( 21 février, 2017 )

L’art du thé

Il fut un temps où je détestais le thé, rien que son odeur me donnait la nausée, c’était avant. Et puis un jour, j’ai découvert lors d’un séjour en Tunisie, le thé à la menthe, fait avec doigté, dans de magnifiques petits verres, bien sucré, délicieux. J’ai plongé ainsi dans le monde du thé, et je ne m’en passe plus. J’ai une prédilection pour le thé vert qu’il soit au jasmin, au ginseng ou à la menthe. J’ai beaucoup plus de mal à prendre un thé noir anglais que je trouve trop fort.
Le thé vert est un vrai bonheur pour le corps avec de grandes vertus au niveau santé.
C’est un anti fatigue qui permet de retrouver du tonus, il a également un aspect positif côté digestif, et un anti oxydant réduisant le cancer, aide à réduire l’hypertension, et permettrait de gagner trois ans de vie.
Récemment, une université chinoise a révélé  les effets bénéfiques de cette boisson pour combattre la dépression. Les chercheurs ont constaté que le thé semble stimuler les circuits nerveux du plaisir. Il semblerait que les personnes qui boivent plus de quatre tasses de thé vert par jour, réduisent les risques d’une dépression de moitié (contrairement au café)
Par contre, il faut faire bien attention à ne pas prendre un thé au milieu du repas si on a des tendances à être anémiée, et donc à limiter ses tasses de thé à quatre par jour.
Alors, un petit thé les amis ? Il y en a tant à découvrir et à savourer.

 

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( 20 février, 2017 )

Survivre aux traumatismes

Notre vie est jalonnée de traumatisme divers et variés, commençant inéluctablement par celui de notre naissance où nous fûmes arrachés des entrailles de notre mère avec violence. De nos jours, les accouchements sont certainement plus doux, mais le souvenir encore intense de mes premiers ne me laissent aucun doute sur ce que vivaient les nourrissons à cette époque entre la tape sur les fesses, le sevrage après la naissance pour évacuer le méconium et j’en passe. Viennent ensuite les différents traumatismes selon chacun, le premier amour, le premier deuil, la première humiliation à l’école, le premier regard qui nous a réduit à l’état de larve.
Nous nous construisons essentiellement au travers de ces blessures ouvertes, y puisons notre force, nous y laissons aussi à chaque fois un peu de nous.
Je pense, malheureusement qu’à notre époque le stress engendre un véritable traumatisme souvent très complexe à surmonter. Qui ne s’est pas retrouvé après une telle violence incapable de dormir, avec la fameuse boule à l’estomac, l’envie de pleurer constante, un dégoût de la vie ? Tout comme face à la maladie, nous ne sommes pas égaux face à une agression morale, une rupture ou un deuil. Certaines personnes vont se revêtir d’une armure, sourire aux lèvres tout en conservant à l’intérieur une vulnérabilité invisible, d’autres vont sombrer dans un rôle préfabriqué de victimes par besoin d’être aimés, d’autres encore vont simplement s’isoler, rentrer dans le sable sans vouloir en sortir.
Comment justement s’en sortir ? Là encore chacun est différent. Pour certains, il est nécessaire de se faire aider, et il n’y a pas de honte à cela. Une personne en souffrance a besoin d’être respectée, considérée comme un individu et non un simple objet. D’autres feront ce chemin seuls à travers des croyances ou une volonté qui leur est propre.
Ensuite, je pense que tout traumatisme doit être exorcisé, évacué soit par le biais de la parole, de la peinture, de l’écriture, ou de tout défi personnel. Cela ne se fait pas en un jour et les rechutes peuvent être fréquentes.
Le traumatisme que l’on peut rencontrer face à des personnes nocives, est encore plus complexes et certainement le plus difficile à surmonter. Rencontrer ce type de personnes brise la confiance que l’on a de soi, réduit parfois à néant des années de vie et d’efforts. Découvrir que l’autre s’est joué de nous, en amitié ou en amour, est terrible à surmonter. On ne se retrouve pas dans les griffes de ce type d’individus par hasard. Les personnes dotées d’empathie extrême sont des proies idéales, car elles vont souffrir avec l’autre, lui donner cet amour sans limite jusqu’au jour où elles découvriront qu’elles se sont faites manipulées. Vous reconnaîtrez facilement une victime d’un pervers narcissique à sa paranoïa, car elle n’osera plus faire confiance, doutera de la moindre parole. Lui en vouloir serait stupide, la comprendre serait vraiment mieux. Un pervers narcissique, homme ou femme, est un vrai bourreau qui va détruire sa victime en lui faisant croire qu’il l’aime et agit pour son intérêt. Ces personnes, même si elles vous touchent car les PN ont un charme indiscutable, sont à fuir, car vous y laisserez un morceau de votre âme et surtout vous mettrez des années à vous relever du traumatisme subi.
Ne soyez plus victime de votre vie. Créez du positif, gardez votre libre-arbitre et ne renoncez jamais à ce que vous êtes au fond de vous.

( 19 février, 2017 )

Pourquoi une maladie auto-immune comme Hashimoto est-elle si difficile à accepter ?

Rien de nouveau, mais le redire peut servir ! Tant de maladies auto-immunes, tant de personnes en souffrance. Outre les symptômes parfois difficiles, ces maladies s’acceptent avec difficultés.
Une maladie auto-immune voit ses anticorps, au lieu de jouer leur rôle de défenseur de l’organisme, attaquer le système immunitaire par le biais d’un organe. Le système immunitaire devient pathogène. Cette pathologie existait il y a un siècle pour n’englober que des maladies « connues » comme le diabète ou la sclérose en plaque. Ce qui est surprenant, c’est que la maladie d’Hashimoto fut la première maladie auto-immune identifiée et officiellement reconnue. Incroyable ! Alors que de nos jours, elle n’est pas toujours bien considérée par le milieu médical. Une fois encore, ce n’est pas pourtant une maladie anodine pour tous. Elle peut se trouver associer à d’autres maladies auto-immunes comme une insuffisance des surrénales, des problèmes cardiaques, voire en cas extrême une encéphalite d’Hashimoto souvent mortelle ou un lymphome, sans oublier les cancers thyroïdiens.
On peut s’interroger sur la raison d’une prise en charge parfois tardive, tout comme sur le suivi parfois aléatoire des malades. Ayant rencontré lors de l’écriture de mon recueil, des spécialistes, certains m’ont simplement avoué qu’ils ne pensaient pas toujours à Hashimoto si la TSH se trouvait dans les normes labos. Seulement voilà, les statistiques montrent que plus de 60% des malades devront friser « le bas de la norme » pour se sentir bien. Vérité de la palisse donc, un patient qui consultera son médecin pour une grosse fatigue, avec une TSH à 3,5 ne sera que rarement traité puisque le test de recherche des anticorps ne sera pas fait. De plus la maladie d’Hashimoto peut provoquer des anémies, et si la prise de sang montre une baisse du fer, le malade ressortira avec une cure de Tardyféron pour remonter l’organisme, et quelques mois plus tard se développeront d’autres symptômes liés au ralentissement thyroïdien.
Perte de temps, fatigue, aggravation de la destruction…
Dernièrement, l’association a reçu le témoignage d’une jeune femme ayant perdu son travail suite à des troubles de mémoire. La maladie d’Hashimoto ralentit le corps, le cerveau fonctionne moins bien. L’articulation des mots devient difficile, la concentration se réduit, la panique surgit. Qui n’a pas ressenti cette impression de nager dans le brouillard en cherchant ses idées ? Terrible de perdre un emploi et sa raison de vivre à cause d’une simple maladie « anodine ».
Cette maladie, non diagnostiquée, peut également conduire à des troubles neurologiques, un comportement parfois étrange, une dépression, des tendances paranoïaques, voire des démences. Au début du siècle dernier, on internait les personnes pour bien moins que cela.
Là se pose les vraies questions, n’est-il pas possible de diagnostiquer plus tôt cette maladie auto-immune, de se poser les vraies questions dès le départ ?
Prenons l’exemple d’un individu sortant d’une période difficile, divorce, deuil, rupture, suivie de moments où alternaient crises d’angoisse, et si ces angoisses qui le clouaient au sol l’empêchant de riposter aux attaques, si ces larmes qui le submergeaient, cette incapacité à faire face étaient simplement la résultante d’une montée des anticorps ? Cela montre la grosse limite du regard médical juste centré sur une affaire de normes.
On peut comprendre pourquoi cette maladie est si difficile à accepter par le malade, elle est « reconnue » partiellement, mais n’est pas bien considérée par le milieu médical qui la juge anodine, par l’entourage qui ne peut comprendre l’alternance de phases où tout va bien, et les rechutes non prévisibles.
C’est pour cette raison qu’il faut continuer à faire comprendre cette maladie, à aider les futurs diagnostics.
Ensemble, tous les espoirs sont permis !
Ensemble, nous ouvrirons les yeux à ceux qui refusent de voir.

Soyons positifs, vivons positifs … Et retrouvez-moi bientôt dans un roman plein de pensées positives.

Nous serons probablement au salon de Paris le Samedi et Dimanche 24 et 25 mars.
Venez nous voir nombreux !i
Continuez à diffuser l’essai Hashimoto, mon amour édition 3 aux éditions FFD

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http://www.editions-lesateliersdegrandhoux.com/hashimoto-mon-amour-sylvie-grignon-f256997.html

 

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( 19 février, 2017 )

Ma passion pour les romans policiers

Mon amour pour les romans policiers n’est plus un secret, je suis tombée amoureuse des livres lorsque j’avais dix ans et que je me suis plongée dans la collection du Club des cinq ou des Alice ( détective). J’ai toujours aimé les histoires mystérieuses, les personnages intrépides qui vont au bout de leur quête. J’aime ces intrigues où l’on ne découvre pas le coupable, où nous sommes menés en bateau jusqu’à la dernière ligne, ce que j’essaie de faire moi-même dans mes propres polars. Je cherche toujours ce qui peut tant m’attirer tout comme mes lecteurs. Est-ce le frisson de trembler face à un serial killer prêt à décimer une ville ? Le besoin d’avoir peur.
Ma vie est jalonnée de lectures, tous ces personnages qui ont marqués ma vie, Arsène Lupin, Gaston Leroux, Agatha Christie, Miss Marple, et tant d’autres.
Aujourdhui, je lis toutes sortes de romans, mais ma priorité reste les polars.
Chaque année, un nouvel auteur voit le jour pour notre plus grand bonheur !
Vous êtes nombreux à me demander la liste de mes auteurs fétiches.
Difficile de faire un choix, mais je donnerai les suivants.

Jean-Christophe Grangé qui m’a vraiment permis de définir la structure du vrai polar moderne.
Franck Thilliez
Maxime Chattam
Harlen Coben
Karine Giebel (pas tous ses ouvrages)
Karin Slaughter
Donatto Carrisi
Mo Hayder
Bernard Minier
Dan Brown
Robin Cook
Patricia Cornwell
Michel Bussi
Et bien d’autres …

S’évader dans la lecture peut s’avérer une vraie bouée de sauvetage. L’année où j’ai lu le plus de livres fut certainement celle où mon fils était en chimio nous obligeant à rester des heures à veiller sur son sommeil, que ce soit à hôpital ou chez nous. Sans les livres, je ne pense pas que j’aurai pu me sortir la tête de l’eau. Un grand respect à tous ceux qui procurent ainsi un petit souffle de bonheur grâce à leur plume, et j’espère y contribuer un peu.

( 18 février, 2017 )

Comment savoir si on peut faire encore confiance ?

Vaste question, dont je ne détiens pas la clé. Ceux qui me connaissent ne seront pas étonnés si je dis juste « cela se sent », mais pour les autres, c’est parfois un chemin bien épineux. Je ne reviendrai pas sur un sujet déjà traité, la confiance en soi, mais sur la confiance en l’autre. Donner sa confiance ce n’est pas rien, c’est s’autoriser à ouvrir une porte, celle de son coeur, de son intimité, une porte que l’on ouvre à peu de personnes.
Parfois lorsque la confiance est ébranlée et que les sentiments sont bien là, on s’autorise à pardonner, à laisser une seconde chance. Parfois , c’est bien, et la relation se reconstruit autrement mais parfois, malheureusement, les gens ne changent qu’un temps puis recommencent.
On ne peut jamais savoir à l’avance si on peut encore faire confiance, si l’autre est sincère et se joue de nous. On sait juste que on peut avoir des regrets à ne pas avoir offert cette seconde chance.
L’offrir ne devra se faire qu’en toute connaissance, en entrebâillant une porte, sans tout donner, sans tout croire, juste en essayant, sans pour autant se faire du mal.
La seconde chance existe, il faut la proposer, mais faire en sorte de garder en tête les limites, et surtout que cette seconde chance ne devienne pas une troisième, une quatrième, une chance offerte éternellement à sens unique. N’oubliez jamais à qui vous faites confiance.

( 17 février, 2017 )

Ces cercueils en carton

Ces cercueils en carton où nous entassons nos souvenirs, ces vestiges de l’âme, ces cicatrices ouvertes. Nous en avons tous, invisibles, imperceptibles, mais bien réels.
 » Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose, un temps pour naître, un temps pour mourir, un temps pour tuer,un temps pour guérir, un temps pour lancer des pierres, un temps pour les ramasser, un temps pour haïr, un temps pour aimer. »
Tout est dit. Je n’ai même pas envie d’en rajouter aujourd’hui, tellement ces simples mots sont porteurs de sens. Il est temps pour chacun de jeter les cercueils au feu, de commencer à préparer le printemps porteur d’espoir, de cesser de se lamenter. Notre société est tellement ancrée dans le négativisme que les gens ne savent plus faire autrement que juger, critiquer ou se plaindre. Bien sûr la vie est difficile, personne n’a dit le contraire, bien sûr chacun vit des drames, parfois plus lourds que d’autres, mais au final, il y a un temps pour tout, et l’intelligence est de cesser de toujours ne regarder que sa propre vie. Cassez vos miroirs, regardez les autres. Dehors, certains ont jeté depuis des lustres le carton de leurs souvenirs, ils vivent parce qu’ils se donnent les moyens d’exister, parce qu’ils s’accrochent, parce qu’au lieu de se plaindre, ils ont construit un pont qui les amènent vers la lumière. Dessinons des milliers de ponts afin de redonner de la couleur à notre présent, et détruisons ces cercueils en carton.

( 16 février, 2017 )

Ces mots qui ne se disent pas

Il y a les mots qui se crient, ceux qui se chuchotent, ceux qui se murmurent, ceux qui se pensent juste. Il y a les mots qui rendent heureux, ceux qui font danser, ceux qui font pleurer. Il y a les mots qui s’écrivent en gros, d’autres qui ne se disent pas.
Nous sommes tous porteurs de mots, pouvant les utiliser comme une caresse ou un poignard, des mots nécessaires, des mots indispensables. Que serions-nous sans les mots ? Les mots coulent de ma plume avec facilité, parfois je n’arrive pas à en stopper le flot, noircissant des pages et des pages sans pouvoir m’arrêter. Il en est de même avec ma bouche qui peut aussi trop parler, juste pour le plaisir de discuter, d’échanger, mais les mots, les vrais, ceux qui ne se disent pas, restent souvent coincés. Je ne fais pas partie de ces êtres qui inondent de « je t’aime », mes actes parlent plus que mes mots, mes silences sont plus révélateurs que mes poings.
J’aime les personnes qui parlent peu, mais dont les mots sont vrais, ceux qui m’apportent un sourire, un réconfort ou simplement une sensation de paix. Le monde d’aujourd’hui regorge de personnes qui s’écoutent parler, je me contente de m’écouter penser, et c’est déjà assez difficile. Je croise des routes, parce que la vie est ainsi, je croise des mots, j’en aime, parfois à la folie, mais ne comptez pas sur moi pour sourire aux mots qui font mal, aux mots qui tuent, à ceux qui dégoulinent de mensonges. J’aime les mots, j’aime vos mots surtout ceux qui ne se disent pas ou en secret, rien qu’entre vous et moi.

( 15 février, 2017 )

Comment choisir un livre et comment donner envie d’être lue ?

Je reviens souvent sur ce thème me trouvant devant la difficulté, vu la profusion de livres qui sortent, d’en choisir un. Je ne suis que rarement déçue par les livres que je choisis, ne les prenant pas au hasard. J’ai comme un flair, celui qui me porte vers le bon, celui qui va me faire vibrer, me mettre en transe, me basant sur les conseils de mes chroniqueuses préférées. Bien sûr, je choisis surtout des thrillers ou des polars, mon genre de prédilection, mais je lis de tout. C’est pour cette raison qu’en tant qu’auteur, j’essaie toujours de me mettre à la place du lecteur. Comment pourrait-il choisir mon roman parmi des milliers de romans, sachant que ne seront achetés en priorité que les grands noms, les grands labels ? Il faut bien l’avouer, je suis la première à me précipiter sur leurs dernières sorties.
Si je ne connais pas l’auteur, je porte une attention particulière aux couvertures, car en ce qui me concerne, j’aime une belle couverture, j’aime regarder celle d’un roman avant de le lire, essayer de deviner ce qui se cache derrière l’image, que le livre soit numérique ou broché. Ensuite, je m’attache au titre. Pour mes polars, par exemple, j’ai choisi le code de couleurs, car il n’existait pas de titres identiques dans le genre policier, et maintenant, mes livres sont reconnus par ce biais. Je ne me hasarderai même plus à trouver un code différent, je perdrais mon lectorat. Une lectrice me disait que rien que la couleur la mettait en transe, lui permettant de s’imaginer le lien entre ce titre et le sujet, car il y a bien évidemment un lien, qui entre nous, n’est pas toujours simple à trouver.
Ensuite, on sait tous que même si le livre s’avère excellent, de nombreuses personnes ne vont s’arrêter qu’à l’éditeur. Une erreur que je ne fais plus. Le Label « Albin Michel », « Gallimard » ou « Grasset » n’est plus aujourd’hui synonymes d’excellents romans. Que de livres insipides j’ai lus ces derniers temps venant de ces éditions. Quant aux petites ME, leur mode de communication et de diffusion est souvent tellement pauvre, faute de moyens, que les livres ne peuvent sortir du cercle amical d’une page Facebook, quant aux journaux littéraires, il ne faut pas se voiler la face, l’encart sur les livres est de plus en plus minuscule dans les magazines, tellement mince que plus personne ne les remarque. Je ne m’étonne guère que tant d’éditions coulent en moins de cinq ans. Un livre ne doit pas être considéré comme un produit de vente, mais comme un pur objet de plaisir, de partage. Un bon livre sera celui qui va donner envie, dont on va parler, dont on va souvenir, que l’on va se prêter, qui va être commandé dans les médiathèques de quartier. Un livre se passe, se prête. À l’ère du numérique, nous savons tous que les epub passent de main en main. Cela scandalise de nombreux éditeurs pour qui seul le chiffre importe, mais un livre qui marche, reste un livre lu quelqu’en soit le moyen.
Un auteur me racontait avoir publié en autoédition son premier roman. Ne voyant pas les lecteurs pointer, il a mis son numérique en téléchargement gratuit et a obtenu plus de 200 000 lecteurs, qui lui ont fait décrocher un vrai contrat bien juteux d’un grand éditeur. S’il était resté dans l’ombre, seul avec son petit bouquin, il ne serait pas aujourd’hui cet écrivain reconnu.
Et puis, il y aura toujours les autres, ceux qui savent se vendre, et j’en ai croisés avec des livres à vomir, mais respect, je les admire, ne sachant faire, tellement sûrs d’eux qu’ils ne craignent jamais un refus ou un non. Chacun possède ses propres dons. Nous sommes en hiver, il fait froid. Restez bien au chaud avec un bon bouquin, c’est un plaisir hors du commun !

( 14 février, 2017 )

Saint Valentin

 

La saint Valentin est aujourd’hui une fête commerciale, mais elle fut un jour, bien plus que cela, la fête simplement d’un saint dont , vérité de la Palice, le nom était Valentin. Il fut condamné à mort par un empereur roman pour avoir officié des mariages clandestins chrétiens. Défenseur donc de l’amour et du mariage, il fut canonisé pour cette raison.
Ce ne fut qu’à la fin du moyen-âge que cette fête fut officialisée le 14 Février et devint la fête des amoureux, sur ordre du pape Alexandre VI. Le but était de permettre durant une journée aux célibataires de trouver l’âme soeur. Les bouquets de fleurs, les repas romantiques et les cartes avec des coeurs n’ont fait leur apparition qu’au cours du XXe siècle.
Aujourdhui, la saint Valentin reste une des fêtes les plus célébrées dans le monde, une journée dégoulinant de bons sentiments.
Même si l’amour se conjugue au quotidien, c’est plaisant de sentir tous ces coeurs battre au diapason durant une journée, et comme l’amour amène une énorme énergie positive, pourquoi ne pas céder à la tradition ? Aimons-nous tant que l’on est vivant ! Alors joyeuse saintValentin à tous les amoureux.

 

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( 14 février, 2017 )

L’estime de soi

Aimer les autres, c’est bien, mais s’aimer soi-même est bien mieux, car qui ne s’aime pas, ne peut offrir aux autres une énergie suffisamment positive. Nous avons tous besoin d’amour (attention, j’ai bien dit « amour » au sens large, et non sexe). Être aimé par ses amis, ses enfants, apporte un sentiment indéniable de sécurité qui nous fait nous sentir heureux. Quand on dit qu’une personne amoureuse pourrait franchir une montagne pieds nus, ce n’est pas un euphémisme. Une personne en manque d’amour n’est plus qu’un pâle reflet de ce qu’elle est en réalité, sombrant doucement vers des moments de doutes, d’angoisses, de dépressions. Toute la richesse du monde ne suffit pas si on n’est pas aimé pour soi.
Je le redis, car c’est pour moi la clé, pour aimer les autres, il faut s’aimer, il faut s’accepter, sans artifice, sans faux-semblants, en restant vrai, en ayant confiance en qui on est. L’énergie positive est illimitée, elle se partage, et si aucune faille ne l’entrave, l’amour sera là dans notre vie et nous portera. En clair, notre bonheur est ce que nous sommes.
Facile à dire allez-vous me dire, encore des mots, rien que des mots.
Je vous accorde que nous ne sommes pas égaux face à cette réalité. Ayant été élevée dans une philosophie de vie bienveillante, j’ai toujours eu une vision positive de la vie, puisé une force en moi, avec bonne estime de moi, doutant peu de mes capacités ou de mes projets, surtout convaincue que l’échec n’est pas un drame, juste un moyen de faire mieux. Curieusement, avec cette façon de penser, j’ai toujours réussi ce que j’ai entrepris, même si parfois le chemin fut long, sans me décourager, me relevant même des pires souffrances.
Un jour, j’ai pourtant quitté le monde des Bisounours. Un jour grain de sable a tout enrayé, me plongeant dans la négation de ce que j’étais. Il en faut peu au final pour foutre en l’air une vie, juste une confiance ébréchée, des mots pires qu’un scalpel. Pendant plus de cinquante ans, j’ai vécu le sourire aux lèvres puis tout s’est écroulé. En un claquement de doigt, j’ai perdu mes repères, je ne me sentais plus vivante, tellement meurtrie que je me suis autodétruite et Hashimoto est entrée dans ma vie.
Ne me faisant plus confiance, doutant de moi, je n’avançais plus, reculant, simplement parce qu’une personne avait touché où cela faisait mal, avait écrasé ma sincérité, avait joué avec moi, tout simplement. Engloutie par des personnes nocives, j’ai choisi de m’enterrer sous terre, m’éloignant des autres durant plusieurs mois. J’ai l’immense chance d’avoir des amies fidèles qui m’ont botté les fesses, me propulsant vers un travail de reconstruction, m’obligeant à m’accepter de nouveau, autorisant au final les autres à m’aimer. Je serai éternellement reconnaissance à tous ceux qui m’ont aidée à traverser ce désert sans me lâcher la main, à mon médecin qui m’a écoutée des heures ne me laissant partir qu’une fois certaine que j’avais retrouvé le sourire.
J’ai franchi des montagnes pour me retrouver. Je me suis retrouvée, telle que j’étais, un peu abimée, mais plus vraie que jamais.
Je regrette d’avoir permis cette faille dans ma vie, de ne pas avoir su ouvrir le dialogue même si je devais affronter des énergies très négatives, de ne pas avoir affronter en face ces langues de vipères, ces coeurs plus sombres que la nuit. Au lieu de me bloquer, de créer un mur qui m’a aussi enfermée, j’aurai du offrir tout ce positivisme qui me caractérisait sans me soucier des conséquences, car au final, se débarrasser de certaines personnes peut s’avérer douloureux, mais sur le long terme, c’est une délivrance.
Aujourd’hui, je crois de nouveau en l’humain, j’ai pardonné ou plutôt j’ai fermé définitivement une porte, pas oublié, on n’oublie jamais, j’ai appris de mes erreurs passées, et surtout, même si parfois je doute, et c’est fréquent lorsque je titille la plume, je me raccroche à toute cette superbe énergie que l’on m’envoie régulièrement, sans oublier de la faire circuler, car l’amour ne se garde pas égoïstement. La vie m’a appris une chose essentielle, il faut toujours rester soi, même si cela implique de quitter un moule, même si cela dérange, même si parfois il faut fermer des portes. Il ne faut jamais céder aux menaces, à la peur, au chantage affectif, à la pression, rester fidèle à ce que l’on croit, à ce que l’on est. Je ne sais pas si cela garantit un bonheur éternel, mais une chose est sûre, cela permet de vivre en meilleure harmonie avec les autres et surtout avec soi.

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