande, d’une classe inouïe avachie dans le salon en larmes. Moi, sur la pointe des pieds à la recherche d’un verre d’eau, elle attendant le retour de son mari parti courir la gueuse, vision d’une image craquelée. Au petit-déjeuner, monsieur était là, souriant comme pour une publicité, et sa femme maquillée, comme si rien n’était. L’image du couple parfait. Mon regard s’est-il malgré moi empli de pitié ? En partant le père de mon amie m’a murmuré à l’oreille « Bienvenue dans le vraie vie. ». Mon expression avait dû être éloquente.

Est-ce la raison pour laquelle depuis, les bourgeois me font sourire avec leur belle maison, leurs beaux principes, leurs vies soit disant sans tache ? Une chose est sûre, j’ai tout fait pour rester moi et ne jamais leur ressembler, parce qu’entre nous, comme le dit la chanson, les bourgeois, c’est comme …

 

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( 9 août, 2018 )

Un sourire change tout …

 

Signe du Cancer, je me ressource à la mer, et cette année, je suis particulièrement gâtée, car elle est sublime ! J’aime marcher seule dans l’eau, puisant l’énergie du soleil. Lors de ces ballades, je rencontre des personnes qui me sourient, des messieurs charmants dont le  regard me flatte, sourires échangés, bouffée d’oxygène. Ce pétillement se partage le temps d’un instant, moment impensable dans nos banlieue où un sourire nous vaudrait automatiquement une plainte pour harcèlement. Et pourtant, qu’est-ce qu’un sourire peut faire comme bien ! La force d’un sourire n’a pas de prix, n’est pas très douloureux, juste quelques étirements des lèvres. Un sourire, c’est gratuit, cela s’offre sans limite, un sourire met du baume sur les douleurs, sur les coeurs qui saignent, alors sourions, ne nous limitons pas, donnons nos sourires qui mettront de la lumière dans nos yeux pour toute une journée.

( 8 août, 2018 )

Maladies thyroïdiennes et séjour à la mer.

 

Ayant reçu de nombreuses questions sur la page de notre association concernant les vacances, je vais essayer de faire un petit récapitulatif, modeste, car étant moi-même en vacances, j’ai peu de temps. Les séjours à la mer peuvent -être fort compliqués pour des malades fraîchement découverts en particulier Hashimoto.

Il faut savoir qu’une fois encore chaque personne est différente, mais pour les personnes atteintes de la maladie d’Hashimoto, l’afflux d’iode entraine une augmentation de la thyropéroxydase ce qui entraine une augmentation des anticorps antithyropéroxydase. Pour beaucoup, cela se traduira donc par une légère thyroïdite et une possible fatigue, pour d’autres dysfonctionnements thyroïdiens, ce sera à l’inverse un passage en hyper.

En ce qui me concerne, le premier été où j’ai eu les premiers symptômes, en 2013, je n’avais pas été diagnostiquée et mes vacances furent cauchemardesques. Une fatigue énorme, impossible de faire deux brasses dans la mer, mon cou qui gonflait …

Depuis, j’ai appris à gérer. Lors des dix premiers jours, ma thyroïde fonctionne au maximum et je baisse mon traitement d’une goutte tandis que dans la seconde partie, mon organisme se ralentit et donc j’augmente légèrement mon traitement.

Je tiens à préciser qu’étant allergique à l’iode, je ne peux malheureusement pas avaler d’apport iodé ( crustacés etc )et mes séjours en bord de mer restent un véritable bonheur !

Alors, pas d’affolement. Tout n’est question que d’équilibre, et se priver de la mer (comme certaines personnes m’ont dit en mp) est bien triste. Je l’ai déjà dit, je le redis, il y a une vie « avant Hashimoto », ou avant une maladie thyroïdienne, mais il y a aussi une vie, une vraie avec Hashimoto, et un séjour à la mer est salvateur !

Courage à tous les papillons !

 

Et bonne nouvelle, la maison d’édition reçoit son nouveau stock vendredi.

Je recevrais aussi le mien fin Août. N’hésitez pas à lire, à faire lire, à partager aux bibliothèques le recueil Maladies thyroïdiennes, dévoreuses de vie ! Pour un jour, être reconnus !

 

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( 8 août, 2018 )

Dire merci …

 

Ah, ce petit mot de cinq lettres, si petit et pourtant si grand, tellement oublié de nos jours. On apprend à dire merci à un enfant à partir de un an, seulement petit à petit, le merci disparaît. Pourquoi ? D’abord parce que nous sommes dans une société où tout est dû, alors on ne dit plus merci. Tout paraît normal. Le médecin qui passe du temps avec un patient, à l’écouter, ou le thérapeute écoutant le malade, ils sont de plus en plus nombreux à recevoir de moins en moins de mercis. L’employé qui fait son travail avec fougue et passion n’aura pas nécessairement un merci de son patron. Je ne parle même pas de nous, enseignants. J’ai connu l’époque bénie où les parents avaient une vraie reconnaissance du travail fourni, des projets menés. Cela n’existe plus. Nous en parlons souvent avec les collègues, et aujourd’hui, si nous avons en fin d’année une dizaine de mercis ( je ne parle que de petits mots, même pas de cadeaux car ça …), sur une classe de trente élèves, nous sommes contents. Et pourtant, on en donne de l’énergie pour leurs gamins, on s’use, on en prend du temps personnel, mais non, deux tiers des élèves partent sans même dire au-revoir. Comment peut-on envisager une société qui fonctionne ainsi? L’enseignant se retrouve assimilé juste à une garde d’enfants. Au fond, que le gosse ait bien bossé ou non, la plupart s’en moquent, l’important est qu’il n’ait pas manqué un seul jour de classe.

Le médecin, l’enseignant, l’employé, il est payé, alors pourquoi lui dire merci ?

Parce que cela motive, parce que cela fait plaisir, parce que l’on n’est pas des objets !

J’ai même vu la dérive suprême au salon de Paris, en tant qu’auteur, distribuant des marques-pages, que les gens prenaient sans pour autant dire un mot ou remercier.

Franchement, moi on me tend dans la rue un truc publicitaire, je dis « non, merci! ».

Remercier ceux que l’on aime chaque jour est important, car rien n’est acquis, remercier ceux qui nous ont tendus la main l’est aussi, parce que si on on ne serait pas debout. Remercier ceux qui nous ont poussé pour toucher, également, car si on n’était pas passé par eux, on n’aurait pas cette force en nous.

Remercier la vie d’être aussi jolie !

Alors non, rien n’est acquis, rien n’est dû, rien n’est obligatoire. La prochaine fois, toi qui oublies peut-être ce petit mot, penses-y, sinon un jour il disparaîtra totalement, et le respect avec ! Alors merci à vous d’exister, d’avoir existé, d’être tout simplement …14E547B9-B390-44E4-9E63-1EA866B7FC81

( 7 août, 2018 )

Écrire encore et encore voire toujours …

 

Écrire, ne jamais cesser d’écrire. Ne jamais surtout se sentir obligé d’écrire sinon on va perdre l’inspiration. Ne jamais non plus avoir la grosse tête parce qu’écrire ce n’est rien de plus que poser des mots, dans un ordre précis, dans un sens aussi, avec un zeste d’émotions, les nôtres, qui sera bien reçu, ou pas, selon l’interprétation des signes. Écrire est dangereux, car seule la plume connaît le sens exact de ses phrases. Le lecteur, lui, dansera juste sur des mots qu’il refusera, ou pas.

Écrire, c’est prolonger avec l’encre un événement jusqu’à lui donner un semblant d’immortalité. Il ne sera jamais totalement effacé tant que le stylo le fera vivre.

Écrire, c’est surtout se donner l’impression, à nous auteurs, de vivre encore longtemps, tant que nos mots chanteront, tant que notre imagination nous portera, tant que notre mémoire restera …

 

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( 7 août, 2018 )

Monde de l’édition, mode d’emploi

 

Hier, c’est à dire il y a un siècle, seuls les livres publiés par un grand éditeur étaient lus par le grand public. Normal puisque les moyens de publication étaient limités. Certes, le piston existait déjà puisque les écrivains se retrouvaient dans des bistrots pour parler de leurs écrits et côtoyaient des éditeurs connus.

Aujourd’hui, le livre prend un grand tournant depuis une quinzaine d’années après l’apparition du numérique. Système intéressant pour de nombreuses petites maisons d’édition qui ont bien compris qu’il y avait un bon filon. Un livre numérique étant presque toujours issu d’un livre papier n’aura donc que très peu de frais de mise en page. Même la plus quiche en informatique sait convertir un numérique PDF en ePub grâce à Calibre. Donc pur bénéfice. Seulement voilà, beaucoup de maisons d’édition n’ont pas encore compris que vendre un numérique à un prix vertigineux nuira à la vente. Qui de nos jours ira acheter le dernier best-seller à 17€ en numérique alors que le papier sera, lui. à 21€ ? Personne, parce que le papier reste une valeur sûre.

Alors éditions, mode d’emploi, pourquoi viser la lune ? Parce qu’inconsciemment tout auteur s’imagine à un moment avoir la notoriété d’un Bussi ou un Musso. C’est vrai que dans ce cas de figure, la publicité est maximum, avec affiches des couvertures sur les autobus ou dans le métro, et que le chèque de DA ne sera pas juste un bonus pour les vacances. Petite parenthèse, les autres auteurs de ces maisons d’édition n’auront pas la même offre marketing, il faut le savoir (normal il n’y a pas de sous pour tout le monde) . Seulement voilà, l’effet Musso ou Levy ne vient pas que de la qualité du livre, car osons le dire, ils ne sont pas hors normes côté écriture, mais juste sortis au bon moment, dans une tendance à la mode.

Vous l’aurez compris, vous aurez beau écrire divinement bien, si votre style est désuet, ou simplement pas assez tendance, aucun éditeur de grande envergure ne craquera sur votre manuscrit, car votre livre, pour lui, n’est pas synonyme de mots, mais d’apport financier.

C’est ainsi que ces derniers temps, nos rayons Fnac et autres regorgent de bouquins insipides, j’en ai achetés, je sais de quoi je parle, surfant sur les notes feed good sans en être pourtan . Dernièrement, j’ai lu un petit roman dont je tairais le nom par respect publié par une grande édition, livre sans histoire, avec juste les mêmes phrases qui se répétaient toutes les deux pages. Et voilà comment un auteur deviendra un écrivain en écrivant pourtant de la daube.

En résumé 1 , édition mode d’emploi : se trouver au bon moment au bon endroit en écrivant le bon sujet !

En résumé 2 : le nom d’une édition n’est plus pour moi un gage de qualité !

En résumé 3 : faute d’être vendu à des millers d’exemplaires, un bon livre sera toujours lu :)

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