( 8 octobre, 2018 )

Les contrats d’édition et les clauses de préférence.

 

Vous êtes nombreux à me laisser des messages sur mon blog concernant les contrats d’édition en particulier les préférence que demande la majorité des maisons d’édition, des demandes souvent abusives pourtant compréhensibles.

Une maison d’édition à droits d’édition engage des moyens financiers pour publier puis promouvoir un livre. En clair, votre futur roman est un investissement à perte ou pas, nul ne le sait à l’avance. Elles s’entourent donc de garanties. Je ne peux donc que vous recommander de bien lire votre contrat. Tout d’abord, il ne peut y avoir d’obligation de publication sans un à valoir. Ces auteurs comme Musso, Bussi qui publient un livre par an ont un chèque qui les motive, car rien n’est pire que d’écrire sur commande.

Ensuite il faut savoir que la loi interdit à l’éditeur d’acquérir des droits sur vos prochains livres. Naïvement, je l’ai cru à mes débuts, en ayant perdu l’envie il y a deux ans sous la pression.

Les éditeurs ont contourné cette loi en demandant aux auteurs de signer un « pacte de préférence » leur accordant la priorité pour l’édition de leurs œuvres. ( voir les documents sur le site de la SDL). Un éditeur ne peut vous demander vos œuvres en totalité et ne peut demander qu’un ou deux genres pas plus. En clair, si vous écrivez de la romance, l’édition ne peut vous menacer si vous publiez un roman Fantasy ailleurs. De plus cette clause ne peut dépasser un engagement pour plus de cinq oeuvres à partir de la signature du premier contrat, et dans ce cas, le contrat doit rester identique à l’ancien dans son intégralité(sinon c’est une clause possible de reprise de droits). Si l’éditeur change de nom, de statut, c’est une clause possible d’annuler de ce contrat.

Préférence signifie que si vous publiez une romance, vous proposez la suite à votre éditeur. Si ce dernier ne peut publier dans les mêmes conditions que le premier roman, vous pouvez refuser de publier ce manuscrit et vous n’êtes plus liés à la clause première, même si c’est votre troisième roman proposé. Un éditeur a donc tout intérêt à ne pas changer les clauses des premiers contrats ou il doit refaire un contrat.

Attention aux clauses de pourcentages de DA par exemple qui ne peuvent changer sinon cela annule la préférence.

Un éditeur tout comme un auteur a des devoirs mais certains éditeurs en abusent. Je pense à un auteur qui m’a dit avoir publié son premier roman chez un grand éditeur avec un grand E, et attend depuis trois ans, lié à ce droit de préférence,  que sorte son second roman. Il a signé un délai de publication énorme, comme c’est souvent le cas dans ces éditions, croyait être tout comme les « grands écrivains » avoir un livre tous les ans et en plus il a un droit de préférence sur « tous les livres ». Si je vous dis qu’il a perdu le goût d’écrire ?

Une autre petite auteure publiant dans une petite édition jeunesse se retrouve avec l’obligation de publier un livre par trimestre. Rien n’est stipulé dans son contrat juste un droit de préférence, ce qui n’empêche pas l’édition de la menacer.

Des dizaines de cas différents.

Il est important d’avoir confiance dans sa ME mais cela n’empêche pas de bien se protéger.

J’en profite pour rappeler que les auteurs peuvent s’affilier à la société des lettres qui possèdent un excellent service juridique qui intervient en cas de litiges, évitant ainsi des procès coûteux. L’adhésion est de 50€, ce qui est peut vu le prix des avocats en milieux privés. Leur service juridique est efficace, rapide, et propose toujours une conciliation permettant de satisfaire les deux parties sans violence.

 

Personnellement, j’ai une clause de préférence pour mes polars « couleur » ce qui me paraît tout à fait normal puisqu’un véritable travail est engagé pour ces livres, et surtout un travail admirable fait par ma directrice de collection en qui j’ai toute confiance, mais je suis totalement libre, si j’écris un autre style de polar ou de la romance de publier dans une autre édition ou sous un autre nom ailleurs.

 

J’espère avoir répondu à toutes vos questions ! En tous les cas bien lire avant de signer, ne rien payer surtout, est une première garantie de sérieux … la suite, ce sont les lecteurs qui la feront !

 

( 7 octobre, 2018 )

Ce besoin de paix et de calme.

Jeune, je nageais dans le bruit, dans les rires des enfants, écoutant de mon vieux pic up la musique à fond. Parfois je m’interroge sur ce revirement total de mode de vie. Est-ce le fait d’avoir côtoyé des milieux trop sonores ? D’avoir croisé tant d’inepties que je préfèrerais être sourde ? En tous les cas, mon bonheur aujourd’hui est indéniablement lié à la paix. J’en ai assez des personnes qui cherchent midi à quatorze heures, qui ne veulent rien comprendre, qui s’évertuent à ne vouloir croire que ce qui les arrange, qui font une montagne d’un grain de sable, qui voient surtout le mal partout. Ces gens, souvent tenaces, sans empathie, ne lâchent ni leur proue ni leurs idées. Je suis saturée du bruit que fait leurs propos malveillants rebondissant telle une balle bien loin de moi. Il fut une époque où stupidement, je serai tombée dans leur piège, accueillant les bras ouverts le chaud puis serrant les dents lors de la douche glacée. Vieillir, c’est voir la liste de la connerie humaine s’allonger de jour en jour, ces mensonges dits pour soit disant « protéger » l’autre, ces interprétations nécessaires pour cacher la vérité, pour surtout croire en sa propre folie. Je pense à toutes ces personne qui passent leur temps libre à construire  des machination dignes d’un polar, à fabuler sur des relations avec des grands de ce monde, à assembler Pierre avec Paul.  à tous ces pervers narcissiques qui manipulent pour le plaisir.

Avant j’aurais tout fait pour prouver und bonne foi, ma sincérité, et au final, je m’aper Que l’ho Ne changera jamais d’avis s’il s’est inscrit dans son propre schéma mental. Pourquoi se fatiguer ?

Avant j’avais l’espoir que les gens changent, que l’humanité future se réveille beaucoup plus emphatique, plus honnête, il n’en est rien. L’homme reste ancré dans ses certitudes offrant un espoir parfois, simplement pour conserver le pouvoir. Comme vous, j’y ai cru, c’est fini !

Aujourd’hui , je m’en moque complètement. Je veux juste ma paix. J’appelle le silence. Je veux juste laisser les mots glisser sans avoir à rendre de compte, juste pouvoir disparaître derrière ces phrases pleines de couleur qui dansent.

 

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( 6 octobre, 2018 )

La boîte de Pandore, le livre …

La boîte de Pandore de Weber

J’aime beaucoup les romans de Weber même si j’ai moins accroché à certains de ses derniers livres. Quelle agréable surprise de découvrir ce nouvel écrit, totalement envoutant et posant « à la Weber » des questions métaphysiques intéressantes. Quel impact nos vies passées ont-elle sur notre vécu d’aujourd’hui ? Rencontrons-nous les autres par hasard ou est-ce un choix que nous devions faire?

Succulent ! Déroutant ! Un voyage en compagnie de René un banal professeur d’histoire qui va découvrir lors d’une séance d’hypnose ses vies antérieures.

Comme tous les Weber, le livre est plein de phrases qui font réfléchir, parsemé de morceaux de faits historiques remis dans leurs vrais contextes.

J’ai très peu de temps pour lire depuis la rentrée et surtout je n’avais lu que de très mauvais livres ( pas de bol) et là, quel plaisir de découvrir enfin un livre qui n’est pas juste fait de mots et phrases courtes alignés. Un vrai bonheur ! J’ai adoré, vous l’avez compris, parce que j’ai l’esprit ouvert et curieux.

J’ai refermé le livre avec un sourire, et si, et si j’avais aussi mes portes. Tentant d’aller les ouvrir, non ?

 

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( 6 octobre, 2018 )

Écrire juste écrire et se perdre dans les mots.

Pourquoi écrire si on peut parler, me demande un élève. La parole, c’est compliqué, difficile parfois. Les autres entendent ce qu’ils veulent entendre, ne retenant que ce qui les concerne. Les mots s’envolent. Les écrits, eux, restent. On peut les relire, les relire, les décortiquer, les analyser. Lorsque l’on pose les mots, on ne fait pas que jouer avec, on les fait tourner, on les manie, on les place avec délicatesse sur le papier, parfois on les rature avec fermeté comme si le simple fait de les avoir écrits pouvaient effacer ce qui fut. Écrire est pour moi l’opposé de la parole. Je pèse mes mots lorsqu’ils rencontrent la page blanche. Je ne les mélange pas au hasard, contrairement à la parole où parfois le bavardage nous fait dire tout et n’importe quoi. Écrire c’est dire tout ce qui ne se dit pas à l’oral, les mots qui font souffrir, les mots d’amour, les cris du coeur. C’est fascinant ce pouvoir des mots, leur force, leur puissance. Ces mots sont comme un secret que l’on ne veut pas dévoiler et qui pourtant menace d’exploser. Écrire, c’est s’offrir la liberté, celle d’être en complet accord avec soi-même. Alors, je continue d’écrire, encore et toujours jusqu’à me perdre dans les mots.

 

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( 5 octobre, 2018 )

La peur du changement

 

 

L’homme par définition résiste aux changements. Il n’aime pas cela. Il freine des quatre pieds. La peur est une fois encore un mur qui s’oppose à l’avancée. Que chacun se rassure, c’est un phénomène normal. Cette résistance au changement est innée chez l’homme, certainement liée à la survie. Changer sans angoisse pourrait s’avérera déstabilisant pour l’espèce. Par contre, il est important d’apprivoiser cette peur afin de la surmonter, car passer une vie entière sans changer peut s’avérer pathologique. Changer ses habitudes, son mode de pensées implique de renoncer à un passé qui nous a formatés, faire le deuil de nos rêves pour en construire de nouveaux, être capable simplement de lâcher-prise. Tout un programme.

Les différents changements de notre vie peuvent se faire naturellement ou s’avérer douloureux, lents, provoquant ainsi frustration et angoisse. Il ne faut pas renoncer pour autant. Changer ne veut pas dire devenir plus faible, plus égoïste, simplement il est nécessaire de laisser nos vieilles nippes pour tout recommencer, pour prendre conscience de nos erreurs, de notre fragilité, pour avoir le droit de dire que nous en avons assez, que nous voulons vivre, autrement, différemment. Il faut simplement l’expliquer sans nous heurter, sans sortir les griffes, sans être agressif.

Changer est possible. Comme je le dis toujours, seuls les cons ne changent pas d’avis et restent murés dans leurs certitudes. Les autres savent que chaque expérience se regarde de différentes façons selon des angles parfois contradictoires, que la seule chose qui importe est le but positif que nous désirons atteindre, cet objectif qui est fait pour nous, que nous voulons, qui nous fait ou nous fera nous sentir bien.

 

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( 4 octobre, 2018 )

Reiki, Sophrologie, méditation, les autres, mode d’emploi.

Ce n’est plus juste de la poudre de perlimpinpin, les méthodes douces sont en vogue parce que la médecine a ses limites. Les deux se complètent totalement, et je trouve merveilleux qu’enfin notre société s’occupe de l’esprit autant que du corps. J’ai baigné jeune dans la marmite des « soins énergétiques », mon papa était magnétiseur, un don pur. Je suis revenue doucement à ces thérapies depuis la naissance de mon dernier loulou et l’introduction du fameux excipient « sterate de magnésium » introduit en 2002 dans tous les comprimés auquel je suis hyper allergique. Vivre ou mourir, j’ai choisi de vivre et de retourner à l’homéopathie, puis l’auriculothérapie ( très très efficace), et pour gérer le stress, les soucis cardiaques liés à la maladie d’Hashimoto, les gestes de méditation ou de Cohérence cardiaque.

Aujourd’hui, je m’informe avec curiosité vers ces nouvelles techniques : reiki, sophrologie ou méditation.

Mode d’emploi de quelques techniques.

Le reiki est une technique qui soulage le corps et l’esprit. « C’est l’union de la méditation et de la relaxation par un toucher relaxant sur des points du corps, pour favoriser la remise en route des potentiels naturels solutionnant de la personne. »

Je n’ai pas encore testé, mais le concept me plaît beaucoup. le Reiki Traditionnel arrête les causes qui déclenchent des maux du corps et de l’esprit, jusqu’à certaines maladies liées au psy. À suivre donc…

La sophrologie est une méthode de relaxation qui a pour objectif de transformer nos angoisses ou phobies en pensées positives. Là encore, j’aime beaucoup ! Adepte de la pensée positive, j’adore cette idée. C’est une thérapie brève que chacun peut ensuite pratiquer seul ( nombreuses vidéos sur youtube)

La méditation, c’est une pratique régulière contrairement aux précédentes, une manière de vivre, de penser.

Il existe d’autres techniques comme la chromothérapie qu’une amie m’a fait découvrir. C’est l’influence des couleurs sur notre bien-être. Je trouve cela fascinant même si cela en fait sourire beaucoup. J’attends que cette amie soit « au point » pour mieux comprendre.

L’olfactothérapie, c’est une thérapie qui part du principe que « chacun recèle en lui les clés de sa guérison » Cette thérapie psycho-corporelle utilise l’odeur et la vibration de certaines huiles essentielles pour contacter les causes cachées de la souffrance ; et générer leur transformation. Je l’ai testée et fabuleux !

Le magnétisme, c’est l’action de transmettre l’énergie d’une personne (le Magnétiseur) à une autre (le Magnétisé). Cette transmission améliore la circulation du Magnétisme de la personne qui le reçoit, rééquilibre son esprit et revitalise son corps. J’ai connu avec mon père, mais je n’ai pas retenté l’expérience, car trop souvent des charlatans s’installent.

 

Beaucoup d’autres existent. En conclusion, je dirais à chacun de trouver ce qui lui convient, ce qui lui fait du bien, ce avec quoi il se sent bien. De ces différentes séances, il faut sortir impérativement en paix avec soi, avoir confiance dans le praticien, et n’écoutez que son ressenti. Chaque personne est différente et ce qui va convenir à l’une ne conviendra certainement pas à l’autre. Et c’est tans mieux vu les différents choix.

 

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( 4 octobre, 2018 )

Parce que l’on s’aime …

 

L’amour, toujours l’amour, encore l’amour. Cet amour qui fait tourner le monde, qui rend les gens vivants. Cet amour magnifique. Cet amour qui n’a pas de hasard, qui n’est juste qu’une rencontre possible à un moment, une petite porte qui s’est ouverte.

Un coeur qui soudain bat beaucoup plus vite. Un sourire qui trouble. Libre ou pas, l’histoire semble s’écrire doucement, subtilement, sans laisser de certitudes. Les paillettes dans le regard, des noeuds dans le ventre, les mains moites, une émotion qui se dessine, imperceptiblement, sans le vouloir vraiment. Plaisir de se retrouver même pour quelques instants, simplement pour ressentir ce morceau si court de bonheur qui semble défier le temps. Franchir le pas, avancer vers la possible concrétisation de toutes ces émotions, quelle angoisse. Et si on se trouvait face à une pâle illusion ? Et si cette attirance n’était pas partagée ? Et si on s’était fourvoyé ? Et si on allait tout gâcher ? Et puis parfois, la réalité est tout autre, on ne sait simplement pas que l’on est en train de tomber amoureux. On n’en a pas envie, ce n’est pas le bon moment, on n’a rien choisi. Ce n’est pas écrit. Alors on hésite, on freine, on refuse de comprendre ou d’entendre. L’histoire s’invente à l’envers. Le mot fin s’écrit bien avant que tout ait commencé. Le rideau tombe. L’absence est présente. Le réveil lourd. Une certitude. L’autre est une évidence, notre évidence, et on l’a laissé s ‘envoler. Et si c’était ça être amoureux ? Comment avons-nous pu ne pas comprendre ? Nous n’avons pas su le reconnaître et tel un oiseau, il s’est envolé. Jamais, nous ne pourrons dire ces « ensemble parce que l’on s’aime » …

 

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( 3 octobre, 2018 )

Le choix …

 

J’ai lu cette très belle citation dans le dernier roman de Weber :

« Est-ce que nous choisissons ou est-ce que nous sommes les pions intégrés dans une sorte de plan global qui fait que quels que soient nos choix nous aboutiront au même résultat ? » Weber

Vaste interrogation qui me laisse bien méditative … j’ai toujours essayé de faire le bon choix mais comment savoir si ces choix ont vraiment apporté le bonheur aux autres ?

 

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( 3 octobre, 2018 )

La boîte de Pandore et les autres

 

Travaillant sur l’histoire de Pandore et de sa fameuse boîte, je n’ai pu empêcher ma plume de s’évader. Sacrée Pandore tout de même qui n’a pas su résister à la curiosité. Ce mythe n’est-il pas au cœur de l’esprit humain ? Ce désir qu’ont certains de tout savoir sur les autres, de glaner la moindre information croustillante afin de répandre rumeurs, ragots et critiques. Pourquoi l’être humain a-t-il tant besoin de pousser l’autre dans la boue ? Serait-ce un coup de Pandore ? :) Une curiosité perverse ? Blague à part, il faut faire un pied de nez à ce mythe et apprendre se blinder face à la médisante.

J’en ai vu des personnes mises à terre par de simples rumeurs rapportées. Il suffit d’observer le parvis des écoles pour constater la méchanceté humaine, l’acharnement de certains parents envers d’autres parents ou envers des enseignants, souvent simplement parce que le petit chéri est en simple échec scolaire, parce que toutes ces personnes furent elles-mêmes en échec et rejettent leurs frustrations sur la prof de leur gamin ou sur la copine dont l’enfant réussit. Alors naissent les ragots digne d’un vaudeville, untel tape ses mômes, l’autre encore est trop volage pour une mère de famille, planquez vos maris, cette autre qui ne semble pas nette psychologiquement, il faut en parler aux enseignants. Si vous saviez le nombre de ragots qui nous reviennent aux oreilles. En une carrière, je pourrais en écrire un sacré bouquin ! Triste société juste là pour casser l’autre. Sacrée Pandore !

Et je ne parle même pas du lynchage à vue des enseignants. Là, ce serait deux livres que je pourrais écrire. Baver sur les autres est tellement jouissif qu’une personne m’expliquait dernièrement ne plus vouloir inviter les camarades de sa fille tellement lors des échanges, elle assistait à une mise à mort de tous les enseignants, même ceux que ne connaissaient pas ces mères, juste par le simple bouche-à-oreilles.

Société destructrice !

Zeus a voulu punir Pandore et voilà, on en prend plein la figure, mais bon sang, les gens sont-ils si peu intelligents, ont-ils une vie si insipide qu’ils ne peuvent s’intéresser à autre chose qu’à celle des autres ?

Avant je prenais les critiques à coeur, l’histoire de la télé dont tous mes lecteurs se souviennent, cette mère qui avait remué il y a quatre ans ciel et terre parce que sa fille chérie (qui était tout sauf un ange) avait regardé en classe l’attentat de Charlie, alors que dans ma classe il n’y avait pas de télévision, alors qu’à l’époque c’était la 3G et que l’on ne captait pas dans les classes. Une personne qui a tenté pendant plus de trois mois de retourner les autres contre moi. Elle n’a pas réussi et je remercie encore les autres parents d’avoir été capables de réfléchir. Mais le monde de l’enseignement , c’est ça !  On vous colle une étiquette sur le front, on y croit parce que quelques personnes pas bien dans leur tête ont besoin de médire et surtout sont convaincues de leurs dires. Il y en a eu des cas. Dernièrement un directeur de collège déplacé simplement parce que sa tête ne revenait pas, un enseignant changé de ville car il était homo, et la liste est longue. On a ouvert la porte aux parents tout comme Pandore a ouvert sa boîte résultat les pires calamités se répandent.

Je suis bien contente de quitter ce milieu même si enseigner va me manquer, mais ces dix dernières années la malveillance m’a bousillé la santé, et c’est le cas pour beaucoup de collègues. J’ai envie de dire aux jeunes enseignants, prenez de la distance, ce que je fais aujourd’hui, car une fois leur morsure effectuée, et bien c’est fini pour vous, vous garderez des séquelles, vous perdrez votre naïveté, et surtout vous ne retrouverez pas votre santé.

Aujourd’hui, j’ai fermé de nombreuses portes, je ferme aussi mes oreilles, mais je n’oublie surtout rien. Un peu comme si j’avais pu à moi toute seule fermer la boîte de Pandore afin de ne conserver que les plus belles choses de ma vie.

 

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( 2 octobre, 2018 )

La peur du changement

 

L’homme par définition résiste aux changements. Il n’aime pas cela. Il freine des quatre pieds. La peur est une fois encore un mur qui s’oppose à l’avancée. Que chacun se rassure, c’est un phénomène normal. Cette résistance au changement est innée chez l’homme, certainement liée à la survie. Changer sans angoisse pourrait s’avérera déstabilisant pour l’espèce. Par contre, il est important d’apprivoiser cette peur afin de la surmonter, car passer une vie entière sans changer peut s’avérer pathologique. Changer ses habitudes, son mode de pensées, implique de renoncer à un passé qui nous a formaté, faire le deuil de nos rêves pour en construire de nouveaux, être capable simplement de lâcher-prise.

Les différents changements de notre vie peuvent s’avérer douloureux, lents, provoquant ainsi frustration et angoisse. C’est normal. Il ne faut pas renoncer pour autant. Changer ne veut pas dire devenir plus faible, plus égoïste, simplement parfois il est nécessaire de laisser nos vieilles nippes pour toit recommencer, pour prendre conscience de nos erreurs, de notre fragilité, pour avoir le droit de dire que nous en avons assez, que nous voulons avancer, autrement, différemment.

Changer, c’est possible. Comme je le dis toujours, seuls les cons ne changent pas d’avis et restent murés dans leurs certitudes. Les autres savent que chaque expérience se regarde de différentes façons selon des angles parfois contradictoires, que la seule chose qui importe est le but positif que nous désirons atteindre, cet objectif qui est fait pour nous, que nous voulons, qui nous fait nous sentir bien.

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