( 31 janvier, 2019 )

« On ne part jamais sans une trace …« 

« On ne part jamais sans une trace … », phrase que j’ai entendue dans une chanson. À ne pas se méprendre, il ne s’agit pas de « laisser une trace de qui on est », mais de toujours laisser un mot une explication lorsque l’on part. Et pourtant, j’ai l’impression en écoutant cette jolie chanson que l’on vit dans le monde des Bisounours. Tout le monde ne s’en va pas en laissant des explications de ses actes, c’est même au vu des divers commentaires que j’ai pu lire plutôt le contraire. Je vais même être encore plus saignante, ce sont souvent les hommes qui parent sans s’expliquer, laissant l’autre avec ses questions voire induisant une pseudo culpabilité. Sont-ils moins sincères ?

Je dirais surtout plus lâches ! S’expliquer, donner les raisons d’une rupture que ce soit dans le milieu du travail, relationnel ou autres, s’expliquer nécessite de se regarder , de faire son auto critique, et on le sait bien, ces messieurs sont parfaits, donc c’est inutile pour eux. Je pense que les hommes ne supportent pas en fait l’idée de l’échec, et donc ne pas expliquer « pourquoi ils ont agi ainsi » est une solution de facilité.

Partir en laissant une trace, c’est s’interdire de revenir, c’est surtout être la cause de tout. Quand j’étudiais la psycho, le raccourci était vite fait entre ce satané œdipe qui bride les garçons, les poussant à quelque part ne pas vouloir rompre les liens car ce serait quelque part renoncer à maman une seconde fois. Utopique ? Pas vraiment !

Avez-vous constaté que beaucoup d’hommes conservent un lien avec leur ex ( femmes, amies ou maîtresses), que ce sont rarement eux qui vont les bloquer sur les réseaux sociaux ou qu’ils garderont toujours leurs adresses mails ou leur téléphone.

L’homme va donc rompre sans donner d’explication claire, car au fond il n’en a pas. Il sait juste « qu’il a besoin d’air ». Seulement, à agir ainsi, il augmente la souffrance de l’autre, et surtout évite ainsi un dialogue où lui se retrouverait dans l’obligation de se remettre en question. Il part sans trace afin de laisser planer le doute; peut-être un peu sadiquement afin d’empêcher la femme de se reconstruire sans lui. Il conserve ainsi un fil rouge qui frise le sadisme certainement inconscient.

La femme, elle, partira presque toujours en laissant une trace, c’est à dire une réelle explication du pourquoi, du comment, non pour culpabiliser, mais pour pouvoir mettre le mot fin de manière définitive.

« On ne part jamais sans une trace », ce serait bien, car chacun a besoin de comprendre pour avancer, et conserver l’autre dans l’interrogative implique de le laisser mijoter dans un jus trouble. Sachons réussir nos départs afin qu’ils ne sont qu’une étape et non une entrave.

 

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( 30 janvier, 2019 )

Le jour où mes mots sont nés …

Un jour, car il y a toujours un jour, mes mots sont nés. Tel un nourrisson, ils ont poussé leur premier cri, un peu nasillard, un peu glauque aussi. Il y a écrire et écrire. J’ai toujours écrit, simplement parce que j’ai toujours aimé les phrases, leur beauté, seulement, j’écrivais juste pour moi, des tranches de vie. Lui m’a invité à écrire pour mes enfants, m’a fait découvrir les livres, comme il serait content de moi aujourd’hui. Je me souviens encore lorsque ma fille était petite et faisait d’affreux cauchemars liés à la perte de son frère, qu’elle n’avait pourtant que peu connu puisqu’elle n’avait que six semaines, Lui m’a dit : écris pour elle. J’ai écrit une petite histoire, son histoire, et elle n’a plus jamais eu peur la nuit. Comme j’aimerais qu’il soit encore là aujourd’hui avec son appareil photo en bandoulière, avec ses pinceaux, son pendule, et son énergie.

Mes mots sont devenus nécessité lorsqu’il s’est envolé. Peut-être parce que ces mots avaient besoin de croire qu’il avait rejoint mon ange et qu’ensemble, ils pourraient m’inspirer. Alors mes mots ont continué leur chemin, sans trembler, sans s’arrêter, comme s’ils étaient guidés par une nécessité.

Il y a maintenant dix ans, j’ai écrit de nombreuses nouvelles. Mes mots étaient encore des enfants, un peu tremblotants, « À toi qui fus Lui », un hommage à mon fils parti, qui fut malencontreusement « volé » sur mon pc, divulgué, transformé tout comme « Autopsie d’une amitié », dont le texte, par des tiers malintentionnés fut changé. Peu importe. J’aurais pu voir mes ailes se briser, elles se sont à l’inverse mises à pousser.

Mes vrais mots sont nés, des histoires puisées simplement dans des remarques entendues au coin d’une rue ou non loin d’un café, des intrigues totalement inventées, des romances pour faire rêver.

Voilà comment mes mots sont nés, et aujourd’hui, même si je voulais les stopper, l’encre continuerai toute seule de couler, sans jamais sécher.

Alors aujourd’hui, je voulais juste te dire, à toi qui m’as tout appris, même si tu ne m’entends pas, à toi mon papa chéri, MERCI …

 

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( 30 janvier, 2019 )

Laissez-moi mon grain de folie

Oh oui, ai-je envie d’écrire, laissez-moi mon grain de folie, je vous en supplie. Vous ne m’avez pas compris ? La faute à qui ? Peut-être à vos idées toutes formatées, peut-être à ce monde qui souffle sans broncher des vagues de fumée ? Ou peut-être simplement parce que mon originalité vous fait grave flipper ?

En tous les cas, je peux vous assurer, qu’à la pointe de mon stylo, je vais noircir le papier de mots un peu idiots, des mots de tous les jours, des mots que vous ne pouvez pas comprendre, parce qu’ils vous choquent. Qu’est-ce que vous pouvez, vous, comprendre à des mots qui brûlent, des mots qui caressent, des mots qui mettent des étoiles dans les yeux ? Comment pourriez-vous même imaginer que de tels mots puissent exister, vous dont le coeur est tellement fermé que l’on peut même se demander comment le sang arrive à couler.

Alors, malgré votre mépris même plus déguisé, ma plume s’envole sur le papier y laissant des éclats de rire et des miettes de rêves à remplir l’espace vide laissé. Puis sur la feuille à côté, je prends mon pinceau, et de sa pointe, je dessine toutes ces émotions qui me font vibrer, toute cette passion qui contrairement à vous ne me gardera pas enchaînée, toute cette folie que pour rien au monde je ne voudrais voir s’effacer.

Parce que, je vais vous confier un secret, même si on me payait une fortune, même si on me promettait un château enchanté, même si mes poches pourtant sont vides, vous auriez beau m’implorer, je ne vous troquerai jamais mon grain de folie qui donne, à lui seul, un vrai sens à ma vie, car croyez-moi, contrairement à vous, le bonheur, je sais le savourer, le goûter, m’en délecter, alors merci à la vie malgré ses montagnes russes d’être si jolie !

 

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( 29 janvier, 2019 )

Pourquoi un tel mal-être aujourd’hui ?

Quelque soit le corps de métier, on ne croise que des personnes aigries, saturées de leur job, épuisés psychologiquement. L’ère de la société de consommation est arrivée à son niveau « danger ». Tout le monde veut tout, immédiatement. Que ce soit les enfants ou les adultes. Pour tous, c’est la même chose, la course à l’obtention de la dernière nouveauté, de l’objet qui vient de sortir. Même dans le domaine des sentiments, c’est tout, tout de suite. Seulement cette sur-consommation n’est qu’une illusion, un pansement sur des plaies souvent purulentes. Acheter, sur-acheter, pour au final se retrouver seul face à sa propre solitude.

Constatation terrible au niveau des enfants qui ont tellement de choses dès qu’ils le demandent, le dernier jeu vidéo, le dernier portable, le dernier robot, qu’ils ne savent plus ni attendre ni s’ennuyer. Ils ne veulent plus que des choses toutes faites où le travail est mâché, où l’effort n’est pas nécessaire.

Quant au mal-être au travail, il s’entoure de plus en plus fréquemment de burn-out, dépression, simplement parce que tout comme les enfants, les patrons demandent à leurs employés toujours plus, toujours plus vite. Le travail devrait phagocytant, ne laissant plus aucune place au rêve.

Peut-être faudrait-il simplement que chaque entreprise pose un regard un peu plus bienveillant sur ses employés, que des conditions de bien-être soient mises en place, ce qui est le cas dans les entreprises américaines ou novatrices. Comment un adulte pourrait-il travailler correctement si son corps, son moral va mal. De nombreuses professions n’ont pas de pause, certains travaillent non-stop jusqu’à finir en fin de journée, vidés. Il suffirait d’installer des coins repos adaptés, des professionnels venant faire des massages du dos, des appareils de sport.

Vaincre ce mal-être en autorisant aux autres de décrocher pour quelques minutes afin de se retrouver bien dans leur corps.

Peut-être pas LA solution, mais une solution …

 

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( 28 janvier, 2019 )

Savoir demander de l’aide

Comme beaucoup, longtemps, je n’ai pas osé demander de l’aide, certainement par peur de déranger.  Si on me tendait la main, je la prenais avec reconnaissance, mais avec une certaine anxiété, celle d’empiéter sur une autre vie. Et puis, on m’a poussée, je suis tombée, et spontanément de nombreuses mains m’ont remise debout. Je leur en serait éternellement reconnaissante.

Aujourd’hui, j’en viens à m’interroger, pourquoi  est-ce si difficile d’appeler « au secours » ?

Pour ne pas gêner, certainement, mais aussi parce que demander de l’aide nécessite de mettre son orgueil de côté, et comme plus de quatre-vingt-dix pour cent des humains sont gonflés d’orgueil, une telle démarche s’avère vraiment difficile.

Et puis, il y a aussi l’éducation. Dès le plus jeune âge, on nous apprend à respecter les autres, à « être adulte ». Demander de l’aide, c’est redevenir un gosse qui ne s’en sort pas et donc à se montrer faible, vulnérable, ouvrir une faille où toutes personnes malveillantes peuvent se faufiler.

S’autoriser à demander de l’aide, c’est donc se mettre en position de faiblesse face à l’autre qui peut à tout moment nous rejeter. Et rien n’est pire que le rejet. Seulement, il faut se libérer de ces craintes. Qu’a-t-on à perdre à appeler au secours, à demander un conseil ou bien à solliciter l’aide d’un tiers. Effectivement, cet autre peut refuser. Et alors ? Seul notre ego sera touché, et peut-être une autre personne alors nous tendra la main.

Une fois encore, il faut totalement changer notre conditionnement de pensées. Je me souviens de ma grand-mère qui n’osait jamais demander de l’aide, qui faisait tout pour ne jamais déranger qui que ce soit, qui aidait tout le monde, tout le temps, et qui a fini seule dans sa cuisine, une embolie rapide et fatale, le jour où son coeur s’est arrêté.

 

Une fois encore, je le redis, demander de l’aide n’a rien de honteux. C’est une preuve de sociabilité. Nous ne vivons pas seuls sur une île déserte et nous avons besoin des autres, même si cette idée révulse certains. Il faut combattre cette peur de déranger. Au pire, on va se faire jeter, mais le plus important est qu’au final dans la plupart des cas, on verra une main qui se tend, alors osons tendre la nôtre.

 

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( 28 janvier, 2019 )

Notre pire ennemi, c’est nous.

Trop souvent, nous nous mettons des chaînes aux pieds, des entraves tellement lourdes qu’elles nous clouent sur place, nous empêchant d’avancer. Nous passons notre vie à nous interdire de faire, persuadés que nous sommes incapables, que nous ne pouvons pas, que nous n’y arriverons pas. Nous sommes notre pire ennemi.

Parfois nous nous pensons légers comme l’air, ce qui est certainement vrai, et soudainement une date, un mot, nous plombe comme si nous portions des bottes aimantées qui nous empêchent d’avancer.

Parfois on met du temps, on garde des photos ou des lettres, on évite de bloquer, simplement parce qu’au fond de nous, on voudrait encore croire, souffler sur cette flamme déjà morte. Il suffit d’y croire, qui ne se l’est pas dit, et pourtant, si c’était si vrai, pourquoi ?

 

Il est important de briser ces liens qui nous retiennent, de changer notre conditionnement propre. Nous sommes persuadés de savoir ce qui est bien piur nous, mais laissons-nous le temps de la réflexion.

Ensuite oublions ces mots qui nous ont forgés. Si nous avons entendu toute notre vie que nous sommes incapables de cuisiner par exemple, la réalité sera tellement forte, que nous n’allons jamais oser, convaincus d’échouer avant même d’essayer. Il en est de même pour cette peur de faire un faux pas, de se tromper. Rien n’est pire que la peur. Elle est capable de s’infiltrer dans tous les pores de notre peau.

Pourtant se dire qu’aucune personne sur cette terre n’a pas échoué un jour devrait être réconfortant. Il est important que chacun ait conscience de sa propre valeur, car nous valons tous quelque chose, nous avons tous une importance, pour quelqu’un, peut-être pas nécessairement pour la personne que nous voudrions, mais peu importe. Ce n’est pas parce que d’autres ont un regard sur nous négatif que nous devons nous mettre des menottes et nous arrêter à leur jugement. Le regard de ces autres n’est pas ce que nous sommes, c’est juste un simple regard. Je sais, c’est la théorie, facile quand tout va bien, mais quand la mélancolie s’installe, ce n’est aussi facile.

Et pourtant, nous pouvons tous aller de l’avant si nous faisons ce choix, si nous acceptons que notre plus grande force soit d’accepter notre plus grande faiblesse, et surtout que nous avons tous la faculté de nous surpasser ! Alors, nous n’aurons plus jamais d’ennemis dans notre vie, même pas nous-mêmes …

 

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( 27 janvier, 2019 )

Savoir dire je t’aime …

 

Cela paraît simple, des petits mots de rien du tout, sept lettres qui pourtant font tant de bien, et pourtant, de plus en plus de personnes se retrouvent avec des mots coincés dans la gorge et en particulier, le mot « je t’aime ». Dire à quelqu’un que l’on aime n’est pas une chose facile. Cela ne veut pas dire pour autant que la personne ne ressent rie, cela signifie simplement qu’exprimer une émotion n’est pas simple.

Il faudrait apprendre dès l’enfance la beauté du mot « je t’aime », afin que cela fasse intégralement partie de notre vie, de notre langage, de notre mode d’existence. N’importe qui devrait être capable de dire à ceux qu’il aime tout l’amour qu’il ressent. Ce n’est pas tabou. « Je t’aime » est une expression qui fait du bien car chargée de positivisme. Que ce soit eb amitié ou en amour, « je t’aime », c’est un mot magique qui lie les âmes. « Je t’aime », c’est dire à l’autre qu’il est important, qu’il existe pour nous. Alors non, ce n’est pas pathologique de dire aux gens qu’on les aime, c’est leur offrir un immense cadeau, celui d’une reconnaissance de ce qu’ils sont. Savoir dire « je t’aime », c’est surtout être capable de ne pas attendre un « je t’aime » en retour. C’est donner simplement. Faire pousser un jardin de mots qui fait du bien.

Si savoir dire « je t’aime » n’est pas si facile de nos jours, savoir accepter ces « je t’aime » peut-être pour certaines personnes encore plus compliqué !

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( 26 janvier, 2019 )

L’erreur

L’erreur de Susi Fox

Un bon roman, mais loin du coup de coeur annoncé.

Un excellent début de livre. Une histoire qui peut arriver d’où cette envie de découvrir la fin, celle de Sasha, médecin légiste, qui a toujours voulu un bébé, et se retrouve, malgré une grossesse parfaite, à l’hôpital pour subir une césarienne.  À son réveil, elle est persuadée qu’on a fait une erreur, que le bébé n’est pas le sien. Le stress post partum est parfaitement bien analysé, tout comme la montée d’anxiété paranoïaque de la mère. C’est un roman très bien écrit que j’ai pris plaisir à lire, même si j’ai trouvé quelques longueurs, et de sérieuses invraisemblances, ayant bossé en service néonatal. J’avoue avoir été déçue par une fin totalement prévisible, banale, sans vraiment d’originalité. Dommage, car la première moitié du roman est très prenante.

En clair, une fin bâclée comme si l’auteure n’avait pas su comment la finir . Elle aurait dû me demander car j’avais pensé, cru, à un autre dénouement de dingue. Et bien , non, c’est très moyen.

 

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( 26 janvier, 2019 )

Les secrets de la longévité de la vie à deux

Les couples durent de moins en moins longtemps, peut-être est-ce lié à cette société qui fonctionne beaucoup trop sur le virtuel ou ce temps qui nous échappe. Préserver un couple reste pourtant nécessaire à l’équilibre de chacun surtout en vieillissant.

Que faire pour qu’un couple dure ?

J’ai listé quelques points qui me semblent importants, mais il y en a certainement beaucoup d’autres.

En premier, garder le contact, toujours, un petit bisou matin et soir, se tenir la main le soir, avoir des attentions particulières, petits cadeaux ou repas favori.

Apprendre à vivre avec sérénité, simplicité, vibrer à la même fréquence.

S’autoriser des week-ends en amoureux ou des petites sorties.

Envoyer des petits messages avec des petits coeurs même au bout de trente ans de mariage.

Trouver toujours des qualités à votre partenaire, même si un gros défaut pointe son nez.

L’écouter raconter sa vie, ses histoires au boulot même si cela vous barbe prodigieusement.

Éviter les sujets pouvant engendrer un conflit. Avec les années, on sait ce qui peut déclencher un tsunami.

Conserver son jardin secret, non pour ne pas partager, simplement pour conserver cette bouffée d’oxygène indispensable à la survie d’un couple.

Ne pas mentir, car tout mensonge sera un jour découvert. Mieux vaut ne rien dire que raconter un bobard.

Respecter les besoins de chacun aussi bien dans le secteur intime que dans le tiroir amical.

Se créer des projets communs, des désirs futurs, des rêves communs.

Et surtout, se respecter mutuellement. Plus on vieillit et plus on a besoin de paix et de sérénité, de moments de calme, d’instants qui n’appartiennent qu’à soi.

Un couple qui dure est un couple qui s’autorise la confiance, qui accepte que l’autre puisse avoir un grain de folie, qui surtout est simplement heureux pour l’autre.

La magie des couples qui dure passe bien sûr par l’amour, mais surtout par les pierres posées jour après jour durant toute une vie.

 

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( 25 janvier, 2019 )

Souvenirs, souvenirs …

Parce qu’un jour …

À deux mois du salon de Paris, toujours la même question : « raconte ton premier salon de Paris. ». Tout d’abord, je n’avais que dix ans et déjà j’arpentais les allées de ce salon avec ma grand-mère pour dénicher les nouveautés de la bibliothèque rose ou verte. C’est devenu pour moi un salon « mythique » où je prenais rendez-vous chaque année pour remplir mon sac de nouveautés. Penser qu’un jour, je dédicacerai à mon tour ne m’avait jamais effleuré l’esprit ! Et puis, je ne suis pas une grande fan des mouvements de foule, et l’idée de m’installer à une table pour attendre le client me semblait une perte de temps.

Et puis, il y a eu ce premier salon où je signais dans deux éditions différentes. Un de mes polars de l’époque ( je n’en ai vendu qu’un seul) et la sortie en avant-première de Carla, ma première romance. Ce roman reste très symbolique pour moi puisqu’il inaugurait la lancée d’une petite maison d’édition et tous les espoirs qui y étaient liés.

Une aventure inoubliable à bien des égards. L’éditrice avait réussi à me caler une demie-heure de dédicace au milieu de « grands auteurs ». C’était purement magique. J’ai vendu plus de trente romans en trente minutes ce qui faisait grincer des dents les auteurs auxquels « je prenais des ventes ». Bienvenue dans la cocotte de l’édition et sa réalité où tous les coups sont permis. Malgré des mots parfois grinçants, une interdiction à certains lecteurs venus pourtant de loin de s’approcher, cette courte séance fut prodigieuse. Je me souviens de Pierre C, l’attaché de presse, aujourd’hui décédé, qui tentait de faire le buzz pour l’auteure que j’étais, parfaitement inconnue.

Comme on dit, il y a eu d’autres salons de Paris depuis, des journées entières de dédicaces, mais aucune n’a eu la saveur de ces souvenirs. Comme quoi, les premières fois restent souvent ineffaçables. Avec Maladies Thyroïdiennes cette année, je pense revivre la même chose …

Cette année ce sera mon cinquième salon du livre de Paris, et mon plus grand bonheur est de savoir que Maladies Thyroïdiennes sera à l’honneur, simplement parce que même si je suis plutôt « une sauvage », et que je préfère l’ombre à la lumière, pouvoir rencontrer des lectrices à qui le livre a fait du bien, c’est certainement mon plus beau cadeau !

Et une fois encore, pour rebondir sur les propos d’une personne malveillante sur FB, malheureusement, je ne touche pas des millions ni même des milliers d’euros ! Mais peu importe ! Le bonheur des autres est mon plus beau cadeau !

 

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