( 11 mai, 2017 )

Ces projets dont on rêve

Notre société est un véritable avaleur de rêves, nous coupant souvent l’herbe sous le pied, pointant du doigt tous les aspects négatifs d’un projet sans même jeter un regard sur toute l’enveloppe positive.

Je me suis refusée toute ma vie à me fondre dans des moules, c’est pour cette raison que je me bats jusqu’au bout pour que mes élèves finalisent leurs projets, pour qu’ils prennent conscience que l’important est de ne pas abandonner.

Nos projets nous appartiennent, ils ne doivent reposer que sur nous. Lorsque j’entends parfois des commentaires tronqués du style « Je n’ai pas réussi, c’est de la faute d’untel », non, je dis non ! L’autre peut s’investir un temps dans un projet commun, mais il n’en est pas le garant ni l’âme. On ne peut lui faire porter sur les épaules un défaut de gestion ou d’organisation.

Vivre, c’est se projeter dans des projets. Il n’y a pas de petits projets. Je pense à mes amis auteurs qui publient leur premier livre. Souvent, ils sortent découragés par les critiques acerbes de certains, surtout s’ils éditent en autoédition. Sacrilège ! Pour certains, ce ne peut-être que synonyme de médiocrité. Je sature de ce négativisme constant. Il y a des auteurs d’immenses qualités hors des éditions dites classiques, et de vrais navets dans ces dernières, de plus en plus même. Prenons par exemple Agnès Martin-Lugand, auteure au départ éditée juste sur Amazon, très critiquée et qui au final vendit 8500 exemplaires en 3 mois et fut donc alpagué par Robert Laffont qui doubla la mise. Aujourdhui, on oublie ce premier tremplin. C’est un tord !

Un livre qui se lit, un livre qui se vend, n’a pas nécessairement le label éditorial. Il se contente d’être.

Alors, si vous avez le rêve de publier, ne partez pas à la chasse des éditeurs, trouvez plutôt des lecteurs. Des centaines de romans édités chez des éditions classiques ou non n’ont pas de lecteurs. Quelle tristesse !

N’écoutez ni les langues fourchues ni la bave de la société, écoutez juste votre coeur, à vous, le votre qui bat, qui sait ce qu’il veut. Créez, inventez, dessinez vous des rêves, que ce soit un label, des écrits, des plateformes graphiques ou éditoriales, foncez. Lâchez les mains qui vous tirent en arrière. L’homme est fait pour avancer, et vous trouverez toujours sur votre route des sourires sincères qui vous accompagneront.

Allez jusqu’au bout d’ vos rêves, parce que cela en vaut vraiment la peine !

( 10 mai, 2017 )

Lorsque la confiance est entachée

La confiance est pour moi primordiale autant en amour qu’en amitié, c’est le ciment de toutes relations. Pour certains, elle se construira au fil des jours. J’ai longtemps fonctionné différemment, faisant confiance dès le premier regard, offrant ma confiance si le feeling était bon sans poser de questions. J’attendais simplement que l’autre respecte cette confiance.J’ai eu tord. On se fait avoir une fois, mais plusieurs, cela devient de la bêtise, et une fêlure m’a permis de me remettre en questions, tout en me demandant, peut-on faire confiance à tout le monde ?

La confiance, c’est pouvoir se confier sans trahir l’autre, sans aller rapporter à des tiers nos pensées, nos doutes, nos angoisses, sans partager des confidences à d’autres, des messages, et j’en passe. Nous avons besoin de confidents pour affronter la vie.  C’est une nécessité,tout comme nous avons le droit d’être en colère un jour contre un ami ou un amoureux, de le confier à un tiers en sachant que l’autre gardera cet éclat dans un coffre fermé à clé. Faire confiance, c’est offrir à l’autre ce que nous ne dirons qu’à lui, un cadeau précieux, nos émotions d’un instant. Ce peut-être fait par le biais d’une rencontre, de courriers ou courriels, d’appels téléphoniques, peu importe, la valeur sera toujours la même. Nous nous livrons, nus, sans artifice, sans rien attendre en retour.

Briser une telle confiance, c’est très « petit ». Cette dernière pourra se trouver endommagée bêtement par des paroles sorties trop vite, ou, c’est le pire, par le biais d’une vilaine machination. L’autre dévoile « les mots » pour protéger son statut, son petit monde, pour se mettre en avant, ou pour prendre simplement la place qui va se libérer. Autant, une confiance égratignée par des réactions vives liées à la colère, la fatigue ou la vie pourra peut-être se réparer avec le temps, autant lorsque l’autre a utilisé notre confiance à des fins plus réfléchies,  manipulatrices, cette confiance sera inéluctablement  brisée.

Alors, il ne restera qu’une façade qui disparaîtra avec le temps. Un ami en qui je n’ai plus confiance deviendra juste une relation ordinaire. Le saura-t-il ? Pas nécessairement si jouer avec la confiance des autres est pour lui une seconde nature.

Il ne faut pas se voiler la face, tour à tour nous touchons à la confiance de l’autre, malgré nous, justement par un mot dit à la légère parfois insignifiant, mais qui rapporté va prendre de gigantesques proportions. Il faut donc veiller à ce que l’on dit, à qui nous parlons. J’ai vécu plusieurs trahisons d’amitié, par ma faute, je donnais trop, j’aimais trop, je me brisais trop, et même si je continue à tendre la main, je suis devenue beaucoup plus sélective. La vie est faite de ces expériences qui nous changent, qui nous font grandir, mais qui nous aident aussi à avancer.

La seconde chance existe, mais certains en usent, retombant au bout de quelques semaines ou quelques mois dans leurs vieux travers. Une seule option, l’éloignement, même s’il est douloureux, même s’il ne règle rien, il évitera de retomber dans le cercle infernal de la confiance trahie.

Il faut surtout éviter de garder du ressentiment, celui qui va générer du stress et augmenter le mal-être, se dire surtout que parfois certaines routes se sont simplement croisées pour un temps, mais qu’elles n’ont plus rien à faire ensemble. Ne pas tenter de recoller un vase cassé, si l’autre en face n’a pas changé, si la raison même de la trahison est toujours présente, si la manipulation est inconsciente. Il faut savoir se protéger, protéger ceux que l’on aime, protéger ses propres valeurs.

Les amis comme les amours sillonnent notre vie lorsqu’on les attend les moins.

Accueillons les avec joie, et laissons les partir avec le sourire. Certains reviendront un jour, quant aux autres, on les a déjà oubliés. Et il y aura bien sûr ceux que l’on n’oubliera jamais parce que même si la trahison fut une brûlure au fer rouge, ils ont vraiment compté et sont bien difficiles à oublier.

 

IMG_1765

( 9 mai, 2017 )

Mourir d’aimer

 

Qui n’a pas vu à l’époque le magnifique film d’André Cayatte « Mourir d’aimer » avec la talentueuse Annie Girardot, cette magnifique histoire d’amour entre une femme professeur et son élève adolescent. Cette histoire fit scandale, brandissant des cris d’insultes envers Gabrielle Russier d’avoir oser aimer. Comme si l’amour se choisissait. L’amour cela nous tombe dessus sans crier garde, au moment où on s’y attend le moins, même si on vit une vie heureuse.  Beaucoup d’articles ont fait un clin d’oeil à cette campagne en comparant l’histoire de notre président et de la première dame avec cette ancienne histoire. Pourquoi une telle relation serait-elle amorale ?

Il n’y a rien de plus beau que l’amour, que ce désir qui va naître en deux personnes, ces yeux qui vont se trouver. Il faut casser les clichés, les faire tomber.

Je ne supporte pas que l’on puisse juger une attirance, une histoire d’amour quelque soit le contexte. Et quand on juge ses dérives, ses « coups de canif possibles », il faut atterrir ! Un couple ne peut survivre vingt ans sans coup de coeur (même si personne ne l’avouera). Un couple se construit avec le temps, et parfois des pierres sont bancales.

L’important n’est-il pas de vivre avec intensité la vie, tout simplement ?

N’y aurait-il pas une pointe de jalousie cachée dans tous ces pics versés ?

Après tout, quand un vieil homme prend une jeune maitresse, nul ne trouve à y redire, alors pourquoi est-ce si différent ? Ne serait-ce pas au final, la mise en avant du désir féminin qui dérange ? Le regard inconscient que certains vont poser sur leur propre compagne, bien moins épanouie, bien moins sensuelle que ces femmes qui ont le courage d’affronter les regards des autres, la force de dire leur amour ?

Il serait peut-être temps que notre société accepte une vérité, l’amour peut se rencontrer au coin d’une rue, dans un café. On ne peut se prémunir de tout. On peut choisir de fuir, mais quelle erreur ! Vous, les femmes qui me lisez, je suis certaine que dans vos désirs les plus secrets, coincées dans votre vie bien arrangée, vous rêveriez d’être de nouveau femme comme jamais, et si cet homme, qu’il soit plus jeune ou plus âgés, vous en offre la possibilité d’être vous, alors vivez ! Préservez juste cette passion, car le bonheur est trop souvent jalousé.

Nul besoin de mourir d’amour au XXI e siècle …

 

« Les parois de ma vie sont lisses

Je m’y accroche mais je glisse

Lentement vers ma destinée

Mourir d’aimer

 

Tandis que le monde me juge

Je ne vois pour moi qu’un refuge

Toute issue m’étant condamnée

Mourir d’aimer « 

( 8 mai, 2017 )

Les mots qui valsent sur le papier.

 

Ces dernières semaines furent lourdes de mots violents, d’agressivité, comme si le monde devenait fou, comme si ces élections allaient changer le monde, comme si on ouvrait une vanne autorisant la haine gratuite à se déverser. Les hommes ne se rendent pas compte qu’ils ne sont que des pions, manipulés par des puissances qui les dépassent, par des sourires qui n’en sont pas. Le jour d’après n’est rien de plus qu’un nouveau jour, un grain de sable dans l’échelle du temps. Et nous pensons, nous hommes du vingt et unième siècle être importants, plus importants que ceux qui ont vécu avant, qui se sont battus pour nos libertés, pour nous autoriser à penser.

Nous sommes le jour « d’après « , et alors ai-je envie de vous dire, cela valait-il la peine de vous brouiller avec vos amis, de stresser à ne pas dormir, de discuter des heures angoissés de cet avenir ? Regardez dehors, le soleil est toujours là, il n’a pas bougé, les fleurs ont leurs premiers bourgeons, la vie continue tout simplement.

Les médias jouent sur la peur des gens, sur leurs craintes liées à des résonances issues d’un lointain passé. La peur est l’arme de notre siècle, et nous n’avons pas fini de constater son pouvoir.

Certains amis se sont brouillés depuis le lancement de cette campagne, d’autres se regardent de travers, pourquoi ?

Que nous restent-ils au final de nos maigres illusions ? Je ne crois pas en un changement possible aussi, je sors mon stylo et laisse juste quelques traces d’encre sur le papier, des signes que je dessine comme les enfants, des dessins plein de coeurs, de couleurs, juste pour garder allumer cette petite étincelle qui ne doit pas s’éteindre, cette flamme qui doit continuer de brûler, cette force unique, l’espoir qu’un jour, tout ira mieux, peut-être, j’espère .

( 7 mai, 2017 )

L’inspiration

 

Ah, que serions-nous pauvres auteurs sans cette fontaine ? Il m’arrive de lire des livres divinement écrits, mais fades, sans une once d’imagination.

Pas simple de libérer les flots ! Nombreux sont ceux qui ont vécu une heure, un jour voire plus la panne sèche. L’eau du puits s’est subitement tarie. Il ne faut pas s’en inquiéter, la pluie tombera de nouveau et remplira la source.

L’inspiration est la clé de nos mots. Dans mon cas, elle arrive, sans s’annoncer, et s’installe jusqu’à ce que j’ai pris le temps de poser mes idées. Un rien l’a enclenchée, une phrase entendue, un nom du passé, un échange dans la rue, tout est matière à plonger.

Pour mes polars, c’est bien plus compliqué. J’ai toujours l’impression que tout fut écrit, et trouver « l’Idée » demande des ratures, des chapitres effacés.

Pour un roman, c’est différent, je surfe juste sur mes émotions du moment, un peu comme si je voulais capturer l’instant.

L’inspiration est quelque chose de magique. On la cherche, elle ne viendra pas. Je l’ai vécue pour mon dernier roman promis à mon éditrice. La pression m’empêchait de poser mes mots. Je devais écrire un autre genre de romans, ce fut un échec. J’en sortais dépitée, au bord des larmes. Ma plume ne cessait de se casser. Je devais tout détruire, chaque jour. Le jour où j’ai décidé de tout stopper, je me suis sentie libérée, c’est alors que quelques semaines plus tard, un matin, les mots ont coulé. « 5 Secondes » est né.

Je n’attendais plus rien, je n’y croyais plus, et elle est revenue.

Contrairement à certains, je ne rêve pas mes histoires. Elles s’imposent.

Pourquoi ? Je n’en ai aucune idée. Peut-être pour me libérer des mots que je ne dis pas. Je suis bavarde, mais je ne parle pas. Toute la différence est là. Seuls mes amis savent les mots que j’écris entre les lignes. Alors peut-être simplement l’inspiration vient-elle les jours de grand bonheur où j’ai envie de crier ou ceux où le monde est trop lourd ?

Peut-être simplement qu’elle est là, tapie dans l’ombre, attendant juste de sortir sous son meilleur jour …

( 6 mai, 2017 )

La lassitude des réseaux sociaux, et du reste.

 

 

Bien sûr que nous sommes en plein drame électoral, bien sûr les esprits s’échauffent, les langues s’agitent, les rumeurs enflent aidés par la médiatisation du libre échange par internet. Résultat on lit de tout, on voit de tout, surtout cachés sous des profils souvent douteux.

Je n’interviens pas pour parler politique, d’autres le font très bien ou très mal, peu importe.  Je voulais parler des peurs que génèrent ces attitudes, des dérives, des rumeurs.

Pour ne prendre que ces dernières, avez-vous noté à quel point le nombre de rumeurs qui furent galvaudées durant ces semaines de campagne, quelque soit les candidats ?

Certaines certainement fondées, d’autres venues de nul part. Nous sommes face au schéma type de cette société. Le moindre petit fait rapporté sera transformé, déformé, puis distribué comme certitude. Si je navigue sur ces réseaux sociaux aussi Linkedln que Facebook, c’est simplement parce que j’aime les mots, et qu’il me semble important dans un monde où on s’autorise à changer les paroles, de les poser sur le papier.

Je m’oppose à la rumeur, à la peur qu’elle va enclencher, à cette impossibilité d’y faire face une fois que le premier tour de manivelle sera tournée.

Je le redis, je suis un électron libre, même si un électron a aussi ses limites scientifiquement parlant.

Je suis depuis toujours une artiste, anticonformiste, obligée de rester dans un moule lorsque je travaille. Mes mots se veulent libres, restent libres.

Tous ceux qui ont comme moi ce petit grain de folie qui fait de nous des personnes hors norme se retrouveront un jour sujet à la rumeur. Les autres n’aiment pas ce qui est différent d’eux, les autres n’acceptent pas que l’on puisse dire tout haut ce qui se pense tout bas. L’artiste dérange, il est facile de lui trouver une faille pour ébranler le regard extérieur. Ce sera cet homme qui a lutté toute sa vie pour une cause, et à qui on reprochera simplement d’avoir trompé sa femme, ce sera cette femme qui aura simplement osé ouvrir son coeur, qui se sera confié à la mauvaise personne, une autre,  qui elle, n’aura rien dit, mais à qui on fera dire l’impensable. La rumeur s’infiltrera tel un poison, détruisant même les embryons dans l’oeuf, les sentiments voilés. La rumeur est une arme de manipulation dont certains n’hésitent pas à utiliser pour servir leurs propres intérêts. Laissons chacun vivre, aimer sans juger.

Actuellement, les réseaux sociaux véhiculent beaucoup de profils « étranges » qui restent le temps d’une nuit parfois, le temps de déposer leur venin, de dégainer. J’aime échanger sur ces réseaux, car j’y ai découvert des personnes de valeur, qui depuis sont devenus des amis « en vrai comme on dit », mais je déteste l’usage que certains en font, je déteste ceux qui tentent d’ouvrir des plaies cicatrisées, de savoir encore aujourdhui ce qui ne les concernent pas.

J’ai claqué certaines portes dans ma vie, mais je n’ai jamais tourné la clé à tous, simplement parce que je crois en la vie, je crois en l’Homme, je pense que chaque individu peut changer s’il le veut, je crois surtout qu’il faut poser les mots vrais pour que les rumeurs ne jaillissent pas.

Alors, avant que ma plume ne se casse, je dirai juste, si mon grain de folie ne vous fait pas peur, continuez à me suivre. Ce sera grâce aux Mots emplis de positivisme que le monde se dessinera en couleur et survivra à la Haine.

 

( 6 mai, 2017 )

Ah cette liberté de penser et d’écrire.

Chance que nous avons de pouvoir publier à volonté que ce soit via des réseaux de partages comme whattpad, via Amazone ou via les structures éditoriales diverses.

Je l’ai déjà dit, cette possibilité de tenir un jour son livre dans ses mains est une magnifique avancée technologique. Là où des auteurs attendaient avant des mois.

Je sais, vous allez me parler de l’exigence littéraire, des concurrences, là où vous voyez soucis, moi je ne vois que des mots, et j’aime les mots.

C’est vrai qu’actuellement, nous sommes en pleine période des droits d’auteur, tout du moins du relevé des diverses éditions, s’est clôturé fin mars, et comme chaque année, chacun y va de son latin, hurlant voire pestant contre les ME diverses et variées.

Rendons à César ce qui lui appartient ! C’est loin d’être simple pour des petites éditions qui n’ont pas de compteurs de ventes, qui jonglent avec des distributeurs pas toujours correctes, mais c’est également un gros handicap pour les auteurs, surtout si ces derniers vivent de leurs écrits.

Personnellement, je navigue entre les deux, une édition assimilée à de l’autoédition , Edilivre, qui a un compteur très rassurant et des DA très élevés. J’avoue avoir bien vendu en 2016, et un chèque sympathique m’attend pour l’été. J’ai également des DA dans une petite édition, avec un taux à 8%, taux qui est le taux classique. Dans les deux situations, je suis ravie de constater mes ventes régulière et je n’écris pas pour m’en mettre plein les poches même si je ne cracherai pas sur un chèque à cinq zéros !

Le parcours éditorial n’est pas facile. Le stress qu’occasionne une sortie est intense, les relectures de BAT, le lancement, les services de presse, et ce n’est pas un scoop, je n’ai plus ni le temps ni l’envie de me prendre la tête comme je le fais depuis trois ans. C’était amusant au début, mais aujourd’hui, cela m’ennuie, et je ne fais plus rien qui ne m’apporte pas un bien-être.

De plus, se positionner face à des grosses éditions est difficile, et souvent on porte une étiquette, celle des éditions où l’on a publié.

Mon seul fil éditorial restera Hashimoto, mon amour, qui doit continuer à aider, qui doit aller bien au-delà, car écrire, c’est aussi pouvoir se rendre utile.

C’est pour cela que mes prochains romans (hormis mes polars), je songe de plus en plus à publier sous pseudo Ou autrement, je ne sais pas, loin des jalousies qui frémissent, simplement pour me préserver, pour sentir une nouvelle bouffée, pour tester vraiment ce que valent mes écrits.

J’aimerais me consacrer à l’écriture, pouvoir remplir des pages toute la journée, mais voilà, mon travail, ne va pas en s’allégeant, ou est-ce moi qui vieillis, je ne sais pas.

Je veux surtout conserver ma liberté de penser, de dire, de faire ressentir.

Inutile de me donner vos avis négatifs, vos mises en garde, je n’y prêterai pas attention. J’ai confiance dans mes choix.

J’ai retrouvé le vrai plaisir d’écrire, parce que j’ai retrouvé ma vraie liberté, celle d’une plume frémissante, une petite plume de l’ombre.

( 5 mai, 2017 )

Un coup de coeur à ne pas rater

Toujours avide de découvrir de nouveaux talents, ce fut avec plaisir que j’ai découvert un petit roman que l’auteur m’a envoyé. En tant qu’auteure moi même, je suis en général assez saignante, et surtout très difficile. Je n’avais lu ni la quatrième ni le genre, bref, j’ai plongé sans bouée.

Je fus donc agréablement surprise, prise aux pièges de l’histoire dès les premières lignes. Les mots ont une sonorité bien particulière dont on ne sort pas indemne, mots forts, qui parlent, qui interpellent, que l’on attend. Rien n’est vraiment dit au début, et on ne sait pas où on va, et quand on comprend, il est trop tard, jusqu’à cette chute, forte, insoupçonnable. Seul regret, un récit court trop court, j’aurais bien continuer des pages encore. En tous les cas, bravo, un teès beau style.

 

Ce livre est en vente sur Amazon.

IMG_1750

https://www.amazon.fr/Petite-fleur-lobscur-inceste-mystère-ebook/

Un autre ouvrage du même auteur.

https://www.amazon.fr/Petits-crimes-entre-vous-moi-ebook/dp/B00GMMU1D6

( 5 mai, 2017 )

Cette passion qu’est la lecture.

 

Jamais sans une ligne, je me le suis promis depuis décembre 2013. Jamais sans un livre, nul besoin de promesses, cela fait des années que je ne peux m’endormir sans lire un chapitre. Des livres, il y en a tant qui sont publiés chaque année, que ce soit dans l’édition classique, dans l’auto édition, des manuscrits en cours, bref, je lis jusqu’à plus soif. Comme toute personne qui aime lire, j’aime partager ma passion avec d’autres en navigant sur les groupes pour découvrir des avis, des nouveaux titres. Comme tous ceux qui aiment écrire, je rêverais d’être chroniqueuse, de pouvoir recevoir des romans avant leur sortie. J’aime les mots et faire rimer écriture avec lecture serait mon grand plus bonheur. Seulement, voilà, le temps n’est pas une denrée que je possède en overdose, et faire marcher un blog ou un site littéraire nécessite une assiduité, une discipline, et une rigueur.

J’ai tout de même ouvert ma page Facebook La forêt des Livres pour juste lister mes lectures, petite satisfaction personnelle. Dans quelques années, à la retraite, peut-être, je me lancerais. Je sais, je vais vous sourire, je rêve toujours de ma petite édition, mon petit univers personnel, pas le style qui ferait la une des salons, juste un monde douillet où je pourrais croiser des publications, parler avec des auteurs, mettre un zeste de couleur dans cet univers si gris. J’admire toutes ces ME qui naissent chaque mois, celles qui se veulent avec une âme, qui n’ont pas la grosse tête, juste envie de donner envie. Et si j’ajoute à cette idée celle de chroniquer un jour, ma retraite ne sera pas synonyme d’ennuis !

Irréaliste ? Peut-être, mais au fond, quelle importance ? Rêver ne fait pas de mal, et permet surtout de continuer malgré l’avenir difficile de ne pas lâcher la barre. Mieux vaut laisser sa barque flotter sans l’amarrer.

( 4 mai, 2017 )

Les petits carnets

 

N’ayant pas de grosses envies matérielles, je ne suis pas de celles qui passent ses journées à faire les boutiques en vue du petit pull dernier cri. Un défaut me disent ceux qui aiment les femmes sophistiquées et bien pomponnées. J’assume ! Mes choix de prédilection depuis toujours sont les librairies, les rayons papeteries. Humer l’odeur du papier, toucher les feuilles de toutes les couleurs, j’adore. Lorsque je travaillais dans Paris il y a des décennies, j’avais coutume d’aller dans une boutique qui vendait des feuilles pour écrire des lettres et des carnets de toutes les couleurs, de toutes les formes. Pour le commun des mortels, cela doit paraître absurde de perdre son temps dans un tel endroit, mais à l’époque, j’écrivais à la main mes courriers, et j’aimais envoyer quelque chose de beau, plein de magie.

Quant aux petits carnets, déjà j’y laissais des mots pris au hasard du temps.

Aujourdhui, je n’envoie plus de lettres, sauf des réclamations ! Les dernières que j’ai écrites furent mal comprises, mal perçues, et au lieu d’apporter bonheur et chaleur m’ont emportées dans un gouffre. Que c’est triste au final de perdre une passion à cause de personnes à l’esprit fermé. Alors, je me venge sur les petits carnets. Il en existe tellement, si jolis, plein de couleurs. Un peu comme mon héroïne Carla, le jour où je partirai, il ne restera que mes mots, insignifiants, sans grand intérêt, mais pourtant, au moment où je les pose, emplis de lumière et de soleil. Petit carnet de vie, petit carnet d’amour, petit carnet bien mystérieux, secret de vie …

Coup d’oeil sur ma dernière acquisition.

 

IMG_1724

12345...135
« Page Précédente  Page Suivante »
|