( 26 août, 2019 )

La hache de guerre est levée : médicaments en rupture

 

C’est une bien triste réalité, mais de nombreux médicaments sont en rupture depuis plusieurs mois, un vrai scandale dans un pays civilisé comme le nôtre ! Comment est-ce possible ? De nombreuses thèses sont avancées, en particulier celle qui explique qu’une majorité des malades refusant les génériques ont ainsi généré un stock  ( tout le monde sait que ces génériques sont souvent bourrés d’excipients que de nombreuses personnes ne supportent pas). Et puis la liberté de choix existe encore, non ? On a le droit de refuser un médicament si on le paie, enfin on avait, car  notre chère ministre de la santé, pour des raisons obscures de lobbying pharmaceutique, a été jusqu’à interdire aux médecins de prescrire le «  non substituable » ! Une honte ! Résultat certains stocks ne serai volontairement pas renouvelés. Vrai ? Faux ? Comment savoir la vérité ? À se demander si au final, l’état, le pouvoir financier, les laboratoires ne vont pas jusqu’à créer de fausses pénuries pour obliger les pharmacies, les pharmacies hospitalières à stocker plus.

Et je ne parle même pas d’un article scientifique récent qui explique que dans certains pays, on baisse la molécule médicamenteuse pour faire plus de comprimés, pour en vendre plus, quitte à devoir rendre les gens malades ou obliger les malades à changer les dosages. Cela ne vous rappelle pas un peu l’affaire de la NF du Levothyrox ? Peut-être serait-il temps de cesser de fabriquer des médicaments en Chine alors que durant tout le vingtième siècle, les médicaments étaient fabriqués dans notre bonne vieille France ?

Aux dernières nouvelles, les médicaments en rupture en cette fin août sont le Sinemet, médicament destiné à lutter contre l’avancée de la maladie de Parkinson, et le DT Vax, vaccin destiné à prévenir la diphtérie et le tétanos, on a même vu des ruptures de BCG. Pourquoi imposer autant de vaccins obligatoires si on ne peut fournir un stock ? Pourquoi alors que l’on sait que les maladies neuro dégénératives sont en montée constante ? Comment les laboratoires n’ont-ils pas pu anticiper ? Les corticoïdes également sont pointés du doigt simplement parce que jugés «  moins rentables » car leur brevet est tombé dans le domaine public, et pourtant indispensable pour certaines personnes. Quand on voit que même le stock d’Amétycine est épuisé, médicament chimiothérapie évitant les récidives de la vessie.

Je dis honte à un pays civilisé qui ne protège pas ses habitants, honte à cette société de profits ! Nous sommes tous des otages et malheureusement nous avons les pieds et les poings liés.

Comment se battre quand on ne peut plus se soigner ? Un moyen d’avoir le pouvoir sur un pays ? On peut se le demander …

 

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( 25 août, 2019 )

Écrire l’Histoire

Nous sommes tous une infime partie de l’Histoire, tel un grain de poussière ornant une plage de sable blanc et pourtant, nous avons tous notre importance car nous sommes tous reliés de par nos énergies. Parfois c’est juste un souffle qui va nous pousser vers l’autre tandis qu’à d’autres moments, nous allons marquer notre passage au fer rouge un peu comme si notre présence était prédestinée à être. C’est ainsi.

Nous pouvons nous attarder dans une existence et disparaître sans laisser de traces, voire laisser une souffrance dont le sens ne sera compris que bien plus tard et à d’autres reprises nous marquerons l’Histoire, celle qui unit les coeurs ou les êtres. En tous les cas, dans cette immensité qu’est l’Univers, nous ne pouvons pas dire que nous ne sommes RIEN, car que ce soit ces rencontres, ces mots, ces actes que nous laissons, ils auront toujours une incidence sur notre vie selon la manière où nous les interprétons, où nous les acceptons, un peu comme une signature que nous laissons. À chacun de s’efforcer d’écrire des chapitres de son histoire positivement qui iront se mêler à ceux de l’Histoire de l’humanité.

 

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( 24 août, 2019 )

Le respect n’est plus ce qu’il est.

Une petite anecdote. Marchant beaucoup depuis quelques semaines, voilà que j’assiste à une scène qui m’a fait bondir. Un pauvre balayeur un peu simple d’esprit avait fait un tas avec ses feuilles, alors que passent un groupe de trois gamins de l’âge de mes élèves, ces derniers donnent de violents coups de pieds dans le tas réduisant à néant des heures de travail. Le pauvre homme ne disant rien, fixait son tas disparu.

Je ne suis plus enseignante, seulement l’injustice, je ne supporte pas alors du haut de mon petit un mètre cinquante-sept, je suis allée vers ces sales gosses. D’abord, l’un deux, celui qui se voulait le chef, m’a toisée. N’ayant pas baissé les yeux, il a fini par se justifier, que c’était juste un jeu. Je n’avais toujours pas dit un mot me contentant de les regarder. Le plus petit, certainement huit ans, m’a dit que ce n’était pas bien. Je lui ai donc avec douceur demandé pourquoi. «  Ben, parce qu’il travaille » «  Et ? » « Faut pas détruire le travail des autres ». Soulagée de voir que ces mini racailles avaient tout de même un peu d’éducation, je leur ai montré le carnage du doigt. «  Et vous faites quoi maintenant ? » Les loulous se sont regardés et sont allés sans piper mots refaire le tas sous les yeux éberlués du brave homme. Une petite discussion sympathique a suivi. En partant, j’ai eu droit à un « merci m’dame et bonne journée ! »

Moralité : le respect n’est plus ce qu’il était seulement on catalogue trop vite la jeunesse de délinquante. N’avons-nous pas à notre époque arracher des herbes, donner des coups de pieds dans des tas de cailloux ? Notre société est tellement peu propice à l’espace, à la liberté que les enfants se trouvent réduits à faire des bêtises.

Bien sûr, ils avaient bien vu qu’ils avaient affaire à une personne un peu limitée, et c’est peut-être le respect de cet handicap invisible qui devrait être beaucoup plus travaillé dans les écoles. Je l’ai constaté durant de nombreuses années, tombant moi-même dans ce piège, nous parlons souvent des handicaps visibles ( fauteuils roulants, cécité, surdité) en omettant les déficients mentaux qui pourtant sont nombreux. Résultat ces derniers créent un point de vulnérabilité dans lequel tombe à pieds joints les marmots. Il suffit juste de poser les bons mots, volatiles certes, mais qui peut-être un jour atteindront leur but ? Non, rien n’est perdu …

 

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( 23 août, 2019 )

Pourquoi sommes-nous vulnérables ?

 

Trop fréquemment, on se croit invincibles, convaincus que rien ne peut nous atteindre, et puis un jour, on encaisse mal une remarque, une critique, un regard, et on prend conscience de notre vulnérabilité. Alors s’installe un sentiment de peur, car soudain on se sent faible, nu, face aux autres.

Pourquoi sommes-nous vulnérables ? Parce que nous sommes des êtres humains avec une limite et que lorsque pour maintes raisons nous frôlons cette limite, nous avons la trouille d’être blessés.

En quoi cette vulnérabilité extrême est dangereuse ?

Parce qu’elle ouvre une porte à ceux qui ont un besoin ou une paranoïa pathologique de nuire aux autres. Se retrouver psychologiquement nu face à eux implique une perte de confiance en soi qui ne trouvera aucune issue positive.

Je pense, peut-être à tord, que tous les individus sont vulnérables, que chacun a une faille, mais que certaines personnes pour éviter de la montrer vont se forger des armures et prendre les armes en premier. Il faut lutter contre une vulnérabilité qui pourrait nous détruire. Tout d’abord, s’éloigner des énergies négatives et des personnes nocives qui pourraient nous déstabiliser. Ensuite, oser présenter son travail, ses oeuvres, avec assurance même si on a l’estomac serré. Savourer sa réussite sans complexe parce que chacun a le droit au bonheur et nul ne doit se culpabiliser d’être heureux ! La roue finit toujours par tourner positivement si on la fait tourner du bon côté !

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( 22 août, 2019 )

L’angoisse des kilos et les dysfonctionnements thyroïdiens.

Que ce soit en hyper ou en hypo, un malade atteint d’un dysfonctionnement thyroïdien se trouvera peut-être un jour confronté à ce problème. La perte de poids ou la prise de poids est la bête noire des malades. Régulièrement, Basedow touche à la perte de poids, Hashimoto à la prise de poids. Il n’y a pas de meilleures options. J’entends trop souvent des personnes dire à une malade Basedow qu’elle q une chance folle d’avoir perdu quinze kilos, mais c’est long d’être une chance ! L’amaigrissement n’est qu’un des premiers symptômes. Quant à une personne atteinte d’Hashimoto, voir son corps s’empâter, se gonfler d’eau, jusqu’à faire hurler la balance est source d’angoisse. Pourquoi les médecins ne s’intéressent que rarement à ce problème ? Tout simplement par e que dans notre société, le poids est un facteur social, lié à la malbouffe, à une image dévalorisante de l’homme. Les magazines, les publicités ne montrent que des régimes miracles, des critères de beauté, des crèmes amaigrissantes.

 

Pourquoi la thyroïde influe-t-elle sur le poids ?

La thyroïde est une glande endocrine dont les sécrétions sont les hormones thyroïdiennes, essentielles au bon fonctionnement du corps. Plus simplement, la thyroïde booste l’organisme afin que celui-ci fonctionne parfaitement. Lorsqu’il y a un problème au niveau de cette glande, c’est tout le corps qui en subit les conséquences et notamment le poids. Une thyroïde qui fonctionne trop vite enclenchera une perte de poids, une thyroïde qui ralentit, engendrera des kilos. Manger plus en cas d’hyperthyroïdie ne servira à rien tout comme faire un régime draconien ne fera pas perdre les nombreux kilos accumulés juste augmentera une fatigue déjà très importante.

Bien sûr, certaines personnes auront l’immense chance de perdre ou de prendre des kilos simplement parce que leur métabolisme n’est pas assez attaqué ou parce que leur constitution le permet, mais pour beaucoup de malades, c’est un véritable cauchemar qui va leur gâcher la vie.

Alors oui, avec le temps, le corps va mieux fonctionner, les kilos peuvent s’atténuer avec une vie saine, une bonne alimentation, de la marche régulière et surtout un manque de stress. Le tout est d’essayer !

Sans gluten, sans lactose, on ne lit que cela sur les réseaux sociaux, mais une fois encore ce serait mettre tous les malades dans le même panier sans prendre en compte leur spécificité. Pour certains, l’arrêt du gluten sera miraculeux, simplement parce que son intestin ne tolérait que ponctuellement le gluten ou le lactose, mais ce n’est pas le cas de tous les malades et il faut cesser de préconiser les régimes miracles sans gluten !

Chacun est différent et avant de se focaliser sur des régimes, il serait plus judicieux de comprendre la maladie thyroïdienne de chaque malade, une maladie différente avec des degrés différents, qui ne se soigne pas juste en avalant une hormone de substitution. Seulement cela demande de changer les mentalités.

On a l’impression que le système est impossible à changer, mais c’est chacun qui est le système et c’est donc à chacun de le changer, chacun à son niveau.

Ensemble, peut-être y arriverons- nous ?

 

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( 22 août, 2019 )

Parler avec ses enfants.

Je survole de plus en plus de discussions où des personnes de plus de quarante ans se plaignent du peu d’intérêt de leurs enfants adultes, comme si un enfant devait impérativement rendre des comptes à ses parents. Je vais certainement encore choquer, mais on ne fait pas un enfant « pour soi » et surtout on ne doit jamais rien attendre en retour « parce que l’on a tout donné. » C’est normal de tout donner !

Parler à son enfant signifie-t-il se confier, vider son coeur, raconter ses déboires sentimentaux ou sa déprime ? Là, je suis catégorique : non ! Un enfant même adulte n’est pas là pour absorber telle une éponge l’énergie négative de ses parents. Un enfant n’est pas là pour entendre papa se plaindre de maman. Il n’est pas là pour entendre maman ressasser son passé en boucle, ses incertitudes, son manque de confiance. Notre société, peut-être encore une dérive de la génération Dolto, a misé sur l’écoute et la communication. Ce sont des choses formidables, il faut bien le dire, seulement communiquer avec son enfant, c’est l’écouter et non déverser sur lui ses problèmes et ses frustrations. Volontairement, je joue l’avocat du diable.

Souvent l’enfant peut se trouver spontanément dans l’empathie et voudra aider sa mère ou son père, c’est normal. C’est l’inverse qui doit-être proscrit, l’attente d’un parent envers son enfant. Confier ses peurs, ses angoisses, c’est pour le rôle des amis, mais ni celui des enfants ou des conjoints de ces enfants. Et puis, il faut rester lucides , il y a des thérapeutes pour cela ! Mettre son enfant dans une telle position, c’est lui imposer un rôle qui n’est pas pour lui. Hormis dans les tristes cas où la situation s’inverse ( maladies neuro dégénératives par exemple), l’enfant n’est pas destiné à devenir le parent de son parent, c’est une question de survie.

 

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( 21 août, 2019 )

Un livre à découvrir !

Lésions intimes de Christophe Royer

Taurnada éditions

Je remercie infiniment Taurnada éditions pour ce service presse. La couverture est attrayante et j’ai immédiatement laissé le livre en cours pour me plonger dans ce thriller. D’emblée, j’ai accroché. Tout d’abord l’histoire se passe en région parisienne non loin de chez moi et j’ai facilement retrouvé les lieux indiqués ( un peu un côté jeu de piste lorsque l’on est de la Région), ensuite j’ai immédiatement adhéré au personnage principal, Nathalie Lesage, capitaine, femme au milieu d’un monde d’hommes, travaillant au sein d’une brigade luttant contre le proxénétisme la DRP, un peu la brigade des Moeurs d’antan.

Le livre commence fort ! Excellent prologue. On est immédiatement plongé dans une scène digne d’un bon scénario de film. Au passage, tout le roman ferait un très bon film !

Un meurtre au caractère particulier, une collègue de la police retrouvée morte, accident ? meurtre ? Le ton est donné ! Le capitaine Lesage, avec son coéquipier, se retrouve aux prises avec une des branches de l’organisation « Gorgona », à caractère un peu louche où se pratiquent des soirées libertines d’un genre un peu particulier et des pratiques extrêmes. Des enquêtes se recoupent, tout cela bien ficelé avec un rythme à couper le souffle. J’en profite pour souligner l’excellent travail de recherche sur l’univers parisien de la nuit.

Ensuite le rythme s’accélère, Nathalie Lesage fait une chute qui va la conduire à entendre une voix, moment plutôt sympathique du roman, l’emportant dans les recoins les plus sombres de Gorgana. La mort de son frère va changer la donne jusqu’à une descente aux enfers où le passé rencontre le présent, je ne dirai plus rien, même si l’envie de tout vous raconter est immense. En tous les cas, un dénouement de qualité.

Une réflexion me vient à l’esprit tout de même : ces dérives  existent-elles à un tel point à deux pas de chez nous sans qu’on le sache ? Affirmatif selon l’auteur dans son annexe … cela glace un peu le commun des mortels …

 

En résumé, un très bon thriller qui va sortir le 12 Septembre, que vous ne devez pas rater et qui m’a fait passer un très bon moment ! J’espère que l’auteur continuera sur sa lancée et nous pondra un second volet des aventures de Nathalie Lesage !

 

Savoureuse expression :)

« (…) une petite rousse vêtue d’une simple robe rouge ras la salle de jeu pour le bas et à la limite de la sortie de route pour le haut. » Expression que je ne connaissais pas. J’adore !

 

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( 21 août, 2019 )

Le désir sexuel est-il une fin en soi ?

 

Ah ! Ce désir qui fait couler inlassablement de l’encre depuis des siècles, peint par les artistes, clamé par les poètes, ce désir est-il une fin en soi ?

Le désir pur existe depuis notre naissance, il apparaît d’abord sous la forme de la faim qui est un des premiers désirs du nouveau-né, puis ensuite naîtra tout un panel de désirs se mélangeant souvent à l’envie, mais ce n’est pas ce désir là qui fait la une des magazines d’été, s’apparentant au besoin conscient ou inconscient de posséder l’autre. Ce désir est très présent à l’adolescence, l’âge où les hormones bouillonnent, mais il devient beaucoup plus pathologique s’il reste constant à l’âge adulte où il doit être contenu. On ne voit que trop souvent les dérives de ces désirs non contrôlés conduisant à des violences sexuelles, des actes de pédophilie, des viols, des agressions, des harcèlements.

Le désir sexuel n’est pas une fin en soi. C’est un concept pourtant trop souvent véhiculé par les médias, par les sondages avec leurs questions redondantes sur la qualité des relations intimes, sur leurs nombres, comme si ce qui se passait au lit était le fondement même du couple et surtout comme s’il existait « une norme » du bonheur.

J’ai lu il y a quatre ans un commentaire sur mon blog venant d’une femme dont la vie personnelle s’est terminée en véritable enfer. Un conjoint, pire qu’un lapin, qui la « baisait » ( car effectivement il n’y a plus d’amour dans de tels actes) chaque nuit sans exception ( règles ou pas, grossesse, accouchement, malade ou pas) durant plus de dix ans. La pauvre femme a fini par quitter le navire, dégouttée du sexe, et surtout bonne pour une psychanalyse qui a duré des années avant d’accepter qu’un autre la touche de nouveau. Honnêtement vous auriez tenu dix ans vous ? Moi, même pas en rêve !

Le désir est une réalité qui peut prendre différents visages, qui appartient à chacun, qui devra être géré au mieux avec l’autre, sans imposer un pouvoir comme ce fut le cas dans ce témoignage, car même mariée, pour moi, cette femme subissait un viol quotidien.

Contrairement à l’idée reçue, les hommes « normaux » n’ont pas que ce désir constant en tête, certains souvent lié à une frustration venant de leur enfance, mais la majorité ne voit pas une femme comme un vulgaire objet sexuel, et trop souvent ce sont les femmes elles-mêmes qui posent des barrières. Nombreuses celles qui refusent d’avoir des hommes comme amis pour cette raison et c’est bien dommage ! Un ami homme est une véritable bénédiction ! Savoir dire non reste une nécessité et permettra aux hommes de demain de connaître la limite du désir et d’apprivoiser positivement « le leur » en sachant que seul le bonheur est une fin en soi, et non le désir.

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( 20 août, 2019 )

Les barreaux du passé nous limitent-ils ?

Que nous le voulions ou non passé un certain âge, nous avons un passé qui est écrit. Il peut même faire partie d’un chapitre très lourd débutant pour certains dans la petite enfance. Ce passé laisse des traces souvent indélébiles. Certains chocs aussi bien physiques que psychologiques peuvent sembler oubliés et pourtant petit à petit sournoisement faire de gros dégâts à l’intérieur.

Nous nous trouvons alors derrière une fenêtre barricadée de barreaux que nous n’arrivons pas à scier, oubliant qu’à quelques mètres de nous, il y a une porte prête à être poussée. Nous devenons alors prisonniers de notre passé, dans l’incapacité d’avancer, récréant en boucle les mêmes erreurs.

Le passé est un livre que l’on ne peut pas effacer, qui fait partie de nous, et qu’il convient de n’ouvrir que pour revivre des moments heureux.  Se remémorer des rires d’enfants, des baisers échangés, des instants de complicité, c’est bon pour notre présent. Ruminer des ruptures, des deuils, des actes de malveillance, c’est rentrer dans une spirale sans fin. Malheureusement, je l’ai déjà souvent dit, notre monde voit négatif, pense négatif, parle négatif, résultat pour conforter ce négatif, les gens vont choisir des moments tristes, histoire de rester dans la « wave », ils ne vont regarder que les informations dramatiques histoire de conforter leur mode de pensées, car une new pleine de vie, de bonheur, on a dramatiquement rien à dire dessus !

Plutôt que de s’extasier sur leur présent : il pleut : c’est super pour la nature, on en profite pour faire du tri, pour s’adonner à une passion, les français (car on est le peuple la plus râleur de la terre) vont être grincheux jusqu’à l’instant où le soleil va revenir, la chaleur avec, et là, encore un bon moyen de grogner parce que franchement, la canicule ! Les remarques de certains que je relève régulièrement me font doucement sourire.

 

Si on ne ferme pas la porte du passé, si une rancune ou une peur est conservée, comment peut-on vivre pleinement un présent qui reste par définition bien court, déjà même passé à l’instant où on s’attarde dessus !

Alors, plutôt que de rester prisonnier de vos erreurs, choisissez la porte, là bas, juste en face. Oubliez les barreaux aux fenêtres ! Courrez ! Et surtout ne vous retourner pas ! Jamais ! Cela n’en vaut pas la peine. Le passé est définitivement passé …

 

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( 19 août, 2019 )

Auteurs jugés sur leurs écrits.

Rien ne m’énerve plus que ces raccourcis faciles réduisant un auteur à ses écrits ou à leurs contenus. Il est évident qu’une plume va inéluctablement retranscrire une émotion ou un avis philosophique, mais en aucun cas ( sauf pour les œuvres autobiographiques) une réalité. Preuve en est de nombreux romans où de nos jours l’éditeur indique : « « Les opinions exprimées par les personnages de ce roman leur appartiennent, elles ne sont nullement le reflet de celles de l’auteur » C’est incroyable d’en arriver là ! Preuve que des lecteurs ( mais ne serait-ce pas plutôt de simples langues de putes) s’amusant à poser sur le front d’un auteur und étiquette.

 

Je m’en suis aperçue lorsque j’ai lancé un concours où des personnes adorables ont découvert que j’écrivais des romans policiers et que je n’étais pas simplement une malade de la thyroïde ( étiquette que je déteste tout autant). Je suis juste une auteure et je refuse de porter l’étiquette «  malade » car c’est très réducteur. J’ai une maladie auto-immune incurable, mais je suis en vie et je me délecte à chaque minute de ce temps qui m’est alloué. Je suis également auteure de polars car lectrice assidue depuis mon enfance de romans policiers ( le Club des 5, Alice …) l’écriture de ce genre m’a toujours semblé aller de soi. Après, pour façonner un manuscrit, je glane des idées dans les faits divers des journaux, dans les anecdotes que certaines personnes me racontent. Un mot peut amener un chapitre, une image un endroit, une visite un livre. Ce fut le cas du Père Lachaise dans Blanc en 2014 né suite à une visite scolaire. Pour Pourpre, un proche s’était trouvé avec un collègue partant à Carcassonne et mon l’endroit où planté le décors fut choisi. Pareillement pour Rouge, mon premier polar, le moins bien construit au départ, né après une discussion avec un collègue lors d’une pause. J’avais déjà écrit une nouvelle sur une histoire d’amitié compliquée. Nous montions un projet sur Dali, la Justice, et l’idée de réaliser un vrai livre s’est imposé. Encore une fois, tout s’est fait doucement un peu comme en assemblant un puzzle.

Des personnes se sont imaginés qu’il était question d’autobiographie allant jusqu’à insinuer que je pouvais comploter voire connaître certains secrets médicaux. Faut un peu stopper la paranoïa ! Je l’ai déjà souligné, le seul point en lien avec ma vie est le journal de Marie sur la mort de son fils, extrait que j’ai intégré sur les conseils de mon médecin de l’époque afin de pouvoir aider par ces quelques lignes placées au milieu d’un écrit ordinaire les mamans endeuillées.

 

Qu’on se le dise, je ne suis pas une auteure de polars ou une révolutionnaire brandissant un drapeau pour rallier des gens pour une cause juste. Je suis juste une petite plume, un peu paresseuse, n’écrivant mes manuscrits que lorsque j’en ai envie, préférant l’ombre à la lumière. Je peux passer aussi bien d’un style très sérieux à une écriture plus moderne tâchée d’érotisme. Ce n’est pas pour autant que j’ai envie de me voir accoler une étiquette comme certain auteur : moeurs légères parce que je peux émoustiller le lecteur dans une scène un peu chaude, psychopathe parce que je vais trouver une intrigue bien tordue que j’affectionne, appartenant à un parti politique ou une confrérie religieuse parce que j’en décris les moindres recoins dans mes livres. Cela s’appelle simplement « la recherche » ! Et c’est une étape que j’adore ! Alors non, je n’ai pas fait les camps de concentration comme je l’ai lu dernièrement ( sic ! Je ne suis pas si vieille !), je ne suis pas Franc maçon ni liée au milieu médical et surtoutpas à la recherche que je ne connais pour étayer mes manuscrits qu’après des heures et des heures de recherches ! J’avoue que j’aime beaucoup écrire sur les dysfonctionnements des laboratoires pharmaceutiques parce que j’ai beaucoup discuté lorsque mon fils était hospitalisé sur des protocoles de soins précurseurs, sur les limites et le pouvoir de l’argent dans ce domaine. Ce sont ces routes que j’ai croisées il y a plus de trente ans qui ont laissé leurs traces.

 

Au final, vous qui passez votre vie à juger les autres sur un mot ( auquel on pourra donner de nombreux sens), sur un acte ( qui pourra être interprété jusqu’à perdre son essence), contentez-vous de lire simplement une histoire telle qu’elle a le mérite d’être, écrite simplement pour donner du plaisir. Est-ce que beaucoup de lecteurs de la collection Harlequin s’interrogent sur la vie ou les pensées de  l’auteur, sur ses prouesses amoureuses et sexuelles ? Alors faites la même chose avec nos romans.

Un livre est juste là pour faire du bien et non pour servir d’armes.

Qu’on se le dise…

 

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