( 2 novembre, 2017 )

Juste une seconde

Je suis très heureuse de vous présenter la couverture de
« Juste une seconde » …publié sur KDP dans 72 heures. J’avoue que j’ai bien pataugé et je crois avoir un peu raté le prix ! On verra bien !!!! C’est un essai. Pour la publication broché, c’est encore plus compliqué !!!! Donc pas pour demain !

 

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( 2 novembre, 2017 )

Ce train que l’on doit prendre

La lecture d’un livre m’a inspiré ce texte.

La vie est comme un train que nous prenons parfois au vol ou en réservant longtemps notre billet à l’avance. Il y a tant de destinations que souvent nous hésitons, trop longtemps, parfois le train est passé trop vite, nous n’avons pu l’attraper. L’amour est un des wagons dans lequel on saute souvent sans réfléchir poussé par une impulsion, une certitude que celui-là est pour nous et pas pour une autre personne. Alors, on fait tout pour que cette place assise soit la notre, quitte à être parfois insistant, bousculant ceux qui se trouvent sur notre chemin, usant de notre charme, afin de conserver cette impression de légèreté. On est enfin heureux. On se sent bien. Et puis, parfois lors d’un virage trop serré, on se retrouve éjecté de ce train. On rebondit, on se fait mal, on garde des blessures qui saignent. Un autre train arrive. On saute dedans, pour oublier, ou on hésite préférant rester sur le quai. Parfois cela marche, l’évidence se dessine de nouveau, parfois on descend tout simplement à la station suivante. Ce n’était pas le moment, pas encore.

On ne sait pas à l’avance ce que sera le prochain train ni où il nous mènera. On doit juste se dire qu’il sera celui de nos choix même si nous ne faisons pas toujours les bons. Chaque wagon représente une expérience à vivre, et lorsque l’on en descend, elle nous laisse vide, seul, mais toujours vivant. Il suffit de s’assoir sur un banc pour un temps et de regarder passer les trains, jusqu’au jour où au travers de la vitre d’un nouveau wagon, nous le verrons, cet espoir, qui va nous inciter à sauter dedans, en espérant que, cette fois, ce sera le bon.

Alex et Florent ont certainement pris le bon wagon, et véronique est bien partie pour le bon train.

 

N’hésitez pas à commander son roman superbe https://www.amazon.fr/jour-ta-vie-Véronique-Rivat-ebook/dp/B0761W137J

 

 

 

( 2 novembre, 2017 )

Le hasard n’existe pas

Comment savoir que l’autre est la bonne personne ? Cela fait un peu cliché non ? La rencontre, pas nécessairement le coup de coeur, juste une rencontre ordinaire.  Il y aura les jours, ceux où l’on va apprendre à se connaître, parfois à se reconnaître, des nuits à attendre, le temps qu’il faudra pour se comprendre ou pas. Il y aura aussi la peur, celle de se tromper, celle d’avoir ouvert la mauvaise porte. On ne le sait pas toujours immédiatement, il faut parfois des semaines ou des années.

Une fois encore, je vous dirais que l’on ne se rencontre pas par hasard, même vous qui me lisez, rembobinez le fil de votre histoire, du jour où vous êtes passés par mes mots, un hasard ? Jusqu’à quel point ? Vous aviez le choix de lire ou pas, même aujourd’hui, vous auriez pu zapper cet article, mais vous êtes là.

Alors il y a ces rencontres dont on ne sait rien à l’avance qui s’inscrivent comme une évidence, comme une réalité. Elles ont le mérite « d’être quelque chose », on ne sait pas trop quoi, et peu importe au fond, l’important est qu’elles soient.

Après il y a « la » personne, celle que l’on attend, celle dont on rêve, celle dont nous voulons qu’elle s’inscrive dans notre livre de vie. On la rêvait blonde, elle est rousse, on le rêvait grand, il est petit. On ne comprend pas toujours pourquoi c’est elle ou c’est lui. Peu importe, on sait au fond de nous que nous ne pouvons pas nous tromper. En amour, en amitié, cette sensation est la même.

Quel grain de sable vient-il un jour enrayer cette douce certitude ?

Ce n’est pas un grain de sable, c’est une plage. Tant de choses vont œuvrer pour nous pousser vers le doute. Le temps qui passe révélateur de défauts que l’on ne voulait pas voir. Les autres, ces « bons amis » qui eux savent tout, qui ont appris que, qui sont là pour nous faire chavirer, par pure amitié, pour ainsi mieux nous récupérer. L’illusion, terrible cette coquine, elle nous peint la vie en Technicolor, elle nous fait voir l’autre comme un chevalier sur son cheval blanc.

Tant de choses, et pourtant …

On continue à croire que l’on ne s’est pas croisés par hasard, que nous devions passer l’un par l’autre, et que malgré les pièges, malgré parfois la haine, nous fûmes pour un temps des âmes-soeurs, et quelle tragédie, qu final, de s’être ainsi éloignés, toi l’amour, toi l’amant, toi l’amie, peu importe. Il fut un temps où l’autre fut la bonne personne, et c’est au final ce qui est le plus important. Ce qui restera dans la mémoire du temps

( 2 novembre, 2017 )

Qu’est Qu’une personne forte ?

 

Ne vous inquiétez pas, je ne parle pas de kilos en trop, mais de cette force que chacun a en lui. On ne nait pas fort, on le devient, souvent à force de prendre des claques de vie. Récemment une personne m’expliquait qu’être fort, c’était ne plus avoir d’avoir d’émotions, et là je m’insurge. Être fort, c’est justement se servir de son potentiel émotionnel pour se maintenir debout. Une personne forte est une personne qui assume ses actes. Elle a fait un mauvais choix, elle l’a payé, certainement très cher, elle l’assume, en croisant les doigts pour ne pas refaire la même erreur. Une personne forte est une personne qui accepte que l’Erreur fasse partie de sa vie, qui fait de l’échec un sens, et qui ainsi va se féliciter de ses réussites, car nous réussissons tous quelque chose. Longtemps, j’ai pensé que pleurer était un signe de faiblesse, c’est pour cette raison que j’ai versé peu de larmes même lorsque je souffrais à en hurler. Et puis un jour, j’aime cette expression, car il y a toujours un jour où on comprend, j’ai pleuré, une déception, une main que je lâchais, une incompréhension, un coeur qui se brise, ce jour-là fut salvateur, j’ai compris que l’on pouvait pleurer et être très fort à la fois, simplement parce que la véritable force est de rester « soi », de ne pas sombrer dans la violence ou la haine, ne pas surfer sur la rancune. La vraie force est de regarder sa vie en face, droit dans les yeux sans jamais les baisser, au final reconnaître sa propre faiblesse reste certainement la plus grande force.

( 1 novembre, 2017 )

L’auto édition.

Tout le monde veut un éditeur, mais tout le monde écrit,  certains vont même jusqu’à vendre leur âme au Diable pour un contrat. Je suis un électron libre, et je revendique mes choix éditoriaux. Je publie dans plusieurs supports, par choix. J’ai la plume facile, qui se lit bien, j’ai de la chance, j’en ai conscience. Plus de dix livres en moins de quatre ans dans diverses éditions. Je ne suis pas à la recherche d’un best-seller, je n’y crois pas. Tout est tellement préparé à l’avance. Il faut tirer les fils au bon moment.

Pour mon roman « Juste une seconde », je me lance dans l’auto édition, non sans peur, sur les conseils de nombreux amis tombés dans la marmite. KDP, c’est un peu un tir d’essai, afin que ce manuscrit, précédemment publié pour le salon de Paris par FFD qui n’a pu suivre ensuite, ne meure pas. Pour parfaire aux lois éditoriales, ce manuscrit fut complètement transformé, la couverture est nouvelle, la quatrième aussi, et bien sûr le titre. J’espère que vous lui ferez bon accueil. Je n’ai rien à perdre. Si c’est un échec, c’est que cette histoire devait simplement dormir, que ce n’était pas son heure.

Rien n’est jamais gagné à l’avance, car comprendre cette plateforme est bien compliquée pour moi qui suis toujours aussi quiche en informatique, un travail de Titan, mais j’aime bien me dire que c’est un nouveau défi. Et les défis, c’est ce qui me fait me sentir vivante.

 

Contrairement à beaucoup d’auteurs qui comptent leurs ventes voire leurs recettes, je ne m’y intéresse pas. Ce que j’aime, ce sont les retours, le ressenti des lecteurs, est-ce que mon message est passé ? Est-il trop utopique ? Ou trop niais ? Ont-ils vibré ?

Le pouvoir de l’écrit reste une véritable arme que j’ai décidé de manier positivement.

Aller jusqu’au bout des mots, des émotions, ne pas juste faire des phrases dans le vide, donner la chance à une histoire d’exister pour faire du bien. Je fuis le négatif, les personnes nocives, pour simplement me remplir de belles choses. Rendons à César ce qui lui appartient. Ce manuscrit a reçu plusieurs propositions d’éditeurs connus, mais il devait prendre son nouvel envol sans chaîne à ses pieds. C’est tellement compliqué ensuite de les rompre en cas de problème.

 

« Juste une seconde » sera peut-être un échec, peu importe, je n’ai plus ce désir de prouver qui je suis. Il fut un temps où j’avais été tellement rabaissée que je devais me prouver à moi-même qui j’étais. Aujourd’hui, je le sais, et j’en remercie encore tous ceux qui ont cru en moi, et m’ont aidée à traverser ce désert.

 

En route vers un nouveau type de publication dans quelques jours si tout va bien  … Entre nous, est-ce vraiment l’éditeur qui fait le livre ou la plume de l’auteur ?

( 1 novembre, 2017 )

Toutes les maladies thyroïdiennes ne sont pas identiques.

Halte au négatif !

Les médias, les groupes, beaucoup de choses sont rapportées, avec une part de vérité, mais pas toujours. Le désarroi augmente chez les malades qui ne comprennent plus rien, d’autres qui se posent en leader et tranchent. Aider, c’est le faire positivement et non en déversant la peur.

Nous ne le répéterons jamais assez, aucun malade n’est identique, aucune expérience ne peut servir à une autre personne surtout dans un dérèglement aussi complexe que celui de cette petite glande. Il n’y a donc aucune théorie, aucune certitude, et c’est bien pour cela que de nombreux médecins y perdent leur latin.

Prenons une simple hypothyroïdie faisant suite à une grossesse. Certains médecins choisissent de donner immédiatement du Levothyrox d’autres non,  tout dépend du confort du malade. 80% des hypos de grossesse rentrent dans l’ordre sans prendre de traitement, et l’arrêt de leur médicament ne sera pas mortel pour elles.

Pour Hashimoto, c’est bien plus compliqué. Beaucoup croient encore que cette maladie est soignée par le Levothyrox, mais pas du tout. C’est une maladie auto-immune qui va détruire la thyroïde, parce que les anticorps se dirigent vers elle.

Nous trouverons donc des Hashimoto avec une TSH dans la norme, sans aucun effet négatif, et qui sont sans traitement. Ces personnes sont nombreuses. Un jour, il est fort possible qu’elles aient besoin d’un traitement, mais ce n’est pas une obligation. Ce qui importe c’est comment elles se sentent !

La majorité seront des malades avec destruction massive de la glande, donc des effets secondaires pouvant être très pénibles, et donc seul un traitement pourra palier à ce manque hormonal. Là encore, le dosage sera différent pour chaque personne ! Ce qui vaut pour l’une, ne vaut pas pour l’autre. Et surtout le traitement dans ce cas sera à vie.

Quant aux dernières qui ont été opérée suite à un cancer ou des nodules et qui se retrouvent en hypothyroïdie, c’est encore un autre type de traitement, avec des normes différentes.

Vous saisissez mieux l’importance d’une reconnaissance de ces maladies ? Certains me disent régulièrement qu’Hashimoto a un nom donc elle est reconnue. Ce serait tellement simple de donner un nom et d’avoir ensuite le respect ! Une maladie reconnue est une maladie sur laquelle les chercheurs travaillent, sur laquelle les médecins s’interrogent, pour laquelle des choix différents sont proposés autant au niveau des traitements que du contingent travail.

Cessons de mettre tout le monde dans le même panier. Ce n’est pas une angine pour laquelle un protocole médical simple est mis en place, c’est un dérèglement d’une hormone indispensable à l’organisme. Les uns prendront du poids et d’autres en perdront avec le même dérèglement, les uns seront dépressifs, pas les autres, la liste est longue, si longue que seule l’écoute véritable peut aider à enrayer les dégâts.

C’est une maladie qui régit le système émotionnel, donc cessons de lancer des pics alarmants comme j’en ai lus « Tu vas mourir ! » «  tu es folle, faut te faire soigner » …

On mourra tous un jour, et non être atteint d’une maladie thyroïdienne n’est pas synonyme de folie.

Nous sommes juste TOUS des malades qui voudrions vivre le mieux possible !

 

( 1 novembre, 2017 )

La Toussaint

Chaque année je me dis que je vais publier un article sur la Toussaint, et puis je passe à autre chose. Les fêtes officielles, ce n’est pas ma tasse de thé, en dehors du jour férié toujours bon à prendre, je n’aime pas ce qui se noie dans le pur conformisme.

Déjà Halloween que l’on a directement relié à la Toussaint m’exaspère, on n’a fait que piquer cette fête à d’autres pays pour en faire une institution commerciale. D’accord, je n’ai plus d’enfants en âge d’aller quémander des bonbons, mais les citrouilles et les sorcières, ce n’est pas pour moi. Quant au jour des morts, c’est encore pire. Comme s’il fallait un jour spécifique pour penser à nos disparus. Lorsque j’étais petite, je devais avoir cinq ans, j’accompagnais ma mère sur la tombe de mon grand-père, un monsieur mort en héros pendant la seconde guerre. Ma maman passait l’après-midi à nettoyer la tombe, à agencer des fleurs, pendant que je m’ennuyais à mourir. Déjà à l’époque, je me demandais l’intérêt d’aller fleurir ainsi, une fois par an, un squelette dans une tombe.

Alors non, je n’irai pas au cimetière aujourd’hui, ni demain. D’abord, mes disparus sont tous incinérés, et puis ils vivent toujours dans mon coeur, ils portent ma plume, ils sont dans chacun de mes rires. Je n’ai pas besoin de leur réserver un jour particulier. Ils n’auraient pas voulu que je le fasse, tout comme je n’aimerais pas que l’on me le fasse.

La mort s’inscrit dans le cycle de la vie, simplement, comme une évidence, nul ne peut y échapper. Pourquoi inciter les hommes à être tristes un jour précis ? Apprivoiser la mort, c’est s’autoriser à continuer de vivre « après ». Et je ne parle même pas de ces fameuses « chrysanthèmes », ces pauvres fleurs que l’on a décidé qu’elles seraient « la fleur des tombes », et qui jamais ne pourront trôner sur une table de la cuisine.

Offrons des fleurs aux vivants !

Ceci étant, je reste respectueuse de chacun, et mes pensées accompagneront tous ceux plongés dans la douleur à cause des souvenirs que feront remontés cette fête

( 31 octobre, 2017 )

Ces portes qui se ferment.

La porte, cette porte que l’on ouvre, que l’on claque, que l’on laisse entrebâillée, cette porte pleine d’espoir ou de désillusion, cette porte reste liée au seuil que l’on peut franchir ou non.

Une porte par définition a une serrure, une serrure a une clé. Doit-on ouvrir toutes les portes, et surtout avons-nous toutes les clés ? La peur est une clé qui ferme beaucoup de portes, l’amour en est une qui à l’inverse en ouvre d’autres. Chaque porte que nous ouvrons s’inscrit comme un nouveau chapitre de vie à écrire. Nous y mettons des virgules, des pauses, des temps différents, et surtout nous nous autorisons à ouvrir de nouvelles portes. Pourtant parfois, nous restons coincés devant l’une d’elles, comme si la clé dans la serrure s’était figée, comme si nous n’avions pas envie de pousser, de traverser de l’autre côté.

Et puis il y a ceux qui passent trop vite, fermant la porte avec violence. Ceux-là s’interdisent de poser le passé, d’en tirer les enseignements, de prendre le bon, de laisser le mauvais, ils tranchent juste, avec violence, sans retour possible. Ils se retrouvent alors inconsciemment dans un cycle où ils reproduiront un jour la même erreur.

Quoiqu’il arrive, ces portes symbolisent nos choix. Nous pouvons passer notre vie à fuir les autres, à claquer des portes, ou bien simplement à en fermer doucement, à rester bloqués devant d’autres qui restent résolument closes en espérant que par magie, elles s’ouvrent.

Je pense que nous devons tous à un moment fermer une porte, pour faire une pause, pour nous retrouver, pour nous autoriser à vivre autre chose, mais peut-être est-ce judicieux de ne pas tourner la clé à double tour, car derrière toutes les portes fermées se cachent des trésors que nous pouvons redécouvrir autrement, différemment, à un autre moment.

N’hésite pas à pousser ma porte, même si les aiguilles ont tourné, je serai là …

 

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( 31 octobre, 2017 )

la dernière lettre

Inspiration

Ah cette dernière lettre, celle qui fut écrite avec le sang de mon coeur, celle qui chantait tout l’amour que je voulais t’offrir, celle qui disait tout sans rien écrire. Je m’en souviens encore. Hier. Je l’avais écrite à la main, ayant choisi un stylo de qualité, j’avais fait un brouillon, que dis-je, des dizaines de brouillon. J’avais rempli des pages et des pages pour tout te dire, pour tout t’expliquer, pour que tu saches, pour que tu comprennes, pour que tu ne t’éloignes pas définitivement. Au final, ma missive ne fut pas très longue. Trop de mots qui ne parlent pas. Tout était entre ces lignes, ces pleins et ces déliés. J’étais l’écriture, capricieuse, sautillante, incertaine, sauvage. Je m’auréolais par moment de superbes majuscules, pour montrer ma beauté, mon insistance. J’évitais les mots doux pour ne pas te brusquer, les mots tendres pour ne pas te faire pleurer, les mots crus pour ne pas te choquer. J’essayais juste de me calquer sur ce que tu aurais voulu lire, sans bien savoir au fond, la plume tremblante de m’être peut-être trompée. J’ai choisi ensuite la plus jolie enveloppe, celle qui était de la couleur de mon âme. J’ai écrit ton adresse, collé un joli timbre, pas Marianne, c’était trop ordinaire pour quelqu’un comme toi, un timbre qui était toi. Je n’ai pu résister à l’envie de déposer quelques gouttes de parfum, juste pour le plaisir d’embaumer mes rêves. La lettre terminée, j’ai hésité, je me suis préparée pour la poster, et puis non, j’ai renoncé. Mes mots n’appartiennent qu’à moi. Tu ne pourrais pas comprendre. Tu ne m’as jamais comprise. Tu ne l’aurais certainement pas lue. Alors, j’ai rangé cette dernière lettre dans une boîte qui en contenait déjà des dizaines. Elle a rejoint ses camarades de solitude, toutes ces phrases que je t’avais écrites, toute cette vérité que je voulais te dire, toute ma vie en lambeau, toutes ces miettes que tu m’as juste laissées. J’ai refermé la boîte sans pleurer cette fois. Il est un temps où il faut simplement mettre un point finale à une histoire et cesser les virgules. Toi, tu l’as mis depuis longtemps, sinon tu aurais répondu. Je viens de le faire. C’était ma dernière lettre.

 

Texte manuscrit en cours  @

 

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( 31 octobre, 2017 )

Et si un black out …

Que feriez-vous, vous qui êtes connectés non-stop, si du jour au lendemain, plus de téléphone, plus de wifi, plus de monde virtuel ? J’ai demandé à mon fils de quinze ans qui m’a répondu « L’enfer ! ». Moi, cela me fait plutôt sourire ! S’il me restait du papier, des stylos, et des livres, je survivrais. J’ai poussé ma chansonnette de façon plus approfondie, à savoir vers la génération Z, qui s’est offusquée d’une telle possibilité. « Comment une telle idée pourrait être concevable ? Pas de smarthphone ? Pas de réseaux sociaux ? Comment pourrait-on vivre puisque nous n’aurions plus d’amis ? »

Honnêtement, les réseaux sociaux, c’est sympa si on ne s’y attarde pas des heures, sinon on survole, on like, mais on ne s’approprie pas vraiment l’information.

Prenons plutôt le raisonnement à l’inverse, que pourrait-on faire sans ce temps perdu sur les réseaux sociaux, sans ces heures passées sur des jeux téléphoniques, sur des informations glanées entre deux chaises ? « Moins d’amis » m’ont répondu ces jeunes. Peut-être plutôt de vrais amis en chair et en os, de vrais interlocuteurs, et non des profils souvent bidons, des ouvertures possibles dans des endroits ordinaires comme les parcs, les rues, les forêts, vides aujourd’hui, car tout le monde ne sort que connecté, le casque sur les oreilles, le regard rivé à l’écran. Enfin de vrais sourires, sincères.

Vivre un black out permettrait de redonner une nouvelle dimension, un nouveau sens à la vie. Du temps pour dessiner ou peindre les couleurs de l’automne, des livres pour oublier, des promenades pour découvrir les vraies odeurs, des mains à caresser, des cheveux à toucher, des personnes à aimer. Un monde qui vibre, qui existe, sans besoin de connecter.

Alors à quand 48 heures de black out ?

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