( 12 juin, 2015 )

Le mensonge

 » Ce qui me gêne, ce n’est pas que tu m’aies menti, c’est de ne plus te croire. » Nietzsche.

Il suffit d’un mensonge, un seul pour ébranler un édifice bien stable. Souvent, on choisit de trouver des raisons à un acte : le pauvre, il n’a pas eu le temps, il a oublié, il est fatigué, ébranlé, et j’en passe. On pardonne ou on choisit juste d’oublier, parce que c’est mieux pour nous. Mais est-ce le mensonge qui nous fait le plus mal ou le simple fait que l’on ne puisse plus jamais croire la personne ? Résultat, on devient méfiant, sur nos gardes, presque en attente du prochain mensonge. On ne va plus croire l’autre qu’après des actes vérifiés. Le mensonge détruit la confiance et sans confiance, on ne peut vivre sereinement dans une relation qu’elle soit amicale ou amoureuse. Une personne de mon milieu professionnel utilise cet outil sans se rendre compte que ses mots, certainement distillés plus par besoin de se faire valoir que par méchanceté, s’avère au final être un véritable poison se répandant, sans idée des conséquences.
Apprenons à ne parler que pour dire quelque chose de valeur. Se faire valoir ou mousser a toujours un revers de médaille. Ne promettons que ce que nous sommes certains de pouvoir tenir.
La vie m’a fait rencontrer des individus maniant le mensonge comme une seconde langue, jusqu´à me faire  douter parfois de moi. Ce sont ceux qui tel du miel glissent des  » Quoiqu’il arrive, je serait toujours là. » Au final, c’est faux ! Quand on va mal, il ne reste personne. Combien d’entre vous ont eu la chance d’avoir une personne là pour vous rattraper au moment fatidique ? J’ai rapidement cessé de croire ces personnes, dont le miel me brûlait le palais, écoutant leurs  promesses hypothétiques avec philosophie mais ne croyant plus qu’aux actes. L’une d’entre elles publiquement m’a promis le mois dernier de m’aider physiquement dans un tableau compliqué, étant une quiche en informatique. Cette personne n’avait aucune raison de le faire, et sur le coup, j’ai ressenti un soulagement puis le doute s’est posé et effectivement elle ne l’a pas fait ! C’était juste encore un moyen d’allumer les feux de la rampe sur elle. Résultat hier, ayant dû partir le midi, j’ai eu droit à la remarque d’une autre personne présente lors de cette promesse : Tu n’as  toujours pas fait ton tableau  ? X devait s’en occuper !  » Seulement X parle, parle et ne fait rien de plus ! Heureusement que je n’attendais pas son aide et que mon tableau était fait :)
J’aime maintenant laisser les langues de vipères parler.
J’ai juste un peu de nostalgie pour une époque où je pensais naïvement que le mensonge n’existait pas. Au final, ce que l’on ignore ne peut nous faire mal.

 

( 11 juin, 2015 )

Promesse d’un jour, promesse toujours.

 

Une amie m’a dit un jour que plus on vieillit plus on devient con. En ce moment, je croise beaucoup de cons avec quinze ans de moins que moi donc je ne pense pas que l’âge soit un label. Je pense juste que l’on devient plus réfractaire à la connerie en vieillissant, on ne supporte plus les promesses qui ne sont que du vent. Tout finit toujours par se savoir un jour. C’est ainsi et lorsque l’on découvre que l’on ne s’était pas trompé sur notre première impression, quand on a vécu, et bien même si on serre les dents, la méfiance s’installe. on décidé de fermer manteau afin de ne plus laisser personne s’introduire dans notre vie.
longtemps, j’ai fermé ma bouche, n’osant dire ce que j’avais sur le coeur. Ces derniers temps, sur les ordres de mon médecin, j’ai décidé de crier et non de me taire.
Pourquoi les gens ne cessent-ils de mentir ? De raconter des bobards. Transparence, dans les relations, faussée, on finit toujours par le découvrir !
Je le redis et je signe en lettres de sang : celui qui viendra bousculer ma vie, la paix que j’ai mis tant de temps à trouver, même si c’est quelqu’un que j’aime bien, même si c’est une personne avec qui je travaille, la justice s’en occupera.
Certaines personnes ne cessent de reproduire les mêmes erreurs, s’entourant de personnes toujours avec le même profil. Avez-vous déjà constaté que certains prénoms portent la poisse dans vos vies ? Pourtant si l’on est rationnel, ce ne peut-être le prénom ! Et pourtant ! Que l’on cesse un peu de promettre ce que l’on ne peut tenir ! Car qui peut vraiment promettre pour toujours ?
( 10 juin, 2015 )

Notre vie est notre choix

Coup de cœur pour ce proverbe amérindien. Le second loup est tellement facile à entretenir ! Il suffit d’un rien pour qu’une peur enfouie profondément refasse surface, pour qu’un sentiment de haine que l’on tenait pourtant caché, renaisse. Bien plus difficile de faire renaître l’amour ou de garder une sérénité. Mais croyez-moi, on peut y arriver. Il suffit juste de se mettre un peu en retrait, d’observer et de cliquer sur le bouton « pause » des idées négatives. Alors le bon loup gagnera.

 

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( 9 juin, 2015 )

Écrire sur le sable mouillé

 

Laisser juste une trace éphémère d’une émotion ou d’une idée. Tracer juste pour soi le prénom de l’homme que l’on a le plus aimé, de l’amie qui n’est plus. Dessiner comme les enfants des cœurs, des soleils, parce que l’on n’a pas honte de gribouiller. Dans quelques heures, la mer aura tout effacé.
Écrire sur une page blanche est bien plus difficile. Les mots s’inscrivent dans le papier, se font absorber. Une fois l’ouvrage imprimé, il est impossible de l’effacer. On regrette une phrase mal écrite, une idée non aboutie, un sentiment trop dévoilé, ou pas assez. Parfois je me demande s’il serait bon de pouvoir transformer notre vie à volonté, l’effacer, la recommencer comme les prénoms gravés de façon éphémère sur le sable. Non, je ne pense pas. Notre passé doit être imprimé. Son essence même est source de notre présent. On ne peut le modifier, juste accepter qu’il fut et se servir de nos erreurs pour aller toujours plus loin, tant que la vie nous portera.
( 8 juin, 2015 )

Renouveau

 

En mode pause, je retrouve goût aux mots m’éloignant des énergies nocives, me ressourçant à mes proches. J’écris de nouveau des pages sans but, sans raison, une suite possible à Carla, peut-être, un peu comme l’an dernier. Je gratte, je vide mon esprit de tous ces témoignages reçus en un an, de toutes ces mains tendues vers moi, un peu comme si j’écrivais sur un mur immense, impossible à franchir et que soudain, sereine, je pouvais enfin dessiner une porte. Ces traces sont pour le moment juste des ébauches, des lignes, des années qui partent dans tous les sens. Comme je l’ai lu récemment, j’écris simplement pour ranger le bordel qui se trouve dans ma tête, pour faire face à l’adversité, à ces jalousies qui jalonnent ma route, pour des peccadilles. Je ne suis même pas un écrivain de renom et pourtant mon nombre de livres vendus provoque quelques remous.
Que de messages de motivation ! Vous êtes formidables ! Vous êtes mes ailes,
J’écris de nouveau à profusion parce que celui qui a mis le doute en moi il y a quelques jours n’a fait qu’ouvrir les vannes libératrices. Mon heure n’est pas finie. J’ai encore des choses à dire …
( 7 juin, 2015 )

La persévérance

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En mode pause philosophique, juste cette citation de Mandala pour dire une fois encore : il faut rester déterminé dans nos choix. Quand on croit en quelque chose, il est nécessaire d’aller jusqu’au bout … Même si c’est insurmontable, quelque part si cela s’inscrit pour soi comme une évidence, c’est que ce n’est pas impossible ! Alors osons ! Quitte à se planter, quitte à se prendre une claque, il faut aller jusqu’au bout et s’y accrocher.

( 6 juin, 2015 )

La pause s’impose.

 

Dans la vie nous rencontrons nombreuses déceptions. Certaines sont plus dures à avaler que d’autres, certaines font simplement douter de soi.
Ces derniers temps, j’ai oublié, comme souvent à cette période de l’année, de me fier à mon intuition. Je perçois depuis toujours ce que beaucoup ne voient pas, ce sixième sens que tant de personnes m’envie. Trahie par excès de confiance, je fuis depuis début 2015,  ( dans la mesure du possible ) les gens nocifs mais certains s’accrochent, me prennent mon essence, mon énergie, pire abusent de ma gentillesse et de mon bon coeur.
Je m’aperçois avec une pointe de nostalgie que le monde de l’édition que je pensais, telle une idéaliste, bien plus sincère s’avère est un monde aussi pervers que celui de l’enseignement, où l’on y retrouve les mêmes personnes psychologiquement instables. Je croyais y échapper.
Je ne suis pas programmée pour me blinder. Je n’y arrive pas donc j’y perds ma santé. les sons de cloche différent. Je ne sais plus qui dit la vérité. Je ne peux forcer les gens à entendre ou dire la vérité. J’ai l’impression d’être dans un remake malsain juste parce qu’un boulon introduit fait tout dérailler.
J’en arrive de nouveau à perdre confiance en moi.
Cette fois, je mets ma télécommande en pause.
Je ne supporte plus ceux dans cette vie réelle, et non illusoire des réseaux sociaux qui aiment s’écouter parler, qui continueront à n’entendre que ce qu’ils veulent entendre, à rejeter la responsabilité sur les autres, à aller jusqu’à dire que ce sont les autres qui n’ont rien compris, à détruire avec des sous entendus ce que l’on est, tout en continuant à lécher le c…. par devant.
Moi, je veux juste que l’on me fiche la paix ! Tel le Cancer que je suis, je vais donc  retourner pour quelques temps dans ma coquille, laissant les pros faire leur boulot, en espérant qu’ils ne se laisseront pas eux-aussi bernés par le vernis de certains. Je me suis rendue compte hier soir, avec évidence, que je ne pouvais être sur tous les fronts. Ces mouvances détruisent mon plaisir d’écrire ! Je dois retrouver ce que je fus il y a un an’ motivée. Depuis quelques mois, le travail de « sappe » en superficie fait son effet. Je me détourne de ma passion.
C’est grave docteur ?
Oui, cette fois, les insinuations ont touché en profondeur, ravivant des événements passés.
Contrairement à beaucoup qui ont besoin de louanges, d’une reconnaissance, jouant la parade amoureuse pour se faire bien voir, je n’ai nul besoin de tout cela ! J’en ai assez d’emmagasiner les ondes négatives des personnes dépressives qui refusent de se soigner ou de se regarder telles qu’elles sont, tentant de m’entraîner dans leur chute. Pour une raison inconnue, je n’ai pas cette faille.
Hashimoto, mon corps, par contre, manque d’énergie mais je crois en un avenir et je ne laisserai personne me laisser penser que le soleil n’est pas au bout du chemin.
On ne peut promettre la même chose à tout le monde ! On ne peut se cacher derrière des mots !
parfois, il faut choisir son camp.
Moi, je choisis le mien, très égoïstement, plutôt que qu’être phagocytée, je m’autorise  une petite pause , question de survie !

 

( 5 juin, 2015 )

Ceux qui parlent trop

 

Ceux qui me suivent depuis des mois connaissent mon extrême tolérance, mon sourire amusé lorsque je regarde vivre ou inter agir les personnes que je croise. Mais une chose m’insupporte à l’extrême : la bêtise humaine ! Trop encline à aider les désaxés, ( qui me collent à la peau depuis ma jeunesse), je tends bêtement la main aux âmes en peine et me la fais dévorer.
J’en ai assez et je dis stop !
Certaines personnes piquent mes écrits sur ce blog où se revendiquent d’écrire à ma place.
Quant à mon polar Rouge , remettons une fois encore les points sur les i, Rouge n’appartient qu’à moi ! Le succès de mon polar je le dois à mes lecteurs car justement c’est un roman facile ( qui ne fut, je le redis qu’une simple ébauche )
Je m’insurge contre ce type de personnages et ils sont nombreux, qui n’entendent que ce qu’ils veulent entendre, qui refont notre vie sans autorisation, par besoin de se faire mousser ou simplement par besoin d’être reconnu ?
De vrais malades au final !
Alors, pour rendre à César ce qui est à César, Rouge est sorti de mes tripes sans l’aide de personne ! Nul ne s’est posé sur mes mots. La preuve, après mon piratage qui m’a soufflé mes premiers chapitres, je l’ai reécrit d’une traite, seule, sans souffler, sans me relire, sans changer un mot. C’est bien pour cela qu’il reste si imparfait. C’est aussi pour cela que je l’aime ! Et que pour le moment pour rien au monde je ne le réécrirais.
Carla fut à l’identique écrit d’une traite durant deux mois né d’un besoin de mettre des mots sur les maux de mes lecteurs. La différence fut que j’ai eu la chance de croiser la route de Felicia, mon éditrice. Là, un vrai travail fut fait, en profondeur durant des mois et j’ai adoré cela. Elle seule pourrait se gargariser de m’avoir emmener plus loin et je l’en remercie encore  !
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J’écris avec mon âme, avec mon coeur. Je ne changerai jamais qui je suis mais une chose est sûre, je ne laisserai plus jamais personne agir ou parler à ma place !

 

( 4 juin, 2015 )

L’intérêt d’une chronique.

 

Un peu surprise en lisant dernièrement sur Facebook des propositions de chroniques payantes ! J’ai violemment réagi, m’insurgeant contre une telle pratique ! Comment une chronique peut-être s’avérée objective si la rédactrice perçoit de l’argent pour ce travail ? Pour moi, cela s’avère impossible.
Il y a des dizaines de chroniqueuses sur les blogs ou sites qui font ce travail bénévolement, pour le plus grand bonheur des lectrices. J’en suis beaucoup, toujours à l’affût des nouveautés. Preuve en est, je suis en pleine lecture de Dérapages de Danielle Thiery, fortement évaluée par l’une d’elle.
Une chronique s’écrit sous l’émotion, sur le plaisir ou non-plaisir d’une lecture, de l’attrait de l’ouvrage. Il m’arrive d’en écrire pour des coups de coeur mais voir des personnes demandant à se faire payer pour donner un avis, je suis choquée ! Ne peuvent se le permettre que les chroniqueurs de renoms et sur Facebook, nous en sommes loin !
Sincèrement, je n’irai pas acheter un livre passé par ce filet. Je trouve ce procédé biaisé. Une vraie émotion se vit, se partage et ne doit pas se faire payer !
( 3 juin, 2015 )

Le doute de l’écrivain

Régulièrement sur les groupes d’auteurs, la question récurrente du doute revient. Est-ce que j’écris quelque chose d’intéressant ? Devrais-je tout reprendre ? Vais-je avoir des lecteurs ? Vont-ils aimer ? Une fois le livre terminé, dans nos mains, ce doute reste présent.
Mise à part si l’on est une personne hautement narcissique comme j’en ai parfois croisée, on doute tous de nos écrits. Même un roman ultra travaillé avec un éditeur comme ce fut le cas pour Carla, me laisse pleine de doutes. Ai-je assez mis d’émotions dans mon texte ? N’aurais-je pas dû écrire avec plus de légèreté ou à l’inverse crier avec plus de conviction ? Et ma Carla, n’en ai-je pas fait une trop grande victime ? Mais après tout, elle représente les femmes et n’en est qu’un échantillon parmi des millions alors pourquoi je doute ?
Je ne suis jamais totalement satisfaite de mes romans mais j’avoue ne pas être de nature patiente et ne me verrais pas comme certains auteurs mettre dix ans à écrire une histoire. Rouge, par exemple, ne fut qu’un brouillon, une ébauche, sans vrai travail d’écriture. Je n’en avais pas envie. Son but n’était pas d’être publié, juste de me permettre de poser des émotions. J’aurai mille idées aujourd’hui pour le recommencer, autrement, différemment, un peu comme une histoire que l’on renoue, que l’on rêve de relancer. Mais il faudrait que j’ose, que j’ai le temps. J’y ai laissé beaucoup trop de moi, d’erreurs de styles et de sens. Je suis donc toujours aussi surprise lorsque je constate qu’il continue de se vendre au bout de dix-huit mois ! Un collègue ( un peu jaloux de mon succès même s’il refuse de l’avouer ) m’avait balancé que c’était un livre « facile » d’où son intérêt. Le petit pic un peu vache qui ne m’a même pas effleuré, m’a incitée à me demander : Est-ce mal d’écrire des livres faciles ? Aurais-je dû en avoir honte ? Tout comme Carla qui reste un livre accessible à tous. Aurait-il dû être automatiquement écrire pour un public intellectuel ? NON, je prône la culture pour tous et les Bac plus dix ne m’intéressent pas nécessairement sauf s’ils ont su rester humbles ( ce qui reste rare) . Je suis juste une petite gribouilleuse qui aime jouer avec les émotions des lecteurs, leur faire glisser une larme.
J’écris pour ceux qui ont envie de s’envoler dans mes mots, dans mes rêves, qui ont envie de découvrir des mots cachés derrière des mots, des vies cachées derrière des vies. J’écris pour ceux qui ont juste besoin d’un peu de fraîcheur. Ce n’est pas dans mes livres que l’on trouvera des phrases à la Proust. Je déteste lire moi-même des phrases à rallonge, hormis chez Zola ou Hugo.
Je préfère rester avec mes doutes de petite romancière méconnue, cela me motive à essayer de devenir meilleure, à pousser mes limites et à me dire que peut-être dans dix ans, je ne douterai plus de mes écrits.
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