( 15 octobre, 2014 )

On est tous des survivants

 

Plongée dans une discussion passionnante avec une personne d’une autre époque, je reste comme éblouie par sa conclusion : » Vous, moi, nous sommes tous des survivants, survivants des camps, survivants de la vie ! »
Un peu déprimée par de mauvais résultats médicaux, Hashimoto qui ne m’épargne pas, cette remarque s’avère être une vraie bouffée d’oxygène. Survivante d’une vie pleine de moments de bonheur et de larmes versées, survivante d’idées pour lesquelles je me suis battues, auxquelles je crois, que je revendique, survivante malgré les coups reçus par derrière dont je ne comprends toujours pas la raison ni le sens ( mais y en a-t-il ?) qui m’ont forcée à me blinder et  à avancer.
J’aime cette pensée. Se dire qu’au fond, malgré nos différences, vous, moi, nous sommes tous des survivants de quelque chose et grâce à cette force que possède TOUS les survivants et bien nous allons continuer à nous battre pour continuer de vivre, tout simplement.
( 14 octobre, 2014 )

Les livres qui se vendent.

Après le livre de Valérie T, dont j’ai déjà parlé, voilà le livre de Sem*** qui fait la une des ventes !

Pauvre France ! Comment nous, petits romanciers pouvons-nous faire le poids face à cette force médiatique de bien mauvais goût ? Finalement, il suffit d’avoir de sérieux contacts dans le milieu, de faire du lèche botte aux journalistes, d’arroser peut-être même les groupes de diffusion et on fait d’un navet, un best-seller. Triste pays où la culture rime avec scandales, cancans et histoire de fesses.
Quoique à bien y réfléchir, la littérature est à l’image de la société, à l’affût du moindre coup de coeur qui pourrait faire couler de l’encre, piaffer les commères aux sorties des écoles ou s’insurger toutes personnes frustrées en mal d’amour. Le monde se délectant au final des erreurs de chacun oubliant que nous sommes pourtant, tous, des êtres humains susceptibles de verser des larmes de sang.
Info pour les lecteurs qui se sont inquietés. Je n’ai plus internet depuis quelques jours afin de remédier definitivement, je l’espère, à ces  » arponnages » sur mon adresse IP. Je continuerai à poster mais c’est plus compliqué . Merci de vous être inquiètés.
( 13 octobre, 2014 )

Le temps qui passe ne s’arrête pas

Avez-vous déjà eu l’envie de stopper, juste un jour, les aiguilles du temps ? Refuser qu’elles avancent parce que vous savez que les jours qui vont arriver seront difficiles, fatigants ? Stopper cette course contre la montre qui nous oblige, bien malgré nous, à renoncer à des instants qui nous procureraient du bonheur à l’état pur. Combien d’entre vous, qui me lisez, ont prononcé un jour ces mots :  » je n’ai pas le temps ! « . Pourquoi, là est peut-être toute la question, ne prenons-nous pas ce temps, ne voulons-nous pas le prendre, invoquant des prétextes parfois stupides : trop de travail, une famille trop étouffante alors qu’au fond, c’est notre peur de sortir de notre petit terrier nous paralyse.
Une personne, un jour m’a susurré : Je n’ai pas de temps, je voudrais bien pouvoir mais, c’est impossible. La vie depuis m’a appris que rien n’est impossible. Seule notre mort peut nous empêcher de vivre un rêve. Alors, certes, nul ne peut stopper les aiguilles du temps, mais nous pouvons tous tenter d’en profiter au maximum, ne tournons pas le dos à ce geste d’amitié qui nous est offert, à ce sourire qui nous est donné, à ce rêve qui est à notre portée. Ne renonçons pas à vivre parce que le temps nous semble trop court. Savourons au contraire ces minutes magiques entre toutes, ces instants où par un regard nous avons juste envie de dire à l’autre : merci d’exister.

( 12 octobre, 2014 )

Coup de sang : respect des femmes

 

Saturée de lire des témoignages de femmes bafouées et dédaignées par les hommes, écœurée de l’attitude de certains …

Coup de gueule aujourd’hui contre l’image que certaines pétasses ( et le mot n’est pas assez fort ) renvoient des femmes sur les réseaux sociaux, alignant photos dénudées de profil ou de couverture, entourées de peau de panthère ou de serpent dont nul ne peut ignorer la connotation sexuelle évidente , se dissimulant derrière des profils de jeux Facebook, afin de mieux recruter de pauvres types à l’esprit limité. Honte également aux hommes accros à ces femmes, manquant de discrétion et de respect vis à vis de leur conjointe ou de la femme qu’ils disent aimer, s’évertuant à conserver de tels profils au lieu de les bloquer.
Vice de ce XXI siècle grivois, limite provocateur détruisant ainsi amour et illusion.
 Tant de femmes aujourd’hui souffrent de cet irrespect masculin, pleurent sans que nul ne sache leur souffrance. Hommes poussant des femmes jusqu’à perdre confiance en elles alors qu’elles valent mille fois mieux que ces bombasses aux seins refaits.
 Messieurs, vous voulez un plan cul, sortez des réseaux sociaux, il y a des hôtels partout et un peu de discrétion bordel. La femme n’est pas un objet, la vie n’est pas un jeu.
Mesdames, femmes publiquement humiliées, ridiculisées sur Facebook, éclatez-vous aussi sans aucun scrupule. Vos époux ne vous méritent pas.
Que le regard du miroir soit criant de beauté et non comparaison biaisée.
( 11 octobre, 2014 )

Pensée du jour

 » L’ennui dans ce monde, c’est que les idiots sont sûrs d’eux et les gens sensés pleins de doutes » Russel.

Éreintée, je n’ai pas le courage de philosopher juste d’applaudir cet auteur qui dit des mots si vrais. Fatiguée de croiser tant de conneries quotidiennement. Usée de devoir tant donner dans le vide à chaque instant, sans jamais recevoir le moindre merci. Pourquoi notre société a-t-elle cette aisance à casser et à détruire en omettant la plupart du temps de suivre le rayon de lumière que l’on diffuse sans modération. Fichu mêtier où l’on doit subir le négativisme des parents, aigris par la crise et à qui il faut irrémédiablement un bouc émissaires. Il y a des jours comme aujourd’hui où le doute m’envahit et malgré le temps incalculable que je passe à tenter de bien faire, je m’interroge et finis par me dire : À quoi tout cela sert-il ? Il y a aura toujours sur ma route des cons pour tout gâcher !
Demain sera un autre jour …
( 10 octobre, 2014 )

Le petit bonheur

Constatant avec tristesse que les gens ne savent plus être heureux, j’ai envie aujourd’hui de parler du petit bonheur.
Le bonheur de tous les jours : le sourire d’un enfant content de savoir que l’on est là , le coucou d’un ami ou d’un proche qui a pensé à nous.
Les  » tout petits » bonheurs que l’on ne pense pas important et qui pourtant vont illuminer notre journée.
Le magnifique bouquet de fleurs que l’on a reçu en fin d’année , signe de paix et d’amitié dessinant des milliers de paillettes dans nos regards émerveillés, même si ensuite la raison cachée est moins louable , peu importe, ce petit bonheur a eu le mérite d’exister , les petits dessins que les élèves gribouillent sur une feuille blanche avec des mots sortant du coeur : » tu es la meilleure « .
Ces petits bonheurs qui ne parlent qu’à nous, qui ne sont que pour nous.
La jolie chronique qui nous fait rougir de plaisir, le lecteur qui dit avoir aimé notre livre.
Ces instants qui nous font croire que nous sommes utiles, que le soleil brille infiniment, que le bonheur existe tout simplement.
Ces petits bonheurs dont on se souviendra longtemps lorsque la grisaille envahira nos pensées, lorsque le doute nous transpercera, ces petits bonheurs seront toujours là pour nous rappeler qu’à travers eux, le verbe aimer fut à jamais conjuguer.
( 9 octobre, 2014 )

La mélancolie

L’automne, bien présent, est pour beaucoup synonyme de mélancolie. Certains vous donneront sûrement une raison purement médicale à ce mal être qui touche bon nombre de personnes : l’absence de soleil rimant avec légèreté, le froid incitant chaque individu à rester cloîtré et de ce fait à s’isoler. J’ai tendance à penser que la mélancolie hivernale est une bonne chose. Elle nous permet de nous isoler et de mieux combattre les difficultés du monde du travail. La mélancolie conduit souvent à la nostalgie, sentiment créateur chez nous, les gribouilleurs. Le passé se dessine sous mille formes, se contorsionnant, se mélangeant, prenant même des possibilités imaginaires. Si on sait rester positif, cette époque est un véritable tremplin pour une future année créative alors autorisons-nous à croiser madame Nostalgie le temps d’un instant et madame Création le suivra comme son ombre.

( 8 octobre, 2014 )

La lettre

 

À quoi ça sert une lettre ? Question d’une de mes midinettes. Et oui ! Génération émail qui n’imagine même plus écrire un courrier ( ce que nous faisons pourtant par le biais d’une correspondance)
Au fond, pourquoi une lettre plutôt qu’un mail ? Me demanda un autre, fatigué au bout de cinq minutes d’avoir écrit juste une ligne. Plus rapide de taper sur un ordi et pourtant, pour moi, une lettre, LA lettre, ne peut qu’être manuscrite. Une lettre qui sort sous Word est juste un simulacre de lettres. Nul ne peut en savoir l’origine ou l’expéditeur. Pour l’avoir vécue, il suffit juste d’une signature gribouillée et vlan, on se retrouve expéditeur d’une lettre que l’on n’a pas écrite, et les ennuis en prime ! Merci le modernisme !
 C’est pour cela, ceux qui me connaissent depuis des années le savent,  mes courriers, mes cartes sont toutes écrites à la main. C’est plus que des mots qui y sont posés, c’est un peu mon âme. Une lettre manuscrite est réfléchie, chaque mot est posée car contrairement à l’ordinateur, une fois sur le papier, on ne peut le changer. Mes mots auront donc plus de force, plus de flammes, mes mots seront simplement vrais. Si le destinataire aime entendre les sons vibrer, il pourra presque toucher mes larmes ou voir mon rire se dessiner. Écrire une lettre c’est presque dire je t’aime, tu es mon ami, je te fais confiance et je reconnais qui tu es …
J’adore lire des lettres venant de mes ancêtres, des feuilles noircies à l’encre noire sur du papier jauni par les années, relire les petits bouts de papier sur lesquels mes enfants ont tracé de jolies phrases.
Une lettre se respecte. Une lettre est magique. Une lettre est un cadeau immense offert à l’autre.
Rien de pire que les individus, dénués de sensibilité qui pour se faire bien voir par leurs collègues ou amis vont dénigrer ces lettres, allant parfois jusqu’à offrir leur contenu à tout va. Trahison suprême. Une lettre n’est pas faite pour être passée de main en main. Je n’ai jamais compris ces gens qui sous de faux prétextes vont faire lire des lettres manuscrites à des tiers. Ils n’en veulent plus, ils les détruisent tout simplement. Quelle perfidie pousse quelqu’un à vouloir salir les émotions d’un tiers ?
Un élève me disait justement : Tu ne liras à personne la lettre que j’envoie à mon correspondant ? Bien sûr que non ! Honte à ceux qui violent ainsi les secrets ou les sentiments  pour des raisons souvent très égoïstes.
 Comme je le dis régulièrement sur ce blog : on ne joue pas avec les sentiments des autres. La vie n’est pas un jeu ! Il n’y a que dans nos romans où c’est le cas !
Lorsque j’écris une phrase à la main, je fais un don de moi. C’est pour cette raison que je n’offre jamais un livre qui n’est pas dédicacé. Afin que ce petit lien magique qui unit les êtres persistent à jamais …
( 7 octobre, 2014 )

Jalousie, quand tu nous tiens ..,

 

Hier, j’ai eu le plaisir de lire via Linkedln, un magnifique hommage réalisé par une journaliste sur mes deux livres ( le post se trouve sur ma page Facebook Rouge-Polar) . Je fus touchée aux larmes. Cette reconnaissance, discrète mais sincère m’a fait vraiment plaisir. Merci encore Anastasia.
Ce qui m’a par contre beaucoup amusée, c’est la façon dont cette personne a découvert mon livre. Lors d’un salon, elle a croisé un auteur qui me cassait du sucre sur le dos, jugeant mon livre Rouge sans saveur. Les critiques négatives me laissent de marbre si elles ne sont pas constructives et me dire que mon livre est sans saveur ne veut rien dire. C’est un peu comme dire qu’un gâteau n’est pas bon ! Tout dépend du goût de chacun. L’un l’aimera car il dégouline de chocolats et à l’inverse, l’autre détestera car il y est allergique. Au final, cette critique qui devait être une sorte d’aiguillon bien aiguisée, au lieu de faire fuir cette personne, m’a fait gagner deux ventes et une chronique très positive. Ah jalousie, quand tu nous tiens ! J’ai souvent des messages un peu agressifs de certains auteurs, surtout autoédités , ne supportant pas que mes ventes grossissent alors que je ne fais ni salon, ni dédicace. Heureusement que les copines du groupe Edilivre sont solidaires et fidèles et je les remercie d’être là. Je n’arriverais jamais à comprendre ce sentiment de jalousie. Si encore, je vendais 250 000 livres, je comprendrais ! Mais quelques centaines !!!!  Être prêt à tout pour démolir quelqu’un simplement parce que l’intuition nous dit que l’autre est susceptible ( ce qui n’est qu’une supposition !) de nous faire de l’ombre ! Balivernes ! Un livre ne peut nuire à un autre auteur sauf s’il écrit sur le même thème ( et encore !) mais sinon, c’est une imbécilité ! Soutenons plutôt nos pairs au lieu de nous rentrer dedans.
Je soutiens chaque livre que j’achète des nouveaux auteurs même si je n’aime pas parfois certains livres.
‘Je suis un peu désabusée ce matin. La jalousie, je l’ai croisé plusieurs fois dans mon travail. Je n’ai jamais compris pourquoi ! Je ne me sens pas exceptionnelle et pourtant des collègues amis m’ont regulierement durant ma carrière fair des petits coups bas ! Mais là, en écriture ! Je ne suis pas le prix Goncourt !
Que ces gens doivent être peu sûrs d’eux pour etre si jaloux.
Halte à la jalousie ! La seule que je comprenne, c’est la jalousie amoureuse. Possessive par nature, je n’ai jamais supporté de partager un homme donc je conçois qu’une femme amoureuse soit prête à tout pour ne pas perdre l’amour de sa vie.
Un homme, mais pas un roman ! :)
( 6 octobre, 2014 )

Assumer sa sexualité

 » Tu veux ou tu veux pas », le nouveau film joué par Sophie Marceau, toujours aussi belle et Patrick Bruel, fait couler beaucoup d’encre. Outre le scénario, un peu simpliste, le jeu des acteurs apportant un certain charme, ce film reste une série B, pourtant l’idée aurait vraiment mérité un bien meilleur scénario. Oser parler au XXI siècle de l’addiction sexuelle, sujet tabou entre tous, mettre des mots sur des stéréotypes qui choquent, c’est un pas en avant. Une femme revendiquant son plaisir, l’assumant même si celui-ci est débridé choque. Un homme avec une sexualité hors norme inspirera le respect de la part de ses pairs. Comme diraient nos amis marseillais :  » Mazette, il a tiré son coup six fois aujourd’hui ! Quant à la fille du Gérard, c’est une vraie pétasse. Elle a baisé avec deux gars cette semaine. Elle a le feu au cul. »

Tout est dit ! Pourquoi une telle différence entre l’homme et la femme ?

Combien de couples, pourtant très amoureux au départ, constatent un échec dans leur union simplement parce que leurs désirs ne sont pas en phase. Madame, exténuée par son travail, les enfants, les longues soirées d’hiver et monsieur lapin qui ne pense qu’à satisfaire ses pulsions.

L’équilibre sexuel reste le ciment d’un couple. Un homme dit hors norme ne pourra se satisfaire d’une partenaire  » bien gentillette ». Le couple finira par prendre l’eau.

Combien de femmes, car oui, messieurs, les femmes aussi ont des fantasmes, ont envie d’une journée de folie, réagissant, salivant devant un joli popotin ou à un beau sourire, combien au final de vies brisées simplement parce que la société a décidé de brider le désir des femmes, les empêchant simplement d’avoir le droit de choisir avec qui elles vont coucher, les empêchant de le dire ! Combien d’hommes rêvent la nuit de telles femmes et fuient face à de tels désirs ?

Dernièrement lors d’une conversation, j’ai sursauté en entendant un des types énoncer :  »

N’importe comment, une femme n’a de désir que si elle tombe amoureuse. Fais là tomber amoureuse de toi et elle ouvrira ses cuisses. »

Ben voyons ! On se croirait au XIX !

Eh bien non, messieurs, les femmes ont le droit de désirer un homme sans que cela se transforme en affaire d’État, sans que cela mène au mariage, sans que le verbe aimer soit nécessairement conjugué. Une femme a le droit de pouvoir librement exprimer ses désirs, ses fantasmes. Ce n’est pas une exclusivité masculine et ce n’est pas parce qu’elle osera dire à un homme qu’elle a envie de lui qu’elle doit être qualifiée de traînée !

Gardez vos préjugés ! Et libérez-vous de vos frustrations.

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