( 7 septembre, 2017 )

La mode de la « googelisation ».

 

Internet est un outil merveilleux que nous envieraient nos ancêtres. Vous imaginez, en un clic vous pouvez trouver un article, une photo, une définition, là où avant on pouvait mettre des heures, perdre des heures me diront certains, quoique était-ce vraiment du temps perdu ? Je reste beaucoup plus mitigée sur la googelisation individuelle, tout savoir sur Tartanpion, notre voisin ou collègue, en deux clics on découvre ses goûts littéraires, sa vie de famille, tout sur sa société voire son adresse que l’on peut mettre reluquer sur google map. Pour quelqu’un qui aime s’afficher, c’est génial. Pour ceux comme moi qui veille à préserver sa vie privée, ouille, ça pince ! Un tour sur Google et on se découvre prise en photo avec untel à un salon ou avec untelle lors d’une sortie. Cela me fait direct grincer des dents, et ne croyez pas que c’est si facile de faire retirer la dite image ! Il faut montrer patte blanche, donner une raison valable et j’en passe.

Alors un peu perturbant, non ? Se dire que tout est répertorié, archivé, prêt à être distribué à qui le désire. Regardez, rien que sur Linkedlin, un clic sur  google et votre nom et la tête de dizaines de visages ayant visité votre profil s’affiche. Sympa ? Pas toujours si un mauvais esprit souhaite faire une relation entre vous et une de ces personnes ! Heureusement, il y a toujours une solution, et des options évitant de renouveler cette erreur !

Googeliser, pratique, oui, mais avec prudence ! Ne jamais oublier que la vie privée doit le rester ! La tranquillité est à ce prix.

( 6 septembre, 2017 )

Ah ces hommes infidèles !

 

Vous êtes nombreuses, mesdames, à venir me parler de votre compagnon bien souvent un peu frétillant durant la période estivale. Que vous dire ? Je ne vais pas jouer l’avocat du diable, mais êtes-vous aussi câline voire coquine qu’avant ?

Bien sûr, je ne redis pas ce que j’ai déjà dit des dizaines de fois. L’amour ne se commande pas, il ne se force pas, il se contente d’être. Mais ces petits coups de canifs dans le contrat sont-ils des histoires d’amour ?

Rendons à César ce qui lui appartient, il n’y a pas que les hommes qui sont infidèles !

Il parait présomptueux au vingt-et-unième siècle de croire qu’un amour passionnel peut durer toute une vie. La mamie et le papy qui fêtent leurs soixante-dix ans de mariage sont rarement amoureux comme au premier jour. Ils ont traversé des crises, peut-être batifolé dans d’autres draps, mais se seront finalement retrouvés pour vieillir ensemble, pour simplement s’aimer, autrement . Dernièrement une lectrice m’expliquait qu’elle n’avait plus de vie sexuelle, et qu’elle avait peur que son mari aille voir si l’herbe est plus verte ailleurs.

Que voulez-vous que je lui réponde ! Comme dit une psychiatre bien connue « l’homme baise, puis il aimé contrairement à la femme qui aime puis … »

Mesdames qui refusez la bagatelle, ne vous étonnez pas de voir votre homme succomber au charme d’une femme pleine de sensualité. Vous n’êtes pas une victime. Vous avez fait vos propres choix. Quant à vous messieurs, essayez juste d’être plus discrets pour ne pas peiner votre belle. L’infidélité reste pour la cocufiée une trahison, une blessure dont elle ne se remettra jamais. Butinez, mais cloisonnez votre jardin secret.

Après tout, cela ne dure qu’un temps, et l’hiver arrive bien assez vite . Sauf si Cupidon lance sa redoutable flèche …

Texte pour Louna avec toute mon amitié :)

( 5 septembre, 2017 )

Ce besoin de vivre en paix.

Est-ce le fait une fois encore de vieillir, mais j’adhère de plus en plus au fameux « fichez-moi la paix! » Avant, j’étais à la fois naïve, tolérante à l’extrême, puis la vie m’a imposé des limites. Je pouvais vivre dans le bruit, entourée de nombreuses personnes, ma maison était un vrai open bar. Maintenant j’aspire au calme, au silence.

Je ne suis pas encore devenue ermite, et j’apprécie les réunions de famille ou amicales ou les moments entre amis, mais je revendique le droit à « être grosso modo » et à pouvoir dire non à certains.

À trop ouvrir sa porte, on se retrouve parfois encombrée de personnes fatigantes, intrusives, et on en vient à souhaiter la tranquillité ! Par contre ce n’est pas si simple, car souvent les personnes qui s’imposent dans nos vies, ne veulent comprendre que trop, c’est trop. En clair, il y en a qui écoutent mais refusent d’entendre, et refermer une porte n’amène souvent que des conflits.

Pour vivre pleinement sa paix, j’ai choisi depuis quelques temps plusieurs angles.

D’abord le calme. J’évite de m’énerver, ce qui n’est pas facile vu mon tempérament passionné. Ensuite, j’essaie d’expliquer avec des mots justes mes raisons, sans fausses excuses. J’évite de blesser également. Je l’ai fait malgré moi par le passé, et cela m’attriste. Je n’aime pas faire de mal. J’essaie de garder une brèche ouverte, une possibilité de dialogues. Respecter un ami, c’est accepter de l’écouter, accepter ce qu’il a vraiment à dire. Même si le recul est nécessaire, on se doit de faire ce geste plutôt que de rompre net une relation ou de claquer une porte définitivement.

C’est une chose que je ne comprends pas, ce besoin qu’ont certains de couper tout contact, en changeant de numéros, en menaçant de répercussions diverses.

Je conçois que l’on peut se retrouver exaspéré, mais le dialogue est là pour colmater les brèches. N’est-ce pas pathologique voire pervers de refuser cette communication ?

En résumé, le besoin de paix est légitime pour chacun, et nul ne peut le juger, mais pour qu’il soit bien accepté, il doit passer par des mots simples, entendus par les autres, des mots vrais qui sonnent justes et ne sont pas de pieux mensonges.

Ce besoin de vivre en paix est certainement lié à nos propres vécus, à nos projections, à ce monde en folie. Si nous voulons la paix, respectons celle des autres, ce qui ne veut pas dire pour autant rompre le contact, car toute relation rompue avec violence génère un sentiment incompatible avec la paix.

Laissons une petite ouverture faute de laisser une porte ouverte.

( 4 septembre, 2017 )

Vive le rentrée !

C’est le grand jour ! Des milliers d’élèves vont faire leur rentrée. J’adore ce premier jour où tout se joue. On les voit arriver, bien habillés, tout bronzés, avec leurs affaires neuves, plutôt souriants. En général, ils sont sages, timides (ça ne dure qu’une journée !). Beaucoup sont à moitié endormis, car ils ont passé leurs vacances à se coucher tard. Soyons honnêtes, en tant qu’enseignants, c’est un des meilleurs moments de l’année, parce qu’on y croit. Tel un livre que l’on écrit, on débute une première page pleine d’espoir, et croyez-moi, c’est long une année scolaire, autant pour les enfants que pour les enseignants. Il s’en passe des choses, des rires, des pleurs, des chamailleries, des victoires, une année, c’est comme des centaines de pièces de puzzle qui vont former un tableau.

Alors voilà, je suis prête. Je pose le premier morceau. J’entame aussi un compte-à-rebours de cinq ans, ce qui me donne un large sourire.

Je suis heureuse, c’est la rentrée des classes ! J’y vais !

Bonne rentrée à tous les enfants, et à tous les enseignants.

 

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( 3 septembre, 2017 )

le monde de la rentrée littéraire

C’est la rentrée littéraire, j’ai envie de revenir sur ces rentrées littéraires et tout le bruit médiatique. Prenons la définition, La rentrée littéraire est une période commerciale où va sortir un nombre considérable de livres. Quel est son intérêt ? Être un événementiel qui va permettre à quelques livres d’éclater les ventes, mais pour les autres, ce sera la noyade !

Pour le lecteur, la rentrée littéraire est une période géniale, car une profusion de nouveautés sont mises en vente, souvent les grands noms, des romans dont on attendait l’arrivée. Pour un petit auteur, la rentrée littéraire est une période à fuir !

Qui aura, en dehors des chroniqueurs dont c’est le job, le temps de tout lire ? Le lecteur va donc d’abord choisir les valeurs sûres. Celles dont il a déjà tirées satisfaction, puis ensuite il se tournera, si ses loisirs le permettent, vers les autres.

En clair, vous l’avez compris, c’est un mauvais plan pour un auteur inconnu de sortir son bouquin à cette période. J’en sais quelque chose, une des ME avec qui j’avais signé avait publié deux de mes romans à cette époque. Ce fut un bide complet, alors que tous mes autres livres ont cartonné.

N’empêche que je suis avant tout lectrice, et je me suis un peu penchée sur les sorties de Septembre parmi les 500 sorties. On parle beaucoup de Millenium 5 ( mais j’avoue ne pas avoir accroché au 4), «Zero K» de Don DeLillo m’intrigue particulièrement, le nouveau Amélie Nothomb, Depuis l’au-delàDe Werber m’intrigue également beaucoup, j’attends avec impatience En sacrifice à Moloch de Larsson, Dark Net de Percy, et tant d’autres.

Que les indés ne s’inquiètent pas, j’ai pour principe d’acheter un numérique inconnu par mois, pour le plaisir de découvrir autre chose.

Mon problème actuel serait plutôt, où trouver le temps de tout lire ?

 

 

 

( 2 septembre, 2017 )

Les choses dont on se rappelle.

On a tous en mémoire ces choses que l’on ne peut oublier pour différentes raisons, et celles que l’on a complètement oubliées. J’ai envie de penser qu’après 50 ans, c’est peut-être une bénédiction. Une vie, c’est bien long, c’est surtout bien lourd, et comment pourrions-nous avancer si nous devions chaque jour porter sur nos épaules un sac de plomb ? Peut-être dès années de vie nous entrainent à sélectionner ce qui est important, ce que l’on doit garder, mais qui ne nous fera pas de mal.

Oublier, c’est se donner la possibilité de sortir de la routine, c’est briser la monotonie, briser la répétition. Si nous passions notre vie à vivre dans nos souvenirs, nous serions enchaînés contraints de revivre en boucle nos erreurs.

Curieusement, il y a ces évènements qui pourtant ont compté, ont été heureux, et que  pourtant nous allons oublier. D’autres, que nous rêverions de voir s’effacer définitivement, continuent de nous coller à la peau, de nous poursuivre, de s’incruster dans les plus petits pores de notre peau.

Il y a ces choses dont on se rappelle, ces cicatrices qui vont rester telles des traînées blanches, et même si elles ne s’effacent pas, nous ne devons jamais justement oublier que sans ombre, il n’est point de lumière.

( 1 septembre, 2017 )

La rentrée des classes approche.

En route pour la pré-rentrée ! Amusant comme la ville commence à sortir de sa torpeur. En traversant mon parc favori, je croise des enfants qui me disent bonjour, des parents qui viennent discuter. Là, ce n’est plus juste une impression, la rentrée est imminente, si proche. J’adore mon travail depuis ses débuts, et je suis contente de débuter une nouvelle année, pourtant, j’ai depuis quelques années une appréhension. Le monde de l’éducation a tellement changé que j’ai l’impression d’être un dinosaure. Des réformes, j’en ai vues, qui n’ont guère apporté de miracles, et il va encore y en avoir cette année. Les enfants lisent de plus en plus mal, sont de moins en moins disciplinés, de moins en moins concentrés. La faute à qui ? Peut-être simplement à l’époque qui a bien changé. Depuis 3 ans l’instauration des TAP n’a rien arrangé, et chez nous ce fut une catastrophe ! Enfants, enseignants épuisés, résultats en chute libre, vendredis ingérables. Quand j’entends que 52% des villes vont revenir à la semaine de quatre jours, je dis « ouf! » mais déception, pas la mienne, et là, je grogne ! Pire, je grince des dents. D’avance je sais que ce sera une année difficile, je sais que le vendredi les enfants seront épuisés, vidés, qu’aucun apprentissage sérieux ne pourra être fait, je sais qu’arriver à cinq semaines de travail, je n’en tirerai plus rien. Alors j’appréhende, oui ! Je m’interroge surtout pourquoi une fois de plus ma ville a choisi de s’opposer plutôt que le bien-être des enfants.

Y penser ne servirait à rien. Après tout, j’en ai vu des réformes, j’en ai vu des parents sympas, d’autres complètement à la ramasse, j’en ai reçu des compliments, des petits bonheurs, et des agressions violentes verbales ou psychologiques qui m’ont déstabilisée un temps, au point de ne plus aimer mon travail. Puis je me suis relevée, encore plus motivée, la tête pleine de projets. Malgré les difficultés, j’ai toujours tout tenu le gouvernail de mon navire, et essayé de faire de mon mieux. Je ne sais pas si j’ai réussi, mais au moins j’ai essayé !

Après tout, même dans un tas de pierres, nous pouvons trouver une perle, et les enfants par définition ne sont que des perles.

( 31 août, 2017 )

La reconnaissance de la maladie d’Hashimoto.

 

Nous assistons à une envolée médiatique qui part dans tous les sens, une fois encore mettant en avant l’absurdité de notre système. Certains malades se font insulter par leurs pharmaciens qui les prend pour  des mythomanes, des médecins s’amusent même de voir une TSH faire un bond vertigineux.

Tout cela me fait penser aux publicités il y a quelques années sur l’handicap.

Si tu ne comprends pas, viens prendre mon handicap, et tu comprendras.

J’ai l’impression de me répéter, mais c’est pourtant une vérité qu’il faut énoncer.

Il y a un souci pour certaines personnes avec le nouveau Lévothyrox, il y a un souci de communication avec les médecins qui ne sont pas tous au courant que les excipients ont changé, il y a un souci avec les pharmaciens qui veulent à tout prix fourguer leur camelote sans réfléchir, il y a un souci avec l’information en général où effectivement certains véhiculent la peur.

Ce souci pour moi n’est pas lié exclusivement au nouveau Levothyrox, car bien des problèmes existaient avant. Il est rattaché à ce mépris que le monde extérieur, médical en particulier, porte sur ces maladies invisibles.

Interrogez un médecin, demandez lui ce qu’il pense de la maladie d’Hashimoto , je l’ai fait lorsque j’ai écrit mon essai. Vous les verrez sourire légèrement ironiquement, non sans avouer du bout des lèvres  » C’est une maladie de femmes hormonale, donc … »(soupirs…)

Donc quoi ? Parce que c’est une maladie qui touche majoritairement des femmes, on s’en moque ? Parce que c’est une maladie qui touche effectivement un dysfonctionnement d’une glande qui équilibre tout le corps, on s’en fiche ? On préfère s’intéresser à un bon cancer bien juteux dont les traitements se chiffreront en milliards, tandis que quelques petits comprimés dont la boute fait moins de cinq euros, on s’en contre fiche !

Je ne parle pas du cancer au hasard. J’ai eu un enfant de deux ans atteint d’un cancer incurable, décédé à trois, et j’ai vu les sommes exorbitantes que la sécurité sociale et la mutuelle ont couvert. Maladie visible, car perte des cheveux.

Hashimoto est invisible, certains s’adaptent sans effet secondaire, d’autres vont vivre une galère durant quinze voire vingt ans.

Est-ce une raison pour avoir ce dédain ?

Rappelez-vous du combat des malades pour la fibromalgie.

Des années de lutte, une reconnaissance très récente.

Nous voulons simplement la même chose, être entendus, écoutés, reconnus, et alors on s’intéressera à notre suivi médical.

 

Ensemble, c’est possible …

 

https://livre.fnac.com/a9389468/Sylvie-Grignon-Hashimoto-mon-amour#

 

( 31 août, 2017 )

Les barrières que l’on s’impose.

 

L’homme par définition va façonner sa vie en s’imposer des barrières, qui se transforment parfois en des chaînes lourdes à porter. La création pourtant n’a pas de limite tout comme le firmament, alors pourquoi s’enfermer dans un moule ou pire dans une image de ce que l’on n’est pas.

Écrire, c’est offrir à notre esprit l’impossible, c’est s’autoriser à poser des mots au-delà de ces barrières. Parfois ces traces que l’on va laisser sur le papier ne vont pas plaire, vont s’affronter à la critique, mais peu importe, ils nous auront donné à nous cette opportunité magnifique, la liberté.

Il est indispensable de briser ces chaînes qui empêchent tant de personnes de vivre vraiment, de s’autoriser à faire les choses avec passion, ne pas s’interdire d’aimer tout simplement.

Parfois, la vie peut sembler bien lourde à porter, c’est toujours ainsi toutes les catastrophes arrivent en même temps, il suffit simplement de changer notre façon de voir les choses, d’interpréter ces changements autrement, de ne pas s’interdire à repenser à l’avenir.

Et surtout, je pense qu’il ne faut rien attendre des autres, juste croire que l’on va réussir, tout en sachant que l’on peut échouer, mais que ce ne sera pas grave, que le plus important sera d’avoir essayé ! La poursuite d’un rêve va nécessiter beaucoup d’allers et de retours, beaucoup de montagnes à gravir, beaucoup de mains que l’on va lâcher, mais peu importe, l’important est de ne jamais renoncer.

Un jour, d’autres mains seront là pour nous retenir. Celles-là scelleront nos rêves, briseront nos barrières, oseront nous faire croire en un « peut-être  » …

Mes écrits ont brisé mes chaînes, alors oui, toutes les barrières peuvent être enjambées, si j’y suis arrivée alors, pourquoi vous hésitez encore ? Foncez !

( 31 août, 2017 )

Les pervers narcissiques

Ils sont parmi nous ! Non, ce ne sont pas des ovnis, ce sont juste des personnes que vous connaissez, que vous aimez peut-être, des pervers narcissiques. Ils sont partout, toxiques, manipulateurs, sans une once d’empathie. Ma route en a croisés, plus qu’il ne fallait. Longtemps, je me suis sentie coupable de les avoir laissés entrer dans ma vie, de les avoir tout simplement parfois aimés. Femmes ou hommes, ils véhiculent le même schéma, souvent bien difficile à prouver. Manipuler les autres est facile. Qui n’a pas cherché à faire du charme à son père ou sa mère enfant pour obtenir ce qu’il voulait. La différence avec un PN se fera dans la volonté de jouir de ce pouvoir. L’autre, qui ce soit dans une relation d’amour ou d’amitié, ne sera qu’un pion qui n’existera que pour apporter au PN ce que lui a besoin pour exister, sinon cet autre ne sera rien. Preuve en est le nombre de PN voyant leur proie leur échapper ou se ramollir qui n’hésiteront pas à frapper le coup de grâce de la manière la plus vicieuse possible.

Face à un pervers narcissique, vous n’aurez jamais raison. Il sera toujours la victime. Ce sera toujours de la faute d’une autre personne si le ciel s’écroule, vous serez toujours responsable de ses moindres malheurs. Se remettre en cause sera pour lui impensable. Il sait par définition qu’il ne peut avoir tord, que l’autre est coupable, et s’il ne sait pas encore de quoi, il trouvera le moyen que ses affirmations se justifient.

Les femmes PN sont encore plus subtiles. Ce seront vos amies, elles auront creusé une tombe à vos côtés, vous tiendront la main pour la lâcher au pire moment, celui où vous aviez vraiment besoin d’elles. Les hommes aussi, ceci étant. Ils vous laisseront avec un immense vide, car ils auront tout fait pour que vous les aimiez, pour que vous les admiriez, créant une pseudo dépendance dont ils vont jouir de la rupture. La plupart des pervers narcissiques sont des personnes extrêmement intelligentes presque hors norme. Elles auront donc un raisonnement qui n’acceptera pas d’être contré. Ils ont raison. Ils ne chercheront ni à communiquer avec l’autre ni à le comprendre, ils ne peuvent pas, ils ne savent pas, et surtout cela leur enlèverait ce pouvoir qui les rend si forts.

J’ai lu un article récemment expliquant que le pervers narcissique n’avait pas le courage de dire ce qu’il pensait et faisait passer ses messages par de tierces personnes, tout en jubilant à l’avance de l’impact que les flèches allaient procurer, qu’il était obsédé par l’image sociale, que c’était le pire égocentrique qui soit, et surtout que ces êtres ne s’attaquent qu’aux « belles personnes « , aux naïves, à celles qui laissent apparaître des failles.

J’avoue qu’il m’a toujours été très difficile de reconnaître un PN peut-être parce qu’ils sont très loin de ce que moi je suis. Je suis souvent tombée sous le charme de femmes ou d’hommes PN car il faut bien le dire, au premier abord, ils sont adorables, charmants, prêts à aider sans contrepartie, cultivés, fascinants. On se sent tellement en confiance qu’on croit en leurs attentions. Ces personnes représentent tout ce dont on a rêvé, l’amour parfait, l’ami(e) idéal(e), on surfe sur un vrai bonheur sauf que … tout va basculer, sans raison véritable, sans explication, le couperet va tomber.

Vous vous retrouvez avec un manque total de confiance en vous, brisé, sans envie. Ce PN vous aura tout pris.

Au final, cet autre qui a tant compté vous aura rayé de sa vie en une nuit, alors que vous allez mettre des mois voire des années à l’oublier. Lui sera déjà passé à une nouvelle victime.

La théorie est facile, la pratique bien plus difficile. Se libérer d’une telle relation toxique n’est jamais simple, surtout s’il y a des sentiments forts qui existent.

Le pire, dans la grande majorité des cas, ce sera l’autre, ce manipulateur qui va se désintéresseraient de sa proie, mais la victime va continuer malgré sa souffrance à aimer ces personnes, à espérer leur retour, à s’accrocher à ces jolis souvenirs partagés. Eux, les vrais PN,  ils ne reviendront jamais.

Les PN sont pires que l’encre tombée sur du bois ! On a beau frotter à la javel, ils vont laisser dans leur sillon des traces dont l’autre ne se débarrassera jamais. Le seule solution, ne pas les faire entrer dans vos vies, car une fois la porte ouverte, pour vous, il sera bien dur de la fermer.

 

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