( 17 novembre, 2015 )

Lorsque la plume frisonne

Ces derniers jours, deuil national, respect envers les victimes ou simplement tristesse infinie, de nombreux auteurs dont je fais partie, ont laissé leur plume dans l’encrier. Difficile d’avoir de l’inspiration pour écrire, corriger ou modifier un manuscrit lorsque le monde gronde d’horreur. Et pourtant, comme toutes passionnées, je sens malgré tout ma plume fredonner puis se stopper. Mes mots seront certainement moins légers après ce 13 Novembre mais ils auront le mérite d’exister. Je me contente aujourd’hui d’applaudir les artistes capables de faire jaillir leurs larmes sous forme d’un dessin comme celui-ci, magnifique de beauté et de sens. Peut-être pourrais-je à mon tour arriver à trouver un sujet éloigné des actes de ces derniers jours, humoristiques, ou légers afin de faire s’envoler le voile de tristesse qui recouvre mes pensées. Demain, peut-être ? Il va me falloir essayer … La vie continue et il ne me faut pas l’oublier.

( 16 novembre, 2015 )

La peur

 

Partout je lis des messages de personnes qui ont peur face à cette montée de cette violence gratuite, car elle est vraiment gratuite pour s’en prendre à des enfants, à des femmes. S’ils avaient du courage ce serait aux politiciens qu’ils devraient s’attaquer mais non à des cibles faciles dans la rue. Tout comme ces gens, j’ai peur pour mes enfants, pour mes petits-enfants, anxieuse du monde que nous sommes entrain de leur construire malgré nous. Autant j’adhère à une philosophie positive que j’essaie d’appliquer au maximum, autant face à la peur, je me trouve démunie. J’ai eu la chance de vivre la moitié de mon temps d’existence dans une paix « relative », avec une économie qui n’avait pas le côté dramatique d’aujourd’hui.

Mais eux ? Notre génération future, nous lui offrons un monde en guerre, un monde où la peur va monter en crescendo. La peur est un sentiment que je connais bien pour l’avoir vécue il y a quelques années lors d’un harcèlement très bien orchestré. Je l’ai sentie dans mes tripes face aux appels incessants inondants mes téléphones, mes courriers postaux ou mails, les cadeaux que je recevais ne sachant jamais s’il venait du bon destinataire, jusqu’aux menaces physiques. La peur m’a fait douter de moi, m’a poussée à me replier sur moi-même, m’obligeant à frôler les murs, n’osant aller faire face aux personnes se jouant de cette peur ou à celles à l’inverse celles qui refusaient d’y croire me faisant porter une étiquette malveillante.

La peur m’a poussée à m’auto détruire. C’est ainsi qu’Hashimoto est entré dans ma vie. Mais j’ai compris la leçon. Aujourd’hui, j’ai peur comme vous tous mais je me suis interrogée tout ce we, n’arrivant même plus à écrire. Je ne veux pas revivre dans la peur. Je refuse de refaire la même erreur et de baisser les bras, de renoncer à crier les mots que j’ai sur les lèvres. Je refuse de courber l’échine.

J’ai fait mon choix, c´est décidé,  ma peur sera mon bâton, mon guide et par lui, je lutterai jusqu’à ma mort contre toutes formes de violence. Afin qu’aucun d’entre vous ne puisse se détruire à cause d’elle.

( 15 novembre, 2015 )

Coupable d’exister ?

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Le hasard me fit tomber sur cet extrait sublime de Victor Hugo ( si je ne me trompe pas ) me plongeant dans une réflexion emplie de nostalgie sur ce que peuvent être  » les autres », les relations que l’on peut parfois avoir, celles qui nous laissent une trace indélébile.
J’ai donc décidé d’écrire une lettre à tous ceux qui ne peuvent ou ne savent pas pardonner, à tous ceux qui souffrent trop, à ceux pour qui la vie est trop lourde.

Coupables, sommes-nous coupables d’exister ?
Toi qui m’as permis de danser sur les étoiles, de toucher par la magie de ma plume l’infini, toi sans qui je ne serai rien et qui pourtant ne fut de passage que le temps d’une saison, emportant au final pire qu’un cyclone tous mes rêves sur ton passage.
Toi qui par un éclair de magie m’a fait croire à un futur, brusquement anéanti par ceux qui nous entourent. Toi qui fonça tête baissée sur un fait, un mot, une remarque, une accusation, un seul peut être mal compris, entraînant une succession d’incompréhensions, de larme, obligeant à sortir les armes, à tirer.
Toi qui me fis me sentir coupable d’exister.
Ton âme certainement si torturée qu’elle n’a pas été capable d’entendre voire même de croire la vraie réalité, ce que j’ai essayé de dire, ce que j’ai voulu dire, contraire à ce que tu as entendu ou voulu entendre.
Toi qui part un tour de passe passe a fait qu’un jugement hâtif rende n’importe quelle personne coupable. Coupable d’exister, coupable sans le savoir, coupable manipulée par des faits inventés, des non-dits orchestrés.
Un enfant, on lui tend la main pour qu’il vienne s’expliquer. Toi tu as refusé le dialogue et tu as tranché.
Pourquoi ? Ta souffrance s’avérait-elle si grande que tu refusais d’entendre ? Qu’il t’était préférable de croire ce qui semblait évident, colporter par un tiers pas si innocent, au lieu de lire entre les lignes, de constater que tout n’était pas ce qui semblait être. Etait-ce un besoin inconscient de manipulation ? De domination ? De peur ? Peur de te tromper ? Peur de te dévoiler ? Car au final, rien n’est pire pour l’innocent pris dans cette immense toile d’araignée que d’entrevoir par moment une main qui se tend et qui au dernier instant, moment unique où on recommence à croire que l’impossible est possible, voir brusquement cette main s’ouvrir et lâcher.
Qu’aurais-je envie de te dire aujourd’hui, toi qui me semble plongé dans ta propre douleur, n’acceptant plus que cette condamnation coupable, coupable d’être en vie.
Tu t’enfermes dans cet isolement te pensant dans ta vérité, ruminant ta colère, te créant un simulacre de vérité, ouvre les yeux. Écoute ce que l’autre a à te dire, écoute le, même s’il a peut-être des tords. Il n’est pas le monstre que tu crois. Il est juste un être humain avec ses larmes, ses faiblesses, ses coups de coeur. Alors cesse de jouer au juge et bourreau. Coupable d’exister ? Peut-être mais certainement pas coupable d’avoir aimé. Accepte sa main tendue et aide le à sortir de sa toile d’araignée. Sors en aussi par la même occasion et ensemble vous pourrez danser sur le firmament de la vie.

Le 13 Novembre a fait renaître la peur. Nous avons droit d’avoir peur. Nous n’avons pas le droit de nous tirer dans les pattes pour des broutilles car nous devons tous trouver la force de faire face à ces actes nous obligeant à renoncer à exister.

( 14 novembre, 2015 )

Lorsque Paris saigne

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J’avais préparé un post pour ce matin et par respect pour les horreurs d’hier soir, je ne vais pas le mettre. Aucun mot pour définir l’horreur de ce carnage. Que de morts gratuites. Que de violence sans sens.
Le monde part à la dérive. Qui demain sera touché ? Ils instaurent la peur, la terreur, s’infiltrant dans nos vies.
Je ne peux m’empêcher de penser à une personne qui n’était pas un terroriste mais qui à son niveau a véhiculé l’angoisse au sein de ma vie durant des mois refusant d’écouter, d’accepter la main tendue, jugeant sans avoir les vrais faits. Comment le monde peut-il être en paix lorsque déjà au simple niveau d’être humain certains individus déclarent une guerre sans raison ? Face à ces attentats, qu’est-ce qu’une telle broutille ? Mais bordel les gens réconciliez vous tous afin qu’il ne reste aucune faille pour ces fous prêts à nous anéantir tous.
Paris est Rouge de sang aujourd’hui et mon coeur saigne pour tous les français contraints de plier sous cette violence.

( 13 novembre, 2015 )

La destinée

Sommes-nous destinés à être heureux ou à souffrir ? Une remarque pointue d’un enfant à laquelle je n’ai su répondre. Par définition, je ne peux concevoir que le choix de vie d’une personne ne puisse être le bonheur et pourtant me reviennent en tête mille exemples où la douleur a pris place. Je pense à ce type brisé dans sa jeunesse par une perte violente conduit à choisir une profession où il ne trouve pas vraiment sa place, pire s’illusionnant qu’il est « bon » dans ce qu’il fait alors qu’il n’est qu’un véritable fléau. Il suffirait d’un rien pour qu’il puisse trouver le bonheur, renoncer à etre ce qu’il n’est pas, cesser de prendre les gens pour des pions, s’amusant avec.
Je pense aussi à cette amie ne voulant ni renoncer à son statut, ni à sa vie confortable pour préserver deux ados abominables. Les années lui ont enlevé son sourire, sa beauté. Elle n’est plus rien aujourd’hui. Choisir le bonheur, c’est parfois être un peu égoïste, c’est vrai mais c’est aussi ne pas vivre dans le mensonge. Je pense aussi à une autre personne débordée, n’ayant jamais le temps de se poser, de vivre, regardant les jours défiler, sa vie également, luttant pour ne pas succomber au baiser d’une jolie femme, pour préserver son couple vieux de plus de trente ans, et disparaissant subitement un jour, frappé d’une crise cardiaque sans avoir atteint ce bonheur auquel il rêvait tant.
Je pense à tant de vies gâchées, tant de vies détruites pour avoir simplement renoncé à être ce qui doit être, à refuser de choisir, à se cacher derrière de fausses excuses. Des vies qui n’en sont pas. Des destins meurtris.
Je ne sais pas si nous avons ou non une destinée écrite mais je suis convaincue que nous nous devons d’être tout simplement le plus vrai possible.

( 12 novembre, 2015 )

Réponse aux retours sur Hashimoto, mon amour.

Après les violentes critiques de départ commencent à bourgeonner divers commentaires sur les sites partenaires Fnac, Amazone, de groupes etc . Même s’il est toujours agréable de lire des éloges, je reste très attentive aux critiques qui me parviennent.
Je vais rebondir sur celle de Marie sur Amazone qui pointe des vérités qui ont toutes une réflexion. Ce livre ne fut pas fait au hasard et son contenu fut longuement réfléchi. Si je ne me suis pas attardée sur l’énorme travail de sélection des témoignages, sur les discussions privées avec les témoins, sur la vérification de leur identité, c’est que tout se trouve sur ce blog.
Dès le départ, je ne voulais pas faire un livre médical et le rajout des glossaires vient de la maison d’édition pour permettre juste de comprendre le contenu des témoignages mais en ce qui concerne la maladie par elle même et l’absence de croquis, il me semblait difficile d’en apposer n’étant pas médecin et n’ayant aucune connaissance médicale pour réaliser des affirmations scientifiques ou des schémas.
J’ai vu sur Babelio que le mot essai interpellait. Je ne suis qu’auteur. Le genre du livre ne m’appartient pas mais ce n’est pas non plus un roman, ni une autobiographie. Donc où le classer ?
Je comprends donc la frustration de Marie mais j’avais prévenu qu’il ne s’agissait pas d’un manuel médical juste d’une compilation destinée à ébranler les mentalités. Bien sûr, j’aurai pu en faire un roman qui aurait résonné avec bien plus de légèreté à l’oreille de chacun mais j’ai voulu garder, par respect pour les personnes qui ont témoigné, leurs mots, leurs ressentis, englobant parfois dans un seul personnage nommé, une dizaine de témoins différents ayant vécu la même histoire, la même douleur.
Si j’avais voulu en faire un livre littéraire, je l’aurai fait. Il fut tel qu’il devait être. C’est un combat essentiel pour tous les malades atteints d’une maladie auto-immune. Ce n’est ni le prix Goncourt, ni le prix Fémina, juste un outil pour aider, tout simplement, à mon niveau des personnes qui peuvent en avoir besoin.
Je n’ai pas la prétention de remplacer des médecins et c’est pour cette raison que je n’ai pas décrit, analyser ou expliquer les livres des confrères. Je ne suis pas là pour spolier, juste pour inciter à ouvrir les yeux. À vous de les acheter et de faire votre opinion !
Je ne suis pas en guerre contre la médecine, preuve en est, nous espérons que de nombreux spécialistes, médecins vont se rallier à notre cause, même s’ils ont peu de temps, juste parce qu’il existe des gens à l’écoute des autres sur cette terre. Cela commence déjà …
Je ne cherche pas non plus de coupable à cette maladie. J’ai reçu de nombreux messages m’incitant à dire que Tchernobyl en est la cause, que l’alimentation aussi. Le stress y est malheureusement pour beaucoup même si, comme ce fut mon cas, j’avais une prédisposition qui n’attendait que de voir le jour.
Quelle importance de connaître la raison ? D’autres auteurs ont écrit dessus et ce sont des scientifiques.
Je ne suis qu’un simple Ecrivain, qui a toujours été convaincue que la vie avait un vrai sens, que de toute chose, nous devions en tirer le meilleur, qu’il ne faut pas baisser les bras et qu’ensemble on peut soulever des montagnes.
Je n’ai pas voulu que cette maladie entre dans ma vie. Je ne l’ai pas choisie. Elle y est ! Je l’accepte avec le sourire et au bout de deux ans, oui, je vais plutôt bien.
Hashimoto, mon amour est à prendre au niveau premier, le plus simple, celui d’une main qui se tend, celui d’un seul but, pouvoir permettre à ceux qui n’ont pas la chance d’être écoutés de pouvoir trouver un coin de paix.
C’est juste un livre du coeur …

( 11 novembre, 2015 )

Le temps qui emporte les rêves.

Qui n’a pas un jour juré après ce temps qui bien malgré nous ne cesse de filer, marquant nos visages de fines rides, nos corps de quelques kilos, et surtout notre âme de souvenirs douloureux ? Qui n’a pas eu un jour envie de vouloir stopper les aiguilles du temps, juste pour ne pas avoir cette fichue excuse qui vient aux lèvres : » je ne peux pas, je n’ai pas le temps » ou  » si j’avais plus de temps » … Ce temps que nous n’avons pas, nous a parfois fait faire des choix que nous regrettons, une réponse donnée qu’au fond nous ne pensions pas, nous faisant oublier que ce temps, c’est nous et nous seul qui le créons, qui instaurons les règles et qu’au final, ce n’est pas le temps qui emporte nos rêves mais la peur que nous avons parfois de vivre qui les fait tout simplement s’envoler.

( 10 novembre, 2015 )

Les coups du sort.

Coup de gueule, coup de foudre, coup de coeur, que de coups que notre pauvre personne peut rencontrer dans une vie. Je lisais dernièrement une étude scientifique qui expliquait que les personnes dotées d’une intelligence au-dessus de la moyenne étaient souvent dénuées d’empathie et de telles émotions. Chanceuses, me suis-je dit puis après réflexion, non, je ne les envie pas. Faire tout exploser lors d’un coup de gueule met du pigment dans une vie, tomber en amour juste par la magie d’un regard que l’on ne reverra jamais, se sentir en osmose amicale jusqu’à y perdre son âme … Ressentir n’est-il pas vivre tout simplement ? Sentir des larmes mouiller ses yeux en regardant une photo d’un gosse sur son lit d’hôpital, s’angoisser en apprenant que notre meilleure amie est en souffrance, que notre fils a son premier chagrin d’amour que la vie n’est pas toujours peinte toute en couleur. N’est-ce pas cela vivre ?
Courber le dos sous les coups du dort qui s’acharnent, sur le pourquoi de certaines questions qui restent en attente, sur ce qui ne fut pas sans trop savoir pourquoi, ressentir cette douleur presque disparue qui par instant semble tirer un peu. N’est-ce pas cela vivre ?
Tout comme le chante si bien Jean Jacques Goldman.
J’accepterai la douleur
D’accord aussi pour la peur
Je connais les conséquences
Et tant pis pour les pleurs
J’accepte quoiqu’il m’en coûte
Tout le pire du meilleur
Je prends les larmes et les doutes
Et risque tous les malheurs
Tout mais pas l’indifférence
Tout mais pas ce temps qui meurt …
Et les jours qui se ressemblent
Sans saveur et sans couleur.

( 9 novembre, 2015 )

La satisfaction narcissique de l’auteur

Il y a ceux qui écrivent pour être riches ( je n’ose imaginer leurs désillusions lorsqu’ils s’aperçoivent qu’être écrivain ne rapporte pas !), ceux qui publient juste pour se venger d’un amour déçu ou d’une cause perdu ( ceux-là aussi vont vite se faire très mal ), les grands écrivains qui ont la grosse tête, méprisant même les petits, oubliant qu’un jour, ils ne furent rien ( ceux-là, je les plains ! Un jour, car il y a toujours un revers à tout, ils finiront seuls) et puis il y a les autres, les écrivains qui n’écrivent que pour les mots, que pour se faire plaisir et par effet de boomerang pour faire plaisir à leurs lecteurs, en fait, vous, moi …
Je revendique ce plaisir narcissique à coucher des mots sur le papier, à imaginer des situations tordues, des histoires à suspense. C’est une satisfaction égoïste, je le reconnais, car je prends un vrai plaisir à écrire.
Une co-lectrice venant de terminer mon dernier manuscrit m’écrit : Ayant lu tous tes livres, chronologiquement, je trouve que celui-ci est beaucoup plus complet, dans le sens que tu utilises plus de mots, plus de phrases. Il n’y a pas de mots inutiles.Il est beaucoup plus COMPLET, RICHE.
Je suis donc parfaitement heureuse car j’ai adoré écrire ce roman policier, un peu comme si je me tenais aux côtés de l’inspecteur Bourgnon jour après jour.
Le roman est corrigé. Avec l’aide de ma fidèle correctrice, de mes co-lectrices, il est prêt à être envoyé.
Vous êtes nombreux à me demander si je le propose à un éditeur connu. Honnêtement, non. Je n’ai pas le temps de me prendre la tête avec une maison d’édition, étant déjà en contrat avec les Ateliers de Grandhoux. Cela ne ferait que me compliquer les salons, les promos, voire les contrats ( j’ai déjà eu ce souci avec Actes Sud). La vie est faite de choix et Edilivre est un bon compromis, édition alternative où je vends bien sans aucune chaîne, me permettant d’être totalement disponible pour mon autre maison d’édition.

Son titre sera

NOIR

Aux frontières de l’âme

Le plaisir, l’égoïsme, le narcissisme ne sont pour une fois pas des défauts car le plus important reste : le plaisir d’être bien dans sa peau, dans sa tête et surtout avoir l’envie de continuer d’écrire ! Et cette envie, je l’ai !

( 8 novembre, 2015 )

Le pouvoir de l’amour

 

Aimer jusqu’à se sacrifier pour l’autre, jusqu’à renoncer à ses désirs simplement pour permettre à l’autre d’exister, tel est le pouvoir de l’amour.
Bien sûr que cela fait rêver ! J’ai quelques doutes sur le fait que cela existe vraiment dans la réalité. Je pense à une série américaine Scandal où le président des États Unis est tellement amoureux qu’il est prêt à perdre son pouvoir pour la femme de sa vie. Honnêtement qui peut me dire avoir vu cette situation dans la réalité ?
Aussi petit que soit ce pouvoir, peu d’hommes y renonceraient même pour la plus jolie fille de la terre. Batifoler, la mettre dans leurs lits, voire mener comme le fit Mitterand une double vie, c’est classique. Mais quitter un équilibre illusoire ou un poste de dirigeant par amour ne serait qu’un conte de fées. Et nul besoin d’avoir fait de longues études pour savoir que les  » ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants  » se rencontrent de moins en moins dans la réalité. Éternelle romantique, j’applaudis donc les auteurs capables de nous faire rêver, les scénaristes qui nous emportent vers de jolies émotions, espérant qu’un jour, tous ces hommes avides de pouvoir oseront au final comprendre que le plus important reste celui que l’on ne choisit pas, qui ne se commande pas, que l’on ne maitrise pas : le pouvoir de l’amour.

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