( 25 novembre, 2018 )

L’affaire CREWTZWALD, à lire …

L’affaire CREWTZWALD de Thierry Berlanda

 

Beaucoup d’avis positifs sur ce livre aussi je me suis lancée malgré une couverture qui ne m’attirait pas,  et franchement, je ne fus pas déçue. J’ai passé un bon moment. J’ai juste trouvé bizarre que l’auteur plante son histoire en 2019… En fait le livre se coupe en deux parties « avant » puis « aujourd’hui ». Avant, des meurtres, des évènements étranges, aujourd’hui une journaliste sortant de cure de désintoxication et une flic, un duo bien sympathique.

Un peu tiré par les cheveux peut-être l’histoire mais bon je fais pareil et c’est ce que j’aime dans un polar, ne pas trouver le bout de la ficelle.

Juste en ebook la typographie met des titres de chapitre énormes qui cassent le rythme. Très mauvaise idée éditoriale à mon avis, mais bon, un livre à lire, vous l’avez compris …

 

Petite anecdote pour la fin : Quelle surprise de découvrir que le roman débute dans ma propre ville, dans des rues que je connais et même de découvrir qu’il existe dans ma propre ville un CSST, non que je l’ignorais, plutôt je l’avais oublié ! En clair, documentation fiable :)

 

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( 25 novembre, 2018 )

Nul n’est irremplaçable !

Serait-ce notre orgueil ou notre ego qui nous pousse à penser, en particulier dans notre vie professionnelle que nous sommes irremplaçables ? Jusqu’au jour où le voile se déchire, on se retrouve soudain bien face à une réalité, notre absence n’a pas empêché l’usine de tourner, l’entreprise de fonctionner, et surtout, l’horloge du temps ne s’est pas arrêtée. En fait, c’est comme si notre absence n’avait même pas été remarquée que le temps d’un instant, un peu comme si on avait annoncé notre mort, que tout le monde avait sorti ses mouchoirs puis les avait mis à sécher. La vie est ainsi ! Le monde du travail est cruel. Il n’existe qu’en rapport avec l’intérêt ou le profit. Votre petite personne n’est qu’un pion sur un échiquier facilement éjectable.

Je me souviens d’un marchand de journaux, il y a plus de vingt ans, que nous côtoyons tous à la sortie de l’école où j’exerçais, un homme sympathique, aimable, toujours prêt à aider. Un matin, en allant acheter le journal avec une collègue (car à cette époque, on ne lisait pas encore les informations en ligne), on apprend que ce monsieur s’était suicidé dans la nuit, que le tabac était fermé jusqu’à nouvel ordre.

Il a bien fallu deux mois pour que le commerce reprenne comme si rien n’était, comme si cet homme n’avait jamais existé. Plus personne n’en a jamais parlé.

La vie est ainsi. L’humain est remplaçable, son travail, aussi.

Heureusement que parmi nos amis, notre famille, nous pouvons trouver une petite place qui n’est que pour nous, où là nous sommes irremplaçables.

 

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( 25 novembre, 2018 )

Ma découverte de l’aquarelle

Des années que je mourrais d’envie de titiller le pinceau, seulement je trouvais toujours de mauvaises excuses pour ne pas essayer, un peu comme si je me l’interdisais, ce qui était certainement le cas. Et si j’arrivais à faire mieux que mon père, n’en serait-il pas fâché ? Alors, depuis quelques mois, j’ai atteint une phase de zénitude, et je me suis dit « Ose ! » et j’ai osé. J’ai acheté une palette et un petit carnet A5, puis j’ai visionné des dizaines de tutos. ( Vive le vingt-et-unième et Youtube).

Je me suis lancée. Ce ne sont pas encore des œuvres d’arts, mais quelle merveilleuse sensation que de peindre ! Aucun regret ! Je suis certaine que mon père serait fier de moi, et au final, peut-être un jour j’atteindrai son niveau ! Après je testerai la peinture à l’huile :)

En tous les cas, vous qui avez envie de vous poser, de jouer avec la couleur, de mettre de l’amour sur votre papier, n’attendez pas !

 

Qu’est-ce que l’aquarelle ?

 

« C’est une peinture à l’eau basée uniquement sur la transparence de ses couleurs. Contrairement à la gouache qui est opaque. C’est une technique courante, très répandue mais considérée, surement à tort, comme étant une technique mineure. Cette réputation vient probablement du fait qu’elle est d’une simplicité dans son exécution, alors qu’en vérité, dans la pratique elle assez difficile à maîtriser complétement car très délicate. »( définition des Beaux Arts)

 

Personnellement, j’ai choisi l’aquarelle plutôt que la peinture à l’huile à cause du coût, bien moins cher, et surtout des odeurs. Étant très allergène, j’ai eu peur d’une réaction avec les solvants de la peinture à l’huile. J’ai trouvé cette technique géniale, car elle

est réversible, c’est-à-dire qu’une fois sèche, elle se redilue au contact d’eau. Elle sèche immédiatement sinon ce qui permet de peindre dessus. En plus je trouve les couleurs très lumineuses, et même si je débute avec peu de couleurs, j’imagine ce que l’on peut faire avec des palettes variées.

 

Ensuite, il faut acheter du papier spécial aquarelle qui est un peu cher, mais permet à l’eau de ne pas gondoler ou traverser.

Pour les pinceaux, je n’ai utilisé que celui qui se trouvait dans la boîte, mais j’ai vu qu’il existe une multitude de pinceaux, même certains avec un réservoir d’eau.

 

Quant à la durée, pour le moment sur une petite feuille A5 je ne dépasse pas 45 minutes, ce qui est déjà beaucoup je trouve dans mon emploi du temps chargé. Lorsque j’aurais fini mon petit carnet, je passerai à un format plus grand.

Idéal pour vider son esprit, pour laisser glisser ses émotions.

Un conseil, comme toute technique, ne pas croire que c’est facile. S’imprégner des techniques proposées. Ne pas hésiter à rater et à recommencer, et surtout se donner du plaisir !

 

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( 24 novembre, 2018 )

Vivre le présent empêche-t-il de se projeter ?

Dernièrement, une connaissance m’affirmait que vivre l’instant présent signifiait faire une croix définitive sur le futur. N’est-ce pas exagéré ? Chaque acte du présent aura inéluctablement une action sur l’avenir ! Prenons l’exemple simple de ce gâteau savoureux que je suis en train de déguster. Je le savoure au présent, mais c’est l’idée du futur et de mes artères qui vont se boucher qui vont m’empêcher de prendre une seconde part ! Dans la vie, c’est la même chose. Parfois, nous réagissons sur le coup de l’impulsion sans penser aux conséquences de nos actes ou de nos mots, parce que nous sommes fatigués, parce que la vie est trop lourde à porter, peu importe les raisons. Seulement cet instant présent qui semble nous libérer s’avère finalement un poids lourd de regrets pour l’avenir.

Donc vivre à fond l’instant présent, oui, non sans un regard pour un possible demain afin qu’aucun noeud n’entrave nos projets.

 

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( 23 novembre, 2018 )

Le livre numérique

 

Il y a bien longtemps que je n’étais revenue sur le sujet, celui du livre numérique. J’ai toujours aimé lire et j’ai passé ma vie un bouquin fourré dans mon sac même pour faire quelques centaines de mètres, le « au cas où … » . Et puis, je me suis vu offrir une liseuse par mon chéri il y a quelques années. J’étais sceptique, réticente, je n’y croyais pas, moi qui était si fière de l’immense bibliothèque trônant dans mon entrée, bondée de centaines de livres. Au début, pour un livre numérique, je lisais trois livres papier. Et survint l’été, le premier où j’ai sacrifié mon sac spécial bouquins pour ma liseuse. Et j’ai aimé ! Des dizaines de livres à disposition sans pour autant charger le coffre de la voiture, des genres multiples, des possibilités divers, écriture pouvant grossir, dictionnaire intégré etc

Je suis tombée follement amoureuse de ma liseuse et depuis elle ne me quitte plus. Les seuls livres en papier que j’achète sont ceux de mes amis auteurs, souvent dédicacés, et les miens ( un peu de nombrilisme !)

Pourquoi ce revirement ?

D’abord pour sa facilité, la liseuse se charge directement comme un téléphone, le prix des numériques est abordable, bien moins cher qu’un livre papier ( et l’avantage, si le livre est mauvais, on l’efface, tandis que le livre papier, on le fourre dans un coin), on peut l’avoir dès sa sortie sans passer par le magasin Fnac du coin, et un clic sur Kobo, direct prêt à lire.

Après, j’entends bien les amoureux du papier me dire que l’odeur n’y est pas, le numérique, ça tombe en panne ( ça, je sais, j’ai eu le cas pour ma première Kobo et j’ai bien râlé), que cela va faire chuter les petites librairies ( malheureusement, elles sont toutes mal barrées et le numérique n’est pas l’unique cause !), que s’il arrive un grand beug Internet, on perdra tout d’un coup ( pas faux ! D’où toujours avoir quelques livres papier en réserve !)

Malgré tout, le livre numérique n’est plus une affaire de mode, c’est une autre offre que propose le monde de l’édition, et je suis convaincue qu’avec les années, ce procédé ira en s’améliorant, en particulier avec l’invention de liseuses en couleur pour les BD ou les albums jeunesse, gros manque actuel. Seules les tablettes numériques permettent de lire un album en couleur, de visionner les couvertures de livres en couleur, un manque à combler !

 

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( 23 novembre, 2018 )

Jalousie, jalousie chérie

 

Presque tout le monde a été un jour jaloux, et ceux qui me disent le contraire sont soit des Saints ( mais j’ai quelques doutes), soit des naïfs qui n’arrivent pas à s’analyser. Cette petite pointe de jalousie qui pique où cela fait mal, signe d’un manque de confiance ponctuelle en soi ou en l’autre, signe également un désir de ce que l’on n’a pas s’assimilant à l’envie.

Ma route a croisé beaucoup de jaloux ( jalouses devrais-je dire car majoritairement des femmes), aussi bien dans ma sphère amicale, amoureuse que professionnelle, ce qui reste pour moi un vrai mystère. J’ai passé mon existence à ne vivre que pour ma famille, ne m’intéressant guère de la vie des autres, ne souhaitant ni les embrouilles ni les histoires, et pourtant ! J’ai l’impression que plus j’ai fui ce type de personnes, plus je les ai attirées. Peut-être est-ce justement parce que ces jaloux m’indiffèrent que cela attise le feu ? Jalousie envers mes livres où dernièrement j’ai eu droit à un « encore un ! » comme si écrire était le privilège d’un seul roman. Ou bien sotant de convalescence à un « Tu t’en es encore sortie, toi … » Ben oui … :) et j’en suis ravie !

Dernièrement, c’est ma demande de retraite anticipée qui me vaut des pics en tous genres. « Laisser partir les gens avant soixante ans, c’est un scandale ! » , «  Tu vas te casser la figure !  Je te donne deux ans, et on creuse ta tombe » et la liste est longue ! Le pire fut dernièrement une amie de longue date qui m’a fait adroitement comprendre que je me fourvoyais, pour finir son analyse par le fait qu’elle, elle aurait bien voulu partir ! :)

Jalousie, jalousie chérie, reste loin de moi. Ma vie fut tout sauf un long fleuve tranquille. Je l’ai pourtant traversé cette vie, sans perdre mon sourire. Certes, j’ai eu beaucoup d’enfants, par choix, mais j’ai aussi renoncé à beaucoup d’autres choses comme les voyages, les spectacles, les sorties luxueuses. Je n’ai pas acheté de maison parce que j’ai voulu le meilleur pour chacun de mes cinq enfants, car ils furent mon plus grand trésor. Alors oui, je peux partir plus tôt grâce à eux, alors oui, j’ai fait ce choix, mais n’en sois pas jalouse, toi qui critiques par derrière, toi qui verdis de jalousie, car dis-toi que toi quand tu partiras à la retraite, tu auras ta pension complète, de quoi faire le tour du monde, moi je me contenterai de la France, et de ses petites régions. Et le pire, je vais te le dire, c’est que je ne t’envierai même pas, au contraire, j’espère qu’enfin tu seras heureuse ! Car moi, qu’est-ce que je vais l’être à pouvoir enfin penser un peu égoïstement à moi.

 

La jalousie et l’envie sont de vrais pièges. Nous avons tous le choix. À chacun de se prendre en main au lieu d’aller regarder dans le jardin du voisin !

 

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( 22 novembre, 2018 )

Les jeux de rôles

 

Dernièrement je regardais sur Netflix la dernière saison de Riverdale dont le thème central s’avère être un gigantesque jeu de rôle « Griffons et gargouilles »

Ce n’est qu’une série, certes, seulement l’engouement pour les jeux de rôle est de plus en plus grand. Personnellement, ce n’est plus un scoop, je n’aime pas les jeux e, général que ce soit les jeux vidéos ou les jeux de société et encore moins les jeux de rôle. Autant gamine, j’ai joué au Monopoly, au Cluedo, au Mille Bornes, et je me souviens avoir passé de bons moments, autant adultes, j’ai beau faire, il n’y a pas à dire, je n’aime pas cela ! Résignée, j’ai joué aux legos, aux cubes avec mes enfants petits, mais le passage à des jeux plus complexes m’a profondément ennuyée. Pas simple lorsque vous vous trouvez avec des amis qui aiment jouer, un conjoint qui adore le tarot et la belote, des gamins fans des grands plateaux, et moi, j’ai beau faire, je n’arrive qu’à la même constatation, je n’aime pas jouer !

Une relation m’a fait tout une démonstration un jour pour me prouver que ceux qui aiment jouer sont plus aimables que les autres ? Suis-je de ce fait moins aimable ?

Les seuls jeux que j’affectionne, découverte récente, sont les Escape Game, plus intéressant, plus intelligent.

Pour en revenir aux jeux de rôle, cette immersion de l’imaginaire dans le réel me donne des frissons. Je savais que cela existait, ayant un collègue friand de ces soirées que je trouve diabolique, mais je n’imaginais même pas que cela pouvait tellement interférer dans le monde réel. Je ne parle pas des jeux de rôle sur ordi, non, ceux comme Griffons et gargouilles qui dépassent la ligne rouge, où les joueurs ne sont plus « eux », manipulé par le maître du jeu qui a tous les droits, même celui d’ordonner à ses joueurs de sortir des limites du jeu, c’est à dire d’interférer dans la vraie vie.

Dangereux ? Les joueurs m’ont tous certifié que non, seulement où se pose la limite, un dingue de jeu de rôle ne pourrait-il pas la franchir ?

En tous les cas, cela m’interpelle et j’aimerais bien comprendre ce qui poussent ces joueurs addicts à toujours aller plus loin de la recherche de leur personnage, quel besoin les pousse ? Est-ce un besoin de changer inconsciemment de vie ? De prendre le pouvoir sur d’autres ou simplement une façon de fuir la réalité en s’évadant ?

 

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( 21 novembre, 2018 )

Ne t’arrête pas !

 

Il ne faut jamais cesser de croire, jamais cesser de s’accrocher à cette petite flamme qui s’appelle l’espoir. Trop de personnes renoncent au moindre petits obstacles ou à l’inverse font tout pour détruire les rêves des autres. Je fais partie de ces douces utopiques convaincue que nous avons tous en nous cette force qui nous permet de gravir des montagnes. Beaucoup d’individus pensent que le rêve empêche l’action. C’est faux ! Rêver, c’est s’autoriser à ouvrir une petite porte qui serait sinon restée fermée. Ce sera untel qui va rêver de changer de profession, qui va souhaiter se lancer dans quelque chose de complètement différent, à l’opposé du travail routinier que cette personne vit tous les jours. Rêve impossible ? Changer de profession n’est pas du domaine de l’impossible, juste de celui de la volonté ! De milliers de rêves sont ainsi, possibles même s’ils sont difficiles à atteindre. Toujours choisir un rêve réalisable, un rêve qui s’inscrit dans notre chemin de vie, là pour nous permettre d’avancer. Ne pas s’arrêter à la facilité, ne pas faire demi-tour parce que la route semble trop longue, ne surtout pas se décourager.

Alors ne t’arrête pas ! Tu as un beau rêve, fonce !

 

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( 20 novembre, 2018 )

UN TRÈS BON LIVRE !

Mauvais genre de Isabelle Villain

Chez  Taurnada Éditions

 

Tout d’abord un grand merci pour ce SP que j’ai eu plaisir à découvrir. J’avais, pour une fois, du temps pour lire et je me suis plongée.

Il faut dire que dès les premières lignes on se retrouve dans l’ambiance de cette famille compliquée, un père violent, une mère soumise. On pense que c’est le thème du roman, et puis non, on se retrouve en pleine intrigue policière où le commandant Rebecca de Lost dirige son équipe avec une main de maître. J’aime beaucoup ce personnage, à la fois fort et fragile, plein d’ambiguïté.

Un meurtre, celui d’une jeune femme Angélique, des secrets bien gardés.

Un excellent livre portant sur un sujet encore parfois trop tabou, que l’auteure nous rapporte avec de nombreux détails ayant nécessité beaucoup de recherches.

Le style est un vrai régal alternance de gros plans sur l’enquête et de pincées de mystère en lien avec la vie privée des policiers. Et quand un second cadavre entre en jeu … on ne lâche plus le livre jusqu’à la dernière page !

Un très bon polar que je conseille fortement ! Une belle découverte en attendant une probable nouvelle enquête !

 

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( 20 novembre, 2018 )

Comment s’y retrouver dans le choix d’une maison d’édition ?

Nombreux sont les gribouilleurs de mots prêts à tout, même à pactiser avec le Diable, pour voir leur livre en version papier. Sensation d’un aboutissement, d’un rêve qui se réalise, seulement la route pour la reconnaissance ensuite est bien longue.

Le manuscrit est fait, c’est certainement un futur best-seller, seulement voilà, comment va-t-il en devenir un ?

Tout auteur débutant va croire bien naïvement qu’il suffit d’envoyer « son bébé » à des éditions connues pour signer un contrat. Un livre comme celui-ci, qui peut y résister ? Seulement malgré l’envoi du roman bichonné, imprimé, relié, les mois passent, laissant un goût d’amertume.

Bien sûr que l’on peut tenter, bien sûr qu’il faut y croire, mais il ne faut pas y laisser ses rêves.

Ayant bourlinguer dans ce milieu aux côtés d’une éditrice, j’ai vite compris comment cet univers fonctionnait. Tirez la carte « copinage », et votre bouquin aura « peut-être » une « petite » chance de se retrouver en haut de la pile. Scandaleux pour certains, logique pour d’autres. Nous vivons dans un monde de profit où seules les valeurs « sûres » ont une chance, une parution inconnue par an ! Et je ne parle même pas des centaines de manuscrits qui n’auront même pas été ouverts.

Si j’ai un conseil, fuyez les envois-papier trop coûteux !

Le premier réflexe sera ensuite de regarder sur Google. Quels choix prendre ?

Les éditions qui vont se dessiner, Baudelaire ou Persée, sont à droits d’auteurs et la note est salée car la correction imposée à un prix faramineux sans aucune garantie ensuite de publicité à la hauteur. Si l’auteur a de l’argent, pourquoi pas ? J’ai lu quelques livres édités chez Persée de qualité. Après je pense que pour l’auteur, c’est de l’édition à perte.

Ensuite, on trouvera les éditions comme Edilivre qui ne sont pas de vraies éditions à compte d’éditeur mais qui peuvent s’avérer un excellent tremplin. J’ai débuté avec eux, et j’avoue que je leur dois mon envol. Comme ils l’expliquent sur Wikipedia, c’est une édition également à compte d’auteurs avec tout de même un chiffre d’affaires de 3 000 600 €. Tout est dit ! Comme j’aime à le dire, ne pas cracher sur une édition qui permet à tant d’auteurs en herbes de réaliser leurs rêves. Le tout est un jour d’en sortir …

Et c’est là que la route est bien compliquée, car de dizaines de petites éditions provinciales ont vu le jour en vingt ans. La plupart n’ont pas les épaules pour tenir à bout de bras une promotion totale, résultat le livre sorti, beaucoup d’auteurs se retrouvent à critiquer leur éditeur.

Encore une fois, il faut cesser d’être naïf ! Les français achètent en moyenne deux livres par an, et à l’inverse, il se vend des millions de romans. Pas besoin d’avoir fait Saint Cyr pour comprendre que tous les auteurs n’auront pas les mêmes chances dès le départ.

Ensuite, le contrat va sceller l’auteur à sa maison d’édition, et là, selon les personnes, certaines clauses peuvent-être irrecevables. La clause de durée parfois à vie ( en particulier dans les grosses ME) dérange les jeunes auteurs, les à-valoir ( dont on ne voit jamais le moindre centime), les droits d’auteurs souvent autour de 8% dans les éditions classiques ( taux au demeurant bien bas, il faut le dire, une fois les taxes enlevées), le numérique sera toujours par contre entre 20% et 70% selon les enseignes, le tirage de plus en plus à la demande, la réduction auteur entre 20 et 30%, et surtout le sujet qui fâche, le droit de préférence !

J’en profite pour rappeler que ce droit de préférence est un droit abusif surtout si elle s’ajoute à un droit d’exclusivité. Vous pouvez alors vous retourner vers la SDL qui fera annuler juridiquement cette clause. Aucun éditeur ne peut vous imposer d’être sa chose. Par contre, il est évident que si l’entente est bonne, mieux vaut continuer une série dans la même édition !

Le choix de l’édition appartient à chacun, bien regarder les avis sur les réseaux sociaux tout en sachant rester objectif ! Ce n’est pas parce qu’une édition n’a pas plu à Pierre qu’elle ne pourra pas convenir à Paul. Chaque auteur est différent !

Et surtout, tout se jouera lors de la clôture des droits d’auteurs, seule garantie de la fiabilité d’une édition qui se doit de répertorier aussi bien les ventes sur le site de l’éditeur que sur les plateformes comme Fnac ou Amazon.

Beaucoup d’auteurs se plaignent de leur ME qui ne répercute pas les ventes en DA.

Faites comme moi, gardez une copie de chaque personne qui achète ou dit avoir acheté un livre, sachant que ce n’est qu’un petit pourcentage parmi toutes les ventes inconnues, et en cas de doute, il suffit de quémander un audit de l’éditeur ( cas extrême bien sûr, mais pour l’avoir vécue, seule garantie d’être payée !)

N’oubliez jamais que l’éditeur ne vous a pas fait un cadeau en vous éditant, c’est son job, et votre livre est le fruit de votre travail, qui se doit d’être rémunéré  !

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