( 8 juillet, 2017 )

la littérature jeunesse

Enseignante depuis plus de vingt-cinq ans, je nage tel un poisson dans la littérature jeunesse que ce soit les albums ou les romans. Je découvre régulièrement les nouveautés cherchant toujours le nouveau roman qui plaira à mes élèves, le petit livre qui percutera ces jeunes esprits.

En tant qu’auteur, j’ai renoncé des dizaines de fois à écrire un manuscrit jeunesse car c’est un des genres les plus compliqués à écrire, sachant qu’un roman pour enfants se doit d’être court, percutant, et parlant. Depuis plus de deux ans, mes élèves me lançaient ce défi, sans succès. Impossible pour moi d’aller au-delà d’une page, résultat je croulais sous des débuts insipides.

Et puis, cette année, tout a changé. J’ai eu l’inspiration ! Je vous vois déjà sourire. Ne vous méprenez pas, je suis bien consciente de ne pas avoir fait le best-seller de l’année, d’abord parce qu’il existe tant de livres jeunesse que ce manuscrit ne sera qu’une goutte d’eau dans un lac. Mais, il y a un mais, j’ai réussi à aller jusqu’au bout, j’ai tenu la promesse faite à mes élèves de CM2 en début d’année, je leur ai offert le premier jet à lire, et ils l’ont aimé !

Heureuse ? Oui, d’abord parce qu’une fois encore, je suis arrivée à changer de style. Ne croyez pas que ce fut facile. C’est bien plus confortable de poser ses pieds dans des chaussons moelleux. Mais montrer à ces enfants qu’il faut y croire, qu’il faut s’accrocher, aller jusqu’au bout, n’est-ce pas une belle leçon de vie ?

« H et la plume de l’espoir » est donc terminé. Merci à mes bêtas-lecteurs qui l’ont lu, à ceux qui ont corrigé mes erreurs, à l’enthousiasme de mes élèves.

Telle une bouée à la mer, j’ai tenté l’envoi dans plusieurs éditions classiques. J’ai déjà quelques propositions de petites éditions régionales, pourquoi pas, j’attends tous les retours même négatifs.

Mon prochain projet ? J’ai bien envie que ma plume titille un roman jeunesse historique. Ambitieux ? Oui, mais j’écris juste pour ce plaisir d’offrir un peu de rêve, et d’apporter un message. Si ma plume peut aider, alors je l’offre à qui veut l’utiliser …

( 7 juillet, 2017 )

Le dernier jour …

J’aime bien parler de ce dernier jour où une prise de conscience se fait, où chaque élève analyse avec sincérité son année, où même les turbulents reconnaissent leurs erreurs non sans omettre de noter leur évolution.

IMG_1168Les enfants sont toujours plus intelligents que les adultes, ils savent reconnaître leurs limites, ils savent dire merci.

 

Une page qui se tourne, non sans un serrement au coeur. Nul ne s’imagine la solitude soudaine de l’enseignante lorsque toutes ces têtes qui ont passé plus de six heures par jour durant trente six semaines voguent vers d’autres horizons. Un grand moment où les oiseaux quittent le nid, autonomes, signe que l’on a réussi, que l’on est allé jusqu’au bout, même si c’était parfois bien difficile.

Place aux vacances ! La fatigue est grande, et nous ressemblons, nous les enseignants, à des zombies. Il faudra des semaines pour récupérer, eh oui, les vacances ne sont pas un cadeau, juste une nécessité, pour ensuite penser à de nouveaux projets. Car l’important est de faire toujours mieux ou tout du moins d’essayer !

Bonnes vacances aux petits, aux grands, aux collègues enseignants …

 

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( 7 juillet, 2017 )

Pourquoi m’as-tu fait cela ?

Qui ne s’est pas un jour retrouvé avec cette question, cette interrogation terrible, ce pourquoi lourd de sens ? Pourquoi m’as-tu fait cela à moi ? Pourquoi m’as-tu trahie ? Pourquoi, toi que j’aimais, que j’admirais, en qui je croyais, tu m’as plantée avec une telle violence.

Qui n’a pas vécu un jour cette blessure ?

Pourtant, il ne faut pas se leurrer, nul n’est innocent, et si il nous arrive quelque chose, c’est peut-être un peu parce que nous l’avons cherché, même si ce fut à dose homéopathique ou pas. :)

Mais de là à recevoir en retour toute cette haine, parfois pire ce silence ou pour d’autres ce lien qui ne se brise pas, le pourquoi se pose.

Je lisais dernièrement cette superbe citation

« Tant que nous ne sommes pas en amour avec nous mêmes, nous sommes un danger pour les autres. » Christiane Singer

Il faut donc cesser de se poser la question du pourquoi qui au fond n’a aucune importance, pour juste se demander si nous nous aimons assez, si nous nous acceptons vraiment tel que nous sommes. Lorsque l’on n’est pas en accord avec soi, lorsque l’on ne s’aime pas vraiment, on va être dans l’attente d’un amour inconditionnel, irréel, basé sur une non réalité, et cette demande mettra l’autre dans une position de receveur, horrible au final, devant l’obligation de faire sans cesse ses preuves. La confiance va alors disparaître, la peur d’un amour non partagé va s’imposer, l’erreur absurde va naître , tout va partir en vrille. Le couperet va tombet.

Le pourquoi alors n’aura plus de sens, puisque nous serons au final responsable de cet échec.

Le jour où j’ai compris cette vérité, ma haine envers l’autre est tombée. Je n’avais pas besoin de chercher pourquoi il m’avait lâché la main ou pourquoi il ne m’avait pas aimée, je venais de comprendre que l’important était ce que moi je pensais de moi. Au fond, je n’étais pas la bimbo recherchée, ni l’hyper intello, je n’étais pas le fantasme tant aspiré, j’étais juste moi, la nana pas parfaite, avec mes craquelures, avec mes défauts, avec mon grain de folie. Et à bien y réfléchir, et bien j’aimais bien ce que j’étais. Je ne suis pas quelqu’un qui attend maintenant quelque chose de l’autre, non, je me contente d être simplement, de donner, d’aimer, d’apprécier les moments échangés, de dire non quand je ne veux pas, et oui quand je veux, de m’éloigner des personnes toxiques.

Je ne me pose plus la question « pourquoi m’as-tu fait cela ? » , simplement parce que je me moque de la réponse. Je sais qui je suis, et même si cela ne plait pas à tout le monde, et bien je m’aime ! Il m’a fallu des années pour y arriver, mais quel bonheur de s’accepter !

( 6 juillet, 2017 )

Et puis un jour, on n’y croit plus

On y a cru, oh oui, qu’est-ce qu’on y a cru. À tel point que nos proches s’en souviennent. On y a cru avec une telle force que d’un effleurement de doigt, on aurait pu faire tomber une montagne. On y a cru à ces rêves insensés que l’on nous a fait miroiter, à ces phrases sucrées, à ces toujours, à ces compliments saupoudrés.

Alors, on a patienté longtemps, très longtemps,on a continué de croire aux promesses même si elles sonnaient de plus en plus faux. Impossible de ne pas y croire, ce serait renier une réalité que l’on s’est forgée, que l’on a construite, une sorte de mirage. Renoncer est cruel, fait mal. Et puis un jour, il y a toujours un jour, on se réveille parce qu’il le faut, parce qu’on s’enfonce, parce que la vérité jaillit, un jour simplement, on n’y croit plus.

Alors on fait semblant, un temps, pour se donner une contenance, pour ne pas se renier totalement, pour garder un soupçon d’espoir. Mais on n’a beau faire, on a beau essayer de construire un château d’illusions, la sombre réalité s’impose, on n’y croit plus. Alors, on souffle avec force sur le château de cartes, et tout en le regardant s’effondrer, on pleure sur cet espoir déçu. Un temps, car une autre lumière vient de naître à l’horizon, et si, et si, on se lançait à croire de nouveau ?

( 5 juillet, 2017 )

L’amitié et ses incertitudes

Parfois, on y croit vraiment. C’est la rencontre, celle qui marque notre vie, celle qui nous change. On ne peut en expliquer la raison. On se sent bien, c’est tout.

Les mots glissent avec facilité, tout comme les confidences à mi mots sans vraiment oser. Le silence répond à nos questions. Tout est dit, pourtant. C’est doux comme du coton, sucré comme un bonbon. Il n’y a rien à dire. Tout se joue dans un regard. Et puis un jour, il y en a toujours un, où inexplicable prend la première place. L’histoire s’arrête, l’incompréhension naît. Comment est-ce possible ? Une amitié est éternelle, bien plus forte qu’une histoire d’amour, et pourtant l’autre est parti, sans explication, sans un mot, sans un regard.

Si on est un temps soit peu emphatique, on va chercher des raisons, car on ne veut pas y croire, on ne peut pas y croire. Il doit y avoir une raison cachée que l’on ignore, une tierce personne qui a tiré les ficelles. On s’accroche à cette illusion. Il ne peut en être autrement sinon la réalité exploserait avec trop de violence. L’autre, cet autre auquel on a tant cru, que l’on a tant aimé, à qui on aurait confié notre vie, ne peut-être ce monstre qui crache son venin contre nous, ne peut être cette personne abjecte qui diffuse nos secrets. C’est impossible. Cette amitié était unique. On y croyait. Vraiment.

 

Longtemps, j’ai pensé comme beaucoup que l’amitié était indestructible, et puis, je me suis aperçue qu’il fallait être deux pour y croire. Certaines personnes vivent dans une sphère tellement égoïste qu’elles ne sont en fait qu’une illusion. D’autres possèdent un égo si grand que les gens passent dans leur vie sans les atteindre, sans les toucher. On espère toujours qu’ils auront un jour une pensée pour nous, un sourire vers le passé. C’est une erreur. Ils ont déjà tourné la page et effacé chaque trace de notre passage dans leur vie. Nous ne pouvons leur être utiles, pire nous pouvons être un danger avec nos grands sentiments, pour leur équilibre, alors d’un coup de gomme, ils nous effacent à jamais.

 

Ne les enviez pas ! Je doute qu’ils soient heureux, et tournez vous vers ceux qui ont un vrai coeur, et quitte à donner autant le faire envers ceux qui n’attendent rien, qui signent avec vous à jamais même si des mois, des années vous séparent, même si la vie vous éloigne, mais lorsqu’un jour, vous vous retrouverez à une terrasse de café, alors ce jour sera sain, sans rancune, comme si le temps s’était stoppé.

Je serai à jamais un de ceux-là …

( 4 juillet, 2017 )

La dernière semaine

Comme chaque année, les enseignants entament la dernière semaine, celle très attendue. Ils sont arrivés en bout de course, épuisés, le visage tiré. Cette Der est un vrai symbole que ne peuvent comprendre que ceux qui la vivent. C’est l’heure du bilan. Le couperet tombe. Comment fut l’année ? Quels noms vont rester gravés dans les têtes des maitresses et dans celles des enfants ?

Avec l’âge, j’aime observer cette semaine où les enfants vont se révéler sous un jour différent. Plus de pression, plus de notes, juste le résultat d’un an de vivre ensemble.

Chacun se lâche un peu, la pression de l’année tombe. De plus en plus d’élèves partant en général au Magrehb fuient cette dernière semaine. Je trouve cela dommage parce que l’école est obligatoire, et que l’on assiste de plus en plus à une fracture entre ce que l’on a envie, et ce qui devrait être, à se demander parfois si nous avons une véritable utilité de nos jours. De plus, cette dernière semaine est celle où on rit, où on échange, où les mots vont rester. Même si ma fatigue est immense, j’aime beaucoup les jours qui arrivent, les derniers sourires sur le visage des enfants, quelques larmes parfois qui coulent de leurs yeux. Une page qui se tourne, une de plus devrais-je dire. Cette année fut difficile, mais de jolies choses se sont dessinées, de beaux projets ont fleuri, alors j’espère juste faire encore mieux l’an prochain. On peut toujours monter plus haut ! En tous les cas, bonne chance à tous mes collègues, même si nous finirons en loque à 62 ans voire 65, nous faisons un bien beau métier !

( 3 juillet, 2017 )

Comme une bouteille à la mer

Qui n’a pas dans un moment de déprime ou de lassitude voulu lancer une bouteille à la mer le jour où le coeur était trop lourd, où le monde semblait se teindre en gris ? On a tous un instant où tout devient flou. Qui n’a pas eu au bout de la langue envie de hurler ces mots qui emprisonnent, ces mots qui doivent sortir, ces mots qui restent.

Que faire pour continuer à avancer ?

 

Avec l’innocence d’un enfant, il va prendre une feuille de papier, tracer quelques phrases qui pleurent, quelques phrases qui saignent, quelques phrases qui doivent être dites même si c’est une erreur, même si rien n’a de sens, même si ces phrases sont destinées à s’écraser contre un mur. Il va vider son corps, son âme de toute cette pression, de tout cet amour si violent, si fort, trop fort, parce qu’il a l’impression d’avoir moins mal, parce qu’il espère que l’autre comprendra, que l’autre acceptera, simplement, sans juger, sans même parler. Il rêve même qu’il en sourira, que le lien s’entrelacera pour quelques secondes ou plus. Qui peut savoir ? Il y met tout son coeur, ses dernières forces, son énergie.

Il envoie alors sa bouteille le coeur léger, l’imaginant glisser le long de la rivière, s’évader, traverser des plaines et des vallées, et un jour atteindre son but, le seul, celui qui est, l’ultime, l’Autre.

Qui n’a pas imaginé un jour l’Autre recevant cette bouteille, la cassant pour lire le message laissé, les émotions sur son visage, l’éclat dans ses yeux, et puis, la réponse, celle attendue, celle qui doit-être, ce bonheur, cet amour, ce présent qui se dessine.

Malheureusement, en cours de route, la bouteille se casse.

Le rêve disparaît.

Le livre se ferme à jamais.

Et pourtant, comme une bouteille à la mer, il espère l’impossible …

Et vous ?

( 2 juillet, 2017 )

Ce mirage, la retraite

La quoi allez-vous me dire ? Vous savez bien, cette carotte que l’on vous fait miroiter depuis le jour où vous signez votre premier contrat de travail, ce qui vous pousse à vous surpasser parce que vous imaginez déjà avec ferveur le rêve éveillé, à un âge où vous serez en bonne santé, prêt à faire le tour du monde. Et oui, lorsque j’ai signé, c’était 55 ans …

Et puis, les gouvernements se succèdent, l’âge de la retraite change, les rêves s’effondrent.

Le premier qui me parle du bonheur de prendre sa retraite, je lui envoie une cannette dans la figure. Honnêtement, lorsque j’ai signé mon premier contrat, je n’avais que vingt ans. Je finirais donc à soixante-deux ans, peut-être, mais ce que l’on ne nous dit pas, c’est,  ayant bossé avant quinze ans dans le privé, ma retraite de l’EN n’atteindra pas les 60%, et celle d’avant , accrochez-vous, même pas 100€ par mois !

Avant, je rêvais d’une retraite où j’aurais pu, vu le nombre d’années travaillées, le nombre d’enfants que j’ai mis au monde, voyager, faire les musées, vivre de mes passions. Aujourdhui, je serre les dents , et regarde d’un regard bien triste un avenir bien sombre. Je finirais telle une loque à 62 ans voire 65. J’ai envie d’interpeller les gens. Vous pensez vraiment que laisser des enseignants d’école ( collèges et lycées c’est autre chose) avec un âge si avancé n’est pas une ineptie ? Faut laisser la place aux jeunes ! Vous imaginez les écoles peuplées de vieux instits avec leurs canes, montant avec difficultés les escaliers, n’arrivant plus à tenir une classe, sujets aux trous de mémoire ? Derrière un bureau, c’est possible, devant trentre enfants du XXI siècle, c’est une ineptie.

Cela me fait peur lorsque je vois l’énergie que j’ai du mettre cette année qui m’a laissée sur le carreau avec le corps en lambeau, debout, oui, mais à quel prix ?

Combien de temps allons-nous tenir ? Et nous sommes toutes une fourgette dans ce cas. Cessons de regarder nos vacances, c’est un leurre ! On n’arrive même pas dépasser l’âge cinquante ans à récupérer avant quinze jours  ! Que l’on ne s’étonne pas si les jours d’arrêts maladie vont s’allonger, si les burn out vont s’accentuer, et si la relève se fera de moins en moins grande. Les seuls qui tirent leur épingle sont les vieux instits dans les campagnes. La vie dans les cités, c’est loin d’être le paradis !

Ministres, présidents, parents, venez passer une semaine dans notre univers. Il est merveilleux, je l’adore, mais ne rêvons pas, aussi motivés soit-on, on ne tiendra pas !

Et la retraite, pas sûr qu’un jour, on puisse être debout pour la savourer.

N’est-ce pas une honte dans un pays dit civilisé ?

( 1 juillet, 2017 )

Le respect

 

La fatigue autorise-t-elle tout ? J’assiste ces dernières semaines à un comportement terrifiant. Les professionnels, commerçants ou relationnels, font preuve d’un irrespect voire parfois de dérives langagières. Dans quel monde vivons-nous ? Je vais encore faire « ma vieille », mais j’ai envie de dire que de mon temps, on apprenait à respecter les autres. Jamais au cours de ma carrière, je me serai permis de traiter une personne de mots vulgaires (même si je n’en pensais pas moins !) . J’ai souvent serré les dents, souri aux remarques acides de certains. Les gens arrivent avec une colère qui leur est propre, pas nécessairement en rapport avec l’objet de leur rendez-vous. On sert souvent d’exutoire. Le problème est que ce besoin de vider ses émotions pourrait se faire dans le calme au lieu de cela la première réaction sera l’agressivité, la haine, les cris parfois, les injures et les menaces.

L’effet boomerang est le comportement identique chez les enfants de plus en plus jeunes, et là, c’est intolérable. Un gamin de six ans qui insulte un adulte, de sur quoi un enseignant ou un animateur, je trouve cela affligeant. Le respect n’est pas inné. On ne nait pas respectueux. On nait juste conscient de ses besoins et de ses désirs. C’est l’éducation qui va formater positivement le petit homme à être respectueux des autres, et dans ce domaine, il y a malheureusement beaucoup à faire ! Il ne faut pas s’étonner lorsque l’on croise des adultes insolents et vulgaires que tant d’enfants le soient aussi. Il serait temps que les parents se responsabilisent un peu plus, qu’ils puissent être un vrai exemple pour leurs enfants.

( 30 juin, 2017 )

Peut-on trop aimer ?

 

Question que m’ont parfois posé des parents. Peut-on trop aimer ? Bien sûr que non ! On n’aime jamais trop, mais parfois on aime mal, et cela fait tout autant de dégâts. Ce seront ces parents qui étouffent à surprotéger, parfois jusqu’à la folie. Ces hommes prêts à tout pour conserver la femme qu’ils aiment, ces femmes qui tiennent leur moitié en laisse, les empêchant simplement d’exister.

L’amour n’est pas un acte de propriété, on ne possède pas l’autre, il ne nous appartient pas, nous lui offrons juste une place où il va pouvoir se sentir bien. L’amour n’est pas une chaîne.

Je pense à ces femmes possessives et jalouses, peut-on dire qu’elles aiment trop lorsqu’elles se métamorphosent en de vrais dragons ?

Je ne parle pas au début d’une relation où le doute est tout à fait normal, mais lorsque les sentiments se sont transformés, lorsque la confiance est là, pourquoi tirer à boulets rouges sur tout ce qui peut mettre en danger un couple. Le propre du couple n’est-il pas cette liberté ? Ce n’est pas en gardant l’autre en cage qu’il va plus aimer.

Il faut savoir rester lucide. L’amour est le plus beau sentiment qui existe, il peut donner des ailes, pousser à franchir des montagnes. Il est par définition un des moteurs d’une vie. Mais son essence est la passion, et cette dernière disparaît souvent avec les années. Cet amour n’est pas fermé. Une passion peut parfois surgir, pour un temps, ou un autre choix de vie. C’est là où trop aimer sera destructeur. Trop aimer enfermera l’autre dans une cage dorée où il ne trouvera jamais la clé. Nous sommes tous comme des oiseaux, nous avons besoin de nous envoler, simplement pour rester en vie. Nous reviendrons toujours dans le nid s’il est douillet et sécurisant, mais ce besoin de liberté sera notre véritable clé.

Aimer trop, non, car l’amour peut s’offrir à l’infini, c’est la morale, la religion qui l’a limité, mais aimer bien, en respectant l’autre ou les autres, c’est ce qui me semble le plus important.

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