( 26 septembre, 2015 )

Remember

 

25 Septembre, une date, un jour, il y a déjà cinq ans. Une fête des vendanges comme il y en a encore une cette année sauf qu’il faisait froid, si mes souvenirs ne se sont pas gelés. Une sympathique après-midi où des mots furent échangés. Il y a des moments où on voudrait stopper le temps. Que s’est-il passé ce jour-là pour qu’une vie vole ainsi en éclats ? Un appel ironique d’un type complètement déglingué, des secrets bien gardés. Dire que cinq ans après, je reste toujours avec le pourquoi, cette question qu’en temps normal j’ai cessé de me poser mais qui revient bien malgré moi. Tout allait si bien dans ma vie. Je redécouvrais le plaisir des mots, celui de certains auteurs que j’avais côtoyés il y a des années. Je rêvais sur des chansons pleines de douceur et de mélancolie, des textes beaux d’artistes que je ne connaissais pas. Soudain, plus rien. Le vide, le froid, l’indifférence, l’absence. Il a suffi d’un appel, de l’intervention d’un tiers pour faire voler en éclats une harmonie. Le miel s’est transformé en acide, les rires en larmes, la gentillesse en violence. Cinq ans, déjà. Que se cachait-il derrière ces regards, ces visages ? Qui étaient vraiment ces personnes ? Furent-elles prises au piège de leurs émotions, d’une réalité compliquée ou furent-elles des monstres dès le début ? Pourquoi cette date ne disparaît-elle pas ? Pourquoi est-ce que je continue à me faire mal en me posant cette inéluctable question ? Cette journée pleine de positivisme s’est terminée en noirceur qui a laissé dans son sillage durant des années, douleurs, larmes et destruction. J’ai lâché prise avec Hashimoto car à me voiler la face, à croire en la pureté humaine, c’est moi-même que j’ai détruit, mon petit papillon. Ah, pourtant, September, comme j’aimerais avoir une baguette magique et revenir en arrière pour comprendre, pour éviter certaines erreurs, pour simplement permettre à la vie de ne pas sombrer dans un non sens. Remember, suis-je la seule à me souvenir de cette date qui en un instant changea tout ?
Je vous offre juste pour conclure ce jour une citation offerte par Gaby, une amie de coeur,
« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns. Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille. Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable. »
( 25 septembre, 2015 )

La ligne de vie

 

Tortueuse est dessinée notre ligne de vie, contradictoire parfois, sournoise aussi. Un jour, on dit oui, un autre jour, ce sera non sans raison, simplement parce que l’on a subitement eu une illumination ou changé d’avis. Plus je vieillis plus je suis convaincue que nous avons un destin à vivre, que nous écrivons, que nous créons mais auquel nous ne pouvons échapper. Cela s’appelle la Sagesse m’a dit dernièrement un vieil ami. Peut-être, je ne sais pas. Mais ce que je sais c’est que chaque étape nous fait changer, nous pousse à évoluer positivement. Si ce n’est pas le cas, on se cassera de nouveau inéluctablement la figure. Les premiers retours d’Hashimoto mon amour me pousse dans cette pensée. Ce livre devait être écrit, je le savais au fin fond de moi, il devait être pour donner un sens à des années de non-sens, à des actes de malveillances gratuites. Des mots sur des maux m’ont permis de me libérer de chaînes lourdes. Aujourd’hui, je suis sereine et j’appréhende la vie avec le sourire, consciente que ma route continuera à croiser des jaloux en tous genres. Seulement, avant je n’osais pas, j’avais peur, je me cachais. Aujourd’hui, je me contre-fiche des autres. Je sais qui je suis, ce que je suis avec mes faiblesses et mes erreurs et au fond, j’aime ce que je suis devenue. Je ne paraderais pas sur le devant de la scène. Preuve en est, mon essai se partage, se prête, passe de mains en mains et cela me réjouit. Je n’en demandais pas plus, juste qu’il ait une vraie utilité. Il n’est pas sorti depuis un mois, et déjà il a aidé quelques personnes. C’est un beau cadeau de remerciements.
Maintenant, je le laisse vivre, doucement, calmement … Je ne me prostituerai pas pour qu’il se vende, je n’irai pas à l’assaut des lecteurs. Je sais qu’il fera son petit nid.
La ligne de vie est celle que l’on se trace. Nous sommes responsables de nos choix. Il est temps de cesser de jouer la politique de l’autruche. Trop nombreux sont ceux qui crachent leur haine envers un amour déçu ou une vie ratée, refusant de se regarder dans le miroir. Le reflet qu’ils verraient les surprendrait. Acceptons avec le sourire, avec sérénités notre ligne de vie et nous en sortirons grandis.
( 24 septembre, 2015 )

Le désir et l’attirance.

Nombreux sont les auteurs, dont je fais partie, qui n’hésitent pas à mettre en scène des héros sexuellement libérés mais qu’en est-il du monde où nous vivons ? Je remarque dans les nombreux retours que je reçois que la liberté sexuelle des années Peace and Love est bien loin. Chaque individu est unique avec ses propres normes, son propre désir, qui n’est et ne doit être critiquable. Je constate pourtant une réalité, un appauvrissement du désir, en particulier chez les quatras. Est-ce à cause des médias, d’Internet qui bombardent chacun d’entre nous d’images ou de scènes plus ou moins érotiques ? À cause du travail de plus en plus prenant ? Une chose est sûre, on assiste au sevrage des femmes et des hommes en limitant le pouvoir des mots. Nous sommes au XXIe siècle, et pourtant, une femme revendiquant son autonomie sexuelle, son désir pour un homme se retrouve cataloguer de noms guère sympathiques, un homme reluquant une femme qui n’est pas la sienne sera un salaud ou un pervers. Stupéfiant, non ? Connaissons nous l’histoire de ces personnes pour les juger ainsi ?  Et le désir dans tout cela ? Et l’amour ? J’aime revenir sur le thème clé de mes romans : choisissons-nous de tomber en amour ? Inconsciemment, peut-être que oui mais consciemment le désir qui pousse une personne vers une autre est lié à des phénomènes psychiques forts complexes. Un homme sera attiré soit par une femme à l’opposé de la sienne par envie de changement, par une femme lui envoyant des signaux liés à une complicité et une ouverture possible sexuellement parlant. Une femme pourra à l’inverse recherchera souvent  l’image du père, de l’homme d’expérience comme c’est le cas d’Adelyse mon héroïne, ou simplement elle aimera sans raison. Au final, est-ce si important ? Mes héros osent avouer leur désir mais combien d’entre vous qui me lirez, oseront vraiment avouer leurs flammes à l’élu(e) de leur coeur ? Dire son amour est synonyme de vulnérabilité. Qui a envie d’ouvrir une faille ?

Pourtant un désir qui vrille l’estomac, qui active mille papillons dans le regard jusqu’à enflammer le ventre et bien plus est une bénédiction. Riche est celui qui s’en délecte et pourtant la majorité des individus vont refouler cette passion en se donnant de nombreux prétextes. Oser dire, c’est déjà se libérer d’un poids. Combien notre société draine-t-elle de dépressifs en tous genres contraints de n’avoir pu dire ?
Je reçois beaucoup de témoignages de femmes détruites par des non dits, par des mots restés innocemment coincés dans leur gorge, des mots qui n’auraient fait aucun mal à l’autre car être objet de désir est une douce caresse de l’âme. On ne tombe pas amoureux par hasard, on ne peut non plus aimer tout le monde. On ne sait même pas pourquoi certaines personnes vont nous provoquer cette vibration unique. Est-ce un mot, juste un ? un parfum ?  un rire ou une citation ? Nous sommes entourés perpétuellement de désirs et je crois qu’il faut se laisser bercer par ces sensations ce qui ne nous invitent pas pour autant à ouvrir notre coeur et notre âme à chaque personne qui nous trouble.
En conclusion, car il faut bien conclure, ne regardons pas avec mépris le désir des autres, ne crachons pas sur les sentiments violents d’une personne sans connaître sa vie, ses besoins, et surtout respectons l’amour. On ne choisit pas de tomber amoureux et nul ne devrait porter une croix pour cela. Aimer peut s’avérer parfois une épreuve bien lourde pour certains si ce sentiment n’est pas partagé. Mettons juste des mots sur nos ressentis, un peu comme si on apposait de la couleur sur un tableau et restons surtout honnêtes envers nous-mêmes et envers nos désirs.
( 23 septembre, 2015 )

La passion d’écrire

Suite à une question reçue hier, je vais de nouveau faire glisser ma plume sur ce sujet reccurent, l’écriture.
Dans ma vie de tous les jours, je pratique régulièrement afin de ne pas perdre la main par mes posts quotidiens sur ce blog. Je conserve ce petit plaisir pour ne pas perdre cette envie d’écrire car concernant mes romans, je suis en pause. Pourquoi ? Simplement parce qu’écrire n’est pas mon métier et lorsque je travaille, je donne le maximum d’énergie à mes élèves, ce qui me semble primordial mais j’en sors épuisée. Je n’ai donc aucune motivation pour me plonger dans un écrit complexe. Écrire ne se fait pas au hasard, il me faut du calme d’où, le seul instant propice reste les vacances. Que nul ne s’inquiète, l’encre ne séchera pas pour autant, nombreuses sont les idées que je continue à noter lorsqu’elles arrivent. Faire une pause s’avère régulièrement nécessaire. Je pense que ce besoin est inconnu pour les personnes qui ne travaillent pas ou qui en font leurs revenus. Ce n’est pas mon cas. Je profite de mes DA pour m’octroyer de petits extras mais le beurre que je mets dans la marmite reste à la sueur de mon front. Ainsi, je garde le vrai plaisir d’écrire qui n’a rien à voir avec l’édition sous toutes ses formes. Je n’écris pas et je n’ai jamais écrit pour être publiée. Cela s’est fait sans le vouloir et je constate qu’aujourd’hui, je ne ressens plus cette euphorie à vendre que j’avais à mes débuts. Je me suis recentrée sur le seul, le vrai plaisir : écrire.
Lorsque j’avais écrit Rouge, je n’étais pas encore Hashimoto et l’envolée prodigieuse des ventes, le succès des retours fut enivrant. Mais au final superficiel et éphémère. Aujourd’hui, j’apprécie et savoure les retours sympathiques et sincères de mes fidèles lecteurs mais je ne suis et ne serai pas prête à quitter mon cocon adoré pour une pseudo gloire, certainement illusoire, d’où mon refus régulier à des maisons d’édition dont pourtant beaucoup d’auteurs rêveraient. Curieusement, je m’en étonne, je continue à recevoir des contrats presque quinze mois plus tard à des romans publiés ! Certains grinceraient des dents de savoir les refus que je fais mais vous ne verriez qu’un sourire amusé sur mes lèvres. Quand je lis la course aux grandes maisons de certains, j’ai envie de leur dire, n’y perdez pas qui vous êtes où ce que vous êtes. Restez vous !  Le monde de l’édition comme celui de la politique ou même de l’éducation nationale est un monde de requins. On peut s’y noyer sous les formulations sucrées, les promesses dorées mais on y perd aussi sa propre essence. Ne pas mélanger le besoin d’écrire pour une mauvaise raison et celui d’écrire pour le semble plaisir de ressentir les mots.
Ces retours amicaux me confortent juste dans ma qualité d’écrivain mais Écrire reste aujourd’hui pour moi un outil de pur plaisir tout comme à l’époque où je noircissais des lettres avec passion à mes amis. En amour souvent la passion ralentit, pour moi ce serait le cas avec l’écriture si je m’imposais des chaînes. Je préfère donc continuer à prendre plaisir à écrire tout en gérant mon temps autrement. Je ne vis pas pour l’écriture. J’ai mille autres centres d’intérêts.  À un moment, ce besoin était certainement vital, un moyen de crier ce que j’avais sur le coeur, le trop plein émotionnel qui m’inondait.
Ce temps est révolu. Je n’écris plus que lorsque je le peux, lorsque je le sens, lorsque j’en ai envie. Toujours un besoin quotidien par ce blog, toujours un pur désir.
Mais ces dernières semaines, la lecture a repris sa place de choix étant actuellement jury dans un prix littéraire et co-lectrice pour une maison d’édition ce qui me demande un surcoût de temps mais qui s’avère pour quelques semaines un autre passe-temps fort agréable, passionnant, me permettant de découvrir de bons ou mauvais auteurs.
En conclusion, pour en revenir à mon point de départ, Antoine est au repos stoppé dans son élan en plein chapitre 21 mais pas pour longtemps. Je peaufine régulièrement ces premiers chapitres avant de lui redonner vie en force à la Toussaint pour un dénouement fort en émotions. Sa sortie sera pour 2016. Je suis toujours à la recherche d’un titre !
( 22 septembre, 2015 )

Qu’est-ce qu’être sage ?

 

Question phare dont on diffuse pourtant sans limite les recommandations : Sois sage ! Tiens-toi tranquille ! Si tu n’es pas sage, il va t’arriver des ennuis !
Mais est-ce si merveilleux d’être sage ? La sagesse suppose, certes, un certain savoir mais à côté de cela, être sage ne s’avère-y-il pas foncièrement ennuyeux ?
Ce sera la petite bourgeoise qui acquiescera chaque parole de son compagnon, ravalant ses émotions ou sa jalousie jusqu’au jour où le démon l’emportera vers des situations diaboliques. Ce sera le premier de la classe qui n’osera jamais faire la moindre bêtise de peur de perdre son statut, l’employé modèle qui sacrifiera sa vie privée à son labeur simplement pour garder son étiquette.
Etre sage, c’est désirer les choses possibles, ce qui est bien pour nous.
Et la passion dans tout ça ?
Franchement ? Oubliez d’être sage car vivre c’est justement oser dépasser ses limites et c’est ce grain de folie qui nous guide vers le succès, même si ce grain de folie n’est pas toujours très très sage.
( 21 septembre, 2015 )

Ma vie a changé avec Hashimoto mais je suis vivante

Merci aux premières personnes ayant lu mon essai qui me font des retours plein de gentillesse.
Ayant peu parlé vraiment de moi dans ce livre, certains me demandent où j’en suis aujourd’hui.
J’ai donc décidé de mettre cartes sur table et de dire ce que fut ma vie et ce qu’elle est maintenant.
Avant, j’étais une femme dynamique, toujours partante pour un jogging, une partie de tennis, une ballade de plusieurs heures, des soirées interminables. C’était avant ! Aujourd’hui, je choisis avec réflexion mes sorties, préférant des promenades dans la nature ou en bord de mer, à pied ou à vélo. Je ne me disperse plus. J’ai appris à ne plus agir sur un coup de tête, choisissant mes projets de vie.
Hashimoto m’aurait-il rendue raisonnable ?
Avant, j’étais une pile électrique, enchaînant mille choses à la fois, dormant peu, épuisant presque mon entourage. Aujourd’hui, je savoure chaque minute. J’ai découvert le plaisir d’une sieste d’abord par obligation au début de ma maladie puis maintenant juste pour le plaisir de récupérer ou de me poser en lisant. Je ne brasse plus du vent autant en actes qu’en paroles, je déguste les instants précieux qui jalonnent ma route.
Avant, j’étais une gourmande, me goinfrant de glaces, chantilly, et aliments bien gras. Aujourd’hui, je n’ai plus d’autres choix que de supprimer les laitages et limiter les mets pouvant dérégler mon organisme. Qu’à cela ne tienne ! Je suis toujours gourmande mais je n’ai pas renoncé aux restaurants où je continue d’aller régulièrement. Faire attention, ne veut pas dire se priver. Le plaisir sous toutes ses formes restent l’élément clé d’un bon équilibre.
Avant, je supportais toutes les critiques, les réflexions malveillantes même si elles étaient injustes. Aujourd’hui, Hashimoto a laissé des traces indélébiles. Je suis plus sensible. Je m’autorise le droit de pleurer devant une scène triste, face à un souvenir qui me blesse encore, mais je choisis surtout de me protéger des personnes négatives. Je m’éloigne des conflits, fais des tris réguliers quand j’entends certains ragots revenir à mes oreilles. J’ai ainsi retrouvé une force intérieure que j’espère ne plus jamais perdre.
Avant, j’ai baissé les bras avec Hashimoto. La découverte de la maladie faisant suite à une trahison qui m’a anéantie fut terrible. J’ai renoncé à vivre un temps, m’isolant, n’ayant plus confiance en moi. Cette maladie m’avait atteinte en profondeur en me ralentissant. Je n’avais plus de repères, plus de mémoire. Je doutais de moi.  J’ai mis un an à stabiliser correctement mon traitement même si ce dernier se dérègle au moindre stress. Alors, j’ai décidé de changer mon fusil d’épaule, accepté de ne plus jamais être ce que j’étais avant ce qui ne voulait pas dire que ce que je suis aujourd’hui n’est pas mieux. Ce passage était nécessaire.
Je ne regrette ni d’avoir vécu cette maladie, ni d’avoir aimé, ni d’avoir été. Je regrette juste que certaines personnes ne soient pas revenues vers moi une fois la tempête passée, juste pour s’expliquer. On est tous otages du destin.
Aujourd’hui, je suis peut-être plus sensible, plus emphatique mais est-ce au final une mauvaise chose ? Je ne fais plus que ce que j’ai envie de faire et ne me sens plus obligée de courber l’échine que ce soit dans la vie ou dans mon travail pour faire plaisir. Je ne fais plus que ce en quoi je crois.
Oui, avant j’étais différente. Avant j’abattais un travail de titan. Aujourd’hui, je prends juste le temps de vivre. Au final, mon travail n’en est pas moins bon et surtout j’apprécie chaque instant que je vis.
J’ai toujours vécu avec passion et Hashimoto ne m’a pas changé sur ce point. J’ai juste adapté mon rythme.
Je n’ai aucun regret. Longtemps, je m’en suis voulu d’avoir cette maladie. Je me sentais coupable de me détruire. Ce n’est plus le cas. Je n’en veux à personne. Cela devait être. J’ai fait des choix, peut être que je m’étais  trompée sur certains, peut-être pas, je ne le saurai jamais. J’ai choisi de ne garder que le meilleur, les jolis souvenirs d’une période de vie qui m’ont conduit à écrire. Aujourd’hui, vous êtes nombreux à me suivre et je vous en remercie. Hashimoto m’a donné une nouvelle orientation de vie et je l’accepte car la vie est ce qu’il y a de plus beau.
On peut vivre avec Hashimoto. Personne ne sait ce que fait votre thyroïde à l’intérieur de vous. On oublie souvent que vous êtes malade. Au final, c’est bien. Faites simplement comprendre à ceux qui se posent des questions comment et pourquoi vous avez changé. C’est important de mettre vos propres mots sur vos maux. Que vous soyez atteinte de cette maladie ou d’une autre similaire, invisible, vous transformant de l’intérieur, n’ayez pas peur de le dire. Vous en avez  le droit d’être différent mais surtout de restez vivants !
Pour rappel : Hashimoto mon amour aux Editions Les Ateliers de Grandhoux.
Commandes possibles directement à l’éditeur ou dans les librairies.
Rejoignez-nous pour créer ensemble une association, malades, familles, médecins, chercheurs, pharmaciens … Ensemble, on sera plus forts !

 

( 20 septembre, 2015 )

La maltraitance

 

Hier, je parlais de we lâcher prise bien entaché par une triste constatation lors de ma visite à ma mère : la maltraitance des personnes âgées. Je reste sans voix face à une situation qui dépasse mon entendement. Vu le coût de ces lieux de vie ( c’est ainsi que l’on se doit de les appeler ), vu le fait que nous ne bénéficions pas de l’aide sociale, je pense que l’on s’attend à des soins adaptés. Et bien, ce n’est qu’une illusion ! Chutes perpétuelles dont on tait l’existence que l’on découvre par hasard en passant à l’improviste en découvrant la résidante ( c’est ainsi qu’il nomme pompeusement les personnes qui ont élu domicile dans cet institut ) sur le dos, avec une grosse bosse à la tête.
Je ne soulèverai même pas le problème de l’argent en espèce réclamé par certaines personnes mal intentionnées. J’ai décidé de lever le drapeau noir de la colère car il est honteux de négliger ainsi des personnes en état de faiblesse. La fin de vie dans une maison médicalisée est déjà assez lourde pour rajouter en plus cette solitude volontairement donnée par certains soignants furieux de ne pas arrondir en douce leur fin de mois. La maltraitance est condamnable par la loi et je m’insurge contre des procédés dénués d’empathie plongeant ma propre mère dans un tel désarroi jusqu’à la culpabiliser de ne pas offrir ce pourboire tant désiré pour recueillir quelques sourires. Mais seigneur, depuis quand un sourire est-il payant ? Depuis quand ne s’offre-t-il pas gratuitement ?
( 19 septembre, 2015 )

Le lâcher prise

 

Bonheur du week-end bien mérité où nous pouvons souffler et lâcher prise, chose pas si facile à faire. Notre société nous oblige à vivre telles des piles électriques en surchauffe et chaque fin de semaine, nous atteignons nos limites, notre point de saturation. Nous passons la semaine à offrir le meilleur de nous-mêmes jusqu’à épuiser notre énergie. Un simple week-end suffit-il à nous remettre sur pied ?
Une chose est sûre, cela s’apprend et on peut y arriver puisque j’ai réussi. Lâcher prise sur une rancoeur, sur une peur, sur une déception. C’est loin d’être simple car il est bien plus facile de s’accrocher à une illusion plutôt que d’affronter la réalité. C’est le « pardonnez-moi » que l’on attend parfois des mois, voire des années, c’est la peur de faire une nouvelle erreur, c’est l’angoisse de ne pas bien faire. Il faut vraiment oser faire ce pas de géant, se dire que l’on a le droit d’avoir peur, que les excuses ou les pourquoi ne viendront jamais tout comme l’erreur est une chose possible, pardonnable tout simplement parce que c’est ce qui fait de nous des êtres humains.
Le lâcher prise c’est être capable de dire : pardonne moi d’être ce que je suis, pardonne moi mes erreurs, pardonne moi de t’aimer, pardonne moi de ne pas être parfaite mais surtout, je pense que c’est le plus important : je ME pardonne d’être ce que je suis, de m’être parfois trompée, de n’avoir pas fait toujours les bons choix. Mais voilà, je suis vivante et je compte bien en profiter !
( 18 septembre, 2015 )

La culture

Riche idée que ces journées du patrimoine qui ouvrent la culture à des personnes n’y ayant pas accès. Pour ma part, je vais faire découvrir grâce aux archives de ma ville, un peu d’histoire culturelle à mes élèves. Un moment où l’on peut travailler autrement. La culture se perd, tout comme la lecture, malheureusement. Pourtant il reste encore de vrais lecteurs et si vous êtes comme moi, addicts aux livres, vous devez avoir une montagne de bouquins s’empilant jour après jour au chevet de votre lit. Ne pouvant résister à une nouveauté, je me retrouve régulièrement avec le dilemme : Quel livre choisir ? Tristes seront certains qui m’ont envoyé leur roman mais ces jours-ci je n’ai pu résister à la tentation de me plonger dans le nouveau Grangé Lontano. Pour le moment, je ne suis pas déçue et ne m’attarderai pas sur ce blog. Les mordus me comprendront, L’appel de la suite est bien trop forte.

( 17 septembre, 2015 )

La baguette magique de nos illusions.

Abracadabra. Qui ne possède pas une baguette magique avec laquelle il va parfois réinventer un monde qui n’existe que dans ses rêves ? L’artiste frustré de ne vendre aucun tableau ? La femme amoureuse d’un homme qui ne la regarde pas ? L’employé guettant un sourire, vain, de son illustre patron ? Abracadabra. La magie prend forme. Les couleurs si noires sur la toile se peignent de lumière, l’homme pourtant marié, succombe enfin au charme de sa charmante voisine, le patron donne enfin une responsabilité à l’homme insignifiant. Pour quelques instants sortis du temps, une scène se joue haut en couleur, pleine de rires, d’espoir. Mais la magie ne dure jamais. Sur les douze coups de minuit, chacun reprend sa place. La gloire, l’amour, la reconnaissance, tout disparaît pour ne laisser qu’un simple souvenir, une sorte de rêve éveillé. Au lieu de jouer à l’apprenti sorcier sur l’échiquier de la vie ne serait-il pas plutôt souhaitable de simplement vivre avec sincérité, en se fixant juste des rêves réalisables. Viser l’impossible peut apporter beaucoup de larmes. Contentons-nous déjà du possible.

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