( 10 décembre, 2018 )

La haine et l’amour

« Quand il y a de la haine, c’est qu’il y a une demande d’amour » phrase de notre cher président. Hors contexte politique, cette phrase interpelle et peu s’avérer fort juste. Pour exemple, ces élèves violents qui au final lancent un appel à l’aide, le « au secours, j’ai besoin d’amour » de Starmania.

La haine n’est-elle pas la sœur jumelle de l’amour ? Cette force passionnelle qui peut pousser à la destruction aussi bien de l’autre que de soi ? Pour moi, c’est vraiment un terrain glissant n’ayant jamais ressenti de haine pour une personne. D’abord parce que si j’aime une personne, je ne peux la haïr, espérant simplement qu’un différent se résolve par le dialogue. Et dans le cas où l’affection se retrouve détruite suite à de multiples secondes chance inutiles, plutôt que de tomber dans la marmite de la haine, j’ai opté pour l’indifférence. L’autre existe. J’assume le fait que je l’ai aimé, que ce fut une amie chère ou une personne en laquelle je croyais, mais c’est fini. J’ai fermé une porte dont j’ai perdu la clé. Le temps en général a fait son oeuvre. Je ne ressens ni colère ni haine, rien au final. Je crois que c’est cela être en paix.

 

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( 10 décembre, 2018 )

Doit-on peser ses mots ?

La France est plongée dans une mouvance troublée qui ravive les déceptions des uns, les certitudes des autres, les passions voire la violence. Je bloque chaque jour de plus en plus de commentaires négatifs sur ce blog, fidèle à moi-même, refusant autant l’agressivité que la délation. Que ce soit des articles sur l’édition ou sur un sujet varié, il y en a toujours qui vont voir entre les mots un sentiment politique. Et bien non ! Je ne fais pas de politique même si de nombreuses revendications des gilets jaunes me semblent sensées, principalement le retour à l’ISF. Je condamne la violence et tous les casseurs, les actes gratuits de destruction. Mais par pitié, ne transformez pas mes écrits à votre sauce. Je refuse de devoir peser mes mots, car c’est fatigant, cela enlève de la force à mon récit. J’ai « perdu » deux relations dont une que je pensais sincère, une pro-Macron, ce qui était son droit, à cause de ces manifestations. Parce que je soutiens les petits salaires, les retraités, je ne suis plus assez « bien » pour continuer sur la route de l’amitié.

Cela veut-il dire que si je ne vais pas dans l’esprit philosophique ou politique de « mes amis », je ne suis plus la bienvenue ? Une fois encore, cette situation me pousse à m’interroger, ne pas être du même avis qu’une personne implique-t-elle obligatoirement son rejet ? Ne frise-t-on pas même en amitié un certain autoritarisme ? « Tu es ma chose, donc tu dois penser comme moi ! »

Alors désolée, je n’appartiens à personne, je suis ouverte aux échanges, aux discussions, mais je ne plussoie pas de devoir cacher mes idées pour ne pas déplaire à mes amis.

Peser ses mots n’est-ce pas un moyen réducteur d’en changer le sens profond ?

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( 9 décembre, 2018 )

Sex Market de KHUNLUNG

 

Par pure curiosité j’ai acheté le livre numérique Sex Market. Mon dernier livre érotique lu était «le fameux cinquante nuances de Grey que j’avais trouvé sans saveur, trop médiatisé. Je ne savais donc pas vraiment à quoi m’attendre et c’est avec un grand  plaisir que j’ai découvert Sex Market, l’histoire d’une jeune thaïlandaise qui va vendre son corps pour s’octroyer une vie meilleure.

Classique allez-vous dire ? Le thème l’est, par contre le point fort de ce roman est qu’il est merveilleusement bien documenté, autant sur les pratiques, sur la prostitution sur le continent asiatique que sur la culture. Les scènes érotiques sont bien écrites sans être pour autant trop vulgaires comme dans certains romans de ce genre, et l’histoire est agréable. On s’attache à cette jeune femme, à son par cours chaotique, on imagine ce qu’elle doit subir pour quelques petits billets et lorsque l’on voit le rapport argent européen et l’argent de là bas, on a une boule à la gorge. Une véritable exploitation de la femme sous toutes ses formes, un esclave moderne où pourtant cette jeune femme va conserver une petite flamme d’espoir. Au début, on apprécie cet homme qui vient la « sauver », puis il nous dégoûte. J’eusse juste préféré un peu moins de grossièreté par moment, mais j’imagine que c’était nécessaire à retracer cette situation.

Un livre à lire pour découvrir une facette cachée de notre société. Même pour ceux qui ne sont pas friands d’érotisme, il y a un vrai message derrière.

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( 9 décembre, 2018 )

Comment être en accord avec soi ?

Malheureusement, trop de personnes sont en désaccord avec elles-mêmes, résultat que de mal-être dans notre société. Être en accord avec soi, c’est une sensation merveilleuse, se sentir bien dans sa peau, se sentir conforme à ses idées. Ce sentiment n’est possible que lorsque nous avons franchi un pas, celui où nous avons délaissé le manteau de nos peurs et de nos conflits intérieurs. Rien n’est plus merveilleux que d’obéir à ce à quoi nous pensons, à ce à quoi nous croyons, sans cesser de rester ce que nous sommes.

J’ai toujours essayé de vivre ainsi mais parfois la vie nous déstabilise, tente de nous tirer de ce cocon douillet. Pour moi, ce fut le plongeon dans cette maladie thyroïdienne qui m’a fait chavirer, un temps. Puis, je me suis retrouvée, bien plus forte qu’avant. Je suis en harmonie autant avec moi qu’avec ceux qui m’entourent. Il faut dire que j’ai viré de ma vie toutes les personnes nocives, même celles qui disaient simplement me vouloir du bien. Je suis la seule à savoir ce qui est bien pour moi. J’ai toujours voulu rester vraie, ne pas porter de masque, ne pas mentir, ne pas me mentir à moi-même également, cela m’a valu des ennemis. Il n’est pas bon d’être trop honnête dans notre société. J’ai attendu que l’orage passe, j’ai survécu à ces tempêtes et je vais bien, très bien.

J’ai retenu quelques principes importants, ne pas se noyer dans les pensées négatives, fuir les personnes négatives, manipulatrices, perverses. Savoir s’écouter soi-même, entendre la voix qui est en nous, qui sait ce qui est bon pour nous. Se débarrasser de tout ce qui peut nous faire du mal, nos souvenirs trop violents. Ne pas hésiter à se faire aider par des thérapeutes, et surtout renverser des phrases qui ont pu être dites par d’autres, ces mots qui ont fait du mal, se dire simplement que l’on est unique, et que franchement, on est quelqu’un d’extraordinaire ! Alors là, on peut vivre pleinement et sereinement ! Et dire simplement Merci !

 

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( 8 décembre, 2018 )

Cette peur du plagiat

Les jeunes écrivains en herbe ont une véritable peur du plagiat. Peur justifiée mais malheureusement très difficile à prouver ensuite. Une idée peut-être reprise, transformée et devenir le chef-d’œuvre que vous n’aurez pas, vous écrit. Que voulez-vous faire contre cela ? Vous aurez beau protégé votre livre sous copyright ou vos textes, il n’en demeure pas moins que l’essence même de votre plume peut être reproduire avec un style différent. Vous aurez beau clamer que vous êtes à l’origine de ce super scénario, il suffit de quelques changements pour que le plagiat ne soit pas prouvé. De plus, il ne faut pas se leurrer, quel auteur a le temps ou l’argent pour aller au front et réclamer son dû ? Dernièrement, une lectrice sur un groupe épluchait les ouvrages de « grands auteurs » ayant repris « les idées » de petites plumes autoéditées. Même si cette pratique est extrêmement choquante, elle reste monnaie courante. J’ai connu, personnellement, une autrice qui avait repris des phrases de mon blog, en changeant simplement l’ordre des phrases. J’ai trouvé cela tristement pathétique comme si cette personne avait besoin de voler mes mots. Après, j’espère que cela lui a apporté ce qu’elle cherchait. J’ai pris cette déviance avec philosophie, car après tout, pour reprendre mes mots, il faut déjà les trouver beaux !

Alors se faire des cheveux blancs par peur du plagiat me semble une perte de temps. On n’empêchera jamais un peintre débutant de tenter de copier un tableau de maître, alors pourquoi pas des phrases ou des idées ? En tous les cas, j’ai un puits sans fond d’imagination et nul besoin de plagier :)

 

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( 8 décembre, 2018 )

Pourquoi est-ce si compliqué de se décider ?

Pourquoi est-ce si difficile de se décider ? Souvent, on se trouve face à un choix, même petit, et on est coincé. Quel livre choisir ? Romance ou polar ? Gâteau ou régime ? Cocooning ou sortie ? On est là à hésiter, à peser le pour et le contre, alors que l’on devrait simplement suivre nos instincts. De quoi avons-nous peur au fond ? Des réactions des autres ? De nous tromper ? Nous passons toute notre vie à devoir décider de tout, et à faire tout autant d’erreurs, un peu comme si on lançait un dé et que l’on avait une chance sur six de ne pas se planter. En fait, nous passons notre vie à choisir, tout, tout le temps, toujours. Cette sensation de nous trouver face à deux alternatives est inconsciemment douloureuse. Ces choix sont souvent sans importance et ne vont pas bouleverser notre vie et pourtant il existe des choix insignifiants qui vont pourtant changer notre avenir. On ne peut pas le savoir à l’avance et c’est ça le drame. Les conséquences de nos choix ou de nos non-choix sont inscrits dans le grand livre de la vie, celui de l’avenir. Donc à quoi bon se prendre la tête puisqu’au final, si nous pouvons anticiper nos choix, nous ne pourrons jamais anticiper ceux des autres !

 

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( 7 décembre, 2018 )

La vengeance est un plat qui se mange froid.

Je n’ai jamais applaudi ceux qui font tout pour se venger même si je comprends les motivations de certains. Femmes trompées, délaissées, se vengeant de « l’autre », tellement plus facile que de se remettre en cause. Seulement, bien souvent la personne qui agit ainsi, le fait sur le coup de la colère ou au dépit, afin de garder « sa superbe » ou de ne pas perdre la face, pourtant comme le dit le dicton, la colère est toujours mauvaise conseillère, et le retour de bâton peut-être violent !

« J’ai tout mangé le chocolat

J’ai tout fumé les Craven A

Et comme t’étais toujours pas là

J’ai tout vidé le Rhum Coca

J’ai tout démonté tes tableaux

J’ai tout découpé tes rideaux

Tout déchiré tes belles photos » Sabine Paturel

Autant si la chanson est amusante, le résultat l’est bien moins. Une simple broutille va se transformer en ouragan, un mot va être déformé, puis deux, puis trois, pris comme une agression, et la vengeance va se transformer en véritable fléau. La vengeance finit souvent par dépasser ceux qui tiennent le glaive.

Je pense à une femme que j’ai connue, trompée, quittée, qui a frappé fort et qui au final a tout perdu, à une autre qui a failli tout perdre par pur orgueil, utilisant toutes les ruses pour détruire sa rivale. Je me demande encore aujourd’hui comment elle peut vivre avec ce qu’elle a fait, mais c’était une pervers narcissique, ce qui explique certainement ce besoin de vengeance.

Où fut l’intérêt sinon de toute cette comédie ?

Se venger, c’est rentrer dans une spirale dans laquelle on risque de ne jamais sortir.

Personnellement, je suis une utopique. Je cherche toujours des raisons positives à des actes, et si au final, je n’en trouve pas, je ferme doucement la porte. Peut-être est-ce une forme de lâcheté ? Mais au moins, je n’ai pas à prendre les armes.

Une fois encore, j’ai envie de dire que la vengeance n’apporte rien que les cendres des regrets.

 

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( 6 décembre, 2018 )

La série l’affaire Harry Quebert

Une série adaptée du best-seller de Joël Dicker, La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, à voir !

J’avais adoré le roman et la série m’a également beaucoup plu, ce qui est rare, car j’ai tendance à préférer le livre, en général, au film. Il reste la fin à voir, et commeje ne m’en souviens plhs, double suspense !

Là, j’ai vraiment retrouvé l’ambiance du roman avec ses superbes phrases, la beauté des paysages décrits, de la magnifique maison ( au passage, comme j’aimerais avoir la chance d’écrire un roman dans une telle maison en bord de mer)

Les personnages sont plutôt bien choisi, en dehors de Marcus que je voyais autrement, avec un coup de coeur bien sûr pour Patrick Dempsey ( le docteur mamour de Grey’s anatomy) dans le rôle d’Harry, et l’histoire, prenante …

Une histoire que je ne vais pas spolier tellement l’intrigue est captivante, en particulier ces allers- retours entre 1976 et 2008. Et puis, une magnifique histoire d’amour … et un bel hommage à l’écriture !

 

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( 6 décembre, 2018 )

La galanterie

La galanterie aurait-elle, elle aussi, disparu ? Cet été, j’ai observé les gens sur la plage ou dans les lieux publiques, caricatures d’une société, puits d’inspiration pour formater mes personnages de romans. Un trait commun à une majorité de mâles de dix-huit à soixante ans, l’absence de galanterie ! Arrêt sur images, ces hommes du XXI siècle sont tous très occupés par leur smartphone ou leurs muscles, n’hésitant pas à laisser « bobonne » porter le parasol, le sac, un gosse sur les hanches en prime. Flash sur cet autre laissant sa chérie s’occuper de la marmaille, après avoir bien spécifié «  Je dors sous mon parasol, ne pas déranger, parce que moi, je travaille toute l’année ! » C’est vrai que l’on serait bête de penser que la pauvre femme entre ses quatre loupiots, le ménage, la cuisine, les courses, aurait besoin, elle aussi, de souffler. Des exemples inondent les galeries marchandes, les plages, la vie en fait.

La galanterie n’existe plus ! Les jeunes se draguent, couchent, puis se larguent. Génération kleenex. Tout le monde est interchangeable. Personne n’a de l’importance, alors pourquoi faire des efforts ?

 

J’aurais eu beaucoup de mal à être ado dans ce siècle aimant trop le romantisme, ce qui est beau, appréciant les vrais gentlemen, ces ovnis qui prennent le temps d’aimer et de se faire aimer, qui savent que rien n’est jamais acquis, que tout se mérite.

Une personne me disait dernièrement : « Je tutoie toutes les femmes insignifiantes, et je vouvoie celles qui comptent. » Peut-être est-ce un peu trop extrême, mais quelle galanterie que le vouvoiement dans une époque où tout le monde tutoie tout le monde, où tout le monde est pote avec la terre entière à la seconde rencontre, où tout le monde embrasse tout le monde. J’ai toujours détesté cela, n’accordant mes bises qu’une fois la zone de confiance passée, tutoyant que si le feeling était réel.

Alors, sans pousser à l’extrême et aux vouvoiements pendant l’orgasme ( qui me feraient éclater de rire), un peu plus de galanterie ferait du bien à notre société …

Qu’en pensez-vous mesdames ?

 

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( 5 décembre, 2018 )

La dépendance affective

Trop dépendant, pas assez, que c’est compliqué d’aimer. Aimer implique souvent au début d’une relation de se sentir dépendant de l’autre, ce besoin de l’autre, cette nécessité d’entendre sa voix, de sentir son corps battre rien qu’en voyant son sourire. Plus on est jeune, et plus cette dépendance est importante. On découvre l’amour, on découvre le sentiment d’aimer, on aime beaucoup plus l’amour, le sentiment que la personne, et on ne veut pas que cette magie disparaisse. Seulement, même si tout amoureux est plus ou moins dépendant de l’être aimé, chaque couple doit poser des limites. Aimer ne veut pas dire disparaître au profit de l’autre ou perdre son libre-arbitre, sa manière de penser pour une autre personne. Cela ne veut pas dire non plus renoncer à ne pas être d’accord, à ne pas être capable de dire stop.

Trop de personnes, en amour comme en amitié, ne vivent que pour l’autre, attendant des jours entiers un appel, un message, comme si c’était une question de vie ou de mort. Certains vont jusqu’à se perdre dans cette attente, renonçant de vivre. Aimer est tout l’inverse ! Vivre pour soi, s’autoriser à être heureux, et partager avec l’autre ou les autres.

 

La dépendance affective peut s’avérer terriblement dangereuse, aliénante et nocive. Le dépendant a besoin d’être rassuré continuellement sur l’amour qu’on lui porte. La personne demandera à son partenaire de lui dire qu’il l’aime, de lui prouver son amour, ou son amitié, n’hésitant pas à se servir de chantage ou de menaces tellement l’idée d’être abandonné est insurmontable. Certaines personnes iront même jusqu’à manipuler avec l’aide de tierces personnes pour se rassurer sur leur pouvoir. C’est là que se nichent trop souvent les pervers narcissiques, ces êtres qui ne savent pas aimer, qui ne peuvent pas aimer, qui se contentent de jouer ou de tirer les ficelles de la pauvre marionnette que nous sommes.

 

Aimer quelqu’un, c’est vouloir son bonheur avant toute chose, mais en respectant ses propres idées, ses envies, et surtout laisser cette personne libre, dans la limite où cette liberté n’apporte pas de souffrance, sans aliéner notre propre liberté pour l’autre. Aimer finalement,  c’est tellement grand, tellement fort, que cet amour se suffit lui-même …

 

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