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( 19 juin, 2020 )

Sauver la terre

Comme j’aimerais avoir le pouvoir de sauver la terre ! Je la vois de plus en plus qui se détruit, qui part en fumée : ces mers polluées, ces forêts décimées.  Mais ce qui m’attriste le plus, c’est ce monde qui ne vit plus, qui  s’enferme sur lui-même, complètement à la merci des technologies de pointe, indifférent à la vie.

Une société qui ne sait plus raisonner sans supports numériques, n’hésitant pas à partager à gogo des news pas toujours exactes avec simplement l’illusion d’exister.

Comme j’aimerais pouvoir sauver la terre et souffler sur l’humanité un zeste de magie, redonner à chacun le pouvoir de vivre ses rêves, même s’ils se trouvent complètement éloignés du « politiquement-correct ». Pourvoir redonner une seconde chance aux amoureux, pouvoir voir briller les yeux de tous les enfants autrement que devant un jeu de société.

J’aimerais surtout sauver « l’âme » de tous ces gens qui s’imaginent toujours que tout sera mieux ailleurs, alors que c’est en « eux » que vit la vraie petite flamme.

J’aimerais tant sauver la terre, mais elle, veut-elle être sauvée ?

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( 11 mars, 2020 )

Pourquoi tombe-t-on amoureux de ceux qui ne veulent pas nous aimer ?

Aujourd’hui, j’ai envie de répondre indirectement à une question posée dernièrement sur mon blog. « Pourquoi tombe-t-on amoureux de ceux qui ne veulent pas nous aimer ? » Ce n’est pas mon cas et cela ne l’a jamais été donc je vais un peu tâtonner en jouant l’avocat du Diable, car j’ai tendance à penser l’inverse.  Je pense que l’on ne tombe amoureux que de ceux qui veulent nous aimer, un peu comme si nous étions reliés par une sorte d’alchimie. Certains vous parlerons même d’hormones qui permettent à l’autre de savoir la disponibilité.

Malheureusement certaines personnes reproduisent inlassablement le même schéma de non-amour. Elles vont tomber amoureuses d’une personne non disponible ou incapable d’aimer et cela n’a rien d’un simple hasard. Si on creuse un peu la vie de ces individus, on trouvera de vraies carences affectives, liées à l’enfance, et l’enfant devenu adulte ne pourra choisir ( car c’est un vrai choix) de vivre une relation sereine, car il reproduira consciencieusement ou non cette absence d’amour. Au lieu de se sécuriser dans une relation positive et épanouissante, il choisira une personne tout aussi abîmée que lui, qui recherchera également ce qu’aucun ne pourra lui donner. Il est donc impératif de casser ce cercle sans fin. Lorsque l’on constate que l’on se fourvoie dans une relation où on n’est qu’un objet ou un exutoire, il faut en sortir et se poser la vraie question : « pourquoi je ne vis que ce type de relation ? »

 

Peut-être redessiner le regard que l’on a sur soi, car une fois encore, si on ne s’aime pas, on ne pourra pas ouvrir sa porte pour les autres. Peut-être faut-il également ne pas définir à l’avance ses exigences comme je l’entends trop souvent : je veux trouver un mec beau, riche, gentil, sérieux. Il faut atterrir, car l’homme idéal n’existe pas et celui doté de toutes ces qualités n’est pas encore né ! Et puis, ce n’est qu’un conseil qui n’engage que moi, fuir ceux qui ne veulent pas aimer ! Après tout, on n’est pas là pour combler les blessures laissées par « maman » ni pour satisfaire des égos démesurés ni pour n’être qu’un trophée sur un tableau de chasse.

Dans mes romans, j’adore écrire que l’autre s’inscrit comme une évidence, mais ce ne sont que des mots. Dans la réalité, on choisit de donner suite à cette évidence si elle a une raison d’être, si elle peut nous apporter le bonheur. L’amour ne devrait jamais faire souffrir ! Alors que chacun en tire les leçons nécessaires !

En tous les cas, aimer malgré la vie qui file, c’est possible, c’est accepter que la relation change, qu’elle se transforme et qu’au final elle grandisse….

C’est mon avis et vous ?

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( 14 juillet, 2019 )

S’aimer soi-même pour aimer l’autre ?

Avec certitude, je dirais que l’on ne peut pas aimer les autres si on ne s’aime pas soi-même. Malheureusement dans notre société, les gens sont de plus en plus égoïstes, centrés sur eux, simplement parce que dans leurs inconscients, ils ne s’aiment pas. Ces individus ont tellement été blessés, en général dans leur enfance, qu’ils ont construit une armure solide comme un roc. Pourtant , au fond d’elles, ces personnes sont en demande d’amour, prêtes à tout pour tomber amoureuses même de la première personne qu’elles rencontrent susceptible de combler ce vide. Seulement, aimer l’autre, ce n’est pas juste désirer l’autre, ce n’est pas vouloir le ou la garder en cage pour exister, ce n’est pas vouloir être aimé.

Aimer passe par s’aimer, c’est à dire être ce que l’on est vraiment, sans floriture, sans masque, sans mensonge. S’aimer, c’est accepter notre propre imperfection, nos rides, nos cheveux blancs, nos kilos en trop, nos grains de folie, nos coups de gueule, c’est être pleinement conscient que l’on ne détient pas la vérité et que nous sommes des êtres imparfaits, capables d’erreurs. Si nous nous aimons, nous pouvons accepter nos faiblesses et ainsi pardonner aux autres leurs erreurs.

Trop d’hommes se pensent au-dessus des lois, au-dessus de la réalité, prenant leurs propres intuitions ou ressentis pour ce qui est, simplement parce que réaliser qu’ils ont fait une erreur de jugement leur est impossible et reviendrait à briser cette image « parfaite » de ce qu’ils sont, qu’ils ont mis des années à forger. Ces personnes ne s’aimant pas, ne peuvent aimer les autres et s’enlisent dans une spirale sans fin où elles attendent que les autres les aiment comme elles veulent, et si cela ne fonctionne pas sur le schéma qu’elles ont dessiné, décidé, la relation amicale ou amoureuse va vite tourner au cauchemar. Ainsi naissent les relations toxiques que nous avons tous rencontrées un jour.

Cela ne veut pas dire que s’aimer soi-même empêche de tomber dans ces pièges, mais cela permet d’amortir la chute. À savoir : Je m’aime donc j’aime les autres sans limite sans les contraindre, je n’attends rien d’eux, car je me suffis à moi-même.

Ainsi le bonheur que l’on partage autant avec ses amis que ses amoureux est véritable. Ce n’est pas la résultante d’un vide ni d’un besoin encore moins d’un désir, c’est juste l’évidence d’un bien-être qui va pouvoir se vivre dans un équilibre total.

 

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( 6 juin, 2019 )

L’amour est-il une illusion ?

« L’amour est-il une illusion ? «  Voilà une question qui me fut posée sur mon blog dernièrement. J’ose espérer que non ! Je fais partie des personnes qui croient en l’amour, vraiment, qui pensent même que bien triste une vie sans amour. Après, tout dépend ce que l’on met derrière le terme « amour » ! Le coup de coeur des amoureux qui viennent de se rencontrer est-il de l’amour ? Pas sûr ! On assiste plutôt à une sorte d’alchimie des sens, mélangeant bien-être et sexe, mais l’amour est bien plus que cela ! L’amour fou, l’amour passion existe, certes, juste un temps, celui des débuts, des premières années, mais l’amour vrai, lui, est bien plus fort !

L’amour-passion est une illusion, cette aptitude à s’envoyer des dizaines de textos par jour, à s’appeler juste pour entendre la voix de l’autre. C’est merveilleux, c’est grisant, mais à un moment, il faut savoir se retrouver soi-même, car aimer vraiment ne veut pas dire disparaître au profit de l’autre, cela ne veut pas dire être triste à cause de l’autre, être seul … l’amour, c’est échanger, continuer à rire ensemble, découvrir de nouvelles choses, aimer juste se balader main dans la main comme il y a vingt ans, c’est ne pas voir que l’autre a vieilli, ne pas se préoccuper de ses kilos en trop, juste se dire que la plus belle chose serait de mourir avant lui, car sinon il n’y aurait plus de vie.

Après, écrire de la romance où l’amour n’est qu’une illusion, j’adore ! Car croire que l’amour passion est éternel, cela fait un peu rêver dans les chaumières, non ?

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( 1 mars, 2019 )

Ces ruptures qui font si mal

Texte pour une amie … on survit, toujours …

Pourquoi une rupture fait-elle si mal ? Tout d’abord parce qu’une seule des deux personnes a souvent décidé de rompre, laissant l’autre complètement désoeuvrée, au prise avec la peur et le doute. Personne n’en parle ouvertement parce que c’est devenu d’une banalité. Tout le monde quitte tout le monde, simplement parce que notre société se vautre dans un égoïsme qui n’a plus de place pour les vrais sentiments. Seulement, il n’en est rien. Ce n’est pas « normal » de se quitter, autant en amour qu’en amitié. Être abandonné par une personne est similaire à un deuil. On perd cet autre auquel on tenait, dans lequel on croyait, et souvent, on n’a pas les raisons véritables de la rupture, peut-être simplement parce qu’il n’existe pas de vraies raisons. Il n’y a plus que ce vide, cet espace que l’autre prenait par ses mots, son sourire ou bien son amour, son soutien. C’est douloureux, ça fait mal, c’est une vraie blessure. Aimer, en amitié ou en amour, c’est se projeter inconsciemment sur un petit nuage où on se retrouve soit pour discuter avec un ami, soit pour s’aimer dans un couple. Ce nuage est notre bulle de sécurité, stable, que l’on n’a pas envie de voir éclater, et si cela se produit, c’est la catastrophe, notre univers s’écroule, un peu comme si un cyclone dévastait tout. Il ne faut pas croire qu’il y a un âge où cela fait moins mal. Il paraît que c’est scientifiquement lié à une hormone (encore une !) l’ocytocine et la dopamine qui emportent les amoureux dans un rêve. Une rupture brutale après des moments magiques où on y a cru, où on a vraiment vécu à fond cet amour, est pire qu’une drogue que l’on arrêterait de prendre. On se retrouve en manque de cette dopamine qui va conduire parfois à un tel vide que la personne va se retrouver triste, avec juste une obsession, revoir l’autre pour combler cet insupportable manque.

Une rupture brutale fait mal, simplement parce que non préparée, on n’a pu parer le coup. Trop souvent, on se rend même compte que l’on était vraiment amoureux, alors que l’on niait cette réalité.

Et puis un jour, car il y a toujours un jour, la douleur s’efface, on ne sait pas pourquoi.

Il faut avoir conscience tout de même qu’au XXI siècle, les réseaux sociaux ne facilitent guère ce deuil. Soit parce que des tiers nous informent « par pure amitié ! » de ce que devient « l’autre », soit parce que cet autre ayant refusé de nous bloquer, se rappelle simplement à nous, soit encore parce qu’on reste persuadé qu’il y a une chance que ce lien ne soit pas coupé.

 

La bonne nouvelle, il y en a toujours une, c’est que l’on finit toujours par oublier, si on le veut vraiment. Si on n’y arrive pas, peut-être faut-il songer à aller voir un bon psy ?

La seconde, souvent on a idéalisé cet autre, et le jour où on le croise de nouveau, et bien, il ne se passe rien, même pas le coeur qui bat, rien de rien.

En clair, c’est vrai, les couples ne durent pas vraiment de nos jours, mais pourquoi ne pas essayer et surtout pourquoi se retourner vers le passé ? Inutile de réouvrir une plaie qui est enfin cicatrisée !

Il y a une vie après une rupture, alors ce serait trop bête de ne pas la vivre, non ?

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( 15 février, 2019 )

L’amour n’a pas de raison

Notre monde favorise l’importance de l’aspect physique poussant de nombreuses personnes à ne pas s’aimer. Discussion animée dernièrement avec des jeunes adultes masculins qui affirmaient qu’ils ne pourraient jamais tomber amoureux d’une moche !  La féministe que je suis a sorti ses crocs ! Associer juste l’amour à un trait physique est totalement abject, pire dévalorisant et surtout que veut dire « moche », n’est-ce pas un mot totalement subjectif ?

Trop maigre, trop gros, trop petit, trop grand, trop chauve, trop chevelu, la liste des « trop » est longue. L’amour s’apparente ainsi simplement au désir et à rien d’autre.

Et rien n’est pourtant plus important que l’amour …

Je trouve cela terrible une société qui valorise ainsi le culte du « beau » en oubliant que ce beau ne se trouve pas que dans l’apparence. Mais voilà, les gens ne prennent plus le temps de se découvrir. Ils se rencontrent, ils discutent, ils baisent, ils se quittent. Où est l’amour dans tout ça ? Tout est en mode accéléré !

Flasher sur la bimbo ou le beau type aux dents blanches est-ce une garantie de bonheur ? Et je ne parle même pas de ces personnes qui sont prêtes à tout pour se donner l’apparence d’être belles ! Tout étant du à ce sentiment d’acquis qu’ont les humains. L’homme, les pantoufles aux pieds, est certain que sa dulcinée lui est acquise. Fera-t-il des efforts pour être plus séducteur à la maison, mieux habillé ? Non, l’autre n’en vaut plus la peine, puisqu’elle lui appartient. L’inverse est vrai.

Il faudrait que cesse l’idée qu’un couple survit à tout ! Cela n’existe que dans les contes de fées ou dans les contrats de mariage. Mais c’est une erreur.

 

Avec le temps, l’amour va s’appuyer sur beaucoup plus que le physique et le sexe, d’où souvent le désappointement de certaines maîtresses convaincues que leurs chéris vont tout quitter pour elles, parce qu’elles sont plus jeunes, plus jolies. C’est une erreur. L’amour ne s’arrête pas à l’âge ni aux cheveux blancs ni aux kilos pris, l’amour c’est une force qui transcende, qui ne veut pas dire pour autant qu’il faut négliger son aspect physique, mais surtout qu’il faut savoir rester vrai, tout simplement.

Je ne peux parler d’amour sans rebondir sur l’amitié où là, il existe aussi des personnes qui rejettent les autres pour leur physique ou leurs kilos en trop. Mais c’est une autre histoire !

 

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( 12 février, 2019 )

La chance, ça se provoque

Pour moi, le hasard n’existe pas, donc la chance ne peut-être liée au hasard. Inutile de chercher des trèfles à quatre feuilles, même si vous en trouvez un, rien n’atteste que vous toucherez le loto le lendemain. Il faut rester totalement lucide. Je ne suis pas superstitieuse et je ne l’ai jamais été. La logique du hasard arrange souvent trop bien les choses. Cela permet de donner des raisons aux échecs.

Qui n’a pas déjà entendu cette phrase :  « Je suis maudit ! » Ben non, personne ne l’est ! Il faut impérativement faire disparaître ce type de pensées. La chance est un mode de comportement qui se provoque. On ne naît pas chanceux ou malchanceux, on naît avec une faculté de décider de notre propre vie, donc de se donner les moyens d’y arriver.

Dernièrement une lectrice me disait que j’avais de la chance d’avoir des livres qui se vendent. Déjà, rendons à César ce qui lui appartient, je ne croule pas sous des montagnes de ventes comme Musso. J’ai des lecteurs fidèles, et honnêtement, je ne vise pas plus. Je ne cherche pas à signer chez Grasset ou Laffont simplement parce que je ne veux pas me fondre dans un moule éditorial. Je reste un électron libre. Il n’y a pas de chance dans ma modeste réussite, juste beaucoup de travail, un article différent chaque jour sur un thème différent qui ne parle pas de ma vie, mais de celle des autres. Si je cessais ce contact quotidien, je pense que je perdrais une partie de mes lecteurs. La vie est ainsi !

Quant à la chance amoureuse, cela m’a toujours fait rire. Comme si on tombait par hasard amoureux, par magie. Trop de personnes le pensent, mais c’est totalement faux, il y a juste des circonstances. Il faut déjà être prêt pour aimer, en phase avec la vie. La chance en amour arrive lorsque c’est le bon moment, lorsque la situation se dessine positivement, lorsque la conjoncture est bonne. Je ne crois pas à l’amour prédestiné comme certaines personnes l’expliquent. Rien n’est décidé à l’avance. Parce qu’à un moment T, on va se trouver en phase, l’autre va nous apparaître comme une évidence, rien à voir avec le hasard. Certains scientifiques vous parleront d’hormones qui s’activent « des deux cotés ».

En clair que ce soit dans le domaine de la réussite, de l’amour, du bonheur même, il est vain d’attendre sa chance, il faut juste se bouger un peu le popotin et la provoquer !

 

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( 21 janvier, 2019 )

L’amitié entre un homme et une femme

Voilà un sujet qui me tient à coeur surtout lorsque je lis des inepties comme cette phrase : « l’amitié n’existe pas entre deux sexes opposés, car l’envie de baiser prédomine. » Wouah ! Soit je suis un cas particulier, soit c’est le monde qui ne tourne pas rond. J’ai découvert l’amitié masculine à l’âge de seize ans. J’avais deux amis en première, Stéphane et Rodolphe, et nous étions inséparables. Jamais je n’ai ressenti la moindre attirance pour l’un d’eux, peut-être parce qu’ils étaient gays allez-vous me dire, mais surtout parce que l’amitié est pour moi sacrée.

J’ai de nombreux amis hommes aujourd’hui, que je salue avec tendresse. Je les aime, énormément, mais l’idée d’enlever ma petite culotte pour eux ne me viendrait pas à l’esprit. Je me suis toujours moquée de ces hommes qui prenant les femmes pour de vulgaires objets passant par la phase amitié pour pouvoir tirer leur coup après. J’en ai connus. Je les repère très vite ! Autant je conçois totalement que l’on puisse tomber amoureux d’un ami ou d’une amie ( mon homme en est l’exemple), autant se servir d’une amitié sincère pour forniquer, j’ai du mal à l’avaler.

Si l’amitié est possible, c’est simplement parce qu’aimer un ami, c’est aimer ce qu’il est à l’intérieur, et finalement son sexe importe peu. Seulement certains hommes, car ce sont plus fréquemment les hommes, élevés dans la suprématie masculin d’homme dominant où la femme qui ne peut qu’être attirée sexuellement, ces individus ne peuvent concevoir une véritable amitié, convaincus que leurs amies ne peuvent être qu’amoureuses, si en plus elles sont mignonnes, impossible pour eux de retenir leur désir et ils vont s’en sentir coupables.

 

L’amitié entre deux personnes de sexe opposé, c’est une amitié qui accepte que cet autre puisse avoir, à un moment, du désir, et de ce fait également accepter que ce dernier ne puisse être partagé.

À une époque, pour un concours de nouvelles, j’avais écrit « autopsie d’une amitié », une histoire d’amitié ambiguë, un peu cynique, où je pointais les dérives des ressentis qui n’étaient pas dévoilés. La nouvelle avait été primée en 2011, je crois, mais les interprétations des personnes que je côtoyais avaient montré à quel point, l’idée même de l’amitié était encore d’un autre siècle.

 

En amour comme en amitié, une seule clé, celle de la communication ! Car il ne faut pas se leurrer, on ne se rencontre jamais par hasard, donc quelque chose dans l’ami va nous attirer. Rendons à César ce qui lui appartient, c’est à vous messieurs que la dérive est la plus grande. Souvent, vous devenez amis, en particulier lorsque vous êtes jeunes, avec des femmes qui vous attirent physiquement ou qui peuvent remplacer votre mère.

Alors le rôle de la femme est important. Afin d’éviter toute ambiguïté, être le plus clair possible, sans blesser, en posant bien les mots : « je t’aime, car tu es mon ami, mais je n’ai pas envie de détruire cette amitié qui est si précieuse à mes yeux. » Difficile si l’autre communique avec parcimonie.

 

Une étude britannique hautement scientifique montre tout de même que ce sont les femmes qui conservent le lien amical, tandis que les hommes n’arrivent pas à garder ce lien ( sauf si la femme le maintient), simplement parce que l’homme aurait une idée derrière la tête, consciente ou non.

Extrait de cette étude :

« Comme les chercheurs le pensaient, les hommes sont globalement plus attirés physiquement par leurs amies filles, que l’inverse. Ils croient aussi que leurs amies féminines sont plus attirées par eux qu’en réalité. Les femmes sont plus enclines à développer une relation romantique avec leurs amis si elles sont célibataires. Par contre pour les hommes le fait qu’il soit seul ou en couple ne modifie pas leur attirance pour leur amies. »

 

Vous, mes amis, je vous adore, sachez-le, mais votre amitié m’est tellement précieuse que rien ne doit jamais la détruire …

 

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( 5 décembre, 2018 )

La dépendance affective

Trop dépendant, pas assez, que c’est compliqué d’aimer. Aimer implique souvent au début d’une relation de se sentir dépendant de l’autre, ce besoin de l’autre, cette nécessité d’entendre sa voix, de sentir son corps battre rien qu’en voyant son sourire. Plus on est jeune, et plus cette dépendance est importante. On découvre l’amour, on découvre le sentiment d’aimer, on aime beaucoup plus l’amour, le sentiment que la personne, et on ne veut pas que cette magie disparaisse. Seulement, même si tout amoureux est plus ou moins dépendant de l’être aimé, chaque couple doit poser des limites. Aimer ne veut pas dire disparaître au profit de l’autre ou perdre son libre-arbitre, sa manière de penser pour une autre personne. Cela ne veut pas dire non plus renoncer à ne pas être d’accord, à ne pas être capable de dire stop.

Trop de personnes, en amour comme en amitié, ne vivent que pour l’autre, attendant des jours entiers un appel, un message, comme si c’était une question de vie ou de mort. Certains vont jusqu’à se perdre dans cette attente, renonçant de vivre. Aimer est tout l’inverse ! Vivre pour soi, s’autoriser à être heureux, et partager avec l’autre ou les autres.

 

La dépendance affective peut s’avérer terriblement dangereuse, aliénante et nocive. Le dépendant a besoin d’être rassuré continuellement sur l’amour qu’on lui porte. La personne demandera à son partenaire de lui dire qu’il l’aime, de lui prouver son amour, ou son amitié, n’hésitant pas à se servir de chantage ou de menaces tellement l’idée d’être abandonné est insurmontable. Certaines personnes iront même jusqu’à manipuler avec l’aide de tierces personnes pour se rassurer sur leur pouvoir. C’est là que se nichent trop souvent les pervers narcissiques, ces êtres qui ne savent pas aimer, qui ne peuvent pas aimer, qui se contentent de jouer ou de tirer les ficelles de la pauvre marionnette que nous sommes.

 

Aimer quelqu’un, c’est vouloir son bonheur avant toute chose, mais en respectant ses propres idées, ses envies, et surtout laisser cette personne libre, dans la limite où cette liberté n’apporte pas de souffrance, sans aliéner notre propre liberté pour l’autre. Aimer finalement,  c’est tellement grand, tellement fort, que cet amour se suffit lui-même …

 

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( 22 septembre, 2018 )

Les ruptures qui ne guérissent pas.

 

Se séparer d’une personne n’est pas toujours négatif, car parfois même si on aime, même si on a eu une belle relation, on peut se sentir en souffrance. Pour qu’une relation amicale ou amoureuse soit réussie, il faut, telle une musique, résonner au même tempo, et parfois ce n’est pas ou plus le cas. La faute à personne. La vie est ainsi. Une façon d’évoluer. Comme j’aime à le dire, si on sait que l’autre sera plus heureux sans nous, s’autoriser à le laisser partir, ce qui ne veut pas dire ne plus aimer, car l’amour devrait, doit-être, sans condition. Mais une relation qui fait du mal, une relation où on ne se sent plus bien, il vaut mieux s’en éloigner, faire au minimum une pause pour s’autoriser à respirer.

Certaines ruptures ne peuvent guérir, car elles n’en sont pas une. Je pense à une amie qui se reconnaîtra, rupture violente par sms. Comment peut-on se reconstruire après un tel irrespect ? Avoir aimé, partagé des choses, eu des enfants, et du jour au lendemain, un simple message sur un portable, même pas un message vocal, juste rendez-vous au tribunal, je te laisse les gosses, et bien le mec, quel lâche !

N’empêche que cela fait une vie détruite ! Bien sûr, il y avait des signes, bien sûr, il fallait que leur relation se stoppe, mais j’ai envie de dire à ces messieurs ( car 72% des hommes cassent par sms), ayez un peu plus dans le pantalon, expliquez vos actes !

Vous avez le droit d’être en souffrance dans une relation, d’être tombé amoureux, mais les mots existent, même s’ils ne seront pas compris de suite, posez-les, pour permettre à l’autre d’avancer.

Les ruptures qui ne guérissent pas sont trop souvent celles qui ont une brisure de l’âme. Comment faire le deuil si on ne sait pas pourquoi ? Comment fermer une porte si on ne sait pas si la clé fut définitivement tournée ?

Et pourtant, une rupture n’est qu’une expérience à vivre dont on doit simplement trouver une leçon pour continuer de se construire et d’avancer. Il y a plein de portes à ouvrir et de merveilleuses choses derrière chacune.

 

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