( 16 octobre, 2015 )

Hashimoto, mon amour

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C’est pour des témoignages comme celui-ci que j’ai écrit Hashimoto, mon amour.
De tout coeur, merci ! Mon premier objectif est atteint malgré les critiques avant sa parution, les témoignages positifs affluent. Parce que ce n’est plus possible de laisser dans l’ombre des maladies invisibles comme Hashimoto, la Fibromyalgie, le Lupus et tant d’autres. Seul, on ne peut rien. Ensemble, on va secouer les mentalités et faire bouger un peu ce gouvernement qui s’en fiche, ces personnes qui nous montrent du doigt car on s’est arrêté quelques jours. On va dire non à la malveillance ! Oui à la tolérance !

( 15 octobre, 2015 )

Qu’est-ce qu’un Homme ?

En 1939, le pape Pie XII organisa une campagne de fouilles pour vérifier si les restes trouvés étaient ceux de Pierre. La tombe sur laquelle prie chaque jour des dizaines de croyants est pourtant vide. Les restes furent mis dans une boîte à chaussures mais nul ne pût dire s’il s’agissait de l’illustre apôtre. Au final, qui était au départ dans cette tombe ? Le fondateur de la papauté, ou un simple truand traînant dans les catacombes, mort comme des dizaines d’autres. Qui était cet homme et au final une question se pose. Qu’est-ce qu’un homme ? Qui est-il réellement ? Nous le jugeons sur ses actes, sur ce qu’il a fait de bien ou de mal ou tout simplement sur ce que nous voulons qu’il soit.  Vaste question, donc. Lorsque nous rencontrons une personne avec qui le courant passe, nous nous laissons séduire par son apparence, son sourire, sa verve. Elle-même fera tout pour être ce que nous voulons qu’elle soit mais qui pourra nous dire au final qui elle est vraiment. Le temps ? Les moments passés ensemble ? Pourquoi alors fuyons-nous à la moindre trahison ? Au moindre doute ?
Qu’est-ce qui définie un homme ? Est-ce sa relation aux autres ? Son amour pour les autres ? Sa réussite sociale ou professionnelle ? La mémoire qu’il va laisser ?
Je n’ai pas de réponse à cette question et vous ?

( 14 octobre, 2015 )

Quart d’heure poétique

Toujours alitée par une grosse fievre, ma plume s’envole, moins lourde que moi.

 
Dessine moi un mot.

Juste un seul mot, un mot pour panser les blessures, un mot pour effacer la douleur. Dessine moi un mot multicolore pour donner espoir à ce monde qui part en vrille. Un mot rose pour l’amitié et la sincérité, laissant au loin les mesquineries et les jalousies. Un mot rouge pour crier ta passion, ton amour, éternel ou non, pour faire vibrer les murs au diapason.
Un mot bleu comme l’océan pour emporter nos rêves toujours plus loin encore, afin de croire que le plus beau reste à venir.
Dessine moi un mot à l’encre noire de ta plume simplement pour m’expliquer l’inexplicable.
Alors, je dessinerai à mon tour au stylo violet ou turquoise des mots qui dansent, des mots qui chantent, des mots qui aiment, des mots qui sont afin que nos mots se mélangent et que tu ne t’éloignes plus jamais de moi.

( 13 octobre, 2015 )

Écrire quotidiennement sur ce blog : mes raisons.

Lorsque j’ai ouvert ce blog en décembre 2013, cette plateforme était destinée simplement à la promotion de mon premier livre Rouge. Je n’y connaissais rien en édition. Je rêvais d’atteindre cinquante ventes en six mois, ce fut au final dix fois plus.
Le dialogue s’est instauré avec mes lecteurs suite à ce roman policier qui traitait de faits de société, de problèmes de couples. Nombreux furent ceux qui se sont reconnus dans mes lignes, certains, amusés allant jusqu’à me dire s’être rasés les cheveux pour ne pas trop ressembler à Matt. Comme dans la vie, quand une relation s’établit, le lien perdure. Je me suis donc astreinte, malgré mon travail, ma fatigue par moment, à venir régulièrement poster car sans contact, un lien s’évanouit vite.
J’ai beaucoup de « suiveurs » réguliers et je les en remercie. Ils me motivent à toujours aller plus loin, à me poser les bonnes questions, à revenir parfois sur des certitudes ( car seuls les imbéciles ne changent pas d’avis !). Certains articles sont répétitifs, j’en ai conscience car malheureusement la vie instaure des injustices, des douleurs répétitives. Ma plume sur ce blog est un peu comme une traînée de poudre multicolore faire de mille émotions inscrite dans la mémoire du temps. Deux mois que je n’ai pas écrit une ligne de mon polar et l’envie recommence à me vriller l’estomac !
Dans cinq jours, je reprendrais mon manuscrit, je replongerai dans mes vingt premiers chapitres, je m’imprégnerai de mes héros, ne faisant qu’un avec eux, puis je laisserai l’encre couler. Vous êtes nombreux à trouver le temps long avant qu’Antoine ne revienne. Il arrive ! Bientôt ! Dans une enquête encore plus tordue ! :)

( 12 octobre, 2015 )

L’absence de véritable jugement critique sur les réseaux sociaux.

Perplexe face aux « j’aime » mis par automatisme sans parfois lire le contenu. Dernièrement, sur un profil privé, je lisais un post relatant le décès brutal d’un jeune enfant, les commentaires de soutien, nombreux et puis les « j’aime » dix fois plus nombreux. Comment peut-on aimer une telle nouvelle qui brise une famille ? Ce « j’aime » est-il une obligation destinée à montrer son grand coeur face à la douleur ? Je ne sais pas. Je n’ai aucune réponse à donner simplement mon incertitude en constatant cette dérive. C’est la même chose sur Tweeter ou Linkedln. On aime un article pour faire savoir que l’on a lu cet article mais ce petit mot  » j’aime » est-il vraiment adéquate ? Je me suis heurtée dernièrement à un lecteur qui cliquait systématiquement sur tous mes posts mais répondait toujours à côté. J’ai fini par lui demander en privé s’il avait lu une ligne de ce blog. Réponse : non, pourquoi ? On ne lit pas tout ce que l’on clique.
Suis-je donc une fois encore un dinosaure pour imaginer l’inverse ? Je ne vais pas cliquer sur une critique littéraire si je ne l’ai pas lue, tout comme sur une promotion de livres si je ne suis pas allée voir. Cela me semble normal. On n’est pas dans un concours de « j’aime », juste dans une relation de partages. Cela me fait penser aux personnes sur Tweeter qui se penser aimer avec un grand A car ils ont un nombre impressionnant de followers. Je sais bien que le ridicule ne tue pas mais conservons notre sens critique et ne soyons pas des moutons de Panurge. Pour ne prendre que l’exemple de Facebook, c’est un lieu d’échanges intéressants si les personnes conservent leur libre arbitre. On ne s’y promène pas pour faire du lèche-bottes, pour approuver des idées contraires aux nôtres. On doit s’en servir pour échanger, discuter, s’entraider, partager. Une critique sincère et argumentée ne peut que s’avérer constructive.
En conclusion, vous excuserez de ne pas faire partie des petits moutons qui cliquent bêtement sur tweeter ou Facebook sans lire une ligne ou un article. Si j’approuve une idée, que je mets le fameux « j’aime », c’est qu’il est sincère sinon je passe juste mon tour …

( 11 octobre, 2015 )

L’illusion de la beauté et la peur de vieillir.

Des années que je m’insurge contre le besoin vital de personnes prêtes à tout pour lutter contre le temps qui passe. Bistouris, produits certainement toxiques utilisés pour éliminer les rides ou les bourrelets, tout est mis en œuvre pour paraître dix ans de moins. Est-ce la clé du bonheur ? Serons-nous plus heureux, rafistolés ?
Je pense en particulier à une amie de longue date n’ayant pu résister, il y a quinze ans, à l’envie de se faire refaire les seins pour garder « son » homme. Je me souviens du nombre de photos montrées lors de soirées hilarantes où elle nous dévoilait sa magnifique poitrine digne d’une jeunette de vingt ans. Ces irrésistibles nichons destinés à séduire un homme furent au final un cuisant échec, l’amour ne rime pas toujours avec chirurgie et le prince charmant a pris le large avec une plus âgée (comble de l’ironie, non ?), la belle versa beaucoup de larmes, des cernes se creusèrent. Retour à la case départ. Direction un petit lifting au botox afin de retrouver un visage humain, creusant un crédit bancaire pour plusieurs années et un résultat illusoire.
Quinze ans après, la pauvre est toujours seule avec des regrets éternels et un visage qui n’est plus le sien.
Je ne signerai jamais pour ce type de traitements barbares. Je n’arrive même pas à comprendre le besoin de se défigurer ainsi. Accepter ses rides, c’est accepter qui on est, ce que l’on est vraiment. L’enveloppe remodelée reste souvent une pâle réplique de la réalité et seule, l’intéressée croit à sa nouvelle beauté et semble ignorer les dégâts provoqués, ne se rendant même pas compte à quel point cette mascarade leur a enlevé son charme naturel.

J’ai plaisir à croiser régulièrement certaines mamies âgées de plus de quatre-vingts ans, n’ayant jamais subi le moindre bistouri, le visage ridé, marqué, mais un sourire réjoui sur les lèvres, rayonnantes, car elles sont restées « elles » malgré les soucis de la vie, malgré les chagrins, malgré les larmes.

Elles n’ont pas eu besoin de se cacher derrière un masque. Au final, je les trouve mille fois plus belles, car elles sont vraies. La beauté chirurgicale n’est pour moi qu’une illusion liée à la peur de vieillir. Se refaire la face ne ralentira pas les aiguilles du temps.

Acceptons qui nous sommes, c’est notre seule garantie de lutter contre l’amertume des années qui passent.

( 10 octobre, 2015 )

De la pointe de ma plume.

Ma plume pique, répond, ne détourne pas le regard. Elle est. Pourquoi te sers-tu des mots plutôt que de ta voix m’a demandé récemment une amie. La réponse est simple. J’ai évolué. Avant, il fut une époque, où j’aurai été virulente dans une discussion, ne lâchant pas une idée. J’adorais ces joutes verbales. Et puis, je me suis retrouvée face à des personnes agressives voire destructrices. La mise en retrait s’est avérée une question de survie. Aujourd’hui, ma plume revendique mes idées mais je ne rentre plus dans le jeu pervers de certains individus. Notre société aime les ragots, les histoires, les critiques. Non que je dis qu’il n’y ait pas matière à critiquer ! Notre monde part en vrille tout comme certaines valeurs mais se lancer dans un débat perdu d’avance ne peut, au final, que générer du stress. Je souris souvent en lisant ou écoutant certaines personnes se délecter de leurs propres mensonges ou véhiculant des calomnies grosses comme une maison. Il fut un temps où je leur serai rentrée dedans m’en faisant des ennemis. Aujourd’hui, je me contente de sourire, faisant mine de croire hypocritement à leurs bobards. Ma plume à un moment les démasquera avec subtilité, créant ou recréant leurs vices en toile de fond. À ce moment-là, elle sera piquante, cruelle même atteignant son but de plein fouet mais avec délicatesse et infinie tendresse. Ainsi la paix sera sauvegardée mais le message, lui, aura été habilement passé.

( 9 octobre, 2015 )

Pourquoi l’homme doit-il toujours répéter la même chose ?

La fatigue commençant à me peser, je suis beaucoup moins patiente en particulier avec les adultes. Agacée surtout de constater que rien ne se fait du premier coup ! Avec les gamins, j’y suis habituée. Il faut souvent redire la même consigne de plusieurs manières. Mais je constate que pour les adultes, c’est pareil. Vous attendez un papier d’une assurance ( je croule sous la paperasse avec ma mère) et bien ce n’est pas deux ou trois fois qu’il faut leur demander une attestation mais dix ! Pareil pour ceux qui utilisent votre nom sous de faux prétexte ou votre photo sans autorisation, qui parlent en votre nom ( facile de se cacher derrière quelqu’un qui ne sait pas ce qui se dit ). Ce genre de procédé me saoule. Quand je dis une chose, c’est qu’elle est définitive ! En clair si je dis à quelqu’un de me lâcher un peu, ou que je ne ferai pas  telle chose, ce n’est pas de l’humour ou pour jouer ( je déteste les jeux ) mais parce que cette personne a dépassé la limite fixée. En général, il y a eu plusieurs avertissements, comme pour les enfants  mais curieusement les gosses savent où se trouve cette ligne rouge et ne la dépasse pas tandis que l’adulte aime jouer avec.
Si on veut que cette fichue société fonctionne, prenons le temps d’écouter, puis enregistrons dans nos cerveaux les signaux d’alarme et ainsi on évitera bien des soucis. Rien de plus fatigant que se transformer en perroquet !

( 8 octobre, 2015 )

Les mots faits pour noyer le poisson

Plus je vieillis plus je m’amuse à écouter certaines collègues discuter avec les parents de pédagogie à grands coups de mots tels que  » le référentiel bondissant, la conceptualisation d’une séquence d’analyse sémantique. »  » évaluation diagnostique », « évaluation formative, évaluation sommation  » au final, ce sont toujours des évaluations !), PPAP, PPRE, RASED, RRE, TICE etc
Honnêtement, comment une personne ne bossant pas à l’éducation nationale ou n’ayant pas un niveau de français correct peut-il comprendre ce jargon où moi-même je me perds régulièrement vu le rajout de plusieurs nouveautés chaque année.
N’est-ce pas un moyen de mettre une distance voulue, fait qui me choque, entre le prof possédant le Savoir et les autres ? L’ego de certains enseignants est-il si gros qu’il lui est impossible de parler autrement ?
Rien que de pire que des réunions d’enseignants !
Dinosaure, je suis, dinosaure, je reste. Je ne me perds pas en vocabulaire incompréhensif. Je reste à la portée de mes parents d’élèves ou de mes collègues non faute de maîtriser ce vocabulaire mais simplement pour casser cette image de supériorité du système éducatif.
Dernièrement, j’ai même entendu que l’on devait remplacer le mot crayon ou stylo par outil scripteur. Je vais donc e rire mes livres avec un outil scripteur !
De qui se moque-t-on ? Le crayon est vieux comme le monde. Pourquoi lui attribuer un nouveau nom ? Et surtout pourquoi acceptons-nous de telles âneries ?
Alors mes amis auteurs, comment marche votre outil scripteur ? :)

( 7 octobre, 2015 )

La fatigue

On a pu lutter contre, être zen, avoir une classe de rêve, lorsque l’on termine la sixième semaine, la fatigue est là, les cernes se creusent, le dos commence à tirer. Rassurant, ce fléau touche autant mes jeunes collègues que les dinosaures comme moi. Frustration de n’avoir plus la motivation d’écrire la moindre ligne en dehors de ce blog, post dont le contenu doit baisser de qualité parallèlement où la fatigue, elle, augmente. Il me reste, heureusement, encore assez de concentration pour lire ! Toujours en plein dans les propositions du Prix Fontcombe dont la date de fin est reportée au 12 Décembre à 12h 12 … Une pensée pour ce cher Didier qui m’avait contactée quelques semaines avant sa mort pour participer à ce prix où je découvre de superbes trouvailles, d’autres moins bonnes également. C’est le jeu de tout concours littéraire.
Quand je lis que les français ne lisent en moyenne qu’un livre par an contre huit dans les pays nordiques, j’en ai la chair de poule. Triste pays où l’on ne lit plus !
Double défi pour les enseignantes comme moi, se battre pour que les enfants retrouvent ce plaisir même s’il restera toujours des irréductibles. En attendant, que lisez-vous chers lecteurs cette semaine ?

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