( 19 décembre, 2014 )

Pause philosophique

 

Une lectrice m’a laissé ce message hier :
 » Madame, outre que j’apprécie ce blog, je voudrais témoigner par rapport à votre post sur les regrets. Ma vie est truffée de regrets. J’aime un homme marié qui ne veut pas quitter sa femme. Je fais un job que je déteste. Je vis dans un village perdue où je m’ennuie. J’ai plein de rêves mais comment les réaliser. Je suis sous anti dépresseurs et je m’enfonce. Je voudrais comme vous survivre. Comment ? »
 Ouh la la. Je n’ai pas de solutions miracles, ni de conseils avisés. Déjà, je suis anti médocs donc je dirai Stop aux addictions, stop aux drogues ou calmants qui ne sont qu’illusions.
La force, chacun l’a en soi. Il faut juste se faire violence pour ne pas flancher. Ensuite, il faut cesser de faire la politique de l’autruche. Quand on sort avec un homme marié, on se doute bien qu’il ne va pas quitter sa femme. Vous avez déjà vu, vous, des hommes courageux ? Non ! Ils auront toujours une bonne excuse pour faire retomber sur vous la faute. Vous les avez séduits, vous les avez détournés de leu petite famille, vous êtes la vilaine malveillante qui a osé poser les eux sur eux alors que l’auréole de sainteté brillait au dessus de leur tête. Eux ? Non, jamais ils n’auraient osé ! Qui peut penser cela ! En clair, vous aimez un tel homme, vous en acceptez les chaînes et cessez de vous lamenter. Quand au travail, nul n’a le travail parfait mais le faire avec le sourire est beaucoup mieux.
Pour conclure, la vie est ce que l’on en fait. Chacun fait des choix parfois risqués mais ils ne seront pas pire que d’autres si on les accepte avec le sourire et alors la vie ne pourra être truffée de regrets, juste parfois de bêtises qui auraient pu être évitées mais après tout, qui peut savoir à l’avance que ce sont des bêtises si on ne les a pas vécues ?
Alors vivez chère lectrice ! Cessez de vous poser tant de questions. La vie est un arc en ciel alors n’hésitez pas à visiter chaque couleur …
( 18 décembre, 2014 )

Croire en ses rêves : on continue ?

Bientôt un an que Rouge est né, tel un enfant il a pris son envol, a grandi. Prise par un travail de plus en plus fatigant, une vie amicale et familiale dense, un roman à paraître prochainement et un autre à finaliser, d’autres à écrire, car mon cerveau grouille d’idées, j’en oublie presque les premiers balbutiements, les émois lors de  la réception de la BAT, il y a un an hier jour pour jour. Un an seulement !

J’ai l’impression que cela fait une éternité. Je me souviens pourtant de mon cœur qui a fait un boum énorme dans ma poitrine lors de cette réception, BAT que novice, je n’ai pas relu ( grosses erreurs puisque l’édition avait beugué), mais erreur de débutante.  Hier, j’apprenais par une relation qu’un grand sociologue avait lu mon roman et lors d’un interview s’en était servi pour son analyse. Je me suis sentie très émue.  » Mon bébé » plein d’imperfections servant à argumenter une conférence, positivement bien sûr ! Que vouloir de plus ?

Vendre plus de livres ? Bien sûr. L’an dernier, j’écrivais pour exister, aujourd’hui, j’écris pour le plaisir d’être « moi ». Je pensais vendre juste une cinquantaine de livres, vu qu’Edilivre ne fait aucune publicité. J’en ai vendu dix fois plus et surtout Rouge se passe de mains en mains, de bibliothèques en prêts.  Je ne cache plus aujourd’hui que mon rêve serait de pouvoir prendre ma retraite anticipée afin de me consacrer totalement à cette passion. J’ai envie de pouvoir partir à la conquête de mes lecteurs’ pouvoir discuter lors de salons, ce que je ne peux faire que rarement aujourd’hui, rencontrer d’autres auteurs. Vivre totalement, non c’est impossible de nos jours, mais juste combler le manque financier du à une mini pension de retraite, oh que oui …

Un rêve ? J’ai toujours cru en mes rêves. Peu de rêves m’ont échappé. Ils n’étaient peut-être pas pour moi. La conférence d,EM me prouve que c’est possible, que j’ai peut-être une chance.

Alors si l’an dernier, j’ai signé pour une magnifique année avec Rouge , je signe de nouveau pour une nouvelle année afin que CARLA qui sort sous peu devienne le livre chouchou de toutes les femmes, et de tous les hommes aimant vraiment les femmes.

Car ce livre est pour vous ! Vous  avez aimé Adelyse ? Vous allez adorer CARLA.

Rien n’empêche les gens de s’aimer ou de s’apprécier si ce n’est la connerie humaine ! Vous comprendrez tout cela dans CARLA …

( 17 décembre, 2014 )

Les regrets

Un ami me disait récemment : » Je n’ai que des regrets. » Je suis restée sans voix, perplexe. C’est abominable de ne vivre qu’avec un tel poids. Mince ! La vie est bien trop courte pour avoir des regrets. Il est certain que nous devons humblement reconnaître que nous sommes faillibles, que nous faisons des erreurs, que la vie nous pousse parfois à vivre des situations que l’on aimerait ne jamais avoir vécues. Des erreurs, nous en faisons. Elles nous font avancer !
Alors regretter d’avoir vécu ? Jamais ! Au contraire ! Chaque moment de bonheur que j’ai pu vivre, chaque larme que j’ai pu verser, sont pour moi des bénédictions. Je suis ce que je suis grâce à ces multiples épreuves. Pourquoi aurais-je des regrets ?
Peut-être des « petits » regrets … Avoir eu peur parfois de, avoir été trop lente pour, avoir cru à une étincelle qui n’était pas sincère, avoir tendu la main pour rien … D’avoir cru naïvement en des excuses qui n’étaient pas sincères, d’avoir choisi de ne pas montrer ma faiblesse quitte à y laisser ma santé …
Oui, bien sûr, des petits regrets mais au fond, l’important n’est-il pas d’être restée « soi « , ce que l’on est, qui on est  et de ne jamais, malgré les tempêtes, baisser les bras ?
« Vis sans excuse et meurs sans regret. »
Au fond, ne jamais rien regretter c’est s’offrir le pouvoir de regarder l’avenir droit dans les yeux et de s’autoriser tout simplement à avoir confiance en demain.
( 16 décembre, 2014 )

Coup de coeur littéraire : l’attirance des contraires Adèle Parks

Il y a des livres comme celui-là qui touchent vraiment, et pourtant ils sont simples mais l’histoire laisse comme une traînée de poudre de perlimpinpin. Nostalgique après une telle lecture …

Résumé
Quelles sont les chances pour qu’un étranger assis à côté de vous dans un avion puisse bouleverser votre vie ? Presque aucune. Surtout quand il est votre exact opposé. Joanna est une jeune femme optimiste qui pense trouver l’âme soeur dans chaque homme qu’elle rencontre. Dean, lui, est• un vrai cynique, de douloureuses expériences lui ayant appris à ne faire confiance à personne. Mais les humains sont pleins de surprises… Et, au-dessus de l’Atlantique, chacun accepte finalement de se livrer et se confier. Ils devinent l’un chez l’autre quelque chose dont ils ont besoin. Et envie. Et c’est lorsqu’ils descendent de l’avion que leur véritable voyage commence…

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( 15 décembre, 2014 )

On ne peut rien changer mais …

Je ne suis pas une grande fan de Marc Levy, mais je me suis arrêtée sur cette citation :

 » Ayez la sincérité d’accepter ce que vous ne pouvez pas changer, le courage de changer ce que vous pouvez et, surtout, la sagesse d’en connaitre la différence. « 
Une vérité tellement d’actualité dans une société où le monde se mure dans l’égoïsme, refusant de changer, refusant de constater le bénéfice d’un acte même infime qui peut faire toute la différence.
Cela peut être simplement le temps passé au travail, qui aurait pu être utilisé à s’occuper de ses proches, un regard nouveau sur son vécu, une analyse plus juste sans apriori de ce qui est vraiment.
Le temps passe si vite. Quand on a vingt ans, on imagine avoir des siècles à vivre. Lorsque l’on a trente ans de plus, on sait qu’il nous reste peu de temps. Alors cessons de le gaspiller pour des âneries, pour des broutilles. Savourons chaque minute de libre, découvrons de nouveaux visages, de nouveaux écrits. Forgeons-nous de nouveaux rêves. Faisons une trêve en tirant un trait sur nos rancunes, nos déceptions. On ne peut pas changer ce qui fut, on ne peut empêcher les gens de se faire des films ou de nous inventer une vie que nous n’avons pas. Soyons plus intelligents que ce monde rempli de frustration tournant égoïstement le dos à la moindre vague.
Un ami m’a dit récemment que je m’en volerai vers d’autres cieux, si cieux existent, utopique. C’est fort possible. Je crois en l’Homme, je crois que chacun de nous possède au fond de lui une minuscule petite flamme qui peut par moment devenir un incendie et illuminer nos vies. Parfois cette flamme est si légère que l’on peine à la voir. Ce sont des mots jetés à l’aveuglette auxquels on croit, des cadeaux offerts qui nous font plaisir. Parfois pourtant cette chaleur est tellement lourde à supporter pour certains qu’ils font souffler sur ces braises afin de les éteindre, regrettant ce qui fut dit un jour, quitte à en souffrir en secret.
Ayons, mes amis, le courage de souffler sur ces braises, non pour les faire disparaître mais pour leur donner vie ! Simplement parce que le changement passe peut-être juste par l’acceptation de ce qui fut ( de positif comme de négatif ) afin de pouvoir laisser les flammes danser dans nos vies.
( 14 décembre, 2014 )

Hommage du jour

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Dix-neuf ans aujourd’hui que tu es parti, papa. Tu n’avais que cinquante-sept ans. Petit bonhomme insignifiant en apparence, doté une énergie hors du commun, tu avais un don unique pour aider de nombreuses personnes à retrouver sourire et vitalité. Artiste à tes heures, peintre, photographe, poète méconnu,  tu as illuminé ma vie de culture, me plongeant tour à tour dans le chaudron de la lecture, de l’art ou de la musique. Fan de Reggiani, de Brel ou de Jazz, pro du Rock and Roll, tu fus le premier à me faire aimer les danses endiablées.
La mort emporte toujours les meilleurs, dit-on. Je crois surtout qu’elle t’a emporté bien trop tôt. Je reste, malgré ma colère de l’époque, très admirative par ton choix final, refusant les traitements médicaux, claquant la porte à la médecine et partant la tête haute, rapidement, sans bruit.
Ta perte fut douloureuse, une déchirure. Je t’ai cherché des années à travers tous mes amis plus âgés espérant retrouver en eux ton regard, ta force.
Aujourd’hui, je sais que tu es unique car nous n’avons au final q’un père que certainement nous idéalisons mais qui a fait de nous petit à petit ce que nous sommes aujourd’hui …
14 Décembre 1995 … C’était en fait hier … Il est temps que je te le dise aujourd’hui, ne l’ayant, par pudeur, jamais dit de ton vivant  : Papa, je t’aime … Tu me manques …
( 13 décembre, 2014 )

Citation du jour

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Heureux ceux qui n’ont jamais souffert quoique … Peut-être n’ont-ils jamais vraiment aimé . Les souffrances les plus grandes sont celles qui sont tues, celles que l’on n’a pas dites, celles que l’on garde pour soi, celles que l’on rêverait un jour de chuchoter au creux d’une épaule compatissante juste pour que les mots effacent à jamais les larmes enfouis. Ces souffrances, au final, ne sont pas si inutiles. Elles nous gardent simplement vivants.

( 12 décembre, 2014 )

La peur

Qui n’a jamais eu peur dans sa vie lève le doigt ? Comme je le dis souvent à mes élèves, on a le droit d’avoir peur, c’est même un sentiment constructif à condition qu’il ne verrouille pas ensuite notre vie.
La peur, c’est un peu la soupape de sécurité qui nous empêche de faire trop de bêtises, de nous mettre en danger. Je suis une grande trouillarde. Je sais de quoi je parle. Sauf à une de mes périodes de grande insouciance où j’avais encore la jeunesse comme amie, la vie ensuite m’a conduite à me vêtir d’une armure où je portais la peur comme blason. Ce n’est donc pas moi que vous auriez vu faire du saut à l’élastique ou en parachute, non que l’idée ne m’est pas tentée mais la peur m’a toujours freinée. Ce n’est pas non plus moi que vous auriez rencontré me mettant en avant dans une soirée, ou allant déclarer ma flamme à l’homme de mes rêves. La peur m’aurait clouée sur place !
Je me suis ainsi certainement épargnée bien des déboires et je suis aussi passée à côté de bien des rêves …
Je sais ce que vous allez me dire : et les livres ?
Et bien ce n’est pas moi qui ai pensé la première à éditer mon manuscrit. J’avais peur d’être trop nulle, qu’il ne puisse intéresser personne, que l’on s’endorme en le lisant et j’en passe. Heureusement que mes fidèles ont cru en moi et m’ont botté les fesses. Aujourd’hui, je n’ai plus peur face à l’écrit. Je me sens libre. Un pas de géant fut fait !
La peur nous fait peur et c’est une erreur, car elle est essentielle à notre survie. Pour la surmonter, nous devons faire corps avec elle.
Je terminerai par une citation lu dans un magazine.
 Notre peur peut être quelque chose de très précieux. Elle réveille notre vigilance. Elle nous signale que nous sommes repliés sur nous-même, que nous sommes en train d’oublier ce qui nous entoure. L’imprévu, le hasard, qui font le sel de notre existence, suscitent bien des craintes, et ces dernières sont utiles parce qu’elles nous incitent à toujours rester en éveil. La peur est une forme d’injonction à l’attention. Une manière de nous dire : « Quelque chose t’arrive et tu n’as pas été vigilant. Tu n’as pas à ta disposition l’ensemble des données de ce qui se passe. Regarde autour de toi. »
Apprivoisons nos peurs avec modération …
( 11 décembre, 2014 )

La mémoire qui s’efface

On se réveille un matin, on vient de fêter ses quatre-vingt ans, et on s’aperçoit avec angoisse que l’on a la mémoire qui flanche. Les souvenirs de la veille ne sont plus que des images floutées, le passé semble s’être mélangé avec le présent. Une vague de panique nous envahit. La peur s’installe. Chaque geste devient source d’analyse : où ai-je mis mon porte-monnaie ? Où se trouvent mes clés ?
On rencontre tous au cours de notre vie une personne qui nous est proche et qui va ainsi petit à petit se perdre. Je ne sais ce qui est le plus terrible à vivre : notre impuissance face à l’angoisse que l’on peut lire dans ce regard qui semble nous dire  » sauve moi ! », notre peine constatant une perte de plus en plus importante des souvenirs, une inquiétude nous incitant à nous interrogeant sur ce phénomène  » jusqu’où peut aller cet oubli ? », serons-nous, nous, effacés de ses pensées.
Si encore la vie nous permettait juste d’oublier les événements douloureux de nos vies, les blessures peinant à se cicatriser, ce serait presque salutaire mais souvent ce sont ces dernières qui seront les dernières à disparaître …
Terrible de se dire que notre vie qui s’est inscrite sur un grand tableau noir, un jour peut-être va complètement s’effacer jusqu’à totalement disparaître …

 

( 10 décembre, 2014 )

La page blanche

 La page blanche est un grand désert à traverser, jamais traversé ( Bachelard)
Nombreux d’entre nous, les gribouilleurs du plaisir, se retrouveront un jour face au dilemme de la page blanche ou face à la non-envie d’écrire. Les causes en sont souvent la fatigue qui plombe notre imagination, la vie et ses soucis ou tout simplement le besoin de faire une pause.
Personnellement, je ressens toujours une grande solitude après chaque mot fin que j’ai tracé à la dernière page d’un de mes romans. Je mets souvent plusieurs semaines avant de me relancer dans un nouveau, n’arrivant pas à quitter mes personnages devenus presque mes amis.
En ce moment, je suis dans l’attente de la relecture de CARLA que mon éditrice doit me faire valider sous peu et j’ai un peu la pression. Pas facile de changer de style ! Ce roman plaira-t-il à mes fidèles lecteurs ? Ensuite, je suis dans la grande correction de Bleu avant son envoi à une maison d’édition spécialisée dans les polars qui m’a contactée. Là aussi, triple pression même si je n’ai au final qu’une chance infime d’être leur coup de coeur ! Je ne dois rien négliger, ni les erreurs, ni les coquilles …
Je n’ai rien à perdre … Au pire, Bleu sortira chez Edilivre dans neuf mois.
Et après ?
Et bien , je me relancerais dans un roman. Lequel ? Mystère … J’hésite ! J’ai tant d’idées et pourtant si peu de temps …
Une chose est sûre, je continuerai chaque jour à gribouiller quelques lignes sur ce blog, juste pour ne pas me trouver un jour figée devant une vraie page blanche, la terreur de tout écrivain.
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