( 30 octobre, 2017 )

Si j’avais pu …

Inspiration du soir, une nouvelle ébauche littéraire ?

 

Si j’avais pu imaginer ce que serait ma vie, est-ce que cela m’aurait refroidie ? Est-ce que je me serais moins battue ? Est-ce que savoir n’aurait pas érigé des barrières ?

Si j’avais pu choisir autrement, prendre le temps, ne pas me précipiter, est-ce que je serais passée par toi, ou aurais-je attrapée une autre main ?

Si j’avais pu stopper le temps, juste un instant, figer cette minute lourde de sens, simplement pour lire dans tes yeux la vérité, celle que tu n’as pas voulue dire, celle que tu ne pouvais pas dire, ces mots si forts, est-ce que j ‘aurais été prête à les entendre ?

Est-ce que j’aurais été prête à te suivre ?

Si j’avais pu t’empêcher de rejoindre les étoiles, en te donnant un nouveau souffle, une nouvelle chance de vivre, est-ce que tu serais toujours là aujourd’hui ?

Si je pouvais reprendre chaque conversation que j’ai eue dans ma vie, rajouter encore plus d’amour, de confiance, est-ce que je n’aurais aucun regret ?

Si je pouvais t’enlever toute cette souffrance qui te pèse, qui t’empêche de vivre, qui te fait sans cesse trébucher, je le ferai, même si ce ne serait pas une bonne idée. Tu t’es relevé, tu as survécu au pire, tu avances maintenant la tête haute, tu as gagné.

Si j’avais pu tout simplement un peu te manquer, je ne serai pas constamment entrain d’écrire toutes ces stupidités.

Mais au final, c’est ma vie, je l’aime comme elle est, je t’aime toi surtout, c’est une triste vérité, et au fond, je ne voudrais rien changer.

 

Texte inédit manuscrit @

( 30 octobre, 2017 )

Le communication, un leurre ?

 

Pas facile de nos jours cette communication, malgré l’avalanche d’outils à notre disposition. C’est un peu comme si ce « trop plein » limitait au final la vraie communication. Communiquer, c’est avant tout partager, échanger des idées, construire une confiance, une intimité possible, mais c’est également à l’inverse un moyen de régler de nombreux conflits. Certaines personnes se cachent pourtant derrière une non-communication, non pour éviter un conflit, mais pour ne pas avoir à se mettre à nue. Fuir le conflit ne va pas le résoudre, pire, il va laisser des failles s’infiltrer, créant des dissonances parfois pires que le point d’ancrage.

J’ai mis longtemps à comprendre pourquoi certaines personnes refusaient le dialogue. Si on n’a rien à se reprocher, communiquer est facile, mais si on a des failles ouvertes, c’est plus dur. Parler à l’autre, se dévoiler, c’est se mettre en danger. C’est un geste de défense. Oser dire que l’on est en « guerre » implique de reconnaître qu’il y a un problème et que nous sommes responsables. Ce n’est pas toujours très agréable. Je fais partie de ces personnes qui tendent la main, même à mes ennemis. Je déteste les conflits, mais l’expérience m’a appris que laisser les non-dits est bien pire. Alors, oui, il faut communiquer, tenter de briser la glace qui s’est formée.

Certains sentiments ne meurent jamais, cela ne veut pas dire pour autant que l’on efface tout, non, juste que l’on prend conscience qu’il aurait mieux fallu parler pour nous éviter tant de douleurs.

Envoyez des bouteilles à la mer, des mots qui font du bien, visualisez positif. Les pensées amicales finissent par porter leurs fruits, même si nous sommes souvent rattrapés par le temps. Rien n’est jamais un leurre si on y croît sincèrement.

( 30 octobre, 2017 )

Comment vient l’inspiration ?

Pour moi, elle s’impose comme une réalité. C’est même amusant, car parfois elle arrive, alors que je suis occupée à d’autres activités. Je me tiens alors « je tiens un super sujet ! » , puis j’oublie, parce qu’elle est volatile. Parfois, si j’en ai la possibilité, je prends un papier ou mon téléphone pour noter. J’ai des dizaines d’idées un peu partout sur des coins de table, sur des carnets, des idées en sommeil, et puis un jour, je les réveille. Je n’ai plus d’obligation d’écriture, et c’est un vrai bonheur de pouvoir écrire quand je veux, pour qui je veux. J’ai des demandes, nombreuses, des défis que l’on me lance. Malheureusement, je manque de temps. Je n’écris que pendant les vacances, et encore ! Depuis que je sors de nouveau de mon terrier, je privilégie les restos entre amis à l’écriture, mais avec l’hiver qui approche, je sais que je vais noircir de nouveaux des pages blanches.

J’ai un roman en tête depuis des mois, il faut que je m’y mette, à Noël certainement.

Dernièrement, une copine ayant appris que j’avais écrit « H et la plume de l’espoir » m’a demandé de lui faire une histoire pour sa petite-fille qui a vécu un drame. L’idée me séduit. Je ne suis pas auteur jeunesse, mais j’aime bien cette idée de faire du bien à quelqu’un. Alors pourquoi pas ?

L’inspiration peut prendre vie n’importe quand, n’importe où, simplement pour s’inscrire comme une évidence. Je suis persuadée que nous sommes nombreux à avoir la même idée au même moment, simplement un seul va l’écrire. Les idées sont faites pour être partagées, pour faire de ce monde quelque chose de meilleur. L’inspiration est juste un des ingrédients, il y en a tant d’autres, mais une chose est sûre, si vous aimez écrire, foncez, ne laissez pas l’inspiration s’envoler. Il n’y a aucune raison pour ne pas écrire !

 

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( 29 octobre, 2017 )

L’importance de l’amitié

Je parle souvent de l’amour, c’est vrai, car c’est mon moteur, au sens large du mot, mais l’amitié est une valeur tout aussi importante. D’abord, peu d’amours durent toute une vie, alors que des amitiés résistent parfois à tout, je parle des vraies, de celles qui défient le temps. En amour, on débute souvent dans l’éblouissement, la fascination de l’autre, le « sans défaut visible », alors que dans l’amitié, il est plus question d’une connivence. Les amis sont ceux avec qui on rit, avec qui on peut tout dire, se confier sans être jugés, avec qui on peut parfois prendre du recul, pour ensuite se retrouver comme si le temps s’était stoppé. Certains me disent que c’est la même chose en amour, et j’avoue être plus sceptique. Hormis, les amours qui défient le temps, rares sont les amoureux qui se retrouvent vingt ans après comme si rien n’avait changé.

L’acte d’amour passant presque toujours par la case désir va se heurter à l’apparence, et malheureusement, l’embonpoint, la calvitie, les rides, font rarement bon ménage avec l’amour éternel.

Tandis que l’amitié se fiche des dégâts du temps. L’amitié se contente « d’être ».

Certaines personnes vivent sans véritable ami. C’est un choix qui leur est propre. Un désir peut-être de ne pas se dévoiler totalement. Personnellement, je pense que les vrais amis nous rendent meilleurs, simplement parce qu’ils savent dire ce qu’il faut quand il faut, au bon moment. Tout comme en amour, on ne rencontre pas nos amis par hasard, c’est un peu comme s’ils s’inscrivaient dans notre chemin de vie. Avec eux, nous avons le droit d’être nous-mêmes, de ne pas porter de masque, de dire ce que nous avons sur le coeur.

Un véritable ami ne juge pas, il peut conseiller, mais jamais il ne va menacer, faire du chantage affectif ou prendre parti. Pourquoi ces amitiés vont-elles fleurir ? C’est une question épineuse. Ce peut-être le choc d’un regard ou d’un rire, qui n’a pas vécu un fou rire qui a couronné une longue amitié, une « reconnaissance » intellectuelle de l’autre, et puis on a ceux, on ne sait pas pourquoi, mais on est « bien » avec, l’impression de les connaître depuis toujours, ce plaisir de se retrouver même si ce n’est qu’une ou deux fois par an, ce plaisir d’être ensemble.

Encore plus que l’amour, les vrais amis se reconnaîtront sans avoir besoin de se le dire, ils n’auront nul besoin de mots « d’amitié », ils sauront qu’ils sont.

L’amitié au final a cette merveilleuse faculté de ne pas se dire, de ne pas s’écrire, de simplement se vivre avec à la clé ce doux sentiment qui se nomme la tendresse.

 

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( 28 octobre, 2017 )

Chaque personne est unique.

C’est récurrent dans mes romans, car j’en suis convaincue, rien n’arrive vraiment par hasard. Nous avons cette notion de choix, qui implique que nous avons notre libre-arbitre, et malgré cela, nous avons en nous cette intime conviction, que l’autre, cet autre qui nous a pris beaucoup, qui a pu nous faire du mal, n’est pas venu dans nos vies par hasard, et il va repartir lui aussi en emportant un morceau de nous, une leçon, un avertissement, ou simplement un sentiment.

Chacun de nous est unique, et trop de personnes oublient cette vérité. Être unique signifie que nous avons le droit de ne pas nous fondre dans un moule, d’être « trop quelque chose ou pas assez », de ne pas avoir envie ou à l’inverse de désirer, de rester muet ou d’être trop bavard. Être unique est ce qui fait notre identité. La société aime nous coller une étiquette. « La femme doit se comporter de telle manière, l’homme de son côté ne devra pas franchir certaines barrières. » ces différences sont des cadeaux qui nous permettent d’éviter de nous voir exclusivement en miroir, car comme ce serait ennuyeux sinon. Les jeunes cherchent à copier leurs idoles, ce fut le cas de tout temps, l’amoureuse cherchera à rentrer dans les critères qui comblent son amoureux, mais restera-t-elle « elle » ?

Nous avons tous, à un moment de notre vie, été fascinés par « un maître » qui nous aura enseigné, sans parfois le savoir, la clé de notre vie. Mais vivre, c’est se détacher de ces personnes qui furent notre moteur, c’est accepter d’être vraiment ce que nous sommes, même si c’est avec des traits de crayon d’imperfection. Vivre, c’est surtout revendiquer notre authenticité, notre manière unique d’être. Rentrer dans le monde est souvent une obligation sociale, notamment dans le monde du travail, mais pour ne pas être juste un mouton et rester cette personne unique, laissons choir notre manteau en passant la porte du boulot. Acceptons de croiser le sourire de cette personne, différente, unique pourtant, de cette autre qui nous intrigue, de cette troisième qui nous fait rire. Vous qui me lisez, sachez que vous êtes uniques, que je suis unique, et au fond, c’est vraiment super, vous ne trouvez pas de nous retrouver.

( 27 octobre, 2017 )

Toutes les histoires sont belles

 

J’aime à le dire, toutes les histoires sont belles, simplement parce qu’à un moment, elles l’ont été. La vie les a parfois salies, abimées voire détruites, mais au début, lors de ce moment magique où tout a commencé, elles furent magnifiques. Vous vous souvenez de ce premier slow que vous avez dansé ? Cette émotion qui n’a duré qu’une fraction de seconde, ce corps serré, ce trouble ? Et cette autre fois, ce premier baiser furtif ou langoureux sur une chanson de Céline Dion ? Vous souvenez-vous de votre regard qui est devenu flou en croisant le sien, ce besoin de la voir encore et encore, même si ce n’était pas vraiment une bonne idée, même si l’attirance n’était pas partagée ? Vous souvenez-vous du choc de vos âmes ? Ce sentiment de reconnaître dans l’autre une partie de vous ? Ou cette fois là où le désir était si fort que vous avez bien failli commettre l’irréparable ? Je vous vois sourire, bien sûr, vous y pensez encore.

Toutes ces minutes ineffaçables inscrites dans le livre du temps, toutes ces possibilités sur lesquelles vous avez enfourché un cheval ailé, tous ces espoirs. Peu importe si l’amour ne dure jamais, si les amis se séparent, si le mot fin s’inscrit inéluctablement, parce que c’est le principe même de la vie, l’important reste cette réalité, toutes les histoires furent belles un jour, et la vraie intelligence, c’est de ne pas l’oublier.

( 27 octobre, 2017 )

Hashimoto, on continue ensemble ?

 

Déjà plus de deux ans que ce petit recueil a vu le jour, et continue sa route. Dans la préface, j’avais écrit « Je suis atteinte moi-même de la maladie d’Hashimoto. Ce n’est pas mon histoire, juste un cri d’alerte afin de faire comprendre aux Autres, que certaines maladies invisibles engendrent de véritables souffrances, qu’il ne faut pas négliger.  Cette maladie fait partie de ma vie depuis bientôt deux ans. Arrivée, sans crier gare, sans prévenir, sournoisement. Pire qu’un amant jaloux, elle est toujours là à me suivre partout, à anticiper le moindre de mes mouvements, à m’empêcher d’agir à l’instant où il me serait nécessaire de le faire. Au moment où je vais le mieux, elle revient, plus forte, Hashimoto s’est infiltrée en moi. J’ai dû l’accepter, avec difficulté, me l’approprier et en sortir le meilleur. »

Deux ans plus tard, je constate avec regrets que cela n’avance qu’à pas d’escargot. Les médias continuent à dénigrer les maladies thyroïdiennes allant jusqu’à dire que ce ne sont que des maladies de gonzesses, propos repris par de nombreux internautes qui n’ont rien compris. D’abord, il n’y a pas que des femmes atteintes, et de deux, il y a aussi des enfants, beaucoup trop ces dernières années, certainement un signe que ces maladies ne sont pas prêtes de s’arrêter. Doit-on incriminer la société, son stress permanent, ce besoin de toujours devoir faire mieux ? Ou bien sont-ce les perturbations endocriniens, que l’on trouve aujourd’hui presque partout, les chocs violents qui dérèglent cette glande fragile ? La liste est longue, et au lieu de toujours chercher un coupable, essayons plutôt de comprendre.

Cette petite chose insignifiante qui ressemble tant à un papillon peut pourrir des vies. Ce n’est pas un cancer qui va tuer en six mois parfois, mais cette maladie peut creuser en profondeur, bousillant la vie de certains. Il y a de bons médecins, des mauvais comme partout.

Comme je l’écris dans ce recueil, j’ai rencontré un toubib de la pire espèce.

«  Je pense à un médecin que j’ai moi-même rencontré. Ma TSH avait fait subitement une envolée mais se trouvait encore dans la norme dite labo. Pourtant, j’étais un légume, frigorifiée, sans concentration. Je savais que mon traitement nécessitait juste une petite goutte de L-Thyroxine® en plus. Pourquoi ne l’ai-je pas prise toute seule ? Parce que je gardais tout de même confiance dans la médecine ! J’avais besoin d’aide, d’un conseil. Je n’ai rien eu de tout cela.  Le médecin m’a dédaigneusement dit que je devais être en pleine déprime, que j’étais bien stressée, que les élèves me fatiguaient et m’a juste prescrit un calmant, que je n’ai jamais pris. Je suis rentrée chez moi révoltée et le lendemain, j’ai augmenté mon dosage, toute seule, comme une grande. Une semaine après, j’étais de nouveau dans « ma norme » et explosais de forme. Si j’avais écouté ce type, je me serai gavée de médicaments qui m’auraient encore plus ralenti le cerveau, j’aurais continué à avoir froid toute la journée, à ressentir des crises de panique. Une goutte, juste une goutte qui a tout changé et qui a permis à ma TSH quelques semaines plus tard d’être de nouveau autour de 1, ma zone de confort. »

Aujourd’hui, je n’hésite plus à changer de praticiens si j’en rencontre un méprisant, à écrire même au conseil de l’ordre. Une nécessité de faire prendre conscience que nous ne sommes pas des Cobayes, que c’est vrai, il y a pire, mais que pour bien vivre sa maladie, on doit avoir une reconnaissance de celui qui est en face de nous.

Non, un malade de la thyroïde n’est pas un malade imaginaire, il ne simule pas, il n’en aurait même pas le courage dans ses pics de souffrance, il peut être soudain fatigué, sans aucun signal d’alarme. Si en plus d’un dérèglement s’ajoute une maladie auto-immune comme Hashimoto, les dés sont pipés. Rien n’est certain par avance, tout peut arriver.

Alors, oui, il faut continuer le combat jusqu’au bout, il faut continuer à visualiser du positif, car c’est important pour chacun de croire en le meilleur, et j’espère que dans deux ans, d’autres médecins auront rejoint la poignée qui nous soutient. Beaucoup le font dans l’ombre, car avec toutes les directives ministérielles, ce n’est pas au goût du jour d’ouvrir sa bouche pour dire que « l’on comprend un malade Hashimoto », et pourtant, on comprend bien un diabétique, une SEP, un dépressif, pourquoi on ne comprendrait pas une personne dont le papillon s’envole ?

 

Je rappelle que le recueil Hashimoto, mon amour est en stock de nouveau sur le site fnac

https://livre.fnac.com/a9389468/Sylvie-Grignon-Hashimoto-mon-amour#st=Hashimo&ct=&t=p

 

Et bientôt, un petit album jeunesse « H et la plume de l’espoir » chez Edilivre , pour que le message passe par les enfants.

 

( 27 octobre, 2017 )

Pourquoi une seconde peut-elle changer une vie ?

La vie peut basculer en une seconde, une seule, cette seconde qui va nous faire opter pour le coeur ou la raison, cette seconde qui va nous faire faire ce pas en arrière, celui que l’on devait faire ou pas.

Si on y repense, nous avons tous des dizaines de secondes qui ont fait basculer nos vies. Le bus que l’on a pris et dans lequel nous nous sommes croisés un jour. Peu importe si l’histoire a dérivé vingt ans après, elle a eu le mérite d’être. Le bras qui nous a retenu, juste un instant pour nous dire de foncer et changer de métier, un avenir qui s’est joué en un claquement de doigts, une chanson sur laquelle on s’est embrassés, un regard qui a parlé, un téléphone que l’on a décroché, un autre que l’on a refusé.

Des dizaines de secondes. Qu’aurait donc été notre vie si nous avions fait un autre choix ? T’aurais-je croisé toi qui me lis? Que serais-tu aujourd’hui toi qui es passé par moi ? Serais-tu le même, ou pas ?

Il ne m’a fallu qu’une seconde pour décider d’écrire mon manuscrit l’an dernier, ce thème s’étant imposé comme une évidence. Le roman s’est juste vendu en Collector pour des raisons éditoriales. Je suis très heureuse d’avoir pu récupérer mes droits afin que « Juste une seconde » puisse voir le jour autrement. Publié en auto édition sera une première, et j’espère que j’ai fait le bon choix. J’attache beaucoup d’importance à ce petit roman qui pose la question existentielle de la seconde chance. Cette seconde que l’on a ratée un jour, pouvons-nous la récupérer, autrement, ou est-elle perdue à jamais ?

En tous les cas, mon héroïne Nadia vous en parlera bien mieux que moi. En ce qui me concerne, je peux juste affirmer, qu’une seconde peut changer une vie entière.

( 26 octobre, 2017 )

Mais où est passé le bonheur ?

Pourquoi tout le monde veut-il plus que ce qu’il a ? Partout je ne lis que désespoir simplement parce que les personnes rêvent d’avoir plus. Elles sont dans une telle soif qu’elles passent à côté du bonheur tout simple. Une fois encore, la médiatisation a donné une définition universelle du bonheur liée à l’argent, à la possession des choses, au pouvoir, à la réussite, et en tout dernier à l’amour. Comme si l’amour s’inscrivait dans un cadre précis, comme s’il pouvait-être formaté, sculpté. L’amour n’a aucune limite, l’amour ne se force pas, il ne se choisit pas, il arrive. Le sentiment qui va en découler sera du bonheur. Peu importe si cette émotion dure ou non, l’éprouver est le premier pas.

Nul ne peut-être heureux dans un état d’esprit où règnent la violence, la haine, la douleur, la vengeance. Les émotions négatives bloquent cette course vers la plénitude, et malheureusement, trop de personnes ne vivent qu’en rabâchant le passé., et bien sûr le côté sombre du passé.

Où est passé le bonheur ? Il est là, à vos côtés, à vous de ne pas le rater. Déjà, il faut cesser de se mettre des barrières infranchissables. Le bonheur, ce peut-être une barre de chocolat aux noisettes. Vous avez trop de kilos ? Et alors ! Dégustez cette friandise sans culpabilité. Ce sera cette musique, une vous aimez tant, qui vous rappelle des souvenirs, que vous avez envie de chanter. Pourquoi la fuir ? Les souvenirs sont une trace de votre existence alors laissez vous planer, même si vos notes sont fausses, peu importe. Ce sera aussi ce dernier polar que vous venez d’acheter ( bien sûr si c’est le mien, ce serait encore mieux), mais même si c’est un Musso très critiqué, si vous aimez, prenez du plaisir ! Le bonheur ce sera ces amis que vous recevez avec joie, ce message qui va vous faire rire, ces petits riens qui font un tout.

Le bonheur, c’est surtout d’oser réaliser ses désirs, tenter, prendre quelqu’un dans ses bras pour l’aimer ou le consoler. Alors, non, le bonheur, il n’a pas disparu. Il faut juste ouvrir de grands yeux, bien regarder, cesser de ne penser qu’au temps, à l’argent, et même si c’est pour un temps court, ne pas le dénigrer. Mieux vaut de petits instants de bonheur, que pas de bonheur du tout !

( 25 octobre, 2017 )

Ces mots qui restent coincés

On apprend à parler dès le plus jeune âge, à parler de tout et de rien, mais très peu des vraies émotions, de ce que nous ressentons. En grandissant, j’ai l’exemple chaque année dans mes classes de CM2, les enfants savent dix fois plus manier l’insulte que le compliment. Grave lacune ! Comment peut-on construire un futur équilibré lorsque l’on n’a véhiculé durant des années que des « t’es stupide », « t’es nul » ( et je suis gentille dans mes exemples).

La tendresse est un peu le sang qui coule dans nos veines. Sans elle, on s’assèche, et à la longue, on devient quelqu’un de tristement inintéressant. Seulement ce n’est pas si facile de dire aux autres à quel point nous tenons à eux. L’éducation est la première barrière. Nos parents nous ont parfois éduqués avec des limites dans la démonstration affective, murs qu’une fois adultes, nous avons bien du mal à franchir. En amitié, en famille, en amour, nous refoulons autant nos besoins que nos désirs, préférant croire que ce n’est pas pour nous. Ce qui est faux, nous avons tous besoin d’amour. Pourtant les mots ne sortent pas, simplement parce que nous avons peur qu’ils soient mal pris, mal compris, nous avons peur du ridicule.

Il faut laisser les émotions s’exprimer, sortir quitte à se faire violence. Il faut surtout apprendre à recevoir les paroles affectives comme un joli cadeau, sans se sentir mal à l’aise, sans juger. Nous ne pouvons aimer d’amour tout le monde, mais la tendresse n’a aucune limite, alors offrons là, elle ne peut faire que du bien. Apprenons à donner, pour nous d’abord, parce que égoïstement cela nous fera du bien, puis pour l’autre même s’il n’en a pas besoin. Il a peut-être juste à apprendre à dire merci. N’attendons surtout rien en échange. Ce ne sont que des graines qui pousseront un jour, ou pas.

Et puis, si chacun s’autorisait deux ou trois fois par an, à crier ces mots d’amour, de tendresse, qui restent coincés, alors notre société vivrait certainement dans une bien moins grande souffrance. Alors, il fait beau, le soleil brille pour tous, osez simplement dire, reconnaître, valoriser vos amours et vos amitiés.

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