( 3 septembre, 2015 )

Les souvenirs

La vie n’existe que parce que nous emmagasinons des dizaines de souvenirs bons ou mauvais. Certains nous font pleurer, nous collent parfois à la peau pendant des années à tel point que l’on en arrive à se dire que s’ils ne veulent pas s’effacer, c’est peut-être que quelque chose nous raccroche à eux. Peut-être … Mais quel bonheur de s’apercevoir un jour que ces souvenirs s’estompent. On dit souvent que le temps passe et que le souvenir reste. Et bien, je découvre depuis quelques mois que certains souvenirs disparaissent parce que justement le temps passe. « Ils m’ont tuée. ». J’ai survécu. Hashimoto, mon amour amorce son entrée et comme par magie, comme si ces souvenirs n’attendaient que cela, ils ne sont plus qu’une énorme caricature. J’en conclus donc que l’on peut détruire un mauvais souvenir grâce au pouvoir des mots afin au final de préserver juste les bons souvenirs, ceux qui nous rendent heureux, ceux qui sont la beauté de notre vie et de notre âme.

( 2 septembre, 2015 )

Le bonheur

Le bonheur ne se cherche pas. Ignorants ceux qui pensent le trouver en troquant quelques jolies paroles ou quelque argent. Le bonheur arrive souvent sans crier garde, au moment où on s’y attend le moins. Il nous prend par surprise, nous saute à la gorge, nous faisant parfois perdre l’équilibre parce que l’on ne s’y attend pas. Le bonheur est imprévisible. Il ne nous fait bi choisir une personne ni un événement. Parfois même cruel lorsque l’on se prépare à une grande joie qui ne vient pas. Le bonheur ne se trouve pas, ne se cherche pas, il nous tombe dessus sans crier garde. Le bonheur surgit souvent après de grands malheurs comme si son goût était plus épicé, plus fort, plus intense. Au final, beaucoup pensent que pour être heureux, il faut être réussir. Je pense l’inverse. C’est ce que nous faisons de nos vies, ce que nous créons, nous modelons qui nous fait alors réussir et nous apporte du bonheur. Nous sommes tous destinés à être heureux alors ne lui tournons pas le dos et ne mettons pas la barre trop haute. Gardons le bonheur à portée de main.

( 1 septembre, 2015 )

La liberté d’être ce que l’on est.

Le retour dans le monde du travail reste un moment agréable malgré les mois difficiles qui vont certainement suivre, moment où on découvre de nouveaux élèves, de nouveaux collègues, où on se sent en phase avec ses convictions. Longtemps, je fus ce que l’on attendait de moi, me fondant dans un moule anonyme où personne ne me remarquait, ce qui me convenait tout à fait. Je n’ai pas changé sur ce dernier point sauf que j’ai en main les clés de mon destin. Je suis aujourd’hui une spectatrice amusée d’une société où chacun a des difficultés à trouver ses marques. Des courbettes ? Je n’en fais plus. Si j’aime, je le dis, si je n’aime pas, je ne vais pas cirer les pompes pour faire plaisir. J’évite de dire des mots négatifs pour ne pas blesser car faire du mal reste pour moi une des choses qui me rebutent le plus. Facile allez-vous me dire ? La difficulté n’est-elle pas surtout de prendre conscience que l’on se retrouve parfois prisonnier malgré soi ? Trouver la clé de son destin reste simple si on a conscience de ce que l’on vit mais nombreux sont ceux qui n’ont pas cette prise de conscience, préférant se contenter d’un semblant d’être plutôt que d’être vraiment.

 

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( 31 août, 2015 )

La boucle est tournée !

En route pour la reprise après des vacances bien méritées, les jeunes enseignants vont découvrir leur classe avec un sourire radieux tandis que les moins jeunes vont soupirer en écoutant les nouvelles réformes qui vont se dessiner pour la nouvelle année
 mais au final, le rythme sera repris en moins d’une semaine. Profitons de ce premier pas pour établir de sages résolutions, rester zen en toutes circonstances même si on rencontre des parents agressifs ou cancaniers, sourire quoiqu’il arrive même si certains élèves n’ont aucune éducation et surtout savoir appuyer sur le bouton pause au bon moment car nul n’est irremplaçable et la caisse en acajou qui nous attend pour l’éternité, nul n’en veut cette année.
Avançons tous sur de nouvelles bases, saines, tournons la page même si le plus difficile n’est pas de pardonner la personne qui nous a blessés ou épuisés  mais de se pardonner à soi-même de l’avoir laissé nous blesser. Qu’en cette nouvelle année, nous ne nous laissions plus atteindre par la méchanceté humaine car cela nous empêche d’être de bons enseignants ou simplement pour tout un chacun, de bonnes personnes, tout simplement.
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( 30 août, 2015 )

Hashimoto, mon amour : pourquoi ?

 

L’essai n’est pas encore sorti et déjà vous me comblez par votre enthousiasme. J’espère ne pas vous décevoir, ce livre n’étant pas, je l’écris de nouveau noir sur blanc, ni le récit autobiographique de ma maladie, ni un ouvrage médical. En clair, il n’y aura ni recette pour guérir, ni formule magique. Il ne contient que des mots, ceux de nombreux malades ayant voulu crier leurs souffrances, leurs difficultés à être compris par leur entourage médical, familial ou professionnel. Car ces maladies invisibles, sournoises dont l’évolution n’est pas linéaire n’est pas toujours comprise. J’ai même assisté dernièrement sur des groupes à des remarques de personnes malades assez agressives à l’égard d’autres malades. Il faut accepter d’être différent et cette différence ne doit pas s’avérer un handicap mais une force commune.
Bien sûr, je n’ai pu mettre qu’un nombre de témoignages limité sinon l’essai aurait fait plus de mille pages et aurait fatigué tout le monde. Je m’excuse par avance pour ceux qui ne trouveront pas leur cas précis mais je répète, ce n’était pas le but qui était juste de montrer « aux autres », à ceux qui pensent toujours que parce que l’on sourit, que l’on va travailler, on va bien ! Non, Hashimoto peut par moment être un vrai handicap et nous limiter. Il faut le faire savoir pour être compris.
Hashimoto, mon amour est un livre important qui j’espère soudera les individus, le mari qui ne comprend plus son épouse, le patron qui ne supporte plus sa vendeuse trop laxiste selon lui, le médecin fatigué d’écouter sa patiente se plaindre. Il y a une vie pleine de soleil avec Hashimoto, à nous de l’offrir à chaque malade.
Cet essai est mon cinquième ouvrage et le plus important pour moi. Mon parcours de vie fut difficile jalonné de situations dont je n’ai pas compris la raison. Hashimoto me permet de mettre un sens sur un non sens, de pouvoir, par mon combat aux côtés des malades, de dire que le passé a une utilité celui d’offrir  un avenir meilleur. Même si cet ouvrage n’est utile qu’à une petite poignée de personnes,  ce combat ne sera pas vain et tout ce que j’ai enduré durant quatre ans naura pas été  inutile. Aujourd’hui, je suis debout,  assez forte pour lever l’étendard au nom de tous les malades et leur famille. La vie n’est pas un hasard. Trouvons simplement le lien qui nous permet de donner un sens même à une souffrance afin de pouvoir de nouveau mettre un arc en ciel de couleur dans nos vies.
       D’avance à tous, merci.
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( 29 août, 2015 )

L’entraide

J’adore quand ce mot est galvanisé et utilisé à sens unique. Se gargariser, en avoir plein la bouche et ne pas lever le petit doigt pour aider son voisin. Chacun pour soi ! Une relation m’a dit un jour que les gens ne peuvent vivre ensemble car ils sont différents. Je m’insurge contre cette idée car les vraies différences permettent à chacun de se construire, d’apprendre si l’autre accepte de donner, et tout est là ! Peu nombreux sont ceux qui acceptent de donner gratuitement que ce soit de leur temps, de leur personne comme si un tel acte pouvait les amputer d’un membre. Non, la différence n’est pas ce qui sépare les personnes. Je m’en suis encore aperçue hier., heureusement, il y a des milieux où l’entraide existe ! Vous en faites partie tous ceux qui m’ont épaulée pour mon essai, tout comme mon éditrice, et ceux qui furent à ses côtés et hier, j’ai eu mon livre entre les mains. Je vous expliquerai pourquoi cet essai est si important demain, car même si c’est ma cinquième publication, c’est la première qui ira en nationale et qui est écrit, non pour moi, mais pour d’autres personnes . Quant aux autres, ceux qui refusent d’aider, critiquent, méprisent, je le redis, ce n’est pas la différence qui les sépare mais c’est simplement leurs conneries !

( 28 août, 2015 )

La maladie d’Hashimoto : le livre qu’il faut acheter pour la rentrée

 

De nombreux livres sortent pour la rentrée littéraire mais un seul sur la maladie d’Hashimoto alors n’hésitez pas à courir dès mercredi le commander sur le site des Ateliers de Grandhoux, offrez le à vos amis qui ne vous comprennent pas, à votre famille qui grogne parfois, à vos collègues qui vous trouvent différents.
Cet essai sortira pour la rentrée littéraire le 15 SEPTEMBRE
Hashimoto mon amour…
Sylvie Grignon
10,99 € – 110 pages – 11 x 18
Livre numérique en format pdf et epub : 7,99 €
« Hashimoto, mon amour »… le titre nous interpelle avant même de comprendre ce dont il s’agit. La maladie d’Hashimoto est une maladie auto-immune de la thyroïde. Sylvie Grignon en est elle-même atteinte, mais a eu la chance de bénéficier d’un diagnostic rapide et d’un traitement approprié. Tel n’est malheureusement pas le cas pour nombre de malades.
Pourtant, la littérature sur les maladies auto-immunes abonde, des blogs et des forums y sont consacrés, témoignant de la détresse de patients qui souffrent de l’incompréhension de leur entourage et du manque de formation du corps médical. L’auteure a recueilli et réuni les témoignages de malades et nous les livre dans cet ouvrage, à l’état brut, respectant le langage de ces témoins.
Souffrance, incompréhension, idées préconçues, manque de formation et de communication, Sylvie Grignon cherche par cet ouvrage à sensibiliser les professionnels de la santé, tout en offrant à tous ceux atteints de cette maladie et à leurs proches un regard nouveau sur la maladie d’Hashimoto.
Un livre passionnant, coup de poing !
Soyez tous au rendez-vous ! image
Sut sur le site dès mercredi    http://www.lesateliersdegrandhoux.com
( 27 août, 2015 )

Le choix de vivre

 

Très ébranlée par les événements de la veille, me ramenant un an en arrière lorsque qu’une autre amie a choisi de tirer sa révérence. Cette fois, le hasard de la vie ( mais est-ce vraiment un hasard ?) m’a fait soufflé sur l’allumette, permettant d’éviter l’inévitable à une de mes meilleures amies. Une question pourtant me hante : ai-je eu raison ? Et si un jour, elle m’en voulait de l’avoir empêchée de s’endormir pour l’éternité ? N’ai-je pas agi égoïstement ? Car après tout, même si j’ai agi par réflexe, je n’ai pas réfléchi, je l’ai fait parce que je l’aime.
Cela m’amène à une autre question de ma pauvre maman : on a le choix de vivre mais est-ce que l’on a celui de mourir ? ( c’était une journée bien déprimante comme on en vit parfois )
Aujourd’hui, je n’ai pas de réponse à donner car dans les deux cas, ces choix ou ces questions révèlent une très grande souffrance. L’une encore assez forte pour agir, l’autre n’en étant plus capable et priant pour que ce jour arrive. Et moi, au milieu voulant juste que rien ne change,
Cela m’a fait penser à une chanson de Barbara que j’aime beaucoup  » le mal de vivre ». Je me souhaite de ne jamais l’avoir un jour …
« 

Ils ont beau vouloir nous comprendre
Ceux qui nous viennent les mains nues
Nous ne voulons plus les entendre
On ne peut pas, on n’en peut plus
Et tous seuls dans le silence
D’une nuit qui n’en finit plus
Voilà que soudain on y pense
A ceux qui n’en sont pas revenus

Du mal de vivre
Leur mal de vivre
Qu’ils devaient vivre
Vaille que vivre « 

( 26 août, 2015 )

La sagesse

On devient sage avec l’âge disent les ancêtres et pourtant, que de personnes passant à côté de la sagesse entre trente et soixante ans à travers des jalousies puériles, des vexations qui le sont encore plus, des vacheries gratuites. Serait-ce justement la pénibilité de cette tranche de vie qui rend les gens si étranges ? À vingt ans, on vit dans ses rêves, dans des projets d’avenir, on est fou prêt à affronter des montagnes. À trente, on est installés, presque les pieds dans des chaussons, parfois un marmot ou deux, une maison on se dit plein de sagesse. Et pourtant arrivé la quarantaine où on repense à ses rêves d’antan, plongé dans une routine pesante, on décide souvent de partir en vrille, de tout recommencer, pour devenir sage. Au final, ce n’est qu’un échec. Arrivé à cinquante, soixante ans, on traîne sa vieille carcasse, aigri, critiquant la jeunesse, jalousant le succès des autres. Au final, meurt-on sage ?
Juste une parodie de ce qui ne doit pas être ! Je ne dis pas qu’il ne faut pas viser la sagesse mais il faut savoir garder un grain de folie qui nous permet de croire en l’avenir, de poursuivre un chemin parfois peuplé d’embûches. Car au final, tout est là, être sage ce n’est pas avoir une vie bien rangée, une jolie maison, c’est, selon moi,  être capable de ne jamais renoncer à ses rêves quoiqu’il arrive, même s’il faut parfois passer par des périodes de doutes et de contraintes. La sagesse, c’est être capable de détecter le petit plus magique, unique dans un événement simplement ordinaire et d’en être heureux.
( 25 août, 2015 )

La jalousie

 

 » La jalousie est comme les ivrognes et les fous, ils ne se rendent ni compte de leurs souffrances, ni de leurs conneries.  » j’ai rencontré la jalousie maintes fois sur ma route. Je l’ai moi-même côtoyée dans le domaine amoureux à une période où je manquais de confiance en moi. Autant en amour, je trouve ce sentiment touchant, acceptable, autant lorsqu’il s’agit de la bêtise humaine, cela me hérisse au plus haut point. Pourquoi l’être humain ne peut-il se réjouir du bonheur des autres ? Pourquoi certaines personnes ne peuvent-elles s’empêcher de cracher leur venin ? Je suis attristée de lire des remarques sur les réseaux sociaux sur des pages d’auteurs amies où on incendie leur travail gratuitement, sans raison, simplement parce qu’elles ont reçu de jolies éloges. Bon sang ! Le monde est bien assez difficile ! Soyez heureux pour les autres ! Même si je ne suis pas démonstrative, je me réjouis lorsqu’une personne m’annonce la naissance d’un enfant, une autre sa réussite professionnelle ou sa rencontre amoureuse. Jamais l’idée  » elle va se planter !’ ne me traverse l’esprit! Je suis naturellement heureuse pour les autres ! Je suis triste de constater que l’inverse est de plus en plus courant. Le pire reste ces jalousies inconscientes de personnes bien attentionnées. Je l’ai vécue avec mes romans où une personne pourtant proche lors de mes premiers textes m’a assassinée en traitant mes faciles de style facile allant jusqu’à ajouter que seuls les gens sans cervelle pouvaient apprécier mes livres ( et cela d’un pote comme on dit qui m’avait « soit disant  » soutenu pendant des mois ! pas simple ensuite d’oublier ces mots qui se sont infiltrés dans ma tête, y sont restés et me font régulièrement douter. Depuis, je me protège, j’ai mis depuis plusieurs mois une vraie  distance avec cet individu, qui n’est au final qu’un écrivain raté et frustré et curieusement je me suis mieux. Il était donc bien néfaste. Tout comme je bloque systématiquelent toutes relations qui parasitent mon équilibre. Certains me trouveront peut-être égoïste. C’est un choix que j’ai du faire depuis un an car je faisais, avant et depuis toujours, aveuglément confiance, croyant naïvement tout ce sur l’on me disait et je me suis retrouvée blessée et en souffrance, pardonnant, tendant la joue et me la faisant de nouveau gifler. Je n’ai plus envie de souffrir à cause des ces jalousies malsaines. J’ai donc choisi de les ignorer. Car à bien y réfléchir, la jalousie, le fait de ne pas arriver à être heureux pour une autre personne, c’est pathétique. Cela ramène à ces personnes incapables au final de regarder autre chose qu’elles mêmes. Beaucoup diront que la jalousie ( autre qu’amoureuse) est un manque d’estime envers l’autre, pour moi, c’est surtout un manque d’estime envers elle-même, une reconnaissance inconsciente de leur propre échec. Soyons fiers de nous et faisons fie des autres.
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