( 3 juin, 2019 )

Les enfants sont-ils plus bêtes aujourd’hui ?

« Les gosses d’aujourd’hui sont plus stupides que ceux d’hier ». Je ne cesse d’entendre cette phrase. Et bien non, je ne pense pas que les enfants d’aujourd’hui soient plus bêtes. Ils sont simplement différents. Le monde évolue. Il change. Les enfants, eux aussi, changent. Ils vivent dans un univers connecté complètement, où tout est dit à travers internet, le pire comme le meilleur, où les gens ne se parlent plus, où tout marche à l’envers. Alors c’est certain que les enfants raisonnent différemment, autrement. Ils apprennent moins vite simplement parce leur attention est focalisée sur mille autres choses. Ils écoutent, mais n’entendent pas, résultat,là où il y a vingt ans, on donnait une consigne une fois, aujourd’hui la consigne sera redite vingt fois avant d’atteindre ces petits cerveaux habitués à faire plusieurs choses en même temps. La nouvelle génération ne lit plus, mais elle est capable de taper sur un ordinateur, de coder, de programmer, de faire tout ce que je ne sais pas faire. Les enfants sont même loin d’être bêtes, ils sont juste propulsés dans une spirale où la violence est reine. La faute aux adultes qui ne savent plus communiquer sans montrer les poings, sans porter plainte pour n’importe quoi. Quel triste exemple !

Ne devrait-on pas leur offrir des moyens positifs pour palier à cette évolution ? Des cours de bien-être plutôt que de prodiguer sans cesse des remarques sur une éventuelle crétinerie des enfants de notre siècle ? Rien n’est jamais définitif si on veut y mettre du sien, mais nos dirigeants le veulent-ils vraiment ?

 

65E747AB-888B-4882-87DF-0935BAF2F479

( 2 juin, 2019 )

Un roman à déguster sur un transat …

Le Socrate des banlieues de CLR

Ce nouveau livre de CLR est très différent de ses précédents et une fois l’effet de surprise passé, c’est un vrai ravissement ! Qu’en dire ? C’est une belle histoire, celle de Samia et de Socrate, une histoire que l’on pourrait croiser au coin de notre rue, une histoire de banlieue, une histoire d’aujourd’hui. Mais ce roman aurait été trop simple s’il n’avait été question que de romance. La plume de CLR a ponctué régulièrement son livre avec des pensées philosophiques à méditer comme la soumission aux traditions, la violence faite aux femmes, celles des quartiers, l’éducation et surtout la Justice, alors oui, je plussoie totalement la dernière phrase du livre, nous avons tous un Socrate en nous.

Un roman à lire teinté de belles phrases qui poussent à réfléchir.

 

Quelques phrases clés à méditer qui m’ont bien plu.

« Mais alors comment expliquer la réussite de ceux dont les parents sont au chômage ? On explique l’échec mais pas le succès, ajouta Socrate. »

Pas faux ! :)

« La bêtise, c’est le fait de sous-estimer justement, la bêtise humaine ! »

D7882083-AA33-41DC-8D34-E0384E32B857

( 2 juin, 2019 )

Pourquoi relancer Juste une seconde sur Amazon ?

Vous êtes nombreux à m’interroger sur ce choix pour le moins curieux, celui de relancer mes vieux manuscrits poussiéreux en autoédition. Il y a quelques mois, j’avais une autre idée en tête, celle de signer avec plusieurs éditions venues vers moi au vu de ma reconnaissance pour mon recueil sur les maladies thyroïdiennes. Seulement, je me suis retrouvée face à un couac. Soit l’éditeur voulait que l’on mise à fond sur ces bouquins avec un gros travail à la clé et j’étais coincée par le facteur temps, privilégiant mes polars chez EE avant tout, soit les clauses éditoriales rentraient en conflit avec ceux d’EE. J’ai préféré refusé les contrats proposés et laisser dormir ces manuscrits. La vie, par son tourbillon de clin d’œil, m’a fait prendre conscience que rien n’était figé, le bien comme le mal peuvent surgir à l’instant où on s’y attend le moins, tout comme la mort, et mes mots, face à toute cette violence parfois véhiculée par autrui, restent ma seule soupape de survie.

Comme je l’ai toujours dit, j’écris parce que c’est pour moi essentiel, et je ne veux pas me retrouver cataloguée simplement d’auteur de polars. Ma plume peut s’envoler vers différents genres, que certains vont aimer, d’autres pas, peu importe ! Je m’en suis toujours moquée !

Mon seul souci avec l’autoédition reste mon incapacité à utiliser ces outils informatiques ce qui fait que pour l’anecdote, j’ai republié Juste une seconde deux fois et je me suis ensuite aperçue que je pouvais réactiver l’ancienne version. Alors pourquoi me prendre la tête, n’est-ce pas ?

Et même si j’aurais préféré passer par une édition classique, je me dis que l’important est que Nadia, ma petite faiseuse de bonheur, ne disparaisse pas à jamais ! Faites lui l’accueil qu’elle mérite parce qu’au fond, tout comme ma Karla, elle n’est pas si ringarde que cela !

 

Une bonne surprise, cet epub sera gratuit durant tout le we prochain ! Alors que Nadia renaisse vite de ses cendres avant que je ne m’attaque ( et ça c’est loin d’être gagné) au format papier !

 

https://www.amazon.fr/Juste-une-seconde-Sylvie-GRIGNON-ebook/dp/B0773THGQC/ref=cm_cr_arp_d_product_top?ie=UTF8

 

( 2 juin, 2019 )

Ces procès politiques et les autres

Nous sommes saturés de procès politiques, ces hommes qui ont détourné des millions ou qui ont fraudé le fisc, ces procédures judiciaires à rallonge qui n’en finissent pas. À côté de cela, le type violent qui a tabassé sa femme, qui lui a cassé deux côtes, lui, se retrouvera juste avec un avertissement et recommencera lorsque le délai de prescriptions sera passé, tout comme ces voleurs à l’arrache qui inondent nos villes de banlieue.

Nos prisons sont bondées. Notre taux de délinquance explose. Aujourd’hui ce sont des gosses de dix ans voire même plus petits qui vont saccager une moto sagement garée, qui vont sortir un briquet et mettre le feu pour s’amuser. Que l’on ne me fasse pas croire qu’un gamin qui insulte un enseignant en le menaçant de lui faire la peau n’est pas un futur délinquant. Je ne dis pas qu’il faut occulter ces arnaqueurs au fisc, mais ne serait-il pas plus intelligent plutôt que de miser de la prison ferme, de les faire simplement rembourser avec des intérêts sans passer par des mois de procès ? Ne serait-ce pas plus efficace à l’inverse de mettre en place de vraies sanctions pour les petits anges mineurs qui sont en train de devenir de vrais caïds dans nos cités ?

Avez-vous déjà croisé, vous qui prônez simplement le droit à l’enfant roi, les dégâts que peuvent faire certains de ces gosses ? Les violences qu’ils infligent à d’autres autant morales que physiques ? L’absence de respect et de limite ? Et surtout ce qui m’effraie le plus, cette violence sourde qui sommeille en eux. Ce seront les adultes de demain et cela fait très peur.

La justice est à double vitesse, celle des riches qui peuvent se payer des avocats médiatiques, des rebonds de procédure voire des reports, et celle des autres, qui sera souvent bâclée faute de temps, faute d’argent, faute aussi de voir un déséquilibre financier entre deux parties qui s’affronte. Et puis il y a la justice de cette génération délinquante qui sait très bien qu’elle n’ira pas en prison car il n’y a pas de place, qui sait très bien qu’on lui trouvera toujours un psy pour lui donner des excuses : divorce des parents, violence familiale. Quitte à faire grincer des dents certains, il serait temps de cesser de faire l’autruche ! Un acte de violence envers un camarade devrait être sanctionné par un travail d’intérêt général, et ceci pourrait fort bien s’appliquer aussi aux personnes qui ont falsifié des chèques, les impôts qui pourraient montrer pattes blanches après plusieurs mois à aider les sans abris par exemple. La prison ne devrait être prononcée que si la personne est un danger pour notre société, et des individus dangereux sont malheureusement, eux, souvent remis en liberté faute de place !

 

FA40A59D-969F-4384-ADD9-6AE7AAE82537

( 1 juin, 2019 )

Les secrets sont nocifs

Secrets de famille, mensonges dans un couple, adultères, tous ces secrets sont nocifs, asphyxiants, destructeurs et pourtant l’homme a la fâcheuse tendance à choisir la facilité, à déformer la réalité. Seulement, s’habituer à déformer la réalité devient pour certains un mode d’être à tel point que la vérité ne peut-être que celle inventée.

Les secrets de famille sont pourtant des chaînes lourdes à porter pour des enfants.

J’ai toujours du mal à comprendre comment des adultes intelligents peuvent s’imaginer, ne serait-ce qu’un instant, que leur gamin n’a pas compris ? Que cette atmosphère engendrée par un secret ne peut-être perçue ?

En dehors des petits secrets comme la préparation d’un anniversaire surprise ou la réalisation d’un défi personnel, j’ai beaucoup de mal à comprendre pourquoi certaines personnes mentent avec tant de facilité. Est-ce un besoin de toute puissante avec la conviction que rien ne pourra jamais être dévoilé ? Est-ce un moyen d’avoir la paix sachant que ce qui n’est pas dit évitera peut-être un conflit ? Est-ce l’envie de conserver un jardin secret bien à soi quitte à ce qu’un jour la réalité saute à la gorge détruisant tout sur sa route ?

Je pense que toutes les vérités finissent toutes par éclater un jour, et plus le temps a passé, et plus l’effet de bombe sera destructeur, alors évitons les secrets même les plus inoffensif, car un mensonge pourra détruire une vie tandis que la vérité blessera simplement  sur le moment et sera ensuite pardonner.

 

58974A29-C2A5-4207-8F39-FCF8B23D0FC1

( 31 mai, 2019 )

L’amitié hommes et femmes

Dernièrement une remarque m’a sidérée : « l’amitié entre un homme et une femme ne peut exister surtout si l’un des deux à un moment voulu plus » J’ai l’impression que l’on retourne au Moyen-Âge avec de tels jugements ! Je conçois tout à fait que dans certains cas la situation peut sembler ambiguë, poser à questionnement, c’est pour cette raison qu’il est primordial, au moindre doute, de mettre les choses au clair afin que les échanges restent sains. Je crois que les personnes qui doutent que ces amitiés puissent exister sont celles qui ne sont pas au clair avec leur propre sexualité ou qui considèrent qu’une femme ne peut qu’être un objet sexuel et non autre chose.

Avoir un ami homme pour une femme, c’est un peu avoir un grand frère, un confident, qui aurait un point de vue différent des amies femmes. Notre société fonctionnant sur la parité le montre bien. Cet équilibre est primordial. Un homme ne confiera pas les mêmes choses à un ami homme qu’à une amie femme. Je me demande encore ( peut-être suis-je trop naïve) pourquoi certains hommes s’éloignent de leurs amies féminines lorsqu’ils ont une nouvelle compagne ou un nouvel amour ? Comme s’il n’y avait pas de place pour l’amitié ( la vraie) et l’amour ?

Je pense que ces jugements tranchants, peut-être que je me trompe, sont liés au physique. Un ami est une évidence qui s’impose parce qu’il va nous aider à avancer dans un projet, dans un mode de vie, dans une évolution, mais il ne provoque aucune attirance sexuelle. Un amour, c’est un tout qui teint la vie en couleur. Après, on peut aimer un ami différemment mais tout aussi fidèlement qu’un amour.

Après, la vie m’a appris qu’il fallait faire très attention à ce que l’autre mettait sous le simple mot « ami ». L’éducation, la philosophie de chacun, les interactions avec les autres, tout peut mener à faire capoter une amitié. La jalousie aussi, bien sûr, d’une tierce personne qui va se sentir léser. Et puis il existe ceux qui ont le coeur sec et qui ne peuvent pas comprendre qu’on puisse les aimer sans enlever sa culotte ! Ben si, Messieurs ! Et ces individus là, il faut vite les repérer sinon vous finirez comme moi, désabusée.

Peut-on donc toujours vivre sereinement une amitié les yeux fermés en offrant sa confiance ou doit-on régulièrement, quitte à créer une dissonance, remettre les pendules à l’heure ? J’ai toujours choisi la première option et des années après, je paie une note salée pour ma franchise mais je ne regrette rien car deux questions me font tenir dans mes convictions : Devrait-on toujours douter des autres ? Est-ce vraiment dans le doute que l’on peut vivre en harmonie ?

 

66B00DA8-B395-4D8C-B689-3077119566CC

( 30 mai, 2019 )

Ne courrons plus qu’après nos rêves.

Trop souvent, nous stoppons bien malgré nous nos rêves trouvant toujours des excuses pour y renoncer, de mauvaises raisons. Simplement parce que c’est plus simple, parce qu’un rêve demande beaucoup d’énergie, beaucoup de volonté, et que par définition, l’homme préfère la facilité.

Et pourtant ! Il faut oser courir après ses rêves ! Rêver, c’est fusionner au niveau énergie avec un tout, c’est s’autoriser à se dépasser, à ne jamais renoncer, à façonner un nouveau projet auquel on n’avait même pas songé, à surtout laisser le négatif à la porte d’entrée. Certaines personnes font tout pour briser les rêves des autres, peut-être simplement parce que eux, ils n’en ont plus ou que la frustration ou la déception les empêche de rêver, alors ne vous arrêtez surtout pas sur ces autres prêts à vous couper les ailes. Vivez, courrez, car vos rêves vous attendent, là, quelque part, au bout du chemin.

A5DBCDC3-143C-436B-9602-08F93AD0524E

( 29 mai, 2019 )

Souvenirs souvenirs

Non, je ne regrette rien …

Nombreux sont ceux qui regrettent des lambeaux de leur vie, ce n’est pas mon cas. Chaque marche franchie même si elle fut parfois source de complications m’a aidée à grandir. Je pense en particulier à ma première romance Carla qui malheureusement n’est plus éditée. Quel chemin depuis la première ligne posée. Je me souviens encore du jour où l’idée s’est dessinée. J’avais durant des mois écrit des morceaux d’histoire depuis plus de deux ans, et une amie m’a dit cette phrase : « Et si tu en faisais une histoire, une sorte de journal … ». Carla était née ! Elle trouva vite durant l’année 2014 une maison d’édition qui naissait, elle aussi …Ce fut une expérience fabuleuse, et non, je ne regrette rien. J’ai découvert, j’ai participé au lancement de cette petite structure, le travail fait avec l’éditrice, une immersion dans un univers inconnu. Mon coeur a battu la chamade lorsque ce bébé vit le jour lors de mon premier salon du livre de Paris. Juste trente minutes de dédicaces aux côtés d’une écrivaine et chanteuse connue. Je n’en menais pas large et j’ai signé mes premières dédicaces. Que d’émotions ! Rien d’autres n’a compté durant des jours. J’étais sur un petit nuage. Je ne regrette pas les rencontres faites cette année-là, ni le travail de com de l’attaché presse Pierre ( j’ai oublié son nom) qui m’a intronisée dans le réseau Linkedin entre autre, ni les contacts avec les chroniqueurs. Je me souviens des premiers retours de lecteurs, de cette euphorie. C’était bien ! Peu importe « après », même s’il y a eu des couacs éditoriaux, je ne regretterai jamais cette aventure que fut la publication de Carla.

Mon seul regret aujourd’hui, que ce roman n’ait pas trouvé un nouvel éditeur, car même si une édition m’a dit que le contenu n’était plus d’actualité, je pense que ma Carla reste universelle !

En tous les cas, il faut le dire, quelle aventure ! Qu’est-ce que c’était bien !

943563FD-E3D9-4045-BDE3-42553BDF9E1A

( 29 mai, 2019 )

Ne laissez personne écrire votre vie à votre place.

Fatiguée de constater que le monde d’aujourd’hui ne réfléchit pas et surtout prend tout à la lettre. Intolérance, indifférence, non-respect, critiques systématiques, violences verbales, interprétation. Je dis stop !

Vous avez été nombreux à m’interpeller sur ce retrait des groupes ou même des discussions, car depuis quelques mois je me suis éloignée des réseaux sociaux. Je suis effectivement de moins en moins visible sur le web, simplement parce que je sature de ce milieu où chacun juge, tranche, critique souvent même sans lire un post ou un article jusqu’au bout, comme si le simple plaisir de se trouver caché derrière un écran autorise tout et n’importe quoi, où les inconnus vont jusqu’à relayer vos mots voire pire prendre des captures de messages pour les partager. Violation de vie privée, de pensées. J’ai donc choisi de me cantonner à mon blog qui lui est protégé par Copyright et donc juridiquement intouchable. ( même si certains morceaux de mes écrits furent repris parfois avec subtilité)

Pourquoi je me suis éloignée des réseaux sociaux ?

Parce que Facebook est devenu mortellement ennuyeux. Avant, il ya cinq ans, je suivais plusieurs chroniqueuses qui osaient chroniquer des romans de petits éditeurs ou autoédités. J’ai ainsi découvert de vraies perles ! Aujourd’hui, ces mêmes personnes préfèrent recevoir des bouquins gratos de grosses éditions et dénigrent les petits auteurs. Je sature des groupes où sont applaudis toujours les mêmes bouquins ! Je me suis vu commencer six livres en mai sur « des conseils de chroniqueurs » et je ne suis allée au bout d’aucun. Les « fantastiques », « fabuleux » n’étaient pas , pour moi, mérités ! Un livre où je m’ennuie, ne peut-être génial !

Je me suis également  éloignée des réseaux sociaux parce que certaines personnes assimilent trop facilement ma plume à ma vie, faisant un mélange entre mes personnages et mon propre vécu. Je ne supporte plus depuis dix ans les rumeurs malveillantes, les mensonges, la bêtise humaine. Naïve je suis d’avoir cru en certains beaux parleurs. Il n’empêche que  mes mots restent seulement des mots, rien de plus. Je me suis vue traitée de folle, de psychopathe ( parce que j’écrivais des polars tordus), de pute et de femme à abattre ( parce que j’avais osé ponctuer mes romances d’érotisme). Je me suis retrouvée confondue avec mon héroïne Carla alors que le vécu de ce personnage est fait de centaines de rencontres mélangées dans un shaker ! Seules les personnes avec un cerveau ( et elles sont rares) ont ri des anecdotes de ces romans. Honte à ces autres qui en ont profité pour s’en servir contre moi. Sachez que pour moi, vous n’êtes que des imbéciles ! Les réseaux sociaux restent importants car sans eux, on ne peut pas être lu à notre époque car aucun éditeur ( qui ne sont en fait devenus que des entreprises) n’a le temps pour faire une vraie promotion individualisée. J’ai eu la chance pour le lancement de Carla d’avoir à l’époque un attaché de presse qui faisait ce job et faisait vivre mon profil Linkedlin. Aujourd’hui, je n’ai pas ce temps, résultat effectivement, je suis moins lue. Vérité de la Palisse, mais tant pis ! Je préfère savourer ce temps tout en  restant discrète sur les réseaux sociaux, sans afficher de photos, sans inonder de posts. Pourquoi ? Parce qu’il y a simplement une vraie vie à côté. Curieusement loin des réseaux sociaux, je m’aperçois que les rumeurs se calment comme si les mauvaises langues n’avaient plus de matière à étaler. Et puis parce que je n’ai jamais compris ce besoin de commenter sur Instagram des « je t’aime », « des coeurs », des moments privés. Il faudra que certains m’expliquent un jour cet intérêt de dévoiler publiquement sa vie privée. Quel intérêt pour Autrui ?

Et puis, le temps gagné à ne plus passer sur ces groupes, m’a permis de dialoguer avec mes vrais amis, et surtout à reprendre le pinceau et la plume. Surtout, je compte bien remplir la promesse que j’ai faite à ma maman avant qu’elle ne se retrouve dans cet état catatonique, je vais écrire pour elle cette descente aux enfers qu’elle a vécue. Et tant pis pour les cons qui vont encore trouver matière à me fustiger, au moins, mon absence des réseaux sociaux a cette énorme avantage, celle de ne plus les croiser !

Car j’ai bien décidé que c’est fini, plus personne ne sera autorisé à écrire mon histoire à ma place ! Je suis une plume, juste une petite plume, mais je ne suis pas mes personnages, car je n’écris pas d’autobiographie. Peut-être juste mes émotions donnent vie à mes personnages, mais je n’ai jamais vécu leur vie, malheureusement  car ma Carla n’a-t-elle pas fini milliardaire ? :) :) :)

 

 

( 28 mai, 2019 )

Mes carnets de vie

Carnets de vie, carnets maudits, secrets cachés ou vérités dévoilées, que de questions souvent me sont posées sur ces mystérieux carnets que j’écris.

Je l’ai déjà raconté, j’avais treize ans lorsque j’ai commencé. Je venais de finir « le journal d’Anne Franck » et j’en suis sortie fascinée. Une véritable révélation ! Poser des mots sur le papier était possible. Écrire ses états d’âme, ses sautes d’humeur, pouvoir figer un moment. Que de carnets j’ai écrits durant ma vie, posant parfois le stylo quelques mois voire années, faute de temps ou simplement par « non désir » de conserver un souvenir. Et puis, à une période, l’écriture de mes carnets fut remplacée par celle de nouvelles, d’essais de romances voire de polars. Je ne me pensais à cette époque capable de faire « un vrai livre » comme disent les enfants, mais j’étais encouragée par plusieurs personnes en qui je croyais ( on ne s’attardera pas sur ce point car on peut tous se tromper !) et les  mots se sont envolés.(seule chose positive restant de cette époque)

J’ai repris carnets de vie lorsque j’ai découvert que j’avais une maladie auto-immune incurable, tout en continuant à publier mes manuscrits. Poser quotidiennement des émotions sur le papier m’a aidée à me relever, à me fixer d’autres buts, à surtout croquer la vie à pleines dents. Carnets de vie, carnets également remplis de début de manuscrits n d’idées, de possibilités, voilà de quoi bien m’occuper l’an prochain lorsque je ne vais plus travailler. Une chose est certaine, je ne pense pas cesser un jour ces carnets qui ne sont au final qu’un pied de nez à la vie .

 

1CFB3DB2-1C8E-4234-AD5B-D990080B4202

123456...269
« Page Précédente  Page Suivante »
|