( 4 juin, 2015 )

L’intérêt d’une chronique.

 

Un peu surprise en lisant dernièrement sur Facebook des propositions de chroniques payantes ! J’ai violemment réagi, m’insurgeant contre une telle pratique ! Comment une chronique peut-être s’avérée objective si la rédactrice perçoit de l’argent pour ce travail ? Pour moi, cela s’avère impossible.
Il y a des dizaines de chroniqueuses sur les blogs ou sites qui font ce travail bénévolement, pour le plus grand bonheur des lectrices. J’en suis beaucoup, toujours à l’affût des nouveautés. Preuve en est, je suis en pleine lecture de Dérapages de Danielle Thiery, fortement évaluée par l’une d’elle.
Une chronique s’écrit sous l’émotion, sur le plaisir ou non-plaisir d’une lecture, de l’attrait de l’ouvrage. Il m’arrive d’en écrire pour des coups de coeur mais voir des personnes demandant à se faire payer pour donner un avis, je suis choquée ! Ne peuvent se le permettre que les chroniqueurs de renoms et sur Facebook, nous en sommes loin !
Sincèrement, je n’irai pas acheter un livre passé par ce filet. Je trouve ce procédé biaisé. Une vraie émotion se vit, se partage et ne doit pas se faire payer !
( 3 juin, 2015 )

Le doute de l’écrivain

Régulièrement sur les groupes d’auteurs, la question récurrente du doute revient. Est-ce que j’écris quelque chose d’intéressant ? Devrais-je tout reprendre ? Vais-je avoir des lecteurs ? Vont-ils aimer ? Une fois le livre terminé, dans nos mains, ce doute reste présent.
Mise à part si l’on est une personne hautement narcissique comme j’en ai parfois croisée, on doute tous de nos écrits. Même un roman ultra travaillé avec un éditeur comme ce fut le cas pour Carla, me laisse pleine de doutes. Ai-je assez mis d’émotions dans mon texte ? N’aurais-je pas dû écrire avec plus de légèreté ou à l’inverse crier avec plus de conviction ? Et ma Carla, n’en ai-je pas fait une trop grande victime ? Mais après tout, elle représente les femmes et n’en est qu’un échantillon parmi des millions alors pourquoi je doute ?
Je ne suis jamais totalement satisfaite de mes romans mais j’avoue ne pas être de nature patiente et ne me verrais pas comme certains auteurs mettre dix ans à écrire une histoire. Rouge, par exemple, ne fut qu’un brouillon, une ébauche, sans vrai travail d’écriture. Je n’en avais pas envie. Son but n’était pas d’être publié, juste de me permettre de poser des émotions. J’aurai mille idées aujourd’hui pour le recommencer, autrement, différemment, un peu comme une histoire que l’on renoue, que l’on rêve de relancer. Mais il faudrait que j’ose, que j’ai le temps. J’y ai laissé beaucoup trop de moi, d’erreurs de styles et de sens. Je suis donc toujours aussi surprise lorsque je constate qu’il continue de se vendre au bout de dix-huit mois ! Un collègue ( un peu jaloux de mon succès même s’il refuse de l’avouer ) m’avait balancé que c’était un livre « facile » d’où son intérêt. Le petit pic un peu vache qui ne m’a même pas effleuré, m’a incitée à me demander : Est-ce mal d’écrire des livres faciles ? Aurais-je dû en avoir honte ? Tout comme Carla qui reste un livre accessible à tous. Aurait-il dû être automatiquement écrire pour un public intellectuel ? NON, je prône la culture pour tous et les Bac plus dix ne m’intéressent pas nécessairement sauf s’ils ont su rester humbles ( ce qui reste rare) . Je suis juste une petite gribouilleuse qui aime jouer avec les émotions des lecteurs, leur faire glisser une larme.
J’écris pour ceux qui ont envie de s’envoler dans mes mots, dans mes rêves, qui ont envie de découvrir des mots cachés derrière des mots, des vies cachées derrière des vies. J’écris pour ceux qui ont juste besoin d’un peu de fraîcheur. Ce n’est pas dans mes livres que l’on trouvera des phrases à la Proust. Je déteste lire moi-même des phrases à rallonge, hormis chez Zola ou Hugo.
Je préfère rester avec mes doutes de petite romancière méconnue, cela me motive à essayer de devenir meilleure, à pousser mes limites et à me dire que peut-être dans dix ans, je ne douterai plus de mes écrits.
( 2 juin, 2015 )

Sur un air de musique : Jean-Loup Abadie

Rencontre poétique avec un parolier hors norme dont les mots sonnent comme des notes de musique. D’un autre temps, diraient certains. Peut-être ? Mais ses mots ne sont-ils pas d’actualité …
Une chanson que l’on a tous écouté, unique car tellement vraie, dont on ne comprend vraiment le sens que lorsque l’on n’a plus vingt ans, chanté par le merveilleux Gabin …
Une chanson que mon père adorait, qu’il m’a fait découvrir  durant nos soirées d’hiver lorsque je n’étais encore qu’une gamine …
Cette chanson me fait penser aujourd’hui à un type insupportable que je côtoie régulièrement dans mon travail, un monsieur  » je sais tout, je fais tout bien, je sais ce qui est bien pour toi.  » il a mis à lui seul plus de bordel dans ma vie qu’un troupeau d’éléphants et je pense que le jour où il aura mon âge, il ne sera qu’un vieux con narcissique ..
À tous ceux qui arrivent à l’approche de la soixantaine, il reste encore tant de beaux moments à vivre. N’y renoncez pas parce que de petits cons prétentieux vous ont coupé l’herbe sous le pied. Eux ils ne savent pas ce que vous, vous savez !
Cette chanson me fait penser aussi à une autre personne qui aimait cet artiste, qui aimait les mots vrais, et qui me manque toujours.

Quand j’étais gosse, haut comme trois pommes,
J’parlais bien fort pour être un homme
J’disais, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS

C’était l’début, c’était l’printemps
Mais quand j’ai eu mes 18 ans
J’ai dit, JE SAIS, ça y est, cette fois JE SAIS

Et aujourd’hui, les jours où je m’retourne
J’regarde la terre où j’ai quand même fait les 100 pas
Et je n’sais toujours pas comment elle tourne !

Vers 25 ans, j’savais tout : l’amour, les roses, la vie, les sous
Tiens oui l’amour ! J’en avais fait tout le tour !

Et heureusement, comme les copains, j’avais pas mangé tout mon pain :
Au milieu de ma vie, j’ai encore appris.
C’que j’ai appris, ça tient en trois, quatre mots :

« Le jour où quelqu’un vous aime, il fait très beau,
j’peux pas mieux dire, il fait très beau !

C’est encore ce qui m’étonne dans la vie,
Moi qui suis à l’automne de ma vie
On oublie tant de soirs de tristesse
Mais jamais un matin de tendresse !

Toute ma jeunesse, j’ai voulu dire JE SAIS
Seulement, plus je cherchais, et puis moins j’ savais

Il y a 60 coups qui ont sonné à l’horloge
Je suis encore à ma fenêtre, je regarde, et j’m'interroge ?

Maintenant JE SAIS, JE SAIS QU’ON NE SAIT JAMAIS !

La vie, l’amour, l’argent, les amis et les roses
On ne sait jamais le bruit ni la couleur des choses
C’est tout c’que j’sais ! Mais ça, j’le SAIS… !

 

( 1 juin, 2015 )

Tout aurait été différent si …

Combien de fois prononçons-nous ce mot « si » dans notre vie ? Si j’étais riche, si j’étais en bonne santé, si … Mot pourtant insignifiant fait juste de deux minuscules petites lettres qui à elles seules pourraient refaire le monde, l’univers même.
Mais qu’en serait-il vraiment si nous avions la possibilité de jouer avec ce mot ?
Le problème n’étant pas « si j’étais  » mais  » si j’avais fait … »
Revenir en arrière ? Est-ce qu’inconsciemment je choisirais l’erreur ou une autre vie, un autre chemin ?
Si j’avais été capable de lire l’avenir, est-ce que j’aurais évité certaines bêtises ?
Et aujourd’hui, si je pouvais passer un coup d’éponge sur le tableau noir, est-ce que je conserverais tout de même quelques instants de lumière même s’ils furent douloureux ensuite ?
Nous sommes la résultante de notre passé, de nos choix. Ce sont eux qui nous déterminent.  Que serions-nous si les « si » nous permettaient réécrire l’histoire ? Notre histoire ?
Seriez-vous en train de lire ce blog et moi d’écrire quotidiennement des mots soignant les maux de certaines lectrices ou bien serais-je juste une femme lambda, occupée à faire des tartes dans sa cuisine pour sa famille ?
Que serions-nous sans les rencontres qui selon moi ne sont nullement le fruit du hasard ?
Certaines n’existent que pour nous pousser dans une direction, même si elles nous font verser des larmes, d’autres, insignifiantes auront pourtant un impact. Toutes s’avèrent utiles même les pires.
Depuis quelques temps, j’ai pris beaucoup de recul avec de nombreuses choses. J’ai surtout compris qu’il ne faut rien regretter, qu’il ne faut pas passer sa vie à méditer sur des « si ». Le passé ne peut pas être annulé, il ne peut être réécrit. Il est.
Mais notre force réside dans notre présent. Faire de chaque jour une réalité.
Ne pas remettre au lendemain nos rêves et nos projets.
Après, on reste humain, et on ne peut empêcher par moment les « si » …
Si tu étais encore là, si je n’avais pas écouté les autres, si j’avais cru en moi, si j’avais pu te dire ce que je ressentais, à quel point je t’aimais.  Mais ne pas s’y attardez …
L’avenir ne s’encombre pas de si …

 

( 31 mai, 2015 )

l’article de presse

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Rien de plus gratifiant que de voir dans un journal local un article de presse réalisé par une lectrice.
Se dire qu’au final, nos livres ont plu, ont marqué au point d’être mis en avant par quelqu’un d’autres que nous. Je doute que peu d’auteurs aient cette chance aussi rouge de plaisir, je dis une fois encore juste merci à cette vie qui me fait régulièrement de bien jolis cadeaux.
L’idée est superbe car honnêtement, lire un interview, cela vous donne envie de lire le livre ? Moi, pas ! Lire ce type d’articles donne envie de lire les livres de l’auteur. Preuve en est : trois Bleu commandés cette nuit et dont j’ai eu le plaisir de valider ce matin !
‘Quant aux autres, ils attendent Carla à la FNAC et qu’ils ne s’inquiètent pas ! Cela viendra vite !
Mah si toutes mes lectrices pouvaient faire comme Cécilia et proposer un article à leur journal local, ce serait vraiment génial …
( 30 mai, 2015 )

Que mettre comme livres dans sa valise pour cet été ?

Merci aux mordus de la lecture d’avoir mis ma trilogie  dans la liste des livres à lire cet été.
 Franchement ? C’est grandiose ! Juste après madame de Bovary :)
Ce sont des petits riens qui redonnent un véritable souffle, une seconde vie, m’accordant des ventes qui s’additionnent …
Alors, oui, aucune inquiétude ! Je ne suis pas prêté de cesser d’écrire même si le temps me manque. Mon prochain polar avance. Depuis Carla, grâce à mon éditrice, j’ai beaucoup appris sur le travail que l’on doit faire sur un livre , la réécriture, le rythme. Avant, j’écrivais sans presque me relire. Aujourd’hui, chaque chapitre est retravaillé au minimum une dizaine de fois. Je ne sais pas si au final, c’est mieux. Je sais juste que pour moi, c’est tenter d’aller toujours plus loin.
Si vous saviez le sac d’idées bouillonnant sous mon crâne que ce soit sur des sujets policier, roman ou autres. Je manque juste de temps. Mais tout sera un jour sur papier. Promis !
Quand je pense à mes premières lignes de Rouge écrites il y a 5 ans presque jour pour jour, textes disparus, volatilisés par une personne malveillante, par ma bêtise aussi de n’avoir rien sauvegardé. Rouge qui n’était pas un polar, juste un simple roman de vie, de passion, de mots. Rouge dont sept chapitres me furent dérobés plusieurs mois plus tard avec violence laissant des traces m’offrant Rouge, changé pour être celui que vous connaissez. Parfois, je me demande si un jour, cette autre version refera surface  ou elle n’était née que pour dire que certaines choses n’auraient pas du exister.
J’en ai presque oublié chaque mot et c’est un de mes plus grands regrets. À Antoine Bourgnon , si tu avais pu vraiment exister, tu aurais trouvé à qui profitait ce crime ! Peut-être pas à ceux auxquels je pensais au départ ? j’ai vu une pelote tellement emmêlée depuis que je n’aurais jamais ni la force ni l’envie de tirer le fil. Et pourtant, ma curiosité reste frustrée ! faute de savoir, comme le dit Anne-ju, foncez sur la trilogie pour vos vacances au soleil !
n’hésitez plus à acheter Rouge, Blanc et Bleu aux Éditions Edilivre, en ligne sur Fnac et Amazoe, sans oublier Carla même s’il ne reste que peu d’exemplaires ! Été ensoleillé garanti ! C’est promis !

 

( 29 mai, 2015 )

La paix, un besoin vital.

Au travail, sur Facebook, on n’entend résonner que ces mots  » Je n’ai pas le moral ! ». Pire qu’un phénomème de société, c’est un véritable fléau. Toute ma vie, en dehors de la période maudite du baby blues, j’ai toujours échappé à cette négativité, malgré la perte de mon fils, mon divorce, la perte de personnes qui comptait beaucoup pour moi. J’ai, comme tout le monde, versé quelques larmes mais  toujours rebondi, vite et plus forte. Ces derniers temps, alors que ma vie est agréable, si ce ne sont mes soucis avec ma mère et mon boulot qui me dévore, tout va plutôt bien et pourtant je me sens happée par cette nostalgie collective, n’arrivant pas à façonner un avenir en couleur. Je n’en suis ni à la phase maladive de la dépression, ni au dégoût de la vie, mais pour la première fois de ma vie, je suis nostalgique. Une collègue me disait hier : » C’est notre âge ! » Un peu déprimant de se dire que l’âge a un lien avec cette lassitude, cette envie d’être seule, tranquille, d’avoir la paix. Le nouveau rythme scolaire y est certainement pour beaucoup. Du bruit cinq jours d’affilés non stop, la tension nerveuse face à des classes de plus en plus chargées et de plus en plus difficiles. Même les jeunes n’y arrivent plus ! Alors, nous, les dinosaures !  Je ne fais que repenser à une phrase d’une auteure rencontrée Samedi :  » Pense à toi, à ton être, c’est ce qui importe le plus ! »
Ce besoin de retrait, de m’éloigner du bruit, du monde m’est nécessaire et pourtant j’aimerais tant être une artiste et pouvoir dessiner sur la toile des papillons de toutes les couleurs afin juste d’égayer un peu notre société si pessimiste, pouvoir entendre de nouveau certaines personnes chanter des mots à mes oreilles, partager des passions, découvrir de nouvelles choses, pouvoir avoir le temps de prendre le temps. Plus que quelques semaines et je pourrais de nouveau plonger dans mes mots, m’embarquer avec Antoine Bourgnon et ses acolytes, et qui sait ? Ressentir de nouveau des papillons dans mes yeux ?
( 28 mai, 2015 )

Pardonner une trahison …

 

Suite à mon post de Mai, j’ai reçu de nombreux témoignages bouleversants dont beaucoup me demandent d’approfondir ces deux questions : Comment oublier ? Comment une trahison fut-elle possible ?
Je n’ai de réponse à aucune question sinon j’en écrirai un livre et ferai fortune. C’est un sujet si difficile. Mais à Maryse, je dirais juste, essayez ! Ne renoncez pas à votre  » être » comme me l’a dit dernièrement une jolie rencontre.
Il est très difficile d’oublier, bien plus difficile que de pardonner car même si le premier réflexe de chaque être humain est de se mettre en défense en rejetant la faute sur l’autre, avec le temps, les années parfois, on prend conscience que l’on n’est pas trahi par n’importe qui. On a inconsciemment favorisé voire provoqué cette trahison. La preuve, certaines personnes ne nous trahiront jamais. D’autres, nous le savions sans vouloir le voir.
 Le pardon est symboliquement possible lorsque l’on accepte notre part de responsabilité. Même si nous ne sommes pas responsables au sens propre de cette trahison, elle n’a pu exister que grâce à une étincelle, une allumette qui fut grattée, une petite flammèche que l’on a volontairement renoncé à voir s’embraser. Comme le montre ces exemples extraits des témoignages reçus : le regard troublant, le regard jaloux, le diplôme de l’autre, l’augmentation, la promotion, la réussite du rêve, le transfert, la peur de perdre, la peur de gagner, la peur d’aimer, la jalousie etc . Mille raisons sont possibles. L’autre ne fut au final que le catalyseur d’une histoire d’amour ou d’amitié dont l’énergie ne passait pas correctement. Si cette trahison fait toujours si mal, si elle est toujours si difficile à oublier, c’est simplement parce que l’on se refuse à se poser soi-même en responsable. Pourtant on l’est tous. Comme dit si bien la chanson  » On ne choisit pas qui on aime  » mais on choisit d’accepter cet amour ou de le refuser. Si on accepte l’autre, on va alors accepter la possibilité d’être trahie un jour. Il ne faut pas l’occulter. Le sachant, l’acceptant au départ, on évitera nécessairement les erreurs faciles, celles d’attiser la parano du copain qui veut nous protéger, la jalousie de la copine qui veut devenir chef à notre place ou de la femme de l’homme que l’on aime ou que l’on convoite en secret, l’exigence parfois violente de l’amante envers son amoureux casé, les promesses non tenues, les secrets et les non dits , et j’en passe. Tout ce qui tisse un toile d’araignée autour d’une relation la fragilisant, ouvrant une faille. Un ami m’a dit il y a vingt ans cette phrase célèbre  » Pour vivre heureux, vivons cachés. » À l’époque, j’étais encore assez jeune, pas très sage et je n’en comprenais pas le sens. Aujourd’hui, je sais qu’il est difficile de maintenir une stabilité dans ce qui nous tient le plus à coeur que ce soit nos relations amicales ou amoureuses, note travail, notre santé, notre moral.
Le monde extérieur est semblable à cette allumette sur le point de prendre feu et de tout faire exploser.
Certains amours, certaines amitiés ne sont faits que pour ne durer qu’un temps. Je me souviens d’une amie avec qui j’étais en osmose totale. Pour une futilité, nos routes se sont séparées il y a 25 ans au pire moment de ma vie. Je lui en ai voulu. Je lui ai pardonné. Nous avons essayé de recommencer mais le lien était brisé. Nous n’avions plus rien en commun.
Ce qu’il faut retenir de tout cela, ce n’est ni le pourquoi, ni le comment, ni qui est fautif. Juste que c’est possible de pardonner mais qu’il reste préférable avant tout de et préserver nos relations pour que le grand brasier n’explose pas. Cela évite les regrets qui font si mal.
Une fois l’incendie, il faudra des années pour reconstruire sur les cendres restantes, sa propre vie. Et au fond, même si l’oubli sonnera enfin un jour à notre porte, les cicatrices, elles, seront là pour nous rappeler ce que nous avons perdu.
Conclusion : Ne grattez jamais cette allumette ! Préservez-vous de la jalousie ! Ne soyez pas trop exigeant ! Parfois on ne peut tout avoir et surtout, pardonnez-vous simplement de ne pas avoir compris l’autre. La peine que l’on a en perdant un être cher est immense et le restera toujours même si c’est par le biais d’une trahison. Se dire que parfois, c’était peut-être une bonne chose. Si ce n’était pas le cas, nos routes se seraient déjà recroisées, tout simplement. Car ceux qui doivent évoluer ensemble, se retrouveront toujours.
( 27 mai, 2015 )

Les enseignants et le burn out.

Stupéfaite de voir ce fléau gagner jour après jour du terrain, dans tous les secteurs, dans toutes les professions. Personne n’y échappe même si on aime passionnément son métier. Notre société et ses dérives nous demandent toujours plus, plus vite, encore. Dans le milieu où je vadrouille, le plus grand fléau reste le bruit. C’est ahurissant de constater qu’il y a moins de vingt ans, nos classes avec un nombre identique d’élèves savaient se taire. Aujourd’hui, c’est chose impossible. Le bruit est omniprésent dans les couloirs, dans les remontées de récréation, dans les classes à chaque changement de discipline. De l’extérieur, cela peut sembler anodin. De l’intérieur, on sent régulièrement notre coeur s’accélérer,  tambouriner, le mal de tête nous happer sans pouvoir nous en échapper. Avant, on sortait d’une journée de classe, heureux. Aujourd’hui, on rencontre de plus en plus d’enseignants livides, au bord de la dépression et surtout écœurés de leur métier.
Quand donc les pouvoirs publics s’intéresseront-ils à ce problème crucial au lieu de sans cesse ne parler que de la réussite des élèves ? De nouvelles réformes ? Comment un enseignant au bord de ce burn out peut-il donner envie d’apprendre aux élèves ?
Au lieu de rajouter des mercredis matins qui étaient réparateurs, ne serait-il pas préférable d’aborder le problème en profondeur ? Pourquoi la nouvelle génération ne peut-elle vivre que dans ce brouhaha permanent ? Ce bruit n’est-il pas nuisible aux adultes aussi bien qu’aux enfants ? Comment lutter contre ? La société n’est pas innocente ! Qu’elle prenne sa part de responsabilités.
Je n’ai aucune solution miracle à offrir juste un avertissement : messieurs les politiciens, venez passer une journée dans une de nos classes de banlieue, venez supporter cette tension qui règne dans nos écoles, venez comprendre que ce n’est pas parce que l’on a des vacances scolaires que l’on est serein.
Je ne sais pas si j’arriverai à échapper à ce fléau mais une chose est certaine, mon métier,  est un des plus beaux du monde selon moi, et il commence sacrément à sentir le moisi. Entre y perdre la santé ou vivre quelques années de plus, mon choix sera vite fait. Nous n’avons qu’une vie et nous devons avant tout penser à nous. Souhaitons que les pouvoirs publics s’en rendent compte à temps avant de détruire les futures générations,
( 26 mai, 2015 )

Écrire, vendre : même combat ?

De moins en moins convaincue que l’on peut relier les deux ( dans l’absolu). En clair, je doute qu’un auteur qui en fasse son métier exclusif puisse continuer à prendre du plaisir sauf s’il a acquis sa notoriété sur un best seller qui va continuer à alimenter son compte en banque. Pourquoi est-ce impossible ? Parce que l’écriture est l’immersion d’émotions, de désirs, de besoins qui habitent un auteur. Tout le monde ne s’improvise pas écrivain, tout le monde ne vendra pas. Le marché de du livre s’avère aujourd’hui bloqué. Les gens ne lisent plus sauf les addicts à la lecture que nous sommes. Il faut prendre cette information en compte. Un auteur écrivant des petits romans comptait vivre de ses livres. Il m’a raconté avoir démissionné d’un job bien payé pour se consacrer à sa passion. Au bout de cinq ans, il vivote avec le RSA et a perdu l’envie d’écrire.
On ne devient pas Patricia Cornwell ou Michel Bussi en claquant des doigts. Il faut un peu plus que de la chance, un coup du destin. 98% des écrivains ne dépasseront jamais plus de mille ventes pour un même titre. Rêver mais rester réaliste.
Écrire pour le plaisir, écrire pour faire passer un message, écrire pour exister, oui. Mais ne jamais écrire pour devenir riche ! Quand on est auteur, il faut rester philosophe et humble. On ne peut plaire à tout le monde et mise à part si on a un éditeur qui remue ciel et terre pour soi, ce qui semble extrêmement rare, on devra se contenter d’un petit chèque de DA que l’on encaissera avec bonheur car au fond, même ces maigres deniers seront un signe infime de reconnaissance, en attendant d’un jour, être un Michel Bussi.
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