( 25 janvier, 2019 )

La bienveillance

Longtemps j’ai vécu au pays des Bisounours, certainement parce que ma nature positive m’incitait à ne pas voir le mal chez les autres. Et puis ma route a croisé d’autres routes, dont certaines étaient tout sauf bienveillantes. Stupidement, je continuais pourtant à ne vouloir voir que le verre à moitié vide et non le verre à moitié plein. Pour moi, être bienveillant, c’était porter un regard aimant sur l’autre, sans jugement, sans négativisme. Découvrir que des personnes auxquelles on tient, qui se disent bienveillantes, sont prêtes à vous pousser dans le fossé, je ne le souhaite à personne. Devient-on soi-même, à ce moment, malveillant ? Peut-être pas jusque là, car l’empathie réelle a ce pouvoir, celui de garder le bon en soi tout en restant prudent. Cela  s’appelle être humain, mais ce désappointement de voir le miroir se briser peut pousser l’homme à dire des choses qui dépassent sa pensée. Je ne suis pas une sainte et je n’ai pas échappé à cette règle, chose que je regrette aujourd’hui, m’étant abaissée au niveau, bien petit, de ces vraies personnes malveillantes. Je me suis promis de ne plus jamais recommencer !

Étant terriblement emphatique, j’ai beaucoup souffert de ces actes de malveillance gratuits, et même des années après, j’ai toujours des difficultés à effacer « les mots qui tuent », parce que merveilleusement bien orchestrés, ils ont permis à la flèche de frapper où cela faisait le plus mal.

J’ai lu dernièrement une étude qui expliquait que l’homme reçoit de l’empathie et plus l’hormone nommée ocytocine se développe, et plus nous devenons nous-mêmes emphatiques. Seulement, il existe des personnes qui n’ont aucune empathie. Elles sont donc incapables de concevoir la bienveillance en dehors de la définition, et tout acte qui déséquilibrerait leur projet, leur désir, serait alors considéré comme un acte malveillance. Ces personnes n’ont aucun scrupule à faire volontairement du mal, puisque ce simple mot n’existe pas pour eux. Le seul comportement néfaste est un comportement qui contrarierait leur plan. Les autres ne sont que des objets manipulables. Je devrais en vouloir à ces personnes, je n’ai que de la peine. Quelle tristesse ! Une personne pleinement bienveillante, sans penser négative, vivra bien plus heureuse. Elle prendra les critiques avec philosophie, sourira aux remous de la vie. Être bienveillant, c’est déjà ne pas juger rapidement, accepter de communiquer en cas de conflits, de brouilles, de mésententes, bref ne pas choisir la facilité qui conduit à la méchanceté gratuite.

Mesurons nos mots, ils peuvent être de véritables portes blindées qui nous empêcheront d’exister ou des fenêtres qui s’ouvriront sur un monde justement empli de bienveillance. Plantons des graines de bienveillance, car notre société négative en a vraiment besoin !

 

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( 24 janvier, 2019 )

L’écriture et son inspiration.

Comment ne pas vous remercier, vous qui lisez régulièrement mon blog, me félicitant pour le genre différent de mes articles. Facile, dirais-je, car la vie est tellement pleine de sujets, et un article reste au final très court, ne nécessitant ni recherche ni photos. Bien plus difficile est l’inspiration pour écrire un manuscrit. J’ai beaucoup d’idées gravées pour mémoire sur mes petits carnets, mais cela ne suffit pas toujours. Les idées, c’est une chose, les mettre en vie en est une autre, mais pour cela, il faut du temps, beaucoup de temps. Autoriser sa plume à s’envoler, c’est accepter de passer par des périodes de vide, car un manuscrit ne s’écrit pas comme un article, sur un coin de table. C’est aussi gratter des lignes sur un sujet de roman, puis passer à un autre, sans se demander à quoi tous des « bouts d’histoire » pourraient servir. Car ce n’est pas le but. Seule l’importance des mots compte.

Écrire un livre, ce n’est pas non plus rentrer dans un moule où tout est figé, ni se forcer à adopter les normes littéraires au goût du jour. Écrire, c’est simplement suivre ses envies, sans s’imposer d’obligations ou de contraintes, sans se brusquer, simplement écrire, parce que sinon les mots vont se chamailler et ils ne voudront plus jamais jouer ensemble. :

 

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( 24 janvier, 2019 )

Savoir faire son deuil.

 

Faire un deuil, c’est long, c’est douloureux, cela fait mal, mais il est important de ne pas perdre espoir. L’heure arrive toujours où la souffrance est moins forte.

Étant passée par cette épreuve, en perdant mon fils puis mon père, je peux vous assurer qu’il y a une vie « après », même si l’oubli ne viendra jamais, même si ces autres nous manqueront toujours.

La première étape est d’avouer que l’on a mal. Nous ne sommes pas égaux face à la mort. Certaines personnes vont hurler, crier, évacuer leurs souffrances, d’autres, à l’inverse, vont avoir l’estomac noué à tel point qu’ils auront l’impression d’être morts aussi. D’autres encore donneront l’impression d’être insensibles ou d’avoir bien surmonté. Tout est dans l’illusion.

Un deuil est dur au quotidien, on s’adapte petit à petit, mais on souffre à l’intérieur.

Il ne faut pas tenter d’être fort, cela ne sert à rien. Je l’ai été, peut-être par orgueil, et je l’ai payé cher. J’ai mis des années à oser pleurer mon fils. Je pensais que ce n’était pas bien pour mes enfants restants. Résultat, un jour, les vannes ont lâché, le jour où une personne s’est servie de mon drame pour tenter de m’abattre. Comme je l’écris dans mes romans, j’ai pleuré des larmes de sang et au final, personne ne m’a trouvée faible pour autant.

Alors pour faire son deuil, il faut savoir oser pleurer et à l’inverse, si on n’en éprouve pas le besoin, et bien, ce n’est pas bien grave.

Après, ne pas se donner de délai. Certains feront leur deuil rapidement, en apparence, d’autres vont mettre des années. L’important est de se dire que cela arrivera.

Nombreuses personnes vous parleront des étapes du deuil. Ne pas les attendre dans l’ordre, car elles pourront se présenter à vous dans le désordre, mais une chose est sûre, vous n’échapperez pas à la colère, au déni, à la déprime, puis à l’acceptation finale.

Faire le deuil d’une personne aimée a le même processus que le deuil d’une rupture ou un divorce non désiré. Il faut passer par les étapes sans en sauter une parce que c’est la seule manière de survivre. Le chagrin ne disparaîtra jamais complètement. Il reviendra par vagues, souvent aux dates d’anniversaire, mais l’important est d’apprendre à vivre avec. Et comme je le dis toujours, ces deuils sont là pour nous aider à grandir encore plus, alors si nous voulons honorer la mémoire des disparus, réalisons nos rêves, car c’est ce qu’eux n’ont pas pu faire  …

 

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( 24 janvier, 2019 )

Écrire des mots

J’ai des mots plein la tête, des mots de rien du tout, des mots qui ne veulent rien dire ou à l’inverse des mots qui veulent tout dire, des mots qui n’existent pas, sauf pour moi. J’ai des mots qui s’entrechoquent, des mots qui semblent cogner à la porte, qui veulent sortir, qui désirent vivre. J’ai des mots qui restent bloqués, coincés, comme si j’avais avaler une arrête, des mots entendus qui ne passent pas, des mots poignards qui m’ont transpercée. J’ai des mots plein la tête que je pensais avoir effacés. Je les avais simplement rangé dans des tiroirs bien étiquetés. Par mégarde, je les ai laissé s’échapper, s’envoler. Ils font une ronde autour de moi en hurlant. Ils sont là, prêts à frapper. Je pensais que le mal avait été anéanti, que les mots m’avaient oubliée. Ils s’étaient juste endormis et reviennent me hanter. J’ai des mots plein la tête que mon bourreau a prononcé, des mots qui m’ont vidée de mon identité, des mots qui m’ont fait disparaître, des mots qui m’ont tuée.

Alors plutôt que de leur donner le pouvoir de m’exterminer, je vais attraper un crayon bien taillé, et je vais remplir ce carnet écorné, de mots qui ne veulent rien dire, de mots qui font mal, de mots qui m’empêchent de respirer, simplement pour pouvoir ensuite déchirer ces feuilles de papier, et pourvoir enfin hurler, tu t’es trompé, tu ne m’as pas tuée !

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( 23 janvier, 2019 )

TRÉFONDS de Tom Clearlake

TRÉFONDS de Tom Clearlake

Édition Moonlike

 

 

Un grand merci à l’auteur pour son service presse. J’avais déjà lu son roman précédent « l’essence des ténèbres », et j’étais donc très curieuse de découvrir ce nouveau livre.

 

L’histoire démarre fort avec une immersion directe dans une fusillade grandeur nature.

Luca Ferrand, officier police se retrouve mis à pied, et rencontre Tanya qui lui dit être menacée. Ils vivent une nuit intense, puis Tanya disparait. Quelques jours plus tard, Luca apprend que ses collègues ont retrouvé une femme décapité dans une poubelle et que ce pourrait bien être Tanya. Il reconnaît les tatouages, mais ce n’est pas la jeune femme avec qui il a passé la nuit.

L’auteur nous guide alors dans un monde bien particulier, celui de la nuit, celui où aucune limite n’existe, et aux côtés de Luca nous partons à la recherche de Tanya, cultes et symboles sataniques au programme. La basilique du Sacré-Cœur. Mystères, horreurs, terreurs.

Ici, on a plus affaire à un thriller qu’à un polar, avec une montée crescendo de l’angoisse. Luca va vivre un véritable plongeon au coeur des enfers et nous allons avec lui suivre son périple.

Que dire si ce n’est qu’une fois commencé, on n’a aucune envie de quitter ce livre, on veut impérativement savoir, comprendre. Un peu comme un jeu de piste, on va suivre pas à pas l’avancée de Luca.

L’idée de ce thriller est absolument géniale ! Les faits historiques relatés sont véridiques hormis l’Infernum dont je n’a pas trouvé de véritables traces, mais on peut s’interroger tout de même …  Comme le titre, fort bien choisi l’indique, nous touchons les tréfonds de l’âme humaine, jusqu’à atteindre, nous aussi les endroits les plus sombres du Mal.

La jolie petite histoire d’amour entre Tanya et Luca met un peu de douceur dans une plume teintée d’atrocités. Coeurs fragiles s’abstenir, quant aux autres, foncez …

Au passage, cela m’a fait penser à du Chattam pour ceux qui aiment, et cela ferait un film diabolique !

 

Les phrases clés du polar :

« Tous les hommes sont potentiellement des monstres en puissance, beaucoup l’ignorent et essaient de se convaincre que ce genre de fantasmes ne leur appartient pas, que ce ne sont que des idées extérieures, dérangeantes, qui envahissent leur réalité bien ordonnée. Mais où est l’ordre dans l’esprit humain ? Le chaos n’est-il pas la base de la pensée rationnelle ? »

 

« Mais l’on ne peut parler de combat que lorsque les forces opposées ont une part égale de chance de victoire. Ici, mas- sacre eut été plus approprié pour définir ce qu’il advint au centre de l’arène. »

 

« L’humanité n’a pas sa place ici. Seulement la cruauté et la folie. L’infamie et l’abomination. »

 

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( 23 janvier, 2019 )

L’échec n’existe pas

L’échec est lié à notre éducation. L’homme est conditionné depuis son enfance à ce sentiment. « Ne tombe pas ! » « Attention à ne pas casser ton verre ! ». Ensuite, l’enseignement à l’école n’est pas plus positif mettant trop souvent en avant l’échec plutôt que la réussite, et pourtant, l’échec n’existe pas, ce n’est qu’une simple illusion. Seulement, l’échec n’est pas la résultante d’une entreprise où nous avons échoué et n’a de résonance négative que si nous lui donnons ce pouvoir.

Apprendre à regarder la vie différemment implique de percevoir l’échec autrement. Tenter de réaliser un rêve ou un projet comporte le mot « tenter » qui veut dire essayer, donc, qui potentiellement peut impliquer ne pas réussir. Le tout est de partir avec cet état d’esprit. L’échec existe si nous lui donnons un pouvoir. À chacun de ne donner que l’importance qu’il doit avoir, et surtout pas plus.

 

Comme je le dis toujours à mes élèves, c’est par l’échec que vous allez apprendre, car comment peut-on progresser sans faire des erreurs ? C’est impossible ! C’est la prise de conscience de nos failles qui va enclencher le processus d’apprentissage.

Rester focaliser sur un échec, c’est un peu comme rester les deux pieds coincés et ne plus pouvoir en sortir. On va tirer, essayer, mais rien n’y fait. Seulement voilà, c’est notre orgueil qui est touché et bougre, que cela fait mal. On imaginait être « le meilleur », « le plus intelligent » et au final, on n’est juste qu’un être humain avec des faiblesses. Pour beaucoup, ce n’est pas vraiment agréable à accepter !

Je le redis donc, l’échec n’est au final qu’un simple mirage, car personne n’échoue vraiment. Chacun va apprendre de ses erreurs, va pouvoir agir positivement et peut-être changer différemment. Seuls les imbéciles pensent le contraire.

Surmonter un échec, c’est oser aller de l’avant ! Alors oubliez ce que vous avez appris, l’échec n’est qu’une illusion de votre esprit !

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( 22 janvier, 2019 )

À même la peau de Lisa Gardner

Coup de coeur !

Depuis le début de l’année 2019, j’ai la chance de tomber sur de très bon livre !

J’aime beaucoup Lisa Gardner en particulier Lumière noire, et son nouveau roman m’a complètement bluffée ! Wouah ! Génial !

Merveilleusement bien écrit, passionnant, je n’ai pas pu le lâcher !

Je pourrais délirer des pages sur ce thriller virtuose, mais je gâcherais certainement le suspense alors je vais juste dire, il est vraiment parfait ! Avec des personnages attachants comme DD et Adeline insensible à la douleur.

J’ai lu des chroniques critiquant l’aspect médical, le raisonnement de l’auteure sur la douleur, je connais aussi la douleur et cette philosophie qui incite le patient à se battre, je plussoie totalement !

Donc ne regardons un polar que comme il est, un polaret non un ouvrage de médecine !

Un livre à lire en haut d’une PAL !

 

Le résumé de l’éditeur

Deux meurtres spectaculaires sont perpétrés à Boston à six semaines d’intervalle. Dans les deux cas, les victimes sont des femmes seules, atrocement mutilées, à côté desquelles l’assassin a déposé une rose. L’inspectrice D.D. Warren, chargée de l’enquête, décèle vite une similitude entre ces mises en scène macabres et une longue série de meurtres ayant défrayé la chronique à Boston quarante ans plus tôt et dont l’auteur, Harry Day, s’est suicidé depuis. Seul recours pour D.D. Warren : se rapprocher des deux filles de Harry Day. Se pourrait-il qu’il y ait un lien entre les récents crimes et Shana et Adeline ? Pour le savoir, D.D. Warren va devoir se confronter à cette interrogation : peut-on échapper à son destin lorsqu’il est marqué du sceau de la mort ? Une plongée stupéfiante au cœur d’un enfer familial.

 

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( 22 janvier, 2019 )

La sincérité

Un thème qui me tient à coeur et que m’a proposé de traiter une amie, la sincérité.

Qu’est-ce que la sincérité ? Par définition, la sincérité est la faculté de ne pas mentir sur le fond de sa pensée.

Comment savoir si une personne en amour ou en amitié est sincère ?

Honnêtement, à part lire dans une boule de cristal, personne ne peut savoir à l’avance si l’autre est sincère. On ne peut que l’espérer ! J’ai toujours pensé que si on entrait en amitié ou en amour, c’est qu’il y existait une certaine alchimie sincère, sinon les énergies que nous sommes ne pourraient pas fusionner. Seulement, rien n’est moins simple ! Tout le monde n’est pas sincère. Beaucoup de personnes font semblant. Et c’est là le drame, parce que la beauté de la sincérité est de dire honnêtement ce que l’on pense vraiment et non ce que l’on voudrait que l’on pense. Trop d’individus se cachent derrière des masques de faux semblants, pour se faire bien voir, pour surtout ne pas avoir à affronter leur propre mensonge.

On peut imaginer à quel point sera compliqué une relation amicale ou amoureuse, surtout à l’ère des réseaux sociaux où la sincérité est mise à dure épreuve entre les faux amis qui s’infiltrent dans des faux profils, les parasites qui ne sont là que pour « eux » ou ceux qui n’ont aucune vie et qui s’imaginent qu’en infiltrant la vôtre, ils vont en avoir une. Et je ne parle même pas de celles qui se disent « votre amie sincère » et qui va passer son temps à rapporter vos faits et gestes à des tiers voir à aller jusqu’à faire des captures d’écran, brisant ainsi la confiance.

J’ai pris l’exemple des réseaux sociaux, mais il est évident que dans la vie, ce sera exactement la même chose.

La sincérité est une valeur d’honnêteté et de respect qui s’oppose au mensonge.

Créer du lien, c’est s’ouvrir à l’autre parce que l’on croit en lui, que ce soit en amitié ou en amour, l’autre est une évidence. Il a le droit de refuser ce lien qui pour certaines personnes va peut-être peser trop lourd, car comme dans le Petit Prince « tu es responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé »

Ce lien va s’enlacer avec sincérité dans une totale transparence, une loyauté sans faille, une totale franchise, un respect, et un partage. C’est ma propre définition de l’amitié et de la sincérité.

Être là pour l’autre, dans l’ombre, sans pour autant s’imposer. C’est important !

La sincérité passe par le langage de l’âme. Tout ce qui n’est pas dit mais que l’on ressent, et qui ne fait pas pour autant de nous des fous ou des psychopathes !

La vie m’a fait rencontrer des personnes pour qui ces notions étaient totalement étrangères, pour qui maintenir un lien avec assiduité était impossible, pour qui une promesse pouvait-être brisée sur un coup de tête et surtout pour qui le mensonge était le langage quotidien. Aux yeux de ces personnes fortement nocives, les personnes, comme moi, qui ne supportent pas la malhonnêteté, ne sont que des déchets ou de « pauvres folles bonnes à interner » !

Grand bien me fasse ! Je préfère mille fois être jugée pour folle pour avoir agi dans ma vie avec une totale sincérité que d’être ceux qui se cachent derrière des mots auxquels ils ne croient même pas !

Et je pense que mes vrais amis le savent, et c’est pour cela qu’eux, ils sont toujours là …

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( 22 janvier, 2019 )

Les dysfonctionnements thyroïdiens et le moral.

Les dysfonctionnements thyroïdiens sont souvent pris de haut par les médecins simplement parce que cette maladie influe sur les troubles de l’humeur.

La glande thyroïde est responsable de la régulation du métabolisme, c’est elle qui régit à quelle vitesse nos cellules brûlent des calories et la vitesse à laquelle bat notre cœur. On peut donc comprendre qu’après le coeur, cette glande souvent ignorée, est une des plus importantes de l’organisme.

Une thyroïde qui débloque, va alterner tout le corps et en particulier le centre des émotions, entraînant des problèmes de mémoire, un ralentissement intellectuel, une baisse de concentration, et trop souvent l’impression d’avoir une pensée confuse.

Face à ces symptômes, un médecin est souvent démuni, jonglant entre son travail qui consiste à stabiliser cette thyroïde défaillante et à l’inverse, complètement désemparés face à un tel mal-être.

Il est important de rappeler qu’il y a deux siècles, les malades de la thyroïde étaient tous internés en HP pour folie et démence, car personne n’était capable de rééquilibrer une glande défectueuse. Voir son corps ralentir peut conduire à un changement d’humeur, engendrant la tristesse, la nostalgie, pouvant même conduire jusqu’à une vraie dépression. À l’inverse, une thyroïde qui fonctionne trop vite, va conduire à une suractivité. Là, la personne sera irritable, très nerveuse, impatiente et sujette aux sautes d’humeur. Ce seront souvent des personnes lunatiques qui réagiront avec violence. Juste une thyroïde déréglée pourra pousser un tel malade à des délires et des hallucinations, un sentiment de paranoïa aigu et surtout des insomnies. Parfois même on a observé des personnes adorables, qui se métamorphosent en démons, piquant de grosses colères, voir des crises de haine.

La relation entre la thyroïde et l’humeur est une réalité de plus en plus évidente et il est important que les médecins soient vraiment à l’écoute des malades. Seulement, il ne faut pas tomber dans l’erreur qui serait de tout mettre sur le dos de la thyroïde. Certaines dépressions ont un lien avec un dysfonctionnement thyroïdien, mais ce n’est pas une généralité. Heureusement depuis quelques années, la recherche d’un dysfonctionnement thyroïdien est faite systématiquement.

 

La théorie est une chose, mais dans la réalité, ce problème peut détruire des vies.

Une personne dont la thyroïde part en vrille peut soudainement péter un plomb, devenir méchante voire agressive, alors que cette personne est à l’opposé de ces comportements.

Comment s’en sortir sans trop de « bobos » ?

Peut-être déjà éviter de dramatiser. Le prendre en dérision. « Encore un coup de ma thyroïde ! ». Essayer de faire comprendre aux autres ce qu’est cette maladie.

Une personne nous écrivait dernièrement :   « C’est horrible, je ne supporte plus personne, je ne me reconnais pas. C’est comme si on m’avait totalement changée. Je suis tout le temps agressive. Je pique des crises de jalousie sans raison. Je suis imbuvable. Plus personne ne me supporte. Mon hyperthyroïdie détruit ma vie. »

 

Seulement que peuvent faire les autres face à de tels comportements ?

Notre société a tellement mis l’empathie en berne que demander simplement aux autres de comprendre est un vrai parcours du combattant. De plus, en tant que malade, que pourriez-vous répondre au comment ça va ? Que cela ne va pas bien, que votre humeur n’est pas bonne, que vous vous sentez endormi ou sur les nerfs.

 

Que faire ?

Déjà adapter son traitement jusqu’à une bonne stabilisation. Ce n’est pas pour autant que le Levothyrox s’avère un traitement miracle. Il n’existe pas de poudre de Perlimpinpin. Le stress n’est pas bon pour la thyroïde, et pour limiter les dégâts, il est important de vivre sereinement, avec un minimum de stress, d’associer divers thérapies comme la sophrologie, la méditation, afin de tout faire pour préserver la paix.

Moralité, les troubles du comportement liés à un dysfonctionnement thyroïdien sont loin d’être une partie de plaisir, et il est très important que l’entourage soit positif et bienveillant.

 

N’hésitez pas à nous faire remonter vos questions.

J’en profite pour rappeler que toute l’équipe de l’envol du papillon sera présente le dimanche 17 Mars au salon de Paris ( de 10h à 13h)pour bien sûr vous procurer Maladies thyroïdiennes dévoreuses de vie ou découvrir un des polars de l’auteure.

N’hésitez pas à venir prendre des photos avec nous, à poser des questions.

C’est un moment unique !

Je rappelle que l’envol du papillon est une petite association reconnue et inscrite officiellement, et que nous nous battons pour le reconnaissance des dysfonctionnements thyroïdiens.

 

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( 22 janvier, 2019 )

Ne perdre jamais espoir.

« Ne perds jamais espoir, lorsque le soleil se couche, les étoiles apparaissent. »

Pas toujours facile de ne pas perdre espoir. Lorsque l’on est en pleine forme, le monde semble toujours beau, mais lorsque le grain de sable vient s’infiltrer dans le rouage, c’est une véritable catastrophe. On n’y arrive plus ! Et pourtant on le voudrait ! Cela arrive même aux meilleurs, le tout est de ne jamais se laisser tomber jusqu’au fond, car la remontée serait trop difficile. Ne pas perdre confiance dans les moments difficiles, c’est allumer une petite flamme afin de se dire que on va y arriver, même si c’est long, même si tout le monde est contre nous. Notre seule limite sera la mort, mais tant que l’on respire encore, c’est que nous sommes vivants et que nous avons le droit d’y croire. Ensuite, toujours s’interroger sur les raisons qui nous font renoncer à cet espoir. Malade, au fond d’un lit à ruminer. Certes, mais bientôt cela ira mieux et le soleil brillera. Face à l’échec, déprime, morosité, laissons-les s’exprimer, puis rebondissons encore plus fort. Regardons ces échecs les yeux dans les yeux. Au fond, ils ne sont pas si graves. Et la liste est longue.

Faire aussi la liste de ses propres désirs et s’interroger sur leur réalité. Sont-ils vraiment bons pour notre avancée personnelle ou voulons-nous réaliser ces défis par pur orgueil ?

L’espoir ne doit jamais cesser de battre au rythme du coeur. Parfois il peut se ralentir, mais pas trop sinon il va disparaître, tout comme il ne doit pas s’emballer, sinon il va s’enrober d’illusions, et ce ne sera plus de l’espoir. Laissons-le simplement résonner à l’unisson.

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