( 15 décembre, 2014 )

On ne peut rien changer mais …

Je ne suis pas une grande fan de Marc Levy, mais je me suis arrêtée sur cette citation :

 » Ayez la sincérité d’accepter ce que vous ne pouvez pas changer, le courage de changer ce que vous pouvez et, surtout, la sagesse d’en connaitre la différence. « 
Une vérité tellement d’actualité dans une société où le monde se mure dans l’égoïsme, refusant de changer, refusant de constater le bénéfice d’un acte même infime qui peut faire toute la différence.
Cela peut être simplement le temps passé au travail, qui aurait pu être utilisé à s’occuper de ses proches, un regard nouveau sur son vécu, une analyse plus juste sans apriori de ce qui est vraiment.
Le temps passe si vite. Quand on a vingt ans, on imagine avoir des siècles à vivre. Lorsque l’on a trente ans de plus, on sait qu’il nous reste peu de temps. Alors cessons de le gaspiller pour des âneries, pour des broutilles. Savourons chaque minute de libre, découvrons de nouveaux visages, de nouveaux écrits. Forgeons-nous de nouveaux rêves. Faisons une trêve en tirant un trait sur nos rancunes, nos déceptions. On ne peut pas changer ce qui fut, on ne peut empêcher les gens de se faire des films ou de nous inventer une vie que nous n’avons pas. Soyons plus intelligents que ce monde rempli de frustration tournant égoïstement le dos à la moindre vague.
Un ami m’a dit récemment que je m’en volerai vers d’autres cieux, si cieux existent, utopique. C’est fort possible. Je crois en l’Homme, je crois que chacun de nous possède au fond de lui une minuscule petite flamme qui peut par moment devenir un incendie et illuminer nos vies. Parfois cette flamme est si légère que l’on peine à la voir. Ce sont des mots jetés à l’aveuglette auxquels on croit, des cadeaux offerts qui nous font plaisir. Parfois pourtant cette chaleur est tellement lourde à supporter pour certains qu’ils font souffler sur ces braises afin de les éteindre, regrettant ce qui fut dit un jour, quitte à en souffrir en secret.
Ayons, mes amis, le courage de souffler sur ces braises, non pour les faire disparaître mais pour leur donner vie ! Simplement parce que le changement passe peut-être juste par l’acceptation de ce qui fut ( de positif comme de négatif ) afin de pouvoir laisser les flammes danser dans nos vies.
( 14 décembre, 2014 )

Hommage du jour

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Dix-neuf ans aujourd’hui que tu es parti, papa. Tu n’avais que cinquante-sept ans. Petit bonhomme insignifiant en apparence, doté une énergie hors du commun, tu avais un don unique pour aider de nombreuses personnes à retrouver sourire et vitalité. Artiste à tes heures, peintre, photographe, poète méconnu,  tu as illuminé ma vie de culture, me plongeant tour à tour dans le chaudron de la lecture, de l’art ou de la musique. Fan de Reggiani, de Brel ou de Jazz, pro du Rock and Roll, tu fus le premier à me faire aimer les danses endiablées.
La mort emporte toujours les meilleurs, dit-on. Je crois surtout qu’elle t’a emporté bien trop tôt. Je reste, malgré ma colère de l’époque, très admirative par ton choix final, refusant les traitements médicaux, claquant la porte à la médecine et partant la tête haute, rapidement, sans bruit.
Ta perte fut douloureuse, une déchirure. Je t’ai cherché des années à travers tous mes amis plus âgés espérant retrouver en eux ton regard, ta force.
Aujourd’hui, je sais que tu es unique car nous n’avons au final q’un père que certainement nous idéalisons mais qui a fait de nous petit à petit ce que nous sommes aujourd’hui …
14 Décembre 1995 … C’était en fait hier … Il est temps que je te le dise aujourd’hui, ne l’ayant, par pudeur, jamais dit de ton vivant  : Papa, je t’aime … Tu me manques …
( 13 décembre, 2014 )

Citation du jour

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Heureux ceux qui n’ont jamais souffert quoique … Peut-être n’ont-ils jamais vraiment aimé . Les souffrances les plus grandes sont celles qui sont tues, celles que l’on n’a pas dites, celles que l’on garde pour soi, celles que l’on rêverait un jour de chuchoter au creux d’une épaule compatissante juste pour que les mots effacent à jamais les larmes enfouis. Ces souffrances, au final, ne sont pas si inutiles. Elles nous gardent simplement vivants.

( 12 décembre, 2014 )

La peur

Qui n’a jamais eu peur dans sa vie lève le doigt ? Comme je le dis souvent à mes élèves, on a le droit d’avoir peur, c’est même un sentiment constructif à condition qu’il ne verrouille pas ensuite notre vie.
La peur, c’est un peu la soupape de sécurité qui nous empêche de faire trop de bêtises, de nous mettre en danger. Je suis une grande trouillarde. Je sais de quoi je parle. Sauf à une de mes périodes de grande insouciance où j’avais encore la jeunesse comme amie, la vie ensuite m’a conduite à me vêtir d’une armure où je portais la peur comme blason. Ce n’est donc pas moi que vous auriez vu faire du saut à l’élastique ou en parachute, non que l’idée ne m’est pas tentée mais la peur m’a toujours freinée. Ce n’est pas non plus moi que vous auriez rencontré me mettant en avant dans une soirée, ou allant déclarer ma flamme à l’homme de mes rêves. La peur m’aurait clouée sur place !
Je me suis ainsi certainement épargnée bien des déboires et je suis aussi passée à côté de bien des rêves …
Je sais ce que vous allez me dire : et les livres ?
Et bien ce n’est pas moi qui ai pensé la première à éditer mon manuscrit. J’avais peur d’être trop nulle, qu’il ne puisse intéresser personne, que l’on s’endorme en le lisant et j’en passe. Heureusement que mes fidèles ont cru en moi et m’ont botté les fesses. Aujourd’hui, je n’ai plus peur face à l’écrit. Je me sens libre. Un pas de géant fut fait !
La peur nous fait peur et c’est une erreur, car elle est essentielle à notre survie. Pour la surmonter, nous devons faire corps avec elle.
Je terminerai par une citation lu dans un magazine.
 Notre peur peut être quelque chose de très précieux. Elle réveille notre vigilance. Elle nous signale que nous sommes repliés sur nous-même, que nous sommes en train d’oublier ce qui nous entoure. L’imprévu, le hasard, qui font le sel de notre existence, suscitent bien des craintes, et ces dernières sont utiles parce qu’elles nous incitent à toujours rester en éveil. La peur est une forme d’injonction à l’attention. Une manière de nous dire : « Quelque chose t’arrive et tu n’as pas été vigilant. Tu n’as pas à ta disposition l’ensemble des données de ce qui se passe. Regarde autour de toi. »
Apprivoisons nos peurs avec modération …
( 11 décembre, 2014 )

La mémoire qui s’efface

On se réveille un matin, on vient de fêter ses quatre-vingt ans, et on s’aperçoit avec angoisse que l’on a la mémoire qui flanche. Les souvenirs de la veille ne sont plus que des images floutées, le passé semble s’être mélangé avec le présent. Une vague de panique nous envahit. La peur s’installe. Chaque geste devient source d’analyse : où ai-je mis mon porte-monnaie ? Où se trouvent mes clés ?
On rencontre tous au cours de notre vie une personne qui nous est proche et qui va ainsi petit à petit se perdre. Je ne sais ce qui est le plus terrible à vivre : notre impuissance face à l’angoisse que l’on peut lire dans ce regard qui semble nous dire  » sauve moi ! », notre peine constatant une perte de plus en plus importante des souvenirs, une inquiétude nous incitant à nous interrogeant sur ce phénomène  » jusqu’où peut aller cet oubli ? », serons-nous, nous, effacés de ses pensées.
Si encore la vie nous permettait juste d’oublier les événements douloureux de nos vies, les blessures peinant à se cicatriser, ce serait presque salutaire mais souvent ce sont ces dernières qui seront les dernières à disparaître …
Terrible de se dire que notre vie qui s’est inscrite sur un grand tableau noir, un jour peut-être va complètement s’effacer jusqu’à totalement disparaître …

 

( 10 décembre, 2014 )

La page blanche

 La page blanche est un grand désert à traverser, jamais traversé ( Bachelard)
Nombreux d’entre nous, les gribouilleurs du plaisir, se retrouveront un jour face au dilemme de la page blanche ou face à la non-envie d’écrire. Les causes en sont souvent la fatigue qui plombe notre imagination, la vie et ses soucis ou tout simplement le besoin de faire une pause.
Personnellement, je ressens toujours une grande solitude après chaque mot fin que j’ai tracé à la dernière page d’un de mes romans. Je mets souvent plusieurs semaines avant de me relancer dans un nouveau, n’arrivant pas à quitter mes personnages devenus presque mes amis.
En ce moment, je suis dans l’attente de la relecture de CARLA que mon éditrice doit me faire valider sous peu et j’ai un peu la pression. Pas facile de changer de style ! Ce roman plaira-t-il à mes fidèles lecteurs ? Ensuite, je suis dans la grande correction de Bleu avant son envoi à une maison d’édition spécialisée dans les polars qui m’a contactée. Là aussi, triple pression même si je n’ai au final qu’une chance infime d’être leur coup de coeur ! Je ne dois rien négliger, ni les erreurs, ni les coquilles …
Je n’ai rien à perdre … Au pire, Bleu sortira chez Edilivre dans neuf mois.
Et après ?
Et bien , je me relancerais dans un roman. Lequel ? Mystère … J’hésite ! J’ai tant d’idées et pourtant si peu de temps …
Une chose est sûre, je continuerai chaque jour à gribouiller quelques lignes sur ce blog, juste pour ne pas me trouver un jour figée devant une vraie page blanche, la terreur de tout écrivain.
( 9 décembre, 2014 )

La maladie d’Hashimoto

La maladie d’Hashimoto.

 

Vous êtes nombreux à vous interroger sur cette maladie sournoise, invisible qui arrive sans s’annoncer. Ma thyroïde a commencé sa destruction accélérée suite à un gros choc émotionnel. Le résultat fut foudroyant : 70% de destruction en trois mois. C’est très dur à accepter. On s’autodétruit telle une bombe que l’on aurait fabriquée pour se faire sauter la cervelle. Ensuite on se heurte à l’incompréhension des autres qui ne veulent pas comprendre qu’une minuscule petite glande puisse faire un tel dégât. Lorsque, comme moi, on a toujours été très active, c’est la stupeur ! Eh oui, on n’arrive plus à bouger autant, on fatigue plus vite. Quant aux médecins, hormis quelques-uns qui se comptent sur les doigts d’une main, on a droit juste à un sourire ironique :  » Ce n’est pas un cancer ! De quoi vous plaignez-vous? »

Et bien, chers toubibs, de ne pas être comprise tout simplement

« Mon nom est Hashimoto.

Je suis une maladie auto-immune invisible, j’attaque ta thyroïde pour te causer de l’ hypothyroïdie. Je suis maintenant scotchée à toi pour toute ta vie’ Je suis si sournoise que je ne me montre pas toujours dans ton analyse de sang. Les autres autour de toi ne peuvent pas me voir ou m’entendre, mais TON corps, TON organisme me sentent. Je peux t’ attaquer n’importe où et de n’importe quelle façon. Je peux te causer des douleurs intenses ou si je suis de bonne humeur, je peux juste faire en sorte que tu aies mal partout.

Souviens-toi quand tu étais pleine d’énergie, que tu courais et dont tu t’amusais ?
Je t’ai pris cette énergie et je t’ai donné l’épuisement : essaie de t’amuser maintenant. Je peux prendre ton bon sommeil et à sa place, te donner le brouillard cérébral et le manque de concentration. Tu vas perdre tes mots. Tu auras l’impression d’avoir quatre-vingt ans. Je peux faire tomber tes cheveux par poignées, les faire devenir secs et fragiles, causer de l’acné, causer de la peau sèche, des problèmes de cicatrisation. Je peux te faire prendre du poids et peu importe ce que tu mangeras ou combien de sports et d’exercices tu feras, je peux garder ce poids indéfiniment avec ou sans régime. 

Certaines de mes autres amies maladies auto-immunes me rejoignent souvent, te donnant bien plus à traiter : lupus, maladie coeliaque, polyarthrite, sclérose en plaques, zona.

Si tu souhaites planifier quelque chose ou si tu attends avec impatience un grand jour, je peux l’emporter sur toi. Je suis la plus forte. J’ai toujours le dernier mot. 

Tu ne m’as pas demandé : je t’ai choisi pour des raisons diverses. Je prospère sur le stress. C’est mon terrain préféré. 

Si tu as la chance d’être diagnostiquée dès la chute, tu es une privilégiée sinon tu iras de médecin en médecin. Certains te traiteront pour dépression, d’autres pour anxiété au final, c’est juste moi qui tire les ficelles. 

Tension ? C’est moi …

Cholestérol ? C’est encore moi …

Problème cardiaque ? C’est peut-être bien moi …

Essoufflement  ? Probablement moi.

Enzymes de foie élevées ? probablement moi.

Dents qui tombent et problèmes de gencives ? Acouphènes ? Migraines ? Ouaip, c’est, encore moi je t’ai dit, que la liste était INFINIE.

On te dira de penser positivement, tu seras poussée, poussée et SURTOUT, jamais prise au sérieux quand tu essayeras d’expliquer au nombre infini de docteurs que tu as des symptômes qui te pourrissent la vie. Ta famille, amis et collaborateurs, tous aucun ne t’écoutera. Ils s’en fichent. Ce n’est pas mortel. Certains d’entre eux diront des choses comme « Oh, tu es juste dans un mauvais jour » ou « C’est normal, tu ne peux pas faire les choses que tu faisais quand tu avais 20 ans, c’est l’âge  » ou te diront : « Lève-toi, bouge, sors dehors  » Ils ne comprendront pas que j’emporte l’essence de ton énergie, que j’ai tout pouvoir sur ton corps, ton organisme et ton esprit pour TE PERMETTRE de faire ces choses.

Perte de mémoire, étourderies, étourdissements, vertiges, frilosité, crise de nerfs, irritabilité, envie de dormir, infections urinaires, baisse de libido et j’en passe…Tu peux toujours soigner ta thyroïde, mais moi je ne partirai jamais. Je suis maintenant une partie de toi. Je t’accompagnerais jusqu’à la fin de ta vie. 

Je suis la Maladie d’Hashimoto. »

 

Tout est dit … Les médecins devraient un peu plus s’intéresser à cette maladie. J’ai eu la chance d’avoir un médecin traitant extraordinaire qui a su faire un diagnostic rapide et efficace m’évitant des mois de gouffre. Je côtoie sur les groupes des réseaux sociaux tellement de personnes en souffrance. Je dis NON ! La médecine aujourd’hui doit accepter de rester humble, de dire à un patient : je suis dépassée, car elle est dépassée devant une maladie où pour etre qur pied une TSH doit se trouver hors des normes de laboratoire. Quand je vois que j’ai croisé deux médecins qui ne savaient pas qu’avec Hashimoto une thyroïde devait être au repos alors qu’un simple employé de laboratoire médical, lui, me l’avait bien expliqué !

On vit avec Hashimoto, on travaille avec Hashimoto, on aime avec Hashimoto, mais c’est une maladie qui change la vie. Par elle, on doit apprendre à fuir les énergies négatives qui réactivent notre hypothyroïdie, par elle, on doit accepter d’être à l’origine de notre maladie. Notre corps sous l’emprise d’un choc violent a simplement dit STOP !

Stoppez avant d’être stoppés. Écoutez votre corps. Il est le meilleur indice. N’ayant plus honte de devoir vous reposer. Ce sont ceux qui vous regardent avec mépris qui sont à plaindre.

Quitte à mourir avec Hashimoto autant essayer de vivre le mieux que l’on peut en attendant ce jour.

Et vous qui n’avez pas cette maladie, cessez de juger sans comprendre, cessez de montrer du doigt les faiblesses des autres. On se croit invincible. On ne l’est pas. On pense que la douleur ne peut plus nous toucher et une phrase venant d’un ami peut vous détruire. Alors, soyez indulgents. Cette maladie touche tout le monde même les enfants. Ce n’est pas un cancer, mais un cancer peut se guérir. Cette maladie, non. Soyez solidaire de la souffrance ressentie.

 

( 8 décembre, 2014 )

Remplir sa vie.

Une amie m’a suggéré dernièrement ce thème de réflexion, en rapport avec ces individus qui en font toujours plus pour remplir leur vie. On en connait tous, dans notre travail, dans notre quartier, dans nos amis. Ces personnes qui se pensent si importantes parce qu’elles n’ont pas une minute de libre, étouffant, croulant sous le poids des responsabilités.  » des gens bien comme il faut »,  » des personnes qui vivent, enfin qui le disent ».
Je m’insurge contre de tels personnages. Remplir sa vie pour avoir l’impression d’exister n’a aucun sens. Croiser ces pauvres âmes à des soirées ennuyeuses où elles paraderont, saoulant l’auditoire avec des réflexions dont tout le monde se moque, me fait ironiquement sourire. Elles se donnent l’illusion d’être heureuses, pire d’être quelqu’un .
À ces têtes bien occupées, j’ai juste envie de leur chuchoter à l’oreille : autorisez- vous à vous assoir et à souffler. Vous n’êtes pas indispensable. Vous n’êtes qu’une poussière dans notre humanité. Prenez le temps d’exister, de prendre un livre et de le lire jusqu’à la dernière ligne, serrer dans vos bras vos enfants, faites l’amour à votre femme, oser dire simplement  » je t’aime » avec sincérité.
Cessez de vouloir remplir votre vie par ce plein de vide artificiel. Laissez le vent s’y engouffrer, laissez-vous des instants pour simplement rêver.
Ne cherchez pas à combler vos manques par une overdose d’activités ou de travail simplement parce que votre existence est vide de vrai sens.
Trouvez-vous un rêve, un objectif à atteindre et tel un sculpteur, façonner chaque facette avec délicatesse, savourez chaque battement de votre coeur s’emballant en réalisant votre avancée.
Apprenez surtout à être heureux …
Vivre, c’est se laisser de l’espace.
Soyez libre d’exister pour vous.
( 7 décembre, 2014 )

La confiance.

 

 » La confiance, c’est comme une gomme. Ça diminue après chaque erreur. « 
Triste réalité notre époque où il est de plus en plus difficile de faire confiance aux autres.
Notre monde est égoïste, gouverné par un désir conscient ou non de pouvoir. Au milieu de cette sauce flotte la confiance, essayant de trouver une petite place. À la première trahison, elle se fêle tentant pourtant de rester sur ses jambes, refusant de croire ce qu’elle voit ou entend. Excuses acceptées, main tendue et espoir d’une amitié retrouvée. Mais l’homme ne change finalement pas. Il n’y arrive pas. Il ne le peut pas. Le veut-il ou est-il poussé bien malgré lui vers cette seconde bavure, cette erreur tachée de sang, cette nouvelle trahison qu’il va provoquer simplement pour se sentir vivant ?
La confiance est comme une maison que l’on va construire ou façonner pierre par pierre. On va mettre des mois à se déshabiller, à ouvrir son âme et pourtant il suffira d’un souffle pour que tout s’écroule. Rien de pire que de regretter d’avoir donné sa confiance. C’est une des pires trahisons. Alors, la confiance disparaît,  s’émiette à jamais. Le livre se ferme, se range. La page se tourne. Triste est cette confiance perdue stupidement. Triste est cette vie où les hommes sont incapables d’empathie.
Avoir trop fait confiance, c’est se réveiller un jour en se disant : j’ai été trahie mais tans pis ! J’en tire une vraie leçon de vie.
( 6 décembre, 2014 )

Il y a un an …

Il y a un an, je rêvais du jour où Rouge sortirait, piaffant dans l’attente de recevoir la fameuse BAT.
Il y a un an, je m’étais lancée comme défi de vendre une cinquante de livres en six mois.
Il y a un an, j’espérais avoir au moins une ou deux personnes qui aimeraient mon roman.
Un an après, mes lecteurs ont aimé Rouge qui  fut vendu à plus de trois cents exemplaires, voire plus, et des ailes m’ont poussé. Je me suis sentie début 2014, sur un petit nuage au pays des Bisounours. Changer de milieu m’a offert une richesse intellectuelle fabuleuse. Les rencontres avec d’autres auteurs furent intenses. Les chaînes de solidarité fortes.
De l’amateurisme, je passais à la passion pure. Je restais pourtant une novice, tremblotante.
Rouge comportant de nombreuses erreurs, je me mis à les travailler, à noter toutes les imperfections.
J’ai écrit Blanc en suivant tous les conseils de mes amis auteurs. J’y ai mis mon âme respirant le parfum du sud de la France.
 Puis, il y eut CARLA, un simple défi, une idée propulsée sur ce blog, un livre écrit juste pour les femmes ou pour les hommes qui aiment les femmes. Une frénésie d’écriture me libérant de mots, de maux.
Étrange année, étrange résultat.  Là où certains se seraient écroulés, je me suis révélée. Là où certains n’auraient pas osé, j’ai tout tenté. Là où d’autres auraient mis des années, je n’ai mis que quelques mois à remplir mes pages blanches avec ma plume à l’encre de mes veines. J’ai adoré cela.
Il a ensuite fallu des mois de réécriture pour arriver au résultat d’aujourd’hui, mais cette satisfaction d’atteindre un but est fabuleuse.
Et ce n’est pas fini ! Bleu est également terminé. S
La sortie de CARLA étant  retardée, celle de Bleu n’arrivera que pour l’été prochain. Pourquoi être pressée ? Peut-être Bleu seduira-t-il, entre temps, une maison d’édition spéciale polars ? Croire en ses rêves ne m’a jamais arrêtée ..
Personne ne m’arrêtera sur l’objectif que je me suis fixée : continuez à m’évader en écrivant et surtout vous donner du plaisir à me lire.
Le plus important restant de se faire plaisir et de se dire : j’ai vécu cette année avec passion, j’ai réalisé des défis que je pensais impossible. Il ne me reste plus qu’à continuer !
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