( 30 novembre, 2018 )

Souvenirs d’enfance

 

Je me souviens d’un temps que les moins de vingt ans, bref un temps où comme disent mes élèves on vivait en noir et blanc, un temps où l’ordinateur n’existait pas, où nous jouions à la marelle, aux osselets ou à la corde à sauter, un temps où … juste fermer les yeux et tenter de faire ressurgir ces images du passé, nos rires endiablés, nos parties de cache-caches, nos jeux sur le parking. Ces blagues que nous nous faisions durant l’été dans le Berry lorsque notre grand-mère fermait les lumières, ces secrets chuchotés dans le silence lorsque la porte de notre chambre se fermait. La vie nous a un peu séparées, ton addiction à l’alcool aussi, et pourtant certains soirs, je pense à cette époque où tu étais là à rire de mes bêtises, à me poser des questions, à mettre un soupçon de magie dans ma vie. Comme j’aime ces souvenirs d’enfance qui reviennent régulièrement me bercer, signe d’une enfance heureuse que la noirceur de ce monde n’avait pas touché, plénitude et tendresse emmêlées, un temps que je voudrais ne jamais oublier, le temps où tu étais ma meilleure amie, toi ma petite soeur, que l’alcool a détruit.

 

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( 30 novembre, 2018 )

Écrire un blog, tout un art …

Écrire un blog, tout le monde peut-il le faire ? En tant que littéraire et enseignante, j’ai envie de dire non. Ouvrir un blog, oui, c’est facile, tout le monde peut le faire, mais écrire un blog qui sera lu, commenté, c’est bien plus difficile. Trop de blogs bourrés  de fautes, de coquilles, de plagiats.

Dernièrement, je regardais un blog sur OVH, un hébergeur, et je suis restée stupéfaite de voir que la moitié des blogueurs refusaient les commentaires. Quel intérêt ? N’est-ce pas un peu « se regarder le nombril » que d’écrire sans accepter les retours ! Personnellement en cinq ans, j’ai eu plus de deux mille cinq cents commentaires validés, et c’est cette interaction qui me réjouit. J’ai pu ainsi m’améliorer, progresser et même créer des liens sincères avec certains abonnés. Refuser les commentaires, c’est se placer au-dessus des autres ! Quelle horreur ! Alors qu’un blog, c’est juste poser des mots sur un écran un peu comme un rayon de lumière, ouvrir une main pour en recevoir une autre.

Écrire un blog, c’est donner à l’autre qui lit la possibilité de s’exprimer bien au-delà du like artificiel des réseaux sociaux.

Bientôt cinq ans que nous avons rendez-vous quotidiennement, vous et moi. C’est un peu une histoire d’amour,  une histoire qui ne s’arrête pas, pas encore … tout un art, celui de la communication !

 

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( 30 novembre, 2018 )

Ces souvenirs qui restent …

Le temps fige les souvenirs, les enferme, parfois même les transforme, déposant une touche de couleur ou un nuage d’ombre selon l’humeur. Pourtant, nos souvenirs d’enfance, eux, semblent, avoir totalement disparus, ceux où nous n »étions que rires et pleurs. Parfois nous avons, au hasard d’un chemin un chemin, un flash, une image qui se dessine, une odeur reconnue qui ne nous est pas totalement inconnue.

Les souvenirs sont ce qui nous maintiennent en équilibre sur le fil de la vie, nous rendant heureux, simplement parce qu’ils nous emportent vers de doux moments, malheureux parce qu’ils nous plongent dans les regrets. Ils sont ce que nous en faisons, ce que nous voulons, ces merveilleux souvenirs qui nous nourrissent en s’imprimant comme s’ils effleuraient le parchemin de notre mémoire.

Pourtant il existe des souvenirs auxquels nous ne pouvons pas échapper, ces souvenirs qui pèsent, qui font mal, liés à des douleurs, des traumatismes.

Il est important d’apprendre à vivre avec plutôt que de lutter contre et de les refuser. Ils nous appartiennent, font partie de nous, et il nous faut les accepter avec philosophie, simplement, comme s’ils étaient des invités toquant à notre porte.

Prenons ces souvenirs qui restent comme des cadeaux parce qu’au final on se souvient souvent beaucoup plus des moments où nous avons eu de la peine plutôt que ceux où nous avons pleuré de joie, simplement parce que l’homme est ainsi fait. Seulement, il importe que c’est à nous, et à nous seuls, de tout faire pour que tous nos souvenirs, bons ou mauvais, se transforment en des jours de joie.

 

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( 29 novembre, 2018 )

Je souhaite à chacun de réussir.

 

Réussir, c’est un état d’esprit. Seuls ceux qui le veulent vraiment pourront réussir.

C’est également se dire que les obstacles ne sont pas des handicaps, les erreurs ne sont que des passages obligés, alors au bout du chemin, il y a la réalisation de nos rêves.  Rêver, c’est  sortir de son quotidien, se fixer un but, et surtout se donner les moyens pour le réaliser.

Je souhaite à chacun d’entre vous de réaliser ses rêves, même à mes ennemis. Réaliser ses rêves, c’est réussir, et c’est se bouger pour réussir. Il faut prendre conscience que rien n’est pire que de rester avec un sentiment de regrets, que de se dire que l’on aurait dû essayer, qu’il aurait fallu tenter.

C’est vrai que parfois, en voyant sur Google les nouvelles perspectives de vie de personnes que nous avons croisées « dans une autre vie », leurs nouveaux rêves, nous sourions bien malgré nous. Même si souvent ces publicités faites de superlatifs usant de mots doux nous font rire, on doit se réjouir de cette réussite, simplement parce que, peut-être que ce nouveau départ enlèvera un peu de la souffrance à ceux que la vie a rendu si méchants à un moment.

Réussir, c’est sauter à pieds joints dans les flaques d’eau sans craindre de se mouiller.

Parfois, on traverse simplement la vie, bien naïvement, doucement, sans se poser de questions et puis un jour, on va se heurter à un mur si haut qu’il va nous falloir faire de sérieux détours pour l’enjamber. Ce jour-là, on comprend que seul, on n’aurait pas réussi, que ce sont certainement ces rencontres, bonnes ou mauvaises, qui nous ont menés à nos rêves. Amusant aussi de se dire que pour certaines de ces rencontres qui nous ont bien pourri la vie, si elles n’étaient pas passées, elles-aussi, par nous, elles seraient restées dans leur petite vie insignifiante.

Alors souhaitons aux autres de réussir ! Et à nous de réaliser nos rêves !

 

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( 29 novembre, 2018 )

La créativité

 

Dernièrement, une connaissance me disait qu’il me faudrait un peu que je m’arrête de créer, car j’allais épuiser mon quota de créativité. Est-ce possible ? L’imagination a-t-elle une limite ? En tous les cas, en ce qui me concerne, ce moment n’est pas encore arrivé.

J’ai eu un mal fou à lui expliquer qu’un artiste n’est jamais en mal d’idées, sauf s’il se heurte à l’obligation.

Écrire, dessiner, peindre, réaliser, tout prend sa source à l’intérieur de soi, et rien ne peut l’arrêter, hormis peut-être les grands chocs de la vie, les blessures de l’âme, et encore … Créer, c’est oser aller toujours plus loin, prendre son envol tel un aigle et tenter de franchir les limites de l’impossible. Bien sûr, au début, rien n’est gagné, on tente des approches qui existent, on prend des modèles de peinture ou des genres littéraires, puis on va soudainement trouver son style et se dépasser, pire se surpasser, oser l’impensable, faire de ce monde qui existe, un monde imaginaire plein de couleurs, un monde à sa propre image avec ses propres émotions.

Une fois encore, il faut juste être suffisamment solide pour accepter la critique, les conseils, et pour ne pas se faire couper les ailes, car on se heurtera toujours à ces autres qui ne sont là que pour détruire ce qui est beau, que pour casser ce qui est vrai.

Nous sommes tous des créateurs, ne l’oublions jamais !

La créativité est un pouvoir que chacun a en soi illimité, il suffit juste parfois d’un regard bienveillant pour que l’artiste lance bien haut son chapeau !

 

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( 28 novembre, 2018 )

La série HIPPOCRATE et la réalité médicale

Le slogan de cette série est « On ne naît pas médecin, on le devient. »

Cette nouvelle série française fait couler de l’encre car elle dénonce les lacunes de nos hôpitaux parisiens et certainement français dans leur ensemble. Je ne parlerai du côté cinématographique de la série, je laisse cela à d’autres. J’ai plutôt envie de pointer du doigt le milieu hospitalier. Ce qui en ressort, c’est le manque de moyens, les gardes trop longues, l’absence de personnels. Fiction ? Absolument pas ! Je me souviens d’une époque lorsque j’étais stagiaire puéricultrice dans un hôpital parisien, où je me suis retrouvée durant quarante-huit heures, seule avec une infirmière, pour gérer un service néo-natal de plus de quarante prématurés. Je n’avais aucune expérience et j’ai dû sur le tas gaver des nourrissons, perfuser sans trembler, et surtout tenir debout du haut de mes vingts ans, la peur au ventre. Heureusement l’infirmière était une « vieille de la vieille » qui a merveilleusement assurée ! Moi aussi au passage même si je n’en menais pas large !

 

Manque de soignants, souffrance des malades, erreurs de diagnostics et également détresse du corps médical.

À voir le peu d’empathie des chefs de service, contrairement aux internes qui eux se plient en quatre pour leurs patients, l’arrogance voire agressivité avec le petit personnel comme s’ils étaient Dieu le père, l’avenir de notre système de santé fait frémir ! J’ai toujours détesté le mépris de certains toubibs envers les autres, simplement parce qu’ils ont fait de longues études. Beaucoup y ont perdu un coeur voire leurs âmes.

Un ancien souvenir également d’un stage de deux mois en maternité où un grand professeur se contentait de passer, ses lunettes sur le bout du nez, sans un regard pour le personnel qui s’était démené pour mettre le bébé au monde. Lui était juste arrivé pour sortir l’enfant au dernier moment et pour recevoir les remerciements des parents, heureux d’avoir vu le grand professeur saluer le nouveau-né ! Rares sont les médecins sachant restés humbles. N’avez-vous pas constaté que la plupart d’entre eux, dans la sphère professionnelle, présentent leur profession bien avant leur nom !

Heureusement il existe quelques exceptions ! J’en connais des médecins en or que j’ai la chance de côtoyer, humains, serviables.

 

À l’inverse, la réalité hospitalière, c’est cette indifférence de la personne pour ne considérer que « la maladie » sans écouter les souffrances, sans entendre les symptômes, et parfois faute de temps, passer ainsi à côté d’un diagnostic vital.

À force de bonder les urgences pour des petits cas qui ne sont pas des urgences, la faute peut-être à la baisse des médecins traitants, aux pouvoirs publics qui surtaxent les professions libérales, les médecins se retrouvent dans l’obligation de ne plus traiter les malades comme des humains, mais de miser sur la rentabilité !

Rendons à la médecine ce qu’elle fut, et faisons de nos futurs médecins des personnes croyant vraiment dans leur serment d’Hippocrate et non des prescripteurs de médicaments !

 

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( 28 novembre, 2018 )

Le regard

 

Le regard, quoi de plus important, de plus fort, de plus vrai qu’un regard. Qui a dit que toute relation commence par un regard, en amour, en amitié, ces yeux qui se touchent, qui s’effleurent, qui se parlent, qui se lient. Le regard est le lien qui soude les hommes, et pourtant nous vivons en fonction de ce regard, celui de cet autre, de ces autres, de celui de l’inconnu qui passe. Nous nous trouvons inconsciemment face à ces regards comme si une ombre nous suivait.

Le regard est le langage du silence, bien plus puissant que les mots. J’ aime à penser que le regard est une ouverte sur un monde qui n’est pas le nôtre, un paysage qui n’existe pas pour nous mais que nous pénétrons sur la pointe des pieds, c’est la possibilité de toucher ce qui est le plus profond dans chaque personne, son âme.

Le regard est en fait simplement l’expression non verbale de nos sentiments. Quelqu’un que « l’on ne sent pas » n’accrochera pas notre regard, nous passerons simplement à travers comme s’il n’existe pas, tandis qu’un regard dans lequel nous voudrions nous noyer va nous accrocher. Donc ne négligeons pas le pouvoir de notre regard, et faisons de celui-ci une caresse et non une arme.

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( 27 novembre, 2018 )

Le besoin d’aimer …

 

Qu’il est grand en chacun de nous ce besoin d’aimer et d’être aimé. On a beau nous dire que le plus important est de s’aimer soi-même, d’aimer cet enfant qui est en chacun de nous, le besoin d’aimer reste une priorité. Peut-être qu’il faudrait tourner la question à l’envers, ce besoin d’être aimé n’est-ce pas simplement parce que chaque personne n’arrive pas vraiment à s’aimer de manière inconditionnelle. Alors, on préfère la vision de ces autres qui nous aiment, eux, qui donnent à notre existence une réalité.

Ce n’est pas inné de s’aimer. C’est même extrêmement compliqué, c’est pour cette raison que nous préférons que cette valorisation vienne des autres, cela nous évite de nous poser des questions sur ce que nous sommes.

J’ose alors l’ultime question, doit-on être aimé pour être heureux, doit-on aimer pour être heureux ou bien simplement doit-on s’aimer pour être heureux ?

 

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( 27 novembre, 2018 )

L’herbe n’est pas plus verte ailleurs

Le français est un râleur, jamais content et qui plus est, convaincu que l’herbe est plus verte ailleurs ! Le fonctionnaire se plaint en reluquant les jobs du privé qui eux fustigent ces feignants dont le gouvernement ne cesse de parler ! Le gentil petit mari lorgne sur le décolleté plongeant de la sulfureuse voisine, ignorant le caractère de cochon qu’elle cache, l’auteur frustré rêve de l’édition de ses comparses sans voir que les failles sont partout, l’ami recherche en vain ces liens perdus sans savourer ceux qu’il possède et la liste est longue.

Et bien non, l’herbe est rarement plus verte ailleurs, simplement parce que l’humain, par définition, chaque personne est différente, porteuse de qualités mais aussi de défauts, arborant parfois une apparence qui n’est pas ce qu’elle est vraiment, portant des jugements erronés sur sa propre vie comme sur celle des autres. S’imaginer que l’autre a une vie idéale, une femme idéale, permet de mieux supporter sa propre vie, seulement vouloir tout envoyer balader, claquer la porte, pour une illusion est bien triste. Rien n’est facile. Construire sa vie est un chemin peuplé d’embuches, mais grignoter à tous les râteliers, surfer sur l’instabilité ne peur apporter le bonheur. Alors plutôt que de reluquer cette herbe si verte chez le voisin, arrosez quotidiennement le vôtre, et vous verrez que votre vision changera.

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( 26 novembre, 2018 )

La maison d’édition idéale est-elle celle dont on rêve ?

Suite à mon précédent article sur les choix possibles des maisons d’édition, j’ai reçu des tonnes de messages, parfois bien surprenants comme si je touchais du doigt un point sensible, ce qui est certainement le cas. Donc je vais le réécrire, quitte à le crier, la maison d’édition idéale n’existe que dans nos rêves simplement parce que chaque auteur est différent, chaque auteur a une vision de l’édition différente et des aspirations différentes. Si chacun créait sa propre édition, celle-ci serait certainement conforme à ses souhaits, mais comment un éditeur pourrait-il satisfaire son auteur au milieu de tant d’autres ?

Nous ne sommes plus au début du XX siècle où l’écrivain était connu, reconnu, chouchouté. Aujourd’hui, nous ne sommes plus que des pions sur un grand échiquier, celui du rendement, de l’argent. Signer avec une édition, c’est l’accepter.

De nombreux auteurs m’ont dit rêver d’une édition qui les placerait sur les bus comme Chattam ou Musso. Curieusement, cette idée me fait horreur ! Voir ma tronche placarder sur les murs du métro me donnerait la nausée. J’écris pour que mes mots soient forts, non pour que ma tête soit à la une des médias. Cette publicité est à double tranchant. J’évite de lire les bouquins de ces auteurs ( souvent autoédités) qui mettent en avant leur physique comme si une belle gueule garantissait un bon roman !

De même, certains auteurs réclament une édition bienveillante, créant un lien continue. J’ai connu. J’ai donné. J’ai fui. La qualité éditoriale ne vient ni des restaurants qu’offre l’édition ni des messages envoyés continuellement.

Alors, pour moi, et cela n’engage que moi, une bonne édition sera une édition honnête, qui paie ses droits d’auteurs, qui a une structure sérieuse derrière elle, des directrices de collection à la hauteur. Ce qui ne veut certainement pas dire que tout sera parfait dans une ME. Certaines éditions ont une collection au top, et une autre moins bonne (certainement en lien avec la DC), certaines un contrat top et aucune réalisation, d’autres des points qui déplaisent et pourtant une bonne ligne éditoriale. Un vrai labyrinthe !

Donc amis écrivains si nombreux à laisser des messages, cherchez ce qui vous convient à vous, n’écoutez pas ceux qui veulent vous briser les ailes, il y a tant de jaloux et de frustrés dans ce milieu, testez, ne signez jamais pour tous vos genres dans une même édition, car il est bon d’avoir un pied partout, et ne soyez pas trop exigeants tout de même ! Autorisez-vous la liberté d’écriture, votre liberté de mots !

Si vous n’êtes ni Levi ni Grange, ce qui est le cas  sinon votre image serait sur les autobus, gardez  un peu de réalisme et de modestie et peut-être cela sera la clé du succès … et puis l’important au lieu de viser la lune qui reste bien haute, ne pensez-vous pas qu’il est surtout important d’être simplement lu ?

 

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