( 10 juin, 2019 )

Pourquoi faut-il penser écologie ?

Hors débat politique, je pense que ce mode de pensées devrait être une priorité nationale, voire mondiale. Je ne parle pas de l’écologie qui consiste à manger du bio ou à planter ses tomates dans son jardin. Je parle de cette lutte afin de préserver le peu qui reste de notre planète, en cessant de ne penser égoïstement qu’à notre bien-être, à notre présent et à se poser les bonnes questions : que laisse-t-on aux générations futures ? Ne sommes-nous pas un peu des assassins ?

Nous remplissons les mers de déchets, de bouteilles, de couches, nous polluons la nature de pesticides, nous entassons le matériel informatique usagé sans savoir comment le recycler. L’homme d’aujourd’hui veut tout, plus vite, puis le jette après s’en être servi parfois une seule fois. Il ne voudra manger que des pommes rondes bien rouges parce qu’il a été conditionné à ce mode alimentaire parfait. Il utilisera des kilos de papiers toilette là où il ne pourrait utiliser à chaque fois que quelques feuilles. Il laissera la lumière allumée, le chauffage même en plein mois de mai fenêtres ouvertes ( constat du mois dernier dans ma classe). Sacs plastiques, bouteilles en plastique, serviette hygiéniques, tout cela n’existait pas il y a un siècle et pourtant on a réussi en moins de cent ans à faire des montagnes de cochonneries dans les océans, étouffant les poissons, asphyxiant les algues et les coraux.

Penser écologie, c’est changer son mode de pensées. Plutôt que les serviettes et les tampons, penser au cup menstruelle ou à la culotte périodique. Plutôt que les Pampers qui mettent des siècles à se dégrader, revenons aux couches écologiques.

Plutôt que de choisir les bouteilles en plastique, choisissons celles en verre comme au temps de nos parents. Oublions les sacs plastiques pour choisir les sacs en tissus.

Recyclons les vêtements usagés, ou donnons-les au lieu de les mélanger avec les épluchures. Déposons les livres dans les boîtes à livres, les vieux ordinateurs dans des endroits prévus pour, des vieux téléphones également.

L’écologie doit devenir un geste quotidien. Les Vegans ou les pro bio me font souvent sourire. Ils font tout pour avoir une santé nickel mais à l’inverse vont faire hurler leur moto polluant à gogo ou utilisant leur voiture plutôt que d’user leurs chaussures !

Soyons de vrais écolos et non des écolos publicitaires.

 

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( 9 juin, 2019 )

Ce Dimanche de Pentecôte

Elle l’attendait ce Dimanche de Pentecôte depuis des mois, va savoir pourquoi ! C’était peut-être la seule date dont elle se souvenait, peut-être un but pour elle. Aujourd’hui, elle ne sait même plus que ce jour est arrivée. Elle m’avait fait promettre d’écrire. Je n’y arrivais pas, parce que c’est dur d’écrire sur une telle souffrance, parce que c’est intime, parce qu’en dévoilant cette douleur, je vais encore permettre aux autres de s’en servir contre moi. Alors je ne voulais pas. Seulement, hier une autre personne m’a dit : écrivez ! Cette maladie doit-être connue tout comme ce qui se passe pour ces malades en fin de vie.

Maman, je vais écrire. Je te le dois ! La maladie à corps de lewy est une cochonnerie.

J’ai traversé avec toi un véritable désert où les oasis étaient bien rares. Je n’étais pas préparée à cela. Tu étais si active, si bienveillante, tu avais presque fait à plus de soixante-dix ans le tour du monde, comment cette maladie a-t-elle pu te frapper ? Parkinson d’abord, même si les premiers signes devaient déjà être ceux de la DLC car tu n’as jamais tremblé. 2010 … dix ans ! Hallucinations, peurs, angoisses, paranoïas. Tu as tout vécu, je crois.

Aujourd’hui, tu amorces ton dernier virage qui peut-être long, toi qui attends depuis si longtemps de prendre ton envol. Je viens toujours te voir, te parler, même si tu n’es plus vraiment là. Tu ne manges plus, tu ne peux plus avaler, tu es juste perfusée pour ne pas mourir déshydratée et depuis hier, ils ne te lèvent plus, car ton corps ne tient plus. Tu n’es plus qu’une coquille qui semble petit à petit disparaitre. Ils m’ont certifié que tu ne souffres pas. J’espère qu’ils disent vrai, car moi je souffre pour toi. Depuis cinq semaines que tu t’enfonces, je vis avec cette boule à la gorge en permanence, cette peur de te perdre, cette peur que tu restes aussi. Ils ont dit que tu avais encore toute ta conscience, toutes tes hallucinations.

Mon Dieu, comme cette fin de vie doit être difficile ! Comme ce corps doit te peser …

C’est la Pentecôte maman, tu y es arrivée, et j’espère qu’ainsi doucement, avec légèreté dans les mois qui vont arriver, tu pourras t’envoler, parce que vivre ainsi, ce n’est pas partir dans la dignité comme tu me l’avais si souvent demandé.

 

Je vais écrire pour toi. Je vais essayer. Je ne sais pas encore comment, mais je te promets de m’exécuter. Pour que tout ait un sens, car aujourd’hui j’ai envie de hurler : pourquoi encore nous ? Pourquoi toi ?

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( 9 juin, 2019 )

Ces bébés enseignants …

J’ai toujours autant de plaisir à lire sur Instagram la joie des futurs enseignants qui viennent d’être reçus au concours ! Il en manque tellement de ces profs motivés que cela me réjouit de voir cette passion qui brille dans leurs mots. Cela me ramène plus de vingt-sept ans en arrière ! Je me souviens de ces milliers de papillons qui ont illuminé mes yeux lorsque j’ai lu sur les listings de l’IUFM mon nom. À cette époque, l’informatique n’en était qu’à ses prémices, il fallait se déplacer et surtout chercher son nom parmi des centaines d’autres. Je me rappelle mon coeur qui tambourinait dans ma poitrine, la sueur qui coulait, cette boule à la gorge qui me serrait jusqu’à cet instant magique, celui où je l’ai trouvé : « J’étais admise ». J’ai pleuré comme un bébé puis je n’avais qu’une envie, hurler au monde entier que j’avais réussi mon défi : devenir maîtresse d’école !

Il m’en a fallu du courage ! Ce n’était pas gagné avec trois enfants à charge pendant que je préparais le concours, mais j’avais l’impression d’être poussée par une force. Je savais au fond de moi que ce métier était fait pour moi et à trente-trois ans, je suis devenue professeur des écoles. Des regrets, je n’en ai aucun. J’ai certainement fait un des plus beaux métiers du monde. Je l’ai aimé ce boulot jusqu’à parfois m’y perdre. J’en ai donné des heures de bénévolat à l’éducation nationale, j’en ai réalisé des défis.

J’ai aussi rencontré des moments bien difficiles, des élèves compliqués, des situations tordues, mais au final, je reste cette femme qui un jour est allée le coeur battant lire ses résultats.

J’aime à le dire, je ne suis pas une grande mathématicienne, ni une politicienne, je ne suis qu’une petite instit, mais j’ai durant toute ma carrière cru dans l’humain, en chaque enfant.

Au bout de plus de vingt-cinq ans de bons et loyaux services, je pars discrètement en septembre sur la pointe des pieds. Il faut savoir quitter la scène avant de s’écrouler. Ce ne fut pas un choix facile de partir avant l’âge légal de la retraite, car j’aime toujours autant, peut-être même plus, enseigner, mais depuis cinq ans, je suis diminuée par une maladie auto-immune qui s’active régulièrement avec le stress, et dans une classe, le no stress est impossible alors j’ai préféré ne pas devenir un boulet pour ces jeunes générations. Je suis donc heureuse de voir tant d’enthousiasme chez tous ces jeunes admis qui vont prendre la relève et je leur souhaite une aussi belle carrière que la mienne !

Je leur glisserai juste un petit conseil : préservez-vous, apprenez à gérer votre stress, car ce n’est pas un job facile. Bonne chance à tous !

 

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( 8 juin, 2019 )

Les vrais auteurs …

De plus en plus d’articles parlent des vrais auteurs, dédaignant les autres, ceux qui pensent simplement qu’écrire fait d’eux un auteur à part entière. Une fois encore, je m’insurge contre de tels raccourcis. Qui peut juger du terme « vrai auteur » ? Existe-t-il vraiment de vrais auteurs ?

En fait un auteur est simplement une personne qui écrit, c’est tout. Il n’y a pas de bons ou de mauvais auteurs, il n’y a que des auteurs, des personnes qui ont envie de livrer des mots pour faire danser le monde.

On a trop souvent tendance à faire un mélange entre écrivain et auteur, un écrivain étant celui qui vit de ses ventes. La vie m’a fait rencontrer depuis six ans de vrais auteurs qui pourtant ne vivent pas de leur plume, et que je qualifierai d’écrivains au vu de la qualité de leurs oeuvres, tout comme j’ai croisé des auteurs se disant écrivains simplement parce qu’ils avaient dépassé la barre des mille ventes.

J’ai lu dernièrement un article où on peignait le véritable auteur comme un pur intellectuel, principalement un homme ( on se demande bien pourquoi), ayant beaucoup vécu et beaucoup voyagé (ben voyons ! La documentation, c’est pour les cochons ?), différents des autres un peu fous, souvent alcooliques ( j’avoue ne pas encore en avoir rencontrés !), totalement sûr d’eux ( sic … je pense à l’inverse qu’un vrai auteur doutera toujours ce qui fera de lui justement l’exception !), écrivant tous les jours.

Si on s’en tient à ce dernier point, je préfère ignorer les autres, alors je suis un vrai auteur, et entre nous, qu’est-ce que cela change ? Rien puisque je n’écris que parce que j’aime cela ! Et vous l’avez compris, pour moi, tous ceux qui écrivent pour le plaisir sont de vrais auteurs. Les autres ne sont au final que des produits commerciaux ! Et ceux qui aiment écrire, qui n’ont pas perdu la foi dans leurs verves, qui se moquent des coups de bâton, qui ont toujours un projet qui bouillonne, ce sont eux, pour moi, autant que lectrice et autrice, les vrais auteurs !

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( 7 juin, 2019 )

Infirmières, médecins, enseignants à bout de souffle.

Sans faire de politique, j’ai juste envie de crier : Macon, bouge-toi ! Les professions indispensables à une société qui marche sont toutes en train de se casser la figure. Les services d’urgence sont bondés à tel point que plus d’un tiers du personnel ( toutes professions confondues) sont en épuisement professionnel ! Une honte dans un pays civilisé comme le nôtre. Un exemple concret, ma mère est tombée de son fauteuil le mois dernier, fut conduite aux urgences, plusieurs points de suture à la tête au bout de plus de quinze heures ! Certes, allez-vous me dire, elle n’était pas prioritaire, mais pour les autres, ce manque de personnel ne va-t-il pas à un moment, inéluctablement, inciter à commettre des erreurs, à ne pas voir les priorités ?

Pas assez d’infirmiers ou d’aides-soignantes, normal vu qu’on les rémunère avec un lance pierre, pas de quoi les motiver beaucoup ! Les internes désertent les hôpitaux, normal encore vu les heures qu’ils doivent s’enfiler ! C’est bien plus confortable pour eux d’ouvrir un cabinet tranquille dans un joli coin de province ou de se mettre urgentiste en ville où la rentabilité l’emporte sur le médical ( 90€ la nuit pour cinq minutes de consultation selonles statistiques soit une moyenne de 400€ par heure contre juste 2000) parjour à l’hôpital ) Quant aux enseignants, je ne vais pas revenir dessus, mais il suffit de voir les recrutements pour la rentrée prochaine, tellement vides que dans une académie comme Créteil, la moyenne au concours d’admission est de 7/20, il y a de quoi se poser des questions ! Juste pour info, lorsque j’ai passé le concours, elle était dans mon académie de 14/20. Serions-nous en train de tirer l’avenir de toute une génération vers le bas ? Enseignants qui vont ensuite finir, épuisés, démotivés, désabusés par une hiérarchie qui ne va pas les soutenir, qui va les enfoncer, qui va simplement les étrangler.

Toutes ces professions, et il y en a bien d’autres, sont actuellement asphyxiées par un manque de moyens, par une politique de dépenses où le collectif va primer sur l’individu. Seulement, une société dont le système de santé et d’éducation s’écroule, c’est une société malade. Alors, faudrait peut-être agir avant que la gangrène ne s’installe et ne vienne pourrir ce qui reste de bon !

 

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( 6 juin, 2019 )

Vivre avec une maladie invisible.

Pas simple de vivre avec une maladie qui ne se voit pas et que souvent nous ne voulons pas faire savoir. La découverte d’une maladie invisible comme la majorité des maladies auto-immunes s’avère un choc, une claque en pleine face. On ne l’a pas voulu cette maladie, on ne l’a pas choisie et voilà qu’en plus, elle nous pourrit la vie.

Pour les autres, rien n’a changé, on va bien, on a plutôt bonne mine à cause des quelques kilos qui se sont imposés, mais sinon on n’est pas malade ! Et pourtant, lors des crises de thyroïdites, la fatigue va nous tomber dessus sans prévenir. Bien sûr, si on a le malheur de le dire, on va nous répondre : «  on est tous fatigués ! »

Peut-être mais nous, ce n’est pas pareil, nous c’est notre thyroïde qui est attaquée, qui va réagir ! On entend même ce type de remarques chez des malades qui eux ont la chance d’avoir peu d’anticorps. Ils se gaussent d’avoir récupérer vite, d’avoir stabilisé rapidement, bref, c’est tout juste si ils ne narguent pas les autres, ceux qui n’y arrivent pas ! «  Quoi, au bout de tant d’années tu n’as pas réussi ? Tu es toujours fatiguée ? »

« Normal c’est à cause de la NF … ah tu ne l’as pas prise ? » et la liste est longue.

J’ai beaucoup de mal à comprendre cette absence de solidarité au sein de maladies qui restent handicapantes même si elles sont invisibles.

C’est vrai qu’il ne sert à rien de s’appesantir sur ses symptômes, cela ne les fera pas disparaître par magie plus vite, mais il faut bien comprendre que parfois en parler cela fait du bien, savoir que l’on n’est pas seul est important. Car il ne faut pas se leurrer, seuls ceux qui vivent avec ces dysfonctionnements peuvent comprendre. Pour les autres, même pour certains médecins, tout est psychologique ! La thyroïde étant la glande des émotions, le raccourci est facile mais aussi terriblement culpabilisant.

Lorsque j’ai débuté mon combat pour la reconnaissance des maladies auto-immunes comme Hashimoto il y a cinq ans, je pensais, naïvement, c’est mon plus gros défaut, qu’il suffisait de quelques mots bien posés pour ouvrir les esprits.

Je m’aperçois qu’il n’en est rien. Cela va faire un an que le recueil Maladies thyroïdiennes dévoreuses de vie est sorti, que de nombreuses personnes font des retours, que des médecins rentrent en contact avec l’association et pourtant au niveau de « l’humain », cela n’avance pas plus.

Par moment, j’ai vraiment envie de baisser les bras ayant l’impression de perdre une énergie folle à faire tourner des moulins à vent. Et pourtant, je garde toujours un petit espoir, celui de voir les mentalités s’éveiller, simplement pouvoir constater une unité au sein des malades, que cessent les diseuses de bonne aventure qui savent tout, qui tranchent , qui jugent.

Rendons à César ce qui lui appartient !

Nous sommes tous différents et c’est de qui fait notre plus grande force, mais résultat nous n’avons pas des réactions identiques face à un traitement. Il n’y a pas de bons ou de mauvais traitement. Certains vont supporter parfaitement la NF ( nous avons reçu de nombreux témoignages dans ce sens), à l’inverse d’autres malades furent totalement détruits. Ce n’est pas à nous malades de dire ce qui est bon pour les autres.

Dernièrement, une personne sur un groupe affirmait haut et fort qu’aucun adulte ne pouvait être sous gouttes de L_Thyroxine Serb. Pas de bol ! J’ai ce traitement depuis 2013 étant allergique au stérate de magnésium.

Et tout est comme cela ! Trop d’affirmations, trop de jugements alors que la plupart des malades demandent juste que leurs maux soient simplement reconnus …

Parce que vivre avec Hashimoto peut être très difficile surtout si on n’arrive pas à échapper au stress qui souvent joue un vilain rôle dans la relance des anticorps contre la thyroïde.

Apprenons à être bienveillant face à cette maladie qui pour certains peut-être terrible ! Apprenons à la faire connaître, à peut-être, qui sait, la faire reconnaître afin que les jeunes malades puissent avoir un avenir.

 

En attendant, à tous, tenez le coup, derrière les nuages, il y a toujours un magnifique soleil qui brille !

Bonne journée amis papillons

 

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( 6 juin, 2019 )

L’amour est-il une illusion ?

« L’amour est-il une illusion ? «  Voilà une question qui me fut posée sur mon blog dernièrement. J’ose espérer que non ! Je fais partie des personnes qui croient en l’amour, vraiment, qui pensent même que bien triste une vie sans amour. Après, tout dépend ce que l’on met derrière le terme « amour » ! Le coup de coeur des amoureux qui viennent de se rencontrer est-il de l’amour ? Pas sûr ! On assiste plutôt à une sorte d’alchimie des sens, mélangeant bien-être et sexe, mais l’amour est bien plus que cela ! L’amour fou, l’amour passion existe, certes, juste un temps, celui des débuts, des premières années, mais l’amour vrai, lui, est bien plus fort !

L’amour-passion est une illusion, cette aptitude à s’envoyer des dizaines de textos par jour, à s’appeler juste pour entendre la voix de l’autre. C’est merveilleux, c’est grisant, mais à un moment, il faut savoir se retrouver soi-même, car aimer vraiment ne veut pas dire disparaître au profit de l’autre, cela ne veut pas dire être triste à cause de l’autre, être seul … l’amour, c’est échanger, continuer à rire ensemble, découvrir de nouvelles choses, aimer juste se balader main dans la main comme il y a vingt ans, c’est ne pas voir que l’autre a vieilli, ne pas se préoccuper de ses kilos en trop, juste se dire que la plus belle chose serait de mourir avant lui, car sinon il n’y aurait plus de vie.

Après, écrire de la romance où l’amour n’est qu’une illusion, j’adore ! Car croire que l’amour passion est éternel, cela fait un peu rêver dans les chaumières, non ?

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( 6 juin, 2019 )

L’euthanasie

Ce n’est un secret pour personne, je soutiens le droit de mourir dans la dignité et donc l’euthanasie. Seulement, il faut que ce type de procédure soit bien encadrée. Quand je lis cet extrait d’article publié dernièrement, j’hallucine : « Une adolescente néerlandaise de 17 ans est morte dimanche après avoir choisi de se faire euthanasier. La jeune fille, violée à trois reprises dans son enfance, ne parvenait plus à surmonter les souffrances psychologiques. » Cette gamine en pleine santé physique qui volontairement choisi de mettre fin légalement à sa vie, j’ai juste envie de dire, que font les psys dans ce pays ? Aucune blessure n’est irréparable et surtout aucune ne doit conduire à un tel extrémisme à cet âge ! C’est la prise en charge lors des violences morales ou sexuelles qui doivent être revues aussi bien dans là bas que chez nous.

L’euthanasie ne devrait être autorisée que pour les fins de vie, pour ceux dont le corps se dégrade sans retour possible, ceux atteints de maladies incurables préférant partir dans la dignité avant de souffrir, avant de faire souffrir les autres.

Ce sont les dérives de ces pays qui ralentissent cette possibilité de choix dans le nôtre, car on pourrait très bien constater l’horreur que serait une autorisation légale à l’adolescence, l’âge où tant de jeunes sont mal dans leur peau, où tant de gosses, car ce ne sont que des gosses, pourraient signer tout et n’importe quoi sous l’emprise de drogues ou d’alcool.

Mourir dans la dignité, oui. Choisir de mourir pour s’éviter d’affronter sa propre vie, non ! La vie n’est pas un long fleuve tranquille, mais si à chaque marche ratée on pouvait appuyer sur la touche fin, serions-nous ce que nous sommes ?

( 5 juin, 2019 )

CAP ou pas CAP

Amusants ces jeux d’enfants qui se relaient lors des récréations. Pas bien méchants au départ. « Cap d’aller faire la bise à la maitresse ! » « Cap d’aller dire à Arthur que Lola l’aime. » Seulement, où se trouve la limite « du Cap »… Jusqu’où peut-on aller pour impressionner les copains ? Pour simplement faire comme les autres ?

Je ne suis pas une joueuse et j’ai toujours évité ce type de provocation par crainte de ne pouvoir ensuite dire non ! Je ne dis pas qu’enfant, je n’en avais pas envie. « Cap de monter à l’arbre ! » Bien sûr que cela me faisait saliver ! J’adorais crapahuter partout seulement j’avais le vertige, donc j’étais sans cesse coincée entre deux choix. « Cap ou pas cap. ! » alors plutôt que d’affronter le « pas cap », je me contentais du « je ne joue pas ». Pas simple lorsque l’on est enfant !

C’est ainsi que parfois, je me suis retrouvée, malgré moi, emportée par des vagues provoquées par d’autres, ceux qui aiment jouer, ceux qui ne résistent pas aux défis, ceux qui ne supportent pas, par orgueil, de perdre. Tant pis pour moi, je sais que l’important est de l’avoir compris et d’être restée « moi », et ces jeux ne sont pas pour moi par contre … Cap ou pas cap d’illuminer votre vie, d’inventer des milliers d’étoiles, de dessiner des univers plein de magie, d’offrir des rêves pour offrir un peu de bonheur. Pour ça, même si c’est souvent impossible, je dis Cap ! Et vous?

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( 4 juin, 2019 )

Certains rêves doivent céder la place à d’autres

Il fut un temps où je m’étais fixée comme objectif de devenir chroniqueuse « officielle » ou d’ouvrir une petite édition numérique à la retraite. J’ai abandonné sans regret ces deux projets. Pourquoi ? Tout d’abord, pour avoir sa propre ME, il faut avoir les reins solides, il faut être connu dans le milieu qui avouons le, est un monde de requins, il faut surtout ne pas avoir peur de se prendre des coups et avoir des fonds ! Je suis fauchée et je n’ai plus assez d’énergie pour les coups.

Quant au rôle de chroniqueur officiel, je trouvais que c’était une géniale idée pour remplir mes heures hivernales ayant eu plusieurs propositions de ME, seulement je suis une utopiste qui aime la véracité et déteste faire semblant. Malheureusement , les éditions offrant des livres gratuits en service presse attendent en retour des chroniques élogieuses. Fini la sincérité, fini l’émotion. Je lis de plus en plus de chroniques surfaites, toutes sur le même tempo à tel point que j’en suis arrivée à ne regarder que celles des petites nouvelles qui découvrent la critique littéraire.

Faire semblant, ce n’est pas dans mes gènes ! Preuve en est, il m’est arrivé à plusieurs reprises que des auteurs m’ayant demandé un avis sur leur livre m’invitent à changer une phrase ou une opinion simplement parce que cela ne collait pas à ce que eux attendaient. Bien évidemment, j’ai refusé !

M’engager dans cette voie, non, par contre je continuerai avec plaisir mes modestes chroniques sur des livres découverts au hasard, rarement des SP, et je ne changerai pas la manière dont je sélectionnerai ces ouvrages, c’est à dire simplement au feeling. Je me refuse à ne lire que des best-sellers qui au final n’ont guère besoin de mes avis de petite plume. Après, j’aimerais pouvoir transférer ma page chronique sur un site, un vrai, mais ce n’est pas gagné n’ayant toujours pas réussi à créer de site pour l’association l’envol du papillon. Comme dirait un de mes enfants, dans les clubs seniors, il y a des cours gratuits, sauf que je suis trop jeune pour bénéficier de ces apprentissages seniors ! La vie est mal faite ! Si un jour une bonne âme sait comment faire, je suis preneuse !

En tous les cas, lire reste le plus important, et je salive déjà à l’idée de la montagne d’ouvrages que je vais pouvoir enfin dévorer quand je veux et où je veux ! De nouveaux rêves plutôt sympas, non ?

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