( 14 mars, 2021 )

T’inquiète pas maman

Tels furent les mots de mon fils aîné de 4 ans lorsque j’ai appris que son petit frère était atteint d’un cancer incurable. J’en parle peu. Seulement récemment une personne malveillante a glissé sournoisement qu’il faut être fou pour parler de la maladie de son enfant.  Pourquoi cela le serait-il ? Mon médecin de l’époque m’avait presque forcée à écrire cette douleur qui est restée dans des carnets fermés. J’en ai fait un texte il y a dix ans. Parce que c’était le moment. Parce que les mots de mon fiston sont restés gravés dans ma mémoire : T’inquiète pas maman, ça va aller. Et bien non, cela n’a pas été, rien n’a plus jamais été comme avant, mais j’ai continué à avancer, à tenir debout, parce que la vie est ainsi plus forte que la mort. Alors que l’on use sa salive à me traiter de folle parce que parfois je parle de Lui, mon petit ange, je n’ai que mépris, car cet amour unique que l’on a avec son enfant, qui survit bien au-delà du temps, nul ne me le prendra, même en croyant m’abattre avec de telles insultes.

J’ai juste envie de dire maintenant, t’inquiète pas mon fils, je suis toujours là, et quoiqu’ils fassent, ça, ils ne me le prendront pas.

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( 14 mars, 2021 )

Second coup de coeur 2021

Les lendemains de Mélissa Da Costa

Albin Michel

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ COUP DE COEUR

 

MONUMENTAL COUP DE COEUR ! J’avais aimé le premier livre de l’auteure, mais celui-là est un pur chef d’œuvre du même calibre que « Changer l’eau des fleurs ».

Un livre qui m’a transportée littéralement. Peut-être est-ce le sujet qui m’a touché ou cette jeune femme Amande dont le parcours m’a bouleversée, en tous les cas, j’ai lu ce livre d’une seule traite avec la gorge serrée par moment, les yeux mouillés.

L’histoire :

Amande ne pensait pas que l’on pouvait avoir si mal. En se réfugiant dans une maison isolée en Auvergne pour vivre pleinement son chagrin, elle tombe par hasard sur les calendriers horticoles de l’ancienne propriétaire des lieux. Guidée par les annotations manuscrites de Madame Hugues, Amande s’attelle à redonner vie au vieux jardin abandonné. Au fil des saisons, elle va puiser dans ce contact avec la terre la force de renaître et de s’ouvrir à des rencontres uniques. Et chaque lendemain redevient une promesse d’avenir

Mon second coup de coeur de 2021. Un hymne à la vie qui quoiqu’il arrive, continue …

 

« Si un grain de blé n’est pas impermanent, il ne pourrait se transformer en tige de blé, et si la tige de blé n’est pas impermanente, elle ne pourrait donner l’épi que nous mangeons. »

 

« Les anciens textes chinois décrivaient l’hiver comme un temps de recueillement. (…) Ils décrivent l’hiver comme le moment de fermer les portes et de garder le trésor. (…) Tu as fermé la porte pour garder le trésor et il est temps aujourd’hui de l’ouvrir.

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( 13 mars, 2021 )

Le désir est vouloir ce que l’on a pas …

Notre société est à l’image d’une guimauve dégoulinante de désir. Désir de pouvoir, désir d’avoir, désir de posséder ce que l’autre a, désir ce que l’autre est.

Le désir devrait pourtant être porteur ! Il devrait sublimer la vie positivement. Désir de faire couler l’encre, désir de se mettre à nue, désir simplement d’exister.

Le désir est un manque que l’on ne peut ou que l’on ne veut pas combler, mais soyons honnêtes, ce désir est du domaine du rêve, et une fois ce désir réalisé, souvent l’horloge tourne et il disparaît, car on ne peut jamais satisfaire totalement un désir.

Comme j’aime à le dire, il vaut mieux rêver que désirer, car le rêve emporte bien plus loin … au-delà des nuages !

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( 12 mars, 2021 )

Bibliothèques indispensables

À l’époque du numérique, beaucoup de personnes désertent les médiathèques, enfin c’est ce que l’on croit. Pourtant, les statistiques montrent qu’il n’en est rien. Les gens n’ont jamais autant lu et surtout fréquenter ces lieux magiques. Pourquoi ? Déjà pour une question de coût. Les livres papier sont chers, tellement chers que sauf avec un bon salaire, personne ne peut s’offrir toutes les nouveautés.

Les médiathèques sont les lieux où les enfants dès le plus jeune âge peuvent toucher, regarder des albums, s’approprier l’outil livre comme un vrai moment de plaisir.

Adulte, l’habitude est prise, et cet endroit devient un lieu de vie similaire à un bon resto.

J’ai mis les pieds dans la bibliothèque de ma ville dès son ouverture. C’était une sorte de préfabriqué où j’allais emprunter des livres de la bibliothèque rose ou verte.

Puis le petit bâtiment s’est métamorphosé au fil des ans en immense médiathèque où j’ai continué à traîner mes pieds. J’ai un peu cessé au moment où les livres numériques sont entrés dans ma vie, pour finalement y retourner à la retraite. J’aime flâner dans les rayons, lire les quatrièmes, discuter avec les bibliothécaires ou avec des habitués qu’au fil des semaines je rencontre avec plaisir.

L’avantage d’un prêt en bibliothèque est double. Outre le contact, cela permet de découvrir une nouveauté sans pour autant l’acheter, de prendre un livre « pour voir » même si les critiques sont mauvaises.

Alors, n’hésitez pas à vous inscrire dans celle de votre région. Vous ne le regretterez pas !

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( 11 mars, 2021 )

Cette surpuissance destructrice

Ces egos démesurés surpuissants, politiciens, chirurgiens, chefs d’entreprise, même médecins, ces hommes qui ne courent qu’après le pouvoir.

Ce pouvoir qui fait faire ou dire n’importe quoi, ce pouvoir qui se délecte du « moi, je … », ce pouvoir qui est à vomir. Je n’ai jamais compris ces individus qui ne vivent que dans cette surpuissance, cette conviction de ne pouvoir se tromper, ce désir surtout d’écraser les autres pour s’en sortir. Je sais, cette mentalité a toujours existé, seulement de nos jours, elle déteint sur toutes les couches de la société, jeunes ou vieux, hommes ou femmes, aidée par les réseaux sociaux où la violence éclate.

Gamine de quatorze ans tuée, guerre des gangs, les faits divers ne cessent de faire les gros titres.  La faute à une société où la surpuissance est applaudie, la faute au Covid diront d’autres. La faute surtout à la bêtise humaine.

La surpuissance est la lâcheté des faibles, une illusion donnant l’impression de dominer avec ces « moi je … », avec les poings ou les mots, alors qu’au fond, ils ne sont rien, juste  pitoyables.

Des vies détruites, gâchées, des jeunesses assassinées. Tristesse du jour.  RIP à ces enfants dont la vie est réduite en cendres.

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( 10 mars, 2021 )

Savoir se réinventer …

Vivre, c’est savoir se réinventer, c’est savoir dessiner chaque jour un nouveau jour.  Peu importe les épreuves, les doutes, les erreurs, les échecs, la seule chose qui importe est de refaire le monde à chaque instant. Savoir se réinventer est une bonne chose pour chacun, c’est même sain, car il est important de ne pas rester ancré sur un évènement passé ou sur une conviction erronée. La vie n’est pas toujours ce que l’on croit qu’elle est, elle a mille facettes selon la façon de regarder, selon les émotions qui nous traversent. Jeune, souvent, on s’imagine que notre avenir est tout tracé, comme sur des rails, et puis on rencontre des bosses, puis des fossés et on tombe. Alors, il nous faut vite comprendre que rien n’est acquis, rien n’est prévisible, que tout se construit à chaque instant. Que nous avons des projets qui ne vont pas aboutir, des rencontres que l’on aurait dû éviter, mais dans tous les cas, que le plus important reste de savoir à chaque instant réinventer notre vie.

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( 9 mars, 2021 )

Parce qu’un jour, Simonne fut …

Il y a longtemps que je n’ai pas écrit sur ma petite maman partie il y a dix-huit mois. Faire son deuil est toujours long et difficile, et je trouve que cette maladie n’allège rien. Est-ce parce qu’en tant qu’aidant, on donne tellement de soi que l’on finit par s’oublier ou bien parce que même lorsque la personne n’est plus là, restent ses souffrances.

Apprivoiser l’absence demande du temps, nécessite aussi parfois de s’éloigner.

Ayant vécu toute mon existence dans la même ville, je ressens pour la première fois le besoin de la quitter. Je ne sais pas si j’y arriverai, mais je n’arrive pas à oublier cette traversée du désert lorsque je passe près des endroits où j’ai tant de souvenirs d’elle.

Je n’arrive pas à effacer cette petite femme aux yeux bleus, toujours alerte et souriante que cette maladie a réduit à une forme avachie dans un fauteuil, ni nos discussions philosophiques pointues qui sont rentrées en dissonance avec ces fichues hallucinations. Je suis toujours aussi en colère contre cette injustice : pourquoi elle qui fut si douce, si bienveillante toute sa vie ? Il existe tellement de personnes malsaines que je n’arrive pas à comprendre, que je ne peux ni ne veux comprendre. Simplement parce que la médecine est toujours incapable d’expliquer pourquoi, incapable de trouver un traitement qui offrirait un espoir.

Parce qu’un jour ma petite maman,tu fus atteinte de cette cochonnerie, la maladie à corps de lewy, dont on prononce de plus en plus le nom dans les films ou séries télés, mais dont on ne sait rien ou si peu.

Parce qu’un jour, tu fus, j’invite notre société à ne pas oublier qu’il n’y a pas que la Covid qui tue, que des maladies sont tout aussi destructrices, et qu’il serait bon que la science se penche un peu dessus.

Parce qu’un jour, il ne reste que l’absence ou quelques lignes écrites, si peu …

 

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( 9 mars, 2021 )

Méditation, sport, cours divers en video

Depuis un an, les cours payants en ligne se font de plus en plus nombreux à tel point que l’on oublie presque qu’un jour des salles de sport ou de bien-être ont existé. Qu’en penser ?

Personnellement j’ai la chance d’avoir toujours mes cours de dessin en présentiel ce qui est excellent pour le moral, car le côté « sociabilité » derrière un écran laisse à désirer !  Après, il est vrai que j’ai fait beaucoup de Fitness durant le premier confinement via YouTube. C’était sympa, mais cela ne peut pas durer éternellement, car le sport, c’est bien « ensemble ». Quant à la méditation ou la sophrologie, j’ai essayé également ces cours en ligne, mais franchement rien ne vaut un prof en chair et en os. Je décrochais trop vite, n’arrivant pas à me concentrer efficacement.

Devrais-je parler des cours de dessin en ligne qui peuvent aider, c’est vrai, mais qui là encore ne remplacent pas la présence d’un coach bienveillant. Parce qu’il faut bien le dire, toutes ces nouvelles technologies qui permettent une ouverture sur diverses enseignements ont des limites, offrent la motivation, mais pas l’encouragement. Et c’est peut-être ça, le plus important !

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( 8 mars, 2021 )

Le poids, Hashimoto et l’hypothyroïdie.

La minceur est synonyme de beauté, de perfection dans notre société actuelle. La Covid a un peu changé la donne en autorisant les femmes à rester en leggings et charentaises sans foncer dans des tailleurs étriqués. Seulement, cette fichue thyroïde nous en fait voir de toutes les couleurs et nous voilà face à l’identité du groupe.

Notre poids dépasse la moyenne, et on se retrouve avec une image de soi négative. Le regard des autres nous brûle. La dévalorisation arrive vite. La prise de poids avec la maladie d’Hashimoto reste malheureusement fréquente et génère une réelle angoisse. Elle se retrouve aussi lorsque l’on vit sans thyroïde ou avec un simple dysfonctionnement.

J’en parle régulièrement sur ce blog et pourtant beaucoup n’entendent pas et lancent des conseils amicaux chargés d’une pointe de venin : « Comment ? Tu n’y arrives ? C’est pourtant simple, il suffit de faire le régime untel. » ou «  Quoi ? Tu n’as pas encore maigri ? Franchement, tu ne fais aucun effort ! »

Et pourtant, la personne est malade et ne maîtrise pas sa prise de poids. Il peut lui arriver de ne plus manger, de continuer à faire du sport, et malgré tout, les kilos continuent de s’accumuler, inexorablement, sans que la personne puisse maîtriser.

La honte s’installe. Les gens n’aiment pas les « gros », encore moins depuis le virus qui met les personnes obèses à risque. Alors, on n’ose plus se regarder dans la glace, spécialement si on a toujours été plutôt mince dans sa vie. On tourne en dérision cette prise de poids, mais à l’intérieur, la vie des malades Hashimoto ou en hypothyroïdie tourne vite à l’enfer en raison de cette prise de poids que l’on ne peut pas contrôler.

Personnellement, j’ai longtemps refusé de voir que cette maladie m’avait occasionné une prise de poids, préférant me dire que ma gourmandise était la cause de tout.

C’est vrai que j’avais la chance de ne pas prendre comme certaines adhérentes des tonnes de kilos par moment, cela se faisait en douceur. Il n’empêche que j’ai entendu de drôles de remarques, des réactions malsaines face à mes joues rebondies.

Alors oui, on en souffre. On souffre vraiment !

Il est important que les médecins prennent conscience de cette vraie souffrance des malades de la thyroïde, de ce poids que personne ne peut contrôler.

De nombreuses études cliniques montrent un lien entre prise de poids, taux de cholestérol en hausse et hypothyroïdie. Pourquoi, lorsque l’on diagnostique une hypercholestérolémie et une avancée de l’aiguille de la balance, ne fait-on pas systématiquement un dosage de TSH et des anticorps thyroïdiens ?

Que faire ?

Ne pas laisser les autres juger nos vies, notre poids. Ne pas non plus le vivre comme une fatalité. Ne pas écouter les conseils des personnes qui savent tout sur les régimes miracles. Nous sommes tous différents. Certains perdront quelques kilos en un mois, d’autres en deux ans, d’autres encore plus. Dans tous les cas, si on doit être en colère, c’est contre cette fichue thyroïde et non contre autre chose, alors n’hésitez pas à lui parler à cette glande, à l’enguirlander, et à vous réconcilier avec vous.

Désirer, c’est être …

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( 8 mars, 2021 )

Pourquoi sommes-nous résignés ?

Le monde est résigné. La société est figée. On s’habitue et c’est terrible cette habitude. Elle est devenue notre ombre. Avant, nous étions des révolutionnaires, nous montrions les poings dans les rues. Seulement, c’est fini, plus de manifestations, plus de réunions pour discuter, plus d’opposition. On accepte tout sans broncher. Il y a un an, je parlais de la peur qui nous étouffait, qui nous dirigeait, qui imposait sa loi. J’ai la sensation qu’elle a gagné.

J’ai cessé de regarder les informations, d’écouter les vidéos. Je suis saturée de cette mascarade, de cette fascination que certains ont pour ce vaccin sauveur, de cette haine à l’inverse que d’autres déversent contre ceux qui se font vacciner.

L’homme reste maître de sa vie, de ses choix, et là intervient sa responsabilité. Ça grogne dans les chaumières et pourtant, nous sommes résignés. On accepte stoïquement les cinémas fermés, les restos, parce que c’est bon pour notre santé. Ce n’est pas le contenu que je remets en cause, mais cette passivité qui ne ressemble pas au peuple français ! La 5G est passée comme une lettre à la poste, et je ne parle même pas des réformes dont on n’entend plus parler, mais qui un jour, vont nous exploser à la figure, car on ne les aura même pas entendues être proclamées. Les prix montent et tout le monde trouve cela normal, c’est la Covid … Euh, et pourquoi alors BigPharma a-t-il enregistré des millions de bénéfices, de quoi renflouer les caisses vides ? Pourquoi serait-ce encore « les petits » qui devraient trinquer ?

Pourquoi un simple virus nous a-t-il autant coupé les ailes ? Pourquoi sommes-nous si résignés ?

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