( 5 février, 2019 )

L’influence de ce qui n’est pas dit

Selon un proverbe, il est dit : « attention à tes pensées, elles deviendront tes paroles, attention à tes paroles, elles deviendront tes comportements, attention à tes comportements, ils deviendront tes habitudes ».

 

Trop de personnes s’imaginent encore que ce qui n’est pas dit, ce qui n’est pas formulé, n’a pas de conséquences sur nos vies. C’est totalement faux. Tout se sait toujours un jour, et surtout la vérité éclate souvent quand on s’y attend le moins.

Certains individus se complaisent dans des situations qui les avantagent, qui leur donnent le bon côté, mais ce n’est souvent qu’une façade, et un jour les masques tombent. Bien pires sont les choses qui ne furent pas dites, qui sont restées cachées dans l’ombre.

Une fois encore il ne sert à rien de se renfrogner dans des pensées négatives, de ruminer une situation. Que d’histoires dramatiques à cause de ça ! J’en vous chaque jour dans le monde du travail, de petites rancœurs qui quand elles explosent, quand elles sont trop lourdes vont devenir des épées puis des comportements agressifs quotidiens et cela dès l’enfance.

Dire, sortir ses mots, non en hurlant sur l’autre, simplement en prenant un papier. Écrire ce qui n’est pas dit, couvrir la feuille blanche de mots, même si c’est plein de fautes , voilà ce que je conseille à mes élèves. Ne gardez rien de négatif en vous !

Souvent, une fois la pensée sur le papier, on s’aperçoit qu’au fond, ce n’était pas si grave ! C’était juste notre orgueil qui était infecté, et ainsi en déchirant ou en brûlant pour les adultes ces pensées, on peut revivre autrement !

C’est la même chose pour ces liens qui relient négativement les hommes, cette attraction parfois malsaine qui font continuer. Écrire pourquoi nous gardons un lien ou une relation inutile permet de prendre du recul et de claquer cette porte dont je parlais.

Trop souvent, les personnes mélangent l’attachement ou l’amour à ce simple besoin que notre pensée a de ne perdre ! Accepter d’avoir fait une erreur, de ne pas avoir besoin d’une personne, pire oser se dire que même si on s’est bien entendus, aujourd’hui au fond, on s’e, fout, est un grand pas !

 

Notre pensée a un véritable pouvoir, bien plus que certains actes.

 

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( 4 février, 2019 )

Une vraie amitié ne se brise jamais.

Étant très fidèle en amitié, je suis convaincue que la vraie amitié ne se brise jamais.

Seulement, il nous arrive parfois de confondre les vrais amis et ceux de passage, qui ne sont pas des personnes sincères.

Quelles différences allez-vous me dire ? Les vrais amis sont ceux qui peuvent prendre une pause, se fâcher, tracer une route différente, mais qui toujours à un carrefour vont se retrouver sans gêne, comme si rien n’avait changé, comme si l’horloge du temps s’était tout simplement stoppée. Les autres, ce sont ces visages que vous allez croiser, qui vont s’infiltrer dans votre vie, souvent pour combler le vide de leur propre solitude, ce sont des personnes qui vous ont choisi, curieusement peut-être pour vos failles, pour l’admiration ou la reconnaissance que vous allez leur montrer, mais qui, en aucun cas, ne s’intéresseront vraiment à vous.

Les vrais amis sont ceux qui seront là, toujours, sans juger, sans rien dire. Qui accepteront vos peurs, votre peine, vos angoisses, qui laisseront un mot bienveillant pour vous redonner courage dans la tourmente. Un vrai ami ne vous tournera jamais le dos. Il pourra ne pas vous comprendre, et se contentera dans ce cas de sécher vos larmes, mais il ne portera ni jugement ni avis négatif.

Un vrai ami sera là autant dans les bons moments que dans les pires, ni jaloux ni rancunier, il sera tout simplement.

 

Une véritable amitié se cultive, toujours, avec régularité, chose parfois difficile dans cette société où personne n’a le temps. Bien sûr, tout comme en amour, une vraie amitié pourra traverser des tempêtes, des périodes de sécheresse, mais jamais elle ne disparaîtra. Un vrai ami ne fera jamais de mal volontairement. Restant un humain, il pourra s’emporter, mais toujours reviendra s’excuser. Il ne colportera ni ragots, ni rumeurs ni propos destructeurs. Un vrai ami n’est pas là pour détruire mais pour tendre la colle pour aider à reconstruire.

L’amitié est une chose précieuse, peut-être même plus importante que l’amour, qui au final au fur et à mesure du temps, se transforme souvent en amitié, un sentiment unique où cet autre est une des racines de l’arbre de notre existence.

Préservons nos amis, car c’est eux qui nous aident à traverser la vie.

 

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( 4 février, 2019 )

Ce qui ne tue pas rend plus fort !

 

« Ce qui ne tue pas rend plus fort. » Nietzsche.

J’adore cette phrase de ce grand philosophe qui contient tout le pouvoir que nous avons en nous, celui de toujours aller plus loin, celui de nous relever, cette résilience.

J’applique cette philosophie depuis le jour où on m’a annoncé que mon fils de deux ans avait un cancer incurable. J’ai refusé de sombrer dans la dépression lors de son départ un an plus tard, parce qu’il croyait dans la vie, parce que du haut de ses trois ans, il m’avait demandé d’être forte ! Ce n’était qu’un enfant, une injustice, une incompréhension, et pourtant j’ai choisi de me battre afin de faire de chaque jour que je vivais un nouveau tableau. Je ne dis pas que ce fut facile, car au fond ce qui est facile n’aura jamais un tel impact sur nos vies. Ce fut possible parce que c’était compliqué, parce que j’ai dû franchir des montagnes. J’ai dû serrer les dents, j’ai dû apprivoiser son absence, je suis devenue plus forte pour lui, par lui. Je pensais, après ce drame, vivre paisiblement jusqu’à la fin de mes jours. Malheureusement, j’ai traversé, il y a quelques années, un nouvel ouragan qui a bien failli me tuer, invitant Hashimoto dans ma vie.

La méchanceté, la vraie, peut tuer bien plus qu’un accident de la route. J’ai failli tout laisser tomber, car à quoi bon continuer de se battre contre les mensonges et la calomnie, mais je me suis rappelé ses yeux noirs qui m’avaient fait promettre de toujours me battre, jusqu’au bout. Alors, malgré ma fatigue, malgré l’incompréhension, rien n’est pire que de ne pas comprendre, j’ai continué, d’abord à genoux, puis petit à petit debout. J’ai puisé tout au fond de moi, sa force, à lui. Elle m’a de nouveau éblouie, cette flamme, cette force, cette évidence, cette réalité. La malveillance ne me tuera pas. La maladie ne m’anéantira pas. La vie m’attend. Elle est là.

Alors j’ai pris mes stylos et j’ai écrit, tout et n’importe quoi, des histoires d’amour, des intrigues policières, des recueils, pour voir petit à petit les graines que j’avais semées,  devenir de merveilleuses fleurs.

Aujourd’hui, j’ai associé à mes mots, mes pinceaux, des couleurs pleines de vie, de soleil, d’amour, des dessins qui font du bien.

 

Mes mots, mes livres, mes peintures, sont la preuve vivante que la vie peut nous pousser au fond du puits, mais qu’au final, si nous croyons en notre petite étoile, les crachats ne nous atteindront plus simplement parce que nous sommes protégés de cette magnifique bulle positive que nous avons crée, notre plus grande force ! Parce qu’on a simplement survécu … Et au fond, si sur notre route nous n’avions pas trouvé le bonheur, et bien il nous aurait simplement suffi de l’inventer …

 

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( 3 février, 2019 )

Une porte fermée

 

« Personne ne peut revenir en arrière et prendre un nouveau départ, mais n’importe qui peut commencer dès aujourd’hui et faire une nouvelle fin. » Maria Robinson.

Il faut savoir fermer une porte même si c’est douloureux, simplement parce que personne ne peut rester figé sur le palier. Souvent, ceux qui s’enlisent dans des histoires sans fin de vengeance ou de rancoeur ne font que répondre à leur orgueil, à leur amour propre, mais s’ils prenaient un peu de recul, ils s’apercevraient vite que ce n’est que futilité et perte de temps, et que de l’autre côté de la porte, un autre monde les attend.

Refuser de fermer cette porte est une façon de s’interdire de respirer. C’est un peu comme si on freinait des deux pieds par crainte de chuter encore plus bas. Qui ne s’est pas un jour trouvé face à une situation totalement inconfortable où on s’aperçoit qu’une personne n’est pas celle que nous pensions, qu’elle n’est qu’un reflet dans le miroir, qu’une illusion. Nous sommes alors coincés entre notre ressenti ( cette personne nous plaît bien, elle est sympathique, agréable) et la réalité ( le contexte ne se prête pas à notre ressenti, nous devons choisir de préserver nos proches)

Alors nous refusons de fermer cette fichue porte par peur de rater quelque chose tout en éprouvant un immense malaise, car nous ne savons pas comment réagir. Nous voulons que l’autre soit heureux, mais nous voulons aussi être heureux, et que les autres le soient aussi. Véritable paradoxe, car comment concilier un tel bonheur ?

Ainsi naissent de nombreux conflits ou ruptures, causés par cette porte qui refuse de se fermer, qui reste un peu ouverte « au cas où » et qui empêche de nombreuses personnes de s’épanouir.

Notre véritable liberté est de faire un choix, un vrai, définitif, nécessaire,bienveillant , car bon pour nous, de passer ensuite cette porte la tête haute, et tant pis pour les retombées possibles, et surtout de ne jamais revenir en arrière.

Une porte qui se ferme n’est qu’une autre porte qui s’ouvre, tout simplement.

 

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( 2 février, 2019 )

La chandeleur

 

Aujourd’hui, on fait des crêpes ! Juste pour rappel contrairement à certaines croyances, la chandeleur est une fête païenne à l’époque romaine, où on célébrait

Lupercus le dieu de la fécondité.

On a ensuite associé cette date du 2 Février à une fête religieuse très tardivement. ( quarante jours après Noël )

« Le jour des crêpes » ne fut donc célébré qu’à partir de 492 sous le pape Gelase 1er, pape peu connu car il n’a siégé que quatre ans. Ce dernier avait décidé de donner gracieusement des crêpes aux pèlerins qui venaient à Rome.

Pourquoi le nom chandeleur ?

Simplement parce qu’avant, le fête religieuse nommée fête du seigneur s’accompagnait de chandelles allumées. Ces chandelles étaient ensuite conservées toute l’année car avait une mission protectrice.

Il n’y a donc qu’un pas pour assurer que faire sauter les crêpes à la chandeleur assure ensuite le bonheur toute l’année, et entre nous, vrai ou faux, une chose est sûre, moi qui adore les crêpes, ce soir, je vais bien me régaler !

 

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( 2 février, 2019 )

Les faux-culs

Aujourd’hui, j’ai envie de laisser courir ma plume sur ces animaux un peu particuliers qui hantent souvent le monde du travail ou relationnel, les faux-culs !

D’où nous vient cette savoureuse expression ?

Et bien des temps anciens où les femmes portaient un faux cul, c’est à dire un rembourrage sous leur robe pour augmenter leur postérieur, mode de l’époque.

Aujourd’hui, les faux culs sont ces personnes qui inondent nos vies tels des parasites. La jeune secrétaire sans cervelle qui va porter le café tous les matins à son big boss en espérant bien une promotion ( attention pas nécessairement canapé !), cet autre pour qui la hiérarchie nécessite nécessairement de cirer les pompes (certainement un lien avec l’autorité paternel), et je ne vous parle même pas des faux culs qui ne sont là que pour se faire valoir. Dans le monde trouble de l’édition vous en avez plein, qui vont brosser les éditeurs dans le sens du poil pour mieux les critiquer quelques mois plus tard.

Je suis connue pour mon franc parlé, peut-être parfois un peu trop direct, mais le lèche-bottes n’appartient nullement à ce que je suis. Si j’aime, je le dis. Si je n’aime pas, je le fais savoir. En aucun cas, j’irai copiner, séduire voire mentir pour obtenir faveurs ou promotions. Je suis de la vieille école, et ce type de stratagème me semble avilissant. Tout comme ce n’est pas moi non plus que vous trouverez demandant si vous m’aimez autant que je vous aime, autant à mes amis, à mes lecteurs qu’à l’homme de ma vie. Je n’ai nul besoin de preuves. Si vous êtes là, malgré mes caprices, c’est que vous tenez à moi. Et si vous ne venez pas flâner dans mon jardin, et bien tans pis pour vous ! Aucune inquiétude, ma vie est bien plus belle sans lèches c … ! :) :) :)

 

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( 1 février, 2019 )

L’insomnie

On dit que les artistes, les poètes dorment peu, parfois chatouillés par madame l’insomnie qui vient s’installer, prendre place pour ne plus jamais les quitter. Elle ne doit pas m’aimer, car je ne l’ai presque jamais croisée. Je fais partie de ceux qui ont toujours dormi comme un bébé, sans besoin de somnifères pour rejoindre Morphée. Le sommeil s’invite à moi dès que je suis fatiguée, et la nuit m’accueille dans ses bras où je me vautre confiante, l’esprit en paix. Parfois je me réveille. Un bruit dehors. Un ronflement plus fort. Mais cette interruption ne m’empêche pas de repartir dans le monde voluptueux des rêves, un peu moins vite c’est vrai depuis que j’ai un dysfonctionnement thyroïdien. Ce sommeil lourd me fait parfois regretter cet univers dans lequel pénètrent certains auteurs, cet horizon sur lequel se dessinent leurs mots. Même si je les dessine durant ces minutes où je suis réveillée, ils vont s’effacer ensuite. Heureusement, je me réveille toujours lorsque le soleil se lève, même en vacances, aimant ce moment entre chiens et loups où naît chaque jour mon heure d’inspiration. La nuit m’invite à me ressourcer pour au final mieux faire naître les mots au petit matin.

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( 1 février, 2019 )

Réaliser sa promotion grâce aux réseaux sociaux.

Un petit auteur qu’il soit édité par une maison d’édition ou en autoédition ne pourra se faire connaître de nos jours que par le biais des réseaux sociaux. Pourquoi ? Simplement parce qu’aucun éditeur ne va jouer son édition sur un auteur inconnu qui ne lui aura pas rapporté déjà des royalties. Même si c’est déboussolant pour un auteur novice, c’est tout à fait normal. Le monde de l’édition a bien du mal à garder sa barque sur les flots, écrasé par des taxes astronomiques, pourquoi irait-il risquer une faillite possible en investissant à perte ?

C’est ainsi que de nombreux auteurs frustrés après la sortie de leur premier ouvrage, s’en prennent à l’éditeur qui leur a donné leur chance, sans analyser avec lucidité la situation.

 

Une solution ? Peut-être ! Les réseaux sociaux sont là pour aider un livre à se démarquer des autres. Et pour qu’un livre se démarque, il faut le mettre en avant sans pour autant abuser de la promotion à outrance. Trop d’auteurs deviennent indigestes en utilisant le forcing : partages abusifs sur les groupes, sur les profils privés, messages répétitifs sans même regarder si la personne n’a pas déjà lu le livre.

Personnellement, je ne supporte plus ces comportements, bloquant directement les profils et n’achetant surtout pas ces livres même s’ils sont susceptibles d’être bons.

 

Bien réaliser sa promotion, c’est s’autoriser à cogner discrètement à la porte d’un lecteur intéressé sans pour autant lui mettre le livre entre les mains. C’est aussi rester humble, sans avoir la grosse tête, car ce n’est pas parce que l’on a publié quelques livres que l’on peut prétendre se comparer à Musso ou Levy. C’est aussi accepter les critiques, les retours sur un manuscrit. Dernièrement, j’ai assisté à une scène hilarante d’une personne souhaitant l’avis de bétas lecteurs. Une amie et moi-même, nous nous sommes penchées sur ce manuscrit, bourré d’incohérences et fort mal écrits au demeurant, distillant avec bienveillance nos remarques pour aider la dite personne. Que n’avions-nous fait ? Le retour fut violent, blindé d’insultes. Nous n’avions pas décelé, honte à nous, le best-seller dans ce superbe texte ! Inutile de vous dire qu’un tel comportement est contraire à une bonne promotion, et ayant passé six heures sur ce livre, s’il sort par miracle un jour, je n’irai certainement pas l’ovationner ni l’acheter !

 

Vous l’avez donc compris. Réussir sa promotion passe nécessairement par la bienveillance. Un livre ne se vend pas comme un pack de cocas. Un roman est fait de mots, d’émotions, de vie à l’état pur. C’est bien plus qu’un simple objet commercial. L’encre qui a coulé du stylo est le sang des veines de l’auteur, les mots sont issus du bruit que fait son coeur, un manuscrit, c’est un morceau de soi qui part dans de multiples mains pour vivre sa propre vie.

Alors faisons en sorte que les mains qui vont le tenir soient emplis de bienveillance …

 

J’en profite juste pour rappeler tout de même que les réseaux sociaux sont à double tranchants, bourrés de faux profils, de personnes malveillantes, et qu’il faut surtout s’en protéger. Un auteur, même petit, pourra toujours être la cible de jaloux. Bloquer les personnes nocives ( en veillant régulièrement à vérifier si les magies de l’informatique ne les ont pas débloquées, car cela arrive) et surtout rester indifférents à tout ce qui n’est pas positif.

Ne jamais oublier qu’un livre lu est un livre qui vit du bouche à oreilles parce qu’il fait simplement le temps d’un instant du bien ! Écrire, c’est offrir du rêve …

 

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( 31 janvier, 2019 )

Le poids des mots

Chaque mot que nous prononçons a un prix à payer. La parole ne doit pas se distiller à l’aveuglette juste histoire de meubler du vide. Elle répond trop souvent à une réaction purement intuitive liée à un acte tout aussi intuitif. De là à s’imaginer la force de l’interprétation des faits, il n’y a qu’un pas. Regardez simplement une simple question sur une discussion que vous avez eu il y a quelques mois ou juste un an. Toute votre mémoire va tenter de se mettre en action, incluant votre propre ressenti, la manière dont vous avez entendu cette question, l’humeur lorsque vous l’avez entendue. On s’aperçoit vite que la formulation finale implique beaucoup de subjectivité.

Le poids des mots est lié à la force émotionnelle que nous y mettons. Nous sommes en colère, nous allons puiser au fin fond de notre âme dans le côté le plus noir, et cracher notre venin, à l’inverse, si nous avons envie de faire le bien, nous allons utiliser des mots qui chantent, qui illuminent la vie. Rien n’est jamais anodin, même si nous n’en avons pas conscience.

On s’en rend tout à fait compte en politique, par exemple, où chaque mot est choisi pour frapper, pour persuader, pour amener les autres à penser de la même manière.

La parole devient alors bien plus que des mots, une arme pour atteindre, pour toucher, pour faire du mal. Autant parler trop vite est pardonnable, car lié à l’émotion, autant user des mots pour détruire, pour réduire l’autre à néant n’a rien de positif. Comme disait Socrate avec son histoire des trois tamis, cherche si ta parole est vraiment utile.

Malheureusement, on n’échappe pas aux mots ! Et comme je l’ai déjà dit, les mots n’ont que le pouvoir que l’on veut bien leur donner. Trop souvent, l’ego (encore lui !) se met en travers. On se retrouve face à la Parole, sans avoir d’autres recours que de balancer à son tour (c’est ce que notre ego pense) alors qu’il faudrait juste apprendre à notre ego à se taire.

Je m’interroge pourtant souvent, ces mots qui pèsent si lourds, qui parfois sont tellement emplis de non-dits, sont-ils plus meurtriers que certains silences que certains veulent à tout prix ignorer ?

 

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( 31 janvier, 2019 )

Vivre avec Hashimoto

Vivre avec Hashimoto, c’est un peu comme avoir fait un mariage forcé. On n’a pas choisi le partenaire, mais on doit le subir. Vous êtes nombreux à demander encore la différence entre Hashimoto et une hypo classique. Et bien, tout se joue dans l’auto-immunité qui sera différente pour chacun. Il n’y a donc pas, contrairement à ce que nos médecins ont appris avec beaucoup de sérieux dans leurs bouquins, une seule forme, un seul cas clinique, il y en a des millions, car nous sommes des millions de par le monde. Un malade atteint de la maladie d’Hashimoto avec des anticorps autour de 50 ne réagira pas aux agressions de ses anticorps comme un malade à 6000.

Au début de ma maladie, on a voulu me faire croire le contraire, et rien n’est pire que de telles affirmations. Je pensais donc qu’en quelques semaines, j’allais retrouver « mon ancienne vie », celle où je n’avais pas faut ce mariage forcé. C’était oublié ces anticorps qui reviennent à la charge pour détruire un peu plus lors des moments de stress ou de changement de saison.

Que l’on se rassure, autant Hashimoto, on va vivre avec, autant on peut divorcer de toutes ces idées reçues ! Il m’a fallu du temps, simplement parce que je devais apprivoiser mon corps qui refusait de m’obéir. Il m’a fallu accepter ce côté « incurable » dont le mot même me faisait grincer des dents. Il m’a surtout fallu accepter que d’autres personnes aillent très bien en six mois et que mon combat personnel contre cette maladie a duré trois ans. Mais on y arrive, on vit avec cette maladie jusqu’à complètement l’oublier. Parfois elle revient, brutalement, on va le sentir car les cheveux cassent, le corps se traîne, la mémoire déraille, le coeur débloque. Mais on a compris que ce ne sont que des crises qui ne durent pas.

J’ai opté avec mon médecin pour ne plus toucher au traitement sauf pour tenter de le baisser de plus en plus en y associant des médecines douces, et cela marche bien pour moi. Je ne prends aucun traitement allopathique autre que les gouttes de thyroxine, et malgré mes anticorps de dingue, j’ai pu descendre mon traitement et stabiliser. Pleine Conscience, homéopathie, EMDR, EFT, j’ai tout mis à profit pour aller mieux, et je vais mieux ! J’ai changé ma façon de vivre, j’ai plongé dans de nouvelles passions, l’écriture et dernièrement l’aquarelle.

 

Vous êtes très nombreuses à poser des questions sur « la vie avec Hashimoto ». On a tous une vie à vivre, alors autant ne regarder que le bon côté des choses.

Bien sûr, ces dérèglements thyroïdiens peuvent nous mettre KO, peuvent nous pousser à nous isoler dans une caverne, mais il faut toujours se dire qu’à un moment, il y aura un temps meilleur.

 

L’association l’envol du papillon est là pour vous écouter.

Plein de courage à tous les papillons.

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